Mardi de la dix-huitième semaine du Temps Ordinaire dans l’année C

Posté par diaconos le 1 août 2022

Pierre marche sur l'eau - YouTube

# La Marche sur les eaux est un épisode de la vie de Jésus de Nazareth et de ses apôtres figurant dans certains des évangiles du Nouveau Testament qui montrent « Jésus marchant sur les eaux ». Il s’agit d’un des miracles accomplis par Jésus dans le cadre précis de la domination de la nature, où l’on vit Pierre, figure de l’Église, quittant la nave juive , dans l’obéissance au Seigneur, comptant sur la puissance de sa parole.

Dans l’évangile selon Marc, toutefois, les disciples, affirma Camille Focant, répondirent à l’épiphanie de Jésus sur le lac comme le faisaient ceux du dehors qui virent et entendirent sans comprendre, car leur cœur fut endurci. Cette dernière expression n’avait été jusqu’ici été utilisée que pour les Pharisiens juste avant qu’ils ne complotèrent la mort de Jésus plus la révélation salvifique de Jésus s’affirma de manière extraordinaire, plus les disciples semblèrent régresser vers une dureté de cœur semblable à celle des adversaires de Jésus. On ne put mieux faire pour désarçonner le lecteur.

Rudolf Bultmann démythologisa cet épisode évangélique et le rangea parmi des affirmations théologiques présentées dans les récits bibliques comme des faits historiques .Pour Origène, la barque représente nos vies confrontées aux vents et aux flots tumultueux imposés par le Mal. Malgré toutes les péripéties qui surviennent, le Christ veut que nous tenions bien le cap des vertus ; et lorsque abattus, fatigués, nous ne voyons pas l’autre rive, Jésus vient nous sauver en nous donnant deux de ses symboles : la foi et la lumière. Il représente également l’espoir pour les hommes perdus dans la noirceur de la nuit. Pour le théologien dans son commentaire, tout comme pour un autre miracle intitulé la Pièce dans la bouche d’un poisson, saint Pierre fut mis en avant car il fut le successeur du Christ.

Le père Joseph-Marie Verlinde précisa que ce miracle suit la scène de la Multiplication des pains dans la Bible. Il dit aussi que les disciples avec leur barque s’enfoncèrent dans la nuit, qui est là, le symbole des problèmes que l’Église aura à traverser mais aussi les difficultés de nos vies personnelles. Pour ce prédicateur, le Messie n’a pas peur de marcher dans les tempêtes de nos vies, d’être un phare pour l’humanité. Cette apparition sur l’eau est aussi le symbole de sa résurrection, de son retour parmi les vivants ; c’est l’Alliance omniprésente de Dieu avec les humains et la fécondité qu’il place dans nos actes quotidiens.

Le rapprochement des deux scènes (la multiplication des pains et la marche sur l’eau) nous invite à découvrir au cœur du Pain partagé, la présence mystérieuse de celui qui se révèle en marchant sur les eaux. La lumière du jour éclaire du pain, la lumière de l’Esprit, qui luit dans les ténèbres de notre ignorance, éclaire la divinité de celui qui se tient sous ces humbles espèces. Jésus est le pain de vie descendu du ciel, le pain que le Père offre lui-même à ses enfants, écrivit le père Joseph-Marie Verlinde.

De l’évangile selon Matthieu

Jésus avait nourri la foule dans le désert. Aussitôt il obligea les disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l’autre rive, pendant qu’il renverrait les foules. Quand il les eut renvoyées, il gravit la montagne, à l’écart, pour prier. Le soir venu, il était là, seul. La barque était déjà à une bonne distance de la terre, elle était battue par les vagues, car le vent était contraire. Vers la fin de la nuit, Jésus vint vers eux en marchant sur la mer. En le voyant marcher sur la mer, les disciples furent bouleversés. Ils dirent :  » C’est un fantôme.  » Pris de peur, ils se mirent à crier. Mais aussitôt Jésus leur parla : «  Confiance ! c’est moi ; n’ayez plus peur ! « 

