Mercredi des Cendres, premier jour du Carême

Posté par diaconos le 28 février 2017

Mercredi des Cendres, premier jour du Carême

Mercredi des cendresLe mercredi des cendres est le premier jour du carême. À quoi le carême nous fait-il penser ?

Pour beaucoup de personnes,  le carême serait une période comprenant des pratiques obligatoires  et de contraintes : jeûner, faire pénitence, des sacrifices.

Source de l’image → Mercredi des cendres – jesus83marie – Centerblog

À notre époque, le carême ne se vit plus de la même  manière qu’autrefois mais il garde toujours son sens.

C’est une période pendant laquelle on pourrait se sentir plus triste. La couleur liturgique du carême est le violet. Cette couleur, utilisée dans la liturgie,  symbolise la tristesse, voire même le deuil.

Le carême n’est pas un temps de tristesse

  • Le carême est une période pendant laquelle on devrait ressentir une certaine joie qui monte dans notre coeur, pour préparer la route qui nous conduit à la fête de Pâques.

Un peu comme le début du printemps, la sève monte dans les arbres jusque dans les branches, et c’est déjà pour annoncer que les bourgeons vont s’ouvrir.

  • Le carême est un temps qui nous rassemble, qui nous rend plus proches les uns des autres et aussi plus proches de Dieu.

C’est un moment favorable pour rencontrer le Seigneur. Comme le dimanche est un temps favorable pour se rencontrer en famille, entre parenté ou entre amis.

  • Que signifie le mot carême ?

    • Il vient du latin qui vent dire quarante.

  • Quelle est sa durée dans l’année liturgique de l’Église ?

    • Le carême commence le  mercredi des cendres et se termine la veille de Pâques. si l’on compte bien cela fait pourtant 46 jours; mais comme les 6 dimanches du temps de carême ne sont pas comptés, cela fait bien au total 40 jours. Dans la bible, 40 est un nombre symbolique; il rappelle les 40 ans du peuple Hébreu resté au désert, ainsi que les 40 jours que Jésus a passé au désert, et l’Eglise a fixé aussi à 40 jours la durée du carême.

Que représente le carême pour chacun de nous ?

Comment allons-nous vivre ce temps de carême ?

Quelle démarche allons-nous faire ?

Chacun peut le vivre à sa manière ; et pour nous guider, l’évangile de Matthieu, au chapitre cinq (Mt5, 1-12) nous propose trois pistes :  l’aumône, la prière et le jeûne. Ce sont trois moyens qui nous permettront de mieux vivre ce temps de carême.

◊  Extrait de l’évangile de Matthieu, au chapitre cinq

Comme les disciples s’étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait :
« Si vous voulez vivre comme des justes, évitez d’agir devant les hommes pour vous faire remarquer. Autrement, il n’y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux.
Ainsi, quand tu fais l’aumône, ne fais pas sonner de la trompette devant toi, comme ceux qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont touché leur récompense.
Mais toi, quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que donne ta main droite, afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père voit ce que tu fais dans le secret : il te le revaudra.
Et quand vous priez, ne soyez pas comme ceux qui se donnent en spectacle : quand ils font leurs prières, ils aiment à se tenir debout dans les synagogues et les carrefours pour bien se montrer aux hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont touché leur récompense. Mais toi, quand tu pries, retire-toi au fond de ta maison, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père voit ce que tu fais dans le secret : il te le revaudra.
Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme ceux qui se donnent en spectacle : ils se composent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu’ils jeûnent. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont touché leur récompense.

Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ; ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père voit ce que tu fais dans le secret : il te le revaudra. »

Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés”.

  1. L’aumône, c’est orienter ses relations avec les autres, c’est le partage, aider tous ceux qui nous entourent ; surtout les plus défavorisés. Concrètement qu’allons-nous décider de partager et avec qui ? Par exemple, être plus généreux, être à l’écoute, voir quels sont les besoins dans notre entourage, savoir rendre un  service à quelqu’un.

  2. La prière, concerne notre relation personnelle avec Dieu, nous tourner vers notre Père du ciel. Combien de temps allons-nous consacrer à la prière ou à la lecture biblique ? Prendre le temps de lire un texte de la bible, ou une méditation, participer davantage aux offices pour être plus à l’écoute de la parole.

