Vendredi de la quatrième semaine du Temps Ordinaire – Année paire

Posté par diaconos le 1 février 2024

The Presentation Of Jesus In The Temple

# La Présentation de Jésus au Temple est un événement de la vie de Jésus tel que relaté dans l’Évangile selon Luc. Accomplissant une prescription de la loi juive — « Tout mâle premier-né sera consacré au Seigneur » (Ex 13, 2,11-13), les parents de l’enfant Jésus le présentèrent et l’offrirent au Temple de Jérusalem. Il y est reçu par le vieillard Siméon. La fête chrétienne qui y est associée est célébrée le deux février dans le calendrier grégorien. Dans les Églises d’Orient, elle est aussi célébrée le 2 février du calendrier julien, qui équivaut au 14 février du calendrier grégorien.

Le 2 février fut longtemps une date importante pour les paysans, ce qui est commémoré par un grand nombre de proverbes. Cette date est traditionnellement celle de la Chandeleur, originairement une fête païenne célébrant la lumière, remplacée par la fête chrétienne. Cette fête est également un thème de l’iconographie religieuse, aussi bien en peinture qu’en enluminures, sculpture, vitraux, tapisseries, etc. Elle s’inspire d’une scène décrite par l’Évangile selon Luc II, 22-39 où le fils de la Vierge Marie est annoncé par Siméon comme le Maître et la lumière qui portera la révélation aux païens, c’est-à-dire aux non-juifs.

De l’Évangile de Jésus Christ selon Luc

Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, selon ce qui est écrit dans la Loi : Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur. Ils venaient aussi offrir le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : un couple de tourterelles ou deux petites colombes. Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Siméon. C’était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d’Israël, et l’Esprit Saint était sur lui. Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur. Sous l’action de l’Esprit, Siméon vint au Temple.

Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait, Siméon reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant : «Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples : lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël.» Le père et la mère de l’enfant s’étonnaient de ce qui était dit de lui. Siméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : «Voici que cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël.

Il sera un signe de contradiction – et toi, ton âme sera traversée d’un glaive : ainsi seront dévoilées les pensées qui viennent du cœur d’un grand nombre.» Il y avait aussi une femme prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser. Elle était très avancée en âge ; après sept ans de mariage, demeurée veuve, elle était arrivée à l’âge de 84 ans. Elle ne s’éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière. Survenant à cette heure même, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem. Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth.

Le père et la mère de l’enfant s’étonnaient de ce qui était dit de lui. Siméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Voici que cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de contradiction – et toi, ton âme sera traversée d’un glaive : ainsi seront dévoilées les pensées qui viennent du cœur d’un grand nombre.» Il y avait aussi une femme prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser. Elle était très avancée en âge ; après sept ans de mariage, demeurée veuve, elle était arrivée à l’âge de 84 ans.

Elle ne s’éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière. Survenant à cette heure même, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem. Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth. L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui. (Lc 2, 22-40)

Offrande de deux tourterelles au Temple

Toute la famille dut se rendre à Jérusalem pour une double cérémonie religieuse. Joseph n’avait pas à se purifier. La loi de Moïse prescrivait qu’après sept jours de souillure légale et trente-trois jours passés dans la retraite, la mère israélite devait offrir pour sa purification un sacrifice : une paire de tourterelles ou deux jeunes pigeons. Tout premier-né appartenait à l’Éternel et devait être exclusivement consacré à son service ; mais la tribu de Lévi ayant été choisie pour ce service, il fallut que tous les premiers-nés des autres tribus fussent rachetés à prix d’argent, afin que le droit divin fût constaté, et que le futur chef de famille se souvînt toujours de ses obligations.

La mère devait offrir un agneau en holocauste et un jeune pigeon ou une tourterelle pour le péché ; mais, si ses moyens ne le lui permettaient pas, elle pouvait remplacer ce sacrifice par celui de deux tourterelles ou de deux jeunes pigeons : «Quand les jours de sa purification seront achevés – qu’il s’agisse d’un garçon ou d’une fille – elle apportera à l’entrée de la tente de la Rencontre un agneau dans sa première année pour l’holocauste, et un pigeonneau ou une tourterelle pour le sacrifice pour le péché, et elle les remettra au prêtre. Celui-ci les présentera à l’Éternel, accomplira pour elle le rite d’expiation et elle sera rituellement purifiée de sa perte de sang. Telle fut la règle concernant la femme qui donna naissance à un garçon ou à une fille. Si elle n’a pas de quoi offrir un agneau, elle prendra deux tourterelles ou deux pigeonneaux, l’un pour l’holocauste et l’autre pour le sacrifice pour le péché ; le prêtre accomplira pour elle le rite d’expiation et elle sera purifiée.» (Lv 12, 6-8)