Pierre prit alors la parole : « Seigneur, si c’est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur les eaux. » Jésus lui dit : «  Viens ! «  Pierre descendit de la barque et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus. Mais, voyant la force du vent, il eut peur et, comme il commençait à enfoncer, il cria : «  Seigneur, sauve-moi ! » Aussitôt, Jésus étendit la main, le saisit et lui dit : Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ?  »

Et quand ils furent montés dans la barque, le vent tomba. Alors ceux qui étaient dans la barque se prosternèrent devant lui, et ils lui dirent : « Vraiment, tu es le Fils de Dieu ! «  Après la traversée, ils abordèrent à Génésareth. Les gens de cet endroit reconnurent Jésus ; ils firent avertir toute la région, et on lui amena tous les malades. Ils le suppliaient de leur laisser seulement toucher la frange de son manteau, et tous ceux qui le faisaient furent sauvés. (Mt 14, 22-36)

Jésus marchant sur la mer

 Jésus aussitôt contraignit ses disciples à se rembarquer. Il congédia la foule et se retira sur la montagne, où il resta seul, en prières. Jésus vint au secours des disciples.  Les voyant battus par la tempête, à la quatrième veille de la nuit, Jésus vint à eux, marchant sur les eaux. Ils furent remplis de frayeur, mais Jésus les rassura. Pierre alla  à la rencontre de Jésus. Pierre dit au Seigneur : «’Si c’est toi, ordonne que j’aille vers toi sur les eaux.  »  Jésus lui ayant dit de venir, Pierre descendit de la barque et marcha sur les eaux.

Mais troublé à la pensée du danger, il enfonça, et appela Jésus à son aide. Jésus le saisit par la main et lui reprocha son manque de foi.  Ils montèrent dans la barque et le vent cessa aussitôt. Ceux qui furent dans la barque se prosternèrent devant Jésus en le proclamant le Fils de Dieu. À son retour dans cette contrée, Jésus fut reconnu. On envoya chercher partout les malades et on les lui amena. Ils furent guéris par le seul attouchement de son vêtement.

La quatrième veille de la nuit était entre trois et six heures du matin. Les veilles, de trois heures chacune commençaient à six heures du soir. Les disciples luttèrent contre la tempête la plus grande partie de la nuit, et ils furent en danger. Jésus, plutôt que de les laisser périr, vint à eux marchant sur la mer. Le rationalisme fut mis en frais d’inventions pour supprimer ce fait surnaturel. La plus ridicule fut qui consista à traduire sur la mer par sur le bord de la mer ! Tout cela pour nier que le Fils de Dieu dominât sur les forces de la nature dont il est pourtant le Roi.

La foule, enthousiasmée par ce qu’elle venait de voir et d’entendre, s’agitait autour de Jésus ; elle voulait même le proclamer roi, raison pressante pour lui d’échapper aussitôt à ces ovations bruyantes pour se retirer dans la solitude. Les disciples purent croire qu’il voulurent les suivre à pied plus tard, et il leur répugna de se séparer de lui.  : Jésus lui-même après tous ses travaux de la journée, éprouva le besoin de retremper son âme dans la communion de son Père céleste. Combien plus ceux qui le suivirent de si loin dans l’activité et le combat !

Le soir désigna une heure avancée de la soirée.  Le mot fantôme signifie une apparition du monde des esprits. Les disciples partageaient la croyance populaire de leur temps. Ainsi, à la crainte du danger se joignit une nouvelle frayeur, tandis que le secours s’approcha  !  « Dans la mesure de sa foi, il était porté par les eaux. » (Bengel)  Mais voyant la puissance du vent, le doute et la peur le privèrent de la force de cette foi qui le soutenait. Cependant il lui resta assez de confiance pour crier vers Jésus, et cela eut  suffi pour sa délivrance.

 Pierre n’avait que trop de raisons de douter ; mais la question de  Jésus signifia que là où il fut présent, ces raisons n’existèrent plus. Matthieu seul conserva cet épisode relatif à Pierre, quoique le récit de Jésus marchant sur la mer se retrouve dans Marc et Jean. La critique négative en a conclu que ce trait de la vie du disciple a été ajouté au récit par une tradition postérieure. Mais sur quoi se fonde cette supposition ? L’expérience de Pierre, l’une des plus touchantes et des plus instructives de sa vie, n’est-elle pas dans son caractère, et digne du Maître qui fait son éducation ?