  3. Le troisième moyen de vivre ce temps de carême est le jeûne, c’est le souci de sa propre personne, c’est se regarder soi-même, faire son examen de conscience. C’est se  tourner vers soi-même sans pour autant être égoïste.

Ainsi nous avons le choix, c’est à chacun de nous d’y réfléchir.

Quel sens allons-nous donner au carême ?

Quelle est la démarche dans laquelle  je vais m’engager ?

Soit que je m’oriente plus vers le partage, ou la prière ou le jeûne.

Cela, tu peux le faire dans ta famille, discrètement dans ton milieu de travail, dans ton  entourage, dans ta communauté paroissiale paroissiale.

 Pendant le carême, tout chrétien est invité à faire une démarche de foi pour aller plus encore vers Dieu et vers les autres. C’est une sorte d’évaluation de chacun; faire le point sur notre chemin de foi.

Nous sommes invités à le faire d’une manière personnelle, d’une manière plus discrète, un peu comme si nous étions dans le désert, sortons de nos soucis matériels, de nos préoccupations inutiles, laissons-nous agir par le Seigneur.

Le moment est venu d’y réfléchir !

Le carême est un temps de combat pour nous ; de même que Jésus a lutté pendant 40 jours au désert contre les forces du mal qui tentaient de le détourner de sa mission, ainsi nous chrétiens, nous sommes invités à lutter contre  le mal et d’éviter de nous laisser entraîner dans ce qui est mal.

Pendant le carême, nous sommes appelés à la conversion et laissons-nous réconcilier avec Dieu.

Bon Carême à toi, cher visiteur, reçois mes salutations amicales et fraternelles

Michel Houyoux, diacre permanent

Mercredi des cendres

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Saint Polycarpe, évêque et martyr

Posté par diaconos le 23 février 2017

Résultat de recherche d'images pour "saint Polycarpe"Né à Smyrne de parents chrétiens, Polycarpe fut un   des disciples de l’apôtre Jean qui le nomma évêque de Smyrne vers 100.  En 154, il se rendit à Rome pour discuter avec avec le pape Anicet (onzième évêque de Rome de 155 à 166) de la date et de l’objet de la fête de Pâques, sujet de tension entre les chrétiens d’Orient et d’Occident ; mais il n »y eut aucun accord sur ce sujet. Cependant, ils se quittèrent  et restèrent amis.  Pendant son séjour dans la capitale de l’empire, il convertit beaucoup de païens.

Il écrivit plusieurs lettres,  dont une adressée aux Philippiens. Celle-ci donne des exhortations sur la vraie foi et la vie chrétienne et recommande d’obéir aux prêtrers et aux diacres. Vers l »an 156, Polycarpe était considéré par les juifs et les païens comme étant docteur de l »Asie et le père des chrétiens.

  ♦ Source de l’image → St. Polycarp – Saints & Angels – Catholic Online

Polycarpe combattit de nombreuses sectes qu’il jugea hérétiques. Il accueillit à  Smyrne Ignace, évêque d’Antioche, condamné aux bêtes dans les arènes de Rome. Les deux évêques devinrent amis.  Ignace d’Antioche lui écrivit de Troas (cité portuaire de l’antiquité située au nord-ouest del’Asie Mineure) une lettre le remerciant de son accueil et lui demandant d’envoyer des missionnaires affermir sa communauté dans la foi chrétienne. C’est grâce à Polycarpe que l’on a conservé le corpus des sept lettres d’Ignace, car il les fit circuler dans les communautés d’Asie mineure, à la demande de celles-ci

Lors qu’éclata la persécution commandée par l’empereur et philosophe Marc Aurèle ( 8 mars 161-17 mars 180), Polycarpe, très âgé, tint tête au proconsul Statius Quadratus qui lui ordonna de maudire le Christ. Il lui répondit  : « Il y a 86 ans que je le sers et il ne m »a jamais fait de mal. Comment pourrais-je  blasphémer mon Seigneur qui m’a sauvé ? »   Il fut mis à mort sur un bûcher vers l »an 155.

