Mardi de la première semaine de l’Avent – Année B

Posté par diaconos le 4 décembre 2023

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De l’Évangile de Jésus Christ selon Luc

À l’heure même, Jésus exulta de joie sous l’action de l’Esprit Saint, et il dit : «Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance. Tout m’a été remis par mon Père. Personne ne connaît qui est le Fils, sinon le Père ; et personne ne connaît qui est le Père, sinon le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler.»

Puis il se tourna vers ses disciples et leur dit en particulier : « Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez ! Car, je vous le déclare : beaucoup de prophètes et de rois ont voulu voir ce que vous-mêmes voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu.» Lc 10, 21-24) Bien que Jésus n’ait approuvé la joie de ses disciples qu’avec une sage réserve (verset 20, note), il s’y associe pleinement ; mais sa joie à lui a des motifs infiniment plus élevés, parce que son regard pénètre jusqu’au fond ces premiers succès de son règne et les triomphes dont ils seront suivis.

La joie de Jésus

Tandis que l’Évangile nous fait fréquemment connaître les tristesses et les larmes de Jésus, c’est ici à peu près le seul endroit où il nous parle de sa joie et même de son allégresse. Ce fut l’Esprit de Dieu qui inspira à Jésus ce vif mouvement de joie. Malgré l’autorité de Tischendorf et d’autres critiques, qui se fondèrent sur Codex Sinaiticus, B, C, D, l’Itala et la syriaque, la leçon du texte reçu signifie que c’est dans l’intimité profonde de son être spirituel que Jésus éprouva cette sainte joie. Jésus les adresse à ses disciples qui avaient le bonheur d’entendre et de comprendre les instructions qu’il leur donnait par ses paraboles, tandis que pour d’autres elles restaient une lettre fermée.

Ici, il voulut leur faire sentir combien ils étaient heureux d’être les témoins de ce moment le plus éclatant de son ministère et d’y prendre eux-mêmes une part active. Aussi leur adressa-t-il ces paroles en particulier et comme à voix basse, parce qu’eux seuls devaient les recueillir dans leur cœur. Auxprophètesqui, d’après Matthieu, avaient soupiré après ces révélations évangéliques, Luc ajouta : beaucoup de rois. Ainsi un David, qui les entrevoyait par l’esprit de prophétie, un Salomon, un Ézéchias et d’autres princes pieux, qui avaient gouverné le peuple de Dieu selon sa parole.

Diacre Michel Houyoux

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Vidéo Trouvons la joie en Jésus → https://youtu.be/PSNag3aghUE

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Lundi de la première semaine de l’Avent – Année B

Posté par diaconos le 3 décembre 2023

Guérison d’un serviteur d’un centurion est un des miracles de Jésus

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# La Guérison d’un serviteur d’un centurion est un des miracles de Jésus est citée dans l’Évangile de saint Matthieu (8:5-13) et dans l’Évangile de saint Luc (7:1-10). Certains théologiens disent que le miracle du fils d’un officier (Jn 4:46-54) est le même épisode de la vie du Christ. Dans les deux passages, l’important est la foi. Pour Jean Chrysostome, dans son Homélie XXVI sur saint Matthieu, la foi est le moteur de l’acte miraculeux du Christ. Cette foi est admirable chez le centurion. Elle est due à son bon cœur.

Pour saint Augustin qui commente sur saint Luc, la foi et l’humilité sont les dispositions du cœur de ce centurion qui ont poussé le Messie à accomplir cette guérison. Le docteur de l’Église compare cette guérison à celle que va réaliser le Christ sur la terre entière qui croira sans même l’avoir vu. L’ancien souverain pontife saint Grégoire le Grand qui commenta le passage de saint Jean sur la guérison du fils d’un officier, parla aussi de la foi qui est primordiale pour suivre le Christ et avancer dans son chemin de vie. Les vertus théologales et cardinales sont importantes pour le croyant.

De l’Évangile de Jésus Christ selon Matthieu

En ce temps-là,comme Jésus était entré à Capharnaüm, un centurion s’approcha de lui et le supplia : «Seigneur, mon serviteur est couché, à la maison, paralysé, et il souffre terriblement.» Jésus lui dit : «Je vais aller moi-même le guérir.»

