Jésus, comme Élie et Élisée, ne fut pas envoyé qu’aux seuls Juifs

Posté par diaconos le 29 juillet 2022

Jésus, comme Élie et Élisée, ne fut pas envoyé qu’aux seuls Juifs dans Catéchèse

Élisée fut un prophète de l’Ancien Testament dont l’activité est décrite dans le deuxième livre des Rois. Son nom vient de l’hébreu El Yasa que l’on peut traduire par Dieu a aidé. À une époque troublée où les rois d’Israël successeurs de Salomon s’adonnaient à l’idolâtrie et à la débauche, Élie et Élisée ne cessèrent de rappeler à ces derniers qu’ils durent se détourner des divinités étrangères, Baal et Astarté, et retourner au culte du seul vrai Dieu.

Dans la foi chrétienne, les sept dons du Saint-Esprit (ou charisme, du grec χαρισμα, don) sont des grâces que Dieu permet aux croyants. il s’agit de la sagesse, l’intelligence, la force, la science, le conseil, la piété et la crainte. Recherchez la charité, aspirez aussi aux dons spirituels, surtout à celui de prophétie. Car celui qui parle en langues ne parle pas aux hommes, mais à Dieu ; personne en effet ne comprend : il dit en esprit des choses mystérieuses. Celui qui prophétise au contraire, parle aux hommes ; il édifie, exhorte, réconforte. Celui qui parle en langues s’édifie lui-même, celui qui prophétise édifie l’assemblée.

Je voudrais certes que vous parliez tous en langues, mais plus encore que vous prophétisiez ; car celui qui prophétise l’emporte sur celui qui parle en langues, à moins que ce dernier n’interprète pour que l’assemblée en tire édification. » (1 Co 14,1-5). Au sujet du parler en langues, Paul de Tarse revient sur la nécessité de l’interprétation : « C’est pourquoi celui qui parle en langues doit prier pour pouvoir interpréter. Car si je parle en langue, mon esprit est en prière, mais mon intelligence n’en retire aucun fruit. » (1 Co 14,13-14).

Les dons du Saint-Esprit sont différents des neuf fruits de l’Esprit, qui sont énumérés par Paul de Tarse dans l’Épître aux Galates : ceux-ci sont l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, et la tempérance. Le catéchisme de l’Église catholique indique que l’Esprit Saint est l’interprète de l’Écriture, et qu’il faut être très attentif aux différents sens des Saintes Écritures3. Traditionnellement, le catholicisme a repris les paroles du prophète Isaïe qui annonçait le Messie (Is 11,1-3) : Vers la même époque, un synode de Rome réuni en 382 par le pape Damase en 382 affirme de l’Esprit Saint qu’il est septiforme, étant Esprit de sagesse, d’intelligence, de conseil, de force, de science de vérité et de crainte de Dieu.5 Au xiiie siècle, saint Thomas d’Aquin consacre une question de sa Somme Théologique aux dons du Saint Esprit. À l’article 4, en s’appuyant aussi sur Is 11

 De l’Évangile de Jésus Christ selon Luc

Dans la synagogue de Nazareth, Jésus déclara : « Amen, je vous le dis : aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays. En vérité, je vous le dis : Au temps du prophète Élie, lorsque pendant trois ans et demi le ciel retint la pluie, et qu’une grande famine se produisit sur toute la terre, il y avait beaucoup de veuves en Israël ; pourtant Élie ne fut envoyé vers aucune d’entre elles, mais bien dans la ville de Sarepta, au pays de Sidon, chez une veuve étrangère. Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël ; et aucun d’eux n’a été purifié, mais bien Naaman le Syrien. »

À ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux. Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline où leur ville est construite, pour le précipiter en bas. Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin. (Lc 4, 24-30)