Dans une lettre adressée à Florinus, Irénée de Lyon ( deuxième évêque de Lyon)  le reconnut comme étant celui dont il reçut la foi ; de lui il reçut  la tradition johannique.

Liens externes

◊  Polycarpe de Smyrne →  Lettre aux Philippiens

◊ Avec saint Polycarpe, nous faisons un voyage à travers le temps.→   → 23 février – Saint Polycarpe – Vidéothèque

◊   Extrait de les Pères apostoliques →  Polycarpe de Smyrne

  Qui était Saint Polycarpe de Smyrne ?

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L’appel de Dieu n’est pas limité à un groupe restreint

Posté par diaconos le 4 juin 2016

Extrait du livre des Actes des Apôtres au chapitre huit

En ces jours-là, l’ange du Seigneur adressa la parole à Philippe en disant : « Mets-toi en marche en direction du sud, prends la route qui descend de Jérusalem à Gaza ; elle est déserte  »

Philippe se mit en marche. Or, un Éthiopien, un eunuque, haut fonctionnaire de Candace, la reine d’Éthiopie, et administrateur de tous ses trésors, était venu à Jérusalem pour adorer. 28 Il en revenait, assis sur son char, et lisait le prophète Isaïe. 29 L’Esprit dit à Philippe : « Approche, et rejoins ce char. »

À la demande d’un ange qui lui était apparu, Philippe se mit en marche en direction de Gaza. Or, un Éthiopien, un eunuque, super-intendant de tous les trésors de Candace, la reine d’Éthiopie, et administrateur, était venu à Jérusalem pour adorer.  Il en revenait, assis sur son char, et lisait le prophète Isaïe. Sur la route, il croisa Philippe. L’Esprit Saint  dit à Philippe : « Approche, et rejoins ce char. » Philippe  courut vers le char de l’éthiopien. Dans son élan missionnaire, Philippe, partant du poème du serviteur, lui annonça la Bonne Nouvelle de l’Évangile.

Et Philippe se mit en marche. Or, un Éthiopien, un eunuque, haut fonctionnaire de Candace, la reine d’Éthiopie, et administrateur de tous ses trésors, était venu à Jérusalem pour adorer. Il en revenait, assis sur son char, et lisait le prophète Isaïe.

L’Esprit dit à Philippe : « Approche, et rejoins ce char. » Philippe se mit à courir, et il entendit l’homme qui lisait le prophète Isaïe ; alors il lui demanda : « Comprends-tu ce que tu lis ? » L’autre lui répondit : « Et comment le pourrais-je s’il n’y a personne pour me guider ? » Il invita donc Philippe à monter et à s’asseoir à côté de lui. Le passage de l’Écriture qu’il lisait était celui-ci :Comme une brebis, il fut conduit à l’abattoir ; comme un agneau muet devant le tondeur, il n’ouvre pas la bouche. Dans son humiliation, il n’a pas obtenu justice. Sa descendance, qui en parlera ? Car sa vie est retranchée de la terre.

Prenant la parole, l’eunuque dit à Philippe : « Dis-moi, je te prie : de qui le prophète parle-t-il ? De lui-même, ou bien d’un autre ? » Alors Philippe prit la parole et, à partir de ce passage de l’Écriture, il lui annonça la Bonne Nouvelle de Jésus. Comme ils poursuivaient leur route,
ils arrivèrent à un point d’eau, et l’eunuque dit : « Voici de l’eau : qu’est-ce qui empêche que je sois baptisé ? »

Il fit arrêter le char, ils descendirent dans l’eau tous les deux, et Philippe baptisa l’éthiopien. Quand ils furent remontés de l’eau, l’Esprit du Seigneur emporta Philippe ; l’eunuque ne le voyait plus,  poursuivit sa route, tout joyeux. Philippe se retrouva dans la ville d’Ashdod ;  là, il annonça la Bonne Nouvelle comme dans toutes les villes où il passa jusqu’à son arrivée à Césarée. (Ac 8, 26-39)

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés »

