Vendredi de la troisième semaine du temps pascal dans l’année C

Posté par diaconos le 6 mai 2022

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# La manne fut la nourriture des Hébreux dans le désert, d’après l’Ancien Testament, Livre de l’Exode. Selon l’Exode : « Toute la communauté des Israélites se mit à murmurer contre Moïse et Aaron dans le désert . Les Hébreux murmuraient contre Moïse parce qu’ils mouraient de faim. Le soir, il leur tomba des cailles du ciel ; le matin suivant, il se répandit un brouillard ou une rosée ; lorsqu’elle se fut évaporée, « apparut sur la surface du désert quelque chose de menu, de granuleux, de fin comme du givre sur le sol » (Ex 16,14). Moïse leur dit : « C’est le pain que l’Éternel vous donne pour nourriture ». Et plus loin : « la maison d’Israël donna à cette nourriture le nom de manne ».

 La manne tombait du ciel tous les jours, excepté le jour du Chabbat ; la veille de ce jour il en tombait une quantité double. « Les enfants d’Israël mangèrent la manne pendant quarante ans, jusqu’à leur arrivée dans un pays habité ; ils mangèrent la manne jusqu’à leur arrivée aux frontières du pays de Canaan. L’épisode est repris dans le Coran dans la sourate al-Baqara : « Nous fîmes descendre les nuages, pour vous servir d’ombrage : nous vous envoyâmes la manne et les cailles, et nous dîmes, Nourrissez-vous des biens que nous vous offrons» .

# Le Sang du Christ, dans la théologie chrétienne, est le sang qui s’est échappé des blessures de Jésus-Christ, notamment lors de sa Crucifixion, ainsi que le sang présent lors du sacrement de l’Eucharistie. En effet, d’après la doctrine de la transsubstantiation, enseignée par l’Église catholique, dans l’Eucharistie, la substance du vin est changée en celle du Sang du Christ. Pour l’archevêque Théophylacte : « De même, la coupe du sang du Seigneur est une vraie boisson, car elle n’étanche pas notre soif pour un temps limité, mais elle préserve pour toujours de la soif celui qui la boit, et elle ne le laisse pas insatisfait. Comme le Seigneur l’a dit à la Samaritaine : Celui qui boira de l’eau que moi, je lui donnerai, n’aura plus jamais soif. »

Quiconque recevra la grâce de l’Esprit Saint en participant aux divins mystères, ne souffrira ni de la faim spirituelle ni de la soif, comme ceux qui n’ont pas la foi. La fête du Précieux Sang du Seigneur Jésus-Christ fut décidée par le pape Pie IX en 1849 depuis son exil de Gaète à la suite de l’instauration de la République romaine, quand il fut rétabli dans ses prérogatives, notamment par la France. Il en fixa la date au 1er juillet. En 1934, le pape Pie XI l’éleva comme l’une des fêtes les plus importantes de l’Église et Jean XXIII en fit écrire les Litanies pour rappeler l’importance de la dévotion. Cependant, avec la réforme issu du Concile Vatican II, la fête fut retirée du calendrier liturgique en 1970 considérée comme trop proche du Corpus Domini ou Fête-Dieu. Cela n’empêcha pas les fidèles de pouvoir communier au Corps et au Sang du Christ (hostie et vin liturgique) à la messe et, traditionnellement, tout le mois de juillet reste dédié au Précieux Sang.

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De Évangile de Jésus Christ selon Jean

En ce temps-là, les Juifs se querellaient entre eux : « Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ? «  Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang
demeure en moi, et moi, je demeure en lui. De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même celui qui me mange, lui aussi vivra par moi.  Tel est le pain qui est descendu du ciel : il n’est pas comme celui que les pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. «  Voilà ce que Jésus a dit alors qu’il enseignait à la synagogue de Capharnaüm. ( Jn 6, 52-59)

Seigneur, dans ta bonté et ta miséricorde, accorde-nous la foi en ce mystère qui dépasse infiniment notre intelligence et accorde-nous d’accepter notre pauvreté spirituelle face au mystère qui se déroule devant nous et dont tu es l’origine. Prends-nous dans tes bras et Serre-nous sur ton cœur miséricordieux. Serre-nous comme celui du Père qui prend son enfant dans ses bras, lui manifestant ainsi la profondeur de son amour face à l’ignorance et à l’incompréhension du mystère qui, grâce à toi, se déroule devant lui et pour lui.

