Mercredi dans l’octave de Pâques

Posté par diaconos le 20 avril 2022

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Il se fit reconnaître par eux à la fraction du pain

# La ville d’Emmaüs1 est un lieu-dit, proche de Jérusalem. L’indication donnée par certains manuscrits de l’Évangile de Luc (dont Codex Sinaiticus) qu’Emmaüs se trouve à 160 stades (30 km) de Jérusalem, permet d’identifier Emmaüs Nicopolis (`Amwâs) comme Emmaüs de l’Évangile. C’est une thèse souvent reprise et soutenue par The Catholic Encyclopedia. Emmaüs de la vallée d’Ayalon est cité pour la première fois vers 165 av. J.-C. dans le premier livre des Maccabées. Un peu plus tard la localité est fortifiée par un général syrien. Elle grandit rapidement et fut mise au rang de toparchie (centre régional) par Hyrcan II et Antipater.

En 4 av. J.-C., durant la révolte contre les Romains, les habitants quittèrent la localité qui fut quand même incendiée par Varus. Vespasien lors de ses campagnes contre les Juifs y stationna la Ve Légion. Les romains renommèrent la localité Nicopolis et lui attribuèrent le statut de la ville. La ville a gardé ce nom jusqu’à sa conquête par les Arabes, quand elle redevint Emmaüs (`Imwâs). Cette conquête fut marquée par une épidémie de peste qui tua son conquérant Abû `Ubayda ibn al-Jarrâh (639).

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

 Le même jour (c’est-à-dire le premier jour de la semaine), deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem,  et ils parlaient entre eux de tout ce qui s’était passé. Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient,

Jésus lui-même s’approcha, et il marchait avec eux. Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître. Jésus leur dit :  » De quoi discutez-vous en marchant ? » Alors, ils s’arrêtèrent, tout tristes. L’un des deux, nommé Cléophas, lui répondit : « Tu es bien le seul étranger résidant à Jérusalem qui ignore les événements de ces jours-ci »

Il leur dit :  » Quels événements ? »  Ils lui répondirent :  » Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth, cet homme qui étai un prophète puissant par ses actes et ses paroles devant Dieu et devant tout le peuple : comment les grands prêtres et nos chefs l’ont livré, ils l’ont fait condamner à mort et ils l’ont crucifié.

Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d’aller plus loin. Mais ils s’efforcèrent de le retenir :   » Reste avec nous, car le soir approche et déjà le jour baisse. » Il entra donc pour rester avec eux. Quand il fut à table avec eux, ayant pris le pain, il prononça la bénédiction et, l’ayant rompu, il le leur donna.

Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards. Ils se dirent l’un à l’autre :  » Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous,tandis qu’il nous parlait sur la route et nous ouvrait les Écritures ? » À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem.

Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons, qui leur dirent :  » Le Seigneur est réellement ressuscité :il est apparu à Simon-Pierre. » À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route..

Jésus et les deux pèlerins sur le chemin d’Emmaüs

Deux disciples allèrent à Emmaüs. Ils s’entretinrent des événements qui vinrent de s’accomplir. Jésus s’approcha d’eux et fit route avec eux. Ils ne le reconnurent pas. Jésus leur demanda le sujet de leur entretien et de leur tristesse. Ils s’étonnèrent de son ignorance, et lui racontèrent la condamnation et la mort de Jésus de Nazareth ; puis ils lui dirent les espérances qu’ils fondèrent sur lui, et qui s’écroulèrent, puisque ce fut le troisième jour depuis sa mort ; ils mentionnèrent la surprise que leur  causa le récit des femmes et les constatations de ceux qui allèrent au sépulcre.

Jésus leur reprocha leur lenteur à croire et leur expliqua, par les Écritures, la nécessité de ses souffrances. Comme ils arrivèrent à Emmaüs, Jésus voulut continuer son voyage ; mais ils le retinrent et le persuadèrent de rester avec eux, vu l’approche de la nuit. Il entra avec eux, et au moment où il rompit le pain et le leur donna, ils le reconnurent, mais il disparut aussitôt.

Ils constatèrent l’émotion qu’ils éprouvèrent pendant qu’il leur expliqua les Écritures. Ils retournèrent sur l’heure à Jérusalem, et ils racontèrent aux disciples assemblés ce qui leur fut arrivé.

