Mercredi de la vingt-septième semaine du Temps Ordinaire — Année A

Posté par diaconos le 10 octobre 2023

 Prière d'intercession pour demander un bienfait pour quelqu'un ou pour soi-même.

 

# Le Notre Père (en latin Pater Noster ; original grec Πάτερ ἡμῶν) est une prière chrétienne à Dieu considéré comme le père des hommes. Il s’agit de la prière la plus répandue parmi les chrétiens, car, d’après le Nouveau Testament, elle a été enseignée par Jésus lui-même à ses apôtres. Prononcée par les catholiques et les orthodoxes en particulier durant chaque célébration eucharistique, par les anglicans pendant les offices divins, par les protestants luthériens et réformés à chaque culte, cette prière, appelée parfois « oraison dominicale », est, avec le sacrement du baptême, ce qui unit le plus fermement les différentes traditions chrétiennes.

xCela explique qu’elle soit dite lors des assemblées œcuméniques. Selon le Nouveau Testament, Jésus, en réponse à une question des disciples sur la façon de prier, leur déclare : «Quand vous priez, dites: Notre Père» Le texte se trouve, avec quelques variantes, dans les évangiles selon Matthieu (6, 9-13) et selon Luc (11, 2-4). En Matthieu, la prière, qui est mentionnée à la suite du Sermon sur la montagne, comprend sept versets ; en Luc, elle n’en compte que cinq.

 Le Notre Père se compose de deux parties. Il présente au début des points communs avec le Kaddish juif (prière de sanctification du Nom de Dieu) puis s’en écarte en reprenant des extraits d’autres textes juifs, notamment celui de la Amida juive (prière de bénédictions).

xLe Notre Père est inspiré en grande partie de plusieurs prières juives, en particulier le Kaddish et la Amida, et d’autres textes juifs existant au temps de Jésus de Nazareth. Dans l’Ancien Testament comme dans la tradition orale du judaïsme, Dieu est le « Père » des hommes, notamment dans la Torah (« Vous êtes les fils de l’Éternel votre Dieu», Dt 14, 1) et chez les prophètes : «Dieu te dit : je veux te faire une place parmi mes enfants. Tu m’appelleras : mon Père, et tu ne t’éloigneras plus de moi » (Jr 3, 20).

 Colette Kessler rappelle que ce Père qui est au ciel est invoqué dans les bénédictions qui précèdent le Shema Israël : «Notre Père, notre Roi, enseigne-nous ta doctrine», avec la formule : «Notre Père, Père miséricordieux»

xDans la Amida, prière dite trois fois par jour tout au long de l’année, Dieu est appelé Père à deux reprises : «Fais-nous revenir, notre Père, vers la Torah», et : «Pardonne-nous, notre Père, car nous avons péché contre toi.»

 Le Kaddish, prière de sanctification, unit le nom de Dieu et son Règne dans les deux premières demandes. Ces deux demande : «Que soit magnifié et sanctifié Son grand Nom» et «Qu’il fasse régner Son Règne», correspondent aux deux premières demandes du Notre Père : «Que ton règne vienne» et «Que ton nom soit sanctifié».

 

De l’Évangile de Jésus Christ selon Luc

Il arriva que Jésus, en un certain lieu, était en prière. Quand il eut terminé, un de ses disciples lui demanda : «Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean le Baptiste, lui aussi, l’a appris à ses disciples.»

Il leur répondit : «Quand vous priez, dites :“Père,que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne. Donne-nous le pain dont nous avons besoin pour chaque jour. Pardonne-nous nos péchés, car nous-mêmes, nous pardonnons aussi à tous ceux qui ont des torts envers nous. Et ne nous laisse pas entrer en tentation.”» (Lc 11, 1-4)

Modèle et efficacité de la prière

Luc assigne à la prière du Seigneur une place tout autre que Matthieu. Selon ce dernier, elle fait partie du sermon sur la montagne, tandis que, d’après notre évangéliste, elle fut enseignée plus tard à la demande expresse d’un disciple.

Un grand nombre d’excellents exégètes (Calvin, Ebrard, de Wette, Olshausen, Neander, Godet) concluèrent que Matthieu, selon son habitude de grouper certains enseignements homogènes du Sauveur, avait librement introduit cette prière dans le discours sur la montagne, tandis que Luc lui assigna sa vraie place. Cette opinion peut s’appuyer sur plus d’un fait semblable. Mais fut-il vrai que cette prière fut déplacée dans le sermon sur la montagne ?

