Demandez, on vous donnera

Posté par diaconos le 24 novembre 2019

Demandez, on vous donnera.30

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : «Imaginez que l’un de vous ait un ami et aille le trouver au milieu de la nuit pour lui  demander : “Mon ami, prête-moi trois pains, car un de mes amis est arrivé de voyage chez moi, et je n’ai rien à lui offrir.” Et si, de l’intérieur, l’autre lui répond : “Ne viens pas m’importuner !

La porte est déjà fermée ; mes enfants et moi, nous sommes couchés. Je ne puis pas me lever pour te donner quelque chose.” Eh bien ! je vous le dis : même s’il ne se lève pas pour donner par amitié, il se lèvera à cause du sans-gêne de cet ami, et il lui donnera tout ce qu’il lui faut.

Moi, je vous dis : Demandez, on vous donnera ; cherchez, vous trouverez ; frappez, on vous ouvrira. En effet, quiconque demande reçoit ; qui cherche trouve ; à qui frappe, on ouvrira. Quel père parmi vous, quand son fils lui demande un poisson, lui donnera un serpent au lieu du poisson ? ou lui donnera un scorpion quand il demande un œuf  ?

Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père du ciel donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent !» (Lc 11, 5-13)

Homélie    Demandez, on vous donnera

 Jésus priait souvent et longtemps. Jésus est un maître de la prière par l’exemple qu’il nous donne et par ses conseils. Jésus apprends-moi donc à prier car je ne sais pas prier comme il faut ! Jésus nous enseigne comment nous devrions nous adresser au Père des cieux, le créateur de l’Univers : «Quand vous priez, dites : Père…»

 Quand tu parles à Dieu, parle-lui tout simplement comme un enfant parle à son père. Un enfant, lorsqu’il s’adresse à son père ne cherche pas ses mots, il laisse son cœur s’exprimer et son père en est ravi. Merci Seigneur de nous avoir montré comment nous devrions prier ! C’est formidable pour moi de penser que je peux te dire : Père !, Papa, «le Bon Dieu» comme aimait t’appeler sainte Thérèse de Lisieux.

 Puisque tu es son enfant, alors, tu peux compter sur Lui ! Tu es unique pour Lui ! Car tu connais comment fonctionne un vrai père.

Avant de te demander quelque chose, Père, je désire te dire combien je souhaite que tu sois honoré, adoré : Que ton nom soit sanctifié ! Je suis triste, Père, que tant de personnes ne parlent jamais de toi ; je souhaite que partout ton nom soit reconnu saint et sacré car seule une attitude filiale à la suite de Jésus te glorifie pleinement.

 Que ton règne vienne ! Que ton immense projet de salut pour tous se réalise au plus vite : regrouper toute l’humanité derrière ton Fils, pour la faire un jour entrer dans ton bonheur.  Que ta volonté soit faite ! OUI, j’ose te dire cela dans ma prière car ta volonté, c’est le bien–être de tous. Ta volonté, c’est que nous ne souffrions pas, mais que nous vivions pleinement.Donne-moi le pain dont j’ai besoin chaque jour. D’avance Père, je te dis merci.

 Jésus nous a rappelé que ce pain c’est aussi la Parole de Dieu qui nous fait vivre.

Pardonne-mes péchés. C’est vrai que je fais souvent des bêtises et Toi, qui est un Père formidable, tu ne demandes qu’à pardonner. Dès que tu vois dans mes yeux les larmes du repentir.  Pardonne-moi de ne pas assez croire à ta miséricorde et à ton amour. Pardonne-moi d’avoir douté de ton pardon. Pardonne-moi de mon manque de confiance en toi.

 Le pardon de Dieu libère les cœurs et les fait revivre. Ce pardon, nous devons l’accorder aux autres si nous-mêmes nous voulons être pardonnés par Dieu !

