Pourquoi faites-vous ce qui n’est pas permis le jour du sabbat ?

Posté par diaconos le 5 septembre 2020

Pourquoi le Seigneur Jésus a-t-Il œuvré le jour du sabbat ?

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Un jour de sabbat, Jésus traversait des champs ; ses disciples arrachaient des épis et les mangeaient, après les avoir froissés dans leurs mains. Quelques pharisiens dirent alors : « Pourquoi faites-vous ce qui n’est pas permis le jour du sabbat ? » Jésus leur répondit : « N’avez-vous pas lu ce que fit David un jour qu’il eut faim, lui-même et ceux qui l’accompagnaient ? Il entra dans la maison de Dieu, prit les pains de l’offrande, en mangea et en donna à ceux qui l’accompagnaient, alors que les prêtres seulement ont le droit d’en manger. » Il leur disait encore : « Le Fils de l’homme est maître du sabbat. » Or, il arriva, un autre sabbat, qu’il entra dans la synagogue, et qu’il enseignait ; et il y avait là un homme, et sa main droite était sèche.
Or les scribes et les pharisiens l’observaient pour voir s’il guérissait le jour du sabbat, afin de trouver de quoi l’accuser. 8 Mais lui connaissait leurs pensées ; et il dit à l’homme qui avait la main sèche : Lève-toi, et tiens-toi là au milieu. Et s’étant levé il se tint debout. Jésus donc leur dit : Je vous demande s’il est permis, les jours de sabbat, de faire du bien ou de faire du mal ; de sauver une vie ou de la perdre. Et ayant porté ses regards tout autour sur eux tous, il lui dit : Étends ta main. Et il le fit, et sa main fut guérie. Mais eux furent remplis de fureur, et ils s’entretenaient ensemble de ce qu’ils pourraient faire à Jésus. (Lc 6, 1-11)

Les épis arrachés

Jésus traversant des champs de blé, un jour de sabbat, ses disciples froissèrent des épis entre leurs mains et en mangèrent les grains. Ils en furent blâmés par les pharisiens. Jésus répondit à ceux-ci par l’exemple de David qui prit, malgré la loi, les pains de proposition et en mangea ; puis il déclara qu’il fut  maître du sabbat.

Guérison de l’homme à la main sèche

Un autre jour de sabbat, Jésus enseigna dans une synagogue où se trouva un homme dont la main droite fut sèche. Les pharisiens l’observèrent. Mais lui, connaissant leurs desseins, ordonna à cet homme de se lever au milieu de l’assemblée, et leur demanda s’il fut permis de faire du bien le jour du sabbat ou de faire du mal ; puis, après un long regard promené sur les assistants, il dit au malade : « Étends ta main ». Il le fit et fut guéri. À cette vue, les adversaires furent remplis de fureur et ils cherchèrent ce qu’ils purent faire à Jésus.

Diacre Michel Houyoux

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Commentaire du Pasteur Marc Pernot :  » Si tu sais ce que tu fais : tu es heureux » (Luc 6, 5) »

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Des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors, ils jeûneront

Posté par diaconos le 4 septembre 2020

 Des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors, ils jeûneront  dans comportements

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

    En ce temps-là, les pharisiens et les scribes dirent à Jésus : « Les disciples de Jean le Baptiste jeûnent souvent et font des prières ; de même ceux des pharisiens. Au contraire, les tiens mangent et boivent ! » Jésus leur dit :« Pouvez-vous faire jeûner les invités de la noce, pendant que l’Époux est avec eux ? Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors, en ces jours-là, ils jeûneront. » Il leur dit aussi en parabole :  » Personne ne déchire un morceau à un vêtement neuf pour le coudre sur un vieux vêtement.
Autrement, on aura déchiré le neuf, et le morceau qui vient du neuf ne s’accordera pas avec le vieux. Et personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres ; autrement, le vin nouveau fera éclater les outres, il se répandra et les outres seront perdues. Mais on doit mettre le vin nouveau dans des outres neuves. Jamais celui qui a bu du vin vieux ne désire du nouveau. Car il dit : “C’est le vieux qui est bon.” »  (Lc 5, 33-39)