Dans ces instructions sur les diverses manifestations de la piété, l’aumône, la prière, le jeûne, après avoir condamné les prières hypocrites, faites avec ostentation et en usant de vaines redites, n’était-il pas tout naturel que Jésus ajoutât : «Vous, mes disciples, priez ainsi » et que, au milieu de la foule qui l’entourait, les yeux levés vers le ciel, il prononçât d’un ton pénétré cette prière si profonde dans sa simplicité, si riche dans sa brièveté ? Nul n’en aurait jamais douté, sans le récit de Luc qui nous occupe.

Mais ce récit nous oblige-t-il à rejeter celui de Matthieu ? Nullement, à moins qu’on n’admette que jamais Jésus n’ait pu, en des circonstances différentes, redire quelques-unes de ses paroles les plus importantes. Or, les évangiles nous présentent des exemples nombreux de paroles prononcées à diverses reprises.

Pourquoi Jésus n’aurait-il pas répondu à ce disciple qui lui demandait de lui enseigner à prier, en répétant cette admirable prière, qu’il présente du reste dans une forme différente et quelque peu abrégée ?

Ainsi l’ont admis Tholuck, Meyer, Stier, Gess et d’autres, qui voient une confirmation de leur opinion dans le fait que Matthieu seul nous a conservé dans sa plénitude cet inimitable modèle de prière.

La formule de Luc présente, en outre, quelques expressions qui diffèrent du texte de Matthieu. Ainsi : « Donne-nous chaque jour, au lieu de aujourd’hui, notre pain quotidien ». Le terme de Luc peut s’étendre à l’avenir, tandis que celui de Matthieu limite la demande au jour présent.

Luc dit : «Remets-nous nos péchés», au lieu de nos dettes, terme qui, même dans Matthieu, ne peut naturellement s’entendre que des péchés dont nous demandons le pardon ; mais Luc conserve la même image dans ces mots : à quiconque nous doit.

Matthieu motiva cette demande de pardon en disant : comme nous remettons, Luc : car nous remettons. Il ne voulut pas dire qu’en pardonnant aux autres nous méritions le pardon de Dieu.

La tournure employée suppose, suivant Monsieur Godet, un raisonnement semblable à celui que nous trouvons au verset « Si vous qui êtes mauvais,…combien plus le Père céleste» De même ici : « Pardonne-nous nos péchés, toi la Miséricorde suprême, puisque nous aussi, tout mauvais que nous sommes, nous pardonnons ».

L’expression absolue : à quiconque nous doit, ne s’accorde pas bien avec cette explication. Elle montre que le motif ajouté à la requête est un vœu, une résolution prise pour l’avenir et par laquelle celui qui prie manifeste des dispositions qui le rendent propre à recevoir le pardon de Dieu.

Jésus enseigna l’efficacité de la prière, soit par des analogies, soit par des contrastes,

Quant à l’exhortation, c’est le solliciteur lui-même qui nous la fait entendre par son exemple : Puisque, dans les circonstances les plus défavorables, mais pressés par vos besoins, vous ne craignez pas d’importuner avec insistance un homme que vous savez si peu généreux, pourquoi ne faites-vous pas de même envers Dieu qui, dans sa miséricorde infinie, est toujours prêt à vous accorder bien au-delà de toutes vos prières.

Diacre Michel Houyoux

Sites intéressants à voir sur Internet

Paul Calzada : cliquez ici pour lire Comment améliorer l’efficacité de nos prières ?

EMCI TV → Les 11 attributs de la prière efficace

Vidéo Joyce Meyer https://youtu.be/HMOielB4Y5I

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Mardi de la vingt-septième semaine du Temps Ordinaire – Année A

Posté par diaconos le 9 octobre 2023

Dans la maison de Marthe et Marie, Marie écoute Jésus

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, Jésus entra dans un village, une femme nommée Marthe le reçut.
Elle avait une sœur appelée Marie qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole.Quant à Marthe, elle était accaparée par les multiples occupations du service.
Elle intervint et dit : «Seigneur, cela ne te fait rien que ma sœur m’ait laissé faire seule le service ? Dis-lui donc de m’aider.»Le Seigneur lui répondit : «Marthe, Marthe,tu te donnes du souci et tu t’agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part, elle ne lui sera pas enlevée.» (Lc 10, 38-42)