Reconnaître les dons de Dieu

Personne n’a plus de difficulté à reconnaître les dons de Dieu dans un homme que ceux qui vivent familièrement avec lui. Ce qui est devant les yeux empêche de voir les choses spirituelles : « Et ils disaient : N’est-ce pas là Jésus, le fils de Joseph, celui dont nous connaissons le père et la mère ? Comment donc dit-il : Je suis descendu du ciel ? » (Jn 6, 42) Aussi ce Mais il dit fait-il opposition à la demande de miracles qu’on adressa à Jésus. Nul prophète n’est bien reçu dans sa patrie, mais c’est avec vérité, comme un sérieux avertissement, que je vous le dis, si cette patrie aveuglée le rejeta, d’autres reçurent la guérison que vous eurent dédaignez » ; et Jésus en fournit des preuves historiques.

Pour cela, il généralisa sa pensée, qu’il reporta de Nazareth sur Israël tout entier. En disant : trois ans et six mois, Jésus adopta la tradition juive qui tint compte plutôt de la durée de la famine, que de celle de la sécheresse elle-même. Car la terre ne put produire qu’une demi-année au moins après avoir reçu la pluie du ciel. Sarepta fut une petite ville phénicienne située entre Tyr et Sidon. Le nom s’en est conservé dans celui de Surafend, village qui rappela encore le souvenir de la ville ancienne. Naaman et la veuve de Sarepta étaient païens l’un et l’autre.

Par ces deux exemples, si frappants pour des auditeurs juifs, Jésus voulut relever cette vérité : aucun homme, aucune ville, aucun peuple n’a des droits à la faveur de Dieu, qui est parfaitement libre dans la dispensation de ses grâces. Et, c’est précisément par des prétentions à un droit, fondé sur des privilèges extérieurs, que l’homme se rendit indigne des bénédictions divines. Cette colère prouva qu’ils eurent parfaitement compris le Sauveur. Leur orgueil ne put supporter l’idée que des païens leur furent jamais préférés.

Jusqu’au sommet ou bord supérieur. Nazareth est situé sur le penchant d’une montagne où se voit encore, près de l’église des maronites, une paroi de rochers de 40 à 50 pieds de hauteur. Ces mots : Mais lui, forment un contraste remarquable avec l’impuissante colère des adversaires. Fut-ce par un miracle de sa puissance sur leur volonté que Jésus parvint à passer au milieu d’eux et à s’en aller ? Jésus sut réduire à néant les desseins meurtriers de ses adversaires, aussi longtemps que son heure ne fusse pas venue .

Si plus tard il se livra à eux, ce fut volontairement et pour accomplir le grand sacrifice d’où dépendait la rédemption du monde : « Personne ne me l’ôte, mais je la donne de moi-même; j’ai le pouvoir de la donner, et j’ai le pouvoir de la reprendre: tel est l’ordre que j’ai reçu de mon Père. » (Jn 10, 18).

Diacre Michel Houyoux

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◊  Père Alberto Maggi OSM : cliquez ici pour lire l’article → COMME ÉLIE ET ÉLISÉE, JÉSUS N’EST PAS ENVOYÉ POUR LES SEULS JUIFS

◊ Père Rémi Doche (message audio) : cliquez ici pour lire l’article → Jésus, comme Élie et Élisée, n’est pas envoyé aux seuls Juifs

Vidéo David Théry :  » Comment savoir quel don spirituel Dieu nous a donné ? « 

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Vendredi de la dix-septième semaine dans le Temps Ordinaire de l’année C

Posté par diaconos le 28 juillet 2022

Fichier:Pierre Brébiette - Jésus chez Marthe et Marie.jpg — Wikipédia

# Ce récit se trouve à un endroit clé dans l’Évangile, il sert à illustrer ce principe fondamental de vie que nous propose Jésus-Christ : d’aimer Dieu de tout notre être et d’aimer notre prochain comme nous mêmes. C’est bien utile de nous donner à réfléchir là-dessus, car comment faire pour aimer à la fois Dieu à 100%, aimer notre prochain à 100% et s’aimer en plus soi-même à 100% ? Même si ces 300% se combinent en partie, il nous faut sans cesse naviguer à vue en fonction des circonstances. C’est clairement ce que Jésus pense puisqu’en citant le fameux commandement de Moïse d’écouter Dieu et de l’aimer à 100%, Jésus ajoute qu’il faut l’aimer avec « toute son intelligence ».