Avant d’aller plus loin dans ma prière, je m’arrête un instant, et je pardonne du fond du cœur aux personnes qui m’ont fait du tort. Ne me soumet pas à la tentation.  Cette tentation est surtout celle du désespoir qui accompagne l’impression d’être abandonné de Dieu ; le Christ l’a connue au jardin des oliviers.

La plus grande tentation, la pire de toutes, c’est celle de perdre la foi !

 Cette grande épreuve faisait dire à Jésus :  «Le Fils de l’Homme, quand il viendra, trouvera-t.-il la foi sur la terre ?» (Lc 18,8)

Oui, frères et sœurs, la grande tentation, c’est d’abandonner Jésus. Mais toutes nos autres tentations, toutes nos défaillances, nous font chaque jour un peu plus abandonner Jésus.  Elle est magnifique ta prière que tu nous a donnée pour nous adresser à Dieu. Si tu permets, je voudrais y ajouter trois petit mots en disant à ton Père, de toutes mes forces et de tout mon cœur : « JE T’AIME. »

Amen.

Diacre Michel Houyoux

Liens externes

◊ Le Pèlerin : cliquez ici pour lire l’article → Demandez, on vous donnera

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Nicodème, renaître de l’esprit

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Non è il Dio dei morti, ma dei vivi.

Posté par diaconos le 23 novembre 2019

« Il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants »

Dal Vangelo di Gesù Cristo secondo San Luca

A quel tempo, alcuni sadducei (quelli che sostengono che non c’è risurrezione) si avvicinarono a Gesù e gli chiesero : « Maestro, Mosè ci ha prescritto : se un uomo ha un fratello che muore lasciando una moglie ma senza figli, deve sposare la vedova per allevare i discendenti del fratello. Ora c’erano sette fratelli : il primo si sposò e morì senza figli ; il secondo e il terzo sposò la vedova, e così tutti e sette morirono senza figli. Alla fine anche la donna è morta.

Beh, nella resurrezione, quella donna, di cui una sarà la moglie, dato che i sette l’avevano come moglie ? ». Gesù rispose loro : « I figli di questo mondo prendono mogli e mariti. Ma coloro che sono stati giudicati degni di partecipare al mondo a venire e alla risurrezione dai morti non prendono né moglie né marito, perché non possono più morire : sono come angeli, sono figli di Dio e figli della risurrezione.

Che i morti risorgano, lo fa chiaramente Mosè stesso nel racconto del roveto ardente, quando chiama il Signore il Dio di Abramo, il Dio di Isacco, il Dio di Giacobbe. Non è il Dio dei morti, ma dei vivi. « Tutti loro, infatti, vivono per lui. » Poi alcuni scrivani si sono pronunciati e hanno detto: « Maestro, hai parlato bene ». E non hanno più il coraggio di interrogarlo su qualsiasi cosa.  » (Lc 20:27-40)

Omelia  Gesù è il Dio dei viventi

I Sadducei si sono distinti dai farisei, in particolare sulla questione della resurrezione dei morti. Le famiglie della nobiltà sacerdotale erano tra loro. Non credevano nella risurrezione dei morti e non hanno accettato alcuni libri della Bibbia come quello di Daniele. Per attaccare questa credenza nella risurrezione, hanno cercato di ridicolizzarla cercando di dimostrare quanto fosse insignificante la risurrezione.

Mosè stesso, e non solo i profeti (Is 26:19-21; Dan 12:2) Mosè, l’unica autorità riconosciuta dai Sadducei, ha chiarito che la morte è avvenuta (vedere il Libro dell’Esodo) : se Abramo, Isacco e Giacobbe fossero definitivamente morti, queste formule sarebbero state insignificanti (ultimo paragrafo dell’estratto).

In risposta ai Sadducei, Gesù ha citato un estratto dal libro dell’Esodo, Gesù ha affermato che ci sarà un cambiamento radicale che avverrà attraverso la risurrezione ; si è opposto a questo mondo e al mondo a venire… un mondo dove gli uomini si sposano, e un mondo dove non si sposano più… un mondo dove non hanno più bisogno di « generare ».

