Samedi de la cinquième Semaine de Carême

Posté par diaconos le 27 mars 2021

Afin de rassembler dans l’unité les enfants de Dieu dispersés

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# Lazare fut un personnage de l’entourage de Jésus, apparaissant dans le Nouveau Testament, et ainsi devenu protagoniste de légendes orientales et occidentales du début de l’ère chrétienne. Il est essentiellement connu par un récit de l’Évangile selon Jean (chapitre 11) selon lequel Lazare, mort depuis quatre jours et mis dans un sépulcre, serait sorti vivant de la tombe sur l’ordre de Jésus. Pour Ernest Renan, cet épisode illustre le fait que Jésus subissait les miracles que l’opinion exigeait de lui bien plus qu’il ne les faisait .

Selon ce même auteur, le miracle fut d’ordinaire l’œuvre du public bien plus que de celui de Jésus. Dans son Histoire critique de Jésus-Christ, d’Holbach, philosophe des Lumières, souligna l’absence de témoins de la mort de Lazare. Cette résurrection fit écho à celle du Christ et au Ciel promis une fois le dernier moment venu. C’est en l’incluant dans son homélie 26, chapitre 6, sur la résurrection de Jésus et sur l’apôtre Thomas que le docteur de l’Église Grégoire le Grand aborda le retour de Lazare. Au Moyen Âge on en fit le patron des lépreux (à l’origine du lazaret), le confondant avec le personnage de la parabole rapportée par Luc.

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De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, quand Lazare fut sorti du tombeau, beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie et avaient donc vu ce que Jésus avait fait, crurent en lui. Mais quelques-uns allèrent trouver les pharisiens pour leur raconter ce qu’il avait fait. Les grands prêtres et les pharisiens réunirent donc le Conseil suprême ; ils disaient : « Qu’allons-nous faire ?

Cet homme accomplit un grand nombre de signes. Si nous le laissons faire, tout le monde va croire en lui, et les Romains viendront détruire notre Lieu saint
et notre nation. » Alors, l’un d’entre eux, Caïphe, qui était grand prêtre cette année-là, leur dit : « Vous n’y comprenez rien  vous ne voyez pas quel est votre intérêt : il vaut mieux qu’un seul homme meure pour le peuple, et que l’ensemble de la nation ne périsse pas. »

Ce qu’il disait là ne venait pas de lui-même ; mais, étant grand prêtre cette année-là, il prophétisa que Jésus allait mourir pour la nation ; et ce n’était pas seulement pour la nation, c’était afin de rassembler dans l’unité les enfants de Dieu dispersés. À partir de ce jour-là, ils décidèrent de le tuer. C’est pourquoi Jésus ne se déplaçait plus ouvertement parmi les Juifs ; il partit pour la région proche du désert, dans la ville d’Éphraïm où il séjourna avec ses disciples.

Or, la Pâque juive était proche, et beaucoup montèrent de la campagne à Jérusalem pour se purifier avant la Pâque. Ils cherchaient Jésus et, dans le Temple, ils se disaient entre eux : « Qu’en pensez-vous ? Il ne viendra sûrement pas à la fête ! » Les grands prêtres et les pharisiens avaient donné des ordres : quiconque saurait où il était devait le dénoncer, pour qu’on puisse l’arrêter.  (Jn 11, 45, 57)

Conséquences de la résurrection de Lazare

À  a suite de ce triomphe de la vie sur la mort dont ils furent témoins,  un grand nombre de personnes crurent en Jésus. Il y eut des degrés très divers dans cette foi opérée par la vue du miracle. il fut possible que plusieurs fussent d’avance préparés à la foi en Jésus. Chez d’autres, cette foi ne fut peut-être que l’impression vive, mais passagère, du miracle. D’autres, enfin, ne reçurent pas même cette impression.

Au grand nombre de ceux qui crurent, Jean en opposa quelques-uns qui, témoins de la puissance divine et de l’amour de Jésus, allèrent vers les pharisiens et leur dirent ce que Jésus fit. Dans quelle intention ? Les termes mêmes qu’employa Jean et la suite du récit ne le prouvèrent que trop. Ils allèrent dénoncer à ces pharisiens, ennemis de Jésus et qui exerçèrent la plus grande influence sur le sanhédrin, ce qui se passa à Béthanie.

Ces mêmes pharisiens, avec les principaux sacrificateurs convoquèrent une séance du sanhédrin, pour délibérer sur l’événement qu’on leur dénonça et qui fut de nature à grandir démesurément l’influence redoutée de Jésus sur le peuple. Ce qui les remplit d’inquiétude ce fut que cet homme  fit beaucoup de miracles.

Ce ne fut pas seulement la résurrection de Lazare qui les troubla, celle-ci ne fit que mettre le comble à ces manifestations de la puissance divine qui agissait par Jésus et que les chefs du peuple ne purent tolérer. Ils crurent ces miracles, ils les constatèrent officiellement, et ils voulurent condamner celui qui les opèra !