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Ce récit, extrait des Actes des apôtres au chapitre huit, nous révèle la progression de l’annonce de l Évangile en dehors du judaïsme. Il nous montre  l’action de la Providence pour le salut d’une âme qui par sa simplicité et sa droiture contrasta particulièrement  avec celle de Simon. Philippe fut  l’instrument de cette œuvre de grâce, et c’est un ange, un messager de Dieu, qui l’engagea à se rendre là où il y avait une âme à sauver, sans lui indiquer le but de ce voyage : « Les anges ne sont-ils pas tous des esprits chargés d’une fonction, envoyés pour le service de ceux qui doivent avoir en héritage le salut ? » (He 1, 14)

Gaza était une très ancienne ville philistine : « Le territoire cananéen s’étendait de Sidon vers Guérar jusqu’à Gaza, vers Sodome et Gomorrhe, Adma et Seboïm jusqu’à Lèsha. »(Gn 10.19) Plusieurs routes y conduisaient de Jérusalem ; un ange désigna à Philippe celle qu’il devra prendre, pour s’y rendre, en lui disant qu’elle était déserte.

Sur cette route, un éthiopien,ministre des finances de Candace, reine de Nubie retournait, chez lui, vers le sud. Sur ce chemin, il aperçut,  au loin,  un homme qu’il rejoignit bientôt. L’Esprit de Dieu dit à Philippe : Approche-toi, et joins ce char. Ce fut donc sur l’intervention  de l’Esprit Saint que Philippe   rencontra cet étranger.

Les deux conducteurs se parlèrent. Philippe remarqua que cet homme avait une bible posée près de lui  dont il en avait lu quelques passages, chemin faisant. Il l’avait achetée à Jérusalem et il y avait un passage qu’il ne comprenait pas. Dans celui du poème du serviteur, il ne comprenait pas qu’un innocent subisse des tourments.  Il était scandalisé que  la vie du juste fut humiliée, et se termina par la mort.

La souffrance, la mort des innocents, c’est aussi notre souci. L’injustice, l’oppression, ces sujets nous concernent tous que nous soyons croyants ou non. Nous ne pouvons pas rencontrer Dieu en ignorant délibérément les vraies questions que nous devrions nous poser. Soyons attentifs aux questions qui hantent nos sociétés : injustices, oppressions, violences de toutes sortes, pauvretés, rejetés par la société, exclusions…

Acts_of_the_Apostles_Chapter_8-21_(Bible_Illustrations_by_Sweet_Media)Philippe prit la parole et partant du poème du Serviteur (Is 53, 7), il lui annonça la Bonne Nouvelle de Jésus. Ils se remirent en route et arrivèrent à un point d’eau. L’éthiopien  dit : « Voici de l’eau ; qu’est-ce qui empêche que je ne sois baptisé ? »  C’est la dernière étape de  la démarche d’un catéchumène : la rencontre de Dieu par un rite, un signe sacramentel, qui explicite le don que Dieu nous fait : la vie éternelle, le salut. Tout commença avec ce texte d’Isaïe.

Le baptême et l’imposition des mains étaient deux étapes de l’initiation chrétienne. Cet éthiopien a été la première personne d’une autre race à recevoir le baptême et à accueillir la Bonne Nouvelle révélée par les apôtres.

Source des images : cliquez iciActs of the Apostles, chapter 8

Compléments

◊   Convertissez- vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus Christ

Dieu a donné la conversion qui fait entrer dans la Vie ! (Ac 11, 1-18)

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Liens externes

♥  Atelier biblique →  Le baptême de l’eunuque éthiopien

◊  Qu’est-ce qui empêche que je ne sois baptisé ?    → L’eau vive — Conseil œcuménique des Églises

Pasteur Willy Bola présente…

La conversion de l’eunuque éthiopien

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Nous nous tournons vers les nations païennes (Ac 13, 44-52)

Posté par diaconos le 2 juin 2016

Extrait du livre des Actes des Apôtres au chapitre treize

aul et Barnabé leur déclarèrent avec assurance : « C’est à vous d’abord qu’il était nécessaire d’adresser la parole de Dieu. Puisque vous la rejetez et que vous-mêmes ne vous jugez pas dignes de la vie éternelle, eh bien ! nous nous tournons vers les nations païennes. 47 C’est le commandement que le Seigneur nous a donné : J’ai fait de toi la lumière des nations pour que, grâce à toi, le salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. » 48 En entendant cela, les païens étaient dans la joie et rendaient gloire à la parole du Seigneur ; tous ceux qui étaient destinés à la vie éternelle devinrent croyants. 49 Ainsi la parole du Seigneur se répandait dans toute la région. 50 Mais les Juifs provoquèrent l’agitation parmi les femmes de qualité adorant Dieu, et parmi les notables de la cité ; ils se mirent à poursuivre Paul et Barnabé, et les expulsèrent de leur territoire.

