Jeudi de la première semaine du Carême de l’année C

Posté par diaconos le 10 mars 2022

La prière fervente du juste a une grande efficacité

De l’Évangile de Jésus Christ selon Matthieu

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Demandez, on vous donnera ; cherchez, vous trouverez ; frappez, on vous ouvrira. En effet, quiconque demande reçoit ; qui cherche trouve ; à qui frappe, on ouvrira. Ou encore : lequel d’entre vous donnera une pierre à son fils quand il lui demande du pain ? ou bien lui donnera un serpent, quand il lui demande un poisson ?

Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus votre Père qui est aux cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent ! Donc, tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux, vous aussi : voilà ce que disent la Loi et les Prophètes. » (Mt 7, 7-12)

La prière peut avoir des effets mesurables

# Prier pour quelqu’un qui est malade peut avoir des effets mesurables sur leur santé. Un certain nombre d’études sur la prière d’intercession ont été publiées. Une méta-analyse de 2006 sur 14 études a conclu qu’il n’y a pas d’effet discernable, tandis qu’un examen systémique de la prière d’intercession en 2007 apporta des résultats non concluants, en notant que 7 sur 17 études eurent de petites, mais significatives, valeurs d’effet, mais l’examen a noté que les études les plus méthodologiquement rigoureuses n’ont pas pu produire des résultats significatifs.

En 1988, une étude de Randolph C. Byrd utilisait 393 patients à l’unité de soins intensifs de cardiologie de l’hôpital général de San Francisco. L’étude porte sur 29 résultats pour la santé en utilisant trois niveaux d’évaluation (bon, intermédiaire ou mauvais), le groupe de prière a subi moins de maladies nouvellement diagnostiqués pour, seulement, six d’entre eux. Byrd a conclu que sur la base de ces données il semble y avoir un effet, et cet effet a été présumé être bénéfique, et que la prière d’intercession à Dieu judéo-chrétienne a un effet thérapeutique bénéfique chez les patients admis dans une Unité de soins intensifs de cardiologie.

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Efficacité de la prière

Cet enseignement sur la prière peut très bien avoir fait partie du sermon sur la montagne, mais il est sûr que Luc, en lui assignant sa place à la suite d’une parabole sur l’efficacité de la prière en fit mieux ressortir la beauté et la force. Du reste, c’est là une de ces courtes et importantes sentences qui peuvent avoir reparu plus d’une fois dans les enseignements de Jésus.

Demander, chercher, heurter, trois degrés d’une progression dans la sainte action de la prière, quand Dieu ne l’exauce pas dès l’abord. Ces termes en marquent la persistance et l’intensité croissante : « Ne soyez inquiets de rien, mais, en toute circonstance, priez et suppliez, tout en rendant grâce, pour faire connaître à Dieu vos demandes. » (Ph 4, 6)

Ce qui doit soutenir l’enfant de Dieu dans ses supplications toujours plus ardentes, c’est d’abord la triple promesse que Jésus ajouta ici à son exhortation, et ensuite la pensée qu’il s’adressa à son Père : « Et moi, je vous dis : Demandez, et l’on vous donnera ; cherchez, et vous trouverez; frappez, et l’on vous ouvrira. Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et l’on ouvre à celui qui frappe. »  (Lc 11, 9-10)

Jésus pour nous convaincre de l’efficacité de la prière, en fonda l’assurance sur l’amour d’un père pour son enfant. Un père ne donnera pas à son enfant une pierre inutile ou un serpent dangereux, ce qui serait une cruelle ironie, un acte contre nature. Combien moins votre Père est amour, et vous êtes mauvais, même dans vos affections naturelles, toujours entachées d’égoïsme, vous pouvez faire du mal sans le vouloir à ceux que vous aimez, lui ne donne que des biens, ou de bonnes choses.

Diacre Michel Houyoux

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♥  « Quiconque demande reçoit. » – Lectio Divina

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David triompha de Goliath avec une fronde et un caillou

Posté par diaconos le 9 mars 2022

David triompha de Goliath avec une fronde et un caillou dans Ancien testament

David triompha de Goliath avec une fronde et un caillou

David, jeune berger qui n’est pas encore roi, va vaincre un guerrier géant que tout le monde redoute. Il le vaincra avec deux armes: une pierre dans une fronde que le soldat ne voit pas et la foi dans le fait que son Dieu ne peut accepter une telle insulte.