Seigneur, ouvre mes yeux et purifie mon cœur. Le saint Curé d’Ars disait à ceux qu’il rencontrait que nous étions tous de pauvres aveugles et que nous devions demander au Seigneur de nous ouvrir les yeux à la messe au moment de la consécration lorsque le prêtre, autre Christ, élève l’hostie et le calice en disant « Ceci est mon Corps ; ceci est mon sang ». Seigneur, si telle est ta volonté, accorde-moi la grâce d’ouvrir mes yeux et mon entendement pour adhérer à cette promesse.

Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire vers moi

Etonnement dans lequel vivaient les compatriotes de Jésus en saa présence, : « Cet homme-là n’est-il pas Jésus, fils de Joseph ? Nous connaissons bien son père et sa mère. Alors comment peut-il dire : ‘Je suis descendu du ciel’ ? » (Jn 6,42). La vie de Jésus parmi les siens fut tellement normale, qu’au début de sa mission, ceux qui le connurent se scandalisèrent de ses paroles. De quel Père, que personne n’avait vu, Jésus, leur parla-t-il ?  Quel était ce pain venu du ciel qui donnerait la vie éternelle à ceux qui le mangeraient ? Il niait que c’était la manne du désert car ceux qui l’avaient mangé étaient morts. « Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie» (Jn 6, 51).

 Sa chair pouvait-elle être une nourriture pour nous ? La consternation que semait Jésus parmi les juifs pourrait s’appliquer à nous aussi si nous ne répondons pas à une question fondamentale de notre vie chrétienne : qui est Jésus ? Beaucoup d’hommes et des femmes se sont posé cette même question bien avant nous et ils ont répondu personnellement, ils sont allés vers Jésus, ils l’ont suivi et ils jouissent d’une vie sans fin et pleine d’amour. « Et moi je les ressusciterait au dernier jour »» Juan Casiano exhortait ses moines leur disant : « Approchez vous de Dieu et Dieu s’approchera de vous, car ‘personne ne peut venir à Moi si le Père qui m’a envoyé ne l’attire vers Moi’ »

Jésus nous invite à aller vers lui  : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos « . Accueillons la Parole de l’Évangile qui nos rapproche de Jésus chaque jour, accueillons l’invitation de ce même Évangile à rentrer en communion avec Lui en mangeant sa chair, car «c’est la nourriture vrai, la chair du Christ, celui qui étant le Verbe, se fait chair pour nous» (Orígenes). Seigneur, augmente en moi la foi : que je sache vivre de ta vie et la communiquer à chaque instant : moments faciles ou moments d’épreuve. Méditez quelques instants, devant le Saint Sacrément si cela vous est possible, sur le don que Dieu vous fait par l’Eucharistie.

Les Juifs récriminaient contre Jésus parce qu’il avait déclaré : « Moi, je suis le pain qui est descendu du ciel. «  Ils disaient :   »Celui-là n’est-il pas Jésus, fils de Joseph ? Nous connaissons bien son père et sa mère. Alors comment peut-il dire maintenant : je suis descendu du ciel” ?  Jésus reprit la parole :  « Ne récriminez pas entre vous.  Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire, et moi, je le ressusciterai au dernier jour.  Il est écrit dans les prophètes : Ils seront tous instruits par Dieu lui-même. Quiconque a entendu le Père et reçu son enseignement vient à moi. 46 Certes, personne n’a jamais vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu : celui-là seul a vu le Père. Amen, amen, je vous le dis : il a la vie éternelle, celui qui croit. 48 Moi, je suis le pain de la vie. 49 Au désert, vos pères ont mangé la manne, et ils sont morts ; 50 mais le pain qui descend du ciel est tel que celui qui en mange ne mourra pas. 51 Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. » (Jn 6, 41-51)