Emmaüs était éloigné de Jérusalem de soixante stades, environ onze kilomètres. Plusieurs localités portaient le nom d’Emmaüs, qui signifie « bains chauds ». La tradition catholique, qui remonte à Eusèbe et à Jérôme, situa Emmaüs dans la ville de Nicopolis, aujourd’hui Amwàs dans la plaine de Saron. Mais Nicopolis n’était pas un bourg, et la distance qui le sépare de Jérusalem est de cent soixante-dix stades.

Les uns s’arrêtèrent à Kolonieh, sur la route de Jérusalem à Jaffa, qui parut être l’endroit où, d’après Josèphe (Guerre des Juifs, VII, 6, 6), Titus établit une colonie des vétérans de son armée. D’autres placèrent Emmaüs plus loin au nord-ouest a Koubeibeh, ou à Hamotsa, à moitié chemin entre Koubeibeh et Kolonieh. D’autres enfin, considérant que ce récit n’indique pas qu’Emmaüs fût à l’occident de Jérusalem, crurent le trouver au sud de Bethléhem, dans un lieu appelé Ourtsa, où l’on retrouva des restes d’anciens bains.

Les deux d’entre eux qui s’y rendirent, furent des disciples de Jésus, mais non des apôtres. L’un s’appelait Cléopas. Le fait que ces deux disciples s’éloignèrent de Jérusalem , montra qu’ils n’eurent plus aucune espérance de revoir Jésus  ; mais du moins cherchèrent-ils quelque consolation dans leurs entretiens et dans l’évocation de leurs souvenirs communs.

Les disciples ne croyaient pas à la résurrection de Jésus. La pensée de le reconnaître dans cet étranger ne leur venait donc pas. D’autre part, un notable changement avait dû s’opérer dans la personne de Jésus, soit par ses souffrances et sa mort, soit par sa résurrection : même ses disciples les plus intimes hésitèrent à le reconnaître quand il les aborda.

L’intérêt sympathique que Jésus leur témoigna gagna la confiance des deux voyageurs. Les questions qu’il leur posa les invitèrent à lui ouvrir leur cœur : « Jésus lui dit : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Le prenant pour le jardinier, elle lui répond : Si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as déposé, et moi, j’irai le prendre. » (Jn 20, 15)

Bien que ces disciples qui  visitèrent le sépulcre le trouvèrent vide. Telle fut l’action corrosive du doute ; il infirma et annula deux témoignages qui auraient dû suffire pour ranimer toutes les espérances des deux disciples. Jésus, après les avoir laissés raconter tous leurs sujets de tristesse, les reprit : « Ô insensés ! «   Cet obscurcissement de l’intelligence eut une cause morale, dans le cœur. Le cœur, siège des affections et de la volonté, est tardif à croire, à se confier, à s’abandonner à la vérité divine.

Nous ne pouvons  être sauvé que par ces souffrances et par cette mort. L’amour éternel de Dieu, qui veut notre salut, a voulu aussi l’immense dévouement de Jésus,  indispensable a l’accomplissement de ce salut.  Luc ne  dit pas quelles furent les parties des Écritures que Jésus exposa. À mesure que les disciples eurent l’intelligence des Écritures, ils sentirent les obscurités de leur cœur faire place à la lumière, à leur doute succéder la confiance et, avant même d’avoir reconnu Jésus, ils lui appartinrent complètement.

Avant  que les disciples d’Emmaüs puissent prendre la parole, on les reçut par ce cri joyeux :  » Le Seigneur est réellement ressuscité ! » Les disciples en donnèrent pour preuve une apparition de Jésus à Simon Pierre. Ce fait, d’une si grande importance, confirmé par la tradition apostolique, Luc le connaissait, quoiqu’il ne le consigna pas dans son récit de la résurrection, pas plus qu’il ne rapporta l’apparition de Jésus aux femmes, à Marie-Madeleine, aux cinq cents frères en Galilée et à Jacques

La manifestation de Jésus à Pierre fut une preuve de sa tendre miséricorde envers ce pauvre disciple qui, dans ses amers regrets, éprouva un  pressant besoin de revoir Jésus et d’entendre une parole de pardon  : « Mais allez dire à ses disciples et à Pierre qu’il vous précède en Galilée: c’est là que vous le verrez, comme il vous l’a dit. » (Mc 16,7)

Diacre Michel Houyoux

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   Jésus et les deux disciples sur le chemin d’Emmaüs

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Mercredi de la cinquième semaine du Carême dans l’année C