Jésus chez Marthe et Marie

Jésus étant en chemin, entra dans un bourg, où une femme nommée Marthe le reçut dans sa maison. Marie sa sœur vint s’asseoir aux pieds de Jésus et écouter sa parole. Marthe, tout occupée des soins de la maison, se plaignit à Jésus de l’inactivité de sa sœur.  Jésus répondit à Marthe : « Tu t’inquiètes et t’agites inutilement. Une seule chose est nécessaire. Marie a choisi la bonne part » De ce que Marthe fut désignée comme maîtresse de maison, on pensa qu’elle était veuve, ou du moins la sœur aînée de la famille.

Le caractère de Marie, sa sœur, s’y retrouva également décrit par des traits tout semblables à ceux que lui prêta Luc. Jean  en désignant Béthanie comme  le bourg de Marie et de Marthe sa sœur , fit allusion à l’histoire racontée ici par Luc. Tout ceci se passait avant le repas qui se préparait. Le moment fut solennel et intime : Jésus fut occupé à annoncer la Parole de vie, et Marie, assise à ses pieds, l’écouta attentivement.

Son empressement à le bien recevoir dénota son amour et sa vénération pour Jésus ; mais elle oublia que, dans ce rare et précieux moment de sa présence, il y avait quelque chose de plus important à faire, qu’il était un autre moyen de l’accueillir, auquel lui-même tenait infiniment plus. Sa réflexion sur sa sœur et la prière qu’elle adressa à Jésus trahirent un blâme déplacé et une pointe de cette jalousie que les esprits actifs et énergiques éprouvèrent souvent à l’égard des Âmes plus recueillies et plus intimes.

Les soins actifs de Marthe eurent dans la vie leur nécessité relative ; mais une seule chose fut d’une importance absolue. Laquelle ? Jésus répondit : C’est la bonne part que Marie a choisie » : recevoir dans son cœur avec avidité les paroles de vie que Jésus donna : le salut éternel. Cette bonne part ne fut pas  enlevée à Marie ni par les réclamations de Marthe, auxquelles Jésus ne consentit pas, ni par aucune puissance de l’univers.

On voit souvent dans ces deux sœurs les types de deux tendances également légitimes de la vie chrétienne. Marthe représente les chrétiens zélés et actifs dans les travaux du règne de Dieu au dehors ; Marie, les âmes intimes et aimantes qui vivent d’une vie contemplative, qui ont un besoin pressant de la communion habituelle de Jésus. Jésus n’adressa pas d’éloge à Marthe, et il déclara que Marie  eut choisi la bonne part. L’activité de Marthe était inspirée par son amour propre d’hôtesse d’ autant que par le désir de servir Jésus ; cette préoccupation personnelle se montra dans les reproches dont elle accabla sa sœur.

Marie ne demeura pas oisive ; mais elle sut interrompre son travail à temps pour recueillir de Jésus les paroles de la vie éternelle. Ces paroles, qu’elle reçut et conserva, devinrent la semence d’une activité supérieure. Elles la rendirent capable, en lui donnant l’intelligence profonde de la pensée de Jésus, d’accomplir un jour cette action que Jésus loua comme  une bonne action faite à son égard.

Diacre Michel Houyoux

Liens avec d’autres sites web chrétiens

◊ Chrétiens aujourd’hui : cliquez ici pour lire l’article → Marthe et Marie – Bible, Nouveau Testament

◊ Ciné-Club de Caen : cliquez ici pour lire l’article → Christ dans la maison de Marthe et Marie

Vidéo  Prédication du pasteur Marc Pernot → https://youtu.be/92tIKcskwQI

 

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Zevenentwintigste zondag in de gewone tijd – Jaar A

Posté par diaconos le 6 octobre 2023

Twenty-seventh Sunday in Ordinary Time - Year A dans Catéchèse


De gelijkenis van de ontrouwe wijngaardeniers moedigt ons aan om trouw en gehoorzaam te zijn aan de geboden van Christus. Het dreigt met een goddelijke straf voor degenen die Jezus afwijzen.In zijn homilie LXVIII over Matteüs zegt Johannes Chrysostom dat de gezonden dienaren de profeten waren en de Zoon van de wijngaardenier, Jezus Christus. In deze gelijkenis vraagt God aan de mens om vrucht te dragen zoals de wijnstok; dit lijkt op de gelijkenis van de ware wijnstok. (Johannes 15. 1-12).