Luc ne mentionna ici que ce dernier sacrifice, celui des pauvres, parce que ce fut celui de Marie. Alors déjà s’accomplit une parole profonde de saint Paul : «Ce n’est pas un ordre que je donne, mais je parle de l’empressement des autres pour vérifier l’authenticité de votre charité. Vous connaissez en effet le don généreux de notre Seigneur Jésus Christ : lui qui est riche, il s’est fait pauvre à cause de vous, pour que vous deveniez riches par sa pauvreté.’ (2 Co, 8-9) Siméon est inconnu dans l’histoire. Il fut juste et pieux ; il attendait la venue du Sauveur, ici désignée par ce terme : la consolation d’Israël. Les exemples de Siméon, d’Anne, de Zacharie, de Joseph d’Arimathée, et d’autres encore, révèlent qu’il y eut d’humbles Israélites qui furent prêts à recevoir Jésus sous quelque apparence qu’il plairait à Dieu de le leur manifester.

Le sacerdoce officiel n’accueillit pas Jésus qui, pour la première fois, entra dans son temple : «Voici que j’envoie mon messager pour qu’il prépare le chemin devant moi ; et soudain viendra dans son Temple le Seigneur que vous cherchez. Le messager de l’Alliance que vous désirez, le voici qui vient, dit le Seigneur de l’univers.» (Ma 3, 1) Un sacerdoce libre s’était formé pour le suppléer ; il est représenté par Siméon et Anne. La source de la vie religieuse de Siméon fut clairement indiquée : l’Esprit-Saint était sur lui. Il vint dans le temple éclairé et conduit par l’Esprit, et c’est par cet Esprit qu’il reconnut aussitôt son Sauveur dans le petit enfant. Par l’Esprit qui fut en lui, Siméon devint prophète ; il ne parla plus de lui, sa pensée s’éleva jusqu’à ce salut que Dieu  prépara pour tous les peuples, et que tous verront.

Cette préparation eut lieu durant des siècles par toutes les révélations de l’ancienne alliance. Ce grand salut destiné à tous se répartit en deux courants divers. D’une part, il est lumière pour éclairer les nations païennes, pour la révélation des nations qui, pour la révélation qui leur est destinée, à elles, sont plongées dans les ténèbres les plus profondes ; d’autre part, il est la gloire du peuple d’Israël qui, tout en ayant part à ce salut, aura l’immortel honneur de l’avoir donné au monde.

Ces vues lumineuses sur l’universalité du salut ne s’expliquent en Siméon que par l’action de l’Esprit qui fut sur lui, et par la connaissance qu’il eut des prophéties ; car même les apôtres ne les comprirent que par une révélation particulière, et plusieurs Juifs, après leur conversion au christianisme, y trouvèrent un sujet de scandale : «Lorsque Pierre fut de retour à Jérusalem, ceux qui étaient juifs d’origine le prirent à partie, en disant : «Tu es entré chez des hommes qui ne sont pas circoncis, et tu as mangé avec eux !» (Ac 11, 2-3)

La croix, couronnement de l’œuvre du Messie, manifeste dans toute sa profondeur l’opposition des hommes et mettra au jour leurs dispositions secrètes, en les contraignant à se prononcer pour ou contre Jésus : «Nous, nous prêchons Christ crucifié; scandale pour les Juifs et folie pour les païens» (1 Co , 23) Le mot de prophétesse indique que, comme Siméon, Anne avait reçu l’esprit de prophétie, par lequel elle aussi reconnut dans le petit enfant le Sauveur promis, et en glorifia Dieu.

Luc rappela encore à sa louange qu’après un temps assez court de mariage, elle vécut jusqu’à l’âge de quatre-vingt-quatre ans dans un long veuvage, ce qui fut considéré comme très honorable chez les Juifs. Elle assista à des services religieux qui eurent lieu le soir et le matin avant le lever du jour, ou qu’elle passa une partie de ses nuits en prières. Luc passa sous silence divers faits rapportés par Matthieu : la visite des mages, la fuite en Égypte, le meurtre des petits enfants de Bethléem, soit que ces faits ne rentrassent pas dans son plan, soit qu’il les ignora. Il est nécessaire d’admettre, dit M. Godet, que les deux évangélistes ont écrit chacun sans connaître le livre de l’autre.