Ceux qui furent dans la barque ne parurent pas être les disciples seulement, mais d’autres encore qui firent la traversée avec eux. Leur foi en Jésus comme Fils de Dieu, dont l’expression s’échappa de leur cœur à la suite de cette scène, ne fut pas éveillée seulement par la majesté et la puissance divines que Jésus leur fit paraître, mais plus encore par sa parole qu’ils entendirent dans cette journée si mémorable pour eux.

Le pays de Génézareth est situé sur le bord occidental du lac de ce nom, dans la basse Galilée. Josèphe décrivit cette contrée comme remarquable par la douceur et la fertilité de son climat. Vint  une pauvre femme malade qui fut guérie en touchant le bord du vêtement de Jésus ; mais ce qui la guérit, ce fut, d’une part, « la puissance qui sortait de lui », et d’autre part, la foi qu’elle avait en lui. Telles furent aussi les guérisons sommairement rapportées ici. Il n’y eut rien dans ces guérisons qui autorisa les superstitions qu’on voudrait appuyer sur un tel exemple.

Diacre Michel Houyoux

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◊   Eminem, Beyoncé et Jésus qui marche sur l’eau  : cliquez ici pour lire l’article → Miracle au lac de Tibériade : Jésus marche sur l’eau 

◊ Dom Armand Veilleux -Abbaye de Maredsous (Belgique)  : cliquez ici pour lire l’article → Homélie pour le mardi de la 18ème semaine du Temps ordinaire

♥ Pierre marche sur les eaux

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Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis

Posté par diaconos le 31 juillet 2022

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De l’Évangile de Jésus Christ selon Jean

En ce temps-là, Jésus déclara :  « Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger, qui donne sa vie pour ses brebis.  Le berger mercenaire n’est pas le pasteur, les brebis ne sont pas à lui : s’il voit venir le loup, il abandonne les brebis et s’enfuit ; le loup s’en empare et les disperse.   Ce berger n’est qu’un mercenaire, et les brebis ne comptent pas vraiment pour lui.

Moi, je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent, comme le Père me connaît, et que je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis. J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cet enclos : celles-là aussi, il faut que je les conduise. Elles écouteront ma voix : il y aura un seul troupeau et un seul pasteur.

Voici pourquoi le Père m’aime : parce que je donne ma vie, pour la recevoir de nouveau.   Nul ne peut me l’enlever je la donne de moi-même. J’ai le pouvoir de la donner, j’ai aussi le pouvoir de la recevoir de nouveau : voilà le commandement que j’ai reçu de mon Père. »  (Jn 10, 11-18)

Dieu est notre Guide

Jé­sus pré­sen­ta à ses au­di­teurs une image qui leur était fa­mi­lière par les Écri­tures  : « Cantique de David. L’Éternel est mon berger: je ne manquerai de rien. «   (Ps 23, 1), comme dans tous ces pas­sages de l’An­cien Tes­ta­ment c’est l’Éter­nel lui-même qui se re­pré­sente sous l’i­mage du ber­ger, on voit que Jé­sus, en nous mon­trant en lui la pleine réa­li­sa­tion de cette image, parle avec la conscience d’être un avec Dieu. C’est ici la se­conde ap­pli­ca­tion de la si­mi­li­tude. Il n’y a pas de contra­dic­tion à ce que Jé­sus se re­pré­sente, à la fois, comme la porte et comme le berger. Il est la porte par la­quelle seule les ber­gers et les bre­bis entrent dans le ber­cail du royaume de Dieu, et, dans ce royaume, il est le conduc­teur su­prême des uns et des autres. Il est le Ber­ger des ber­gers et le Ber­ger des bre­bis.