De hoeksteen is ook Jezus Christus. Tijdens het Angelus op zondag 2 oktober 2011 merkte paus Benedictus XVI op dat de wijnstok, Gods volk, ten goede moet werken en dat gelovigen trouw moeten blijven aan Christus om de gewenste vrucht te dragen, de vrucht van mededogen.


In hun commentaar op deze gelijkenis wezen de exegeten Daniel Marguerat en Emmanuelle Steffelk erop dat het doden van de geliefde zoon een allegorie is van het lijden van Christus. Met betrekking tot de verwerping van de hoeksteen (Lc 20,15-19), voegden ze eraan toe dat de verworpen steen [Jezus] een « gevaarlijke steen » wordt, een verpletterende steen. De houding ten opzichte van Jezus] bepaalt iemands uiteindelijke lot, en wie Jezus veracht stelt zich bloot aan het goddelijk oordeel.

Uit het evangelie van Jezus Christus volgens Matteüs


In die tijd zei Jezus tegen de overpriesters en de oudsten van het volk : « Luister naar deze gelijkenis: er was een man die land bezat; hij plantte een wijngaard, omheinde hem, groef een wijnpers en bouwde een wachttoren. Toen verhuurde hij de wijngaard aan de wijngaardeniers en ging op weg. Toen het oogsttijd was, stuurde hij zijn knechten naar de wijngaardeniers om de opbrengst van zijn wijngaard te verzamelen.

Maar de wijngaardeniers grepen de knechten, sloegen een van hen, doodden een ander en stenigden de derde. Opnieuw stuurde de meester andere knechten, talrijker dan de eerste, maar zij werden op dezelfde manier behandeld.

Tenslotte stuurde hij zijn zoon op hen af, terwijl hij bij zichzelf zei: ‘Ze zullen respect hebben voor mijn zoon. Maar toen de wijngaardeniers zijn zoon zagen, zeiden ze tegen elkaar : « Dit is de erfgenaam. Laten we hem doden, dan krijgen we zijn erfenis. ! Ze grepen hem, gooiden hem uit de wijngaard en doodden hem. Welnu, wanneer de Heer van de wijngaard komt, wat zal hij dan met deze wijngaardeniers doen ? »

 Zij antwoordden : « Hij zal die ellendelingen ellendig vernietigen. Hij zal de wijngaard verhuren aan andere wijngaardeniers, die hem te zijner tijd de opbrengst zullen leveren ». Jezus zei tegen hen : «Hebben jullie nooit in de Schrift gelezen : « De steen die de bouwlieden verworpen hebben, is de hoeksteen geworden; dit is het werk van de Heer, het wonder dat voor onze ogen is ? »»

Berispingen voor de leden van het Sanhedrin


Jezus bracht zijn leerstellingen graag in verband met het Oude Testament. Maar de gelijkenis ontwikkelde zich met het oog op het doel dat hij voor ogen had. Dit doel was duidelijk : na het berispen van de leden van het Sanhedrin voor hun onboetvaardigheid.

Jezus liet hen hun schuld voelen door dit tragische verhaal ; nadat Hij hen ertoe gebracht had om zijn eigen oordeel uit te spreken, oordeelde Hij hen door hen te vertellen over het onrechtvaardige gedrag van de leiders van Israël door de eeuwen heen. (Mt 21, 33-43) Jezus bracht zijn leerstellingen graag in verband met het Oude Testament. Maar de gelijkenis ontwikkelde zich met het oog op het doel dat hij voor ogen had. Dit doel was duidelijk : nadat Hij de leden van het Sanhedrin had berispt voor hun onboetvaardigheid.

Jezus liet hen hun schuld voelen door dit tragische verhaal ; nadat Hij hen ertoe had gebracht om zijn eigen oordeel uit te spreken, oordeelde Hij hen door hen te vertellen over het onrechtvaardige gedrag van de leiders van Israël door de eeuwen heen. Zij herstelden zelf deze ongerechtigheden door degene te doden die tot hen had gesproken. Een hek beschermde de wijngaard tegen elke verwoesting van buitenaf. Bij de Oosterlingen werd de wijnpers in de wijnstok zelf gegraven.