La critique négative se pressa de déclarer les deux récits inconciliables. Elle oublia que, pendant les quarante jours qui s’écoulèrent entre la naissance de Jésus et sa présentation dans le temple, bien des événements s’accomplirent à Bethléem. Elle oublia que le retour de la sainte famille à Nazareth n’eut pas lieu après la présentation au temple. Le voyage en Égypte suivit celle-ci, et l’établissement de la famille à Nazareth ne se fit qu’après son retour d’Égypte : «Joseph se leva, prit l’enfant et sa mère, et il entra dans le pays d’Israël, et vint habiter dans une ville appelée Nazareth, pour que soit accomplie la parole dite par les prophètes : Il sera appelé Nazaréen. » (Mt 2, 23)

Les faits rapportés s’enchaînèrent naturellement et les deux récits se complétèrent. La sagesse, comprenant la connaissance de Dieu et celle des hommes, dans son application pratique à la vie, fut le trait saillant du caractère de Jésus enfant. Jésus passa par toutes les phases d’un développement normal, le seul qui se soit accompli sur la terre, le seul qui ait été exempt de toutes les atteintes délétères du mal et se soit poursuivi d’une manière harmonique par une communion constante avec Dieu.

Diacre Michel Houyoux

Complément

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Elle parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem

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◊ Marie de Nazareth : cliquez ici pour lire l’article →Pauvreté, obéissance, et offrande –Présentation de Jésus

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Jeudi de la quatrième semaine du Temps Ordinaire – Année paire

Posté par diaconos le 30 janvier 2024

Mc 6, 7-13 Jésus commença à les envoyer en mission - Jardinier de Dieu

Jésus les envoie en mission deux par deux

# Un évangile est un écrit en langue grecque qui relate la vie et l’enseignement de Jésus de Nazareth, appelé par les chrétiens Jésus-Christ. De nombreux évangiles ont circulé pendant les premiers siècles du christianisme. Quatre sont reconnus comme canoniques par les Églises chrétiennes : les évangiles dits selon Matthieu, Marc, Luc et Jean. Ils forment la partie la plus longue du Nouveau Testament. Les autres évangiles, non reconnus, sont dits apocryphes. Les évangiles canoniques sont traditionnellement attribués à des disciples de Jésus (pour l’Évangile selon Matthieu et l’Évangile selon Jean), ou à des proches de ses disciples (pour l’évangile selon Marc et l’évangile selon Luc). Matthieu, dit le publicain, l’apôtre ou l’évangéliste ; Marc (disciple de Pierre) ; Luc, dit le médecin bien-aimé (disciple de Paul de Tarse, et à qui est aussi attribuée la rédaction des Actes des Apôtres) ; Jean dit l’apôtre ou l’évangéliste.x

Le plus ancien témoin littéraire de cette attribution est Irénée de Lyon, qui a défini ces quatre évangiles canoniques comme inspirés divinement, probablement en réaction aux thèses de Marcion. Les évangiles ont été rédigés en plusieurs phases, par la deuxième ou troisième génération de disciples, dans une fourchette qui oscille entre les années 65 et 95, d’après les différentes options historiographiques. Michel Quesnel parle de 65 et 958, comme la majorité des historiens et des exégètes, et Raymond Edward Brown9 donne la fourchette 70-années 90, à plus ou moins 10 ans près. Les textes sont le fruit d’un long processus de recueil des paroles de Jésus de Nazareth.x

Ces paroles, parfois adaptées voire complétées, sont reprises dans les diverses situations de la vie des premières communautés chrétiennes et ensuite agencées à la manière d’une Vie à l’antique, qui ne relève cependant aucunement d’une biographie10. Ils ne sont appelés évangiles que vers 150. Les trois premiers évangiles (par ordre chronologique, Marc, Matthieu et Luc) sont qualifiés de synoptiques car ils présentent plus ou moins les mêmes épisodes, à la différence du quatrième, celui de Jean, qui apporte d’autres éléments.

Une autre différence est que les synoptiques comptent une cinquantaine de paraboles au total, alors que l’Évangile selon Jean n’en contient aucune. Selon la théorie des deux sources, admise par la quasi-totalité des chercheurs, les parties communes à Matthieu et à Luc dépendent à la fois de l’évangile selon Marc (600 versets chez Matthieu et 350 chez Luc) et et d’un document perdu (235 versets présents chez Matthieu et Luc, mais absents de Marc) appelé la source Q.

# La Grande Mission, ou Mission universelle, est une instruction que donne Jésus de Nazareth à onze de ses Douze Apôtres après sa résurrection. Dans cet épisode, relaté par les cinq derniers versets de l’Évangile selon Matthieu, Jésus apparaît à ses disciples sur une montagne de Galilée et leur demande de baptiser au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, l’ensemble des nations du monde. Ce passage fait suite à la crucifixion et à la résurrection de Jésus.

Élian Cuvillier nota qu’il ne contenaient aucun appel au jugement de Dieu : l’envoi en mission et l’adhésion de nouveaux disciples semblent ici l’emporter sur les notions de péché ou de rétribution. L’envoi en mission est placé sous le signe de la Trinité, qui fait écho au baptême du Christ, où l’Esprit descend sur Jésus à l’instant où la voix divine établit la relation filiale avec le Père (Mt 3, 16-17). Parallèlement, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde, s’inscrit dans la continuité de l’Emmanuel.

