Lundi de la huitième semaine du Temps Pascal – Année Paire

Posté par diaconos le 20 mai 2024

Luc 2:35 LSG - et à toi-même une épée te transpercera

De l’Évangile de Jésus Christ selon Jean

En ce temps-là,   près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie Madeleine.   Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. »   Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui. Après cela, sachant que tout, désormais, était achevé, pour que l’Écriture s’accomplisse jusqu’au bout, Jésus dit : « J’ai soif. » Il y avait là un récipient plein d’une boisson vinaigrée. On fixa donc une éponge remplie de ce vinaigre à une branche d’hysope, et on l’approcha de sa bouche.

Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit : « Tout est accompli. » Puis, inclinant la tête, il remit l’esprit.  Comme c’était le jour de la Préparation (c’est-à-dire le vendredi), il ne fallait pas laisser les corps en croix durant le sabbat, d’autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque. Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu’on enlève les corps après leur avoir brisé les jambes. Les soldats allèrent donc briser les jambes du premier, puis de l’autre homme crucifié avec Jésus. Quand ils arrivèrent à Jésus, voyant qu’il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes, mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté ; et aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau. (Jn 19, 25-34)

Une épée te transpercera l’âme

Jean nomma d’abord la mère de Jésus, pour laquelle s’accomplit la prophétie de Siméon : «Une épée te transpercera l’âme » (Lc 2, 35) et à laquelle Jésus donna un dernier et émouvant témoignage de sa tendresse filiale. La mère de Jésus avait auprès d’elle sa sœur, femme de Clopas, appelé aussi Alphée, en hébreu Chalpaï et qui était mère de l’un des apôtres, Jacques dit le Mineur. Quant à Marie Madelaine ou Marie de Magdala, Jean qui, par modestie, ne nomma jamais ni lui-même, ni son frère Jacques, ne mentionna pas Salomé, sa mère qui pourtant se tenait  près de la croix, dans ce moment suprême.

Certains  historiens et exégètes (Wieseler, Meyer, Luthardt, Weiss, Westcott, Zahn) crurent pouvoir la retrouver dans ce passage en se fondant sur la Peschito et deux autres traductions orientales qui portent : la sœur de sa mère et Marie. D’où il résulterait : qu’il y aurait ici quatre femmes ; qu’on évita la supposition invraisemblable que deux sœurs  portèrent le même prénom de Marie ; que celle qui fut désignée comme sœur de la mère de Jésus fut Salomé, mère de Jacques et de Jean ; que ces deux disciples seraient cousins de Jésus et par conséquent aussi parents de Jean-Baptiste.

À cette opinion soutenue par d’éminents interprètes on objecta : que cette variante, fondée uniquement sur quelques versions anciennes, ne saurait prévaloir contre tous les manuscrits grecs, qui sont conformes au texte. Que si ce rapport de parenté existait entre les deux disciples et Jésus, il serait sans doute mentionné quelque part dans le Nouveau Testament. Jean fut le disciple que Jésus aima. Jean et Paul parlèrent dans un sentiment d’humble gratitude envers Jésus à qui ils devaient tout ce qu’ils furent.

Ce mot : femme n’avait dans la langue que Jésus parlait rien de rude ni d’irrespectueux et il fut prononcé avec une infinie tendresse. Jésus, en donnant à Marie le disciple qu’il aimait, avec cette parole suprême : voilà ton fils, voulut combler le vide que  son départ allait faire dans le cœur de sa mère. Bien que les frères de Jésus, après avoir longtemps refusé de croire en lui, dussent  devenir ses disciples. Jésus eût d’excellentes raisons de ne confier sa mère qu’à son disciple bien-aimé. Jean comprit bien la parole de Jésus comme un testament par lequel il lui léguait sa mère et témoignait à l’un sa pleine confiance et à l’autre sa tendre sollicitude.