Le pain vivant descendu du ciel

Les Juifs, c’est ainsi que Jean désignait ordinairement les chefs du peuple ; voulut -il dire qu’il se trouvait alors des émissaires du sanhédrin dans la synagogue de Capharnaüm où Jésus parlait ? Jean nommait ainsi ceux des Galiléens qui trahissaient par leurs murmures leur opposition contre Jésus. Ce qui les scandalisait, c’est que Jésus se présenta à eux comme le pain descendu du ciel. Dans leur ignorance, ils voyaient une contradiction entre cette déclaration et la connaissance qu’ils avaient de la famille de Jésus. Ils murmuraient entre eux, sans exprimer ouvertement leur opposition aux paroles qu’ils venaient d’entendre.

Jésus ne répondit pas à l’objection de ses auditeurs, en leur révélant le mystère de sa naissance surnaturelle :car l’origine miraculeuse de Jésus ne put être acceptée que par le cœur déjà croyant. Ces scrupules ne furent pas la cause de leur incrédulité c’est leur incrédulité qui donna naissance à ces scrupules ; Jésus ne s’appliqua pas à les lever. Il insista sur la nécessité d’une œuvre de la grâce divine qui dut s’accomplir en tout homme qui voulut venir à lui et croire en lui. Personne n’y arrive autrement. C ette œuvre qu’il désigna en ces mots :  »Tout ce que le Père me donne viendra à moi », il la caractérisa comme un attrait du Père vers Jésus.

Dieu lui donne les âmes en les attirant à lui. Dieu a, dans sa main puissante, mille moyens d’exercer cette action de sa miséricorde sur les âmes. Tantôt ce sont les douloureuses expériences de la vie, la souffrance, la pensée de la mort, qui leur font éprouver avec tristesse le besoin d’un consolateur, d’un Sauveur ; tantôt c’est le sentiment amer du péché qui se réveille en elles et qui leur inspire ce cri d’angoisse  : « Que ferai-je pour être sauvé ? «  Dès que Jésus se présenta, elles le reconnurent comme Celui après qui elles soupiraient. Mais le grand moyen de Dieu pour attirer les hommes à Jésus, c’est sa Parole et son Esprit, qui agit incessamment dans notre humanité et qui saisit les moments favorables pour accomplir son œuvre.

L’expérience seule, cette grande conciliatrice des contrastes, peut nous instruire à cet égard ; elle apprend aux humbles à dire avec un réformateur :  » Nous voulons, parce qu’il nous est donné de vouloir », et avec l’apôtre Paul :  «  C’est Dieu qui opère en vous la volonté et l’exécution, selon son bon plaisir, malgré l’apparente contradiction .  Opérez votre propre salut avec crainte et tremblement  » (Ph 2.12-13).

Quoi qu’il en soit, dès qu’un pauvre pécheur a ainsi été attiré à Jésus, qui se charge d’achever en lui l’œuvre divine jusqu’à la fin : « Et moi, je le ressusciterai au dernier jour. » Jésus affirma, avec une joyeuse certitude : « Quiconque a ainsi entendu le Père et a été instruit, vient à lui et trouve en lui son Sauveur. «  L’enseignement que les hommes ont reçu de Dieu n’est que préparatoire, destiné à les amener au Fils qui, lui seul, a vu le Père de toute éternité , car il vient de Dieu. »  C’est donc en lui, qui est l’image de Dieu, la splendeur de sa gloire, que les croyants voient Dieu  Jésus affirma : « C’est moi qui suis le pain de la vie. «  Après cette instruction profonde, provoquée par les murmures des Juifs, Jésus revint à son enseignement sur la vie éternelle qu’il communiqua aux croyants en se donnant lui-même à eux comme le pain de la vie.