C’è qualcosa di fantastico in questa affermazione di Gesù : « Dio non è il Dio dei morti, ma dei vivi, perché tutti hanno la vita attraverso di Lui. « Tutti i credenti, e non solo i tre patriarchi qui nominati, vivevano per Dio, in relazione a lui, anche se per gli uomini e per questo mondo erano morti.

 La risurrezione di Cristo non può essere paragonata all’atto di dare vita ad un morto, come è avvenuto per Lazzaro (Gv 11). Ci sono infatti importanti differenze tra questo episodio e la risurrezione di Gesù. In primo luogo, il corpo risorto di Gesù non sempre ha l’aspetto del suo corpo terreno, anche se a volte lo fa. A volte deve fare un gesto per superare la paura dei suoi apostoli, che credono di vedere un fantasma.

Con loro consuma il cibo, mostra loro le sue ferite e invita Tommaso a toccarlo (Lc 24,40 ; Gv 20,20-27). Così facendo, egli dimostra loro che il suo corpo risorto manifesta tutti gli aspetti della corporeità ordinaria. Ma allo stesso tempo, le trascende. Ha la capacità di apparire nello spazio e nel tempo, di passare attraverso porte chiuse (Gv 20,19) e di sparire alla vista (Lc 24,31).

Egli è in grado di controllare la forma esterna in cui appare ai suoi discepoli. Maria Maddalena lo prende per il giardiniere; Cleofa e la sua compagna camminano per diverse ore con Gesù senza riconoscerlo. Il corpo risorto di Gesù gode di tutte le dimensioni del nostro corpo comune, senza essere limitato dal mondo dello spazio, del tempo e della storia. È un corpo che include e trascende la corporalità così come la conosciamo e che, a differenza di Lazzaro risorto, non morirà più (Gv 12,10)« . -(Resurrectio tamquam eventus eventus storicus et transcendens),

Complementi

 Gesù risorto, Dio lo ha risuscitato ; tutti noi ne siamo testimoni.

Estratto dal libro degli Atti degli Apostoli nel capitolo secondo

 debout avec les onze autres Apôtres, éleva la voix et leur fit cette déclaration : « Vous, Juifs, et vous tous qui résidez à Jérusalem, sachez bien ceci, prêtez l’oreille à mes paroles: e Jésus, Dieu l’a ressuscité ; nous tous, nous en sommes témoins. 33 Élevé par la droite de Dieu, il a reçu du Père l’Esprit Saint qui était promis, et il l’a répandu sur nous, ainsi que vous le voyez et l’entendez. in piedi con gli altri undici Apostoli, alzò la sua voce e fece loro questa dichiarazione : « Voi ebrei, e tutti voi che risiedete a Gerusalemme, lo sapete bene, ascoltate le mie parole : e Gesù, Dio l’ha risuscitato ; noi tutti ne siamo testimoni.

33 Sollevato dalla destra di Dio, egli ricevette dal Padre lo Spirito Santo promesso, e lo versò su di noi, come vedete e udite.

C’erano ebrei religiosi che risiedevano a Gerusalemme da ogni parte.  Quando hanno sentito la voce che suonava, si sono riuniti ed erano pieni di confusione perché tutti sentivano coloro che parlavano nella loro lingua.

Pietro, circondato dagli altri undici Apostoli, alzò la sua voce e fece questa affermazione : « Voi ebrei, e tutti voi che risiedete a Gerusalemme, lo sapete bene, ascoltate le mie parole : e Gesù, Dio lo ha risuscitato ; noi tutti ne siamo testimoni.  Sollevato dalla mano destra di Dio, ha ricevuto dal Padre lo Spirito Santo promesso, e lo ha riversato su di noi, come vedete e sentite.