Le bon ber­ger ex­pose sa vie dans le com­bat, pour la dé­fense de ses bre­bis, par op­po­si­tion au mer­ce­naire qui s’en­fuit lâ­che­ment , elle an­nonce le sa­cri­fice par le­quel Jé­sus li­vrera sa vie pour sau­ver les siens.  Pierre  dit à Jésus : «  Seigneur, pourquoi ne puis-je pas te suivre à présent ? Je donnerai ma vie pour toi !  » (Jn 13, 37) Le per­son­nage du mercenaire, dif­fé­rent de ce­lui du vo­leur et du bri­gand  est dans la si­mi­li­tude un trait nou­veau. Son ca­rac­tère est re­tracé en quelques traits sai­sis­sants.

Il est mercenaire, il ne tra­vaille qu’en vue d’un sa­laire ; il n’est pas berger, les brebis ne lui appartiennent pas en propre, il n’a donc pour elles ni in­té­rêt ni amour. À l’ap­proche du dan­ger, il abandonne les brebis et s’enfuit. Cette odieuse conduite est ex­pli­quée par le ca­rac­tère ser­vile et in­té­ressé du per­son­nage, qui ne se soucie pas des brebis. Qui est-ce que Jé­sus a voulu peindre dans cette image nou­velle ? La plu­part des in­ter­prètes l’ap­pliquent aux pha­ri­siens qui étaient alors les conduc­teurs d’Israël, et que Jé­sus  com­pa­ra à des  vo­leurs et des  bri­gands.

De même la com­pa­rai­son du loup, qui ravit quelques-unes des brebis et disperse les autres, qui, en un mot, exerce un vé­ri­table ra­vage dans le trou­peau, ne doit pas être en­ten­due d’une ca­té­go­rie spé­ciale : les pha­ri­siens ou les hé­ré­tiques, en­ne­mis de la vé­rité c’est toute la puis­sance en­ne­mie du royaume de Dieu, cette puis­sance qui se per­son­ni­fie dans le prince de ce monde : « Maintenant a lieu le jugement de ce monde ; maintenant le prince de ce monde va être jeté dehors » (Jn 12, 31)

Quelqueexé­gètes pensent que ce terme fi­guré est em­prunté à l’i­dée d’un vê­te­ment qu’on dépose : « Il se leva de table, quitta ses vêtements et prit un linge qu’il mit autour de sa taille.  Ensuite il versa de l’eau dans un bassin et il commença à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge qu’il avait autour de la taille. » (Jn 13, 4) ou à celle d’un dé­pôt d’argent, d’une ran­çon payée : « C’est ainsi que le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs. » (Mt 20, 28)

Mais ces idées ne peuvent s’ap­pli­quer aux re­la­tions que le ber­ger a soit avec ses bre­bis, soit avec le loup. Jé­sus ré­péta cette  : « Je suis le bon berger », pour la mettre en op­po­si­tion avec le ca­rac­tère du mer­ce­naire ; puis il dé­crivit ce qui fit de lui le Ber­ger par­fait. D’a­bord, il y a entre lui et ses bre­bis une connaissance mu­tuelle fon­dée sur la confiance et l’a­mour, une com­mu­nion de même na­ture que celle qui existe entre lui et son Père. Ce qui caractérise surtout Jésus comme le bon Berger, c’est le dévouement suprême de son amour : « Il donne sa vie pour ses brebis » . Ainsi se consomme la communion profonde et vivante du fidèle avec Dieu par l’intermédiaire de Jésus, qui, pour réintroduire les siens dans cette unité divine, donne sa vie.

Le bon ber­ger ex­pose sa vie dans le com­bat, pour la dé­fense de ses bre­bis, par op­po­si­tion au mer­ce­naire qui s’en­fuit lâ­che­ment , elle an­nonce le sa­cri­fice par le­quel Jé­sus li­vrera sa vie pour sau­ver les siens.  Pierre  dit à Jésus : « Seigneur, pourquoi ne puis-je pas te suivre à présent ? Je donnerai ma vie pour toi !  » (Jn 13, 37) Le per­son­nage du mercenaire, dif­fé­rent de ce­lui du vo­leur et du bri­gand  est dans la si­mi­li­tude un trait nou­veau. Son ca­rac­tère est re­tracé en quelques traits sai­sis­sants.