#L’Eucharistie est un sacrement chrétien. Elle occupe une place centrale dans la doctrine et la vie religieuse des confessions chrétiennes. Alors que les catholiques et les orthodoxes parlent d’Eucharistie, le terme de Sainte-Cène est généralement utilisé par les protestants pour désigner le même rite. L’origine de ce rite est commune à tous les chrétiens : selon le Nouveau Testament, en particulier la Première épître aux Corinthiens et les Évangiles synoptiques, il fut institué par Jésus-Christ la veille de sa Passion, en distribuant du pain et du vin aux apôtres, et en leur disant : « Ceci est mon corps, ceci est mon sang.

Vous ferez cela en mémoire de moi.» Les catholiques et les orthodoxes décrivent l’Eucharistie comme une véritable « actualisation », non sanglante, du sacrifice du Christ en vue du salut, par le ministère du prêtre. De leur côté, les protestants affirment que le texte biblique ne soutient pas la théorie de la transsubstantiation. Les luthériens emploient le terme de consubstantiation. La tradition calviniste professe la notion de présence spirituelle. Chez les chrétiens évangéliques, on parle d’un mémorial du sacrifice de Jésus-Christ.

L’institution de l’eucharistie par Jésus s’inscrit dans le cadre de la tradition juive qui attache une grande importance aux actions de grâce et aux bénédictions (berakhot) que l’on prononce, spécialement lors des repas, afin de remercier Dieu pour ses bienfaits. Dans le rite l’homme répond à l’initiative divine par le remerciement, en particulier, lors des berakot du seder de Pessah (pascal) qui rendent grâce en mémoire de la libération de l’esclavage en Egypte, libération non définitive, car l’histoire d’Israël est marquée par l’esclavage et le péché, en sorte que le mémorial de la libération d’Egypte s’ouvre à une attente de libération définitive.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,   Jésus entra dans un village. Une femme nommée Marthe le reçut. Elle avait une sœur appelée Marie qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole. Quant à Marthe, elle était accaparée par les multiples occupations du service. Elle intervint et dit : « Seigneur, cela ne te fait rien que ma sœur m’ait laissé faire seule le service ? Dis-lui donc de m’aider. »  Le Seigneur lui répondit : « Marthe, Marthe, tu te donnes du souci et tu t’agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part, elle ne lui sera pas enlevée. »  (L c  10, 38-42).

Jésus reçut chez Marthe et Marie

« Voici que je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui ; je prendrai mon repas avec lui, et lui avec moi. » (Ap 3, 20) Aide-moi à te servir, Jésus, en t’ouvrant les portes de mon cœur. Entre en mon cœur, je t’y ai préparé une place de choix. Tu frappes à ma porte, aide-moi à t’ouvrir. Aujourd’hui, nous voyons un Jésus aussi bien divine qu’humaine: Il est épuisé du voyage et, en Béthanie, il se laisse accueillir par la famille qu’Il aime tant. Et il va en profiter pour nous apprendre ce qui est “le plus important”.

D’habitude, dans l’attitude de ces deux sœurs on voit reflétées les deus façons de vivre la vocation chrétienne: la vie active et la vie contemplative. Marie, «se tenant assise aux pieds du Seigneur»; Marthe, accaparée par les multiples choses et occupations du service, toujours contente, mais fatiguée ( Lc 10,39-40,42). «Marthe, Marthe», lui dit Jésus, «tu t’inquiètes et tu t’agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire, que tu te reposes, et même plus important, que tu te reposes à mon côté, en me regardant et en m’écoutant». Deux modèles de vie chrétienne que nous devons coordonner et intégrer: vivre la vie de Marthe aussi bien que celle de Marie. Nous devons être attentifs à la Parole du Seigneur, et vigilants, car le bruit et le trafic du quotidien —fréquemment— nous cache la présence de Dieu.

