Eh bien ! nous nous tournons vers les nations païennes (Ac 13, 44-52)

Posté par diaconos le 28 avril 2018

Extrait du livre des Actes des Apôtres au chapitre treize

Saint Paul et Barnabas ont prêché à Iconium pendant le premier voyage missionnaire vers 47-48 après JC (voir Actes 14: 1-5 et Actes 14:21), et Paul et Silas l'ont probablement visité à nouveau lors du deuxième voyage missionnaire dans environ 50 ( voir Actes 16: 2). Dans la légende chrétienne, c'était aussi le lieu de naissance de Saint Thecla. Pendant l'Empire byzantin, la ville a été détruite à plusieurs reprises par des envahisseurs arabes aux VIIe et IXe siècles.

Vue de vestiges de la ville Iconium dans laquelle  Paul et Barnabas, serviteurs du Christ,  prêchèrent pendant le premier voyage missionnaire vers 47-48 après J.C.  (Ac 14, 1-5 ; Ac 14, 21). Paul et Silas l’ont visité à nouveau lors du deuxième voyage missionnaire dans environ 50 ( Ac 16, 2). Cette ville fut le lieu de naissance de Saint Thecla. Pendant l’Empire byzantin, la ville fut détruite à plusieurs reprises par des envahisseurs arabes aux VIIe et IXe siècles.

Le sabbat qui suivait la première prédication de Paul à Antioche de Pisidie, presque toute la ville se rassembla pour entendre la parole du Seigneur. Quand les Juifs virent les foules, ils s’enflammèrent de jalousie ; ils contredisaient les paroles de Paul et l’injuriaient. Paul et Barnabé leur déclarèrent avec assurance : « C’est à vous d’abord qu’il était nécessaire d’adresser la parole de Dieu.

Puisque vous la rejetez et que vous-mêmes ne vous jugez pas dignes de la vie éternelle, eh bien ! nous nous tournons vers les nations païennes. C’est le commandement que le Seigneur nous a donné : J’ai fait de toi la lumière des nations pour que, grâce à toi, le salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. » En entendant cela, les païens étaient dans la joie et rendaient gloire à la parole du Seigneur ; tous ceux qui étaient destinés à la vie éternelle devinrent croyants.

Ainsi la parole du Seigneur se répandait dans toute la région. Mais les Juifs provoquèrent l’agitation parmi les femmes de qualité adorant Dieu, et parmi les notables de la cité ; ils se mirent à poursuivre Paul et Barnabé, et les expulsèrent de leur territoire. Ceux-ci secouèrent contre eux la poussière de leurs pieds et se rendirent à Iconium, tandis que les disciples étaient remplis de joie et d’Esprit Saint.

Source de l’image → Iconium (Konya), Biblical Tours – Turk

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La prédication de Paul et Barnabas  ne fut pas leur parole, mais en étant pénétrés de l’Esprit de Dieu, leur parole devint une Parole de Dieu.Nous pouvons désigner ainsi toute prédication fidèle de l’Évangile. Ce fut la vue de ces foules, parmi lesquelles il y eut beaucoup de païens, qui blessa l’orgueil théocratique de ces Juifs et excita leur jalousie.

À leurs contradictions passionnées de la parole de Paul, ils ajoutèrent des blasphèmes contre Jésus. Paul et Barnabas s’enhardissant leur répondirent : « C’est à  vous, Juifs, premièrement, qu’il fallait adresser la parole de Dieu. » Mais en rejetant la parole de Dieu, ces Juifs se jugèrent eux-mêmes indignes de la vie éternelle.

Il y eut quelque chose de tragique dans cette destinée volontairement choisie. Puisqu’ils rejetèrent la Parole de Dieu, Paul et Barbaras se tournèrent vers les païens. Ce fut l »accomplissement de la Parole de Jésus : « C’est pourquoi, je vous le dis, le royaume de Dieu vous sera enlevé, et sera donné à une nation qui en rendra les fruits. » (Mt 21, 43)

Puisque le Messie fut donné par Dieu pour être la lumière des nations et en salut à tous les peuples, il en résulta pour ses disciples le devoir sacré de l’annoncer à toutes les nations. Un nombre important de païens comprirent qu’ils pouvaient être sauvés par la foi seule, et malgré l’opposition des Juifs, ils furent dans la joie. Ils témoignèrent cette joie en glorifiant la parole du Seigneur. Ils la glorifièrent soit en la recevant dans leur cœur avec plus de décision, soit en exprimant tout haut leur reconnaissance.