Posté par diaconos le 6 avril 2022

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De l’Évangile de Jésus Christ selon Jean

En ce temps-là, Jésus disait à ceux des Juifs qui croyaient en lui : « Si vous demeurez fidèles à ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; alors vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres. »    Ils lui répliquèrent : « Nous sommes la descendance d’Abraham, et nous n’avons jamais été les esclaves de personne. Comment peux-tu dire : “Vous deviendrez libres” ? »

   Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : qui commet le péché est esclave du péché. L’esclave ne demeure pas pour toujours dans la maison ; le fils, lui, y demeure pour toujours.    Si donc le Fils vous rend libres, réellement vous serez libres. Je sais bien que vous êtes la descendance d’Abraham, et pourtant vous cherchez à me tuer, parce que ma parole ne trouve pas sa place en vous.

   Je dis ce que moi, j’ai vu auprès de mon Père, et vous aussi, vous faites ce que vous avez entendu chez votre père. »    Ils lui répliquèrent : « Notre père, c’est Abraham. » Jésus leur dit : « Si vous étiez les enfants d’Abraham, vous feriez les œuvres d’Abraham. Mais maintenant, vous cherchez à me tuer, moi, un homme qui vous ai dit la vérité que j’ai entendue de Dieu.

Cela, Abraham ne l’a pas fait. Vous, vous faites les œuvres de votre père. » Ils lui dirent : « Nous ne sommes pas nés de la prostitution ! Nous n’avons qu’un seul Père : c’est Dieu. »    Jésus leur dit : « Si Dieu était votre Père, vous m’aimeriez, car moi, c’est de Dieu que je suis sorti et que je viens. Je ne suis pas venu de moi-même ; c’est lui qui m’a envoyé. » (Jn 8, 31-42)

Si le Fils vous rend libres, réellement vous serez libres

« Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres. » (Jn 8, 32) Cette promesse est un encouragement et constitue en même temps une épreuve pour ceux qui avaient cru et que Jésus distingua de la foule par ces mots : « Vous, si vous demeurez dans ma parole. » Demeurer dans la parole de Jésus, c’est la pratiquer dans une obéissance persévérante et en vivre par l’intelligence, par la conscience, par le cœur ;nous demeurons semblablement dans l’air que nous respirons.

Ailleurs Jésus dit : « Que mes paroles demeurent en vous » (Jean 15.7) l’idée est la même. Si telle est votre attitude, vous êtes véritablement mes disciples, vous l’êtes et le resterez et n’aurez pas reçu seulement une impression passagère de la parole que vous venez d’entendre.

La vérité qui est le contenu de ma parole, cette vérité qui est la parfaite révélation de l’essence du Dieu qui est amour, cette vérité que je suis moi-même et qui est en moi le rayonnement de ma sainteté, cette vérité vous rendra libres, libres de toute servitude morale, du péché, de la corruption ; elle vous rendra libres, en vous ramenant à Dieu qui est votre destination.

Un être n’est libre que lorsqu’il peut se développer conformément à la nature que Dieu lui a donnée et atteindre le but de son existence. En leur présentant ainsi la vraie liberté, Jésus encourage ses auditeurs à persévérer dans leur foi naissante, mais en même temps il met cette foi à l’épreuve et cherche à l’épurer en la débarrassant des éléments de propre justice, d’orgueil national, d’espérances politiques et charnelles dont elle était encore entachée.

Les chefs de la théocratie s’imaginèrent que Jésus méconnaît les privilèges qu’ils tinrent de leur descendance d’Abraham et dont ils furent si fiers Quelle est la liberté dont ils se vantèrent, en disant : « Nous ne fumes jamais esclaves de personne ? »

Les interprètes différèrent sur cette question. Les uns pensèrent que les Juifs s’attribuèrent la liberté politique, oubliant dans l’aveuglement de leur orgueil national les diverses servitudes de leur peuple en Égypte, à Babylone, niant même qu’à cette époque ils furent sous la domination des Romains.

D’autres, estimant impossible une prétention si contraire aux faits, crurent qu’ils parlèrent de la liberté religieuse que leur assurait leur privilège de peuple élu, la connaissance du vrai Dieu les élevant au-dessus des autres peuples asservis aux ténèbres du paganisme. Les promesses faites à Abraham (Gn 17, 16 ; Gn 22 , 17-18), prises à la lettre, les entretenaient dans cette idée de leur supériorité et de leur indépendance spirituelles.