Il giorno di Pentecoste, Pietro, in piedi con gli altri undici Apostoli, alzò la sua voce e fece loro questa dichiarazione : « Voi, Giudei, e tutti voi che abitate a Gerusalemme, conoscete bene questo, ascoltate le mie parole. Questo è Gesù di Nazareth, un uomo che Dio vi ha accreditato.
compiendo miracoli, meraviglie e segni tra di voi, come voi stessi sapete. Quest’uomo, consegnato secondo il piano ben definito di Dio e la prescienza, l’hai soppresso inchiodandolo al legno per mano degli empi.

Ma Dio l’ha risuscitato liberandolo dai dolori della morte, perché non era possibile per lei trattenerlo in suo potere. Infatti, è di lui che Davide parla nel salmo : ho visto il Signore davanti a me senza tregua : egli è alla mia destra, sono incrollabile. Perciò il mio cuore è in festa, e la mia lingua gioisce ; la mia stessa carne riposerà nella speranza : non potete abbandonarmi a Sheol o lasciare che i vostri fedeli vedano la corruzione.

Mi hai insegnato i modi di vita, mi riempirai di gioia con la tua presenza. Fratelli, è lecito dirvi con fiducia, riguardo al patriarca Davide, che è morto, che è stato sepolto e che la sua tomba è ancora oggi con noi. Essendo profeta, sapeva che Dio gli aveva giurato di far sedere un uomo sul suo trono. Egli vide in anticipo la risurrezione di Cristo, di cui parlava così : Non è stato abbandonato a morte e la sua carne non ha visto la corruzione. Questo Gesù, Dio lo ha risuscitato; tutti noi ne siamo testimoni.  Sollevato dalla mano destra di Dio, ha ricevuto dal Padre lo Spirito Santo promesso, e lo ha riversato su di noi, come vedete e sentite. «  (Atti 2:14.22b-33)

Fonte dell’immagine → Illustrazioni bibliche di Sweet Publishing

Pietro, consapevole della sua responsabilità nel gruppo dei dodici (Tu sei Pietro e su questa pietra costruirò la mia Chiesa), ha parlato a nome di tutti: prima ha spiegato il miracolo della Pentecoste attraverso la grande profezia di Gioele, poi ha annunciato ai Giudei che Gesù di Nazareth, da loro crocifisso ma risorto dai morti, è stato risuscitato alla destra di Dio, da dove ha versato lo Spirito Santo sui suoi discepoli. Questo Gesù è davvero il Messia. Se la morte di Gesù sembrava essere la negazione della sua messianità, la sua risurrezione è l’affermazione sorprendente. Così Pietro pronunciò questa grande parola: Dio lo ha risuscitato, e ha usato il resto del suo discorso per dimostrarlo.

La risurrezione di Gesù non è solo un fatto storico, che ha avuto luogo in un luogo specifico. Questa resurrezione è un mistero attuale che è ancora attivo.  Dio, il cui amore più potente del nostro peccato, lo ha risuscitato dai morti e lo ha fatto fonte di salvezza per tutti.  Se non ci fosse stata alcuna resurrezione, allora perché vivere onestamente oggi? Cosa vorrebbe dire la nostra vita? Un’assurda parentesi nell’immensità del cosmo nato dal caso ?

Ma Cristo è veramente risorto; una risurrezione che è una speranza, allora dobbiamo vivere pienamente e testimoniare che la vita ha senso; che non è una parentesi, ma la preparazione ad una vita di pienezza di cui l’esistenza terrena è l’inizio. Se vivessimo veramente con fede nella risurrezione, non potremmo tacere di fronte all’angoscia di tante persone, la cui vita non è altro che una sopravvivenza e che ci urlano per la loro sofferenza: « Dateci di nuovo la speranza !