L’évangile de Matthieu se caractérise par une dualité permanente entre le particularisme juif et l’universalisme, se conclut ici par un élargissement de la Bonne Nouvelle à tous les peuples de la terre. Il convient aussi d’envisager la Grande Mission dans la perspective du Sermon sur la montagne, dont elle forme l’aboutissement. L’annonce de cette mission renferme la substance même de l’évangile : le Ressuscité détient le pouvoir sur le monde et ses disciples doivent transmettre son enseignement à tous les peuples jusqu’à l’avènement du Royaume.

L’Évangile selon Luc, rédigé à la même époque que celui de Matthieu, vers l’année 80, rapporte une scène proche de la Grande Mission exposée par Matthieu ; elle prend place elle aussi après la crucifixion et la résurrection. Jésus demanda à ses disciples de prêcher à toutes les nations, en commençant par Jérusalem, la repentance qui mène à la rémission des péchés. Le thème réapparaît dans les Actes des Apôtres, ouvrage également écrit par Luc : au moment de l’Ascension, Jésus promet à ses apôtres que l’Esprit saint les assistera dans l’accomplissement de leur mission.

L’Évangile selon Marc, qui est antérieur aux deux autres synoptiques et date des années 65-75, inclut un passage comparable à la Grande Mission de Matthieu dans sa finale longue. L’envoi en mission est placé sous le signe de la Trinité, qui fait écho au baptême du Christ, où l’Esprit descend sur Jésus à l’instant où la voix divine établit la relation filiale avec le Père (Mt 3, 16-17). Parallèlement, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde s’inscrit dans la continuité de l’Emmanuel. L’évangile de Matthieu se caractérise par une dualité permanente entre le particularisme juif et l’universalisme, se conclut ici par un élargissement de la Bonne Nouvelle à tous les peuples de la terre.

Il convient aussi d’envisager la Grande Mission dans la perspective du Sermon sur la montagne, dont elle forme l’aboutissement. L’annonce de cette mission renferme la substance même de l’évangile : le Ressuscité détient le pouvoir sur le monde et ses disciples doivent transmettre son enseignement à tous les peuples jusqu’à l’avènement du Royaume. Cette fin des temps ne fut pas décrite comme imminente par l’auteur.

De l’Évangile selon Marc

Il appela les Douze; alors il commença à les envoyer en mission deux par deux. Il leur donnait autorité sur les esprits impurs, et il leur prescrivit de ne rien prendre pour la route, mais seulement un bâton ; pas de pain, pas de sac, pas de pièces de monnaie dans leur ceinture. «Mettez des sandales, ne prenez pas de tunique de rechange.» Il leur disait encore «Quand vous avez trouvé l’hospitalité dans une maison, restez-y jusqu’à votre départ. Si, dans une localité, on refuse de vous accueillir et de vous écouter, partez et secouez la poussière de vos pieds : ce sera pour eux un témoignage.» Ils partirent, et proclamèrent qu’il fallait se convertir. Ils expulsaient beaucoup de démons, faisaient des onctions d’huile à de nombreux malades, et les guérissaient. (Mc 6 ,7-13)

Jésus envoya ses disciples en mission deux par deux

L’un des premiers actes de Jésus au début de sa vie publique fut de choisir douze collaborateurs. Les premiers chapitres de l’Évangile de Marc nous les montrent accompagnant Jésus. Et dans la page d’Évangile de ce jour, Jésus les appelle pour la première fois, et les envoie deux par deux en mission (Mc 6, 7). Pour la première fois, ils se retrouvent seuls, sans Jésus, chargés de prêcher, c’est déjà le temps de l’Église qui commence. Jésus les envoya en mission deux par deux : cette manière de faire facilite l’entraide et le soutien mutuels, surtout dans les moments difficiles.

Mais ce n’est pas le plus important. Le plus important c’est que le message soit transmis d’un commun accord, d’une seule voix. C’est toute la communauté qui est appelée à témoigner solidairement de l’évangile révélé par Jésus Christ. La première règle de l’apostolat, c’est de faire équipe. La vie fraternelle est déjà une prédication de l’amour, avant même d’en parler. Chrétiens, chrétiennes, comme membres du Christ vivant, nous avons le devoir d’évangéliser. À quoi bon croire au vrai Dieu si je ne parle jamais de lui ? Dieu nous envoie porter autour de nous la bonne nouvelle de l’Évangile. Il nous envoie proclamer la Parole, qui demande un changement de vie, une conversion. Il nous demande de combattre le mal et d’agir en faveur des pauvres.