Jean ne tarda pas à entraîner la pauvre mère loin d’un spectacle qui brisait son cœur. Les synoptiques ne mentionnèrent pas Marie parmi les femmes qui avaient suivi de loin la mort de Jésus. Ewald fit sur ce récit de l’Évangile de Jean, qui avait pour son auteur une si grande importance personnelle, cette remarque :  « C’était pour lui, dans un âge avancé, une douce récompense de pouvoir repasser cette scène dans son souvenir ; pour ses lecteurs le récit qu’il en a laissé est, sans qu’il l’ait voulu, le signe que lui seul peut avoir écrit ces choses. »

Le cri d’angoisse : « Mon Dieu mon Dieu, pourquoi m’as tu abandonné ? » et d’autres paroles  furent proférées après celles que Jésus adressa à sa mère.  Jean marqua le moment douloureux et suprême de l’agonie de Jésus  par ces paroles : « Jésus sachant que tout allait être consommé, c’est-à-dire toute son œuvre achevée par sa mort qui s’approchait. »   À ce moment, le plus affreux tourment du supplicié était la soif brûlante de la fièvre, occasionnée par les plaies. Jésus exprima cette souffrance qu’il éprouva et manifesta le profond besoin de quelque soulagement.

Jean vit dans l’expression de cette suprême douleur l’accomplissement littéral d’un dernier élément que l’écriture avait tracé des souffrances de Jésus. Le passage auquel il fit allusion est une prophétie typique : « Ils mettent du fiel dans ma nourriture et pour apaiser ma soif ils m’abreuvent de vinaigre » Il attribua à Jésus l’intention d’aider à l’accomplissement de la prophétie en faisant connaître la soif qui le tourmentait.  Mais il ne fut pas naturel que l’esprit de Jésus fût, à un pareil moment, dominé par une telle pensée.

C’est ce qui a amené d’éminents interprètes (Bengel, Tholuck, Meyer, Luthardt, Keil) à construire ce verset d’une manière différente ; ils rapportèrent le mot afin que, non à ce qui suit, mais à ce qui précède, en sorte que la pensée serait celle-ci : « tout était déjà consommé afin que l’Écriture fût accomplie », tout ce qu’il fallait pour cela était achevé ; à ce moment, Jésus, en ayant fini avec des préoccupations plus importantes qui absorbaient son esprit, exhala sa douleur dans ce cri : « J’ai soif ».

Mais il ne fut pas naturel que l’esprit de Jésus fût, à un pareil moment, dominé par une telle pensée. C’est ce qui amena d’éminents interprètes (Bengel, Tholuck, Meyer, Luthardt, Keil) à construire ce verset d’une manière différente ; ils rapportèrent le mot afin que à ce qui précède, en sorte que la pensée serait celle-ci : « Tout était déjà consommé afin que l’Écriture fût accomplie », tout ce qu’il fallait pour cela était achevé ; à ce moment, Jésus, en ayant fini avec des préoccupations plus importantes qui absorbaient son esprit, exhale sa douleur dans ce cri : « J’ai soif. »

Ce furent les soldats qui crucifièrent Jésus qui accomplirent cet acte d’humanité : « Ayant donc rempli de vinaigre une éponge, et l’ayant mise sur une tige d’hysope, ils l’approchèrent de sa bouche. » (Jn 19, 29) Le vinaigre était un vin acide, breuvage des soldats et des pauvres. Puisque ce vin se trouvait là, ainsi qu’une éponge et une tige d’hysope, O On les avait apportés pour le soulagement des crucifiés. L’hysope est une fort petite plante , sa tige atteint cependant une longueur de un pied à un et demi pied, elle pouvait suffire pour porter l’éponge jusqu’à la bouche du supplicié, car celui- ci n’était pas beaucoup élevé au-dessus du sol.

Diacre Michel Houyoux

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Zénith – Français : cliquez ici pour lire l’article → « Une épée te transpercera l’âme

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Пятидесятница – год Б

Posté par diaconos le 19 mai 2024

Dimanche de Pentecôte : l'action du Saint Esprit - medias-presse.info

 Тема этой статьи – как мы можем получить Святого Духа. В иудаизме Святой Дух, иначе известный как Святой Дух, – это божественная сила, качество и влияние Бога на вселенную или его творения. В никейском христианстве Святой Дух – третья личность Троицы. В исламе Святой Дух выступает в качестве агента божественного действия или общения. В Вере Бахаи Святой Дух рассматривается как посредник между Богом и человеком, а также как « изливающаяся благодать Бога и лучи, исходящие от Его Проявления ».