Cette crainte des Romains fut-elle sincère ? Plusieurs interprètes le pensèrent avec les idées charnelles que les Juifs se faisaient du Messie, ils pouvaient redouter que Jésus ne suscitât parmi le peuple quelque émeute, qui aurait provoqué une répression sévère de la part des Romains et amené peut-être la suppression du pouvoir du sanhédrin.

Que cette crainte fût sincère ou simulée leur principal mobile fut l’ambition égoïste : ils craignirent que les Romains ne mirent un terme à leur domination sur ce qu’ils appelèrent notre lieu, notre nation.

 Caïphe, en vrai sadducéen (Josèphe, Bell. jud. 2, 8, 14), parla avec rudesse : « Vous n’y entendez rien » ; puis, invoquant la raison d’État, au nom de laquelle tant d’iniquités furent commises, il leur dit : « Vous ne considérez pas qu’il vous est avantageux de sacrifier un seul homme pour sauver la nation. » Innocent ou coupable, il fallut que cet homme périsse !

Les exégètes ne furent pas d’accord sur la nature de cette prophétie attribuée au souverain sacrificateur. Les uns, se rappelant que, dans les beaux jours de la vie religieuse en Israël, le souverain sacrificateur fut censé posséder le don de prophétiser, ou de prononcer des oracles en consultant l’Éternel, pensèrent qu’en ce moment l’Esprit de Dieu renouvela en Caïphe ce don depuis longtemps disparu et lui fit prononcer, en vertu de sa charge, une véritable prophétie.

Ce fut bien Caïphe lui-même qui, de son propre mouvement, prononça un principe de sa détestable politique, mais, par une direction spéciale de la providence divine, il le fit en des termes dans lesquels Jean put, à bon droit, voir une prophétie involontaire de la mort du Fils de Dieu.

Pilate aussi proclama la royauté divine de Jésus-Christ aux yeux de tous, en attachant à la croix le titre de cette dignité. Caïphe prophétisa, en vertu de sa charge, comme souverain sacrificateur de cette année-là.

 Ce ne fut pas seulement pour la nation juive que Jésus devait mourir, mais afin de rassembler en un seul corps, par la prédication de l’évangile, les enfants de Dieu dispersés parmi toutes les nations : « J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cet enclos : celles-là aussi, il faut que je les conduise. Elles écouteront ma voix : il y aura un seul troupeau et un seul pasteur. » (Jn 10, 16)

Dans quel sens Jean appela-il enfants de Dieu ces milliers d’hommes de l’avenir qui n’avaient encore aucune connaissance de Jésus ? Des interprètes, jaloux d’attribuer à l’homme le plus possible et à Dieu le moins possible dans l’œuvre du salut, répondirent que ces enfants de Dieu étaient ceux que Dieu voyait disposés à le devenir.

Ce fut là le mystère de la miséricorde divine, s’étendant à toutes les nations et dont Paul fut le grand prédicateur : « Le mystère caché de tout temps et dans tous les âges, mais révélé maintenant à ses saints, à qui Dieu a voulu faire connaître quelle est la glorieuse richesse de ce mystère parmi les païens, savoir: Christ en vous, l’espérance de la gloire. » (1 Co, 26-27).

Jésus n’ignora pas la décision qui fut prise ; il quitta les environs de Jérusalem et la Judée, il ne parut plus , il ne marcha plus ouvertement, en public, librement, parmi les Juifs, il se retira dans la contrée voisine du désert de Juda qui s’étendait au loin dans la direction du Jourdain et de la mer Morte. Il  séjourna avec ses disciples dans une ville appelée Éphraïm.

Cette ville selon Eusèbe, était à huit milles, selon Jérôme à vingt milles au nord-est de Jérusalem. L’historien Josèphe la plaça dans le voisinage de Béthel  :  » Or Abija poursuivit Jéroboam, et lui prit ces villes : Béthel et les villes de son ressort, Jeshana et les villes de son ressort, Éphron et les villes de son ressort. » (2 Cr 13, 19).

Le mot : contrée ne désigne pas spécialement le pays où Jésus s’était retiré, mais en général les campagnes, par opposition à la capitale. Ces gens se rendaient à Jérusalem avant la Pâque, afin que ceux qui étaient atteints de quelque souillure légale eussent le temps de se purifier par des sacrifices et diverses cérémonies, pour pouvoir prendre part à la fête.

Jean décrivit ainsi un mouvement de curiosité chez les uns, de sérieuse attente chez les autres. Leur attente fut excitée par le bruit que fit le dernier miracle de Jésus. La décision prise par le sanhédrin contre lui rendit très douteuse, à leurs yeux, sa venue à la fête. Ils se demandèrent les uns aux autres, avec un vif intérêt : « Que vous en semble ? qu’il ne viendra pas à la fête ? » Ils se posairent ces questions, se tenant là dans le temple où ils savaient que Jésus avait l’habitude de se rendre pour parler au peuple.

Diacre Michel Houyoux

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Zaterdag van de Vierde Week in de Veertigdagentijd

Posté par diaconos le 20 mars 2021

Is de geïncarneerd Christus nu God Zelf of de Zoon van God ?