Le Philistin regarda, et lorsqu’il aperçut David, il le méprisa, ne voyant en lui qu’un enfant, blond et d’une belle figure. Le Philistin dit à David : Suis-je un chien, pour que tu viennes à moi avec un bâton ? Et, après l’avoir maudit par ses dieux, il ajouta : Viens vers moi, et je donnerai ta chair aux oiseaux du ciel et aux bêtes des champs. David dit au Philistin: Tu marches contre moi avec l’épée, la lance et le javelot; et moi, je marche contre toi au nom du Seigneur des armées, du Dieu de l’armée d’Israël, que tu as insultée.

Ce récit nous donne une des clefs des relations de l’homme avec Dieu. Dieu aide toute personne qui se rend dépendant de Lui, tout en lui laissant l’initiative de se servir de ce qu’il a développé en lui. Les Philistins rassemblèrent leurs armées pour la guerre ; ils se rassemblèrent à Soko de Juda et ils établirent leur camp entre Soko et Azéqa, à Éfès-Dammim. 0Saül et les hommes d’Israël se rassemblèrent et établirent leur camp dans le Val du Térébinthe, puis se rangèrent en ordre de bataille face aux Philistins.

  Les Philistins se tenaient sur la montagne d’un côté, Israël se tenait sur la montagne de l’autre côté ; entre eux il y avait la vallée. Alors sortit des rangs philistins un champion qui s’appelait Goliath. Originaire de Gath, il mesurait six coudées et un empan.

Il avait un casque de bronze sur la tête, il était revêtu d’une cuirasse à écailles ; la cuirasse pesait cinq mille sicles de bronze. Il avait des jambières de bronze et un javelot de bronze entre les épaules. Le bois de sa lance était comme le rouleau d’un métier à tisser, et sa pointe pesait six cents sicles de fer. Et devant lui marchait le porte-bouclier. Il s’arrêta et cria vers les lignes d’Israël. Il leur dit : « À quoi bon sortir pour vous ranger en ordre de bataille ?

Ne suis-je pas, moi, le Philistin, et vous, les esclaves de Saül ? Choisissez-vous un homme, et qu’il descende vers moi ! S’il est le plus fort en luttant avec moi et qu’il m’abatte, nous deviendrons vos esclaves. Mais si je suis le plus fort et que je l’abatte, vous deviendrez nos esclaves, vous nous serez asservis. »  Le Philistin ajouta : « Moi, aujourd’hui, je lance un défi aux lignes d’Israël : donnez-moi un homme, et nous lutterons l’un contre l’autre ! » Saül et tout Israël entendirent les paroles du Philistin ; ils en furent consternés, ils éprouvèrent une grande crainte.

David était fils de cet Éphratéen de Bethléem en Juda, nommé Jessé et qui avait huit fils. Or, au temps de Saül, cet homme était un vieillard avancé en âge. Les trois fils aînés de Jessé s’en étaient allés : ils avaient suivi Saül à la guerre. Les trois fils de Jessé partis à la guerre se nommaient : le premier-né Éliab, le deuxième Abinadab, et le troisième Shamma. David était le plus jeune. Les trois aînés avaient donc suivi Saül ; 1quant à David, il allait chez Saül et en revenait pour faire paître le troupeau de son père à Bethléem. Le Philistin s’avançait matin et soir ; il se présenta ainsi pendant quarante jours.

Jessé dit à son fils David : « Prends donc pour tes frères cette mesure d’épis grillés, avec les dix pains que voici, et cours les porter au camp à tes frères. Ces dix fromages, tu les porteras à l’officier de millier ; tu verras si tes frères sont en bonne santé, et tu m’en rapporteras le signe que tout va bien. Saül, tes frères et tous les hommes d’Israël sont en train de combattre les Philistins dans le Val du Térébinthe. »

David se leva de bon matin, laissa le troupeau à un gardien, et partit avec les provisions, comme Jessé le lui avait ordonné. Il arriva au milieu du camp lorsque l’armée, sortant pour se mettre en ligne, poussait le cri de guerre.