Еврейская Библия содержит термин « дух Божий » (ruach elochim), который евреи толкуют в смысле могущества единого Бога. Это толкование отличается от никейской христианской концепции Святого Духа как одного из лиц Троицы. Христианская концепция склонна подчеркивать моральный аспект Святого Духа в большей степени, чем иудаизм, о чем свидетельствует эпитет Святой Дух, появившийся в еврейских религиозных писаниях сравнительно поздно, но ставший общепринятым выражением в христианском Новом Завете. Основанная на Ветхом Завете, книга Деяний подчеркивает аспект силы служения Святого Духа.

По мнению теолога Рудольфа Бультмана, есть два способа думать о Святом Духе: « анимистический » и « динамистический ». В анимистическом мышлении он – « независимый агент, личная сила, которая (…) может обрушиться на человека и овладеть им, позволяя ему или заставляя его совершать проявления власти », в то время как в динамистическом мышлении он « предстает как безличная сила, наполняющая человека подобно жидкости ». Оба типа мышления встречаются в иудейских и христианских писаниях, но анимистическое более характерно для Ветхого Завета, тогда как динамистическое чаще встречается в Новом Завете.

Это различие совпадает со Святым Духом как временным или постоянным даром. В Ветхом Завете и иудейской мысли он, прежде всего, временный, связанный с конкретной ситуацией или задачей, в то время как в христианской концепции дар пребывает в человеке постоянно. На первый взгляд, Святой Дух имеет эквивалент в неавраамических эллинистических мистериальных религиях. В этих религиях существовало различие между духом и психикой, которое также прослеживается в Павловых посланиях. По мнению сторонников школы истории религий, христианская концепция Святого Духа не может быть объяснена только из иудейских представлений без обращения к эллинистическим религиям.

По словам теолога Эрика Консмо, эти мнения « настолько несхожи, что единственная законная связь, которую можно установить, – это сам греческий термин πνεῦμα [пневма, дух]« . Выражение руах ха-кодеш (иврит : רוח הקודש, « святой дух », также транслитерируется как руаḥ ха-кодеш) используется в еврейской Библии и еврейских писаниях для обозначения духа YHWH (רוח יהוה). Еврейские термины ruacḥ qodshəka, « святой дух Твой » (רוּחַ קָדְשְׁךָ), и ruacḥ qodshō,

 # Параклит, от латинского paracletus, – неологизм, придуманный Иеронимом Стридонским в его латинском переводе Евангелия от Иоанна. Применяясь к Святому Духу, это слово имеет значение « защитник », « заступник », « утешитель ». Грех против Божьего присутствия лишает нас Божьей милости. Тот, кто говорит против Сына Человеческого, будет прощен, но тот, кто говорит против Святого Духа, не будет прощен ни в этом мире, ни в мире грядущем. « Тот, кто утешает » также существует в еврейской традиции и приравнивается к Мессии.

Параклит » – титул, которым некоторые мусульмане наделяют Мухаммеда. Оно относится к тексту Евангелия от Иоанна, следуя кораническому принципу объявления о пришествии Мухаммеда в христианских текстах. Этот принцип анонсирования в христианских текстах выражен, в частности, в суре VII, стих 157 : « Те, кто следует за Посланником, неученым Пророком, они находят упоминание о нем в Торе и Евангелии ».Эта ассоциация с евангельским Параклетом появляется до середины II века хиджры. Вопрос об уподоблении Мухаммада Параклету присутствует и был опровергнут в « диалоге » между Тимофеем I и халифом аль-Махди.

Согласно авторизованной экзегезе Священных Писаний бахаи, составленной Хранителем Дела Божьего, библейские аллюзии на гору Паран и Параклита относятся к откровению пророка ислама. В спиритизме Параклит – один из духов, чьи заявления, полученные во время спиритических сеансов, подписываются: Дух Истины. Несколько таких заявлений записаны в Евангелии от Спиритизма Монтано (ок. 173 г.) утверждал, что является органом Параклита в экстазе. По его словам, Параклит отличался от Святого Духа, сошедшего на апостолов.

