Assomption de la Vierge Marie — Solennité

Posté par diaconos le 14 août 2019

Le Puissant fit pour moi des merveilles : il élève les humbles

Assomption de la Vierge Marie.png  220De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée. Elle entra dans la maison de  Zacharie et salua Élisabeth. Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint, et  s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni.

D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi. Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. »

Marie dit alors : « Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur ! Il s’est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse. Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom ! Sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent. Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles. Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides.

Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour, de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et sa descendance à jamais. » Marie resta avec Élisabeth environ trois mois, puis elle s’en retourna chez elle.  (Lc 1, 39-56)

Homélie

Dans l’Église à ses débuts, les premiers chrétiens ne mirent pas mis longtemps à réfléchir à la place de Marie dans leur foi. Ils voulurent, dès le début, célébrer ses derniers moments, comme ils le faisaient pour honorer leurs saints. À cause du caractère unique de sa coopération, une croyance se répandit :  chaque 15 août, les chrétiens célèbrent à la fois la mort, la résurrection,  l’entrée au paradis et le couronnement de la Vierge Marie.

En 1950, le pape Pie XII estima utile de proposer une définition plus précise :  » La Vierge immaculée, préservée par Dieu de toute atteinte de la faute originelle, ayant accompli le cours de sa vie terrestre, fut élevée corps et âme à la gloire du ciel, et exaltée par le Seigneur comme la Reine de l’univers, pour être ainsi plus entièrement conforme à son Fils, Seigneur des seigneurs, victorieux du péché et de la mort »  Cette définition fait partie des dogmes de l’Église.

 Si l’Église catholique célèbre l’Assomption de Marie, l’Église orthodoxe préfère parler de Dormition. Ces termes reflètent deux compréhensions différentes de la Vierge Marie. À l’origine, une seule et même fête.

Après l’Ascension de Jésus, les Actes des Apôtres montrent qu’ils furent réunis tous ensemble, avec quelques femmes, dont Marie, la Mère de Jésus. » (Ac 1, 14). En prière, ils attendirent la Pentecôte et la venue du Saint-Esprit. Marie fut citée pour la dernière fois dans ce livre du Nouveau Testament :  les récits bibliques ne racontent pas la fin de la viergee Marie. Dès lors, des chrétiens rédigèrent des textes pour l’évoquer. On les appelle des écrits apocryphes (1)

On y trouve toujours les éléments suivants. Un ange annonce à Marie sa mort, paisible et sereine, tel un endormissement. De là vient le terme Dormition. Pour y assister, les apôtres, en mission d’évangélisation dans le monde, furent, dans ces textes, amenés miraculeusement par des anges. Au moment de l’endormissement de Marie dans sa mort, son âme ayant quitté son corps.

On associe souvent l’Assomption de Marie avec l’Ascension de Jésus ; de fait, les mots se ressemblent et il y a dans les deux cas une montée mystérieuse au ciel dans la gloire de Dieu. La fête de l’Assomption de Marie entretient l’espérance.  La liturgie de l’Assomption  célèbre Marie comme la transfigurée : elle est auprès de Lui avec son corps glorieux et pas seulement avec son âme ; en elle, le Christ confirme sa propre victoire sur la mort.

Marie réalise ainsi le but pour lequel Dieu a créé et sauvé les hommes. En la fêtant, les croyants contemplent le gage de leur propre destin, s’ils font le choix de s’unir à leur tour au Christ.

Cette contemplation renforce enfin la confiance dans l’intercession de Marie : la voilà toute disponible pour « guider et soutenir notre espérance. Demandons au Seigneur qu’il nous aide  à être attentifs aux choses d’en-haut pour obtenir de partager sa gloire. Amen

Diacre Michel Houyoux

Note L’Église catholique nomme apocryphes les textes qu’elle n’a pas retenus dans son canon tandis que les Églises issues de la Réforme les nomment pseudépigraphes. En ce qui concerne les écrits de l’Ancien Testament, elle nomme deutérocanoniques ceux que les Églises protestantes nomment apocryphes.

 

Compléments

◊ Marie rend visite à sa cousine Élisabeth : cliquez ici pour lire l’article → D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ?