Israël et les Philistins se rangèrent ligne contre ligne. David se déchargea de ses bagages, les laissa aux mains du gardien des bagages et courut vers la ligne de front. Une fois arrivé, il demanda à ses frères s’ils étaient en bonne santé. Comme il parlait avec eux, voici que monta des lignes philistines le champion appelé Goliath, le Philistin de Gath, qui reprit les mêmes paroles, et David l’entendit. En voyant l’homme, tous ceux d’Israël s’enfuirent devant lui, terrifiés.  Ils disaient : « Avez-vous vu cet homme qui monte contre nous ?

C’est pour défier Israël qu’il monte ! Celui qui l’abattra, le roi le fera riche, très riche ; il lui donnera sa fille, et il affranchira sa famille de toute charge en Israël. »  David demanda à ceux qui se tenaient près de lui : « Que fera-t-on pour récompenser l’homme qui abattra ce Philistin et relèvera le défi lancé à Israël ? Qui est-il, en effet, ce Philistin incirconcis, pour avoir défié les armées du Dieu vivant ? » Les gens répondirent avec les mêmes paroles : « Ainsi fera-t-on pour récompenser l’homme qui l’abattra… »

Éliab, son frère aîné, l’entendit qui parlait avec les gens. Il se mit en colère contre David et dit : « Pourquoi donc es-tu descendu ? À qui as-tu laissé ton maigre troupeau dans le désert ? Je connais, moi, ton arrogance et la malice de ton cœur : c’est pour voir la bataille que tu es descendu ! » David répondit : « Qu’est-ce que j’ai fait encore ? On n’a plus le droit de parler ! » David se détourna de lui et s’adressa à un autre. Il répéta sa demande, et les gens lui firent la même réponse qu’auparavant. Mais les paroles de David attirèrent l’attention et furent rapportées à Saül qui le fit venir.

David dit à Saül : « Que personne ne perde courage à cause de ce Philistin. Moi, ton serviteur, j’irai me battre avec lui. » Saül répondit à David : « Tu ne peux pas marcher contre ce Philistin pour lutter avec lui, car tu n’es qu’un enfant, et lui, c’est un homme de guerre depuis sa jeunesse. » David dit à Saül : « Quand ton serviteur était berger du troupeau de son père, si un lion ou bien un ours venait emporter une brebis du troupeau, je partais à sa poursuite, je le frappais et la délivrais de sa gueule.

S’il m’attaquait, je le saisissais par la crinière et je le frappais à mort.  Ton serviteur a frappé et le lion et l’ours. Eh bien ! ce Philistin incirconcis sera comme l’un d’eux puisqu’il a défié les armées du Dieu vivant ! » David insista : « Le Seigneur, qui m’a délivré des griffes du lion et de l’ours, me délivrera des mains de ce Philistin. » Alors Saül lui dit : « Va, et que le Seigneur soit avec toi ! »  Saül revêtit David de ses propres vêtements. Il lui mit sur la tête un casque de bronze et le revêtit d’une cuirasse.

David se mit à la ceinture l’épée de Saül par-dessus ses vêtements. Il fut incapable de marcher car il n’était pas entraîné. Et David dit à Saül : « Je ne peux pas marcher avec tout cela car je ne suis pas entraîné. » Et il s’en débarrassa. David prit en main son bâton, il se choisit dans le torrent cinq cailloux bien lisses et les mit dans son sac de berger, dans une poche ; puis, la fronde à la main, il s’avança vers le Philistin.

Le Philistin se mit en marche et, précédé de son porte-bouclier, approcha de David.  Lorsqu’il le vit, il le regarda avec mépris car c’était un jeune garçon ; il était roux et de belle apparence. Le Philistin lui dit : « Suis-je donc un chien, pour que tu viennes contre moi avec un bâton ? » Puis il le maudit en invoquant ses dieux. Il dit à David : « Viens vers moi, que je te donne en pâture aux oiseaux du ciel et aux bêtes sauvages ! »

David lui répondit : « Tu viens contre moi avec épée, lance et javelot, mais moi, je viens contre toi avec le nom du Seigneur des armées, le Dieu des troupes d’Israël que tu as défié.  Aujourd’hui le Seigneur va te livrer entre mes mains, je vais t’abattre, te trancher la tête, donner aujourd’hui même les cadavres de l’armée philistine aux oiseaux du ciel et aux bêtes de la terre. Toute la terre saura qu’il y a un Dieu pour Israël, et tous ces gens rassemblés sauront que le Seigneur ne donne la victoire ni par l’épée ni par la lance, mais que le Seigneur est maître du combat, et qu’il vous livre entre nos mains. »

Goliath s’était dressé, s’était mis en marche et s’approchait à la rencontre de David. Celui-ci s’élança et courut vers les lignes des ennemis à la rencontre du Philistin. 4Il plongea la main dans son sac, et en retira un caillou qu’il lança avec sa fronde. Il atteignit le Philistin au front, le caillou s’y enfonça, et Goliath tomba face contre terre.