Il est mercenaire, il ne tra­vaille qu’en vue d’un sa­laire ; il n’est pas berger, les brebis ne lui appartiennent pas en propre, il n’a donc pour elles ni in­té­rêt ni amour : À l’ap­proche du dan­ger, il abandonne les brebis et s’enfuit. Cette odieuse conduite est ex­pli­quée par le ca­rac­tère ser­vile et in­té­ressé du per­son­nage, qui ne se soucie pas des brebis. Qui est-ce que Jé­sus a voulu peindre dans cette image nou­velle ? La plu­part des in­ter­prètes l’ap­pliquent aux pha­ri­siens qui étaient alors les conduc­teurs d’Israël, et que Jé­sus  com­pa­ra à des  vo­leurs et des  bri­gands.

De même la com­pa­rai­son du loup, qui ravit quelques-unes des brebis et disperse les autres, qui, en un mot, exerce un vé­ri­table ra­vage dans le trou­peau, ne doit pas être en­ten­due d’une ca­té­go­rie spé­ciale : les pha­ri­siens ou les hé­ré­tiques, en­ne­mis de la vé­rité c’est toute la puis­sance en­ne­mie du royaume de Dieu, cette puis­sance qui se per­son­ni­fie dans le prince de ce monde : « Maintenant a lieu le jugement de ce monde ; maintenant le prince de ce monde va être jeté dehors  » (Jn 12, 31)

Quelqueexé­gètes pensent que ce terme fi­guré est em­prunté à l’i­dée d’un vê­te­ment qu’on dépose : «  Il se leva de table, quitta ses vêtements et prit un linge qu’il mit autour de sa taille. Ensuite il versa de l’eau dans un bassin et il commença à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge qu’il avait autour de la taille. » (Jn 13, 4) ou à celle d’un dé­pôt d’argent, d’une ran­çon payée : « C’est ainsi que le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs. »  (Mt 20, 28)

Mais ces idées ne peuvent s’ap­pli­quer aux re­la­tions que le ber­ger a soit avec ses bre­bis, soit avec le loup. Jé­sus ré­péta cette  : « Je suis le bon berger », pour la mettre en op­po­si­tion avec le ca­rac­tère du mer­ce­naire ; puis il dé­crivit ce qui fit de lui le Ber­ger par­fait. D’a­bord, il y a entre lui et ses bre­bis une connaissance mu­tuelle fon­dée sur la confiance et l’a­mour, une com­mu­nion de même na­ture que celle qui existe entre lui et son Père. Ce qui ca­rac­té­rise sur­tout Jésus  comme le bon Ber­ger, c’est le dé­voue­ment su­prême de son amour : « Il donne sa vie pour ses brebis ».

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Le Bienheureux Bertrand de Garrigues fut évêque d’Aquilée (✝ 1350)

Posté par diaconos le 30 juillet 2022

Radio Don Bosco - Bienheureux Bertrand de Garrigues

Le Bienheureux Bertrand de Garrigues fut l’un des premiers compagnons de Saint Dominique. Il a été dit de lui qu’il était un véritable reflet de la sainteté de son maître. Son zèle, son industrie, sa sainteté, sa gentillesse envers les autres et sa sévérité envers lui-même furent fréquemment mentionnés par les auteurs de l’histoire dominicaine.

Biographie

Originaire de Garrigues près de Nîmes dans le Gard, il fut séduit par la sainteté et par le projet de Saint Dominique d’aller convertir les cathares par la prière et l’exemple d’une vie de pauvreté et d’austérité. En 1216, Dominique le nomma prieur du couvent de Toulouse. Puis il l’envoya à Paris fonder un couvent au cœur de l’Université, alors la première de l’Europe chrétienne. Ainsi, il participa à l’établissement du  couvent Saint Jacques (dit couvent des Jacobins) en 1221 avec un petit groupe de sept frères dont Mannès de Guzmán et Matthieu de France.