Il Diacono Michel Houyoux

Collegamenti con altri siti

◊   Fernardo Armellini : clicca qui per leggere l’articolo → Egli non è il Dio dei morti, ma dei vivi, perché da lui tutti ricevono la vita

◊Antonio Riboldi – Vescovo – : clicca qui per leggere l’articolo →  Dio non è Dio dei morti, ma dei vivi | narrabilando

Padre Fernando Armellini, biblista Dehoniano

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Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants

Posté par diaconos le 23 novembre 2019

 « Il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants »

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, quelques sadducéens ( ceux qui soutiennent qu’il n’y a pas de résurrection ) s’approchèrent de Jésus et l’interrogèrent : «Maître, Moïse nous a prescrit : Si un homme a un frère qui meurt en laissant une épouse mais pas d’enfant, il doit épouser la veuve pour susciter une descendance à son frère. Or, il y avait sept frères :  le premier se maria et mourut sans enfant ; de même le deuxième, puis le troisième épousèrent la veuve, et ainsi tous les sept : ils moururent sans laisser d’enfants.
Finalement la femme mourut aussi.

Eh bien, à la résurrection, cette femme-là, duquel d’entre eux sera-t-elle l’épouse, puisque les sept l’ont eue pour épouse ?» Jésus leur répondit : «Les enfants de ce monde prennent femme et mari. Mais ceux qui ont été jugés dignes d’avoir part au monde à venir et à la résurrection d’entre les morts ne prennent ni femme ni mari, car ils ne peuvent plus mourir : ils sont semblables aux anges, ils sont enfants de Dieu et enfants de la résurrection.

Que les morts ressuscitent, Moïse lui-même le fait comprendre dans le récit du buisson ardent, quand il appelle le Seigneur le Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob. Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Tous, en effet, vivent pour lui.» Alors certains scribes prirent la parole pour dire : « Maître, tu as bien parlé.» Et ils n’osaient plus l’interroger sur quoi que ce soit. »  (Lc 20, 27-40)

Homélie

Les sadducéens se distinguèrent des pharisiens notamment sur la question de la résurrection des morts. Les familles de la noblesse sacerdotale en firent partie. Ils ne crurent pas à la résurrection des morts et ils n’acceptèrent pas certains livres de la Bible comme celui de Daniel par exemple. Pour attaquer cette croyance à la résurrection, ils essayèrent de la ridiculiser en voulant démontrer combien la résurrection fut dénuée de sens.

Moïse même, et non seulement les prophètes, (Is 26, 19-21 ; Dn 12,2) Moïse, la seule autorité reconnue par les sadducéens, a dit clairement que les morts ressuscitent (voir Livre de l’Exode) : si Abraham, Isaac et Jacob étaient morts définitivement ces formules seraient dérisoires (dernier paragraphe de l’extrait)

Pour répondre aux Saducéens, Jésus cita un extrait du livre de l’Exode, Jésus affirma qu’il y aura un changement radical qui s’opèrera par la résurrection ; il y opposa ce monde-ci et le monde à venir… un monde où l’on se marie, et un monde où l’on ne se marie plus… un monde où l’on n’a plus besoin d »engendrer.

Il y a quelque chose de fantastique dans cette affirmation de Jésus : « Dieu n’est pas le Dieu des morts mais des vivants car tous ont la vie par Lui. » Tous les croyants, et non seulement les trois patriarches ici nommés, vivèrent pour Dieu, en relation avec lui, bien que, pour les hommes et pour ce monde, ils furent morts.

La résurrection du Christ ne peut pas être comparée à l’acte de rendre la vie à un mort, comme ce fut le cas pour Lazare (Jn 11). Il existe en effet des différences importantes entre cet épisode et la résurrection de Jésus. En premier lieu, le corps ressuscité de Jésus n’a pas toujours l’apparence de son corps terrestre, même s’il l’a quelquefois. Il arrive qu’il doive faire un geste pour vaincre la crainte de ses apôtres, qui croient voir un fantôme. Il consomme de la nourriture avec eux, leur montre ses blessures et invite Thomas à le toucher (cf. Lc 24,40 ; Jn 20,20-27). Ce faisant, il leur prouve que son corps ressuscité manifeste tous les aspects de la corporéité ordinaire. Mais en même temps, il les transcende. Il a la faculté d’apparaître dans l’espace et dans le temps, de passer à travers les portes fermées (Jn 20,19) et de s’évanouir à leur vue (Lc 24,31). Il est capable de contrôler la forme extérieure sous laquelle il apparaît à ses disciples. Marie de Magdala le prend pour le jardinier ; Cléophas et son compagnon marchent plusieurs heures avec Jésus sans le reconnaître. Le corps ressuscité de Jésus jouit de toutes les dimensions de notre corporéité commune, sans être limité par le monde de l’espace, du temps et de l’histoire. C’est un corps qui inclut et transcende la corporéité telle que nous la connaissons, et qui, à la différence de Lazare ressuscité, ne mourra plus (cf. Jn 12,10).” – (Resurrectio tamquam eventus storicus et transcendens), 