Ainsi David triompha du Philistin avec une fronde et un caillou : quand il frappa le Philistin et le mit à mort, il n’avait pas d’épée à la main. Mais David courut ; arrivé près du Philistin, il lui prit son épée, qu’il tira du fourreau, et le tua en lui coupant la tête. Quand les Philistins virent que leur héros était mort, ils prirent la fuite.

Tu viens contre moi avec une fronde

Ce récit va à l’encontre des notions sur les rapport de forces, sur le sens du pouvoir, du prestige, de la force elle-même et de la lutte. Il est le symbole de la faiblesse face à la force : il est l’image du combat entre le bien et le mal. « Tu viens contre moi avec épée, lance et javelot, mais moi, je viens contre toi avec le nom du Seigneur des armées, le Dieu des troupes d’Israël que tu as défié. »  (1S, 45) Regardez bien : parmi vous, il n’y a pas beaucoup de sages aux yeux des hommes, ni de gens puissants ou de haute naissance.

Au contraire, ce qu’il y a de fou dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi, pour couvrir de confusion les sages ; ce qu’il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi, pour couvrir de confusion ce qui est fort ; ce qui est d’origine modeste, méprisé dans le monde, ce qui n’est pas, voilà ce que Dieu a choisi, pour réduire à rien ce qui est ; ainsi aucun être de chair ne pourra s’enorgueillir devant Dieu. ( 1 Co, 26-29).

Nous avons souvent les apparences de ce petit garçon : dans nos combats intérieurs et extérieurs, nous sommes fréquemment devant des situations qui nous dépassent, en face de difficultés insurmontables. Notre foi est une petite flamme fragile dans ce monde où Dieu a de moins en moins de place. David affrontant Goliath, plus fort que lui, évoque bien des situations actuelles. La faiblesse de cet enfant est une pâle image de la faiblesse de Jésus en croix, sans défense, sans autre arme que son amour.

Le texte raconte comment l’on prépara le petit David à l’affrontement du géant Goliath : on le revêtit de l’armure du roi Saül, mais il ne put marcher, c’était trop lourd et trop grand pour lui et il s’en débarrassa (1 S, 38.39). Il comprit que s’il employait les mêmes armes que Goliath, il ne saurait pas s’en servir et il serait vaincu : on retrouve ici le combat de l’Église lorsqu’elle se préoccupe des faibles, des exclus, des rejetés pour compte, se libère des appuis politiques, du soutien des banques. Alors elle se rajeunit et, comme David, elle part au combat mettant sa confiance en Dieu.

« David prit en main son bâton, il se choisit dans le torrent cinq cailloux bien lisses et les mit dans son sac de berger, dans une poche ; puis, la fronde à la main, il s’avança vers le Philistin (1 S 40). » La victoire reviendra aux personnes qui mettent leur confiance en Dieu. Dans ce récit le gagnant est un enfant, image des gens dont le cœur est resté jeune et avec la conscience claire. Donne-nous Seigneur la foi en ta victoire. Ayons confiance en Jésus qui a vaincu la mort.

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◊ Catéchèse →  David triomphe du géant Goliath

◊ Un roi selon le cœur de Dieu →  le roi David

♥ David contre Goliath (Film complet )

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Premier dimanche du Carême de l’année C

Posté par diaconos le 27 février 2022

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De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, Jésus, arrivé dans la région de Césarée-de-Philippe, demandait à ses disciples : «  Au dire des gens, qui est le Fils de l’homme ? «    Ils répondirent : « Pour les uns, Jean le Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. » Jésus leur demanda :  »Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? «  Alors Simon-Pierre prit la parole et dit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! 