Из Евангелия Иисуса Христа от Иоанна

В то время Иисус сказал ученикам Своим : когда придет Заступник, Которого Я пошлю к вам от Отца, Дух истины, исходящий от Отца, Он будет свидетельствовать от Моего имени. И вы также будете свидетелями, ибо вы были со Мною от начала. Мне еще многое нужно сказать вам, но пока вы не можете вынести этого. Когда же придет Он, Дух истины, то наставит вас на истину. Ибо что Он скажет, не само собою придет, но что услышит, то скажет; и что сбудется, то откроет вам. Он прославит Меня, ибо примет то, что от Меня исходит, и возвестит вам. Все, что имеет Отец, есть Мое; потому Я сказал вам : Дух принимает исходящее от Меня и возвещает вам ». (Ин 15:26-27 ; 16:12-15)

Получение Святого Духа

Сегодня, в день Пятидесятницы, исполняется обещание, данное Христом апостолам. Вечером в день Пасхи Он дыхнул на них и сказал : « Примите Духа Святого » (Ин 20, 22). Сошествие Святого Духа в день Пятидесятницы обновляет и наполняет этот дар торжественным образом и внешними проявлениями. Это кульминация пасхальной тайны. Дух, передаваемый Иисусом, создает в ученике новое человеческое состояние и чувство единства. Когда гордыня человека восстает против Бога и хочет построить Вавилонскую башню, Бог смешивает языки, и они перестают понимать друг друга.

В день Пятидесятницы происходит как раз обратное : по благодати Святого Духа апостолов понимают люди совершенно разного происхождения и на разных языках. Святой Дух – это пребывающий в человеке Учитель, который ведет ученика к истине, побуждает его к добру, утешает в печали, преображает его внутренне и дает ему новые силы и способности. В первый день Пятидесятницы христианской эры апостолы собрались вместе с Марией и молились. Воспоминание, молитвенное отношение, абсолютно необходимо для получения Святого Духа.

Вдруг сделался шум с неба, как от сильного порыва ветра, и весь дом, где они находились, наполнился им. И увидели они как бы огонь, выходящий на языках и постигающий каждого из них. (Деяния 2, 2-3).Затем все они исполнились Святого Духа и начали смело проповедовать. Эти испуганные люди превратились в мужественных проповедников, которые не боялись ни тюрьмы, ни пыток, ни мученической смерти. Это нормально: сила Святого Духа была с ними. Святой Дух, третье Лицо Святой Троицы, – душа моей души, жизнь моей жизни, существо моего существа; Он – мой освятитель, хозяин моей глубочайшей внутренности. 

Господь, Иисус Христос, Ты пришел, чтобы примирить нас с Отцом, сделать нас приемными детьми, и тогда, соединившись с Ним, мы сможем воскликнуть вместе с Ним : « Авва, Отче ! » Давайте найдем время прийти к Иисусу и попросить Его в молитве, чтобы Он дал нам Святого Духа, Которого Он обещал нам.

Ссылки на христианские сайты

Universal Org. : нажмите здесь → Как получить Духа Святого ?

Got Questions.org : нажмите здесь →Когда и каким образом мы получаем Святой Дух?

Божественная литургия : нажмите здесь → https://youtu.be/Pc-QNbt8hTI

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Yves de Chatres

Posté par diaconos le 19 mai 2024

 

Opiniones de yves de chartres

 Yves de Chatres

Yves de Chartres (1040-1116) À Chartres, en 1166, saint Yves, évêque. Abbé des chanoines réguliers de Beauvais, il fut ordonné évêque par le bienheureux pape Urbain II. Il restaura l’ordre des chanoines et fit beaucoup par ses actions et ses écrits pour la concorde entre le sacerdoce et l’empire et pour l’utilité de l’Église. Il fut un évêque, farouche partisan de la réforme grégorienne, et un acteur majeur dans la querelle des Investitures, conflit qui opposa la papauté et le Saint Empire romain germanique