◊ As-tu deux minutes ? : cliquez ici pour lire l’article →  DES TEMPS DE PRIÈRE POUR SE RESSOURCER

◊ Catéchèse   Heureuse celle qui a cru !  (Lc 1, 45a) – Le 15 août, c’est la fête de l’Assomption (Solennité)

Liens externes

◊ Diocèse de Cahors (France)  : cliquez ici pour lire l’article → Solennité de l’Assomption de la Vierge Marie

◊  KTOtv.com : cliquez ici pour voir la vidéo → Solennité de l’Assomption

Vidéo : prédication du  Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine

Solennité de l’Assomption de la Vierge Marie

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Ils le tueront et, le troisième jour, il ressuscitera. Les fils sont libres de l’impôt

Posté par diaconos le 12 août 2019

Lundi 12 août 2019

 Ils le tueront et, le troisième jour, il ressuscitera. Les fils sont libres de l’impôt

 "Bon maître que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? "

« Bon maître que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? « 

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, comme Jésus et les disciples étaient réunis en Galilée, il leur dit : « Le Fils de l’homme va être livré aux mains des hommes ; ils le tueront et, le troisième jour, il ressuscitera. »

Et ils furent profondément attristés. Comme ils arrivaient à Capharnaüm, ceux qui  reçoivent la redevance des deux drachmes pour le Temple vinrent trouver Pierre et lui dirent :  » Votre maître paye bien les deux drachmes, n’est-ce pas ? »

Il répondit : « Oui. » Quand Pierre entra dans la maison, Jésus prit la parole le premier : « Simon, quel est ton avis ? Les rois de la terre, de qui perçoivent-ils les taxes ou l’impôt ? De leurs fils, ou des autres personnes ?  » Pierre lui répondit : « Des autres. » Et Jésus reprit : « Donc, les fils sont libres.

Mais, pour ne pas scandaliser les gens, va donc jusqu’à la mer, jette l’hameçon, et saisis le premier poisson qui mordra ; ouvre-lui la bouche, et tu y trouveras une pièce de quatre drachmes. Prends-la, tu la donneras pour moi et pour toi.  » (Mt 17, 22-27)

Homélie

Cet extrait de l’Évangile commence par la révélation de Jésus à ses disciples qu’Il va être mis à mort pour ensuite ressusciter et se termine par cette autre parole :  » Les fils sont libres ».C’est librement que Jésus marcha vers la passion. Le mal sembla le contraindre, l’annihiler, mais dans les faits Jésus accepta de se soumettre à l’emprise du mal pour que son Père en tire un bien plus grand encore, celui de notre salut, que de son côté transpercé coulent des flots d’amour et de miséricorde à travers les siècles.

« C’est pour cela que le Père m’aime, parce que je donne ma vie, pour la reprendre. Personne ne me l’enlève; mais je la donne de moi- même » (Jn 10, 17-18). Un père attend de ses enfants qu’ils lui obéissent par amour. Ainsi en va-t-il de notre Père céleste qui n’attend de nous qu’une seule chose : notre amour.  « Bon maître que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ?  » (Mc 10, 17 ; Mt 19, 16 ; Lc 18, 18)   Posant sur lui son regard, Jésus se mit à l’aimer » (Mc 10, 21)

Quelle fut la réponse de Jésus ?

Jésus lui dit :  » Il te manque une chose  pour avoir la vie éternelle : Va, vends tout ce que tu as, et donne-le  aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel ; puis viens, suis-moi.  » (Mc 10, 21b) Ainsi donc, il ne suffirait pas seulement  d’être honnête et d’observer tous les commandements pour avoir part au Royaume des cieux. Jésus lui demanda de faire un choix radical : il demanda tout pour le suivre !

À ces mots, il devint tout triste et il s’en alla. Voilà donc quelqu’un qui nous ressemble. Ne sommes-nous pas aussi désireux de la vie éternelle… mais peu décidés à y mettre le prix ? Jésus, qui aima cet homme, ne fit pas un geste pour le récupérer. Non, il le laissa sen aller.  Il respecta sa liberté. Cet homme ne fut pas damné pour autant, il  rata une occasion.