Jésus renvoya aux Juifs leur objection  :  »La manne qui a nourri leurs pères dans le désert ne les a pas empêchés de mourir. »  Mais il y a un autre pain qui affranchit de la mort, c’est celui qui est descendu du ciel et qui communique la vie éternelle. Jésus résuma tout ce qu’il vint de dire en affirmant :  »Je suis ce pain vivant » et par conséquent vivifiant, puisqu’il fait vivre éternellement ceux qui se l’approprient par la foi et par une communion vivante avec lui.

« Le pain de la vie et le pain vivant, celui qui est la vie divine réalisée dans une personne humaine. qui descend du ciel en général et qui est descendu du ciel dans un sens historique et concret, en la personne de Christ  ; l’expression négative : ne meure pas, et la grande affirmation positive : vivra éternellement. « (Meyer)

Par ces paroles, Jésus présenta sa pensée sous un aspect nouveau et passa à la dernière partie de son discours. Dans la précédente, il a parlé, à diverses reprises, du pain de vie, d’un pain descendu du ciel et qui communique la vie éternelle à ceux qui en mangent ; il a déclaré que ce pain vivifiant, c’est lui-même, et que le moyen d’en vivre, c’est de croire en lui. « Donner sa chair et son sang » ne peut désigner autre chose que sa mort, et une mort violente, dans laquelle son sang qui fut répandu. En effet, la chair et le sang, c’est la nature humaine vivante ; les donner, c’est se livrer à la mort ; les donner pour la vie du monde, de ce monde qui est dans la mort, c’est le racheter et le sauver.

Le moyen, pour nous, de nous approprier les fruits de la mort de Jésus, c’est d’entrer avec lui, par la foi, dans une communion intime et personnelle, , ce fut ce que Jésus exprima par ses mots : « « Manger sa chair et boire son sang » Telle fut l’interprétation de la plupart des exégètes. Il en est une autre qui consista à voir dans tout ce passage, non la mort de Jésus spécialement, mais sa personne et sa vie en général, qu’il offre aux personnes qui croient en lui, comme la source de leur vie spirituelle.

Diacre Michel Houyoux

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Monseigneur Castenoz : « Jésus est le pain de vie »

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Vicenzo Romano (1751-1831)

Posté par diaconos le 26 avril 2022

 Vicenzo Romano (1751-1831) dans CatéchèseBien que son père espéra qu’il devienne un orfèvre, il soutint la décision de son fils de devenir prêtre. Au début, Vincenzo  eut du mal à se faire accepter à cause du nombre élevé de séminaristes et du clergé local, mais il fut admis au séminaire diocésain de Naples à l’âge de 14 ans.xx

Ordonné prêtre le 10 juin 1775, P. Romano  travailla à la paroisse Sainte-Croix, qui comprenait à l’époque toute la ville de Torre del Greco, la ville la plus peuplée du territoire de Naples.

Ses manières simples, sa préoccupation pour les enfants orphelins et son travail auprès des autres candidats à la prêtrise furent remarqués par de nombreuses personnes. Après la terrible éruption du Vésuve le 15 juin 1794, qui détruisit presque complètement la ville et l’église paroissialxe, il se dévoua  immédiatement au difficile travail de reconstruction matérielle et spirituelle de la ville et de l’église.

Il consacra de nombreuses heures à l’organisation des efforts de reconstruction de la ville et fut même prêt à travailler de ses propres mains pour nettoyer les décombres.Il fut un prédicateur qui proclamait le message de l’Évangile d’une manière simple et visant à éduquer les fidèles. Le premier janvier 1825, il tomba et se fractura le fémur gauche, ce qui entraîna un déclin de son état de santé.