Le péché est, dans son essence, la révolte contre Dieu, la folie de vouloir être indépendant de lui. L’homme qui s’y adonne tombe donc par là dans l’esclavage de la chair, du monde du prince de ce monde, il a mille maîtres, tous étrangers à sa nature. Jésus expliqua et développa sa pensée de l’esclavage moral en le comparant à l’esclavage social.

L’esclave n’a aucun droit dans la maison ; il n’y demeure pas toujours ; son maître peut le vendre ou le renvoyer. Telle était partout dans l’antiquité sa déplorable condition. Le fils, au contraire, a tous ses droits dans la maison, il y demeure toujours il en sera l’héritier ; alors il aura le droit d’affranchir tous les esclaves. Cette maison est la maison de Dieu, sa famille, son royaume.

Jésus ne nia pas les privilèges extérieurs que ces Juifs tenaient de leur descendance d’Abraham ; mais il leur prouva, en dévoilant les mauvais desseins de leurs cœurs, combien ils furent éloignés d’être ses enfants. Il leur montra qu’il connaissait leurs sentiments et que la haine dont il les savait animés, devait aboutir à sa mort :  »Vous cherchez à me tuer « ! Et la raison qu’il en donna, fut que sa parole, qui les aurait rendus libres de leurs passions, ne pénétra pas en eux.

En entendant Jésus leur parler d’un père qu’ils imitèrent dans leurs actions, ses auditeurs se réclamèrent pour la seconde fois de leur descendance d’Abraham ; mais jésus, plongeant son regard dans leur cœur et dans leur vie leur prouva qu’ils ne furent pas moralement enfants d’Abraham, puisqu’ils faisaient des œuvres tout opposées aux siennes.

Diacre Michel Houyoux

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♥ Mgr Podvin : la vérité rend libre

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Je m’en vais par le chemin de tout le monde. Sois fort, Salomon, sois un homme courageux !

Posté par diaconos le 31 mars 2022

Je m’en vais par le chemin de tout le monde. Sois fort, Salomon, sois un homme courageux ! dans Carême

Du premier livre des Rois

Comme les jours de David approchaient de leur fin, il exprima ses volontés à son fils Salomon : «Je m’en vais par le chemin de tout le monde. Sois fort, sois un homme courageux !  Tu garderas les observances du Seigneur ton Dieu, en marchant dans ses chemins. Tu observeras ses décrets, ses commandements, ses ordonnances et ses édits, selon ce qui est écrit dans la loi de Moïse. Ainsi tu réussiras dans tout ce que tu feras et entreprendras,     et le Seigneur réalisera cette parole qu’il m’a dite : “Si tes fils veillent à suivre leur chemin en marchant devant moi avec loyauté, de tout leur cœur et de toute leur âme, jamais tes descendants ne seront écartés du trône d’Israël.”

David mourut, il reposa avec ses pères, et il fut enseveli dans la Cité de David. Le règne de David sur Israël avait duré quarante ans : Il avait régné sept ans à Hébron, et trente-trois ans à Jérusalem. Salomon prit possession du trône de David son père, et sa royauté fut solidement établie. (1 R 2, 1-4.10-12)

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À la mort de Saül, David fut intronisé roi de Judas puis roi d’Israël. À la tête du royaume et de son armée, il vainquit les ennemis d’Israël, conquit Jérusalem  où il transféra l’Arche d’Alliance et fonda un vaste royaume qui s’étendit des frontières de l’Égypte jusqu’à l’Euphrate, ouvrant ainsi une ère de prospérité et de paix pour Israël. Dieu promit alors à David que son trône sera affermi à jamais.

  David choisit Bethsabée, l’une de ses femmes, dont Salomon, son fils devPiendra l’héritier du trône. Ensuite, il laissa un commandement à Salomon, et insista sur sa responsabilité. Salomon devra se fortifier et être un homme courageux, obéissant à Dieu et dépendant pleinement de Lui. Être fort et se montrer un homme courageux, voilà, un conseil de courage. Ne pas se laisser abattre, rester debout dans l’adversité.