Zaterdag van de Vierde Week in de Veertigdagentijd dans Carême Doopsel-van-Jezus

# Jezus van Nazareth was een Jood uit Galilea, geboren tussen 7 en 5 v. Chr. Hij wekte enthousiasme en vurigheid, maar werd gewantrouwd door de politieke en religieuze autoriteiten voordat hij rond 30 n. Chr. in Jeruzalem tijdens het Joodse Pesach-feest werd gearresteerd, veroordeeld en gekruisigd, onder het bestuur van Pontius Pilatus. De aankondiging van zijn verrijzenis door zijn discipelen, die hem als de Messias herkenden en zijn verhaal en leer doorgaven, gaf geboorte aan het christendom.

Voor christenen is Jezus Christus de Zoon van God, de Messias, aangekondigd in het Oude Testament en gezonden om de mensheid te redden. In de Islam wordt Jezus van Nazareth beschouwd als een belangrijke profeet. De impact van zijn boodschap, overgebracht door de verschillende christelijke kerken, en de interpretaties waartoe deze aanleiding gaf, beïnvloedden verschillende culturen en beschavingen door de geschiedenis heen. De korte duur van zijn prediking en de weinige historische sporen die over hem bewaard zijn gebleven, zijn voornamelijk te vinden in de literatuur van het Nieuwe Testament. Wat de kwestie van Jezus van Nazareth betreft, weet de historicus dus dat hij niet in staat is te onthullen wat Jezus werkelijk gedaan of gezegd heeft.

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Uit het Evangelie van Jezus Christus volgens de Heilige Johannes

Op dat moment was Jezus aan het onderwijzen in de tempel te Jeruzalem. En het volk hoorde zijn woorden, en sommigen zeiden: « Dit is werkelijk de profeet die voorzegd was. « Anderen zeiden: « Dit is de Christus! « Maar weer anderen vroegen: « Kan de Christus uit Galilea komen? Zegt de Schrift niet dat de Christus komt uit de nakomelingen van David en uit Bethlehem, het dorp van David ? « 

Dus de menigte was verdeeld vanwege hem. Sommigen wilden hem arresteren, maar niemand raakte hem aan. De wachters keerden terug naar de overpriesters en Farizeeën, die hun vroegen: « Waarom hebben jullie hem niet binnengebracht? « De bewakers antwoordden: « Nog nooit heeft een man zo gesproken ! « 

De Farizeeërs antwoordden : « Dus ook jullie zijn op een dwaalspoor gebracht? Geloofde iemand van de leiders van het volk of de Farizeeën in hem ? Wat deze menigte betreft, die niets van de wet weet, zij zijn vervloekt ! «   Nicodemus, een van hen, die vroeger tot Jezus was gegaan, zeide tot hen: Staat onze wet toe, dat iemand geoordeeld wordt, zonder hem eerst te horen, om te weten, wat hij gedaan heeft ?  » Zij zeiden tot hem : « Komt gij ook uit Galilea? Zoek goed en je zult zien dat er nooit een profeet uit Galilea komt ! «   Toen gingen ze hun eigen weg. (Joh 7:40-53)

Samenzwering tegen Jezus

Sommigen uit de menigte zeiden : « Dit is waarlijk de profeet. »  De deurwaarders die door het Sanhedrin gestuurd waren om Jezus te grijpen, aarzelden om hun opdracht uit te voeren. Ze dachten dat ze heiligschennis pleegden door hem de handen op te leggen. Zij zochten niet eens een excuus voor het verzaken van hun plicht. Vervuld van wat zij hoorden, waren zij tevreden met dit antwoord, dat een prachtig getuigenis was van de kracht van Jezus’ woord.

Het is een krachtige toespraak, een krachtig woord dat zij spreken in hun nederigheid. Het is een karaktertrek van de waarheid om eenvoudige mensen eerder te overtuigen dan hun meesters. (Bengel)

Het Sanhedrin was bijeengekomen om de gevangene te ontvangen die de deurwaarders moesten brengen. De Farizeeën, die tot de strenge hoeders van de orthodoxie behoorden, namen het woord en noemden hun eigen mensen als de enige modellen die de deurwaarders hadden moeten navolgen. Verblind door hun trots, beweerden zij dat geen van de heersers of Farizeeën in Jezus had geloofd.

Dit was de taal van grote minachting en haat voor de onwetende menigte van de kant van de leiders. Deze vloek, die zij in hun woede over hen uitspraken, werd officieel in de vorm van de excommunicatie die werd uitgesproken tegen allen die in Jezus geloofden : « Zijn ouders zeiden dit omdat zij de Joden vreesden; want de Joden hadden al afgesproken dat als iemand Jezus als de Christus zou erkennen, hij uit de synagoge zou worden geweerd. « (Joh 9, 22)

Er was een Farizeeër aanwezig op de bijeenkomst die hun ongelijk bewees : « Ook velen van de oversten geloofden in hem, maar vanwege de Farizeeërs beleden zij het niet, uit vrees uit de synagoge te worden geweerd. « (Joh 12, 42)

Driemaal wordt in dit Evangelie melding gemaakt van Nicodemus. (Luthardt) – Vaak worden zij die buiten gevaar schuchter zijn geweest, in gevaar zelf verdedigers van de waarheid. (Bengel)

Dit woord van Johannes, « die een van hen was », gaf meer gewicht aan het getuigenis van Nicodemus en logenstrafte het woord van de Farizeeën. In plaats van de vraag van Nicodemus te beantwoorden, namen deze hartstochtelijke en verharde mannen er genoegen mee hem te beledigen, want het was voor hen een belediging om een lid van het Sanhedrin een Galileeër te noemen. En tegelijkertijd insinueerden zij dat Nicodemus sympathieën had voor Jezus de Galileeër.