Il mourut d’une pneumonie à Torre del Greco le 20 décembre 1831 après une longue et douloureuse maladie. Il laissa un héritage de charité fraternelle engagée et de bonté. Reconnu pour sa sainteté et son dévouement envers son peuple,

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P. Romano a été béatifié par Paul VI le 17 novembre 1963 à Rome. Son corps a été enseveli dans la basilique Sainte-Croix, c’est là que Jean-Paul II le vénéra le 11 novembre 1990, lors de sa visite pastorale à l’église de Naples.Suivant l’
exemple du Bon Pasteur, le Pàre Vincenzo Romano fut une figure simple, mais puissante pour les gens de Torre del Greco. Il passa toute sa vie à guider la communauté dont il avait la direction, la confirmant dans la foi et l’édifiant par son amour.

Compléments

◊ Prêtre au milieu du peuple : cliquez ici →  Francesco Spinelli (185-1913)

◊ Défenseur des sans voix : cliquez ici →  Saint Oscar Romero (1917-1980)

◊ Un guide spirituel pour tous durant toute sa vie : cliquez ici → Saint Paul VI (1897-1978)

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◊ La sainteté a vocation à être universelle : cliquez ici →  Soyez heureux, depuis le Ciel, je vous assisterai toujours.(Nunzio Sulprizio)

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Une semaine pour aimer Dieu de tout notre cœur !

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Samedi dans l’octave de Pâques

Posté par diaconos le 23 avril 2022

Allez dans le monde entier

La Grande Mission, ou Mission universelle, est une instruction que donne Jésus de Nazareth à onze de ses Douze Apôtres après sa résurrection. Dans cet épisode, relaté par les cinq derniers versets de l’Évangile selon Matthieu, Jésus apparaît à ses disciples sur une montagne de Galilée et leur demande de baptiser « au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit » l’ensemble des nations du monde. La « Grande Mission » est à distinguer de la « Petite Mission », ou « Discours d’envoi », qui figure plus haut dans le même Évangile selon Matthieu, au chapitre 10. En revanche, elle évoque d’autres péricopes des Évangiles canoniques, parmi lesquelles l’institution des douze apôtres, présente dans les trois synoptiques.

Toutefois, l’institution des apôtres a lieu du vivant de Jésus, avant la crucifixion, alors que la « Grande Mission » se situe après la résurrection. L’Évangile selon Luc, rédigé à la même époque que celui de Matthieu, c’est-à-dire vers l’année 80, rapporte une scène proche de la « Grande Mission » exposée par Matthieu ; elle prend place elle aussi après la crucifixion et la résurrection. Jésus demande à ses disciples de prêcher à toutes les nations, en commençant par Jérusalem, la repentance qui mène à la rémission des péchés. Le thème réapparaît dans les Actes des Apôtres, ouvrage également écrit par Luc : au moment de l’Ascension, Jésus promet à ses apôtres que l’Esprit saint les assistera dans l’accomplissement de leur mission. L’Évangile selon Marc, qui est antérieur aux deux autres synoptiques et date des années 65-75, inclut un passage comparable à la « Grande Mission » de Matthieu dans sa « finale longue ».

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De l’Évangile de Jésus Christ selon Marc

Ressuscité le matin, le premier jour de la semaine, Jésus apparut d’abord à Marie Madeleine, de laquelle il avait expulsé sept démons. Celle-ci partit annoncer la nouvelle à ceux qui, ayant vécu avec lui, s’affligeaient et pleuraient. Quand ils entendirent que Jésus était vivant et qu’elle l’avait vu, ils refusèrent de croire. Après cela, il se manifesta sous un autre aspect à deux d’entre eux qui étaient en chemin pour aller à la campagne.

Ceux-ci revinrent l’annoncer aux autres, qui ne les crurent pas non plus. Enfin, il se manifesta aux Onze eux-mêmes pendant qu’ils étaient à table : il leur reprocha leur manque de foi et la dureté de leurs cœurs parce qu’ils n’avaient pas cru ceux qui l’avaient contemplé ressuscité. Puis il leur dit : « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création. » (Mc 16, 9-15)

Apparitions de Jésus

Jésus ressuscité apparut d’abord à Marie-Madeleine, qui alla l’annoncer aux disciples ; mais eux ne la crurent pas. Il se manifesta ensuite à deux disciples en chemin pour aller à la campagne, et qui revinrent pour l’annoncer aux autres. Enfin il apparut aux onze apôtres, auxquels il fit des reproches de n’avoir pas cru. Alors il leur donna cet ordre : « Allez par tout le monde annoncer l’Évangile. Tous ceux qui croiront seront sauvés, et votre prédication sera accompagnée de divers signes miraculeux.