Questions sur le jeûne

Les pha­ri­siens, confon­dus par la ré­ponse de Jé­sus, portèrent la dis­cus­sion sur un autre su­jet : les jeûnes pres­crits par la loi et les prières of­fertes à cer­taines heures fixes. Pour don­ner plus de poids à leur ob­jec­tion, ils invoquèrent l’exemple des dis­ciples de Jean. De là vint que Mat­thieu at­tri­bua la ques­tion à ceux-ci, qui sans doute y prirent part, et que Marc la mit dans la bouche des uns et des autres : « Alors les disciples de Jean vinrent auprès de Jésus, et dirent: Pourquoi nous et les pharisiens jeûnons-nous, tandis que tes disciples ne jeûnent point ? » (Mt 9, 14)

La   troi­sième pa­ra­bole, par­ti­cu­lière à Luc, ne pa­rut pas, au pre­mier abord, être en har­mo­nie d’i­dées avec les deux pré­cé­dentes. Quel fut son rap­port avec les deux pré­cé­dentes ? Lit­té­ra­le­ment, le sens est bien simple. Tout le monde pré­fère le vin vieux, qui est plus doux, meilleur, au vin nou­veau qui est plus fort, mais d’un goût plus acerbe. La vie nou­velle que Jé­sus ap­porte dans les âmes et dans le monde est in­com­pa­tible avec les vieilles institutions théo­cra­tiques et avec la vieille na­ture hu­maine ; il fallut que tout fut re­nou­velé pour la re­ce­voir et la sup­por­ter, ou plu­tôt ce fut elle-même qui fit toutes choses nou­velles.

Mais il ne fut pas na­tu­rel de s’at­tendre à ce que des hommes tels que les dis­ciples de Jean et ceux des pha­ri­siens, ha­bi­tués aux formes et à l’es­prit de l’an­cienne al­liance, y re­noncèrent aussitôt, pour em­bras­ser la vie nou­velle qui leur fut pré­sen­tée. L’­ha­bi­tude, les pré­ju­gés, et la pente na­tu­relle de leurs cœurs leur firent dire : L’an­cienne re­li­gion fut bonne. Ainsi Jé­sus avec beau­coup d’in­dul­gence adou­cit ce qu’il y eut d’ab­solu dans les deux premières pa­ra­boles, ou du moins ex­prima la pen­sée qu’il fallut sup­por­ter avec pa­tience ceux qui ne purent se dé­prendre tout à coup de leurs vieilles convic­tions ju­daïques pour em­bras­ser l’Évan­gile.

On re­con­nut bien là la cha­rité de Jésus qui « ne brisa pas le ro­seau froissé et n’é­teignit  pas le lu­mi­gnon fu­mant. Cette mi­sé­ri­corde se com­prend d’au­tant mieux ici, qu’elle s’exer­ça sur­tout à l’é­gard des dis­ciples de Jean-Baptiste qui, se­lon Mat­thieu, sou­levèrent la ques­tion des jeûnes, oc­ca­sion de tout ce dis­cours.

Diacre Michel Houyoux

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◊ Histoire d’une foi : cliquez ici pour lire l’article → Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé.

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♥  Les bonnes manières de jeûner

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Thou hast been faithful for little, enter into the joy of thy lord

Posté par diaconos le 29 août 2020

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From the Gospel of Jesus Christ according to Saint Matthew

At that time, Jesus told his disciples this parable: « A man going on a journey called his servants and entrusted his goods to them. To one he gave the sum of five talents, to another two talents, to the third only one talent, to each according to his ability. Then he left. Immediately the one who had received the five talents went away to make use of them and won five more. Likewise, he who had received two talents won two more. But he who had received only one went and dug up the earth and hid his master’s money.

After a long time, the master of these servants returned and asked them to account for it. And he who had received five talents came and presented another five talents and said, « Lord, you entrusted me with five talents; behold, I have earned five more. »     His master said to him, « Very well, good and faithful servant, you have been faithful for a few things, I will entrust you with many; enter into the joy of your lord. »  He who had received two talents also came nearer
and said, « Lord, you entrusted me with two talents; behold, I’ve won two more. »  His master said to him: « Very well, good and faithful servant, you have been faithful for a few things, I will entrust you with many; enter into the joy of your lord. » The one who had received one talent also came near and said: « Lord, I knew that you are a hard man: you reap where you have not sown, you reap where you have not sowed, you gather where you have not scattered the grain. I was afraid, and I went and hid your talent in the ground.