Parce que la vie et la force d’un chrétien seulement peuvent demeurer fermes et grandir si elles restent unies à la vrai vigne, d’où viennent la vie, l’amour et l’envie de continuer en avant… sans regarder en arrière. À la plupart de nous, Dieu nous a appelés à demeurer comme “Marthe”. Mais il ne faut pas oublier que le Seigneur veut que nous soyons chaque fois plus comme “Marie”: Jésus-Christ nous a aussi appelés à “choisir la meilleure part” et à ne pas laisser personne nous l’enlever.

Il nous rappelle que le plus important n’est pas ce que nous puissions faire, mais la Parole de Dieu qui éclaire nos vies, et, ainsi, par l’Esprit Saint nos œuvres demeurent imprégnées de son amour. Nous reposer sur le Seigneur est seulement possible si nous jouissons de sa présence réelle dans l’Eucharistie. La prière devant le tabernacle! C’est bien le plus grand trésor que, nous les chrétiens, nous avons. Rappelons-nous le titre de la dernière encyclique de Jean Paul II: L’Église vit de l’Eucharistie. Le Seigneur a beaucoup de choses à nous dire, beaucoup plus de celles que nous en pensons.

Cherchons, donc, quelques moments de silence et de paix pour rencontrer Jésus et, avec Lui, nous en trouver nous-mêmes. Jésus-Christ nous invite à adopter une option : celle de choisir la meilleure part.  (Lc 10, 42). Marie, enseigne-moi l’amitié avec Jésus, aide-moi à passer du temps avec lui. Prenons la résolution de consacrer des temps de prière pendant la journée.

Diacre Michel Houyoux

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◊   Abbaye Notre Dame de Scourmont (Belgique) : cliquez ici pour lire l’article → Homélie pour le vendredi de la 17ème semaine du Temps Ordinaire

◊ Père Gilbert Adam   : cliquez ici pour lire l’article →  Vendredi de la 17e semaine, année paire

Vidéo Prédication du Pasteur Marc Penot

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Personne, à moins de naître de l’eau et de l’Esprit, ne peut entrer dans le royaume de Dieu

Posté par diaconos le 26 juillet 2022

Pin on Textes bibliques du lectionnaire catholique

.De l’Évangile d e Jésus selon Jean

Il y avait un homme, un pharisien nommé Nicodème ; c’était un notable parmi les Juifs. Il vint trouver Jésus pendant la nuit. Il lui dit :  » Rabbi, nous le savons, c’est de la part de Dieu que tu es venu comme un maître qui enseigne, car personne ne peut accomplir les signes que toi, tu accomplis, si Dieu n’est pas avec lui. » Jésus lui répondit :  » Amen, amen, je te le dis : à moins de naître d’en haut, on ne peut voir le royaume de Dieu. » Nicodème lui répliqua : « Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ? Peut-il entrer une deuxième fois dans le sein de sa mère et renaître ? «  

Jésus répondit :  » Amen, amen, je te le dis : personne, à moins de naître de l’eau et de l’Esprit, ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair est chair ; ce qui est né de l’Esprit est esprit. Ne sois pas étonné si je t’ai dit : il vous faut naître d’en haut. Le vent souffle où il veut : tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va. Il en est ainsi pour qui est né du souffle de l’Esprit. » (Jn 3, 1-8)

Le royaume de Dieu et la nouvelle naissance

 Un pharisien, membre du sanhédrin, Nicodème, vint de nuit trouver Jésus, et, en invoquant les œuvres que Jésus fit, le salua comme un docteur venu de Dieu.  Jésus lui déclara que nul ne put voir le royaume de Dieu sans naître d’en haut. Nicodème comprenant cette condition dans un sens matériel, Jésus lui en indiqua le vrai caractère en l’appelant une naissance d’eau et d’esprit. La nouvelle naissance est nécessaire, car ce qui est né de la chair est chair, et il n’y a d’esprit que ce que l’esprit engendre.