Se convertir, tel est le premier contenu de la prédication des disciples : changez de vie… Convertissez –vous ! Option tellement radicale qu’elle suscite une opposition farouche. Les gens, en moyenne, n’aiment pas changer de vie. Qu’on nous laisse tranquilles ! Dieu dérange ! Lui qui nous demande de nous engager dans une vie nouvelle. Il s’agit de changer de cap. La foi est une nouvelle façon de vivre qui tranche avec celle des autres. C’est dans notre famille et dans notre quartier que nous avons à le vivre, sur notre lieu de travail ou de vacances. Nous n’avons pas besoin de rechercher les grands moyens. Ce que Jésus attend de nous, c’est seulement notre témoignage. Nous sommes capables de vaincre le mal là où nous sommes et vivre déjà en hommes libérés. C’est cela qui nous permettra d’être témoins du Christ devant les autres.

Comme le prophète Amos et comme les Douze, nous sommes invités à donner le meilleur de nous-mêmes à ce témoignage que le Seigneur nous confie. En participant à la messe et par l’Eucharistie, nous puisons à la source. Celle qui nous ouvre la première le chemin de l’évangélisation, de la mission, c’est la Vierge Marie. Prions la sainte Vierge Marie, la mère de Jésus, de nous aider à devenir par toute notre vie, d’authentiques porteurs de Lumière, d’Amour et de Vérité, auprès de ceux et de celles qui nous entourent.

Diacre Michel Houyoux

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Vidéo Pasteur Agnès Adeline Schaffer https://youtu.be/a3sJKasR0cs

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Mardi de la quatrième semaine du Temps Ordinaire – Année paire

Posté par diaconos le 29 janvier 2024

Infos du 15 au 21 – Mois de Juillet – Mois du Précieux Sang de Jésus ...

# La Femme hémorragique est un miracle de Jésus-Christ raconté dans trois Évangiles. Elle est le symbole de la foi, tout comme le miracle sur la fille de Jarre, décrit dans le même chapitre. Pour saint Pierre Chrysologue, les deux miracles racontés en même temps (celui de cette femme hémorragique et la fille de Jaïrus, sont tous les deux symboles de la foi. La foi montrée par cette femme qui se trouve juste digne de toucher le bas du vêtement du Christ ; et, la foi donnée par Jésus en accomplissant des signes évidents démontrant son lien divin, et, par ce fait, l’existence de Dieu. Pour Thierry Murcia, la question du fond historique des récits évangéliques.

Deux guérisons un jour de Kippour : l’Hémorroïsse et la résurrection de la fille de Jaïre et le possédé de Gadara, dans Judaïsme ancien. La fille de Jaïre désigne un personnage du Nouveau Testament. Elle est la fille du chef de synagogue Jaïrus. Elle fut associée à l’un des miracles de Jésus, celui de la résurrection de la fille de Jaïre, décrit dans les Évangiles synoptiques aux passages suivants : Marc 5, 21-43, Matthieu 9, 18-26 et Luc 8, 40-56 Chez Marc, l’épisode se conclut par l’obligation du secret messianique. Cet épisode survient juste après l’exorcisme du possédé de Gerasa. Jaïre vint demander à Jésus de soigner sa fille mourante. Peu de détails sont donnés quant à l’identité de Jaïre.

L’Évangile selon Matthieu n’indique même pas son nom. Sa fonction exacte n’est pas non plus mentionnée de façon précise. L’un des enseignements de cet épisode de l’histoire de Jésus est que la foi permet d’obtenir la guérison. Lorsque la femme fut guérie, Jésus lui dit : «Ta foi t’a sauvée». Pour Pierre Chrysologue, ce miracle veut porter tous les gens à croire, mais aussi que le temps ne peut pas intervenir sur le don d’une réalité éternelle. Ce miracle montre aussi l’omnipotence de Dieu.

Pour l’abbé Antoni Carol i Hostench, ce passage de la Bible est exemple de foi sans limite. Il cite l’annonce de l’archange à Zacharie et celle de Marie qui furent pour lui deux autres exemples extraordinaires de la foi. Il cita aussi saint Luc afin de prouver la générosité divine envers ceux qui croient : «Et moi je vous dis : demandez et vous recevrez, cherchez et vous trouverez, frappez et l’on vous ouvrira» (Luc 11, 9)

De l’Évangile de Jésus Christ selon Marc

En ce temps-là, Jésus regagna en barque l’autre rive, et une grande foule s’assembla autour de lui. Il était au bord de la mer. Arrive un des chefs de synagogue, nommé Jaïre. Voyant Jésus, il tombe à ses pieds et le supplie instamment : «Ma fille, encore si jeune, est à la dernière extrémité. Viens lui imposer les mains pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive.» Jésus partit avec lui, et la foule qui le suivait était si nombreuse qu’elle l’écrasait. Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans, elle avait beaucoup souffert du traitement de nombreux médecins, et elle avait dépensé tous ses biens sans avoir la moindre amélioration ; au contraire, son état avait plutôt empiré.