Hij bestond uit twee boven elkaar geplaatste kuipen, waarvan de ene werd gebruikt om de druiven in te vangen die erin werden gegooid om te worden geplet; de andere, die zich eronder bevond, was bedoeld om de most in op te vangen die erin stroomde. Tot slot was de toren een wachttoren, gebouwd in het midden van de wijngaard, van waaruit de wijngaard van alle kanten in de gaten kon worden gehouden. Dit betekende niet dat deze boeren in geld moesten betalen voor de jaarlijkse opbrengst van de wijngaard ; de meester had met hen een contract gesloten voor het bewerken van zijn wijngaard; hij moest de opbrengst geheel of gedeeltelijk in natura ontvangen.

De wijngaardeniers mishandelden en vermoordden de knechten van de meester om hem de vrucht niet te leveren; nu ze de erfgenaam hadden, dachten ze dat door hem ter dood te brengen, niets hen kon verhinderen om zijn erfenis in bezit te nemen. Jezus dwingt zijn tegenstanders het verschrikkelijke vonnis over zichzelf uit te spreken dat de wijngaardeniers verdienden. In Marcus en Lucas is het Jezus zelf die de vraag stelt en het antwoord geeft.

 Het verslag van Matteüs is dramatischer : het geweten van Jezus’ gesprekspartners dwingt hen om de veroordeling van de wijngaardeniers uit te spreken, dat wil zeggen hun eigen veroordeling. Alleen Matteüs houdt vast aan deze combinatie van termen, die benadrukt hoe streng en verdiend de veroordeling was: Hij deed die ellendelingen jammerlijk vergaan. Jezus wilde de leiders van de theocratie voorstellen aan de zoon in de gelijkenis die door de wijngaardeniers werd verworpen en ter dood gebracht.

Zij waren zelf de dwaze en schuldige bouwlieden die de hoeksteen verwierpen. Deze steen, in het beeld dat de psalmist gebruikt, is de steen die, als fundering geplaatst op de hoek van een gebouw, twee muren ondersteunt en het hele gebouw overeind houdt.

Dit is wat Jezus Christus is in de geestelijke tempel die gebouwd wordt tot eer van God. Deze glorieuze bestemming, die in contrast staat met zijn verwerping door de mensen, is het expliciete werk van de Heer en zal een voorwerp van bewondering zijn en blijven voor de eeuwen der eeuwen: want er staat in de Schrift : « Zie, Ik leg in Sion een hoeksteen, uitverkoren en kostbaar, en wie in Hem gelooft zal niet beschaamd worden. » (1P 2, 6)

De landheer die een wijngaard plantte en er al zijn zorg aan gaf, is God die in zijn grote barmhartigheid een koninkrijk van waarheid, gerechtigheid en vrede stichtte op deze aarde die door de zonde in duisternis is gedompeld. Hij vertrouwde het toe aan zijn volk Israël, en in het bijzonder aan de leiders van de Joodse theocratie. Hij had het recht om de vruchten ervan te verwachten en te eisen, de vruchten van religieus en moreel leven: dankbaarheid, liefde, gehoorzaamheid en heiligheid.

 De dienaren die hij bij verschillende gelegenheden uitzond om deze vruchten te plukken waren zijn heilige profeten, die, helaas! door velen werden verworpen, vervolgd en ter dood gebracht: « Anderen werden aan kwellingen overgeleverd en aanvaardden geen bevrijding, om een betere opstanding te verkrijgen ; weer anderen leden onder bespotting en geseling, ketenen en gevangenschap ; ze werden gestenigd, gevierendeeld, gemarteld ; ze stierven door het zwaard; ze trokken rond in schapenvachten en geitenvellen, van alles beroofd, vervolgd, mishandeld, zij die de wereld niet waardig was, dwalend door woestijnen en bergen, in grotten en holen van de aarde.  » (Heb 1, 35-38)

Wat betreft de zoon die de heer des huizes toen in zijn immense liefde zond, het hele evangelie vertelt ons wie hij is en we horen hem in deze gelijkenis zijn verwerping en dood voorspellen. Ondanks hun ongeloof hadden de leiders van de theocratie van zijn tijd het voorgevoel dat hij de erfgenaam was en dat zij, door hem ter dood te brengen, meesters en bezitters van het koninkrijk zouden blijven.