Woede verblindde deze geleerde artsen, want Jona was een Galileeër, en misschien Elia en Nahum ook. Zij vergaten dat volgens Jesaja het licht van de evangelietijd vanuit Galilea scheen : « Dan zal hij naar de aarde kijken, en zie, er zal niets zijn dan moeite en duisternis en somberheid; hij zal in dikke duisternis worden teruggedreven. Maar voor de passie, waren alle argumenten goed. »

Diaken Michel Houyoux

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Mercredi de la quatrième Semaine de Carême

Posté par diaconos le 17 mars 2021

Comme le Père relève les morts et les fait vivre, ainsi le Fils fait vivre qui il veut

Jésus Aujourd'hui

Le sabbat est le jour de repos hebdomadaire dans des religions qui reconnaissent la Torah : le judaïsme, quelques branches du christianisme, du vendredi soir au samedi soir. Il est consacré à Dieu, en souvenir de la création. Des chrétiens dans la suite de l’Église de Jérusalem continuent d’observer les prescriptions de l’Ancien Testament et en particulier le shabbat. On parle alors de judéo-christianisme. La chrétienté, subdivisée en trois principales confessions (catholicisme, orthodoxie et protestantisme), a décalé ce jour vers le dimanche.

Divers mouvements religieux chrétiens (Adventisme, Église de Dieu (Septième Jour), Baptistes du Septième Jour) sabbatistes continuent de garder le samedi. L’Église du Septième Jour est l’héritière de congrégations sabbatariennes venues d’Europe (Angleterre, Hollande, Moravie, Hongrie). L’Église retrace son histoire en remontant aux apôtres, en passant par divers congrégations médiévales gardant le sabbat, comme les Vaudois, apparus avec les disciples de Pierre Valdo, et le paulicianisme. Les adventistes affirment que le sabbat est le sceau de Dieu. L’Église éthiopienne orthodoxe connaît aussi dans certaines régions une pratique du Sabbath

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De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, après avoir guéri le paralysé un jour de sabbat, Jésus déclara aux Juifs : « Mon Père est toujours à l’œuvre, et moi aussi, je suis à l’œuvre. » C’est pourquoi, de plus en plus, les Juifs cherchaient à le tuer, car non seulement il ne respectait pas le sabbat, mais encore il disait que Dieu était son propre Père, et il se faisait ainsi l’égal de Dieu.

Jésus reprit donc la parole. Il leur déclarait : « Amen, amen, je vous le dis : le Fils ne peut rien faire de lui-même, il fait seulement ce qu’il voit faire par le Père ; ce que fait celui-ci, le Fils le fait pareillement. Car le Père aime le Fils et lui montre tout ce qu’il fait. Il lui montrera des œuvres plus grandes encore, si bien que vous serez dans l’étonnement.

Comme le Père, en effet, relève les morts et les fait vivre, ainsi le Fils, lui aussi, fait vivre qui il veut. Car le Père ne juge personne : il a donné au Fils tout pouvoir pour juger, afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui ne rend pas honneur au Fils ne rend pas non plus honneur au Père, qui l’a envoyé.

Amen, amen, je vous le dis : qui écoute ma parole et croit en Celui qui m’a envoyé, obtient la vie éternelle et il échappe au jugement, car déjà il passe de la mort à la vie. Amen, amen, je vous le dis : l’heure vient – et c’est maintenant où les morts entendront la voix du Fils de Dieu, et ceux qui l’auront entendue vivront.

Comme le Père, en effet, a la vie en lui-même, ainsi a-t-il donné au Fils d’avoir, lui aussi, la vie en lui-même ; et il lui a donné pouvoir d’exercer le jugement, parce qu’il est le Fils de l’homme. Ne soyez pas étonnés ; l’heure vient où tous ceux qui sont dans les tombeaux entendront sa voix ; alors, ceux qui ont fait le bien sortiront pour ressusciter et vivre, ceux qui ont fait le mal, pour ressusciter et être jugés.

Moi, je ne peux rien faire de moi-même ; je rends mon jugement d’après ce que j’entends, et mon jugement est juste, parce que je ne cherche pas à faire ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé.»  (Jn 5, 17-30)

Jésus faisait du bien le jour du Sabbat

Jésus, pour se justifier d’avoir fait du bien le jour du sabbat, éleva sa pensée vers Celui qu’il nomma son Père, dans un sens que lui seul put donner à ce nom. Il vit son Père exerçant une action immense et incessante sur tout l’univers et, en particulier, sur ses créatures intelligentes, qu’il veut amener au salut.

