Jeudi de la huitième semaine du Temps Ordinaire – Année B

Posté par diaconos le 30 mai 2024

Jesus heals Bartimaeus, a blind man begging outside Jericho. (Mark 10: ...

 

Bartimée dont le nom signifie : fils de Timée en araméen, est, dans les évangiles, un aveugle guéri par Jésus à l’entrée de Jéricho. Cet épisode existe dans les trois évangiles synoptiques Marc, Mathieu et Luc, mais le nom de Bartimée n’apparaît que chez Marc. Bartimée supplie : « Jésus, fils de David, aie pitié de moi. »

# Les miracles furent nombreux dans la littérature antique juive et gréco-latine : les inscriptions rapportèrent des guérisons miraculeuses à Épidaure, le sanctuaire grec du dieu de la médecine Asclépios ; les Romains eurent leurs guérisseurs comme Apollonius de Tyane, les juifs leurs rabbis thaumaturges comme Honi HaMe’aguel ou Hanina ben Dossa.

Pour Daniel Marguerat : il s’est avéré que dans la variété de leurs motifs et de leurs personnages, ces récits se présentaient comme les variations infinies d’un même genre, stéréotypé, que l’on retrouve en abondance dans la culture gréco-romaine.

Flavius Josèphe, tout comme certaines sources rabbiniques plus proches et le Nouveau Testament, conserva le souvenir de ces individus. Un certain Eléazar chassait les démons des possédés ; Hanina ben Dosa de Galilée guérissait à distance ; l’historien Geza Vermes vit un parallèle frappant entre ce pouvoir thaumaturgique et celui attribué à Jésus dans l’épisode de la guérison du fils d’un officier, où Jésus fut censé agir à distance. D’autres charismatiques commandaient à la nature : Honi, le traceur de cercles dans Josèphe, et son petit-fils Hanan étaient réputés pour faire venir la pluie.x

Ces faiseurs de pluie étaient conscients de leur relation privilégiée avec Dieu : Hanan le faiseur de pluie allait même jusqu’à prier pour que son auditoire fît la distinction entre lui et celui qui accordait véritablement la pluie, le Abba [le Père] au ciel. Bartimée dont le nom signifie « fils de Timée » en araméen, fut le nom de l’aveugle guéri par Jésus à l’entrée de Jéricho. Cet épisode existe dans les trois évangiles synoptiques (Marc, Matthieu et Luc), mais le nom de Bartimée n’apparaît que chez Marc.. Bartimée supplia : « Jésus, fils de David, aie pitié de moi. » La valeur des miracles comme étant des  signes, affirmée dans le Nouveau Testament, rejoint sur ce point l’analyse des historiens, pour qui ils ne fussent pas une description objective des faits mais une façon d’exprimer une vérité religieuse.

Daniel Marguerat indiqua en ce sens que le récit de miracle est un langage religieux connu de l’Antiquité, et qu’il est porteur d’une ambition bien plus forte que de rappeler un fait merveilleux du passé ; ce langage vit de protester contre le mal. Cet épisode peut être lu comme une parabole de la découverte de la foi. Ainsi, au départ, Bartimée fut aveugle, assis au bord du chemin. À la fin, Bartimée fut  voyant et suivit Jésus sur le chemin. 

De l’Évangile de Jésus Christ selon Marc

En ce temps-là, tandis que Jésus sortait de Jéricho avec ses disciples et une foule nombreuse, le fils de Timée, Bartimée, un aveugle qui mendiait, était assis au bord du chemin.     Quand il entendit que c’était Jésus de Nazareth, il se mit à crier : « Fils de David, Jésus, prends pitié de moi ! »     Beaucoup de gens le rabrouaient pour le faire taire, mais il criait de plus belle : « Fils de David, prends pitié de moi ! » Jésus s’arrête et dit : « Appelez-le. » On appelle donc l’aveugle, et on lui dit : « Confiance, lève-toi ; il t’appelle. »     L’aveugle jeta son manteau, bondit et courut vers Jésus.