Paul et Barnabé déclarèrent à la synagogue d’Antioche, capitale de la Pisidie, avec assurance : « C’est à vous d’abord qu’il était nécessaire d’adresser la parole de Dieu. Puisque vous la rejetez et que vous-mêmes ne vous jugez pas dignes de la vie éternelle, eh bien ! nous nous tournerons vers les nations païennes. C’est le commandement que le Seigneur nous a donné : J’ai fait de toi la lumière des nations pour que, grâce à toi, le salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. En entendant cela, les païens furent s la joie et rendirent gloire à la parole du Seigneur ; tous ceux qui étaient destinés à la vie éternelle devinrent croyants. Ainsi la parole du Seigneur se répandit dans toute la région. Mais les Juifs provoquèrent l’agitation parmi les femmes de qualité adorant Dieu, et parmi les notables de la cité ; ils se mirent à poursuivre Paul et Barnabé, et les expulsèrent de leur territoire. Alors Paul et barnabé  partirent pour la ville d’Iconium. (Actes des apôtres, chapitre 13, 52)

Le sabbat qui suivait la première prédication de Paul à Antioche de Pisidie, presque toute la ville se rassembla pour entendre la parole du Seigneur. Quand les Juifs virent les foules, ils s’enflammèrent de jalousie ; ils contredisaient les paroles de Paul et l’injuriaient. Paul et Barnabé leur déclarèrent avec assurance : « C’est à vous d’abord qu’il était nécessaire d’adresser la parole de Dieu. Puisque vous la rejetez et que vous-mêmes ne vous jugez pas dignes de la vie éternelle, eh bien ! nous nous tournons vers les nations païennes.

C’est le commandement que le Seigneur nous a donné : J’ai fait de toi la lumière des nations pour que, grâce à toi, le salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. » En entendant cela, les païens étaient dans la joie et rendaient gloire à la parole du Seigneur ; tous ceux qui étaient destinés à la vie éternelle devinrent croyants. Ainsi la parole du Seigneur se répandait dans toute la région.

Mais les Juifs provoquèrent l’agitation parmi les femmes de qualité adorant Dieu, et parmi les notables de la cité ; ils se mirent à poursuivre Paul et Barnabé, et les expulsèrent de leur territoire. Ceux-ci secouèrent contre eux la poussière de leurs pieds et se rendirent à Iconium, tandis que les disciples étaient remplis de joie et d’Esprit Saint.

Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

Source de l’image → Acts of the Apostles, chapter thirteen

Acts_of_the_Apostles_Chapter_13-15_(Bible_Illustrations_by_Sweet_Media)Embarqués à Paphos, Paul et ses compagnons, se rendirent en Pamphylie, province de l’Asie Mineure située à l’ouest de la Cilicie et proche de l’île de Chypre. Ils débarquèrent au port d’Attalie, et poursuivant leur route vers le nord, ils arrivèrent à  Perge. Là,  Jean les quitta pour retourner à Jérusalem. Paul et Barnabas remontèrent jusqu’à Antioche de Pisidie.  Dans ce voyage à travers une contrée montagneuse et peu sûre, ils endurèrent quelques épreuves : « En voyage souvent, en danger sur les rivières, en danger des voleurs, en danger de la part de ma nation, en danger de la part des païens, en danger dans les villes, en danger dans les déserts, en danger sur la mer, en danger parmi les faux frères ; dans le travail et la peine, dans les veilles souvent, dans la faim, dans la soif, dans les jeûnes souvent, dans le froid et la nudité. Outre les choses du dehors, je suis assailli tous les jours par les inquiétudes que me donnent toutes les Églises. » Ac, 11, 26-28)

À Antioche, capitale de la Pisidie,, le jour du sabbat, Ils entrèrent dans la synagogue pour prier.  Chaque sabbat, il y avait une réunion de culte. Elle commençait par une prière liturgique, que récitait un membre de l’assemblée désigné par le président, et qui était aussi chargé ensuite de lire la péricope tirée des prophètes. L’assemblée écoutait debout, le visage tourné vers Jérusalem, et répondait par un amen. La lecture de la loi venait ensuite : elle était faite par sept membres et accompagnée d’un commentaire oral. Puis un assistant lisait un fragment des prophètes et y ajoutait quelques paroles : il se tenait debout pour lire.