Prenant la parole à son tour, Jésus lui dit : «  Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle. Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. » (Mt 16, 13-19)

Notes

# Pierre (saint Pierre pour les catholiques et les orthodoxes), de son vrai nom Siméon Bar-Yonah (traduit par « Simon, fils de Jonas ») selon le témoignage des Évangiles, aussi appelé Kephas (le « roc » en araméen) ou Simon-Pierre, est un Juif de Galilée ou de Gaulanitide connu pour avoir été l’un des disciples de Jésus de Nazareth. Il est répertorié parmi les apôtres, au sein desquels il semble avoir tenu une position privilégiée du vivant même de Jésus avant de devenir, après la mort de ce dernier, l’un des dirigeants majeurs des premières communautés paléochrétiennes.

Il est né vraisemblablement au tournant du Ier siècle av. J.-C. et serait mort selon la tradition chrétienne entre 64 et 68 à Rome. La tradition catholique en fait le prince des apôtres, le premier évêque de Rome et l’Église catholique revendique sa succession apostolique pour affirmer une primauté pontificale, que lui contestent les autres confessions chrétiennes et dont l’actuel pape est le représentant. Il a suscité un grand nombre d’œuvres artistiques, en particulier dans l’Occident latin.

Fuyant la persécution, Pierre gagna Antioche ; selon S. Mimouni, la chronologie d’Eusèbe de Césarée, qui date ce départ de 42, cadre mal avec celle tirée des Actes des Apôtres, qui situent Pierre en 42 à Jérusalem, et ce jusqu’en 43-44 . La tradition de l’Église catholique attribue à Pierre la direction de l’Église d’Antioche. Premier évêque de cette ville, la fête de la chaire de saint Pierre à Antioche est célébrée le 22 février depuis le IVe siècle jusqu’à la réforme du calendrier liturgique établie par le concile Vatican II qui la réunit à la chaire romaine. Pierre resta sept ans à Antioche.

 La tradition chrétienne attesta la présence de Pierre à Rome, mais la date de son arrivée et la durée de son séjour sont inconnues de manière précise . Selon l’historien Géza Vermes, Eusèbe affirma que d’Antioche, Pierre se rendit à Rome sous le règne de Claude (41-54), à la poursuite de son adversaire de l’époque samaritaine quand il prêchait en Samarie, Simon le Magicien débarrassa Rome du bonhomme et de son influence. Dans la capitale impériale, Pierre prêcha le message chrétien. Selon certains critiques qui se fondèrent sur l’Épître aux Corinthiens (1 Co 1, 12) de Paul de Tarse, Pierre aurait quitté Rome pour un voyage missionnaire qui le vit passer en Achaïe, et il a l’occasion de visiter Corinthe.

Dans la première moitié des années 50, au plus tôt en 48, il fut à Jérusalem. Là, lors des réunions qui furent par la suite appelées « Concile de Jérusalem », il proposa la solution qui fut adoptée par Jacques le Juste en conclusion de l’assemblée, sur les obligations que devaient suivre les chrétiens venant du polythéisme. Il fallait que ces derniers observèrent un minimum de préceptes de la Torah en s’abstenant des souillures de l’idolâtrie, de l’immoralité, de la viande étouffée et du sang. Selon la tradition, il aurait été présent à Rome lorsque Paul rédigea l’Épître aux Romains.

 Confession de Pierre

Jésus, après avoir prié dans la solitude, demanda à ses disciples quelle opinion régnait parmi le peuple à son sujet. Ils répondirent qu’on le tint pour Jean-Baptiste, Élie ou l’un des anciens prophètes. Il leur demanda alors leur propre sentiment. Pierre répondit : « Tu es le Christ de Dieu  »  Jésus leur défendit de le révéler et ajouta : « Il faut que le fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit mis à mort et qu’il ressuscite le troisième jour « 

Puis il dit à tous : « Si quelqu’un veut être mon disciple, il faut qu’il me suive dans la voie du renoncement et de la croix. «  Vouloir sauver sa vie, c’est la perdre : la perdre, c’est la sauver. Or note salut vaut plus que la possession du monde entier, parce que, au jour de sa gloire, le fils de l’homme aura honte de celui qui aura eu honte de lui devant les gens. Plusieurs de ceux qui furent ici ne moururent pas avant d’avoir vu le règne de Dieu.