Cette obéissance à Dieu et cet attachement furent les preuves de cette force qui fut employée à marcher dans les desseins de Dieu. La marche elle-même fut dirigée par la parole de Dieu : Heureux ceux qui sont intègres dans leur voie, qui marchent selon la loi de l’Éternel ! Heureux ceux qui gardent ses préceptes, qui le cherchent de tout leur cœur. (Ps 119, 1-2)

Tu garderas les statuts, les commandements, les ordonnances et les témoignages de Dieu : tel est l’ensemble de la Parole ; ses statuts sont les choses qu’il établit et auxquelles son autorité est attachée; ses ordres, auxquels nous sommes tenus de nous soumettre; ses jugements, les principes qu’il exprime et selon lesquels il agit; enfin ses décrets qu’il nous a communiqués et que la foi doit recevoir.

Il en va de même pour nous aussi. Nous devons marcher sur le chemin de Dieu : L’Éternel a juré la vérité à David, Il n’en reviendra pas; Je mettrai sur ton trône un fruit de tes entrailles. Si tes fils observent mon alliance Et mes préceptes que je leur enseigne, Leurs fils aussi pour toujours Seront assis sur ton trône. (Ps. 132, 11-12) S’accorder à la volonté de Dieu. Souvent, nous sommes inattentifs, nous n’avons pas été à son écoute. Rencontrons-le dans la prière quotidienne. Rencontrons Dieu qui est là au cœur de notre  vie.

Compléments

◊ L’homme qui ne met pas sa confiance en Dieu sera comme un buisson sur une terre désolée  → Maudit soit l’homme dont son coeur se détourne du Seigneur (Jr 17,5c)

◊ Nous devons marcher sur les chemins de Dieu → Celui qui déclare demeurer en Dieu doit marcher lui-même dans la voie où Jésus a marché.

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Marche sur les chemins du Seigneur  : cliquez ici pour lire l’article →  Tu marcheras en suivant les ordonnances du Seigneur

 ◊ As-tu deux minutes ? ; cliquz ici pour lire l’article   → Ainsi tu réussiras dans tout ce que tu entreprendras !

 Du Mont Sinaï au Mont Sion, en passant par la Galilée

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Mercredi de la quatrième semaine du Carême de l’année C

Posté par diaconos le 30 mars 2022

Jésus Aujourd'hui

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Le sabbat est le jour de repos hebdomadaire dans des religions qui reconnaissent la Torah : le judaïsme, quelques branches du christianisme, du vendredi soir au samedi soir. Il est consacré à Dieu, en souvenir de la création. Des chrétiens dans la suite de l’Église de Jérusalem continuent d’observer les prescriptions de l’Ancien Testament et en particulier le shabbat. On parle alors de judéo-christianisme. La chrétienté, subdivisée en trois principales confessions (catholicisme, orthodoxie et protestantisme), a décalé ce jour vers le dimanche.

Divers mouvements religieux chrétiens (Adventisme, Église de Dieu (Septième Jour), Baptistes du Septième Jour) sabbatistes continuent de garder le samedi. L’Église du Septième Jour est l’héritière de congrégations sabbatariennes venues d’Europe (Angleterre, Hollande, Moravie, Hongrie). L’Église retrace son histoire en remontant aux apôtres, en passant par divers congrégations médiévales gardant le sabbat, comme les Vaudois, apparus avec les disciples de Pierre Valdo, et le paulicianisme. Les adventistes affirment que le sabbat est le sceau de Dieu. L’Église éthiopienne orthodoxe connaît aussi dans certaines régions une pratique du Sabbat

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De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, après avoir guéri le paralysé un jour de sabbat, Jésus déclara aux Juifs : « Mon Père est toujours à l’œuvre, et moi aussi, je suis à l’œuvre. » C’est pourquoi, de plus en plus, les Juifs cherchaient à le tuer, car non seulement il ne respectait pas le sabbat, mais encore il disait que Dieu était son propre Père, et il se faisait ainsi l’égal de Dieu.

Jésus reprit donc la parole. Il leur déclarait : « Amen, amen, je vous le dis : le Fils ne peut rien faire de lui-même, il fait seulement ce qu’il voit faire par le Père ; ce que fait celui-ci, le Fils le fait pareillement. Car le Père aime le Fils et lui montre tout ce qu’il fait. Il lui montrera des œuvres plus grandes encore, si bien que vous serez dans l’étonnement.

Comme le Père, en effet, relève les morts et les fait vivre, ainsi le Fils, lui aussi, fait vivre qui il veut. Car le Père ne juge personne : il a donné au Fils tout pouvoir pour juger, afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui ne rend pas honneur au Fils ne rend pas non plus honneur au Père, qui l’a envoyé.