Le centurion reprit : «Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit,mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri. Moi-même qui suis soumis à une autorité, j’ai des soldats sous mes ordres ; à l’un, je dis : “Va”, et il va ; à un autre : “Viens”, et il vient, et à mon esclave : “Fais ceci”, et il le fait.» À ces mots, Jésus fut dans l’admiration et dit à ceux qui le suivaient : «Amen, je vous le déclare, chez personne en Israël, je n’ai trouvé une telle foi. Aussi je vous le dis : Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident et prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob au festin du royaume des Cieux.» (Mt 8, 5-11)

La foi du centenier

Le centenier était un officier romain, commandant une compagnie de cent hommes. Né païen cet homme était parvenu à la foi au Dieu vivant et vrai pendant son séjour parmi les Juifs. Il eut une certaine connaissance de Jésus et de ses œuvres. Il montra une confiance sans bornes en sa puissance.

Luc désigna le malade par le terme de doulos, esclave, serviteur. La charité du centenier et son dévouement n’en ressortirent que mieux dans toute leur beauté. Luc remarqua que ce serviteur lui fut fort cher.

La maladie indiquée comme paralysie était un mal aigu qui causait de grandes souffrances au malade (il était cruellement tourmenté) et le mettait en danger de mort.

Le centenier ne tira pas la conclusion de cette admirable comparaison ; il sut que Jésus l’eut comprise. «Si moi, un homme, qui dois obéir à mes supérieurs, j’ai un tel pouvoir sur la volonté d’autres hommes, combien plus peux-tu, toi, commander à la maladie et à la mort.»

«Le motif invoqué par le centenier à l’appui de sa requête et l’accent qu’il donne à ces mots un homme sous autorité montrent qu’il se représente Jésus comme un être surhumain dominant sur des puissances ou sur des esprits qui, à son commandement, peuvent opérer la guérison.» (B. Weiss)

Jésus était en droit d’attendre en Israël une aussi grande foi, mais ne l’avait pas trouvée. Il ne fut pas étonné ni de la charité ni de l’humilité du centenier mais de sa foi qui produisit en lui tout le reste.

D’Orient et d’Occident, des contrées païennes les plus éloignées. Quelle connaissance de l’avenir de son règne ! Être assis à table, image de la possession des biens célestes, de la joie dans la communion d’Abraham et de tous les enfants de Dieu.

Les fils du royaume, les Juifs rejetant le salut : hébraïsme qui marqua un rapport intime avec quelqu’un ou quelque chose : « Fils de la résurrection », « fils de l’époux », ses amis de noce.

Les ténèbres du dehors : la salle du banquet, qui avait lieu la nuit, était resplendissante de lumière, mais au dehors, tout était ténèbres. Pleurs et grincements de dents, expression terrible de la douleur et du désespoir.

Le centenier croyait que Jésus pouvait guérir son serviteur, mais pouvait le guérir par une parole et à distance. Pour  encourager une telle foi, Jésus renonça à son dessein d’aller vers le malade et, par cette parole puissante : « Qu’il te soit fait ! » il accorda au centenier tout ce qu’il avait cru et demandé. À l’instant où cette parole fut prononcée, le miracle fut accompli.

Pierre était de Bethsaïda, il alla demeurer avec sa famille à Capharnaüm. Le premier usage que cette femme fit des forces qui venaient de lui être rendues fut de le servir. Le soir où Jésus fit encore toutes ces guérisons est celui du jour même où il venait de délivrer de la fièvre la belle-mère de Pierre. Jésus se montra infatigable à soulager et à guérir par une parole. Les souffrances des démoniaques furent attribuées à des esprits que Jésus chassa.

Dans la pensée du prophète Isaïe, il s’agissait de nos infirmités et de nos maladies morales, que le serviteur de l’Éternel prit et porta. Matthieu fit de ces paroles une application différente, autorisée par l’action de Jésus, qu’il décrivit. Jésus ôtait les maladies qu’il guérissait, et il les portait par cette profonde sympathie avec laquelle il s’était identifié à notre nature et par cette compassion que lui inspiraient les douleurs de chaque être souffrant.

Toutes nos maladies et nos souffrances sont d’ailleurs l’effet du péché, et c’est le mal dans toutes ses manifestations que Jésus était venu guérir. De Capharnaüm à l’autre rive du lac, Jésus, après avoir été longtemps entouré de ces foules, voulut chercher la solitude.