Si la cause de cette transformation échappe à nos investigations, celle-ci, comme le phénomène naturel du vent, n’en atteste pas moins par ses effets qu’elle est possible et réelle. Nicodème persistant dans son étonnement, Jésus s’étonna à son tour que le docteur d’Israël ne comprit pas cet enseignement. Jésus affirma à Nicodème qu’il lui rendit témoignage de ce qu’il sut pour l’avoir vu. Si Nicodème ne comprit pas quand il lui parla de choses terrestres qu’il put constater par l’expérience, telles que la nouvelle naissance, comment comprendra-t-il les célestes secrets du plan divin ?

Cependant Jésus se présenta à lui comme le parfait révélateur, descendu du ciel, qui, tout fils de l’homme qu’il fut, vit dans le ciel. Ce fils de l’homme dut être élevé, comme le serpent fut élevé par Moïse dans le désert, afin de devenir pour tous un objet de contemplation, et par là même de salut, car Dieu a aimé le monde et a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. Le Fils de Dieu ne fut pas envoyé pour juger le monde, mais pour le sauver. Celui qui croit en lui n’est pas jugé ; celui qui ne croit pas en lui encourt de ce fait même un jugement.

Ce jugement est de nature toute morale : les hommes préfèrent les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres sont mauvaises, et que celui qui fait le mal hait la lumière ; mais inversement celui qui pratique la vérité vient à la lumière, parce que ses actions sont faites en Dieu. Ni­co­dème fut un chef du peuple juif : il était membre du san­hé­drin, conseil su­prême de la na­tion :  »Nicodème, qui était venu de nuit vers Jésus, et qui était l’un d’entre eux, leur dit: Notre loi condamne-t-elle un homme avant qu’on l’entende et qu’on sache ce qu’il a fait »  (Jn 7, 50)

 Il est in­connu dans l’­his­toire, car son iden­ti­fi­ca­tion avec un Nicodème, dis­ciple de Jé­sus, dont parle le Tal­mud, et qui vé­cut jus­qu’à la ruine de Jé­ru­sa­lem, n’est pas dé­mon­trée. Mais Jean lui éleva un mo­nu­ment as­sez du­rable pour qu’il ne fut ja­mais ou­blié Du fait qu’il vint vers Jé­sus de nuit, on a conclu que Ni­co­dème était un homme ti­mide, et il est resté comme le type de ceux qui cèdent à la crainte de se com­pro­mettre.  Dans la po­si­tion so­ciale qu’il oc­cu­pa comme membre du san­hé­drin, en­touré d’­hommes qui furent rem­plis de pré­ju­gés contre Jé­sus, et n’ayant lui-même qu’une foi faible,

Nicodème prit une dé­ter­mi­na­tion d’une har­diesse très mé­ri­toire en se dé­ci­dant à cher­cher des lu­mières au­près de Jésus. Sa dé­marche prouva une sin­cé­rité qui l’eut affranchi par de­grés de la crainte des hommes. Mal­gré l’­hos­ti­lité crois­sante du san­hé­drin, il sut prendre la dé­fense de Jé­sus,  et, au mo­ment du plus grand dan­ger, il ne craignit plus de se dé­cla­rer ou­ver­te­ment en fa­veur de Jésus en qui il re­connut son Sau­veur :  «  Nicodème – celui qui, au début, était venu trouver Jésus pendant la nuit – vint lui aussi ; il apportait un mélange de myrrhe et d’aloès pesant environ  cent livres »  (Jn 19, 39)

Le pe­tit dis­cours que Ni­co­dème adressa à Jé­sus nous ren­seigne sur le de­gré de ses lu­mières et la na­ture de sa foi. Une chose le frappa : les miracles que Jé­sus fit. Jé­sus répondit aux pen­sées que Ni­co­dème n’eut pas en­core eu le temps d’ex­pri­mer, et qui eurent trait au royaume de Dieu. Ce fut le su­jet qui pré­oc­cu­pa tout Is­raé­lite pieux. Mais quel ren­ver­se­ment des idées de Ni­co­dème : avec les pha­ri­siens, dont il fut : il at­ten­dait un royaume ex­té­rieur, na­tio­nal, po­li­tique. Jé­sus lui pré­senta un royaume in­vi­sible, dans le­quel on entre par une trans­for­ma­tion mo­rale.

