Saint Bérenger de saint Papoul

Posté par diaconos le 26 mai 2024

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Saint Bérenger de Saint Papoul ‘est un saint de l’Église catholique, célébré localement le vingt-six mai. Il nous faut aller dans l’Aude, en pays Lauragais, près de Castelnaudary, pour retrouver trace de saint Bérenger qui fut, au XIe siècle, moine de l’abbaye de Saint-Papoul. Fondée au VIIIe siècle, l’abbaye bénédictine de Saint-Papoul est liée à la figure de saint Papoul, disciple de saint Sernin, premier évêque de Toulouse qui fut martyrisé dans cette localité. Ce fut le moine Bérenger qui fit sa renommée.

Bérenger naquit à Toulouse vers l’an 1005 de parents appartenant à la noblesse. Précocement vertueux, il prit l’habit dès l’adolescence à l’abbaye de Saint-Papoul dans l’Aude. Il y mena la vie d’ascète que suppose la stricte observance de la règle de Saint Benoît. Modèle pour ses congénères, il fut nommé maître des novices puis aumônier. Il exerça les charges de maître des novices, d’aumônier et de maître des travaux. Il pratiqua si bien toutes les vertus monastiques, qu’il fut canonisé. Au XIe siècle, l’abbaye, régie par la Règle de saint Benoît, connut une période prospère grâce au moine Bérenger. Modèle de vertus, des miracles se produisirent de son vivant.

Il mourut durant l’année 1093. Sa tombe dans l’abbaye -cathédrale dans la commune de Saint Papoul entraîna un pèlerinage. Ses reliques furent conservées à l’abbaye et suscitèrent de nombreux miracles, d’après ‘le Pays Cathare’).

L’abbaye sera plusieurs fois dévastée et réhabilitée.

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Abbaye de Saint-Papoul (Pays cathare) – Site de l’abbaye, histoire
- Vidéo: Village et abbaye de Saint-Papoul

Vénération

Ses reliques sont vénérées dans l’église abbatiale, dont le pape Jean XXII fit un évêché en l’an 1317, et qui le resta jusqu’à la Révolution française,. Faisant l’objet d’une dévotion particulière, jusqu’en Espagne, en raison de ses dons de guérisseur, sa sépulture attire bon nombre de pèlerins à l’abbaye.

Célébrités
Empereurs, rois, nobles et troubadours, portaient facilement ce nom au Moyen Âge, ce nom n’est plus porté aujourd’hui que sous sa forme féminine Bérengère ou Bérangère. Citons aussi le théologien Bérenger de Tours (+ 1088), qui vécut à la même époque que saint Bérenger de Tours et fut condamné par l’Église, surtout à cause de ses thèses sur l’Eucharistie, par pas moins de 14 conciles mais mourut en paix en paix avec l’Église à l’âge de 90 ans.

Pensée spirituelle d’un bénédictin

« Pour regarder constamment dans la direction de l’Invisible, un esprit de foi continuellement en éveil est nécessaire. » (Dom Oury.)

Courte prière d’un moine bénédictin du temps de Bérenger

« Dès le premier rayon du jour, ô Dieu fort, viens à moi, demeure avec moi, gouverne mes pensées, mes paroles et mes actes. » (Jean Gualbert, + 1073.)

Diacre Michel Houyoux

Liens externes

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Saint Madeleine Sophie Barat

Posté par diaconos le 26 mai 2024

Saint Madeleine Sophie Barat Visionary Founder Pray for Us

Saint Madeleine Sophie Barat

La persécution religieuse est bien antérieure au début de la guerre d’Espagne. Dès la proclamation de la Seconde république, les débordements firent de nombreuses victimes parmi le clergé catholique, tandis que des couvents et des églises furent attaqués et brûlés. En Espagne, au cours de la persécution menée contre les prêtres et les religieux au cours de la guerre civile, en 1936, six bienheureux martyrs : – à Montserrat en Catalogne, Charles Navarro, des Clercs réguliers des Écoles religieuses, et Germain Gonzalvo And+QSreu, prêtres,  dans la région de Valence, à Alzira, Vincent Pelufo Corts, prêtre , et Josèphe Moscardo Montalva, vierge ; à Bolbaite, Vincent Sicluna Hernandez, prêtre.

Les prêtres et les religieuses furent parmi les premières victimes des massacres ayant eu lieu, au début de la guerre civile, dans les zones loyalistes et notamment en Catalogne, lors de la Terreur rouge. Selon l’historien Benoît Pellistrandi, l’essentiel des assassinats de prêtres et religieux eut lieu en août, septembre, octobre 1936, à un moment où l’appareil d’État s’effondrait et faisait place à des règlements de comptes de villages et de quartiers, où on tuait autant d’instituteurs républicains, humanistes et laïcs, que de curés. Miliciens républicains revêtus des vêtements cléricaux des prêtres qu’ils exécutèrent. D’après Antonio Montero, treize évêques, 4 184 prêtres, 2 365 moines et 283 religieuses furent assassinés pendant cette période.

Selon l’historien Guy Hermet, les victimes qui ne portaient pas l’habit religieux furent plus nombreuses encore et le simple fait d’être repéré comme catholique notoire constitua une preuve de culpabilité. Selon l’historien Batolomé Bennassar, le soulèvement du 18 juillet ne fut pas la source de la persécution. Dès 1931, des centaines d’églises furent détruites. Pour cet universitaire, il existait bel et bien un projet de destruction de l’Église catholique et de la religion et impute une grande responsabilité aux anarchistes, particulièrement actifs en Aragon, Catalogne et à Valence.

Cette affirmation fut contredite par l’historien Benoît Pellistrandi selon lequel, il n’y a pas eu en Espagne de plan concerté et organisé de persécution antichrétienne. Durant l’été 1936, de nombreux massacres ont lieu de part et d’autre. À Badajoz, le 15 août, jour de la fête religieuse de l’Assomption, les troupes franquistes massacrèrent entre 2 000 et 4 000 civils ; de 7 000 à 8 000 religieux, prêtres, religieuses ainsi que 2 000 phalangistes furent exécutés en zone républicaine, loin des zones de combat ou en dehors du cadre de représailles à des exactions du camp adverse.

Le gouvernement légal ne condamna pas un seul instant ces crimes commis par ses propres partisans que ce fussent par les milices syndicales, les patrouilles de l’aube, ou par de simples meneurs pour lesquels le simple fait de porter la soutane vaut arrêt de mort. Des actes d’une grande violence frappèrent les religieuses ou les jeunes filles des organisations catholiques tombées entre les mains des républicains. La conséquence immédiate fut le ralliement de nombreux centristes catholiques aux militaires insurgés. En septembre 1936, l’archevêque de Salamanque fut le premier hiérarque catholique à apporter son soutien aux rebelles nationalistes.