Amen, amen, je vous le dis : qui écoute ma parole et croit en Celui qui m’a envoyé, obtient la vie éternelle et il échappe au jugement, car déjà il passe de la mort à la vie. Amen, amen, je vous le dis : l’heure vient – et c’est maintenant où les morts entendront la voix du Fils de Dieu, et ceux qui l’auront entendue vivront.

Comme le Père, en effet, a la vie en lui-même, ainsi a-t-il donné au Fils d’avoir, lui aussi, la vie en lui-même ; et il lui a donné pouvoir d’exercer le jugement, parce qu’il est le Fils de l’homme. Ne soyez pas étonnés ; l’heure vient où tous ceux qui sont dans les tombeaux entendront sa voix ; alors, ceux qui ont fait le bien sortiront pour ressusciter et vivre, ceux qui ont fait le mal, pour ressusciter et être jugés.

Moi, je ne peux rien faire de moi-même ; je rends mon jugement d’après ce que j’entends, et mon jugement est juste, parce que je ne cherche pas à faire ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé.»  (Jn 5, 17-30)

Jésus faisait du bien le jour du Sabbat

Jésus, pour se justifier d’avoir fait du bien le jour du sabbat, éleva sa pensée vers Celui qu’il nomma son Père, dans un sens que lui seul put donner à ce nom. Il vit son Père exerçant une action immense et intéressante sur tout l’Univers et en particulier sur ses créatures intelligentes, qu’il  veut amener au salut.

Ce fut là ce que Jésus, par une expression populaire, appela le travail de Dieu. Ce travail ne fut pas interrompu par aucun sabbat. Dieu agit non seulement depuis la création du monde d’une manière continue, incessante, mais il agit jusqu’à présent ou jusqu’ici. Par ce dernier terme Jésus désigna le moment actuel, l’instant où se fut accomplie la guérison qu’on lui reprocha et dans laquelle précisément s’est manifestée l’action de Dieu.

Et, se sentant en communauté parfaite de volonté et d’action avec le Père, Jésus ajouta : « Moi aussi je travaille. «  Il travailla, non par simple imitation de Dieu, mais en vertu d’une nécessité morale de sa nature divine. Et en agissant ainsi, il ne viola pas plus le sabbat que Dieu ne le viola, il l’accomplit selon l’esprit et dans l’amour qui  porta Dieu à l’instituer.

Il ne répond pas que la loi de garder le sabbat a été temporelle, et que maintenant elle serait abolie : mais plutôt il nie qu’il ait violé la loi, d’autant que ce qu’il avait fait était une œuvre divine… C’est le point sur lequel Christ s’arrête, que le saint repos qui a été commandé par la loi de Moïse n’est point troublé quand on s’emploie à œuvres de Dieu. Et par cette raison, non seulement il excuse son fait, mais aussi le fait de cet homme qui a chargé son lit. Car c’était une dépendance et comme une partie du miracle, d’autant que ce n’était qu’une approbation d’iceluy. Et puis, si on estime entre les œuvres de Dieu l’action de grâces, et la publication de sa gloire, ce n’était point une profanation du sabbat de rendre témoignage de pieds et de mains de la grâce de Dieu. (Calvin)

Cette dernière réflexion de Calvin réfuta d’avance une objection de M. Weiss qui, estimant la réponse de Jésus déplacée puisqu’on lui reprocha de pousser les autres à violer le sabbat, mit en doute son authenticité. Si Jésus, pour se justifier, invoqua ici sa relation unique avec Dieu, une affirmation semblable était impliquée dans cette parole conservée par les synoptiques : «Le Fils de l’homme est maître du sabbat»Les Juifs articulèrent trois griefs contre Jésus.
  1. Il violait le sabbat ; les adversaires firent entendre que Jésus s’en fit une habitude.
  2. Jésus prétendit que Dieu était son propre Père. Les accusateurs comprirent qu’en disant mon Père, et jamais notre Père, Jésus employa ce mot dans un sens unique, exclusif, et qu’en se disant Fils de Dieu, il s’attribua une dignité qui lui appartint à lui seul.
  3. Jésus se fit égal à Dieu, en ce qu’il déclara que son activité était semblable à l’action créatrice et constante de Dieu, et qu’elle n’était pas limitée par la loi du sabbat. Tout cela constitua, pour des adversaires, un blasphème que la loi punissait de mort ; et cette prétention d’être le Fils de Dieu fut réellement le sujet de la condamnation de Jésus.