Diacre Michel Houyoux

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Deuxième dimanche de l’Avent dans l’année B

Posté par diaconos le 3 décembre 2023

Evangile et Homélie du dim 09 Déc 2018. Préparez le chemin du Seigneur,rendez  droits ses sentiers - Chorale Belgo-Burundaise CSFA

 

# Jean le Baptiste, de son nom de naissance Yohanan (hébreu : יוחנן), est un personnage majeur du christianisme et de l’islam. Sur le plan historique, son existence est attestée par un passage de Flavius Josèphe, il fut un prédicateur juif du temps de Jésus de Nazareth. L’Évangile selon Jean localisa l’activité du Baptiste sur les rives du Jourdain et à Béthanie au-delà du Jourdain.

Jésus vécut un temps dans son entourage et y recruta ses premiers apôtres. Les Évangiles synoptiques synchronisent le début de l’activité de Jésus avec l’emprisonnement de Jean. L’audience de ce prophète apocalyptique ne cessa de croître, au point de susciter la réaction d’Hérode Antipas, qui, le voyant rassembler ses partisans, craignit qu’il ne suscita une révolution.

Dans les Évangiles synoptiques, le Baptiste fut tué, parce qu’il critiqua le mariage d’Antipas avec Hérodiade. Dans le christianisme, Jean le Baptiste est le prophète qui annonça la venue de Jésus de Nazareth. Il le baptisa sur les bords du Jourdain, laissant certains de ses disciples se joindre à lui.

Précurseur du Messie, il est présenté dans les synoptiques comme partageant beaucoup de traits avec le prophète Élie. On le fête le 24 juin qui commémore sa naissance, le 29 août, mémoire de sa décapitation.

De l’Évangile de Jésus Christ selon Marc

Commencement de l’Évangile de Jésus, Christ, Fils de Dieu. Il est écrit dans Isaïe, le prophète : «Voici que j’envoie mon messager en avant de toi, pour ouvrir ton chemin. Voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers. Alors Jean, celui qui baptisait, parut dans le désert. Il proclamait un baptême de conversion pour le pardon des péchés. Toute la Judée, tous les habitants de Jérusalem    se rendaient auprès de lui, et ils étaient baptisés par lui dans le Jourdain, en reconnaissant publiquement leurs péchés.

Jean était vêtu de poil de chameau, avec une ceinture de cuir autour des reins ; il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage. Il proclamait : « Voici venir derrière moi celui qui est plus fort que moi ; je ne suis pas digne de m’abaisser pour défaire la courroie de ses sandales. Moi, je vous ai baptisés avec de l’eau ; lui vous baptisera dans l’Esprit Saint.» (Mc, 1, 1-8)

Préparez le chemin du Seigneur

Christ viendra comme Seigneur de puissance et berger de douceur : «Voici le Seigneur Dieu, il vient avec puissance. Comme un berger, il conduit son troupeau ; son bras rassemble les agneaux, ils les portent sur son cœur»).

Sans doute nous fait-il encore patienter : «Le Seigneur n’est pas en retard pour tenir sa promesse ; c’est pour vous qu’il patiente : car il n’accepte pas de laisser quelques-uns uns se perdre : mais, il veut que tous aient le temps de se convertir.»

Ce qui importait ce fut de lui préparer la route en changeant de vie. Dans le désert, une voix cria «Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers. Seigneur vient ; il nous faut lui préparer un chemin.

Cette image du chemin, nous la retrouvons tout au long de la Bible. Les chemins et les routes sont un lien vital entre les hommes et les civilisations : c’est cela qui permet aux gens de communiquer d’un endroit à l’autre et de se rencontrer.

Ce désert qu’il faut transformer, c’est celui de la détresse sociale et religieuse des gens, c’est celui de la solitude, celui aussi qui est provoqué par le non-respect de la dignité humaine.

Vers la fin de l’an 27, Jean Baptiste, dans le désert, proclama un baptême de conversion pour le pardon des péchés ; il ne ménagea pas son auditoire. Changez totalement de conduite…retournez-vous !

Vous faisiez ceci ? Faites maintenant le contraire. Ce mal que vous faisiez, cessez de le faire. Ce bien, que vous ne faisiez pas, mettez-vous à le faire. Changez ! Changez !

À l’approche de Noël, nous sommes invités à recevoir le sacrement de réconciliation pour le pardon de nos péchés. Dès maintenant, préparons-nous, pour en faire une démarche sérieuse, adulte, responsable. Et comme les foules qui vinrent au Jourdain, commençons par reconnaître nos péchés, Seigneur ouvre mes yeux !