Une circonstance tragique présida à sa naissance. Dans la nuit du 12 au 13, un incendie éclata dans la maison voisine de celle de Jacques Barat. Le danger fut si menaçant que sa femme qui attendait son troisième enfant, donne le jour prématurément de deux mois, à la petite Sophie. Elle était si chétive qu’on la fit immédiatement baptiser, à l’église saint Thibault, de crainte qu’elle ne vive pas, et l’on choisit son frère aîné, Louis Barat, comme parrain. Il était âgé d’une quinzaine d’années et se destinait à la prêtrise.

Sophie Barat vint au monde le 12 décembre 1779 que Sophie vient au monde dans une famille relativement modeste, mais instruite. Son père Jacques Barat était tonnelier, cultivateur et vigneron à Joigny dans l’Yvonne. Il sut s’élever de la condition de vigneron de son père et a fait fructifier son commerce, tout en devenant propriétaire d’une petite maison. Sa mère, née Madeleine Fouffé, était d’une naissance un peu moins modeste. Instruite pour son temps, elle donna à ses trois enfants une éducation qui fera de deux d’entre eux des personnalités marquantes dans le monde catholique.

Grâce à des soins assidus, Sophie se fortifie et montre très vite une intelligence peu commune : « Je n’avais que dix-sept mois quand je m’aperçus que j’existais, écrit-elle dans ses mémoires . Louis lui fait suivre le soir à la maison les cours qu’il donne aux jeunes gens du collège de Joigny, tant dans le domaine des sciences exactes que dans les domaines de la littérature ou de la religion.

Montée à Paris et rencontre avec le père Varin

Jeune diacre du diocèse de Sens, régent au collège de Joigny, Louis Barat prêta dans un premier temps le serment à la Constitution civile du clergé mais se rétracte en 1792. Il fit alors partie du clergé réfractaire fidèle au pape et à la monarchie. Emprisonné, il échappe à la guillotine et retrouva sa liberté à la chute de Robespierre, il fut ordonné prêtre en 1795 et décida d’aller exercer son ministère à Paris. Il demanda à ses parents d’emmener sa sœur qui avait 15 ans pour tenir son petit ménage et lui donner une éducation supérieure et théologique sous sa conduite rigoureuse.

Âgée de 9 ans quand éclata la Révolution française et de 14 ans quand Robespierre fut renversé, la jeune Sophie fut profondément marquée par la Terreur qui joua un rôle important dans sa vie spirituelle. Ce fut pour en réparer les excès et les erreurs qu’elle souhaita voir se créer une nouvelle forme de vie religieuse. Elle vit dans la Révolution française un régime qui atteignit les droits de Dieu et outragé le Cœur du Christ dans la mesure où il entrava les modalités habituelles du culte, contrarié les formes traditionnelles de la transmission de la foi, brisé les cadres ecclésiastiques anciens et empêché le clergé de tenir son rôle.

Le 17 juillet 1794, les jeunes prêtres Charles de Broglie, Joseph Varin (1769-1850), Charles Leblanc et les frères Léonor et Xavier de Tournély s’étaient regroupés pour constituer la Société du Sacré-Cœur, pour préparer la restauration de la Compagnie de Jésus en France. « Saint Ignace sera glorifié de compter pour enfants les enfants du Sacré-Cœur » écrivit l’abbé Léonor de Tournély, qui eut en projet de créer une Société de femmes dévouées à assurer par le Sacré-Coeur l’éducation des jeunes filles, et en rédigea les bases : « Se dévouer au Cœur de Jésus, ressusciter l’amour de Jésus dans les âmes et la lumière de sa doctrine dans les esprits ; pour cela prendre les sentiments et les dispositions intérieures de ce Cœur divin et les répandre par le moyen de l’éducation de la jeunesse ».

Il mourut le 9 juillet 1797 avant d’avoir pu réaliser son projet. L’idée fut reprise par son confrère Joseph Varin. Louis Barat, qui avait rallié ces prêtres et qui était devenu l’auxiliaire de l’abbé Varin, lui présenta sa sœur Sophie. « J’allai voir Mademoiselle Sophie Bara », et je trouvai une personne très délicate de tempérament, extrêmement modeste et d’une grande timidité. Quelle pierre fondamentale ! me dis-je en moi-même. » racontait l’abbé Varin ,En effet, c’était sur elle que Dieu voulait édifier la Société de son Cœur. » Le noviciat commença presque aussitôt. De Paris, Sophie, envoya à sa mère une broderie du Sacré-Cœur, qui s’appuya sur l’Écriture, la théologie, la tradition et tout son élan mystique.

Le pape Grégoire XVI approuva les constitutions en 1843. Les constitutions de 1852. Le vingt et un novembre 1800, Sophie et ses compagnes prononcèrent leurs premiers vœux lors de la fondation de la Congrégation des Sœurs du Sacré-Cœur. La Société prit corps avec l’ouverture de la maison d’Amiens en octobre 1801. Sophie fit profession religieuse le jour de la Pentecôte, le 7 juin 1802.De toute la France arrivèrent très vite de nouvelles jeunes filles à former. Successivement, de petites communautés assemblées dans le même but que le Sacré-Cœur demandèrent à s’y rattacher. À ces maisons multipliées, il fallait une autorité centrale.

La nomination d’une supérieure générale s’imposa en très peu de temps. Le 18 janvier 1806,  Madame Barat» fut élue, elle n’avait pas encore vingt-sept ans. Avant de s’appeler Société du Sacré-Cœur de Jésus, la congrégation s’appela Dilette di Gesù, puis en 1804 Dames de l’association de l’Instruction chrétienne. Le 10 mars 1807, l’empereur Napoléon approuva par décret la fondation de l’Association de l’Instruction chrétienne peu avant de disperser le 1er novembre 1807 les Pères de la Foi, suspects de royalisme.

En 1814, après que le pape Pie VII eut rétabli la Compagnie de Jésus, l’association prit son nom définitif. Après quelques difficultés dans la rédaction des constitutions, certaines mères ayant fait prendre une orientation différente des vues d’origine, Sophie réussit à revenir aux intentions primitives avec d’autant plus de vigueur que, parallèlement, la Compagnie de Jésus ayant été rétablie, les Pères de la Foi, dont l’abbé Varin, y entrèrent. Ce fut avec son aide qu’elle établit les premières constitutions en novembre 1815. À partir de 1815, la Société du Sacré-Cœur entra dans une phase de consolidation et d’affirmation qui apaisa progressivement les conflits.