De retour dans sa région natale, il fut à  l’origine de plusieurs autres établissements à Montpellier et à Avignon. Il devint provincial du midi de la France (Provence Alpes Pyrénées) en 1221.  .À la mort de saint Dominique, il assista les sœurs du monastère de Prouille, refuge pour les femmes cathares converties.  Bertrand de Garrigues mourut le 18 avril 1230 au cours d’une retraite qu’il prêchait dans une abbaye cistercienne de la Drôme, l’abbaye de Bouchet, près d’Orange, où il s’était retiré. Dans l’église de l’abbaye figure sa pierre tombale.

Pendant des siècles, son tombeau fut l’objet de nombreux pèlerinages ; sa statue était vénérée par les fidèles qui en avaient fait un saint. On cita de lui beaucoup de miracles. Son corps fut examiné par trois fois entre 1253 et 1561, et à chaque fois il était sans corruption. Il est fêté le six septembre en tant que Bienheureux. En 1870,l’évêque de Valence, Monseigneur Francis Guelette, donna son approbation au culte ancien de Bertrand de Garrigues dans son diocèse. À partir de ce moment, la béatification fut proposée à Rome par les évêques de Paris, Toulouse, Marseille, Valence, Nîmes, ainsi que par l’Ordre des Dominicains auquel il appartenait. Finalement, le Pape Léon XIII, I donna son approbation en 1881, et autorisa l’office en l’honneur de Bertrand de Garrigues dans les diocèses de Nîmes et de Valence et il le déclara Bienheureux.

Diacre Michel Houyoux..

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◊ Croire   : cliquez ici pour lire l’article →  Bienheureux Bertrand de Garrigues 

◊ Église catholique en France : cliquez ici pour lire l’article → Bienheureux Bertrand de Garrigues

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Samedi de la dix-septième semaine du Temps Ordinaire de l’année C

Posté par diaconos le 29 juillet 2022

Salomé recevant la tête de Saint-Jean-le-Baptiste Andrea Solari via Wikimedia CC License by

Hérode envoya décapiter Jean dans la prison

# Selon les évangiles synoptiques, Jean le Baptiste fustige le mariage d’Hérode Antipas avec la femme de son frère Hérode Philippe, Hérodiade : « Il ne t’est pas permis d’avoir la femme de ton frère » (Mc 6,18). En effet, cette union choquait « en raison de l’interdiction légale du mariage avec la femme de son frère » (Lv 18,16, Lv 20,21), que Jean-Baptiste rappelait sans ménagement. À la demande de la fille d’Hérodiade, Salomé, Antipas le fait jeter en prison puis exécuter. Toujours selon les synoptiques (Mt 14,1-2,Mc 6,14-16Lc 9,7-9, Jean le Baptiste est mis à mort avant Jésus, ce dernier étant pris par Hérode Antipas pour le Baptiste ressuscité. Selon les évangiles, Jésus fut crucifié sous la préfecture en Judée de Ponce Pilate, dont on sait par ailleurs qu’elle dure de 26 à 36.
D’autres éléments du Nouveau Testament permettent de réduire la fourchette : Luc indiqua que Jean-Baptiste commença sa prédication la quinzième année du règne de Tibère soit vers 28-29, et que celle de Jésus commença peu après. Cette date est corroborée par l’évangile de Jean (Jean2-20), selon lequel au début de la prédication de Jésus, il s’écoula 46 ans depuis la construction du temple de Jérusalem, ce qui nous amène en 27-28. La durée de la prédication de Jésus est difficile à préciser, mais va de quelques mois si l’on suit les synoptiques à deux ou trois ans si l’on suit l’évangile de Jean. Par ailleurs, une date tardive est difficilement compatible avec la chronologie de Paul de Tarse tirées des Actes des Apôtres et de ses Lettres (en particulier la lettre aux Galates :
«En prenant en compte la datation de Luc pour le début de la prédication de Jean le Baptiste, la période de l’administration de Pilate, et les éléments chronologiques déduits de la Chronologie de Paul, la plupart des historiens se contentent de dire que Jésus a été exécuté entre 29 et 33. Les évangiles indiquent que cette exécution eut lieu un vendredi, mais pour les synoptiques c’est le lendemain de la Pâque (15 Nisan) alors que pour l’évangile de Jean ce fut le jour de la Pâque (14 Nisan). Les historiens retinrent généralement plutôt la version de Jean, car il semble douteux que le procès et l’exécution de Jésus ait pu se dérouler pendant la pâque juive.
Les données astronomiques sur la visibilité de la nouvelle lune permettent de savoir que dans la fourchette 29-33, les dates possibles pour un vendredi 14 Nisan (en) sont le 7 avril 30 et le 3 avril 33 La date de la mort de Jean le Baptiste est donc généralement placée par les historiens vers 28/29 : Simon Claude Mimouni, Paul Mattei, William Horbury (en), Farah Mébarki, E. Mary Smallwood, Schwentzel, Knut Backhaus, Paul Hollenbach, Werblowski  et Wigoder, ou vers 32, dans l’option de la date de mort de Jésus en 33 : Harold Hoehner en 17.