Ce fut là ce que Jésus, par une expression populaire, appela le travail de Dieu. Ce travail ne fut pas interrompu par aucun sabbat. Dieu agit non seulement depuis la création du monde d’une manière continue, incessante, mais il agit jusqu’à présent ou jusqu’ici.

Par ce dernier terme Jésus désigna le moment actuel, l’instant où se fut accomplie la guérison qu’on lui reprocha et dans laquelle précisément s’est manifestée l’action de Dieu. Et, se sentant en communauté parfaite de volonté et d’action avec le Père, Jésus ajouta : « Moi aussi je travaille. »

Il travailla, non par simple imitation de Dieu, mais en vertu d’une nécessité morale de sa nature divine. Et en agissant ainsi, il ne viola pas plus le sabbat que Dieu ne le viola, il l’accomplit selon l’esprit et dans l’amour qui  porta Dieu à l’instituer.

Il ne répond pas que la loi de garder le sabbat a été temporelle, et que maintenant elle serait abolie : mais plutôt il nie qu’il ait violé la loi, d’autant que ce qu’il avait fait était une œuvre divine… C’est le point sur lequel Christ s’arrête, que le saint repos qui a été commandé par la loi de Moïse n’est point troublé quand on s’emploie à œuvres de Dieu. Et par cette raison, non seulement il excuse son fait, mais aussi le fait de cet homme qui a chargé son lit. Car c’était une dépendance et comme une partie du miracle, d’autant que ce n’était qu’une approbation d’iceluy. Et puis, si on estime entre les œuvres de Dieu l’action de grâces, et la publication de sa gloire, ce n’était point une profanation du sabbat de rendre témoignage de pieds et de mains de la grâce de Dieu. (Calvin)

Cette dernière réflexion de Calvin réfuta d’avance une objection de M. Weiss qui, estimant la réponse de Jésus déplacée puisqu’on lui reprocha de pousser les autres à violer le sabbat, mit en doute son authenticité. Si Jésus, pour se justifier, invoqua ici sa relation unique avec Dieu, une affirmation semblable était impliquée dans cette parole conservée par les synoptiques : «Le Fils de l’homme est maître du sabbat»Les Juifs articulèrent trois griefs contre Jésus :
  1. Il violait le sabbat ; les adversaires firent entendre que Jésus s’en fit une habitude.
  2. Jésus prétendit que Dieu était son propre Père. Les accusateurs comprirent qu’en disant mon Père, et jamais notre Père, Jésus employa ce mot dans un sens unique, exclusif, et qu’en se disant Fils de Dieu, il s’attribua une dignité qui lui appartint à lui seul.
  3. Jésus se fit égal à Dieu, en ce qu’il déclara que son activité était semblable à l’action créatrice et constante de Dieu, et qu’elle n’était pas limitée par la loi du sabbat. Tout cela constitua, pour des adversaires, un blasphème que la loi punissait de mort ; et cette prétention d’être le Fils de Dieu fut réellement le sujet de la condamnation de Jésus.

Jésus confirma la déclaration qu’il fit en l’expliquant. Pour cela il énonça une pensée négative, puis une grande affirmation. Dans la première, il ne nie pas qu’il n’eut de pouvoir à soi, mais il exprima l’impossibilité morale où il fit rien faire qui ne fut pas  en  harmonie avec la volonté de son Père.

Il fut, comme un fils, qui suivit avec attention tout ce que fit son Père, afin de ne jamais s’écarter de la voie que le Père lui montra. De cette union de nature, de volonté et d’amour, dans laquelle le Fils vit avec le Père, il résulta que  les choses, quelles qu’elles fussent, que le Père fit, le Fils les fit pareillement. Cette déclaration fut une confirmation de la parole qui scandalisa les Juifs.

L’unité d’action du Père et du Fils ne résulta pas seulement de la relation de nature qui les unit en tant que Père et Fils. Jésus eut  soin, dans l’explication qu’il en donna, d’accentuer son caractère moral : ce fut un ineffable rapport d’amour, dans lequel le Père se communiqua au Fils et lui montra tout ce qu’il fit.

Le Fils fut l’objet de la part du Père d’une initiation de tous les instants. Lui, contempla les pensées éternelles de Dieu, qui sont déjà virtuellement des œuvres, et il les accomplit, il les fait passer l’une après l’autre à l’état réel. Mais cette initiation du Fils est progressive, et l’activité qu’il déploie en vertu de cette initiation est de même soumise à une gradation.

Ce dernier mot se rapporta, suivant Monsieur Godet, à la guérison de l’impotent et aux miracles du même genre que Jésus accomplissait, et dont les Juifs furent les témoins ; suivant M. Weiss, il désignerait les œuvres que Jésus accomplissait le jour du sabbat , en prétendant régler sa conduite sur l’activité de Dieu qui ne connaît pas l’interruption du sabbat.

Jésus justifia et expliqua son affirmation que le Père lui montra des œuvres plus grandes, en nommant ces œuvres : ce furent la résurrection et le jugement de l’humanité.