Le passage à un nouveau régime politique, le rétablissement de la royauté surtout, permirent d’user de l’appellation de Sacré-Cœur à laquelle on ne faisait auparavant référence qu’entre soi. La Société pouvait désormais porter un nom qui exprimait son charisme et sa raison d’être. Les constitutions furent approuvées en 1816 par le pape Pie VII et la Société du Sacré-Cœur de Jésus fut reconnue par un bref du pape Léon XII le 22 décembre 1826. La révolution de 1830 amena le transfert du noviciat hors de France. L’extension internationale créa de nouvelles exigences. L’adaptation des constitutions, trop alignées sur celles de la Compagnie de Jésus, suscita de nouveau une menace de crise.

L’obéissance de Sophie, la dignité de son attitude, la qualité de ses relations avec les papes successifs, notamment avec Grégoire XVI, permirent de franchir une nouvelle fois les obstacles. Le pape Grégoire XVI approuva les nouvelles constitutions en 1843 et à partir de cette date, les fondations se multiplièrent en France, en Irlande, en Angleterre, en Belgique, en Autriche, en Suisse et en Espagne. Ces institutions donnaient ainsi dans toute l’Europe un enseignement uniquement en français, il en sera ainsi jusque dans les années 1970 pour les jeunes filles des classes élevées. En 1850, Sophie Barat rencontra à Rome le pape Pie IX, qui approuva les réformes qu’elle lui proposa, concernant notamment la nomination de supérieures provinciales.

Développement de la congrégation à travers le monde

La congrégation fut consacrée à l’éducation des jeunes filles. Le premier pensionnat dont Sophie Barat prit la direction fut installé à Amiens en octobre 1801, puis vint Grenoble en 1805. Sophie reçut la bénédiction de Pie VII à Lyon. L’extension se poursuivit à Poitiers, et Niort et en 1808, Beauvais, Chambéry, Lyon, Bordeaux, Le Mans, Autun, Besançon, Turin , Metz, Lille, Perpignan, Avignon, Rome, Bruxelles, en 1836, Marseille, Nantes, Tours, Montréal en 1842, Algérie en 1844, Laval, Montpellier, Nancy Galicie.

Sophie eut une vie très itinérante et mouvementée. À partir de 1806 et pendant tout le reste de sa vie, au moins jusqu’en 1852, elle alla de maison en maison pour fonder, agréger des communautés qui demandèrent la fusion, communiquer l’esprit» de la congrégation, dynamiser et renforcer l’unité Philippe Duchesne seconda Sophie. Elle avait prononcé ses vœux en 1805, peu après la création de la congrégation, et apporté une dot importante. La rencontre avec Monseigneur Guillaume -Vallentin Dubourg, venu recevoir la consécration épiscopale en 1816 comme premier évêque de Louisiane fut déterminante.

Il demanda des religieuses pour l’éducation féminine dans son diocèse d’Amérique nouvellement créé. Le 19 mars 1818, pour Madame Duchesne, ce fut le grand départ pour la Louisiane. De là, elle développa considérablement la congrégation. Philippine Duchesne fut béatifié par le pape Pie XII le 12 mai 1940 et canonisée le 3 juillet 1988 par le pape Jean-Paul II. En mai 1865, la congrégation comprenait 3 539 religieuses réparties en 99 communautés à travers le monde. Le 21 mai 1865, Sophie Barat annonça sa mort prochaine : « Je me suis empressée de venir aujourd’hui car Jeudi nous allons au Ciel… »

Sophie Barat mourut à Paris, dans la maison mère du boulevard des Invalides, aujourd’hui musé Rodin, le jour de l’Ascension, le 25 mai 1865. Sa dernière pensée, consignée dans son testament, résume bien toute sa vie : « L’amour du Cœur de Jésus, pour le salut des âmes, selon le but de notre vocation ».

Déplacements successifs de son corps

Sophie Barat fut inhumée le 29 mai 1865 au cimetière de Conflans, un quartier de la ville de Charenton-le-Pont aux portes de Paris où elle avait fondé un pensionnat en 1832 dans une partie du château de Conflans, propriété de l’archevêque de Paris, et étendu cet établissement à proximité dans des bâtiments construits autour de 1850 à l’emplacement d’un ancien couvent de Bénédictines fermé à la Révolution. Durant l’instruction du dossier permettant l’introduction de sa cause de canonisation, une première exhumation de son corps pour permettre l’examen de ses restes eut lieu le 2 octobre 1893. Grande fut la surprise de constater la conservation inexpliquée de son corps.

Après avoir été installé dans la chapelle Notre-Dame-des-Sept-Douleurs de Conflans, le corps fut de nouveau inhumé à Conflans dans un nouveau cercueil le 26 octobre 1893. Le 30 avril 1904, les congrégations religieuses quittèrent la France à la suite du vote de la loi du 5 juillet leur interdisant l’enseignement et les expropriant. Le cercueil de Sophie fut transporté dans l’«établissement de la congrégation à Jette en Belgique. Sophie fut alors inhumée dans la crypte de la grande chapelle de cet établissement.

Entre le 27 juillet 1908 et le 13 août 1908, le cercueil fut ouvert à plusieurs reprises en vue de la béatification. Cette fois encore, son corps fut trouvé intact. Un masque du visage fut réalisé. Le 30 avril 1909, le corps fut déposé dans la châsse en bronze doré dans laquelle elle repose depuis. Au début de 1934, une chapelle consacrée à sainte Madeleine-Sophie Barat fut construite près de la chapelle de Jette. La châsse y fut transférée le 11 septembre 1934. Le 2 octobre 1982, la congrégation quitta Jette, seules quelques sœurs restèrent au Petit château, bâtiment qui avait été acheté par Sophie, et assurèrent l’entretien de la châsse.

Fin 1993, la grande chapelle néogothique de Jette est démolie, la petite chapelle consacrée à Madeleine-Sophie n’est plus accessible. Le 17 février 1994, la châsse est alors déménagée provisoirement dans un salon du Petit château. Le 24 mai 1998, la châsse fut transportée à Bruxelles, rue de l’Abondance, dans la maison provinciale de Belgique-Pays-Bas. De façon à éviter de nouveaux déplacements de la châsse, la direction de la congrégation décida d’installer la châsse dans un lieu définitif. En septembre 2007, la décision fut prise de l’installer dans la chapelle du Sacré-Cœur de l’église Saint François Xavier à Paris.

Cette église se trouve à côté des bâtiments où Sophie a vécu : le siège de la congrégation, aujourd’hui musée Rodin et l’établissement d’enseignement pour les jeunes filles, aujourd’hui lycée Vixtor-Dury. La date fut fixée au vendredi 19 juin 2009, fête du Sacré-Cœur. Ce fut ce jour-là qu’eut lieu une très importante cérémonie, présidée par le cardinal André-Vingt-Trois, archevêque de Paris, entouré de Monseigneur Georges Gilson, archevêque émérite de Sens-Auxerre, Monseigneur Yves Patenôtre, archevêque titulaire de Sens-Auxerre, Monseigneur Antoine Hérouard, secrétaire général de la Conférence des évêques de France, Monseigneur Patrick Chauvet, curé de Saint-François Xavier, d’une quarantaine de prêtres, de quelques centaines de religieuses de la Société du Sacré-Cœur de Jésus, et de plus de 1 000 fidèles.