Prenant la parole, Jésus lui dit : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » L’aveugle lui dit : « Rabbouni, que je retrouve la vue ! »     Et Jésus lui dit : « Va, ta foi t’a sauvé. » Aussitôt l’homme retrouva la vue, et il suivait Jésus sur le chemin. (Mc 10, 46b-52)

L’aveugle Bartimée

Marc seul fit connaître par son nom, et même par le nom de son père, ce mendiant aveugle. Bartimée signifie fils de Timée, ces noms patronymiques, Bartholomée, Barsabas, tenaient lieu de noms propres. L’aveugle guéri par Jésus devint un chrétien connu dans l’Église apostolique ; son nom fut conservé par la tradition. «Grande foi de cet aveugle qui invoqua comme fils de David celui que le peuple lui annonça comme le Nazaréen.» (Bengel)

Le nom de fils de David qu’e Marc donna à Jésus montre combien était alors répandue dans le peuple la conviction que Jésus était le Messie. on entend ces diverses paroles d’encouragement prononcées par diverses voix dans la foule, cette même foule qui, il y a un instant, voulait empêcher l’aveugle de crier. Ce fut que la compassion dont Jésus fut ému, et qui le fit s’arrêter à la tête de son nombreux cortège en entendant les cris de ce pauvre mendiant, cette compassion pénétra dans les cœurs. Rien n’est plus contagieux que le vrai amour.

Répondant au mouvement qui conduisit l’aveugle vers Jésus et à la foi qui anima Bartimée la question de Jésus n’eut d’autre but que d’encourager le malheureux et de le mettre en contact personnel avec son libérateur. Ce but fut atteint ; le cri de Rabbouni (mon Maître), certifia  toute sa confiance. Selon Marc et Luc, Jésus rendit la vue à l’aveugle uniquement par sa parole puissante et créatrice et sans toucher ses yeux. Cette foi qui ouvrit son cœur à la puissance divine de Jésus, devint pour lui la source d’une grâce infiniment plus grande que le recouvrement de la vue. Bartimée suivit Jésus dans le chemin, il se joignit au cortège qui allait l’acclamer avec des transports de joie comme le Messie et le Sauveur. Luc nota qu’il glorifiait Dieu au milieu de tout le peuple qui s’associait à ses actions de grâce.

Diacre Michel Houyoux

Complément

Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Que veux-tu que je fasse pour toi ? – Seigneur, que je retrouve la vue

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KT42      : cliquez ici pour lire l’article →  Aveugle de JérichoAveuglesGuérisons

Vidéo  Lectio Divina cliquez ici → https://youtu.be/vgJHYk3qv8A

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Jeudi de la huitième semaine du Temps Ordinaire – Année B

Posté par diaconos le 30 mai 2024

Jésus guérit l'aveugle Bartimée

Bartimée dont le nom signifie : fils de Timée en araméen, est, dans les évangiles, un aveugle guéri par Jésus à l’entrée de Jéricho. Cet épisode existe dans les trois évangiles synoptiques Marc, Mathieu et Luc, mais le nom de Bartimée n’apparaît que chez Marc. Bartimée supplie : « Jésus, fils de David, aie pitié de moi. » # Les miracles furent nombreux dans la littérature antique juive et gréco-latine : les inscriptions rapportèrent des guérisons miraculeuses à Épidaure, le sanctuaire grec du dieu de la médecine Asclépios ; les Romains eurent leurs guérisseurs comme Apollonius de Tyane, les juifs leurs rabbis thaumaturges comme Honi HaMe’aguel ou Hanina ben Dossa.

Pour Daniel Marguerat : il s’est avéré que dans la variété de leurs motifs et de leurs personnages, ces récits se présentaient comme les variations infinies d’un même genre, stéréotypé, que l’on retrouve en abondance dans la culture gréco-romaine. Flavius Josèphe, tout comme certaines sources rabbiniques plus proches et le Nouveau Testament, conserva le souvenir de ces individus. Un certain Eléazar chassait les démons des possédés ; Hanina ben Dosa de Galilée guérissait à distance ; l’historien Geza Vermes vit un parallèle frappant entre ce pouvoir thaumaturgique et celui attribué à Jésus dans l’épisode de la guérison du fils d’un officier, où Jésus fut censé agir à distance. D’autres charismatiques commandaient à la nature : Honi, le traceur de cercles dans Josèphe, et son petit-fils Hanan étaient réputés pour faire venir la pluie.x

Ces faiseurs de pluie étaient conscients de leur relation privilégiée avec Dieu : Hanan le faiseur de pluie allait même jusqu’à prier pour que son auditoire fît la distinction entre lui et celui qui accordait véritablement la pluie, le Abba [le Père] au ciel. Bartimée dont le nom signifie « fils de Timée » en araméen, fut le nom de l’aveugle guéri par Jésus à l’entrée de Jéricho. Cet épisode existe dans les trois évangiles synoptiques (Marc, Matthieu et Luc), mais le nom de Bartimée n’apparaît que chez Marc.. Bartimée supplia : « Jésus, fils de David, aie pitié de moi. » La valeur des miracles comme étant des  signes, affirmée dans le Nouveau Testament, rejoint sur ce point l’analyse des historiens, pour qui ils ne fussent pas une description objective des faits mais une façon d’exprimer une vérité religieuse.x