 De l’évangile selon Matthieu

En ce temps-là, Hérode, qui était au pouvoir en Galilée, apprit la renommée de Jésus et dit à ses serviteurs : « Celui-là, c’est Jean le Baptiste, il est ressuscité d’entre les morts, et voilà pourquoi des miracles se réalisent par lui. » Car Hérode avait fait arrêter Jean, l’avait fait enchaîner et mettre en prison. C’était à cause d’Hérodiade, la femme de son frère Philippe. En effet, Jean lui avait dit : « Tu n’as pas le droit de l’avoir pour femme. » Hérode cherchait à le faire mourir, mais il eut peur de la foule qui le tenait pour un prophète. Lorsque arriva l’anniversaire d’Hérode, la fille d’Hérodiade dansa au milieu des convives, et elle plut à Hérode.

Alors il s’engagea par serment à lui donner ce qu’elle demanderait. Poussée par sa mère, elle dit : « Donne-moi ici, sur un plat, la tête de Jean le Baptiste.» Le roi fut contrarié ; mais à cause de son serment et des convives, il commanda de la lui donner. Il envoya décapiter Jean dans la prison. La tête de celui-ci fut apportée sur un plat et donnée à la jeune fille, qui l’apporta à sa mère. Les disciples de Jean arrivèrent pour prendre son corps, qu’ils ensevelirent ; puis ils allèrent l’annoncer à Jésus.» (Mt 14, 1-12)

Mort de Jean-Baptiste

L’emprisonnement de Jean-Baptiste fut motivé par le blâme qu’il prononça sur l’union adultère d’Hérode avec la femme de son frère. Hérode voulut le faire mourir, mais il fut retenu par la crainte du peuple. À la fête anniversaire de la naissance d’Hérode, la fille d’Hérodias dansa devant les convives ; Hérode lui promit ce qu’elle demanderait. Elle, à l’instigation de sa mère, demanda la tête de Jean-Baptiste. Hérode, attristé, mais lié par son serment et par l a crainte de l’opinion, envoya décapiter Jean dans la prison. Sa tête fut présentée sur un plat à la jeune fille, qui la porta à sa mère. Les disciples de Jean, après avoir rendu les derniers devoirs à leur maître, vinrent annoncer sa mort à Jésus. Celui-ci se retira à l’écart, mais la foule le suivit.

Hérode, que Josèphe appela Antipas, était un des nombreux fils d’Hérode le Grand  et frère d’Archélaüs. Il régnait sur la Galilée et la Pérée avec le titre de tétrarque, c’est-à-dire quatrième gouverneur, ou prince qui partageait avec trois autres le gouvernement du pays.  Il résidait habituellement à Tibériade, ville qu’il avait fondée au bord du lac, ornée de magnifiques constructions et nommée en l’honneur de l’empereur Tibère. Mais il séjournait, à l’époque de l’emprisonnement et de la mort de Jean-Baptiste, selon le témoignage de Josèphe (Antiquités Juives, XVIII, 5, 2), dans la forteresse de Machaerus ou Machéronte, dans la Pérée, parce qu’il était en guerre avec Arétas, roi d’Arabie, dont il avait répudié la fille. C’est là que se déroula la scène tragique que Matthieu raconta. .