Jésus confirma la déclaration qu’il fit en l’expliquant. Pour cela il énonça une pensée négative, puis une grande affirmation. Dans la première, il ne nie pas qu’il n’eut de pouvoir à soi, mais il exprima l’impossibilité morale où il fit rien faire qui ne fut pas  en  harmonie avec la volonté de son Père.

Il fut, comme un fils, qui suivit avec attention tout ce que fit son Père, afin de ne jamais s’écarter de la voie que le Père lui montra. De cette union de nature, de volonté et d’amour, dans laquelle le Fils vit avec le Père, il résulta que  les choses, quelles qu’elles fussent, que le Père fit, le Fils les fit pareillement. Cette déclaration fut une confirmation de la parole qui scandalisa les Juifs.

L’unité d’action du Père et du Fils ne résulta pas seulement de la relation de nature qui les unit en tant que Père et Fils. Jésus eut  soin, dans l’explication qu’il en donna, d’accentuer son caractère moral : ce fut un ineffable rapport d’amour, dans lequel le Père se communiqua au Fils et lui montra tout ce qu’il fit.

Le Fils fut l’objet de la part du Père d’une initiation de tous les instants. Lui, contempla les pensées éternelles de Dieu, qui sont déjà virtuellement des œuvres, et il les accomplit, il les fait passer l’une après l’autre à l’état réel. Mais cette initiation du Fils est progressive, et l’activité qu’il déploie en vertu de cette initiation est de même soumise à une gradation.

Ce dernier mot se rapporta, suivant Monsieur Godet, à la guérison de l’impotent et aux miracles du même genre que Jésus accomplissait, et dont les Juifs furent les témoins ; suivant M. Weiss, il désignerait les œuvres que Jésus accomplissait le jour du sabbat , en prétendant régler sa conduite sur l’activité de Dieu qui ne connaît pas l’interruption du sabbat.

Jésus justifia et expliqua son affirmation que le Père lui montra des œuvres plus grandes, en nommant ces œuvres : ce furent la résurrection et le jugement de l’humanité. Honorer Dieu, avec tous les sentiments de vénération et d’amour qui lui sont dus, c’est l’adorer, et cette adoration revient au Fils comme au Père.

Jésus confirma cette vérité par une déclaration négative qui la rendit plus absolue encore : « ne pas honorer le Fils, c’est ne pas honorer le Père qui l’a envoyé », qui se révéla en lui seul et qui ne fut connu qu’en lui.

Jésus aborda le second point de son discours.  Il décrivit l’œuvre de jugement et de vivification que son Père lui confia. Jésus ressuscita les morts par sa parole, dont la puissance divine créa en eux, tout ensemble, la foi et la vie, une vie impérissable de l’âme, la vie éternelle que posséda dès à présent le croyant et qui se développa jusqu’à la perfection.

La voix du Fils de Dieu, c’est sa parole, dont la puissance créatrice fait revivre les morts. Ceux qui, malgré ces preuves, les appliquent à la mort et à la résurrection corporelle sont forcés d’expliquer ce mot maintenant par les quelques résurrections miraculeuses que Jésus opéra au cours de son ministère.

Le Fils de Dieu ne ressuscita les morts, ne répandit la vie divine dans les âmes, que parce qu’il la posséda en lui-même comme le Père a la vie en lui-même. De même que le Père est la source souveraine de toute vie, de même le Fils a la vie en lui-même et est, lui aussi, dès le commencement, la source de la vie par lui eut lieu la création de l’univers, par lui aussi s’accomplit la création nouvelle dans le monde moral.

Jésus, après avoir repoussé l’accusation portée contre lui par ses adversaires, en s’élevant à une hauteur divine où l’accusé  devint le juge des accusateurs revint  à  cette unité parfaite avec Dieu hors de laquelle il lui fut moralement impossible de rien faire. Il l’affirma en s’attribuant plus directement cette prérogative : il ne dit plus seulement : «Le Fils ne peut rien faire», mais : «Moi je ne puis rien faire».

Tout ce qu’il fit eut pour sanction l’autorité de Dieu même ; quand il jugea . Son jugement fut juste, parce qu’il ne fit qu’accomplir la volonté de celui qui l’ envoya.

Diacre Michel Houyoux

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Mohammed Sanog : « Oui, les promesses de Dieu vont se réaliser dans ta vie ! »

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