Il contribua notamment à une solution de compromis en élaborant une subtile distinction entre investiture spirituelle, qui échappa au pouvoir laïc et investiture temporelle (remise du temporel par un roi auquel l’évêque prête fidélité) de l’évêque, solution adoptée par la papauté en 1114Yves de Chartres fut un qui développa la célèbre « école de Chartres » qui donna à l’Église tant de saints et tant de théologiens. Il était lui-même un grand saint et un grand théologien qui n’hésita pas à s’opposer aux désordres du roi de France Philippe I, ce qui conduisit saint Yves en prison, mais plus tard conduisit le roi à se réconcilier avec l’Église.

 Il fut aussi un théoricien important des règles canoniques du mariage et de ses interdits. Certains historiens modernes pensèrent qu’il était également médecin. Issu d’une famille de petite noblesse, il est né à Auteuil dans la région de Beauvais et formé à l’école épiscopale de cette ville, à Paris puis à l’abbaye Notre Dame du Bec en Normandie. Yves de Chartres eut comme maître Lanfranc et comme condisciple Anselme de Cantorbéry.

Après avoir été chanoine à Nesle, Yves de Chartres devint en l’an 1078 prévôt de la communauté canoniale de Saint Quentin de Beauvais. Il eut une influence importante sur Jean Ier de Warneton qu’il y formait. La réforme qu’il mena de cette communauté de chanoines augustins l’érigea en modèle. Ce fut sur cette base que douze ans plus tard, en 1090, le pape Urbain II, dans le cadre de la réforme grégorienne, le proposa pour succéder à l’évêque Geoffroy de Chartres accusé de simonie, et le sacra lui-même, malgré l’appel de Geoffroy.

Ce futt à compter de cette époque que la vie d’Yves de Chartres nous est bien connue, grâce à un recueil conservé de 300 lettres, source fondamentale pour la période, cette correspondance est l’une des plus prolifiques de toute l’époque médiévale. L’élection d’Yves de Chartres au siège épiscopal dut beaucoup à des qualités qui l’inscrivaient dans une tradition intellectuelle ancienne comme celle, par exemple, de Fulbert de Chartres (1006-1028) : il possédait une culture considérable et était très souvent sollicité de ce fait.

En l’an 1095, il accueillit le pape en vallée de Loire qui opéra une tournée de prédication pour la première croisade. En 1097, il consacra la nouvelle église du prieuré Saint Étienne de Nevers. Il combattit la simonie des clercs, soutenu dans un premier temps par le roi Philippe Ier de France, qui l’avait investi de sa charge temporelle, avant que ce dernier ne répudia Berthe de Hollande en 10092 pour épouser, grâce à la complaisance de l’évêque de Senlis Bertrade de Montfort, enlevée à son mari le comte d’Anjou Foulques le Réchin.

Dès lors, Yves de Chartres devint l’un des grands adversaires du roi : il dénonça ce double adultère, ce qui amena le roi à le faire emprisonner, dans son château, par un de ses vassaux, Hugues Ier du Puiset, entre 10920 et 1093 Libéré au bout de quelques mois, Yves fut acquitté lors d’un procès qui eut lieu deux ans plus tard, mais persista à condamner le mariage du roi « comme la désignation de clients de Bertrade aux évêchés et bénéfices qui dépendaient du roi.

Il ne relâcha la pression sur Philippe Ier qu’une fois que ce dernier eut formellement renoncé à Bertrade en décembre 1104 pour faire lever l’excommunication papale, effective depuis dix ans. Concrètement, Bertrade resta auprès du roi, mais le pape Pascal II préféra fermer les yeux pour bénéficier de l’appui du roi de France dans la querelle des Investitures. Yves de Chartres excommunia Gervais Ier de Châteauneuf, seigneur du Thumerais et frappa d’interdit ses terres du fait de la violation répétée par Gervais de la paix de Dieu dont Yves était l’un des principaux promoteurs. L’excommunication de Servage fut levée grâce à l’intervention du roi Louis VI le Gros.