Tandis que l’annonce de l’Évangile fut faite dans la ville d’Antioche et dans toute la région, les Juifs, provoquèrent une persécution en excitant le fanatisme de femmes dévotes  ; puis, de proche en proche, le mouvement entraîna les principaux de la ville, les magistrats, qui étaient païens. Ils bannirent Paul et Barnabas de leur région. Cette haine des Juifs acheva la destinée tragique de ce peuple qui courut à sa ruine en rejetant le Christ.

Les disciples ne firent que suivre l’ordre de Jésus :  » Lorsqu’on ne vous recevra pas et qu’on n’écoutera pas vos paroles, sortez de cette maison ou de cette ville et secouez la poussière de vos pieds. » (Mt 10, 14) Ils déclarèrent par cet acte aux Juifs rebelles que toute a responsabilité de leur conduite pèsera sur eux. Au lieu de poursuivre leur course vers le nord, les deux évangélistes se dirigèrent vers le sud est, entrèrent dans la province de Lycaonie et s’arrêtèrent à Iconium, capitale de cette province.

Les disciples, toutes les personnes qui furent converties pendant le séjour de Paul et Barnabas à Antioche, loin d’être découragés par leur départ, furent remplies de joie, la joie de leur salut éternel, suscitée et entretenue en eux par l’Esprit saint qui en fut la source. Magnifique résultat pour cette première mission en Pisidie !

Konya, une ville de Turquie, préfecture de la province du même nom. est l’ancienne Iconium, capitale de laLycaonie.  Remontant à un site de l’âge du cuivre daté d’environ – 3 000, elle fut dominée successivement par les Hattis, les peuples de la mer, la Phrygie, les Galates, les Cimmériens, les Perses et le royaume de Pergame. Elle fut évangélisée par l’apôtre Paul entre 45 et 49, et le lieu de naissance d’une de ses premières disciples, sainte Thèbe d’Iconium.

Compléments

◊ Fait historique → Nous nous tournons vers les nations païennes (Ac 13, 44-52)

◊ Trouver la paix du cœur en se confiant à Dieu → Quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé (Rm 10,13)

Liens externes

◊ De Frédéric Bompaire → PREMIERE PREDICATION DE PAUL A ANTIOCHE DE PISIDIE

◊ Expéditions missionnaires de Paul à Iconium et sa région → Iconium et Lystres – Premier voyage de saint Paul

  PAUL UN AVENTURIER DE LA FOI [ FILM D’ANIMATION [ CHRÉTIEN ]

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L’élan missionnaire de Paul, serviteur du Seigneur

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J’ai vu l’eau qui jaillissait du Temple : tous ceux qu’elle touchait furent sauvés

Posté par diaconos le 11 mars 2018

Lecture du livre du prophète Ézéchiel au chapitre quarante-sept

Celle piscine existait donc au temps du ministère de Jésus. Elle fut fortement endommagée par les Romains quand Titus conquit Jérusalem en l'an 70 de notre ère, et abandonnée par la suite.Celle piscine existait donc au temps du ministère de Jésus. Elle fut fortement endommagée par les Romains quand Titus conquit Jérusalem en l'an 70 de notre ère, et abandonnée par la suite.  nous sommes bien en présence du lieu où Jésus guérit un aveugle-né (Jean 9)...

Voici une photo récente de la piscine de Siloé. Celle piscine existait  au temps du ministère de Jésus. Elle fut fortement endommagée par les Romains quand Titus conquit Jérusalem en l’an 70 de notre ère, et abandonnée par la suite. Après son abandon, progressivement, des alluvions la comblèrent. C’est lors de travaux de voirie que l’on  la découvrit. Elle fut dégagée des terres qui  l »ensevelirent complètement. Nous sommes bien en présence du lieu où Jésus guérit un homme paralysé  (Jean, chapitre cinq)

En ces jours-là, au cours d’une vision reçue du Seigneur, l’homme me fit revenir à l’entrée de la Maison, et voici : sous le seuil de la Maison, de l’eau jaillissait vers l’orient, puisque la façade de la Maison était du côté de l’orient. L’eau descendait de dessous le côté droit de la Maison, au sud de l’autel. L’homme me fit sortir par la porte du nord et me fit faire le tour par l’extérieur, jusqu’à la porte qui fait face à l’orient, et là encore l’eau coulait du côté droit.