Luc fut celui de tous les évangélistes qui fit remarquer le plus fréquemment ces prières de Jésus dans la solitude. Seul il rapporta que Jésus se préparait en priant. Comme le remarqua Monsieur Godet, il fut probable qu’il associa à sa prière ses disciples et les plaça ainsi dans des dispositions appropriées aux circonstances. L’entretien entre Jésus et ses disciples, eut lieu dans la contrée de Césarée de Philippe. Luc rattacha sa narration à celle de la multiplication des pains. tandis que Matthieu ei Marc intercalèrent un grand nombre de récits qu’il passa entièrement sous silence.

Dans les trois évangiles, Pierre reconnaît le Seigneur Jésus comme le Christ ; mais chaque évangéliste formula cette idée à sa manière :Matthieu : le Christ, le Fils du Dieu vivant ;Marc : le Christ ;Luc : le Christ de Dieu. Dans les trois synoptiques, cette première annonce des souffrances de Christ suit immédiatement la confession de Pierre : « Tu es le Christ. » Jésus défendit à ses disciples de le faire connaître. Mais c’est Luc qui fit ressortir avec le plus de clarté et de force le sens de ce rapprochement. .

La raison de cette interdiction est que Jésus ne voulait pas entretenir les espérances charnelles que nourrissaient ses adhérents. Ceux-ci attendaient un Messie glorieux, tandis que lui allait souffrir. Il ne voulait pas non plus provoquer avant le temps la haine de ses adversaires.

Ce motif ressort avec plus d’évidence encore du récit de Jean : après le miracle de la multiplication des pains, Jésus dut se soustraire à l’enthousiasme de la foule, qui voulait le proclamer roi. Matthieu et Marc rapportèrent l’opposition faite par Pierre aux souffrances de Jésus et la sévère répréhension que celui-ci lui adressa. Luc omit ce détail, qui fut au désavantage de Pierre ; mais il passa sous silence les paroles de Jésus : «Tu es bien heureux, …tu es la pierre sur laquelle je bâtirai mon Église», qui furent à la louange de Pierre. Certains critiques concluent que Luc, disciple de Paul, avait des préventions contre Pierre.

Diacre Michel Houyoux

♥ La confession de Pierre

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Lundi de la septième semaine du Temps ordinaire de l’année C

Posté par diaconos le 21 février 2022

Lundi de la septième semaine du Temps ordinaire de l'année C dans Catéchèse matthieu-17-14-20daw

De l’Évangile de Jésus Christ selon Marc

En ce temps-là, Jésus, ainsi que Pierre, Jacques et Jean, descendirent de la montagne ;    en rejoignant les autres disciples, ils virent une grande foule qui les entourait, et des scribes qui discutaient avec eux. Aussitôt qu’elle vit Jésus, toute la foule fut stupéfaite, et les gens accouraient pour le saluer.    Il leur demanda : « De quoi discutez-vous avec eux ? » Quelqu’un dans la foule lui répondit : « Maître, je t’ai amené mon fils, il est possédé par un esprit qui le rend muet ; cet esprit s’empare de lui n’importe où, il le jette par terre, l’enfant écume, grince des dents et devient tout raide. J’ai demandé à tes disciples d’expulser cet esprit, mais ils n’en ont pas été capables. « 

Prenant la parole, Jésus leur dit : « Génération incroyante, combien de temps resterai-je auprès de vous ? Combien de temps devrai-je vous supporter ? Amenez-le-moi. » On le lui amena. Dès qu’il vit Jésus, l’esprit fit entrer l’enfant en convulsions ; l’enfant tomba et se roula par terre en écumant.    Jésus interrogea le père : « Depuis combien de temps cela lui arrive-t-il ?  »Il répondit :  » Depuis sa petite enfance, souvent il l’a même jeté  par terre. E le feu ou dans l’eau pour le faire périr. Mais si tu peux faire quelque chose, viens à notre secours, par compassion envers nous !  »

Il répondit : « Depuis sa petite enfance. Et souvent il l’a même jeté dans le feu ou dans l’eau pour le faire périr. ais si tu peux quelque chose, viens à notre secours, par compassion envers nous !  » Tout est possible pour celui qui croit.  »   Aussitôt le père de l’enfant s’écria : Je crois. Viens au secours de mon manque de foi. » Jésus vit que la foule s’attroupait ; il menaça l’esprit impur, en lui disant :  « Esprit qui rends muet et sourd, je te l’ordonne, sors de cet enfant et n’y rentre plus jamais ! »