Le fils de Gervais, Hugues II de Châteauneuf eut également des démêlés avec Yves. Celui-ci s’opposa au mariage de Hugues II avec Marie, la fille naturelle du roi d’Angleterre, Henri Ier, qui cherchait à s’attacher les services de ce belliqueux seigneur qui lui faisait la guerre tout autant que son père. Yves y voyait un mariage incestueux, Hugues et Marie étant cousins au sixième degré. Par la suite, Hugues fut excommunié tout comme son père du fait de ses attaques incessantes en Normandie. Hugues en appela au légat Conon, évêque de Préneste pour lever cette excommunication. Il soutint les communautés nouvelles de Robert d’Arbrissel et celles de Bertrand de Thiron.

Une contribution théorique déterminante concernant la querelle des Investitures

Yves de Chartres était réputé comme spécialiste du droit canonique. Ce fut la querelle des Investitures qui lui valut sa renommée, dans la mesure où ses réflexions théoriques permirent de mettre fin au conflit qui opposait la papauté à l’Empire. Ainsi, à l’occasion du conflit qui opposa en 1097 Daimbert de Sens à Hugues de Die autour de l’investiture du premier par le souverain, comme il était consulté il fit, le premier, une distinction subtile entre les dimensions spirituelles et temporelles de l’investiture.

Il soutint que l’investiture au sens strict, celle concernant les seuls biens temporels attachés au siège épiscopal, n’était pas un sacrement et devait être distinguée du sacrement de l’ordination par lequel le prélat recevait ses responsabilités spirituelles Dans ce schéma, l’investiture, devenue strictement temporelle, pouvait être donnée par un laïc, notamment le roi. Urbain II choisit finalement en 1098 de confirmer Daimbert en le consacrant à Rome, mais refusa de soutenir le montage théorique élaboré par Yves de Chartres.

Yves de Chartres s’est vu attribuer de nombreux sermons, ainsi que plusieurs collections canoniques importantes pour la scolastique et le droit canon, dont l’une au moins, la Panormia est certainement de lui : Tripartita, 1093 ; Decretum, (Décret), 1094 ; Panormia, 1095 ; Fantasia, 1098. ; Yves de Chartres (trad. Dom Jean Leclercq) Il soutint que l’investiture au sens strict, celle concernant les seuls biens temporels attachés au siège épiscopal, n’était pas un sacrement et devait être distinguée du sacrement de l’ordination par lequel le prélat recevait ses responsabilités spirituelles

Dans ce schéma, l’investiture, devenue strictement temporelle, pouvait être donnée par un laïc, notamment le roi. Urbain II choisit finalement en 1098 de confirmer Daimbert en le consacrant à Rome, mais refusa de soutenir le montage théorique élaboré par Yves de Chartres.

Oeuvres   Les Belles Lettres 1949, ; Bruce Brasington, « The Prologue of Ivo of Chartres : a Fresh Consideration from the Manuscripts », dans Proceedings of the Eighth International Congress of Medieval Canon Law, San Diego, 1988, Cité du Vatican, 1992 ; Michel Grandjean, Laïcs dans l’Église : regards de Pierre Damien, Anselme de Cantorbéry ; François-Olivier Touati, Yves de Chartres (1040-1116) : Aux origines de la révolution hospitalière médiévale, Paris, Les Indes savantes, 2017, 89 p. (ISBN 978-2-84654-479-5).

Diacre Michel Houyoux

Vidéo  Saint Yves, patron de la Bretagne : cliquez ici https://youtu.be/GdPdajFYreI?t=4

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Pentecost – Year B

Posté par diaconos le 18 mai 2024

 Receive the Holy Spirit - For Your Good Ministries International

Receiving the Holy Spirit


# Paraclete, from the Latin paracletus, is a neologism coined by Jerome of Stridon in his Latin translation of the Gospel of John. Applied to the Holy Spirit, this word has the meaning of ‘defender’, ‘intercessor’, ‘comforter’. To sin against God’s roiling presence deprives us of God’s mercy. Every sin and blasphemy will be forgiven, but blasphemy against the Spirit will not be forgiven. Whoever speaks against the Son of Man will be forgiven, but whoever speaks against the Holy Spirit will not be forgiven, neither in this world nor in the world to come. « He who consoles » also exists in the Jewish tradition and is equated with the Messiah.