L’homme s’éloigna vers l’orient, un cordeau à la main, et il mesura une distance de mille coudées ; alors il me fit traverser l’eau : j’en avais jusqu’aux chevilles. Il mesura encore mille coudées et me fit traverser l’eau : j’en avais jusqu’aux genoux. Il mesura encore mille coudées et me fit traverser : j’en avais jusqu’aux reins. Il en mesura encore mille : c’était un torrent que je ne pouvais traverser ; l’eau avait grossi, il aurait fallu nager : c’était un torrent infranchissable.

Alors il me dit : « As-tu vu, fils d’homme ? » Puis il me ramena au bord du torrent. Quand il m’eut ramené, voici qu’il y avait au bord du torrent, de chaque côté, des arbres en grand nombre. Il me dit : « Cette eau coule vers la région de l’orient, elle descend dans la vallée du Jourdain, et se déverse dans la mer Morte, dont elle assainit les eaux.

En tout lieu où parviendra le torrent, tous les animaux pourront vivre et foisonner. Le poisson sera très abondant, car cette eau assainit tout ce qu’elle pénètre, et la vie apparaît en tout lieu où arrive le torrent. Au bord du torrent, sur les deux rives, toutes sortes d’arbres fruitiers pousseront ; leur feuillage ne se flétrira pas et leurs fruits ne manqueront pas.

Chaque mois ils porteront des fruits nouveaux primeurs car cette eau vient du sanctuaire. Les fruits seront une nourriture, et les feuilles un remède. » (Ez 47, 1-9.12)

Source de l’image → Piscine de Siloé | Pompanon.fr

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Dans l’extrait de l’évangile de Jean, au chapitre cinq, Jésus guérit, près de la piscine de Siloé,  un homme qui était paralysé. C’est le thème de l’eau vive que nous retrouvons aussi dans ce récit tiré du livre d’Ézéchiel.

Le pro­phète Ézéchiel com­mença par dé­crire ce qu’il vit. Il com­mu­niqua en­suite les ex­pli­ca­tions que lui donna son guide sur les ef­fets mer­veilleux que pro­duira le tor­rent. Ézé­chiel fut surpris à la vue de ce spec­tacle : une source jaillis­sant du temple même et qu’il n’eut jusqu’alors jamais vue. Elle venait du terrain sous le seuil du ves­ti­bule. Il en déduisit que Yahvé était pré­sent dans la Mai­son : « On me dit : Fils d’homme, c’est ici le lieu de mon trône, le lieu où je pose la plante de mes pieds. J’y habiterai au milieu des Israélites, à jamais ; et la maison d’Israël, eux et leurs rois ne souilleront plus mon saint nom par leurs prostitutions et par les cadavres de leurs rois. » (Ap 22,4)

Le guide, pour faire voir au pro­phète Ézéchiel ce que de­vint cette source, le fit sor­tir de l’en­ceinte sa­crée par le por­tique sep­ten­trio­nal et lon­ger le grand mur, d’a­bord sur le côté du nord, puis sur le côté est, jus­qu’au por­tique orien­tal ex­té­rieur. Ce dé­tour fut né­ces­saire car les deux por­tiques orien­taux étaient fer­més. Ainsi parla Yahvé : « La porte du parvis intérieur, du côté de l’orient, restera fermée les six jours ouvriers; mais elle sera ouverte le jour du sabbat, elle sera aussi ouverte le jour de la nouvelle lune. » (Ez 46, 1)

Le guide s’éloigna de l’en­ceinte près du portique oriental et avec le cordeau qu’il avait à la main, il mesura une distance de mille coudées, en suivant le cours de la rivière.  Ézé­chiel en re­çut une vive sensation en tra­ver­sant cette eau, que  le guide mesura sous ses yeux. L’importance de ce torrent que le guide fit consta­ter à Ézé­chiel, ne fut pas moins mer­veilleux que leur ori­gine, puisque le tor­rent n’eut reçu au­cun af­fluent.