Jésus posa alors son regard sur ses disciples et en profita pour les enseigner (Mc 10, 27-30) : les richesses sont un obstacle terrible pour découvrir l’essentiel. Ce récit d’une vocation manquée nous rappelle que, nous aussi, nous refusons des appels de Dieu. nous comprenons la tristesse de cet homme : il a  avait beaucoup d’argent et de bien, et, avec tout cela, il ne fut pas heureux. Viens nous libérer Seigneur Jésus et nos mains s’ouvriront devant toi pour accueillir ce qui manque à notre amour.

Je ne me préoccupe que d’une seule chose : aimer. Certaines personnes ont pu vouloir au fil des siècles codifier les manières de manifester cet amour dans des lois et des règlements. Comme Jésus, je me soumets à ceux-ci non par contrainte, mais pour ne pas scandaliser les gens. D’ailleurs, l’Amour en demandera toujours davantage que les règles ne pourront jamais édicter : le don total de moi-même, avec pour modèle Jésus qui fit le don total de sa personne sur la croix, une valeur infiniment plus grande que les deux drachmes pour le Temple. Amen

Michel Houyoux, diacre permanent

Liens externes

◊ Le puits d’amour : cliquez ici pour lire l’article →   plongez !

◊ Paroisse saint Symphorien-en-côte-Chalonnaise (France) : cliquez ici →  Ils lèveront les yeux vers Celui qu’ils ont transpercé

♥  Monastère Saint-André de Clerlande (Ottignies-Louvain-La-Neuve- Belgique)

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Assunzione della Vergine Maria – Solennità

Posté par diaconos le 12 août 2019

 L’Eccelso ha fatto meraviglie per me: ha innalzato gli umili

L'Assunzione di Maria in Cielo è una credenza di alcune Chiese cristiane secondo la quale la madre di Gesù al termine della vita terrena è andata in cielo non solo con l'anima ma anche con il corpo. Il culto si è svilupppato a partire dal V secolo d.C.[1], diffondendosi sempre più e radicandosi nella devozione popolare.

L’Assunzione di Maria in Cielo è una credenza di alcune Chiese cristiane secondo la quale la madre di Gesù al termine della vita terrena è andata in cielo non solo con l’anima ma anche con il corpo. Il culto si è svilupppato a partire dal V secolo d.C.[1], diffondendosi sempre più e radicandosi nella devozione popolare.

+ Dal Vangelo secondo Luca

 In quei giorni Maria si alzò e andò in fretta verso la regione montuosa, in una città di Giuda. Entrata nella casa di Zaccarìa, salutò Elisabetta. Appena Elisabetta ebbe udito il saluto di Maria, il bambino sussultò nel suo grembo. Elisabetta fu colmata di Spirito Santo ed esclamò a gran voce : « Benedetta tu fra le donne e benedetto il frutto del tuo grembo ! A che cosa devo che la madre del mio Signore venga da me ? Ecco, appena il tuo saluto è giunto ai miei orecchi, il bambino ha sussultato di gioia nel mio grembo. E beata colei che ha creduto nell’adempimento di ciò che il Signore le ha detto ».
Allora Maria disse : « L’anima mia magnifica il Signoree il mio spirito esulta in Dio, mio salvatore, perché ha guardato l’umiltà  della sua serva.D’ora in poi tutte le generazioni mi chiameranno beata. Grandi cose ha fatto per me l’Onnipotentee Santo è il suo nome ; di generazione in generazione la sua misericordiaper quelli che lo temono.
Ha spiegato la potenza del suo braccio,ha disperso i superbi nei pensieri del loro cuore ; ha rovesciato i potenti dai troni, ha innalzato gli umili ; ha ricolmato di beni gli affamati, ha rimandato i ricchi a mani vuote. Ha soccorso Israele, suo servo, ricordandosi della sua misericordia,come aveva detto ai nostri padri,per Abramo e la sua discendenza, per sempre ». Maria rimase con lei circa tre mesi, poi tornò a casa sua. (Lc 1, 39-56).