‘Paraclete’ is a title given by some Muslims to Muhammad. It refers to the text of the Gospel according to John, following the Qur’anic principle of announcing the coming of Muhammad in Christian texts. This principle of announcing in Christian texts is, among other things, expressed in Sura VII, verse 157 : « Those who follow the Messenger, the unlettered Prophet, they find mentioned among them in the Torah and the Gospel ». This association with the evangelical Paraclete appears before the middle of the second century of the Hegira. The question of Muhammad’s assimilation with the Paraclete is present and was refuted in the ‘dialogue’ between Timothy I and the Caliph al-Mahdi.

According to the authorised exegesis of the Baha’i sacred scriptures by the Guardian of the Cause of God, the biblical allusions to Mount Paran and the Paraclete refer to the revelation of the prophet of Islam. In spiritualism The Paraclete is one of the spirits whose declarations received during séances are signed: The Spirit of Truth. Several of these declarations are recorded in the Gospel according to Spiritism Montano (c. 173) claimed to be the organ of the Paraclete in ecstasy. According to him, the Paraclete was different from the Holy Spirit who descended upon the apostles.


From the Gospel of Jesus Christ according to John

At that time, Jesus said to his disciples, ‘When the Advocate comes, whom I will send to you from the Father, the Spirit of truth who proceeds from the Father, he will testify on my behalf. And you also shall be witnesses, for you have been with me from the beginning. I still have many things to say to you, but for the moment you cannot bear them. When he, the Spirit of truth, comes, he will lead you into the truth. For what he will say will not come of itself, but what he will hear he will say; and what will come to pass he will make known to you. He will glorify me, for he will receive what comes from me to make it known to you. All that the Father has is moi; therefore I have said to you, ‘The Spirit receives what comes from me and makes it known to you’’. (Jn 15:26-27 ; 16:12-15) 

Receiving the Holy Spirit

Today, on the day of Pentecost, the promise made by Christ to the Apostles is fulfilled. On the very evening of Easter Day, he breathed upon them and said : ‘Receive the Holy Spirit’ (Jn 20:22). The coming of the Holy Spirit on the day of Pentecost renews and brings to fullness this gift in a solemn way and with external manifestations. It is the culmination of the paschal mystery. The Spirit that Jesus transmits creates in the disciple a new human condition and a sense of unity. When man’s pride rises up against God and wants to build the Tower of Babel, God confuses the langages and they can no longer understand each other.

At Pentecost, just the opposite happens: by the grace of the Holy Spirit, the Apostles are understood by people of very different origins and languages. The Holy Spirit is the indwelling Master who leads the disciple to the truth, urges him to do good, consoles him in sorrow, transforms him inwardly and gives him new strength and ability. On the first day of Pentecost of the Christian era, the Apostles were gathered with Mary and prayed. Recollection, an attitude of prayer, is absolutely essential to receive the Holy Spirit.‘Suddenly there was a sound from heaven like a violent gust of wind, and the whole house where they were was filled with it. And they saw a kind of fire breaking forth in tongues and resting on each one of them’ (Acts 2:2-3).

Then they were all filled with the Holy Spirit and began to preach with courage. These frightened men had been transformed into courageous preachers who feared neither prison, nor torture, nor martyrdom. It is normal: the power of the Holy Spirit was with them. The Holy Spirit, third Person of the Holy Trinity, is the soul of my soul, the life of my life, the being of my being; he is my sanctifier, the host of my deepest interiority.Lord, Jesus Christ, you have come to reconcile us with the Father, to make us adopted children, and then, united with him, we will be able to cry out with him: ‘Abba, Father’.Let us take the time to come to Jesus and ask him, in prayer, to make us receive the Holy Spirit he has promised us.


Links to Christian websites

ChurchofJesusCrhist.org : click here → How to Receive the Holy Ghost

Desiring God : click here → – Receive the Holy Spirit

Video  Derek Prince : click here → https://youtu.be/2ldJNZ1HGWc?t=6

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