Ayant poussé des cris et provoqué des convulsions, l’esprit sortit. L’enfant devint comme un cadavre, de sorte que tout le monde disait : « Il est mort » Mais Jésus, lui saisissant la main, le releva, et il se mit debout. Quand Jésus fut rentré à la maison, ses disciples l’interrogèrent en particulier : «  Pourquoi est-ce que nous, nous n’avons pas réussi à l’expulser ?  » Jésus leur répondit : « Cette espèce-là, rien ne peut la faire sortir, sauf la prière.  » 

 Guérison de l’enfant lunatique

Dès que Jésus fut de retour vers le peuple, un père vint l’implorer pour son fils malade, que les disciples ne purent guérir. Jésus, laissant échapper une plainte douloureuse sur sa génération, commanda que le malade lui fut amené, et il le délivra à l’instant. Pourquoi les disciples n’ont pu l’opérer. Les disciples lui demandèrent alors pourquoi ils ne purent pas chasser ce démon ; Jésus leur répondit que e fut à cause de leur peu de foi, que la foi leur rendrait toutes choses possibles ; et il ajouta que cette espèce de démons ne peuvent être chassés que par la prière et le jeûne.

Se trouvant avec ses disciples en Galilée, Jésus leur prédit de nouveau ses souffrances, sa mort, sa résurrection. Les disciples en furent fort attristés. Jé­sus re­des­cendu dans la plaine gué­rit un lu­na­tique. Nou­velle pré­dic­tion de ses Nou­velle pré­dic­tion de ses souf­frances. Quel émou­vant contraste entre la gloire de la mon­tagne et cette scène. Ce contraste, Ra­phaël l’a ad­mi­ra­ble­ment re­pro­duit dans son ta­bleau de la trans­fi­gu­ra­tion.

Matthieu, marc et Luc le firent vi­ve­ment res­sor­tir en sui­vant le même ordre dans leurs ré­cits. Marc le donna avec le plus grand dé­tail et de la ma­nière la plus vi­vante le mi­sé­rable état de ce jeune ma­lade et la dou­leur de son père. Les symp­tômes men­tion­nés dans les trois évan­giles (il tombe souvent, « il écume », Marc semblent in­di­quer que le jeune homme était épi­lep­tique. De plus, le père crut re­mar­quer que les phases de la lune exer­çaient une in­fluence sur la ma­la­die de son fils (lunatique).

On com­prend que les disciples n’eussent pu guérir une ma­la­die aussi in­vé­té­rée, dont le jeune homme était af­fligé dès son en­fance. Cela ne fit qu’aug­men­ter les an­goisses du père. Ces pa­roles de Jé­sus furent l’ex­pres­sion d’une pro­fonde tris­tesse. Il sentit plus vi­ve­ment que per­sonne le contraste dou­lou­reux qu’il y eut entre la gloire bien­heu­reuse de la mon­tagne et ces scènes de mi­sère et de dou­leur. Sa tendre sym­pa­thie en souffrit, et il sou­pira après la dé­li­vrance.

 Mais en même temps il pensa à son peuple et à ses dis­ciples, qui bien­tôt se­ront pri­vés de sa pré­sence et de son ap­pui : « Jusqu’à quand serai-je avec vous, vous supporterai-je ?  » En­fin, ses pa­roles ex­primèrent un re­proche sé­vère, adressé à qui ? Au père, dirent les uns, parce qu’il voulut un mi­racle ; aux dis­ciples, pensèrent les autres, parce qu’ils e purent gué­rir le ma­lade ; d’autres en­fin admirent que Jé­sus eut en vue tout ce peuple qui l’en­toura : cette génération, qui se mon­tra tou­jours plus incrédule et perverse à son égard.

Et, mal­gré tout, Jé­sus, sûr de sa puis­sance et ému de cha­rité, ajouta brus­que­ment :  »Amenez-le-moi ici ! » »   Le ré­pri­manda, pour­rait se rap­por­ter soit au ma­lade, soit au démon. D’a­près Marc et Luc, ce fut à ce der­nier que s’a­dressa la pa­role puis­sante de Jésus. Le ma­lade fut à l’ins­tant guéri de sa ma­la­die et dé­li­vré du pou­voir dé­mo­niaque qui s’y ajouta.

Diacre Michel Houyoux

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 ♥ Guérison de l’enfant lunatique

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