Honorer Dieu, avec tous les sentiments de vénération et d’amour qui lui sont dus, c’est l’adorer, et cette adoration revient au Fils comme au Père. Jésus confirma cette vérité par une déclaration négative qui la rendit plus absolue encore : « ne pas honorer le Fils, c’est ne pas honorer le Père qui l’a envoyé », qui se révéla en lui seul et qui ne fut connu qu’en lui.

Jésus aborda le second point de son discours.  Il décrivit l’œuvre de jugement et de vivification que son Père lui confia. Jésus ressuscita les morts par sa parole, dont la puissance divine créa en eux, tout ensemble, la foi et la vie, une vie impérissable de l’âme, la vie éternelle que posséda dès à présent le croyant et qui se développa jusqu’à la perfection.

La voix du Fils de Dieu, c’est sa parole, dont la puissance créatrice fait revivre les morts. Ceux qui, malgré ces preuves, les appliquent à la mort et à la résurrection corporelle sont forcés d’expliquer ce mot maintenant par les quelques résurrections miraculeuses que Jésus opéra au cours de son ministère.

Le Fils de Dieu ne ressuscita les morts, ne répandit la vie divine dans les âmes, que parce qu’il la posséda en lui-même comme le Père a la vie en lui-même. De même que le Père est la source souveraine de toute vie, de même le Fils a la vie en lui-même et est, lui aussi, dès le commencement, la source de la vie par lui eut lieu la création de l’univers, par lui aussi s’accomplit la création nouvelle dans le monde moral.

Jésus, après avoir repoussé l’accusation portée contre lui par ses adversaires, en s’élevant à une hauteur divine où l’accusé  devint le juge des accusateurs revint  à  cette unité parfaite avec Dieu hors de laquelle il lui fut moralement impossible de rien faire. Il l’affirma en s’attribuant plus directement cette prérogative : il ne dit plus seulement : «Le Fils ne peut rien faire», mais : «Moi je ne puis rien faire».

Tout ce qu’il fit eut pour sanction l’autorité de Dieu même ; quand il jugea . Son jugement fut juste, parce qu’il ne fit qu’accomplir la volonté de celui qui l’ envoya.

Diacre Michel Houyoux

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Dinsdag van de Vierde Week in de Veertigdagentijd

Posté par diaconos le 16 mars 2021

Onmiddellijk werd de man genezen

Aussitôt l'homme fut guéri » (Jn 5, 1-16)

# De Genezing bij het bad van Bethesda is een wonder dat toegeschreven wordt aan Jezus Christus, die een verlamde genas bij het bad van Bethesda. Het wordt geciteerd in het Evangelie volgens Johannes. Het is bedoeld als een schepper van geloof, maar ook als symbool van Christus die komt om de zondige mensheid op te wekken. Dit wonder spreekt van de mensheid die de boodschapper van God vraagt haar weg uit de zonde te herstellen, zodat zij kan leven volgens de voorschriften van de Kerk. Voor broeder Dominicus is deze verlamde man de hele mensheid die aansluiting zoekt bij het goddelijke, bij het leven dat Christus heeft gebracht1 . « Sta op en wandel » komt overeen met het nieuwe avontuur dat synoniem is met broederschap en dat de Messias voorstelt. Het is de bekering van mensen door water.

De heilige Johannes Chrysostom schrijft over dit wonder dat men zich moet weten te verheugen in het geluk dat de naaste ten deel valt. Men moet niet de weg volgen van boosheid en jaloezie, noch van afgunst jegens de voorspoed van zijn broeder. Hij verwijst naar de woorden van Paulus in zijn brief aan de Romeinen, die zegt: « Verblijdt u met hen die zich verblijden; weent met hen die wenen » (Rm 12,15). Sebastiano Ricci schilderde de scène in Het bad van Bethesda rond 1724. Dit schilderij is in het bezit van de Royal Collection en verhuurd aan Osterley Park.

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Uit het Evangelie van Jezus Christus volgens de Heilige Johannes

Ter gelegenheid van een Joods feest, ging Jezus naar Jeruzalem. Nu is er in Jeruzalem, bij de Schaapspoort, een poel die in het Hebreeuws Bethzatha wordt genoemd. Het heeft vijf zuilengangen, waaronder een menigte zieken, blinden, kreupelen en hulpelozen lag.
Er was een man die al achtendertig jaar ziek was. Toen Jezus hem daar zag liggen en wist dat hij er al lang zo bij lag, zei Hij tot hem : « Wil je genezen worden ?
De zieke antwoordde hem : « Heer, ik heb niemand die mij in de poel kan dompelen als het water kookt, en terwijl ik erin ga, gaat een ander voor mij naar beneden.  »
Jezus zei tegen hem : « Sta op, pak je brancard en loop. «   En onmiddellijk werd de man genezen. Hij nam zijn brancard op en liep. Nu die dag was een Sabbat. Toen zeiden de Joden tegen de man die Jezus gezond had gemaakt: « Het is sabbat! Het is u niet toegestaan uw brancard te dragen.  »
Hij antwoordde hun : « Hij, die mij genezen heeft, was het, die tot mij zeide : Neem uw brancard op en wandel. » Zij vroegen hem : « Welke man zeide tot u : Neem uw brancard op en wandel ?  »
Maar degene die hersteld was, wist niet wie het was; want Jezus was weggegaan, want er was een menigte. Later vond Jezus hem in de tempel en zei tegen hem : « Je bent genezen. Zondig niet meer. Er kan je iets ergers overkomen.  »
De man ging de Joden vertellen dat het Jezus was die hem genezen had. En zij vervolgden Jezus omdat hij dit op de sabbat had gedaan. «  (Joh 5, 1-16).