Après avoir ainsi parlé, Jésus fut élevé au ciel. Et les apôtres allèrent annoncer la bonne nouvelle, tandis que Jésus lui-même confirma leur parole par des actes de sa puissance Les critiques les plus dignes de confiance n’en admirent pas l’authenticité. Leurs raisons, dont voici les principales, furent importantes. Cette fin de l’Évangile manque dans Codex Sinaiticus et dans B, ainsi que dans quelques versions.U manuscrit du huitième siècle et plusieurs versions latines ont une courte conclusion de l’évangile, tout autre que celle-ci.

Dans une trentaine de manuscrits de l’Évangile de Marc, en lettres cursives, se trouvent des remarques indiquant que les plus anciens documents Plusieurs Pères de l’Église, entre autres Eusèbe et Jérôme, déclarèrent positivement que cette fin de l’Évangile n’était pas renfermée dans les plus anciennes copies . Les manuscrits exacts, dit Eusèbe, terminent le récit de Marc aux paroles du jeune homme qui apparut aux femmes et leur dit : « Ne vous effrayez pas, jusqu’aux mots : car elles avaient peur. Ce qui suit se trouve dans quelques rares copies.

La fin de l’Évangile de Marc se trouve dans fort peu de manuscrits ; presque tous les exemplaires grecs ne la contiennent pas. Outre ces témoignages si convaincants, un examen attentif de ce texte conduit à la même conclusion. On n’y retrouve ni le style de Marc ni sa manière pittoresque et détaillée de raconter. Il ne renferme que quelques faits isolés, à peine indiqués et empruntés aux autres évangiles.

Si ce morceau n’est pas de Marc, il remonte à une haute antiquité ; car le plus grand nombre des versions et des manuscrits le renferment, et il était déjà connu d’Irénée, qui en cita un passage. Par ces raisons, plusieurs théologiens actuels persistent à attribuer à Marc cette version. Peu après le temps des apôtres, une main pieuse voulut achever le récit de Marc et pour cela, consigner ici les principales apparitions de Jésus-Christ ressuscité et son ascension.

Cette apparition, admirablement racontée par Jean (Jean 20.11 et suivants), est simplement rappelée ici. La mention des sept démons dont Jésus avait délivré Marie de Magdala est un souvenir de l’Évangile de Luc (Luc 8.2).  Luc rapporta que les deux disciples ne reconnurent pas Jésus,  parce que leurs yeux étaient retenus. Il y avait sûrement une autre cause encore de ce fait extraordinaire : ce fut qu’un changement s’était produit dans l’aspect de Jésus.

D’après Luc (Luc 24.33 et suivants), les deux voyageurs annoncèrent avec enthousiasme comment ils virent Jésus, et comment il fut reconnu par eux au moment où il rompit le pain. Les apôtres, de leur côté, s’écrièrent : «  Le Seigneur est véritablement ressuscité, et il est apparu à Simon « . Si l’on continue à lire le récit de Luc, on trouvera  qu’au moment où Jésus apparut au milieu d’eux, les disciples dans leur trouble et à cause de leur joie même, ne crurent pas encore.  Il s’agit ici de la première apparition de Jésus au milieu de ses disciples (Luc 24.36 ; Jean 20.19).

Les deux récits  ne parlent pas d’un repas. Dans Luc (Lc 24.41), il est dit que Jésus demanda quelque chose à manger et que les disciples lui présentèrent du poisson rôti et un rayon de miel. C’est ce qui amena l’auteur à penser qu’ils étaient à table au moment où Jésus leur apparut. Ces reproches de Jésus ressuscité à ses disciples sont assez fréquents dans les évangiles. 