Daniel Marguerat indiqua en ce sens que le récit de miracle est un langage religieux connu de l’Antiquité, et qu’il est porteur d’une ambition bien plus forte que de rappeler un fait merveilleux du passé ; ce langage vit de protester contre le mal. Cet épisode peut être lu comme une parabole de la découverte de la foi. Ainsi, au départ, Bartimée fut aveugle, assis au bord du chemin. À la fin, Bartimée fut  voyant et suivit Jésus sur le chemin.

De l’Évangile de Jésus Christ selon Marc

En ce temps-là, tandis que Jésus sortait de Jéricho avec ses disciples et une foule nombreuse, le fils de Timée, Bartimée, un aveugle qui mendiait, était assis au bord du chemin.     Quand il entendit que c’était Jésus de Nazareth, il se mit à crier : « Fils de David, Jésus, prends pitié de moi ! »  Beaucoup de gens le rabrouaient pour le faire taire, mais il criait de plus belle : « Fils de David, prends pitié de moi ! » Jésus s’arrête et dit : « Appelez-le. » On appelle donc l’aveugle, et on lui dit : « Confiance, lève-toi ; il t’appelle. »     L’aveugle jeta son manteau, bondit et courut vers Jésus.

Prenant la parole, Jésus lui dit : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » L’aveugle lui dit : « Rabbouni, que je retrouve la vue ! »     Et Jésus lui dit : « Va, ta foi t’a sauvé. » Aussitôt l’homme retrouva la vue, et il suivait Jésus sur le chemin. (Mc 10, 46b-52)

L’aveugle Bartimée

Marc seul fit connaître par son nom, et même par le nom de son père, ce mendiant aveugle. Bartimée signifie fils de Timée, ces noms patronymiques, Bartholomée, Barsabas, tenaient lieu de noms propres. L’aveugle guéri par Jésus devint un chrétien connu dans l’Église apostolique ; son nom fut conservé par la tradition. «Grande foi de cet aveugle qui invoqua comme fils de David celui que le peuple lui annonça comme le Nazaréen.» (Bengel)

Le nom de fils de David qu’e Marc donna à Jésus montre combien était alors répandue dans le peuple la conviction que Jésus était le Messie. on entend ces diverses paroles d’encouragement prononcées par diverses voix dans la foule, cette même foule qui, il y a un instant, voulait empêcher l’aveugle de crier. Ce fut que la compassion dont Jésus fut ému, et qui le fit s’arrêter à la tête de son nombreux cortège en entendant les cris de ce pauvre mendiant, cette compassion pénétra dans les cœurs. Rien n’est plus contagieux que le vrai amour.

Répondant au mouvement qui conduisit l’aveugle vers Jésus et à la foi qui anima Bartimée la question de Jésus n’eut d’autre but que d’encourager le malheureux et de le mettre en contact personnel avec son libérateur. Ce but fut atteint ; le cri de Rabbouni (mon Maître), certifia  toute sa confiance. Selon Marc et Luc, Jésus rendit la vue à l’aveugle uniquement par sa parole puissante et créatrice et sans toucher ses yeux.

Cette foi qui ouvrit son cœur à la puissance divine de Jésus, devint pour lui la source d’une grâce infiniment plus grande que le recouvrement de la vue. Bartimée suivit Jésus dans le chemin, il se joignit au cortège qui allait l’acclamer avec des transports de joie comme le Messie et le Sauveur. Luc nota qu’il glorifiait Dieu au milieu de tout le peuple qui s’associait à ses actions de grâce.

Diacre Michel Houyoux

Complément

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Vidéo  Lectio Divina cliquez ici → https://youtu.be/vgJHYk3qv8A

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Jeudi de la huitième semaine du Temps Ordinaire – Année B

Posté par diaconos le 30 mai 2024

Homélie du dimanche 28/10/2018: l'aveugle de Jéricho: un modèle de foi ...