Here it is. You have what is yours. » And his master said, « You lazy, wicked servant, you knew I reap where I did not sow, you knew I gather where I did not sow. So I had to put my money in the bank; and when I returned, I would have found it with the interest. So take away his talent and give it to the one who has ten. To him that hath, more shall be given, and he shall be in abundance; but he that hath nothing shall have even that which he hath taken away.     And as for that good-for-nothing servant, cast him into outer darkness; there shall be weeping and gnashing of teeth. »  (Mt 25, 14-30)

The parable of talent

The kingdom of heaven is compared to what a man did when he went on a journey and handed over his possessions to his servants. He gave to one five talents, to the other two, to the other one one. Immediately the one who received five talents set to work and earned five more; likewise the one who received two. But he who had only one talent buried it in the ground.  After a long time the master returned and made his servants answer for it. He that had received five talents produced five more that he had earned; likewise also he that had received two. Then the master, praising their faithfulness, admitted them to share his joy.

But he that had received one talent came and said : « Lord, I knew that you are a hard and unjust man ; I feared and buried your talent in the earth: this is yours.  » But his master answered him : « O wicked servant, if thou knewest that I am a hard and unjust man, thou shouldest have given my money to others, who would have returned it to me with interest. Take away the talent from him, and give it to him that has ten, and cast the useless servant into outer darkness. Luke (Luke 19:12 ff.)  reports a parable which has some similarities with this one, but differs from it in other respects. Several interpreters, considering these two accounts as one and the same parable, variously modified by apostolic tradition, wondered to which of the two belongs the priority and originality. But why not instead admit that Jesus used such a striking form of instruction twice, modifying it in such a way as to express two different ideas? This is the result of a careful study of the two parables.

In the parable reported by Luke, all the servants received the same amount of money to be claimed. Here the gifts entrusted were individualised according to the ability and means of each one. Having thus entrusted his goods, the master left immediately. Immediately he went away and made use of his talents; he did not waste a moment, feeling his responsibility and how precious time was. From that moment on he worked, worked with the talents and made five more talents. He returned only after a long time, having given his servants the time they needed for their work. And since this return of the master represented the second coming of Jesus, Jesus did not announce it in a future so near that a certain exegesis would want it.

The five talents entrusted to him were no small thing ; but the master designated them so in comparison with what he would still entrust of his immense riches to this servant who proved to be good and faithful. What does this word mean in the parable: the joy of your lord? Some thought of the master’s satisfaction with this good servant, others of some banquet or feast he wanted to hold to celebrate his return. Here Jesus suddenly passed from image to reality, and that joy was the happiness and glory he enjoyed, into which he introduced his faithful servant: « Now if we are children, we are also heirs, heirs of God and joint heirs with Christ, if we suffer with him, that we may be glorified with him » (Rm 8, 17).

The language of this wicked servant was borrowed from the customs of agriculture. He even expressed, in two different forms, his accusation against his master : wanting to reap without having sown, and to gather without having spilled. The latter image is borrowed from the custom of threshing the wheat, whose ears are scattered over the ground, and then gathering the grain into the granary. The servant wanted to prove to his master that he was a hard man, too demanding and unjust. But he himself betrayed the depths of his heart, where there was only fear and no trust, no love, no concern for his master’s interests. He placed himself before him on the field of his own justice. He also rebuked him for having confided too little in him.

Badness and laziness are the two vices that the master saw in the heart and in the conduct of his servant. The latter would have revealed them abundantly, either in his manner of acting or in his feelings towards his master. The master did not refute the accusation made against him, he admitted it, and there is a sad irony in this admission, but to draw an immediate conclusion which is quite the opposite of the servant’s conduct. Even though he was a hard and unjust man, who could only inspire fear in his servant, the latter should have, by this fear alone, had his master’s money taken by bankers : thus separating his property from that of his master, he would not have done the latter any harm; he would at least have achieved that justice to which he appealed. Still others saw in the act of taking the money to the bankers, the renunciation of the Christian profession which is commanded to those who do not have the faith and love of Jesus in their hearts.

 The divine treasure, and the act of depositing it, demanded of the servant a state of prayer in which the servant, who believes himself incapable of acting himself for the cause of Christ, can at least ask God to draw from him and from his Christian knowledge the part he will find good. (M. Godet)

When Jesus takes away from a man the talent he entrusted to him, he thereby deprives him of any means of still working for him. This is the beginning of the judgment: « For to every man that hath shall be given, and he shall have abundance; but from him that hath not, even that which he hath shall be taken away. « (Mt 25, 29). Explanation of this parable.  The man who entrusts his possessions before going away is Jesus himself, who was soon going to leave the house.