Affaire du masque

En 1993, le masque mortuaire et le moulage en argent des mains de la sainte furent dérobés au couvent de Jette à l’occasion de la démolition de la chapelle. Deux ans plus tard, début 1995, ces objets furent retrouvés chez le baron Benoît de Beauvoisin. Inculpé de recel, celui-ci fut condamné en février 1996, par le tribunal correctionnel de Bruxelles, à six mois de prison et 1 000 FB d’amende ; Alfred Collins fut reconnu coupable du vol et condamné à deux ans de prison et 1 000 FB d’amende.

Sophie versus Madeleine-Sophie

Dans son acte de baptême, ses parents lui donnent deux prénoms : Magdelaine, suivi de Sophie. L’usage de l’époque était de placer le prénom usuel en dernier. C’est ainsi que de sa naissance à l’entrée dans sa communauté, elle fut appelée par son prénom Sophie, de même pendant toute sa vie, sa famille et ses amis l’appelaient toujours Sophie. Sa sainte patronne est sainte Sophie, veuve chrétienne martyrisée avec ses trois filles sous le règne de l’empereur romain Hadrien vers 140.

En juin 1801 à Amiens, avec trois autres sœurs, elle fit ses vœux au sein de la communauté créée par le père Joseph Varin. Elle fut alors appelée sœur Sophie au sein de la communauté. Le 21 décembre 1802, le père Joseph Varin la nomma supérieure de la communauté. Dès cet instant et jusqu’à sa mort, elle sera appelée mère Barat au sein de la communauté. Sophie Barat a une dévotion particulière pour sainte Madeleine, le prénom de sa mère. À partir de son élection de supérieure générale en 1806, elle déclara explicitement que sainte Madeleine est sa patronne et elle désira qu’on célèbre sa fête le 22 juillet : jour de la fête de sainte Madeleine.

Sa signature est Sophie Barat ou Sophie tout court jusqu’en 1809, lors qu’apparut la signature Barat sans prénom, qui fut en concurrence avec Sophie Barat jusqu’en 1818 où elle signa ensuite toujours Barat, sans prénom, sans initiale. C’est après sa mort qu’elle devint connue comme Madeleine-Sophie Barat. Au sein de sa congrégation, on l’appelait habituellement Madeleine-Sophie et ce fut sous le nom de  Madeleine-Sophie Barat que son procès en canonisation fut instruit dès 1872.

Béatification et canonisation

Dès le mois de mai 1870, le pape exprima son désir de voir introduire la cause de la mère Barat. Sophie Barat laissa une correspondance qui témoigne de son inlassable activité, plus de quatorze mille lettres furent versées au dossier du procès de béatification. Les différentes étapes en sont les suivantes : 25 mai 1865, en la fête de l’Ascension : Madeleine Sophie Barat mourut à Paris, mai 1870 : le pape Pie IX exprima à la supérieure, mère Goetz, son désir personnel de voir introduire la cause de la mère Barat.

En mai 1872 : le procès informatif s’ouvrit au sein du diocèse de Paris. août 1872 : le procès informatif ouvrit au sein du diocèse de Rome ; 18 juillet 1879 : le pape Léon XIII signa le décret pour l’Introduction de la cause. La Mère Barat fut désormais vénérable ; le 12 février 1905 : le pape Pie X promulgua le décret d’héroïcité des vertus ;  en décembre 1907 : le décret pour l’approbation de deux miracles celui d’une autrichienne, la sœur Lippe en août 1882 et celui de la jeune élève Nancy Bakewell à Saint-Louis aux États-Unis fut promulgué.

Le 24 mai 1908 : un bref du pape Pie X proclama la béatification de la mère Barat, désormais  bienheureuse, sa fête est fixée au 25 mai ; 28 décembre 1924 : le pape Pie XI promulgua le décret des deux miracles pour la mère Barat (le premier pour l’allemande Marie de Salm le 30 août 1912, et le second pour l’américaine Rose Coyne à New York en mai 1919 et le curé d’Ars  ; fin janvier 1925 : Rome annonce que la canonisation aura lieu le 25 mai ; le dimanche 24 mai 1925 : le pape Pie XI canonisa « sainte Madeleine-Sophie Barat et de  sainte Marie-Madeleine Postel, fondatrice des religieuses des Écoles chrétiennes de la Miséricorde.

En trois semaines, la piété française vit la canonisation le 10 mai des 32 religieuses d’Orange, martyres en 1794 ; le 17, de Thérèse de l’Enfant-Jésus ; le 24 des mères Marie-Madeleine Postel, fondatrice de la Congrégation des sœurs des Écoles chrétiennes de la Miséricorde en 1807 et Barat ; le 31, du père Jean Eudes et du curé d’Ars. Comme pour tous les autres fondateurs d’ordre religieux qui ont été canonisés, une statue, réalisée en 1934 par le sculpteur Enrico Quattrini, lui est dédiée dans la basilique Saint-Pierre de Rome.

Son œuvre

En 1806, Sophie Barat est élue supérieure de la Congrégation des sœurs du Sacré-Coeur parce que c’est elle qui réunit les qualités pour cette place : son union intime avec Dieu, sa douceur, sa prudence, son dévouement entier à la congrégation, la sagesse de son gouvernement qu’on avait déjà éprouvée, tous les talents réunis dans un âge où tant d’autres ne font que donner des promesses font croire que Dieu l’avait suscitée dans son amour pour la fondation de la congrégation.

Sophie Barat a fait preuve ensuite d’une étonnante capacité d’adaptation face aux difficultés des situations qu’elle a traversées. Au sein de sa congrégation, elle a été aux prises avec une contestation qui s’est manifestée à deux reprises entre 1809 et 1815 et entre 1839 et 1843. Dans les deux cas, les dissensions portaient sur la spiritualité du Sacré-Coeur et sur la forme de vie religieuse qu’elle avait voulu instaurer. Chaque fois, Sophie a fait face avec simplicité et humilité en tenant dans les épreuves grâce à une prière profondément enracinée en Jésus-Christ, sachant à la fois pardonner et maintenir son œuvre dans l’esprit des origines.