Maar zijzelf verkondigden hun eigen veroordeling door dit dubbele oordeel over de wijngaardeniers uit te spreken, dat de wijngaard van hen zou worden afgenomen en dat zij jammerlijk zouden omkomen. Jezus bevestigde dit vonnis met deze woorden : het koninkrijk van God zal van jullie worden weggenomen, jullie zullen ervan worden uitgesloten, en het zal, door pure genade, worden gegeven aan een volk, het volk van God dat uit alle volken is gekozen en dat de vruchten ervan zal voortbrengen.

Jezus zag de eerste vruchten van dit nieuwe koninkrijk. Deze profetie werd vervuld met de verwoesting van Jeruzalem en de ondergang van de Joodse theocratie, en de vestiging van het koninkrijk van God onder de heidense volken.

Diaken Michel Houyoux


Links naar andere christelijke sites

 Kernet : klik hier om het artikkel te lesen KerknetA-cyclus zevenentwintigste zondag door het jaar A

 Kerk in Herent zevenentwintigste zondag door het jaar (A)

 Video Jesushttps://youtu.be/6ZE_KFhoGz4

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Samedi de la vingt-sixième semaine du Temps Ordinaire – Année A

Posté par diaconos le 6 octobre 2023

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De l’Évangile de Jésus Christ selon Luc

En ce temps-là, les 72 disciples que Jésus avait envoyés revinrent tout joyeux, en disant : «Seigneur, même les démons nous sont soumis en ton nom.» Jésus leur dit :
«Je regardais Satan tomber du ciel comme l’éclair. Voici que je vous ai donné le pouvoir d’écraser serpents et scorpions, et sur toute la puissance de l’Ennemi :
absolument rien ne pourra vous nuire. Toutefois, ne vous réjouissez pas parce que les esprits vous sont soumis ; mais réjouissez-vous parce que vos noms se trouvent inscrits dans les cieux.»

À l’heure même, Jésus exulta de joie sous l’action de l’Esprit Saint, et il dit : «Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance.Tout m’a été remis par mon Père. Personne ne connaît qui est le Fils, sinon le Père ; et personne ne connaît qui est le Père, sinon le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler.»

Puis il se tourna vers ses disciples et leur dit en particulier : «Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez ! Car, je vous le déclare : beaucoup de prophètes et de rois
ont voulu voir ce que vous-mêmes voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu.»
(Lc 10, 17-24)

La joie des disciples

Le motif de joie allégué par les disciples fut confirmé par Jésus. Les soixante et dix revinrent remplis de joie : les démons mêmes leur obéirent ! Jésus, qui mesura dans toute son étendue le sujet de leur joie, confirma celle-ci, en leur déclarant qu’il contempla la chute complète de Satan et en leur révélant que le pouvoir qu’il leur  donna les rendit vainqueurs de tout obstacle et les mit à l’abri de tout péril.

Le seul vrai motif de joie fut indiqué par Jésus. Toutefois Jésus ajouta que ce ne fut pas de ce pouvoir extraordinaire qu’ils durent se réjouir, mais de l’assurance qu’ils eurent de leur salut éternel.

La joie de Jésus

Jésus adora les voies de Dieu pour la révélation du salut. Au même moment, Jésus tressaillit d’allégresse en son esprit : il loua son Père d’avoir caché le mystère du salut aux sages dans leur orgueil et de l’avoir révélé à de petits enfants ; il affirma qu’il en fut ainsi en vertu du plan de Dieu. Jésus exposa la sagesse de ces voies divines. Toutes choses lui furent remises par son Père. Il y eut dans son existence de Fils un mystère que le Père seul connaît.

Le Fils de même possède seul la connaissance complète du Père, et celle-ci est un mystère auquel lui seul initie ceux qu’il veut. Jésus montra à ses disciples leur privilège. Ils virent et entendirent ce que tant de prophètes et de rois ont vainement désiré entendre et voir.

Le retour des soixante-dix

Entre l’envoi des disciples et leur retour, il dut s’écouler un assez long temps, la nature de leur mission l’exigea. Jésus du reste les suivit lui-même de lieu en lieu pour compléter l’œuvre commencée par eux. Luc passa par-dessus cet intervalle, afin de rapporter immédiatement ce qu’il eut à dire de cette mission. Ce qui lui importa, ce fut de faire connaître les résultats de leur œuvre.