Il com­prit que l’eau, em­ployée dans toutes les pu­ri­fi­ca­tions ri­tuelles en usage chez les Juifs, fut le signe et le sceau de la re­pen­tance, de la dou­leur cau­sée par le pé­ché et qui, en le fai­sant haïr, « pu­ri­fie la conscience des œuvres mortes  : « Approchons-nous avec un cœur sincère, dans la plénitude de la foi, les cœurs purifiés d’une mauvaise conscience, et le corps lavé d’une eau pure. » (He 10, 22)

 Pour dis­si­per si pos­sible l’é­ton­ne­ment de Ni­co­dème, Jé­sus peignit l’ac­tion de l’Es­prit par une com­pa­rai­son em­prun­tée à la na­ture. Cette com­pa­rai­son s’of­frit à lui dans le terme même qui, en hé­breu et en grec, dé­signe l’esprit et qui si­gni­fie en même temps vent. Il per­son­ni­fie le vent (il souffle où il veut) et fit re­mar­quer qu’on le constate par le bruit qu’il fait, bien qu’on ne sache ni d’où il vient ni où il va : « Comme tu ne sais pas quel est le chemin du vent, ni comment se forment les os dans le ventre de la femme enceinte, tu ne connais pas non plus l’œuvre de Dieu qui fait tout.  » (Ec 1, 5)

Il en est de même de l’œuvre de l’Es­prit ; ce­lui en qui elle s’ac­com­plit a conscience de la trans­for­ma­tion qui s’o­père en lui, il la constate par ses ef­fets, mais il ignore de quelle ma­nière elle s’ac­com­plit. Toute vie est un mys­tère. Jé­sus ré­véla à Nicodème la par­faite li­berté de l’Es­prit dans son ac­tion. « Il souffle où il veut », et sou­vent là même où les hommes le soup­çonnent le moins. Jé­sus en­seigna encore par la même image que ceux en qui cet Es­prit opère ne savent pas jus­qu’où il les conduira. Il ouvre ainsi de­vant eux de grandes et glo­rieuses pers­pec­tives.

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Mercredi de la dix-septième semaine du Temps Ordinaire dans l’année C

Posté par diaconos le 26 juillet 2022

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Jésus dit :  » Là où est ton trésor et là aussi est ton cœur « 

 La parabole de la perle est une parabole que Jésus utilise pour expliquer la valeur du Royaume des cieux, comme la parabole du trésor caché qui la précède immédiatement. La parabole du trésor caché illustre la grande valeur du Royaume des Cieux. Ces deux paraboles ont inspiré nombre d’artistes, comme Rembrandt.

Le trésor caché, ce sont les Évangiles pour Jean Chrysostome dont le plus important pour une personne est d’avoir la foi. Mais pas en la laissant seule, mais en la nourrissant d’actes qui suivent les valeurs défendues par Jésus comme la charité, le pardon, et surtout rester à l’écoute, spécifie-t-il. Il parle de cela en citant une autre métaphore : la parabole du filet.

L’archévêque Jean Chrysostome compare la perle de la parabole aux Évangiles : « Vous voyez donc, mes frères, que la parole et la vérité évangélique est cachée dans ce monde comme un trésor et que tous les biens y sont renfermés. Cette perle unique est la vérité qui est une et ne se divise point. Celui qui a trouvé cette perle précieuse sait bien qu’il est riche, mais sa richesse échappe aux autres, parce qu’il la cache, et qu’il peut tenir dans sa main ce qui le fait riche.