C’est pour tous que la venue de Jésus doit être préparée. Commençons par enlever de nos vies tout ce qui est contraire à Dieu, apprenons à ne pas juger, ni condamner les autres, même s’ils ont commis des actions mauvaises.

En les rejetant, c’est l’amour de Dieu pour eux que nous rejetons. Il nous arrive parfois de dénoncer et d’accuser au nom de la vérité. Cette manière de faire est souvent hypocrite et surtout elle ne laisse aucune chance à la personne qui en est victime.

Comprenons bien ceci : Tout pécheur est un homme que Dieu veut sauver ! La vraie conversion doit s’accompagner du témoignage de notre vie. Jean Baptiste annonçait la venue du Seigneur et la préparait.

Comme lui, nous avons à retrousser les manches pour construire un monde plus juste et plus fraternel. Mais en tant que témoins de la foi, n’oublions jamais cette parole de l’Evangile : «Celui qui vient derrière nous, celui que nous annonçons est plus puissant que nous.»

Cette préparation de Noël nous renvoie vers les autres. Elle est un appel à témoigner de notre foi à l’intérieur de nos familles. Donnons une dimension religieuse à cette fête.

La fête de Noël, vécue en famille, ne sera vraiment réussie que si nous la préparons à l’avance. Personne n’attend le dernier moment pour envoyer les invitations et préparer les cadeaux. Et si nous mettions au moins autant d’énergie à préparer la venue de Jésus !

Diacre Michel Houyoux

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Puiser à la source : cliquez ici pour lire l’article → 2ème dimanche de l’Avent (année B)

Père Damien Stampers : cliquez ici pour lire l’article → 2e dimanche de l’Avent B – 6 décembre 2020 — Diocèse de Blois

VidéoJean-Baptiste → https://youtu.be/jHrkXsg4SQs

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Sainte Catherine d’Alexandrie

Posté par diaconos le 2 décembre 2023

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Catherine d’Alexandrie fut une vierge et martyre qui a vécu au début du IVe siècle. Elle est aussi l’une des six saintes mégalomartyres de l’Église grecque orthodoxe. La tradition situe sa naissance à Alexandrie et data sa mort dans la même ville, à dix-huit ans en l’an 312, sous le règne de Maximilien II Daiâ. Elle fut très instruite compte tenu de son sexe et de son âge : à 18 ans, elle aurait converti plusieurs philosophes qui avaient été chargés par l’empereur de la faire renoncer à sa foi.

On croit qu’elle s’appelait Dorothée, et que le prénom Catherine lui fut donné parce qu’elle remporta, dit saint Jérôme, la triple couronne de la virginité, de la science, et du martyre. Sa légende et son culte se répandirent de l’Orient vers l’Occident et furent largement attestés après les croisades. Elle est la patronne des écoles de filles et des élèves de philosophie, et on la représente souvent appuyée sur une roue à demi rompue et teintée de sang.

Elle serait apparue à sainte Jeanne d’Arc, en compagnie de sainte Marguerite et de l’archange saint Michel. Surtout connue par Légende dorée de Jacques de Voragine, Catherine vint au monde en l’an 294 dans une famille noble d’Alexandrie en Égypte. Elle acquit rapidement des connaissances qui la placèrent au niveau des plus grands poètes et philosophes du moment. Catherine, fille du roi Costus, fut instruite dans tous les arts libéraux.

Un jour, elle vit une séance d’apostasie de chrétiens organisée par l’empereur Maximilien II Daïa : elle s’adressa à lui et discuta longuement avec lui, en utilisant diverses démonstrations des syllogismes, l’allégorie, la métonymie et en parlant de claire et mystique façon. Après un deuxième entretien, où Catherine tenta de convaincre l’empereur de l’existence du dieu unique des chrétiens, celui-ci constatant qu’il ne pourrait trouver de parade à la sagesse de Catherine, convoqua une assemblée de cinquante doctes grammairiens et rhéteurs, et leur promit d’immenses récompenses s’ils triomphaient par leurs raisonnements de la vierge argumentatrice

Les orateurs, amenés de diverses provinces, demandèrent pourquoi ils avaient été appelés de lieux aussi éloignés. L’empereur leur dit : «Il y a auprès de nous une jeune fille incomparable de bon sens et de sagesse, qui réfute tous les savants et affirme que nos dieux sont des démons. Si vous arrivez à l’emporter sur elle, vous rentrerez chez vous avec de grands honneurs.» En entendant cela, l’un d’eux, indigné, répondit d’une voix pleine de colère : «Belle décision pour un empereur.»