Il s’en dégagea que ce torrent pos­sé­da la vertu de se mul­ti­plier. Le guide fit remarquer à Ézéchiel  l’importance de ce changement : « As-tu vu ce gros­sis­se­ment ra­pide ? » Le guide estima alors qu’il était in­utile d’al­ler l’ob­ser­ver plus loin ; car il conti­nue dans la même pro­gres­sion. Il dit encore à Ézéchiel : « Main­te­nant re­tourne-toi et viens contem­pler autre chose. »

Lorsque Ézé­chiel se re­tourna, il aper­çut un magnifique spec­tacle : des arbres ornaient les deux rives du cours d’eau. Ces arbres apparurent pen­dant qu’Ézéchiel des­cen­dit le tor­rent. Il as­sista à la multiplication des arbres comme à celle du tor­rent lui-même, qui en cet ins­tant les  fit apparaître sur son cours.

 Le guide informa Ézéchiel sur la des­ti­na­tion du tor­rent, ensuite sur la qualité des arbres qu’il fit naître. Le tor­rent sui­vit la di­rec­tion sud-est, tra­ver­sa un district oriental et at­teignit la vallée du Jourdain : « Quand ils furent arrivés aux districts du Jourdain qui appartiennent au pays de Canaan, les fils de Ruben, les fils de Gad et la demi-tribu de Manassé, y bâtirent un autel sur le Jourdain, un autel dont la grandeur frappait les regards. » ( Js 22, 10)

Ce fut là la li­sière orientale de la Terre Sainte d’a­près ses nou­velles li­mites. Ces eaux coulèrent jusqu’à la mer morte (73 km de lon­gueur, 17, 8 km de lar­geur, vers le mi­lieu, 394 mètres au-des­sous du ni­veau de la Mé­di­ter­ra­née, et son eau est sa­tu­rée de sel). Mais en tout endroit où parviendra le torrent, tous les animaux pourront vivre et foisonner, y compris à l’endroit où le torrent se jettera dans la mer morte. C’est une image de ce que Dieu accorde à un monde renu stérile par ses fautes.

 Les deux rives du tor­rent, de­puis l’en­ceinte du sanc­tuaire jus­qu’à la mer, furent trans­for­mées et les feuilles des arbres, à proximité du torrent, eurent des vertu : « Au milieu de la place de la ville et sur les deux bords du fleuve, il y avait un arbre de vie, produisant douze fois des fruits, rendant son fruit chaque mois, et dont les feuilles servaient à la guérison des nations. » (Ap 22, 1)

Compléments

◊ Documentation →  Béthesda : « À la découverte du monde biblique par l’archéologie »

◊ Cette eau vive qui étanche ta soif de Dieu → Découvrons combien nous sommes aimés par Dieu

Liens externes

◊  Mardi de la quatrième semaine du Carême → Évangile et Homélie ;  Veux-tu être guéri ?

 le pasteur David Wilkerson → Le fleuve de vie

Les miracles de Jésus – dessins animés biblique

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Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants (Lc 20, 27-40)

Posté par diaconos le 25 novembre 2017

La résurrection, c'est la Vie. La résurecction de Jésus, c'est la promesse de la nôtre. Elle nous donne l'image de ce que nous sommes appelés à devenir.

La résurrection, c’est la Vie. La résurrection de Jésus, c’est la promesse de la nôtre. Elle nous donne l’image de ce que nous sommes appelés à devenir.

Extrait de l’évangile de Jésus Christ selon saint Luc au chapitre, vingt

En ce temps-là, quelques sadducéens ceux qui soutiennent qu’il n’y a pas de résurrection s’approchèrent de Jésus et l’interrogèrent :  » Maître, Moïse nous a prescrit : Si un homme a un frère qui meurt en laissant une épouse mais pas d’enfant, il doit épouser la veuve pour susciter une descendance à son frère.

Or, il y avait sept frères : le premier se maria et mourut sans enfant ; de même le deuxième, puis le troisième épousèrent la veuve, et ainsi tous les sept : ils moururent sans laisser d’enfants.     Finalement la femme mourut aussi. Eh bien, à la résurrection, cette femme-là, duquel d’entre eux sera-t-elle l’épouse, puisque les sept l’ont eue pour épouse ? »

Jésus leur répondit :  » Les enfants de ce monde prennent femme et mari. Mais ceux qui ont été jugés dignes d’avoir part au monde à venir et à la résurrection d’entre les morts ne prennent ni femme ni mari, car ils ne peuvent plus mourir : ils sont semblables aux anges, ils sont enfants de Dieu et enfants de la résurrection.