Compléments

◊   Témoignage → Ce Jésus, Dieu l’a ressuscité ; nous tous, nous en sommes témoins.

◊   Témoignage de la foi des apôtres → Nous avons mangé et bu avec lui après sa résurrection d’entre les morts. (Ac 10, 37-43)

◊   ◊ La résurrection du Christ est à l’œuvre au présent → Jésus, le ressuscité, n’est pas chez les morts

Liens externes

◊ Regnum Christi : cliquez ici pour lire l’article →  Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants 

◊  Entretiens chrétiens  : cliquez ici pour lire l’article →  Dieu n’est pas le Dieu des morts – (Mt 22, 23-32)

Pasteur Christina Michelsen : Réponse de Jésus au sujet de la résurrection

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De la maison de Dieu, vous avez fait une caverne de bandits

Posté par diaconos le 22 novembre 2019

 Détruisez ce temple, dit Jésus, et en trois jours, je le relèverai ". Le temple dont il parlait, c’était son corps, c’est-à-dire sa personne. C’est comme s’il disait : " Vous pouvez détruire le temple, puisque, je suis là ! " Jésus a l’audace de se mettre à la place du temple. – Le lieu de la présence de Dieu, c’était le temple : Jésus est présence de Dieu. – Le lieu de la parole de Dieu, c’était le temple : Jésus est la parole de Dieu.

 

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, entré dans le Temple, Jésus se mit à en expulser les vendeurs. Il leur déclarait :  Il est écrit : Ma maison sera une maison de prière. Or vous,  vous en avez fait une caverne de bandits.» Et il était chaque jour dans le Temple pour enseigner. Les grands prêtres et les scribes, ainsi que les notables, cherchaient à le faire mourir, mais ils ne trouvaient pas ce qu’ils pourraient faire ; en effet, le peuple tout entier, suspendu à ses lèvres, l’écoutait.  (Lc 19, 45-48)

Homélie  Jésus chassa les marchands du Temple

Le geste de Jésus fut prophétique. À la façon des anciens prophètes, Il réalisa une action symbolique, pleine de sens pour l’avenir. En expulsant du temple les marchands qui vendaient les victimes destinées aux offrandes et en évoquant le fait que la maison de Dieu est une maison de prière (Is 56,7), Jésus annonça la nouvelle situation qu’Il vint instaurer, où les sacrifices d’animaux n’eurent plus leur place. Saint Jean définit le culte nouveau comme une «adoration du Père en esprit et en vérité» (Jn 4,24).

Le Rite Nouveau, c’est la parole de Jésus. Aussi saint Luc a-t-il uni à la scène de la purification du temple, une présentation de Jésus prêchant là chaque jour. Le culte nouveau est centré sur la prière et l’écoute de la Parole de Dieu. Mais en réalité, le centre du centre de l’institution chrétienne est la personne vivante de Jésus Lui-même, qui offre sa chair et répand son sang sur la croix et nous les donne dans l’Eucharistie.

Dans le Nouveau Testament inauguré par Jésus les bœufs et les vendeurs d’agneaux ne sont plus nécessaires. Tout comme, le peuple tout entier était suspendu à ses lèvres (Lc 19,48), nous ne devons pas aller au temple pour immoler des victimes, mais pour recevoir Jésus, le véritable agneau immolé pour nous une fois pour toutes (He 7,27), et unir notre vie à la sienne.