Explanation of this parable

The man who entrusts his possessions before going away is Jesus himself, who was soon to separate himself from his disciples. The servants are the disciples of then and the redeemed of all times, whatever their position or function in the Church. Talents represent all of God’s gifts, natural advantages and spiritual graces, and in particular the outpouring of His Holy Spirit which was to be given to the Church, to create new life and to enliven all other gifts.

These talents are distributed to each one selo→formément to the sovereign wisdom of one who probes hearts, measures moral and intellectual strength and knows the degree of receptivity of each soul. It is a question for all to increase these talents by making use of them. In the same way, in fact, that capital increases through interest, through work, in the same way all the graces of God are multiplied by their faithful use in daily life.

The return of the master who comes to settle accounts with his servants is the solemn advent, on the last day, of Jesus before whom will be manifested all the secrets of hearts and all the fruits of each one’s work.  The happiness of the faithful servants who enter into the joy of their Lord, as well as the inexpressible misfortune of the wicked and lazy servant who finds himself stripped of his talent and thrown into outer darkness this great and tragic outcome of the parable, is self-explanatory.

Deacon Michel Houyoux

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The parable of talent

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Tu as été fidèle pour peu de choses, entre dans la joie de ton seigneur

Posté par diaconos le 29 août 2020

33è Dimanche O. A. : Des serviteurs en éveillent

De ‘Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples cette parabole : « Un homme qui partait en voyage appela ses serviteurs et leur confia ses biens. À l’un il remit une somme de cinq talents, à un autre deux talents, au troisième un seul talent, à chacun selon ses capacités. Puis il partit. Aussitôt, celui qui avait reçu les cinq talents s’en alla pour les faire valoir et en gagna cinq autres. De même, celui qui avait reçu deux talents en gagna deux autres. Mais celui qui n’en avait reçu qu’un alla creuser la terre et cacha l’argent de son maître.

    Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint et il leur demanda des comptes. Celui qui avait reçu cinq talents s’approcha, présenta cinq autres talents et dit : “Seigneur, tu m’as confié cinq talents ; voilà, j’en ai gagné cinq autres.”     Son maître lui déclara : “Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton seigneur.”  Celui qui avait reçu deux talents s’approcha aussi
et dit : “Seigneur, tu m’as confié deux talents ; voilà, j’en ai gagné deux autres.”  Son maître lui déclara : “Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton seigneur.”Celui qui avait reçu un seul talent s’approcha aussi et dit : “Seigneur, je savais que tu es un homme dur : tu moissonnes là où tu n’as pas semé, tu ramasses là où tu n’as pas répandu le grain. J’ai eu peur, et je suis allé cacher ton talent dans la terre.

Le voici. Tu as ce qui t’appartient.” Son maître lui répliqua : “Serviteur mauvais et paresseux, tu savais que je moissonne là où je n’ai pas semé, que je ramasse le grain là où je ne l’ai pas répandu. Alors, il fallait placer mon argent à la banque ; et, à mon retour, je l’aurais retrouvé avec les intérêts. Enlevez-lui donc son talent et donnez-le à celui qui en a dix. À celui qui a, on donnera encore, et il sera dans l’abondance ; mais celui qui n’a rien se verra enlever même ce qu’il a.     Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dans les ténèbres extérieures ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents !”  (Mt 25, 14-30)

La parabole des talents

Le royaume des cieux est comparé à ce que fit un homme qui, s’en allant en voyage, remit ses biens à ses serviteurs. Il donna à l’un cinq talents, à l’autre deux, à l’autre un. Aussitôt celui qui reçut cinq talents se mit à l’œuvre et en gagna cinq autres ; de même aussi celui qui en reçut deux. Mais celui qui n’en eut qu’un talent, l’enfouit dans la terre.  Longtemps après, le maître revint et fit rendre compte à ses serviteurs. Celui qui eut reçu cinq talents en produisit cinq autres qu’il eut gagnés ; de même aussi celui qui en eut  reçu deux. Alors le maître, louant leur fidélité, les admit à partager sa joie.