Que les morts ressuscitent, Moïse lui-même le fait comprendre dans le récit du buisson ardent, quand il appelle le Seigneur le Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob. Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Tous, en effet, vivent pour lui. »    Alors certains scribes prirent la parole pour dire :  » Maître, tu as bien parlé. » Et ils n’osaient plus l’interroger sur quoi que ce soit.

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Les sadducéens se distinguaient des pharisiens notamment sur la question de la résurrection des morts. Les familles de la noblesse sacerdotale en faisaient partie. Ils ne croyaient pas à la résurrection des morts et ils n’acceptaient pas certains livres de la Bible comme celui de Daniel par exemple. Pour attaquer cette croyance à la résurrection, ils essayèrent de la ridiculiser en voulant démontrer combien la résurrection est dénuée de sens.

Moïse même, et non seulement les prophètes, (Is 26, 19-21 ; Dn 12,2) Moïse, la seule autorité reconnue par les sadducéens, a dit clairement que les morts ressuscitent (voir Livre de l’Exode) : si Abraham, Isaac et Jacob étaient morts définitivement ces formules seraient dérisoires (dernier paragraphe de l’extrait)

Pour répondre aux Saducéens, Jésus cita un extrait du livre de l’Exode, Jésus affirma qu’il y aura un changement radical qui s’opèrera par la résurrection ; il y oppose ce monde-ci et le monde à venir… un monde où l’on se marie, et un monde où l’on ne se marie plus… un monde où l’on n’a plus besoin d »engendrer.

Il y a quelque chose de fantastique dans cette affirmation de Jésus : « Dieu n’est pas le Dieu des morts mais des vivants car tous ont la vie par Lui. » Tous les croyants, et non seulement les trois patriarches ici nommés, vivent pour Dieu, en relation avec lui, bien que, pour les hommes et pour ce monde, ils soient morts.

La résurrection du Christ ne peut pas être comparée à l’acte de rendre la vie à un mort, comme ce fut le cas pour Lazare (Jn 11). Il existe en effet des différences importantes entre cet épisode et la résurrection de Jésus. En premier lieu, le corps ressuscité de Jésus n’a pas toujours l’apparence de son corps terrestre, même s’il l’a quelquefois. Il arrive qu’il doive faire un geste pour vaincre la crainte de ses apôtres, qui croient voir un fantôme. Il consomme de la nourriture avec eux, leur montre ses blessures et invite Thomas à le toucher (cf. Lc 24,40 ; Jn 20,20-27). Ce faisant, il leur prouve que son corps ressuscité manifeste tous les aspects de la corporéité ordinaire. Mais en même temps, il les transcende. Il a la faculté d’apparaître dans l’espace et dans le temps, de passer à travers les portes fermées (Jn 20,19) et de s’évanouir à leur vue (Lc 24,31). Il est capable de contrôler la forme extérieure sous laquelle il apparaît à ses disciples. Marie de Magdala le prend pour le jardinier ; Cléophas et son compagnon marchent plusieurs heures avec Jésus sans le reconnaître. Le corps ressuscité de Jésus jouit de toutes les dimensions de notre corporéité commune, sans être limité par le monde de l’espace, du temps et de l’histoire. C’est un corps qui inclut et transcende la corporéité telle que nous la connaissons, et qui, à la différence de Lazare ressuscité, ne mourra plus (cf. Jn 12,10).” – (Resurrectio tamquam eventus storicus et transcendens), 

 Compléments

◊   Témoignage → Ce Jésus, Dieu l’a ressuscité ; nous tous, nous en sommes témoins.

◊   Témoignage de la foi des apôtres → Nous avons mangé et bu avec lui après sa résurrection d’entre les morts. (Ac 10, 37-43)

◊   ◊ La résurrection du Christ est à l’œuvre au présent → Jésus, le ressuscité, n’est pas chez les morts

Liens externes

◊  Vie chrétienne  → Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants

◊  Blog SMRDC.com  → Lc 20, 27-40 : L’amour et la résurrection

♥ Vidéo Il n’est  pas le Dieu des morts, mais des vivants

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La beauté de la création dévoile le créateur (Sg 13,1-9)

Posté par diaconos le 17 novembre 2017

S’ils sont capables d’avoir une idée sur le cours éternel des choses, comment n’ont-ils pas découvert Celui qui en est le Maître ?