Cette femme, ayant appris ce qu’on disait de Jésus, vint par derrière dans la foule et toucha son vêtement. Elle se disait : «Si je parviens à toucher seulement son vêtement, je serai sauvée.» À l’instant, l’hémorragie s’arrêta, et elle ressentit dans son corps qu’elle était guérie de son mal. Aussitôt Jésus se rendit compte qu’une force était sortie de lui. Il se retourna dans la foule, et il demandait : «Qui a touché mes vêtements ?» Ses disciples lui répondirent : «Tu vois bien la foule qui t’écrase, et tu demandes : “Qui m’a touché ?”»  Mais il regardait tout autour pour voir celle qui avait fait cela. Alors la femme, saisie de crainte et toute tremblante, sachant ce qui lui était arrivé, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité.

Jésus lui dit alors : «Ma fille, ta foi t’a sauvée .Va en paix et sois guérie de ton mal.» Comme il parlait encore, des gens arrivent de la maison de Jaïre, le chef de synagogue, pour dire à celui-ci : «Ta fille vient de mourir. À quoi bon déranger encore le Maître ?» Jésus, surprenant ces mots, dit au chef de synagogue : «Ne crains pas, crois seulement.»  Il ne laissa personne l’accompagner, sauf Pierre, Jacques, et Jean, le frère de Jacques. Ils arrivent à la maison du chef de synagogue. Jésus voit l’agitation, et des gens qui pleurent et poussent de grands cris. Il entre et leur dit : «Pourquoi cette agitation et ces pleurs ? L’enfant n’est pas morte : elle dort.» Mais on se moquait de lui. Alors il met tout le monde dehors, prend avec lui le père et la mère de l’enfant, et ceux qui étaient avec lui ; puis il pénètre là où reposait l’enfant. 

Il saisit la main de l’enfant, et lui dit : «Talitha koum», ce qui signifie : «Jeune fille, je te le dis, lève-toi !» Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher, elle avait douze ans. Ils furent frappés d’une grande stupeur. Jésus leur ordonna fermement de ne le faire savoir à personne ; puis il leur dit de la faire manger. (Mc 5, 21-43)

Ta foi t’a sauvée !

Marc réunit ici dans un même récit deux histoires imbriquées l’une dans l’autre. Matthieu et Luc ont suivi le même procédé. D’abord deux figures sont en scène. Deux figures féminines : une fillette et une femme. Et dans les deux cas la foi est au cœur des démarches entreprises auprès de Jésus. Dans le cas de la femme incurable, il n’y a aucune requête. C’est une démarche de foi et d’espérance en Jésus de la part de cette femme qui lui vaudra une guérison immédiate. Et à travers ce récit, je saisis toute l’importance de cette démarche de Foi et d’espérance.

Voyez, c’est la foi qui manque, disait le saint curé d’Ars. Quand nous disons : Mon Dieu, je crois, je crois fermement, c’est à dire sans la moindre hésitation, nous rejoignons la foi de cette femme dont nous a parlé l’évangile aujourd’hui. Cette femme qui avait des pertes de sang depuis douze ans et qui avait dépensé beaucoup d’argent sans aucune amélioration et dont l’état avait plutôt empiré, ayant appris ce qu’on disait de Jésus, vint par derrière dans la foule et toucha son vêtement.

Dans une de ses homélies, le curé d’Ars disait au sujet de la foi : «Je crois que si nous avions la foi, nous serions maîtres des volontés de Dieu… il ne nous refuserait rien !» L’hémorroïsse pensa que si elle parvenait à toucher le vêtement de Jésus, elle serait sauvée. À l’instant même, l’hémorragie s’arrêta et elle ressentit dans son corps qu’elle était guérie de son mal chronique. Marc, dans son évangile, montra la puissance de vie et de salut agissant en Jésus pour les personnes qui ont la foi tandis qu’elle reste ignorée des personnes incrédules : . «Ta foi t’a sauvée !» (Mt 9, 22c ; Mc 5,34 ; Lc 8, 48)

Cette parole de Jésus met en valeur la signification de l’évènement : au-delà de la guérison physique l’important est la foi qui sauve. Il est important que nous puissions toucher Jésus aujourd’hui. Oui ! Car ce qui est en jeu, c’est la manière concrète dont nous pouvons vivre le mystère de la résurrection. Tout cet épisode montre que la foi en Jésus parvient même à lui arracher un miracle totalement involontaire. La remise debout de la fille de Jaïre évoque la résurrection de Jésus. Ce récit dans nos évangiles synoptiques est un témoignage du pouvoir souverain de Jésus sur la vie et sur la mort.