Il en est de même de la parole et de la vérité évangélique. Celui qui l’a embrassée avec foi, et qui la renferme dans son cœur comme son trésor, sait bien qu’il est riche; mais les infidèles ne connaissent point ce trésor, et ils nous croient pauvres parmi ces richesses1 » . Le docteur de l’Église ponctue son homélie en spécifiant qu’il faut bel et bien suivre les valeurs du Christ et se comporter en suivant les vertus.

De l’Évangile de Jésus Christ selon Matthieu

En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Le royaume des Cieux est comparable à un trésor caché dans un champ ; l’homme qui l’a découvert le cache de nouveau. Dans sa joie, il va vendre tout ce qu’il possède, et il achète ce champ. Ou encore : Le royaume des Cieux est comparable à un négociant qui recherche des perles fines. Ayant trouvé une perle de grande valeur, il va vendre tout ce qu’il possède, et il achète la perle. «  (Mt 13, 44-46)

Un trésor caché dans un champ

Les paraboles du trésor caché dans un champ et de la perle fine nous disent quelque chose de l’accès à la vocation chrétienne. L’appel à la vocation peut se manifester de diverses manières et notamment sous la forme d’une convocation là où nous vivons. La vocation demande, quelle que soit le mode de sa manifestation, un même saut pour répondre. La vocation, c’est répondre à l’appel reçu, à partir de soi radicalement.

Le trésor caché dans un champ » fut découvert par hasard par une personne. Cela produisit en elle de la joie. De cette découverte, cette personne se senti appelée.  Elle éprouva qu’elle avait le goût de se proposer, de répondre, de se mobiliser à partir de ce qu’elle était. Elle décida alors de vivre à partir de cette bonne nouvelle. Sa manière ancienne en fut radicalement déplacée. Dans la parabole de la perle fine, le négociant qui recherchait des perles fines, reçut au cœur même de son activité, de son réseau de relations habituelles, un appel à en faire plus sous la forme d’une convocation.

Dans  cette parabole, ce fut une très belle perle qui lui demanda une nouvelle attitude : mobiliser tous ses biens pour la transaction, vivre à partir de là. L’appel émana ainsi du cadre habituel, du réseau de relations : un service est demandé, une responsabilité est proposée. Cette convocation est pour la personne  un appel à prendre les choses habituelles autrement. Elle sort d’elle-même au sein même de son cadre. Sa manière ancienne en est là aussi totalement déplacée.

 Vendre tout ce qu’il possède, au bout du compte, une même attitude intérieure est requise : miser sur la découverte. Cela amène à vivre ainsi un avant et un après. L’ancien doit être remobilisé, mobilisé autrement. Il doit être misé, offert, risqué,  donné … Cette mobilisation donne de nous construire de manière nouvelle, mais elle demande d’abord qu’une décision soit posée, un réel abandon de l’ancien pour entrer dans la nouveauté.

Bien des chemins s’ouvrent aux chrétiens. Ainsi au cœur de la participation à la Communauté de Vie Chrétienne, il est un passage qui attend chaque personne, celui qui consiste à passer d’une vie de baptisé à la décision de suivre le Christ. Les formes par les quelles se manifestera l’appel à ce passage seront diverses mais elles appelleront à vivre notre vie autrement, en la recevant de la circulation de la parole au sein de la Communauté locale, en partageant radicalement notre vie en son devenir, en recevant, en retour, la parole d’accompagnement de mon entourage.

Compléments

◊ Catéchèse : cliquez ici pour lire l »article → Le Royaume des cieux est comparable à un trésor caché dans un champ.  (Mt 13, 44-52)

◊ Le coin des jeunes talents  : cliquez ici pour lire l »article → La Bible vue en images par les enfants

Liens avec d’autres sites web chrétiens

◊ Zenit  : cliquez ici pour lire l »article → La perle cachée dans notre quotidien

◊ Mouvement des Cursillos (Canada)   : cliquez ici pour lire l’article →  Savoir tirer de son trésor du neuf et de l’ancien

 Vidéo Le champ et les perles fines

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