Pour un différend avec une seule fille, il fit venir de pays lointains les savants de ce monde, alors qu’un seul de nos jeunes élèves pourrait très certainement la confondre» La vierge, encouragée par un ange du Seigneur lui recommandant de résister avec constance, s’adressa à l’empereur devant les orateur : «Par quelle décision peux-tu placer une seule jeune fille devant cinquante orateurs à qui, en outre, tu as promis salaire en cas de victoire, alors que tu m’obliges à combattre sans espoir de récompense?»

Puis elle réussit à faire taire les orateurs par la pertinence de son argumentation et à les convertir. L’empereur les fit aussitôt brûler au milieu de la cité, puis séduit par sa jeunesse et son incroyable beauté, s’adressa ensuite à Catherine et lui proposa une place dans son palais, en second rang après la reine. Elle répondit : «Cesse de tenir de tels propos. Je me suis donnée comme épouse au Christ.

Rien ne pourra m’éloigner de l’amour que j’ai pour Lui» L’empereur la fit alors dévêtir, frapper à coups de croc de fer et jeter dans une prison obscure sans alimentation pendant douze jours. L’empereur dut s’absenter. La reine et Porphyre, général des armées, qui fut son amant, se rendirent dans la prison où ils virent des anges pansant les plaies de la vierge dans une lumière éclatante. Ils se convertirent avec les soldats de leur suite. Pendant les douze jours, le Christ envoya une colombe blanche qui nourrit la prisonnière d’un aliment céleste.

À son retour, l’empereur constata qu’elle était florissante, lui proposa une nouvelle fois d’être sa compagne, ce qu’elle refusa à nouveau car «Le Christ est mon Dieu, mon amour, mon berger et mon époux unique » Un préfet conseille alors un supplice féroce pour la vierge, afin que l’exemple de cette mort effraya les autres chrétiens : quatre roues entourées de scies de fer et de clous durent lui déchirer et broyer le corps.

Alors la vierge pria le Seigneur de détruire cette machine. Et voilà qu’un ange du Seigneur frappa et brisa cette meule avec tant de force qu’il tua quatre mille païens. La reine, son amant Porphyre et un nombre important de soldats, ayant avoué leur conversion, furent exécutés. L’empereur propose une dernière fois à Catherine de devenir son épouse, cette fois-ci impératrice. Elle refusa et l’empereur la condamna à être décapitée. Conduite au lieu d’exécution, elle pria Dieu et une voix se fit entendre «Viens, ma bien-aimée, ma belle Voilà la porte du ciel t’est ouverte». Quand elle fut décapitée, du lait jaillit de son cou en guise de sang.

Alors des anges prirent son corps, l’emportèrent jusqu’au mont Sinaï, à plus de vingt journées de voyage, et l’ensevelirent avec beaucoup d’honneurs. «De ses ossements s’écoule sans cesse de l’huile qui guérit les corps de tous les malades». Quelques siècles plus tard, des moines d’un monastère construit au pied du mont Sinaï découvrirent miraculeusement au sommet d’une montagne voisine le corps intact d’une belle jeune femme qui fut reconnu comme étant celui de sainte Catherine d’Alexandrie, déposé là par des anges.

Le monastère était placé d’abord sous le patronage de Notre-Dame, puis de la Transfiguration, avant de l’être sous le patronage de sainte Catherine au huitième siècle. Les moines du monastère Sainte Catherine du Sinaï devinrent gardiens du tombeau de la sainte. Les membres de l’Ordre de Sainte Catherine du Mont Sinaï eurent pour tâche de défendre le tombeau et le monastère contre les ennemis du christianisme.

Ce fut à l’occasion des Croisades que sa légende se répandit dans tout l’Occident, créant le motif d’une grande dévotion qui inspira de nombreux artistes. Ceux-ci représentèrent la sainte avec une auréole tricolore : le blanc pour la virginité, le vert pour la connaissance et le rouge pour le martyre. La roue de son supplice figure très souvent auprès d’elle. Une partie des reliques de la sainte furent transférées à l’abbaye Sainte Catherine du Mont par saint Syméon, moine du Sinaï qui mourut à Trèves en 1035 et qui passa à Rouen en l’an1058

Diacre Michel Houyoux → Vidéo Anaud Dumouche   https://youtu.be/vCkGunLI_xA?t=5

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