Diacre Michel Houyoux

Complément

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Si c’est par le doigt de Dieu que j’expulse les démons, c’est donc que le règne de Dieu est venu jusqu’à vous

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◊  Opus  Dei : cliquez ici pour lire l’article →  Méditation : Samedi dans l’octave de Pâques
◊ Catholique.org. : cliquez ici pour lire l’article →    Samedi de l’octave de Pâques – Homélie

♥   Le père Pablo Solis vous propose de méditer l’Evangile du jour.

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Воскресенье Божественного милосердия

Posté par diaconos le 22 avril 2022

Gesù appare ai suoi discepoli puzzle

Из Евангелия Иисуса Христа от Иоанна

Это было после смерти Иисуса. Вечером первого дня недели, когда двери дома, где находились ученики, были закрыты из страха перед иудеями, Иисус пришел и стал среди них. Он сказал им: « Мир вам!   « После сего слова Он показал им руки Свои и бока Свои. Ученики исполнились радости, когда увидели Господа. Иисус снова сказал им: .  Как послал Меня Отец, так и Я посылаю вас ».

И, сказав это, Он дыхнул на них и сказал им:.Примите Духа Святого   : кому простите грехи, тому простятся  ; на ком грехи, того спасете. « Один из Двенадцати, Фома, называемый Дидим (то есть Близнец), не был с ними, когда пришел Иисус. Другие ученики сказали Ему : « Мы видели Господа!  » Но Он сказал им: если не увижу на руках Его начертания гвоздей, если не вложу перста моего в начертание гвоздей, если не вложу руки моей в ребра Его, не поверю ! « 

Через восемь дней ученики вернулись в дом, и Фома был с ними. Иисус пришел, когда двери были заперты, и Он был посреди них. Он сказал : « Мир вам!  » Тогда Он сказал Фоме : « Положи перст твой сюда и увидишь руки Мои ; положи руку твою сюда и увидишь руки Мои; положи руку твою в бок Мой: перестань быть неверующим.  »  

Через восемь дней ученики снова были в доме, и Фома был с ними. Иисус пришел, когда двери были заперты, и Он был посреди них. Он сказал : « Мир вам !  »  Тогда Он сказал Фоме : « Положи перст твой сюда и увидишь руки Мои; положи руку твою сюда и увидишь руки Мои; вложи руку твою в бок Мой: Перестаньте быть неверующим. »

Перестаньте быть неверующим. Станьте верующим. Тогда Фома сказал Ему :  « Господь мой и Бог мой!  » Иисус сказал ему: « Потому что ты видел Меня, веруешь. « Блаженны те, кто верит, не видя. Есть много других знамений, которые Иисус давал ученикам и которых нет в этой книге. Но сие написано для того, чтобы вы уверовали, что Иисус есть Христос, Сын Божий, и, веруя, имели жизнь во имя Его. (Ин 20 , 19-31)

Восемь дней спустя Иисус приходит

Чем больше Фома сопротивлялся вере в воскресшего и прославленного Иисуса, тем больше он проникался божественным светом, который заливал его душу. Все знание, любовь Иисуса охватили его, смирили его. В этот момент все заявления Иисуса о Его божественности, которые не преодолели сомнения Фомы, стали для него одинаково ясны, и он, последним поверив в воскресение Иисуса, первым назвал Его именем, которое еще никто не произносил : « Господь мой и Бог мой ! « 

Именно в Иисусе этот верный ученик узнал своего Господа и Бога. Иисус, который не отвергал это почитание как акт идолопоклонства, одобрял его. Таким образом, повествование Иоанна показывает нам, что ученики постепенно пришли к вере в ту великую истину, которую его Евангелие хотело продемонстрировать: Слово было Богом.