Jésus est pleinement victorieux sur les forces du mal et de la mort. La parole de Dieu retentit de la même façon pour tous les chrétiens rassemblés, le Corps du Christ distribué à la communion est le même pour tous. Suis-je cet homme ou cette femme qui entend et touche Jésus avec foi ? Il ne suffit pas d’avoir rencontré le Christ à la messe, nous devons marcher à sa suite et bâtir notre vie avec les moyens qu’il nous donne.

Diacre Michel Houyoux

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Четвертое воскресенье в ординарном времени – год В

Posté par diaconos le 28 janvier 2024

 г.Jésus guérit la belle-mère de Pierre (évangile de Marc 1,29) - Dreuz.info

Иисус исцеляет тещу Петра


# История об изгнании бесов из гадаринца содержится в трех синоптических Евангелиях. Сцена, по-видимому, произошла в Гадаре, ныне Умм-Кейс в Иордании, недалеко от Тивериадского озера, или в Герасе. 
Святитель Иоанн Златоуст говорит нам, что это чудо показывает всю милость, провиденциальное око, которое Бог имеет к людям. И добавляет : « Из этой истории мы узнаем, что Бог следит не за всеми нами вообще, а за каждым из нас в отдельности »Иисус Христос прямо заявил об этом своим ученикам, сказав им : « Каждый волос на вашей голове сосчитан » (Мф. 10, 30) Отец Антоний Кароль-и-Хостенч сосредоточил свою проповедь на свободе человека.

По его мнению, насколько велика божественная сила, конкретизированная в этом чуде, настолько же важна свобода, предоставленная человеку, верить в Бога или не верить, несмотря на предоставленные доказательства. Умм-Кейс – город в Иордании, в иорданской провинции Ирбид, в 20 км к северо-западу от столицы провинции Ирбида и в 3 км к югу от реки Ярмук. Он был построен на месте древнего города Гадара. Город также назывался Антиохией или Антиохией Семирамиды и Селевкией и был одним из городов Декаполиса.


Из Евангелия Иисуса Христа от Марка


В то время Иисус и ученики Его пришли на другой берег Галилейского моря, в страну Гадаринскую. Когда Иисус вышел из лодки, навстречу Ему тотчас вышел из гробов человек, одержимый нечистым духом ; он жил в гробах, и никто не мог связать его, даже цепью ; правда, его часто связывали ножными кандалами и цепями, но он разбил цепи и кандалы, и никто не мог удержать его. 
Весь день и всю ночь он ходил среди могил и на холмах, кричал и бил себя камнями. Увидев Иисуса издали, он побежал к Нему, пал перед Ним и громко закричал : « Что Тебе нужно от меня, Иисус, Сын Бога Всевышнего ? Клянусь Тебе Богом, не мучь меня ! »

Иисус сказал ему : « Дух нечистый, выйди из этого человека ! » И спросил его : « Как твое имя ? » Человек сказал Ему : « Имя мне Легион, ибо нас много ». И они очень просили Иисуса не изгонять их из страны. Там, на склоне холма, было большое стадо свиней, которые искали себе пищу. Он разрешил им это сделать. Они вышли от человека и вошли к свиньям. С вершины скалы стадо бросилось в море: там было около двух тысяч свиней, и они тонули в море. Они разнесли эту весть по городу и по деревне, и люди пришли посмотреть, что случилось. Придя к Иисусу, они увидели, что бесноватый сидит, одетый и пришедший в себя, тот, в ком был легион бесов, и их охватил страх.

Те, кто видел все это, рассказали им историю о бесноватом и о том, что случилось со свиньями. И они стали умолять Иисуса покинуть их территорию. Когда Иисус вернулся в лодку, одержимый стал умолять Его, чтобы Он позволил ему побыть с ним. Он не согласился, но сказал ему : « Иди домой к своему народу и расскажи ему обо всем, что Господь сделал для тебя по Своей милости ». И пошел человек и стал возвещать в округе Декаполиса, что сделал для него Иисус, и все были в благоговении. (Мк. 5, 1-20)

Иисус исцеляет тещу Петра

Пережив бурю, Иисус и Его апостолы прибыли на другой берег озера. Марк рассказывает об этом гораздо подробнее, чем другие евангелисты : « Бесноватый непрестанно, ночью и днем, находился в гробницах и на горах, кричал и бил себя камнями ». Эти подробности, сохраненные Марком, показывают, до какой степени неистовства дошел несчастный. Его ярость удвоила его силы. Такое часто встречается у буйных сумасшедших, но Марк хотел указать на влияние сил тьмы . Гробницы и горы упоминаются вместе, потому что на Востоке гробницы представляли собой естественные пещеры или пещеры, вырытые в склоне холма. В этих отдаленных и мрачных местах бесноватый останавливался в поисках уединения.