Quand Jésus eut douze ans, il avait dit à sa mère qui le cherchait dans ce temple : «Pourquoi me cherchiez-vous ? Ne savez-vous pas que je dois être aux affaires de mon Père ?» (Lc 2, 49)

Ainsi, Jésus eut alors déjà conscience de son origine divine. Il nomma Dieu son Père, sentant que ce nom put seul exprimer la réalité et l’intimité de son rapport avec Dieu. Il en fut si rempli, qu’il lui parut naturel d’oublier tout le reste pour être aux choses de son Père ; ce fut là pour lui une nécessité morale : Il fallut ; ne le saviez-vous pas ? – Dans cette première parole de Jésus qui nous soit parvenue, tout est vérité, vie, amour.

Jésus, à peine arrivé, se mit à chasser les vendeurs : il y exerça son autorité en purifiant ce lieu, comme cela avait été annoncé par le prophète Malachie  :  » Voici, j’envoie mon messager, et il frayera le chemin devant moi, et soudain viendra dans son temple le Seigneur que vous cherchez, l’ange de l’Alliance que vous désirez. Voici, il vient, dit l’Éternel des armées. »

En leur disant : «  Il est écrit : Ma maison sera une maison de prière. » ,  Jésus cita Isaïe (Is 56, 7). Isaïe reprocha aux juifs leur autonomisme. En disant : « Vous en avez fait une caverne de bandits », Jésus cita Jérémie (Jr 7, 11).  Ce prophète reprocha aux juifs leur formalisme : Dieu ne voulut plus de gestes de culte sans lien avec la vie quotidienne. 

En chassant tous ces gens du Temple, Jésus restaura le vrai culte de Dieu, au lieu du culte de l’argent qui y régnait. Nous aussi, nous méritons les reproches de Jésus : nos églises sont-elles des maisons de prières ? N’ont-elles pas des arrangements avec l’argent ?

Jésus enseigna chaque jour de cette dernière semaine dans le temple ; puis,  le soir, il se retira hors de Jérusalem, sur le mont des Oliviers ou à Béthanie : « Il entra à Jérusalem, dans le temple ; et ayant porté ses regards autour de lui sur toutes choses, comme le soir était déjà venu, il sortit pour aller à Béthanie avec les douze.  » (Mc 11,11)

D’après Luc et surtout Marc, Jésus ne fit son entrée à Jérusalem que vers la fin de la journée, et se borna à visiter le temple, où il examina tout ce qui s’y passait ; puis, comme le soir était déjà venu, il ressortit du temple et de la ville pour passer la nuit à Béthanie, et ce ne fut que le lendemain qu’il chassa les vendeurs du temple.

La première partie de chaque messe est un enseignement (Première lecture, psaume, deuxième lecture, extrait de l’évangile et sermon). C’est Jésus qui a inauguré ce culte nouveau où la Parole prend le pas sur les rites. Cette première partie est appelée « Liturgie de la Parole ». Tout le monde l’écoutait, suspendu à ses lèvres : ce culte là  devrait trouver son accomplissement chaque jour dans notre vie. Amen

Diacre Michel Houyoux

Compléments

◊ Fête de sainte Cécile :   cliquez ici pour lire l’article → La musique liturgique nous aide à aller vers Dieu

◊  Sainte Cécile  :   cliquez ici pour lire l’article → Sainte Cécile – Homélie pour la fête de la chorale paroissiale

◊    Père Daniel Sonveaux s.j. :   cliquez ici pour lire l’article → Fête de sainte Cécile : « Bien chanter, c’est prier deux fois ! »

Liens externes

 ◊ Jardinier de Dieu : cliquez ici pour lire l’article →  Ma maison sera une maison de prière

◊ Dieu et moi le nul sans Lui  : cliquez ici pour lire l’article →  Ma maison sera une maison de prière

Jésus chasse les vendeurs du temple – Au fil de l’Évangile

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