Jezus geneest een verlamde

In december was het Pascha nabij. Het Evangelie van Johannes is geschreven vóór de verwoesting van Jeruzalem, want een reservoir gevoed door een bron bleef na die catastrofe bestaan, en een paar eeuwen later, in de tijd van Eusebius, stroomde het nog steeds. De Schaapspoort, die in het Oude Testament wordt genoemd, bevond zich ten noordoosten van Jeruzalem, dicht bij de tempel.

Deze plaats werd Bethesda genoemd, dat wil zeggen het huis van genade of barmhartigheid, ongetwijfeld omdat het terecht werd gezien als een teken van Gods goedheid voor zoveel ongelukkigen die er genezing of verlichting van hun kwalen kwamen zoeken.

Het droeg deze naam, zegt M. Félix Bovet, omdat het kleinvee dat Jeruzalem binnenkwam, daar langs de oostkant aankwam, omdat aan deze kant de immense weiden van de woestijn van Juda te vinden waren. Ook nu nog komen alle schapen die nodig zijn voor het levensonderhoud van de stad Jeruzalem binnen door de Sint-Stefanuspoort.

Men gelooft dat deze poort van St. Stefanus dezelfde was als de poort die vroeger de Schaapspoort werd genoemd. Misschien was er ook een markt bij deze poort waar deze dieren werden verkocht om te worden geofferd. Deze poel was een groot bassin waar een bron water uitstroomde, omgeven door portieken om de zieken te beschermen die er bijeenkwamen.

Er was een feest dat tussen deze twee perioden viel, dat van Purim, dat in maart werd gevierd, ter herinnering aan de bevrijding van het Joodse volk door Esther. John noemde enkele van deze ziekten, om een idee te geven van alle andere die er nog kunnen worden aangetroffen.

De verlamden, die hier genoemd worden, waren zieke mensen met verdorde ledematen, kreupele, geatrofieerde ledematen : « Op een andere sabbatdag ging Jezus de synagoge binnen en onderwees. Er was daar een man wiens rechterhand verdord was.  » Dit was de man die door Jezus werd genezen.

De heer Felix Bovet was getuige van een droevig schouwspel dat veel gelijkenis vertoonde met dat te Bethesda. Het was bij het bad van Ibrahim, bij Tiberias: de ruimte waar de bron zich bevindt is omgeven door verschillende zuilengangen, waarin zich een menigte mensen bevond, op elkaar gestapeld, liggend op bedden, of opgerold in dekens, met jammerlijke uitdrukkingen van ellende en lijden. Die verlamden die in de vijf zuilengangen van het washuis van Bethesda lagen ! Het zwembad is van wit marmer, rond van vorm, en overdekt met een koepel die door zuilen wordt ondersteund. Het zwembad is omgeven door een trap waarop men kan zitten. (Félix Bovet, Voyage en Terre Sainte)

Deze patiënten wachtten op de guts van de bron, die met tussenpozen kwam. Hetzelfde verschijnsel werd onlangs door verschillende reizigers waargenomen bij een bron ten zuidoosten van Morija, ten oosten van Jeruzalem, en die de Bron van de Maagd wordt genoemd. Soms is het helemaal opgedroogd, en dan ziet men het er twee of drie keer per dag weer overvloedig uitspuiten.

De beweging van het water werd geïnterpreteerd als een verschijnsel dat te wijten was aan een bovennatuurlijk ingrijpen : « Want een engel daalde van tijd tot tijd neer in het reservoir en verstoorde het water; wie er het eerst in ging nadat het water verstoord was, werd genezen van welke ziekte hij ook had. « 

Jezus zag deze zieke man te midden van alle anderen, en voelde diep medelijden met hem. Hij wist dat hij lang geleden had, door de goddelijke intuïtie waarmee hij doordrong in het leven van hen die vóór hem waren.  De vraag :  « Wil je genezen worden ?  » Het was duidelijk dat hij dat wilde !

Jarenlang verlamd, ontmoedigd, al zijn hoop de bodem ingeslagen, had deze man waarschijnlijk zelfs het vermogen verloren om te willen. Het eerste doel van Jezus’ vraag was deze wil, die verlamd was zoals het lichaam van de zieke, op te wekken om in hem een beweging van hoop en energie teweeg te brengen.