Акты самонасилия, совершенные этим несчастным (побивание себя камнями), от которых его удержал только Марк, некоторые толкователи считают признаками раскаяния или отчаяния, а не простым следствием неистового безумия. Этот пациент, ставший жертвой власти тьмы, также испытывал ужасные нравственные страдания. С этой точки зрения мы можем лучше понять величие избавления, которым он был обязан Иисусу. Стремление больного побежать к Иисусу, как только он увидел Его издалека, и броситься к Его ногам, ясно доказывает, как заметил Ольсхаузен, что первое появление Иисуса оказало на него благотворное влияние, что он почувствовал влечение к Нему и ожидал облегчения.

До сих пор пациент действовал, осознавая себя и свое несчастье, но Иисус, приказав нечистому духу уйти, вызвал его сопротивление, что вызвало у его жертвы один из тех пароксизмов, в которых он был не более чем органом демона, который говорил через него. Добавив : « Заклинаю Тебя Богом », нечистый дух, несомненно, подумал, что Иисусу будет легче удовлетворить его просьбу не мучиться. Что же он имел в виду ? Иисус задал больному вопрос, чтобы успокоить его и заставить общаться с Ним.

В том смятении, экзальтации и страдании, в котором оказался этот человек, ничто не могло так вернуть его к себе и к реалиям его жизни, как произнести свое имя, уверенно сказать Иисусу, кто он такой. К сожалению, он все еще находился под влиянием злого духа и не мог ответить, ясно осознавая себя; тогда демон заговорил снова и, не без гордости и злобы, позаимствовал свое имя у тех страшных римских легионов, которые вызывали ужас и отвращение у еврейского народа. Лука говорит : « Несколько бесов вошли в него » ; это снова был дух, который добавил устами больного : « Нас много ». Понимаем ли мы под этим множественность влияний, которые дух оказывал на все способности своей жертвы ?

Или мы должны понимать, что в ней было много демонов ? Эта горная местность с обилием пещер и гробниц была особенно привлекательна для них. Лука дает более понятную причину этой просьбы : « Бесы боялись, что их отправят в бездну, которую они, несомненно, считали местом мучений »Та же мысль встречается у Матфея, где бесы умоляли Иисуса не мучить их до наступления времени суда. Слова: там, к горе, не противоречат словам Матфея : далеко от них; эти два термина выражают определенное расстояние.

В этой части повествования, сохраненной тремя евангелистами, приводятся факты, которые очень трудно объяснить, тем более трудно, что они не имеют аналогов в Новом Завете. Почему демоны, вынужденные покинуть свою жертву, попросились в свиней ? Потому ли, что эти лишенные органов духи, жалкие в своем отказе от Бога, любят обитать в организованных существах ? Было ли это сделано со злым намерением причинить вред этим животным, их хозяевам, возможно, даже Иисусу и его влиянию ?

Почему Иисус позволил им это сделать ? Потому ли, что это был способ избавить несчастного человека, который был объектом Его интереса и сострадания ? Или чтобы вынести приговор жителям региона и вызвать у них серьезные мысли ? Как он мог пренебречь понесенными ими потерями ? Неужели Он хотел наказать их (по крайней мере, тех из них, кто был иудеем) за то, что они нарушили закон и держали животных, которые по закону были нечистыми ? Бесноватый, который до этого момента был взволнован и неистовствовал, сел спокойно ; он был одет, тогда как раньше на нем вообще не было одежды : « Когда Иисус сошел на землю, встретился Ему один человек из города, одержимый несколькими бесами. Он уже давно был без одежды, и жилище его было не в доме, а в гробах ». ( Лк 8, 27) Он был в здравом уме, тот, кого Марк назвал сумасшедшим; он отозвал его, добавив эти слова : « Тот, у которого был легион ».

Эти люди были полны страха, видя только чудо, а не божественное сострадание Иисуса, совершившего его ; многие были оскорблены в своей алчности, и этого было достаточно, чтобы они в своей слепоте захотели лишить себя благословений присутствия Иисуса. Из глубокой благодарности исцеленный бесноватый захотел последовать за Иисусом ; он думал, что со своим благодетелем он будет в безопасности от ужасных бед, которые ему пришлось пережить. Почему Иисус не сделал этого с ним ? Иисус хотел оставить этого человека в его доме, с его семьей, чтобы он мог быть и памятником, и проповедником Божьей милости для всех. Пусть вся округа узнает, какие великие дела совершил для него Иисус.

Дьякон Мichel Houyoux


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◊ ИСЦЕЛЕНИЕ ГАДАРИНСКОГО БЕСНОВАТОГО : нажмите здесь, чтобы прочитать статью →
ИСЦЕЛЕНИЕ ГАДАРИНСКОГО БЕСНОВАТОГО (Лк. 8

◊ Православная Жизнь : нажмите здесь, чтобы прочитать статью → Почему гадаринский бесноватый стал одержимым и как.

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