Иисус установил для Своего Царства этот великий принцип : « Блаженны невидевшие и уверовавшие!  » Вера это нравственный акт совести и сердца, независимый от органов чувств ; все объекты веры принадлежат невидимому миру ; христианская церковь верит в Иисуса Христа и его воскресение на протяжении девятнадцати веков на основании того же апостольского свидетельства, которое отрицал Фома. Похоже, что в течение этих восьми дней Иисус больше не появлялся, хотя ученики часто собирались, как бы ожидая Его.

Как только Иисус сказал ученикам Свое кроткое слово мира, Он обратился непосредственно к Фоме. Он знал его состояние, ибо Он Сам знал, что есть в человеке. Он соизволил дать этому ученику все доказательства, которые тот просил. Если бы фарисей поставил эти условия, как Фома, он бы ничего не получил; но ученику, доселе испытанному, ни в чем не был   о отказано.

Иисус признал, одобрил и подтвердил,    как выразился Фома с сердечным выражением. Почему другие ученики не верили в воскресение Иисуса, ведь они видели его ?  Томас находился в особой ситуации, которая давала ему все основания верить. Десять из его учеников, из которых.

Через восемь дней ученики снова были в доме, и Фома был с ними. Иисус пришел, когда двери были заперты, и Он был посреди них. Он сказал : « Мир вам!  » Тогда Он сказал Фоме : « Положи перст твой сюда и увидишь руки Мои; положи руку твою сюда и увидишь руки Мои; положи руку твою в бок Мой: перестань быть неверующим. »

Чем больше Фома сопротивлялся вере в воскресшего и прославленного Иисуса, тем больше он проникался божественным светом, который заливал его душу. Все знание, любовь Иисуса охватили его, смирили его. В этот момент все заявления Иисуса о Его божественности, которые не преодолели сомнения Фомы, стали для него одинаково ясны, и он, последним поверив в воскресение Иисуса, первым назвал Его именем, которое еще никто не произносил: « Господь мой и Бог мой! « 

Именно в Иисусе этот верный ученик узнал своего Господа и Бога. Иисус, который не отвергал это почитание как акт идолопоклонства, одобрял его. Таким образом, повествование Иоанна показывает нам, что ученики постепенно пришли к вере в ту великую истину, которую его Евангелие хотело продемонстрировать: Слово было Богом.

Иисус заложил этот великий принцип для Своего Царства: « Блаженны невидевшие и уверовавшие!  » . Вера – это нравственный акт совести и сердца, независимый от органов чувств, все предметы веры принадлежат к невидимому миру; христианская церковь верит в Иисуса Христа и его воскресение на протяжении девятнадцати веков на основании того же апостольского свидетельства, которое отрицал Фома. Иисус установил для Своего Царства этот великий принцип: « Блаженны невидевшие и уверовавшие! « 

Вера – это нравственный акт совести и сердца, независимый от органов чувств; все объекты веры принадлежат невидимому миру; христианская церковь верит в Иисуса Христа и его воскресение на протяжении девятнадцати веков, основываясь на том же апостольском свидетельстве, которое отрицал Фома. Похоже, что в течение этих восьми дней Иисус больше не появлялся, хотя ученики часто собирались, как бы ожидая Его.

Как только Иисус сказал ученикам Свое кроткое слово мира, Он обратился непосредственно к Фоме. Он знал его состояние, ибо Он Сам знал, что есть в человеке. Он соизволил дать этому ученику все доказательства, которые тот просил. Если бы фарисей поставил эти условия, как Фома, он бы ничего не получил; но ученику, доселе испытанному, ни в чем не было отказано.

Иисус признал, одобрил и подтвердил, как выразился Фома с сердечным выражением. Почему другие ученики не верили в воскресение Иисуса, ведь они видели его ?  Томас находился в особой ситуации, которая давала ему все основания верить. Десять его товарищей-учеников, в чьем уме и добросовестности он не мог сомневаться, радостно сказали ем у: « Мы видели Господа », а он, отрицавший это свидетельство, потребовал материальной демонстрации чувств. « 

Дьякон Michel Houyoux

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