# Les miracles furent nombreux dans la littérature antique juive et gréco-latine : les inscriptions rapportèrent des guérisons miraculeuses à Épidaure, le sanctuaire grec du dieu de la médecine Asclépios ; les Romains eurent leurs guérisseurs comme Apollonius de Tyane, les juifs leurs rabbis thaumaturges comme Honi HaMe’aguel ou Hanina ben Dossa. Pour Daniel Marguerat : il s’est avéré que dans la variété de leurs motifs et de leurs personnages, ces récits se présentaient comme les variations infinies d’un même genre, stéréotypé, que l’on retrouve en abondance dans la culture gréco-romaine.

xFlavius Josèphe, tout comme certaines sources rabbiniques plus proches et le Nouveau Testament, conserva le souvenir de ces individus. Un certain Eléazar chassait les démons des possédés ; Hanina ben Dosa de Galilée guérissait à distance ; l’historien Geza Vermes vit un parallèle frappant entre ce pouvoir thaumaturgique et celui attribué à Jésus dans l’épisode de la guérison du fils d’un officier, où Jésus fut censé agir à distance. D’autres charismatiques commandaient à la nature : Honi, le traceur de cercles dans Josèphe, et son petit-fils Hanan étaient réputés pour faire venir la pluie.

Ces faiseurs de pluie étaient conscients de leur relation privilégiée avec Dieu : Hanan le faiseur de pluie allait même jusqu’à prier pour que son auditoire fît la distinction entre lui et celui qui accordait véritablement la pluie, le Abba [le Père] au ciel. Bartimée dont le nom signifie « fils de Timée » en araméen, fut le nom de l’aveugle guéri par Jésus à l’entrée de Jéricho. Cet épisode existe dans les trois évangiles synoptiques (Marc, Matthieu et Luc), mais le nom de Bartimée n’apparaît que chez Marc.. Bartimée supplia : « Jésus, fils de David, aie pitié de moi. » La valeur des miracles comme étant des  signes, affirmée dans le Nouveau Testament, rejoint sur ce point l’analyse des historiens, pour qui ils ne fussent pas une description objective des faits mais une façon d’exprimer une vérité religieuse.

Daniel Marguerat indiqua en ce sens que le récit de miracle est un langage religieux connu de l’Antiquité, et qu’il est porteur d’une ambition bien plus forte que de rappeler un fait merveilleux du passé ; ce langage vit de protester contre le mal. Cet épisode peut être lu comme une parabole de la découverte de la foi. Ainsi, au départ, Bartimée fut aveugle, assis au bord du chemin. À la fin, Bartimée fut  voyant et suivit Jésus sur le chemin.

De l’Évangile de Jésus Christ selon Marc

En ce temps-là, tandis que Jésus sortait de Jéricho avec ses disciples et une foule nombreuse, le fils de Timée, Bartimée, un aveugle qui mendiait, était assis au bord du chemin.     Quand il entendit que c’était Jésus de Nazareth, il se mit à crier : « Fils de David, Jésus, prends pitié de moi ! »     Beaucoup de gens le rabrouaient pour le faire taire, mais il criait de plus belle : « Fils de David, prends pitié de moi ! » Jésus s’arrête et dit : « Appelez-le. » On appelle donc l’aveugle, et on lui dit : « Confiance, lève-toi ; il t’appelle. »     L’aveugle jeta son manteau, bondit et courut vers Jésus.
Prenant la parole, Jésus lui dit : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » L’aveugle lui dit :
« Rabbouni, que je retrouve la vue ! »     Et Jésus lui dit : « Va, ta foi t’a sauvé. » Aussitôt l’homme retrouva la vue, et il suivait Jésus sur le chemin. (Mc 10, 46b-52)

L’aveugle Bartimée

Marc seul fit connaître par son nom, et même par le nom de son père, ce mendiant aveugle. Bartimée signifie fils de Timée, ces noms patronymiques, Bartholomée, Barsabas, tenaient lieu de noms propres. L’aveugle guéri par Jésus devint un chrétien connu dans l’Église apostolique ; son nom fut conservé par la tradition. «Grande foi de cet aveugle qui invoqua comme fils de David celui que le peuple lui annonça comme le Nazaréen.» (Bengel)

Le nom de fils de David qu’e Marc donna à Jésus montre combien était alors répandue dans le peuple la conviction que Jésus était le Messie. on entend ces diverses paroles d’encouragement prononcées par diverses voix dans la foule, cette même foule qui, il y a un instant, voulait empêcher l’aveugle de crier. Ce fut que la compassion dont Jésus fut ému, et qui le fit s’arrêter à la tête de son nombreux cortège en entendant les cris de ce pauvre mendiant, cette compassion pénétra dans les cœurs. Rien n’est plus contagieux que le vrai amour.