Mais celui qui n’en eut reçu qu’un talent vint et dit : « Seigneur, je savais que tu es un homme dur et injuste ; j’ai craint et j’ai enfoui ton talent dans la terre : voici ce qui est à toi. » Mais son maître lui répondit : « Méchant serviteur, si tu savais que je suis un homme dur et injuste, tu devais remettre mon argent à d’autres, qui me l’auraient rendu avec intérêt. Ôtez-lui le talent, donnez-le à celui qui en a dix, et jetez le serviteur inutile dans les ténèbres du dehors

Luc (Luc 19.12 et sui­vants) rap­porte une pa­ra­bole qui a des traits de res­sem­blance avec celle-ci, mais qui, à d’autres égards, en dif­fère pro­fon­dé­ment. Plu­sieurs in­ter­prètes, consi­dé­rant ces deux ré­cits comme une seule et même pa­ra­bole, di­ver­se­ment mo­di­fiée par la tra­di­tion apos­to­lique, se de­mandèrent au­quel des deux ap­par­tient la prio­rité et l’o­ri­gi­na­lité. Mais pour­quoi ne pas ad­mettre plu­tôt que Jé­sus a em­ployé deux fois une forme si frap­pante d’ins­truc­tion, en la mo­di­fiant de ma­nière à ex­pri­mer deux idées dif­fé­rentes ? C’est le ré­sul­tat au­quel conduit une étude at­ten­tive des deux pa­ra­boles.

Dans la pa­ra­bole rap­por­tée par Luc, tous les ser­vi­teurs re­çurent la même somme à faire va­loir. Ici les dons confiés furent in­di­vi­dua­li­sés se­lon la ca­pa­cité et les moyens de cha­cun. Ayant ainsi confié ses biens, le maître partit  aussitôt. Aussitôt il s’en alla et fit valoir ses ta­lents ; il ne per­dit pas un mo­ment, sen­tant sa res­pon­sa­bi­lité, et com­bien le temps fut pré­cieux. Dès cet ins­tant il travailla, opéra avec les ta­lents et fit cinq autres talents. Il ne revint qu’après un long temps, ayant laissé à ses ser­vi­teurs le temps né­ces­saire pour leur tra­vail. Et comme ce re­tour du maître re­pré­senta la se­conde ve­nue de Jésus, Jé­sus ne l’an­nonça pas dans un ave­nir si pro­chain que le veut une cer­taine exé­gèse.

Les cinq ta­lents confiés ne furent pas  peu de chose ; mais le maître les dé­signa ainsi en com­pa­rai­son de ce qu’il confiera en­core de ses im­menses ri­chesses à ce ser­vi­teur qui se mon­tra bon et fidèle. Que si­gni­fie dans la parabole, ce mot : la joie de ton seigneur ? Les uns pensèrent à la sa­tis­fac­tion que le maître éprou­va au su­jet de ce bon ser­vi­teur, d’autres à quelque ban­quet ou quelque fête qu’il vou­lut faire pour cé­lé­brer son re­tour. Ici,  Jésus passa tout à coup de l’i­mage à la réa­lité, et que cette joie, fut la fé­li­cité et la gloire dont il jouit, et dans la­quelle il in­tro­duisit son fi­dèle ser­vi­teur : « Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers: héritiers de Dieu, et cohéritiers de Christ, si toutefois nous souffrons avec lui, afin d’être glorifiés avec lui » (Rm 8, 17)

Le lan­gage de ce mé­chant ser­vi­teur fut em­prunté aux usages de l’a­gri­cul­ture. Il ex­prima même, sous deux formes dif­fé­rentes, son ac­cu­sa­tion contre son maître : vou­loir moissonner sans avoir semé, et ramasser sans avoir répandu. Cette der­nière image est em­prun­tée à l’u­sage de battre le blé, dont on disperse les épis sur la terre, pour ramasser en­suite le grain dans le gre­nier. Le ser­vi­teur voulut prou­ver à son maître qu’il fut un homme dur, trop exi­geant, in­juste. Mais lui-même tra­hit le fond de son cœur, où il n’y eut que de la crainte et pas de confiance, pas d’a­mour, pas de sol­li­ci­tude pour les in­té­rêts de son maître. Il se plaça vis-à-vis de lui sur le ter­rain de la propre jus­tice. Il lui fit aussi le re­proche sous-en­tendu de lui avoir trop peu confié.