Femme étonnamment ouverte aux besoins de son temps, elle fut attentive à y répondre de son mieux. Elle a travaillé à donner aux femmes un rôle de premier plan pour la reconstitution du tissu social. Elle a aussi révélé de remarquables qualités relationnelles, manifestant de l’aisance aussi bien avec les grands de ce monde qu’avec les enfants et leurs familles. Les plus pauvres savaient trouver auprès d’elle accueil et soutien. Le principe était simple: ouvrir des pensionnats payants d’élite pour les jeunes filles de la haute bourgeoisie afin de financer des œuvres, comme des écoles d’externes, pour les classes plus modestes.

Elle, qui dans son adolescence avait rêvé de la vie du Carmel a su concilier, au cours de sa longue vie, action et contemplation. Elle a créé une vie apostolique nouvelle fondée sur l’intériorité et l’union au Cœur de Jésus. Son activité apostolique fut très intense : de très nombreux voyages à travers l’Europe, tout en gouvernant au quotidien la congrégation, et pas moins de 14 000 lettres autographes. Ces lettres, réunies après sa mort, témoignent de son attention affectueuse à chacune, de sa prudence, de son zèle.

L’influence de Sophie s’est exercée dans deux sens. Elle et sa société ont pris une part importante dans l’extension de la dévotion au Sacré-Cœur, qui devait prendre une place de choix à partir du milieu du XIXe siècle. L’importance attachée à l’éducation solide des filles de la bourgeoisie s’est révélée une intuition fructueuse puisqu’elle contribua à faire en grande partie échapper les familles de ce milieu à la désagrégation religieuse qui allait affecter les élites françaises gagnées par le positivisme et l’anticléricalisme.

L’ouverture des lycées napoléoniens, puis républicains, aux filles, œuvre du ministre de l’Instruction publique Victor Duruy, pour ne pas laisser le monopole de l’éducation des filles de la bourgeoisie aux congrégations, est, en un certain sens, un hommage paradoxal rendu à l’intuition de Sophie. L’institut, qui leur est confisqué par la Troisième république, du boulevard des Invalides est du reste renommé lycée Victor-Duruy et sera, jusqu’à la mixité des années 1970, un lycée de jeunes filles des plus prestigieux de la capitale.

Correspondance

Grâce à ses archives, la Société du Sacré-Cœur (Rome et Potiers) a regroupé en 68 volumes les 14 000 lettres rédigées par Sophie Barat. Par ailleurs, Jeanne de Charry (rscj) a publié en 1982 l’ouvrage : Joseph Varin, Lettres à sainte Madeleine-Sophie Barat (1801-1849). Cet ouvrage, de 396 pages, contient le texte intégral des lettres, avec notes et index analytique.

Autres écrits

  • Souvenirs du premier noviciat de Poitiers, 1 vol. – Lettres circulaires adressées aux religieuses, 2 vol.- Lettres adressées à toute la Société, Rome, maison mère, 1960, 256 pages. – Lettres pour les supérieures, leur conseil et les économes, Rochampton, 1904, 349 pages.- Conférences aux religieuses, Rochampton, 1900, 2 vol., 454 et 477 pages. - Lettres choisies adressées aux religieuses, 5 vol. – 1804-1822, Rochampton, 1920, 475 pages. – 1823-1837, Rome, maison mère, 1928, 491 pages. – 1838-1850, Rome, maison mère, 1940, 415 pages. – 1851-1860, Rome, maison mère, 1955, 419 pages. En  1860-1865, Rome, maison mère, 1957, 278 pages. - Lettres choisies pour les seules supérieures, 5 vol. – En 1816-1850, Rome, maison mère, 1922, 300 pages. – 1850-1865, Rome, maison mère, 1928, 491 pages. – série complémentaire, 1826-1857, Rome, maison mère, 1954, 478 page -  Correspondance Sainte Madeleine-Sophie Barat – Sainte Philippine Duchesne, éd. Jeanne de Charry, 4 vol., 1988-2000. Écrits de Poitiers, préface par Monseigneur Albert Rouet, archevêque de Poitiers, éditions Robert Favreau, in collection Trésors poitevins, 2011.

Iconographie

Sophie Barat a toujours refusé qu’on la photographie ou qu’on peigne son portrait, au prétexte que : « Ce n’est pas mon visage qu’il faut reproduire. C’est mon affection pour vous qu’il faudrait photographier ; vous auriez alors quelque chose » Les seuls portraits connus sont celui réalisé par le peintre Savinien Petit, qui avait rencontré Sophie Barat et qui a réalisé son portrait après sa mort, ainsi qu’une photo prise à son décès. Toutes les images pieuses la représentant sont donc interprétées à partir de ces portraits ou du masque mortuaire réalisé en 1908.

Articles connexes

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Dreifaltigkeitssonntag

Posté par diaconos le 24 mai 2024

Dreifaltigkeitssonntag: Drei sind einer - katholisch.de

Die Konzile von Nizäa im Jahr 325 und Konstantinopel im Jahr 381 schafften schließlich Klarheit und beschlossen das Nicaeno-Konstantinopolitanum, unser heutiges Großes Glaubensbekenntnis: « Wir glauben an den Heiligen Geist, der mit dem Vater und dem Sohn angebetet und verherrlicht wird, «   Im Kirchenjahr kommt dem Trinitätssonntag eine wichtige Rolle zu; er markiert nach dem Ende des Osterfestkreises an Pfingsten den Übergang der Kirche in die normale Zeit im Jahreskreis, bis am ersten Adventssonntag ein neues Kirchenjahr mit dem Weihnachtsfestkreis beginnt. In der Liturgie ist in dieser Zeit die Farbe Grün vorherrschend.

Sie steht für neues Leben und Hoffnung.Die liturgische Farbe des Dreifaltigkeitssonntags selbst ist allerdings Weiß. Als Farbe des Lichtes, des Friedens, der Freude und der Unschuld symbolisiert sie Reinheit, Glanz und Vollkommenheit, ganz im Sinne von 1 Joh 1,5 (« Gott ist Licht »). Man wird den Priester an diesem Festtag im Gottesdienst also in einem weißen Messgewand am Altar stehen sehen, wenn er den Schlusssegen spricht, der an keinem anderen Tag so passend ist, wie am Dreifaltigkeitssonntag : « Es segne und behüte euch der allmächtige und barmherzige Gott, der Vater, der Sohn und der Heilige Geist. » 

Im Christentum ist die Dreifaltigkeit (oder Heilige Dreifaltigkeit) der eine Gott in drei verschiedenen Personen: dem Vater, dem Sohn und dem Heiligen Geist, die gleichwertig sind und dieselbe göttliche Substanz haben. Der Glaube an die Trinität ist das gemeinsame Grundprinzip der wichtigsten christlichen Konfessionen: Katholizismus1, Orthodoxie und Protestantismus. Die Grundlage dieser Lehre kommt im Symbol des ersten Konzils von Konstantinopel im Jahr 381 zum Ausdruck.