Omelia Assunzione della Vergine Maria

Colore liturgico: bianco

L’Assunzione è il privilegio in virtù del quale l’immacolata Madre di Dio è stata glorificata, alla fine della sua vita terrena, nell’anima e nel corpo, senza attendere la risurrezione finale. Era la fede della Chiesa già da tempo e fu il 1° novembre 1950 che Papa Torta XII la definì come un dogma di fede.

« La mia anima esalta il Signore, il mio spirito esalta in Dio mio Salvatore. Ha guardato il suo umile servo; d’ora in poi tutte le età mi chiameranno beato. Il Potente ha fatto miracoli per me. Santo è il suo nome ! » Maria è la prima dei salvati e il suo canto di ringraziamento, il Magnificat, porta tutta la gloria a Dio.

Il suo canto non è un canto di orgoglio, è un’ammissione di umiltà : tutto ciò che viene da Dio, per grazia, e sale a Dio nella lode. Per questo la vera devozione alla Vergine Maria ci ricorda costantemente Gesù Cristo. Per comprendere l’Assunzione della Beata Vergine Maria, è la gloria di Gesù risorto che deve essere prima contemplata. « L’ultimo nemico distrutto è la Morte » (1 Co 15, 26).

Queste parole di Paolo, che hanno appena risuonato durante la seconda lettura, ci aiutano a comprendere il senso della solennità che celebriamo oggi. In Maria, innalzata al cielo alla fine della sua vita terrena, risplende la vittoria definitiva di Cristo sulla morte, che è entrata nel mondo a causa del peccato di Adamo.

Fu Cristo che vinse la morte, offrendo se stesso come sacrificio sul Calvario, in un gesto d’amore obbediente al Padre. Ci ha così salvato dalla schiavitù del peccato e del male. Nel trionfo della Vergine, la Chiesa contempla Colui che il Padre ha scelto come Madre del suo Figlio unigenito.

Per questo Maria è un segno confortante per la nostra speranza. La Vergine innalzata nella gloria del Paradiso ci assicura che l’aiuto divino non mancherà mai. Fratelli e sorelle, contempliamo Maria, qui riuniti in questo giorno tanto caro alla nostra devozione. Un grande segno appare per noi oggi in cielo.

L’autore del libro dell’Apocalisse ce ne parla attraverso un linguaggio profetico in prima lettura. « Un grande segno apparve in cielo: una donna! Il sole lo avvolge » (Ap 12,1) Che meraviglia straordinaria davanti ai nostri occhi stupiti! Abituati a fissare le realtà della terra, siamo invitati a guardare verso l’alto: verso il cielo, che è la nostra patria definitiva, dove ci attende la Vergine Santissima.

L’Assunzione di Maria è un evento che ci tocca da vicino proprio perché siamo destinati a morire. Ma la morte non è l’ultima parola. È, come ci dice il mistero dell’Assunzione della Vergine Maria, il passaggio alla vita alla ricerca dell’Amore. È la porta della beatitudine celeste riservata a coloro che lavorano per la verità e la giustizia e si sforzano di seguire Cristo. « D’ora in poi tutte le generazioni mi chiameranno beato » (Lc 1, 48).

Così si esprime la Madre di Cristo quando incontra la sua anziana parente, Elisabetta. In Maria, la promessa diventa realtà. Beata è Maria e benedetta saremo, noi, suoi figli, se, come lei, ascoltiamo e mettiamo in pratica la Parola del Signore.  Che la solennità di oggi apra i nostri cuori a questa prospettiva superiore dell’esistenza.

Che la Vergine, che oggi contempliamo risplendente alla destra del Figlio, ci aiuti a vivere credendo « nel compimento della Parola del Signore ». Con Maria, rivolgiamoci al Padre. Come lei, fidiamoci di lei. Uniamoci a Gesù, nostro compagno di vi.                             +  Diacono  Michel Houyoux

Collegamenti esterni

◊ Festa dell’Assunta→  Assunzione al cielo di Maria, ecco le cose da sapere

◊ Omelia di Giovanni Paolo →  Riflettiamo Insieme: Solennità dell’Assunzione

Festa dell’Assunzione della Beata Vergine Maria

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C’est la miséricorde que je désire, et non les sacrifices