Hérode entendit parler de la renommée grandissante de Jésus. Les paroles d’Hérode trahirent sa mauvaise conscience : il fut saisi d’effroi à la pensée qu’un envoyé de Dieu eut agit avec puissance dans le pays. Le meurtre de Jean-Baptiste, qui avait eu lieu auparavant, et que Matthieu raconta, inspira à ce prince débauché une crainte superstitieuse qui s’allia très bien avec l’incrédulité, et que d’autres dans son entourage partagèrent avec lui.

 Matthieu mentionna cette arrestation de Jean. Par un double adultère, Hérode Antipas avait répudié sa femme légitime, la fille d’Arétas, et épousé la femme de son frère. Hérode Antipas avait bien un frère de ce nom, qui fut tétrarque de l’Iturée et de la Trachonitide, mais ce dernier ne fut pas l’époux d’Hérodias : il fut son gendre, ayant épousé, dans la suite, sa fille Salomé.

Hérodias était la femme d’un autre frère d’Antipas, nommé Hérode, qui ne figure pas dans l’histoire. Hérodias, fille d’Aristobule et de Bérénice, et petite-fille d’Hérode le Grand, était la nièce d’Antipas, en même temps que sa belle-sœur (voir Josèphe, Antiquités Juives, XVIII, 5, 1 et 4).  Quelques interprètes dirent sans raison que le jour de la naissance d’Hérode fut l’anniversaire de son avènement au trône, considéré comme anniversaire de la naissance du roi.

La fille d’Hérodias s’appelait Salomé et était née du premier mariage de sa mère. Elle épousa plus tard son oncle le tétrarque Philippe (Josèphe, Antiquités Juives, XVIII, 5.4). Sa danse était accompagnée de poses et de mouvements voluptueux, à la manière orientale. Quel contraste criant entre cette danse d’une jeune fille et l’acte tragique qui s’accomplit dans la prison. Le fait qu’Hérode fut attristé, ce n’était pas par ses propres sentiments, mais par une lâche complaisance pour Hérodias qu’il en voulait à la vie de Jean-Baptiste. Il offrit de riches présents, mais non la tête d’un homme qu’il estima au fond du cœur ; et l’on conçut que cette brusque demande le troublât profondément.

Seul, il l’aurait refusée, sans se croire lié par ses serments. Mais en présence de ses convives, au milieu d’une cour brillante et échauffée par le festin, la vanité d’un faux point d’honneur l’emporta dans son esprit.  Cette tête sanglante de l’homme de Dieu donnée, sur un plat, à une jeune fille, qui la porta à sa mère ! Il est évident que les récits des évangélistes supposent que toute cette tragédie se passa sur l’heure, pendant la fête qu’Hérode célébrait alors.

Hérode résidait ordinairement à Tibériade ; mais l’historien Josèphe, dont il n’y eut pas la moindre raison de suspecter le témoignage, dit que Jean Baptiste fut mis en prison dans la forteresse de Machaerus, où Hérode avait de magnifiques appartements, que cet événement coïncida avec sa guerre contre Arétas ; que même  les Juifs attribuèrent la défaite de son armée à un juste jugement de Dieu à cause d’une action si injuste.Toute cette tragédie se passa dans ce château fort où la cour d’Hérode se trouvait alors, et qu’ainsi tout fut accompli en peu de temps.  D’après Matthieu le motif de Jésus aurait été la pensée de se retirer à l’écart, pour ne pas exciter contre lui la persécution, après le meurtre de Jean-Baptiste, et au moment où l’attention d’Hérode venait de se porter sur lui.

D’après l’évangile de Marc et celui de Luc, cette retraite de Jésus eut lieu aussitôt après la mort de Jean-Baptiste. Le repos que Jésus désira pour ses disciples et pour lui-même fut rempli de méditations sérieuses sur la catastrophe qui mit fin à la vie du précurseur qui avait amené la plupart d’entre eux à suivre  l’Agneau de Dieu. À pied, en faisant le tour de l’extrémité septentrionale du lac. Ce lac était entouré de plusieurs villes, alors très peuplées. De là ces foules.

Diacre Michel Houyoux

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  Michel-Marie Zanotti-Sorkine : « La mort de Jean le Baptiste »

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