Der Begriff « Dreifaltigkeit » kommt im Neuen Testament nicht ausdrücklich vor, aber die drei Personen werden dort mehrfach genannt und manifestiert. Für die christliche Theologie bilden diese drei Personen oder Hypostasen den einen Gott (eine Natur, ein Wesen oder eine Substanz) in Form der Trinität. Die drei Personen sind in einer dauerhaften Beziehung von Ewigkeit her durch eine Beziehung, die Perichorese genannt wird, voneinander abhängig. Obwohl das Wort « Trinität » im Neuen Testament nicht vorkommt, werden die drei göttlichen Personen dort genannt, handeln und manifestieren sich, insbesondere im Matthäusevangelium und im zweiten Korintherbrief

Für die christliche Theologie teilen diese drei Personen oder Hypostasen, die den einen Gott in Form der Dreifaltigkeit bilden, ein einziges göttliches Wesen (ousia im Altgriechischen). Der Wille ist nicht an die Person, sondern an die Essenz gebunden. Der Vater, der Sohn und der Geist haben also einen gemeinsamen Willen, den Willen Gottes. Die drei Personen sind voneinander abhängig und nicht unabhängig (das wäre dann ein Triteismus). Es war das Erste Konzil von Konstantinopel im Jahr 381, das die Bedingungen für das Dogma der Trinität und die Göttlichkeit des Sohnes festlegte : Er ist vom Vater gezeugt, aber nicht geschaffen, er ist wahrer Gott, geboren aus wahrem Gott, er ist mit ihm « wesensgleich ». Das Adjektiv « wesensgleich », das im Neuen Testament nicht vorkommt, wird von den östlichen Bischöfen nur widerwillig akzeptiert

Tertullian verwendet die lateinischen Begriffe substantia, was dem griechischen οὐσία / ousia (« Wesen », « Substanz », « Sein ») entspricht, und persona, was « Schauspielermaske », « Rolle », also « Person » bedeutet und dem griechischen πρόσωπον / prosôpon, « Gesicht », also « Maske », « Charakter » und « Person » entspricht. das griechische πρόσωπον / prosôpon, « Gesicht », also « Maske », « Charakter » und « Person ».0 Der Begriff ὑπόστασις / hupostasis, « Hypostase », d. h. « Basis », « Grundlage », also « Materie », « Substanz », wurde auf dem Konzil von Nicäa in Verbindung mit ousia verwendet. Im Anschluss an Basilius von Caesarea wurde die Formel « eine ousia in drei Hypostasen » angenommen.

Nach der christlichen Lehre wurde das Dogma der Dreifaltigkeit als Konsequenz aus der Art und Weise formuliert, wie Gott sein Geheimnis offenbarte: Nachdem er zunächst dem jüdischen Volk seine Existenz und Einzigartigkeit offenbart hatte – eine Tatsache, die im Alten Testament ihren Niederschlag findet -, offenbarte er sich anschließend als Vater, Sohn und Heiliger Geist, indem er den Sohn und den Heiligen Geist sandte – eine Tatsache, die im Neuen Testament ihren Niederschlag findet.

# Im Christentum ist die Trinität (oder Heilige Dreifaltigkeit) der eine Gott in drei Personen: der Vater, der Sohn und der Heilige Geist, die gleichberechtigt sind, dasselbe göttliche Wesen haben und sich doch grundlegend unterscheiden. Der Begriff Trinitas (= tri + unitas) wurde im Lateinischen von Tertullian (155-220) geprägt. Der Glaube an die Trinität ist das gemeinsame Grundprinzip der wichtigsten christlichen Konfessionen: Katholizismus, Orthodoxie und Protestantismus. Die Grundlage dieser Lehre kommt im Symbol des Nizänums zum Ausdruck. Der Begriff « Dreifaltigkeit » kommt im Neuen Testament nicht ausdrücklich vor, aber die drei Personen werden dort erwähnt und zeigen sich bei verschiedenen Gelegenheiten sowohl in ihrer Unterscheidung als auch in ihrer Einheit. Für die christliche Theologie bilden diese drei Personen oder Hypostasen den einen Gott in Form der Trinität.

Nach der christlichen Lehre ist das Dogma der Trinität die Folge der Art und Weise, wie Gott sein Geheimnis offenbart hat: Nachdem er sich zunächst dem jüdischen Volk in seiner Existenz und Einzigartigkeit offenbart hat, wie es im Alten Testament heißt, offenbarte er sich dann als Vater, Sohn und Heiliger Geist, indem er den Sohn und den Heiligen Geist sandte, wie es im Neuen Testament heißt. Das trinitarische Konzept (griechisch triad) taucht erstmals bei Theophilus von Antiochien um 180 auf, um Gott, seinen Logos und seine Weisheit (Heiliger Geist) zu bezeichnen. Die Schriften der Kirchenväter – Justin von Nablus, Irenäus von Lyon, Clemens von Alexandrien, Tertullian und Origenes – zeugen von den Debatten, die in den ersten drei Jahrhunderten in der Kirche geführt wurden.

Das Gleiche gilt für die späteren Anprangerungen der verschiedenen Irrlehren. Obwohl der Vater, der Sohn und der Heilige Geist im Neuen Testament eindeutig präsent sind, sind wir noch weit von der genauen Lehre der Dreifaltigkeit entfernt, wie sie im 4. Jahrhundert definiert worden wäre.

Aus dem Evangelium von Jesus Christus nach Matthäus

Zu jener Zeit gingen die elf Jünger nach Galiläa, zu dem Berg, auf den Jesus sie geschickt hatte. Als sie ihn sahen, warfen sie sich vor ihm nieder, aber einige von ihnen hatten Zweifel.
Jesus wandte sich an sie und sagte : « Mir ist alle Macht im Himmel und auf Erden gegeben worden. Geht und macht alle Völker zu meinen Jüngern. Tauft sie auf den Namen des Vaters und des Sohnes und des Heiligen Geistes und lehrt sie, alles zu befolgen, was ich euch befohlen habe. Und ich bin bei euch bis zur Vollendung des Zeitalters. » (Mt 28,16-20)

Jesus erscheint den Elf in Galiläa

Die Elf gingen nach Galiläa, zu dem von Jesus angegebenen Berg. Sie warfen sich vor ihm nieder, aber einige hatten Zweifel. Jesus behauptete, dass alle Macht ihm gehöre: Er befahl seinen Jüngern, zu allen Völkern zu gehen, sie zu unterrichten, zu taufen und sie zu lehren, seine Gebote zu halten ; er versprach, jeden Tag bei ihnen zu sein bis zum Ende der Welt. Es scheint, dass er, als er seinen Jüngern befahl, nach seiner Auferstehung nach Galiläa zu gehen, auch einen Berg bestimmte, auf dem sie ihn treffen würden. Die Ereignisse im Leben Jesu, wie die Rede, mit der er seine Herrschaft als Messias einleitete, die Offenbarung seiner Herrlichkeit bei der Verklärung und die Abschiedsrede, fanden auf Bergen statt.