Cette lecture achevée, les anciens les chefs de la synagogue, voyant Paul et Barnabas, en qui ils reconnurent des Juifs lettrés, leur proposèrent d’adresser à l’assemblée  une parole d’exhortation. Telle fut l’occasion du discours de Paul, le premier qui nous soit rapporté de lui.

Paul, se leva et réclama le silence. Il s’adressa ensuite aux Juifs et aux prosélytes. Il leur rappela comment Dieu élut Israël, le fit sortir d’Égypte, le mit en possession de Canaan et lui  donna des juges jusqu’à Samuel. Les Israélites demandèrent un roi et Dieu leur donna Saül, puis David. De la famille de David, Dieu suscita un Sauveur à Israël. Sa venue fut annoncée par Jean-Baptiste qui, au bord du Jourdain, appela le peuple  à se repentir.

Il déclara ensuite le salut annoncé par le Christ est adressé à la présente génération, et cela, parce que les prophéties furent accomplies par les magistrats de Jérusalem, qui condamnèrent Jésus et le firent exécuter par Pilate et que ses disciples le mirent au tombeau. Il rappela que Dieu le ressuscita et qu’après sa résurrection,  il  apparut pendant plusieurs jours à ses apôtres, qui sont maintenant ses témoins en Judée.

Paul et Barnabas, compagnons de Paul, intervinrent et proclamèrent que Dieu  tint la promesse faite aux pères et que la résurrection de Jésus est l’accomplissement d’une parole du second Psaume :

La résurrection de Jésus a réellement eu lieu. 

Paul annonça  à ses frères la rémission des péchés accordée  par le Christ ressuscité : en lui, tout croyant est assuré de cette entière justification que ne donne pas l’observation de la loi de Moïse. Paul termina son discours  par un avertissement emprunté à Habacuc : que par leur incrédulité ils ne tournent pas en jugement contre eux l’œuvre de grâce que Dieu accomplit.suivant. De nombreux Juifs et prosélytes s’attachent à leurs pas ; ils les exhortent à persévérer dans la grâce.

Lorsque Paul et Barnabas sortirent de la synagogue, les chefs de la synagogue, les invitèrent à redire ces paroles le sabbat suivant. Cela révèle  quelle impression profonde produisit le discours de Paul.

Le sabbat suivant toute la population se réunit pour entendre la parole de Dieu. Les Juifs en conçurent de l’envie. Ils contredirent et injurièrent Paul. Paul et ses compagnons  leur déclarèrent qu’ils se tourneront vers les païens, obéissant ainsi à l’ordre du Seigneur : « Allez enseigner toutes les nations et baptiser les au nom du Père, du fils et du Saint Esprit. Les païens se réjouirent et ceux d’entre eux que Dieu destinait à la vie éternelle devinrent croyants.

L’annonce de la Bonne Nouvelle se répandit dans tout le pays. Les Juifs excitèrent des dames  et des magistrats contre Paul et Barnabas qui furent obligés de quitter Antioche, chassés par ceux qui n’acceptèrent pas l’ouverture aux païens.  Alors, Il se rendirent à Iconium.

Compléments

◊   Très tôt l’annonce de l’Évangile fut reçue et accueillie par des païens → Dieu a donné la conversion qui fait entrer dans la Vie ! (Ac 11, 1-18)

◊   Jésus a payé un prix très élevé pour nous sauver  → Convertissez- vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus Christ

◊ Laissons la Parole de Dieu éclairer nos choix,  → C’est avec le cœur que l’on croit pour devenir juste. (Rm 10, 10)

Liens externes

◊ Info Bible  → Jésus-Christ est-il réellement ressuscité ?

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La mission de Paul et Barnabas

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