Répondant au mouvement qui conduisit l’aveugle vers Jésus et à la foi qui anima Bartimée la question de Jésus n’eut d’autre but que d’encourager le malheureux et de le mettre en contact personnel avec son libérateur. Ce but fut atteint ; le cri de Rabbouni (mon Maître), certifia  toute sa confiance. Selon Marc et Luc, Jésus rendit la vue à l’aveugle uniquement par sa parole puissante et créatrice et sans toucher ses yeux.

Cette foi qui ouvrit son cœur à la puissance divine de Jésus, devint pour lui la source d’une grâce infiniment plus grande que le recouvrement de la vue. Bartimée suivit Jésus dans le chemin, il se joignit au cortège qui allait l’acclamer avec des transports de joie comme le Messie et le Sauveur. Luc nota qu’il glorifiait Dieu au milieu de tout le peuple qui s’associait à ses actions de grâce.

Diacre Michel Houyoux

Complément

Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Que veux-tu que je fasse pour toi ? – Seigneur, que je retrouve la vue

Liens avec d’autres sites Web chrétiens

Abbaye de Scourmont – Belgique : cliquez ici pour lire l’article →  Homélie pour le jeudi de la huitième semaine du Temps Ordinaire – Année Paire

Père Jean Compazieu   : cliquez ici pour lire l’article →     Humour

KT42      : cliquez ici pour lire l’article →  Aveugle de JérichoAveuglesGuérisons

VidéoL  Lectio Divina cliquez ici → https://youtu.be/vgJHYk3qv8A

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Das Allerheiligste Sakrament – Jahr B

Posté par diaconos le 30 mai 2024

Becoming a Catholic - Interested in the Catholic Faith? Not sure how to ...


# Die Realpräsenz ist eine Lehre der christlichen Theologie, nach der Jesus Christus in der Eucharistie persönlich gegenwärtig ist. Sie steht im Gegensatz zur Interpretation der Gegenwart Christi als bloßes Symbol oder Metapher. Im allgemeinen Sprachgebrauch wird dieser Ausdruck meist als Bekräftigung der katholischen Lehre verstanden, wonach Christus nach der Konsekration der Opfergaben während der Messe unter den Erscheinungsformen von Brot und Wein substantiell gegenwärtig ist.
Dieser Begriff ist jedoch weiter gefasst. Er kann sowohl mit der katholischen Lehre von der Transsubstantiation als auch mit der lutherischen Lehre von der Konsubstantiation oder der calvinistischen Lehre von der geistigen Gegenwart in Verbindung gebracht werden, sollte aber mit keiner dieser Lehren verwechselt werden.

Es kommen verschiedene Vorstellungen ins Spiel, die seit dem 16. Jahrhundert dazu beigetragen haben, die Kluft zwischen Katholizismus und Protestantismus, aber auch innerhalb des Protestantismus zwischen den Hauptströmungen der Reformation zu vertiefen. Am Ende des 20. Jahrhunderts haben sich diese Unterschiede mit dem Fortschritt der Ökumene relativiert, wenn nicht gar aufgelöst. Dieser Begriff ist jedoch viel weiter gefasst. Er kann mit der katholischen Lehre von der Transsubstantiation, der lutherischen Lehre von der Konsubstantiation oder der calvinistischen Lehre von der geistigen Gegenwart in Verbindung gebracht werden, wird aber mit keiner von ihnen verwechselt.

Es kamen verschiedene Vorstellungen ins Spiel, die ab dem 16. Jahrhundert dazu beitrugen, die Kluft zwischen Katholizismus und Protestantismus, aber auch innerhalb des Protestantismus zwischen den Hauptströmungen der Reformation zu vertiefen. Am Ende des 20. Jahrhunderts relativierten sich diese Unterschiede jedoch, wenn sie nicht gar verschwanden, mit dem Fortschritt der Ökumene. Vor allem im Zuge der vom Zweiten Vatikanischen Konzil geführten Überlegungen zur Eucharistie betonten viele katholische Theologen und Philosophen, dass die Brüche des 16.