Matthäus erwähnt nur die Apostel, die durch den Tod des Judas auf diese Zahl reduziert wurden : « Dann warf er die Silbermünzen im Tempel weg, zog sich zurück, ging hin und erhängte sich ». (Mt 27,5) Da Jesus aber viele Jünger in Galiläa hatte, die sich eilig versammelten, als sie von den aus Jerusalem zurückgekehrten Aposteln die Nachricht von seiner Auferstehung hörten, waren einige Ausleger der Meinung, dass die Elf bei dieser Begegnung auf dem Berg nicht allein waren, und identifizierten diese Erscheinung mit derjenigen, bei der Jesus nach Paulus von mehr als fünfhundert Brüdern gleichzeitig gesehen wurde : « Dann erschien er mehr als fünfhundert Brüdern gleichzeitig, von denen die meisten noch leben und einige tot sind ». 1 C0 15, 6)

Es war für sie einfacher, die in dieser Vermutung erwähnten Zweifel zu erklären. Diese Zweifel waren auch unter den Aposteln aufgekommen. Matthäus erwähnt weder die Erscheinungen Jesu vor seinen Jüngern in Judäa noch die Gespräche, die er dort mit ihnen führte. Aber hätte er sie ignorieren können? Hat er nicht selbst von der Begegnung Jesu mit den Frauen am Grab und den Worten, die er zu ihnen sprach, berichtet? Und wurden nicht alle Ereignisse in Jerusalem zwischen dem auferstandenen Jesus und seinen Jüngern sofort allen bekannt gemacht ?

Und als sie ihn sahen, beteten sie ihn an; einige aber zweifelten. Der Glaube an die Göttlichkeit des Gottessohnes, der in den Herzen vieler noch unsicher und schwach ist, erwacht beim Anblick Jesu siegreich : Triumphierend über den Tod sagt Thomas zu ihm : « Mein Herr und mein Gott » (Joh 20, 28). « Alle Völker lehren ». Das war das Ziel der Barmherzigkeit Gottes, die keine Grenzen kennt, wenn es um unsere gefallene Menschheit geht. Dieser Befehl war eine Verheißung : « Und weil die Ungerechtigkeit zugenommen hat, wird die Liebe vieler erkalten » (Mt 24, 12). 

Wie können wir die Völker zum Lernen bringen? Durch diese drei Mittel : Unterweisung, Taufe und die moralische Verpflichtung, alle Lehren Jesu in die Praxis umzusetzen. Die Unterweisung wurde allen Völkern zuteil: Die Taufe wurde denjenigen zuteil, die unter ihnen zu Jüngern gemacht worden waren. Diese getauften Jünger sollten von den Aposteln gelehrt werden, alles zu befolgen, was Jesus geboten hatte.

Diakon Michel Houyoux


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Dreifaltigkeitssonntag

Posté par diaconos le 24 mai 2024

Dreifaltigkeitssonntag: Drei sind einer - katholisch.de

Im Christentum ist die Dreifaltigkeit (oder Heilige Dreifaltigkeit) der eine Gott in drei verschiedenen Personen: dem Vater, dem Sohn und dem Heiligen Geist, die gleichwertig sind und dieselbe göttliche Substanz haben. Der Glaube an die Trinität ist das gemeinsame Grundprinzip der wichtigsten christlichen Konfessionen: Katholizismus1, Orthodoxie und Protestantismus. Die Grundlage dieser Lehre kommt im Symbol des ersten Konzils von Konstantinopel im Jahr 381 zum Ausdruck.

Der Begriff « Dreifaltigkeit » kommt im Neuen Testament nicht ausdrücklich vor, aber die drei Personen werden dort mehrfach genannt und manifestiert. Für die christliche Theologie bilden diese drei Personen oder Hypostasen den einen Gott (eine Natur, ein Wesen oder eine Substanz) in Form der Trinität. Die drei Personen sind in einer dauerhaften Beziehung von Ewigkeit her durch eine Beziehung, die Perichorese genannt wird, voneinander abhängig. Obwohl das Wort « Trinität » im Neuen Testament nicht vorkommt, werden die drei göttlichen Personen dort genannt, handeln und manifestieren sich, insbesondere im Matthäusevangelium und im zweiten Korintherbrief

Für die christliche Theologie teilen diese drei Personen oder Hypostasen, die den einen Gott in Form der Dreifaltigkeit bilden, ein einziges göttliches Wesen (ousia im Altgriechischen). Der Wille ist nicht an die Person, sondern an die Essenz gebunden. Der Vater, der Sohn und der Geist haben also einen gemeinsamen Willen, den Willen Gottes. Die drei Personen sind voneinander abhängig und nicht unabhängig (das wäre dann ein Triteismus). Es war das Erste Konzil von Konstantinopel im Jahr 381, das die Bedingungen für das Dogma der Trinität und die Göttlichkeit des Sohnes festlegte : Er ist vom Vater gezeugt, aber nicht geschaffen, er ist wahrer Gott, geboren aus wahrem Gott, er ist mit ihm « wesensgleich ». Das Adjektiv « wesensgleich », das im Neuen Testament nicht vorkommt, wird von den östlichen Bischöfen nur widerwillig akzeptiert

Tertullian verwendet die lateinischen Begriffe substantia, was dem griechischen οὐσία / ousia (« Wesen », « Substanz », « Sein ») entspricht, und persona, was « Schauspielermaske », « Rolle », also « Person » bedeutet und dem griechischen πρόσωπον / prosôpon, « Gesicht », also « Maske », « Charakter » und « Person » entspricht. das griechische πρόσωπον / prosôpon, « Gesicht », also « Maske », « Charakter » und « Person ». Der Begriff ὑπόστασις / hupostasis, « Hypostase », d. h. « Basis », « Grundlage », also « Materie », « Substanz », wurde auf dem Konzil von Nicäa in Verbindung mit ousia verwendet. Im Anschluss an Basilius von Caesarea wurde die Formel « eine ousia in drei Hypostasen » angenommen.

Nach der christlichen Lehre wurde das Dogma der Dreifaltigkeit als Konsequenz aus der Art und Weise formuliert, wie Gott sein Geheimnis offenbarte: Nachdem er zunächst dem jüdischen Volk seine Existenz und Einzigartigkeit offenbart hatte – eine Tatsache, die im Alten Testament ihren Niederschlag findet -, offenbarte er sich anschließend als Vater, Sohn und Heiliger Geist, indem er den Sohn und den Heiligen Geist sandte – eine Tatsache, die im Neuen Testament ihren Niederschlag findet.