Résultat de recherche d'images pour "images biblique : ancien testament"De nature, ils sont inconsistants, tous ces gens qui restent dans l’ignorance de Dieu : à partir de ce qu’ils voient de bon, ils n’ont pas été capables de connaître Celui qui est ; en examinant ses œuvres, ils n’ont pas reconnu l’Artisan.

Mais c’est le feu, le vent, la brise légère, la ronde des étoiles, la violence des flots, les luminaires du ciel gouvernant le cours du monde, qu’ils ont regardés comme des dieux.  S’ils les ont pris pour des dieux, sous le charme de leur beauté, ils doivent savoir combien le Maître de ces choses leur est supérieur, car l’Auteur même de la beauté est leur créateur.

Et si c’est leur puissance et leur efficacité qui les ont frappés, ils doivent comprendre, à partir de ces choses, combien est plus puissant Celui qui les a faites. Car à travers la grandeur et la beauté des créatures, on peut contempler, par analogie, leur Auteur.     Et pourtant, ces hommes ne méritent qu’un blâme léger ; car c’est peut-être en cherchant Dieu et voulant le trouver, qu’ils se sont égarés :     plongés au milieu de ses œuvres, ils poursuivent leur recherche et se laissent prendre aux apparences : ce qui s’offre à leurs yeux est si beau ! Encore une fois, ils n’ont pas d’excuse.

S’ils ont poussé la science à un degré tel qu’ils sont capables d’avoir une idée sur le cours éternel des choses, comment n’ont-ils pas découvert plus vite Celui qui en est le Maître ?  (Sg 13, 1-9)

Source de l’image → Les manuscrits de l’Ancien Testament – Interbible

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L’auteur du  livre de la Sagesse nous invite à regarder ce qu’il y a de beau et de bon dans la création. Il part de ses observations pour nous le faire comprendre. Dieu qui a créé le monde ne se révèle pas à partir de l’observation. À partir de ce que nous admirons, notre intelligence essaye de comprendre et d’aller plus loin. Toute personne qui n’est pas capable de faire cette démarche est qualifiée d’insensée. Notre regard doit se porter plus loin pour comprendre ces faits observables comme le vent, la pluie, le Soleil… au risque de les considérer comme des dieux.

La beauté dont nous parle l’auteur du livre de la Sagesse est un point commun entre ces faits observables et celui qui les a créés. La foi est simple. Tout tient en une phrase : Dieu nous a tant aimé qu’il est venu habiter parmi nous. Le reste n’en est que la conséquence.

Les matérialistes ignorent Dieu et les orgueilleux croient pouvoir faire tout seuls. Ils utilisent les richesses de la nature comme si elles leur appartenaient. Mais ils n’en voient pas la vraie  noblesse. En tout cas, ils ne les reçoivent pas comme des dons de Dieu. Les personnes simples et le humbles voient la présence de Dieu en tout. Le feu, l’eau, le vent, les fleurs, la force des vagues leur rappelle  le Roi de l’Univers qui les a créé.

La beauté de l’univers a une valeur religieuse. Arrêtons nous à ces merveilles que sont le feu, le vent, la brise légère, le mouvement des étoiles, la force des vagues… Demandons à Dieu de nous donner un regard neuf pour les contempler. Dieu est l »auteur de ce qui est beau. De tout temps les gens ont été sensibles à la beauté. C’était bien ancré chez les grecs du temps de l’auteur du livre de la Sagesse. Notre monde également se laisse charmer par elle.

Notre intelligence est faite pour découvrir Dieu qui remplit tout et qui est la fin de tout : Dieu s’est manifesté dans ses œuvres pour réveiller dans notre âme la faculté innée de le connaître.

Liens externes

◊ La création est comme un grand livre qui nous dit la grandeur de Dieu → De la beauté de la création à la beauté du Créateur

◊ La beauté de la création, nous fait contempler le Créateur → La création, signe de la Beauté de Dieu

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