Posté par diaconos le 11 août 2019

Auteur Père Marie Landry Bivina

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

L’image contient peut-être : une personne ou plus et personnes deboutEn ce temps-là, Jésus passait, un jour de sabbat, à travers les champs de blé, et ses disciples eurent faim ; ils se mirent à arracher des épis et à les manger. En voyant cela, les pharisiens lui dirent : « Voilà que tes disciples font ce qu’il n’est pas permis de faire le jour du sabbat ! »
x
 Mais il leur répondit : « N’avez-vous pas lu ce que fit David, quand il eut faim, ainsi que ses compagnons ? Il entra dans la maison de Dieu, et ils mangèrent les pains de l’offrande; or, cela n’était permis ni à lui, ni à ses compagnons, mais aux prêtres seulement.
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Ou bien encore, n’avez-vous pas lu dans la Loi que le jour du sabbat, les prêtres, dans le Temple, manquent au repos du sabbat sans commettre aucune faute ? Or, je vous le dis : il y a ici plus grand que le Temple.
x
Si vous aviez compris ce que veut dire cette parole : c’est la miséricorde que je désire, et non les sacrifices, vous n’auriez pas condamné ceux qui n’ont commis aucune faute. Car le Fils de l’homme est maître du sabbat ». (Mt 12,1-8)

+père Marie Landry

ENSEIGNEMENT

Aujourd’hui, le Seigneur se rapproche du semis de ta vie, pour cueillir les fruits de sainteté. Trouvera-t-Il quand Il viendra de la charité, de l’amour pour Dieu et pour autrui ?

Jésus, qui corrige la casuistique méticuleuse des rabbis, celle qui rendait insupportable la loi du repos sabbatique: devra-t-il te rappeler qu’Il est seulement intéressé à ton cœur, à ta capacité d’aimer ?

« Voilà que tes disciples font ce qu’il n’est pas permis de faire le jour du sabbat ! » (Mt 12,2). Et ils l’ont dit convaincus, ce qui est incroyable ! Comment interdire de faire toujours le bien ? Il y a quelque chose qui te rappelle qu’il n’existe aucune motivation t’excusant de ne pas vouloir aider l’autre. La véritable charité consisterait à respecter les exigences de la justice, en évitant l’arbitraire ou le caprice personnel, mais en empêchant la rigidité qui tue l’esprit de la loi de Dieu, qui n’est qu’une invitation continuelle à aimer, à se donner aux autres.

« C’est la miséricorde que je désire, et non les sacrifices » (Mt 12,7). Répète ces paroles maintes fois, afin de les graver dans ton cœur: Dieu, riche en miséricorde, nous veut miséricordieux. « Que ce Dieu est prochain de celui qui confesse sa miséricorde ! Oui ; Dieu n’est pas loin de ceux qui sont contrits de cœur (Saint Augustin). Et que tu es loin de Dieu quand tu permets que ton cœur s’endurcisse comme la pierre !

Jésus-Christ accusa les pharisiens de condamner les innocents. Une grave accusation. Et toi ? T’intéresses-tu vraiment aux choses de ton prochain ? Les juges-tu avec affection, avec sympathie, comme celui qui juge un ami ou un frère ? Essaie de ne pas perdre le nord de ta vie. Demande à la Vierge de te faire miséricordieux, que tu saches pardonner. Sois bienveillant. Et si tu découvres dans ta vie quelque détail qui puisse contraster avec cette disposition de fond, maintenant c’est un bon moment pour rectifier, tout en formulant quelque propos efficace.

Contact → Père Marie Landry Bivina

Complément

◊ Qu’aucune âme n’ait peur de s’approcher de Jésus : cliquez ici pour lire l’article →  Le Christ est miséricordieux

Liens externes

◊ Père Guy Lecourt  : cliquez ici pour lire l’article →   C’est la miséricorde que je désire et non les sacrifices

◊  Père Jean-Loup Lacroix : cliquez ici pour lire l’article →  C’est la miséricorde que je désire – Saint-Sulpice

C’est la miséricorde que je veux ! / P. Zanotti-Sorkine

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