De zieke voelde het medelijden van Jezus en aarzelde niet om Hem al zijn ellende te vertellen. Bovendien had Jezus een grotere genezing op het oog dan die van het lichaam; en om dit zedelijk herstel tot stand te brengen, was het belangrijk dat Hij van de zieke man een vast antwoord kreeg op de vraag : « Wilt gij dat? »

Er was een ontroerende eenvoud in het antwoord van deze man. Niet alleen was hij ziek, hulpeloos, maar ook verlaten : « Ik heb niemand! Ik kom, altijd als laatste, altijd te laat !  » Hoe ontmoedigend ! Jezus’ scheppende woord had een onmiddellijk effect.

Deze Joden waren leden van het Sanhedrin die, ongeacht het wonder dat verricht was, en ongeacht de bevrijding van een ellendig mens, alleen dachten aan het handhaven van de letter van de wet ! Zo zegt de Heer : « Wees op uw zielen bedacht, en draag geen last op de sabbatdag, en breng er geen binnen aan de poorten van Jeruzalem. « (Jer 17, 21)

Verheugd over zijn bevrijding, beriep deze man zich op het bevel en het gezag van Jezus die hem genezen had ; dit gezag stelde hij zonder aarzelen tegenover dat van de leden van de raad. De vraag van de leiders van het volk was slim, en verraadde hun onoprechtheid. Zij vroegen niet : « Wie heeft u genezen ? » Zij vermeden zorgvuldig het wonder te erkennen, omdat het voor hen gênant was. De genezen man kon niet antwoorden, omdat Jezus zich niet bekend had gemaakt.

Het was in de tempel dat Jezus de man vond. Hij was daarheen gegaan om God te danken. Daar wachtte hem een nieuwe genade, de ernstige waarschuwing van Jezus. De zonde, de oorzaak van het lijden, was de universele wet van de zedelijke wereld, ons overal in de Schrift geopenbaard, overeenkomstig de ervaring : « Zijn discipelen vroegen Hem: Rabbi, wie heeft gezondigd, deze man of zijn ouders, dat hij blind geboren is ?  » (Joh 9, 2)

Maar bij deze man was de ziekte het gevolg van een bepaalde zonde, want Jezus vermaande hem, na zijn bevrijding, niet toe te geven aan het ongeordende leven dat hij vroeger had geleid. Als hij dat weer deed, kon hij iets ergers verwachten. Maar met iets ergers dan achtendertig jaar in ziekte, bedoelde Jezus de verdoemenis.

De eerste verklaring van de man toonde aan dat er meer in hem was dan deze persoonlijke zorg: hij had zijn toevlucht gezocht onder het gezag van Jezus, en hij maakte van de gelegenheid gebruik om, door te herinneren aan zijn genezing, opnieuw het gezag te doen gelden van degene die zijn wonderbaarlijke bevrijding tot stand had gebracht, ditmaal door de naam van zijn weldoener bekend te maken. Hij kon niet weten dat dit in zijn nadeel zou zijn.

Jezus, om zich te rechtvaardigen voor het feit dat hij op de sabbat goed had gedaan, hief zijn gedachten op tot Hem die hij zijn Vader noemde, in een betekenis die alleen hij aan deze naam kon geven. Hij zag zijn Vader een onmetelijke en onophoudelijke werkzaamheid uitoefenen over het gehele heelal en in het bijzonder over zijn intelligente schepselen, die Hij tot verlossing wilde brengen.

Dit was wat Jezus, in de volksmond, het werk van God noemde. Dit werk werd niet onderbroken door een sabbat. God werkt niet alleen sinds de schepping van de wereld op een voortdurende, onophoudelijke wijze, maar Hij werkt tot op heden of tot nu toe.

Met deze laatste term doelde Jezus op het moment waarop de Hem verweten genezing plaatsvond en waarin de werking van God werd geopenbaard. En Jezus, die zich in volmaakte gemeenschap van wil en daad met de Vader gevoelde, voegde eraan toe : « En ook Ik werk. » Hij werkt, niet in loutere nabootsing van God, maar krachtens een morele noodzakelijkheid van Zijn goddelijke natuur. En daarmee schond Hij de sabbat net zo min als God die schendt; Hij volbracht hem, niet naar de letter, maar naar de geest en in de liefde die God ertoe bracht hem in te stellen.

Hij antwoordt niet dat de wet van het houden van de sabbat tijdelijk was, en dat die nu zou worden afgeschaft; maar hij ontkent veeleer dat hij de wet had overtreden, omdat wat hij had gedaan een goddelijk werk was… Dit is het punt waarop Christus stilstaat, dat de heilige rust die door de wet van Mozes was geboden, niet wordt verstoord wanneer men bezig is met de werken van God.

En daarom verontschuldigt Hij niet alleen Zijn eigen doen, maar ook het doen van die man die zijn bed beladen heeft. Want het was een afhankelijkheid en een deel van het wonder, in zoverre dat het slechts een goedkeuring ervan was. En als dankzegging en het bekendmaken van zijn heerlijkheid tot de werken Gods worden gerekend, dan was het geen ontheiliging van de sabbat om met handen en voeten te getuigen van de genade van God.
- Calvin
Diaken Michel Houyoux

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