# Im Christentum ist die Trinität (oder Heilige Dreifaltigkeit) der eine Gott in drei Personen: der Vater, der Sohn und der Heilige Geist, die gleichberechtigt sind, dasselbe göttliche Wesen haben und sich doch grundlegend unterscheiden. Der Begriff Trinitas (= tri + unitas) wurde im Lateinischen von Tertullian (155-220) geprägt. Der Glaube an die Trinität ist das gemeinsame Grundprinzip der wichtigsten christlichen Konfessionen: Katholizismus, Orthodoxie und Protestantismus.

Die Grundlage dieser Lehre kommt im Symbol des Nizänums zum Ausdruck. Der Begriff « Dreifaltigkeit » kommt im Neuen Testament nicht ausdrücklich vor, aber die drei Personen werden dort erwähnt und zeigen sich bei verschiedenen Gelegenheiten sowohl in ihrer Unterscheidung als auch in ihrer Einheit. Für die christliche Theologie bilden diese drei Personen oder Hypostasen den einen Gott in Form der Trinität.  Nach der christlichen Lehre ist das Dogma der Trinität die Folge der Art und Weise, wie Gott sein Geheimnis offenbart hat: Nachdem er sich zunächst dem jüdischen Volk in seiner Existenz und Einzigartigkeit offenbart hat, wie es im Alten Testament heißt, offenbarte er sich dann als Vater, Sohn und Heiliger Geist, indem er den Sohn und den Heiligen Geist sandte, wie es im Neuen Testament heißt.

Das trinitarische Konzept (griechisch triad) taucht erstmals bei Theophilus von Antiochien um 180 auf, um Gott, seinen Logos und seine Weisheit (Heiliger Geist) zu bezeichnen. Die Schriften der Kirchenväter – Justin von Nablus, Irenäus von Lyon, Clemens von Alexandrien, Tertullian und Origenes – zeugen von den Debatten, die in den ersten drei Jahrhunderten in der Kirche geführt wurden.
Das Gleiche gilt für die späteren Anprangerungen der verschiedenen Irrlehren. Obwohl der Vater, der Sohn und der Heilige Geist im Neuen Testament eindeutig präsent sind, sind wir noch weit von der genauen Lehre der Dreifaltigkeit entfernt, wie sie im 4. Jahrhundert definiert worden wäre.

Aus dem Evangelium von Jesus Christus nach Matthäus

Zu jener Zeit gingen die elf Jünger nach Galiläa, zu dem Berg, auf den Jesus sie geschickt hatte. Als sie ihn sahen, warfen sie sich vor ihm nieder, aber einige von ihnen hatten Zweifel. Jesus wandte sich an sie und sagte : « Mir ist alle Macht im Himmel und auf Erden gegeben worden. Geht und macht alle Völker zu meinen Jüngern. Tauft sie auf den Namen des Vaters und des Sohnes und des Heiligen Geistes und lehrt sie, alles zu befolgen, was ich euch befohlen habe. Und ich bin bei euch bis zur Vollendung des Zeitalters. » (Mt 28,16-20)

Jesus erscheint den Elf in Galiläa

Die Elf gingen nach Galiläa, zu dem von Jesus angegebenen Berg. Sie warfen sich vor ihm nieder, aber einige hatten Zweifel. Jesus behauptete, dass alle Macht ihm gehöre: Er befahl seinen Jüngern, zu allen Völkern zu gehen, sie zu unterrichten, zu taufen und sie zu lehren, seine Gebote zu halten ; er versprach, jeden Tag bei ihnen zu sein bis zum Ende der Welt. Es scheint, dass er, als er seinen Jüngern befahl, nach seiner Auferstehung nach Galiläa zu gehen, auch einen Berg bestimmte, auf dem sie ihn treffen würden.

Die Ereignisse im Leben Jesu, wie die Rede, mit der er seine Herrschaft als Messias einleitete, die Offenbarung seiner Herrlichkeit bei der Verklärung und die Abschiedsrede, fanden auf Bergen statt.

Matthäus erwähnt nur die Apostel, die durch den Tod des Judas auf diese Zahl reduziert wurden : « Dann warf er die Silbermünzen im Tempel weg, zog sich zurück, ging hin und erhängte sich ». (Mt 27,5) Da Jesus aber viele Jünger in Galiläa hatte, die sich eilig versammelten, als sie von den aus Jerusalem zurückgekehrten Aposteln die Nachricht von seiner Auferstehung hörten, waren einige Ausleger der Meinung, dass die Elf bei dieser Begegnung auf dem Berg nicht allein waren, und identifizierten diese Erscheinung mit derjenigen, bei der Jesus nach Paulus von mehr als fünfhundert Brüdern gleichzeitig gesehen wurde : « Dann erschien er mehr als fünfhundert Brüdern gleichzeitig, von denen die meisten noch leben und einige tot sind ». ( 1 C0 15, 6)

Es war für sie einfacher, die in dieser Vermutung erwähnten Zweifel zu erklären. Diese Zweifel waren auch unter den Aposteln aufgekommen. Matthäus erwähnt weder die Erscheinungen Jesu vor seinen Jüngern in Judäa noch die Gespräche, die er dort mit ihnen führte. Aber hätte er sie ignorieren können ? Hat er nicht selbst von der Begegnung Jesu mit den Frauen am Grab und den Worten, die er zu ihnen sprach, berichtet? Und wurden nicht alle Ereignisse in Jerusalem zwischen dem auferstandenen Jesus und seinen Jüngern sofort allen bekannt gemacht ?

Und als sie ihn sahen, beteten sie ihn an; einige aber zweifelten. Der Glaube an die Göttlichkeit des Gottessohnes, der in den Herzen vieler noch unsicher und schwach ist, erwacht beim Anblick Jesu siegreich : Triumphierend über den Tod sagt Thomas zu ihm : « Mein Herr und mein Gott » (Joh 20, 28). « Alle Völker lehren ». Das war das Ziel der Barmherzigkeit Gottes, die keine Grenzen kennt, wenn es um unsere gefallene Menschheit geht. Dieser Befehl war eine Verheißung : « Und weil die Ungerechtigkeit zugenommen hat, wird die Liebe vieler erkalten » (Mt 24, 12).

Wie können wir die Völker zum Lernen bringen? Durch diese drei Mittel : Unterweisung, Taufe und die moralische Verpflichtung, alle Lehren Jesu in die Praxis umzusetzen. Die Unterweisung wurde allen Völkern zuteil: Die Taufe wurde denjenigen zuteil, die unter ihnen zu Jüngern gemacht worden waren. Diese getauften Jünger sollten von den Aposteln gelehrt werden, alles zu befolgen, was Jesus geboten hatte.

Diakon Michel Houyoux


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