IIs en furent pénétrés d’une joie qu’ils exprimèrent naïvement. Non seulement leur prédication fut bien reçue, et ils purent guérir des malades mais les démons mêmes obéirent à leur voix, bien que Jésus ne leur eût pas donné, comme aux douze, d’ordre ni de promesses quant à ces cas particulièrement difficiles. De là leur joyeuse surprise. Ils se gardèrent, toutefois, de s’attribuer cette puissance, et ils se hâtèrent d’ajouter : en ton nom.

La joie des disciples se communiqua au cœur de Jésus. Tandis qu’ils lui firent part du pouvoir qu’ils exercèrent sur les démons, Jésus leur donna à connaître la déchéance du prince des démons ; il la contempla en esprit, comme une réalité, résultat glorieux de son œuvre sur la terre.

Les disciples rendirent compte à Jésus ; la chute de Satan que Jésus contempla, eut lieu simultanément avec l’action des disciples qui attaquèrent son règne ténébreux. Les premières victoires qu’ils remportèrent furent des gages de la victoire totale.

Cette déclaration de Jésus fut prophétique autant qu’actuelle. Elle se fut virtuellement accomplie par la mort et la résurrection de Jésus-Christ : «En parlant ainsi, il indiquait de quelle mort il devait mourir.» (Jn 12, 33) ; elle s’accomplit réellement en toute âme qui échappe à la puissance des ténèbres, pour se réfugier dans le règne de Jésus ; elle s’accomplira définitivement un jour par la destruction de Satan et de son règne : «Et il fut précipité, le grand dragon, le serpent ancien, appelé le diable et Satan, celui qui séduit toute la terre, il fut précipité sur la terre, et ses anges furent précipités avec lui.» (Ap 12, 9)

D’autres interprètes (Meyer) rapportèrent ce verbe : Je voyais, au moment où Jésus chargea les soixante-dix disciples de leur mission et leur donna ses ordres. D’autres pensèrent que, dans ces paroles, Jésus fit allusion à sa victoire sur Satan, lors de la tentation au désert. D’après d’autres encore, il rappela que Satan fut précipité du ciel après sa première révolte contre Dieu.

Il n’y eut pour le serviteur de Dieu qu’une joie à laquelle il puisse se livrer sans arrière-pensée, c’est la joie d’être sauvé par grâce. L’assurance du salut est ici exprimée par une image familière aux Écritures et empruntée à l’usage d’inscrire dans un livre les noms des citoyens d’une ville.

Bien que Jésus n’approuva la joie de ses disciples qu’avec une sage réserve, il s’y associa pleinement ; mais sa joie à lui eut des motifs infiniment plus élevés, parce que son regard pénétra jusqu’au fond ces premiers succès de son règne et les triomphes dont ils furent suivis.

Tandis que l’Évangile nous fait fréquemment connaître les tristesses et les larmes du Sauveur, c’est ici à peu près le seul endroit où il nous parla de sa joie et même de son allégresse.

Dans l’évangile de Matthieu, Jésus les adressa à ses disciples qui eurent le bonheur d’entendre et de comprendre les instructions qu’il leur donna par ses paraboles, tandis que pour d’autres elles restèrent une lettre sans suite.

Jésus voulut leur faire sentir combien ils furent heureux d’être les témoins de ce moment le plus éclatant de son ministère. Aux prophètes qui, d’après Matthieu, soupirèrent après ces révélations évangéliques, Luc ajouta : beaucoup de rois. Ainsi un David, qui les entrevit par l’esprit de prophétie, un Salomon, un Ézéchias et d’autres princes pieux, qui gouvernèrent le peuple de Dieu selon sa parole.

Diacre Michel Houyoux

Complément

Diacre Michel Houyoux ; cliquez ici pour lire l’article → Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez !

Liens avec d’autres sites chrétiens sur Internet

Regnum Christi : cliquez ici pour lire l’article → Réjouissez-vous parce que vos noms se trouvent inscrits dans les cieux

Hozana.org : cliquez ici pour lire l’article → Réjouissez-vous parce que vos noms se trouvent inscrits .dan skes cieux

VidéoPasteur Richard Cadoux →https://youtu.be/vCOnsJqw_-M

 

 

 

 

 

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