Méchanceté et paresse, tels sont les deux vices que le maître vit dans le cœur et dans la conduite de son ser­vi­teur. Ce­lui-ci les eut abon­dam­ment dé­voi­lés, soit dans sa ma­nière d’a­gir, soit dans ses sen­ti­ments en­vers son maître. Ce maître ne ré­futa pas l’ac­cu­sa­tion por­tée contre lui, il l’ad­mit , et il y a dans cette ad­mis­sion une iro­nie pleine de tris­tesse, mais pour en ti­rer aus­si­tôt une conclu­sion toute op­po­sée à la conduite du ser­vi­teur. Même s’il fut un homme dur et in­juste, qui ne pût ins­pi­rer à son ser­vi­teur que de la crainte, ce­lui-ci au­rait dû, par cette crainte seule, faire va­loir l’argent de son maître par des banquiers : sé­pa­rant ainsi son bien de ce­lui de son maître, il n’au­rait pas fait de tort à ce­lui-ci ; il au­rait au moins réa­lisé cette jus­tice à la­quelle il en ap­pela. D’autres en­core virent dans l’acte de por­ter l’argent aux ban­quiers, le re­non­ce­ment à la pro­fes­sion chré­tienne qui est com­mandé à ceux qui n’ont pas dans le cœur la foi et l’a­mour de Jésus.

Le tré­sor di­vin, et l’acte de dé­pôt, ré­clamé du ser­vi­teur, un état de prière dans le­quel le ser­vi­teur, qui se croit in­ca­pable d’a­gir lui-même pour la cause de Christ, peut au moins de­man­der à Dieu de ti­rer de lui et de sa connais­sance chré­tienne le parti qu’il trou­vera bon. (M. Go­det)

Quand Jésus ôte à un homme le ta­lent qu’il lui confia, il lui re­tranche par là tout moyen de tra­vailler en­core pour lui. Là com­mence le ju­ge­ment : « Car à tout homme qui a, il sera donné, et il sera dans l’abondance ; mais à celui qui n’a pas, on lui ôtera même ce qu’il a. » (Mt 25, 29)

Ex­pli­ca­tion de cette pa­ra­bole

L’homme qui confie ses biens avant de s’ab­sen­ter, c’est Jésus lui-même qui bien­tôt al­lait se sé­pa­rer de ses dis­ciples. Les serviteurs sont les dis­ciples d’a­lors et les ra­che­tés de tous les temps, quelles que soient leur po­si­tion ou leurs fonc­tions dans l’Église. Les talents re­pré­sentent tous les dons de Dieu, avan­tages na­tu­rels et grâces spi­ri­tuelles, et en par­ti­cu­lier l’ef­fu­sion de son Saint-Es­prit qui al­lait être ac­cor­dée à l’Église, pour y créer une vie nouvelle et y vi­vi­fier tous les autres dons.

Ces ta­lents sont ré­par­tis à chacun selo→for­mé­ment à la sou­ve­raine sa­gesse de ce­lui qui sonde les cœurs, me­sure les forces mo­rales et in­tel­lec­tuelles et connaît le de­gré de ré­cep­ti­vité de chaque âme. Il s’a­git pour tous d’aug­men­ter ces ta­lents en les faisant valoir. De même, en ef­fet, que des ca­pi­taux s’aug­mentent par les in­té­rêts, par le tra­vail, de même toutes les grâces de Dieu se mul­ti­plient par leur em­ploi fi­dèle dans la vie quotidienne.

Le retour du maître qui vient régler compte avec ses ser­vi­teurs, c’est l’a­vè­ne­ment so­len­nel, au der­nier jour, de Jésus de­vant qui se­ront ma­ni­fes­tés tous les se­crets des cœurs et tous les fruits du tra­vail de cha­cun.  Le bon­heur des ser­vi­teurs fi­dèles qui entrent dans la joie de leur Seigneur, aussi bien que l’i­nex­pri­mable mal­heur du ser­vi­teur mé­chant et pa­res­seux qui se voit dé­pouillé de son ta­lent et jeté dans les té­nèbres du de­hors ce dé­noue­ment si grand, si tra­gique de la pa­ra­bole, s’ex­plique de lui-même.

Diacre Michel Houyoux

Complément

◊ Diacre Michel Houyoux /saint fêté ce jour  : cliquez ici pour lire l’article →  Saint Jean-Baptiste

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◊ Catéchèse : cliquez ici pour lire l’article →  Parabole des talents – Idees-cate

◊ Regnum Christi  : cliquez ici pour lire l’article →   Mettre tous mes talents à ton serviceet et au service de mon prochain 

Tu as été fidèle pour peu de choses, entre dans la joie

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