Bereits am Ende des 1. Jahrhunderts stellte die Didache eine Verbindung zwischen der Eucharistie und dem Text des Propheten Maleachi her, der übersetzt lautet : « An jedem Ort und zu jeder Zeit soll mir ein reines Opfer dargebracht werden ». (Maleachi 1,11-14). Dieser Hinweis auf das Opfer wurde später zu einem Klassiker unter den frühen christlichen Schriftstellern. Darüber hinaus wurde das Dogma der Realpräsenz von mehreren Kirchenvätern entwickelt, darunter Ignatius von Antiochien im frühen 2. Jahrhundert, Justin von Nablus in der Mitte des 2. Jahrhunderts, Irenäus von Lyon im späten 2. Jahrhundert, Cyprian von Karthago in der Mitte des 3. Jahrhunderts,

Johannes Chrysostomus und Ambrosius von Mailand im späten 4. Jahrhundert und Augustinus von Hippo an der Wende vom 4. zum 5. Im 12. Jahrhundert taucht der Begriff der Transsubstantiation auf, aber erst nach Thomas von Aquin, ein Jahrhundert später, wird sein Inhalt geklärt. Die Transsubstantiation, die Thomas von Aquin auch « substanzielle Wandlung » nennt, bezieht sich auf den philosophischen Begriff der « Substanz »: die « intelligible Realität eines Wesens » im metaphysischen Sinne, d. h. nicht mit den Sinnen wahrnehmbar.

Aus dem Evangelium von Jesus Christus nach Markus

Am ersten Tag des Festes der ungesäuerten Brote, als das Passahlamm geopfert wurde, sagten die Jünger Jesu zu ihm : « Wo sollen wir hingehen, damit wir für dich das Passah essen können ? » Er schickte zwei seiner Jünger und sagte zu ihnen : Geht in die Stadt ; ein Mann mit einem Wasserkrug wird euch entgegenkommen. Folgt ihm, und wenn er hineingeht, sagt dem Hausherrn : « Der Meister hat dich geschickt, um dir zu sagen : ‘Wo ist der Raum, in dem ich mit meinen Jüngern das Passah essen kann ?Ich zeige Ihnen einen großen Raum im Obergeschoss, der bereits für das Essen vorbereitet ist.

Bereitet dort alles für uns vor ». Die Jünger brachen auf, gingen in die Stadt, fanden alles so vor, wie Jesus es ihnen gesagt hatte, und bereiteten das Passamahl vor. Während des Mahls nahm Jesus das Brot, sprach den Segen, brach es und gab es ihnen.Und er sagte zu ihnen: « Nehmt, das ist mein Leib ». Dann nahm er einen Kelch, sprach das Dankgebet und gab ihn ihnen, und sie tranken alle daraus. Und er sprach zu ihnen: « Das ist mein Blut, das Blut des Bundes, das für viele vergossen wird. Amen, ich sage euch: Ich werde nicht mehr von der Frucht des Weinstocks trinken bis zu dem Tag, an dem ich wieder von ihr trinken werde im Reich Gottes ». Nachdem sie die Psalmen gesungen hatten, machten sie sich auf den Weg zum Ölberg. (Mk 14:12-16, 22-26)

 Das Passahfestmah

Als das Passahfest nahte, suchten die Hohenpriester und Schriftgelehrten nach einer Möglichkeit, ihn zu fangen und zu töten, aber sie wollten es nicht während des Festes tun, weil sie einen Aufstand befürchteten. Jesus saß mit Simon, dem Aussätzigen, in Bethanien zu Tisch, als eine Frau mit einer Alabaster-Vase voller teurem Parfüm kam: Sie zerbrach die Vase und goss das Parfüm auf Jesu Kopf. Einige kritisierten diese unnötige Verschwendung : Das Parfüm, so sagten sie, hätte für dreihundert Denare verkauft werden können, um es den Armen zukommen zu lassen. Jesus tadelte sie dafür, dass sie der Frau Schaden zufügten.

Er sagte, dass sie ihm Gutes getan habe. Sie waren immer in der Lage, den Armen Gutes zu tun, während er nicht immer in der Lage war, ihnen Gutes zu tun. Als sie den Tod Jesu, den sie liebte, spürte, tat sie alles, was in ihrer Macht stand; da sie ihn nicht retten konnte, verabschiedete sie sich von ihm, indem sie das opferte, was ihm am wertvollsten war. Überall, wo das Evangelium verkündet wird, wird von ihrer Tat berichtet. Judas, einer der Zwölf, ging zu den Hohenpriestern, um Jesus zu verraten. Sie nahmen ihn gerne auf und versprachen ihm Geld. Judas suchte nach einer Gelegenheit, Jesus zu verraten.

Diakon Michel Houyoux


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◊Diözese Linz
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