Guérison du petit Georgio Elias sur intercession de saint Charbel

Posté par diaconos le 27 novembre 2018

Envoyé sur ma page Facebook par Lucia Marchand

e couvent Saint Maron – Annaya Tombeau de Saint Charbel, publie la revue de Saint Charbel qui est devenue à partir de l’an 2001 la revue “Charbel, Rafqa, Neematallah”. Elle comprend des articles sur des questions de foi ou des questions sociles. Place est donnée aussi aux nouvelles des divers sanctuaires du Liban et des témoignages de vie sur le rapport avec les saints.

Le couvent Saint Maron – Annaya Tombeau de Saint Charbel, publie la revue de Saint Charbel qui est devenue à partir de l’an 2001 la revue “Charbel, Rafqa, Neematallah”. Elle comprend des articles sur des questions de foi ou des questions sociales. Place est donnée aussi aux nouvelles des divers sanctuaires du Liban.

Une jeune femme posa la main sur la tête du petit qui portait la tunique de Saint Charbel et lui dit : » Tu vas guérir. » Le petit Georgio Elias Hana naquit  à Beyrouth le 26 avril 2018. Vous pouvez joindre ses parents au : 03198472.

En raison d’une fièvre très élevée qui dure trois jours, Georgio fut transporté le premier octobre aux urgences de l’hôpital Saint Joseph de Daoura. Le Docteur J. Kiriakos diagnostiqua, après examens et actes de radiologie, une anomalie au niveau de la vessie à gauche. Un défaut de la valve anti-reflux physiologique expliquant le retour de l’urine vers le rein gauche au lieu d’être évacuée.

Georgio fut mis sous traitement approprié et dut retourner à l’hôpital dix jours plus tard pour subir une cystographie. À peine sortis de l’hôpital, les parents de Georgio se rendirent, en sa compagnie, à Annaya. Ils prièrent et supplient Saint Charbel de venir en aide à leur petit et de le guérir. Ils lui firent porter la tunique du grand Saint qu’ils vénérèrent en guise de vœu.

Dix jours plus tard la famille retourna à l’hôpital pour les examens qui étaient prévus. Ce jour là, au détour d’un couloir, une jeune femme s’approcha du petit qui portait la tunique de St Charbel et dit à ses parents : ce petit va être guéri. Les parents de Georgio qui étaient pleins d’espoir après leurs prières y virent un signe du ciel.

Georgio subit une cystographie comme convenu. Cette dernière ne révéla aucune anomalie. Plus encore, aucun des signes pathologiques qui étaient apparus précédemment n’était visible. Le Docteur Kiriakos fut perplexe. Elle consulta alors le Docteur J Diab, chirurgien des voies urinaires, qui lui conseilla de pratiquer une scintigraphie.

Les résultats de cet examen vinrent confirmer ceux de la cystographie. Georgio était totalement guéri et ses médecins furent formels et sans équivoque. Cette guérison a été  enregistrée le quatre novembre 2018 à Annaya lors de la visite des parents au couvent après obtention des rapports médicaux correspondants.

Contact → Lucia Marchand

Merci à Lucia Marchand pour son envoi

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croix diaconaleMichel Houyoux. diacre permanent

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Un nouveau miracle attribué à saint Charbel attire les foules aux États-unis

◊ Priez saint Charbel : cliquez ici pour lire et enregistrer la prière → Neuvaine à saint Charbel – Tout à Jésus par Marie

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 MYSTIQUE : La Vie de Saint CHARBEL

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Ne plus prendre de bain

Posté par diaconos le 18 octobre 2018

  J’ai cherché l’Eternel et Il m’a répondu, Il m’a délivré de toutes mes peurs. Ceux qui tournent leurs yeux vers Lui ont le visage rayonnant !    Psaume 34.5-6

J’ai cherché le Seigneur et Il m’a répondu, Il m’a délivré de toutes mes peurs. Ceux qui tournent leurs yeux vers Lui ont le visage rayonnant ! (Psaume 34.5-6)

Un curé nord-américain ayant un grand sens de l’humour, lassé des mille et une excuses que ses paroissiens lui donnaient pour ne pas assister à la messe, publia dans sa feuille paroissiale dix motifs pour justifier de ne pas prendre de bain.

  1. Je ne prend pas de bain parce qu’on m’y a obligé lorsque j’étais enfant.
  2. Les gens qui prennent des bains sont des hypocrites, parce qu’ils pensent qu’ils sont plus propres que les autres.
  3. Il existe tant de marques et de classes de savon que je ne sais pas lequel choisir.
  4. J’ai eu la coutume de prendre un bain, mais, il y a un moment où je l’ai interrompu.
  5. Je prend le bain uniquement en des occasions spéciales , comme Noël ou Pâques.
  6. Aucun de mes amis ne prend de bain.
  7. Je reprendrai un bain lorsque je serai plus vieux ou plus sale.
  8. Je ne puis gaspiller mon temps à prendre un bain.
  9. La salle de bain n’est jamais accommodée au climat : en hiver, elle est trop froide et, en été, elle est trop chaude.
  10. Les gens qui fabriquent les savons ne le font que pour gagner de l’argent. C’est à eux qu’il importe le fait que je prenne un bain ou non.

Vida nueva, Madrid

Source de l’image → au commencement – Centerblog

J’ai cherché Dieu dans les être humains de mon village, puis dans les livres, dans les idées et les symboles. Mais cela ne me donnait ni paix ni amour. Un jour j’ai découvert, dans les écrits des Pères de l’Église, qu’il est possible de rencontrer Dieu, réellement, par la prière. Alors, patiemment, je me suis mis au travail.

Ainsi j’ai progressivement compris que Dieu est proche, qu’Il m’aime, et qu’en me laissant remplir par Son amour, mon cœur s’ouvrait aux autres. J’ai compris que l’amour est la communion, avec Dieu, et avec l’autre, toi. Et que, sans cette communion, le monde n’est que tristesse, ruine, désolation, massacres. Si seulement le monde voulait vivre dans cet amour, il connaîtrait la vie éternelle.

Père Dimitru Staniolae – Église orthodoxe de Roumanie

Voilà, c’est résolu, je veux faire silence pour prier. Mais le silence, ce n’est pas facile à faire. pour y arriver, je peux regarder attentivement une seule chose, je peux aussi fermer les yeux. Si un bruit se fait entendre, je ne bouge pas, je ne tourne pas la tête. Ainsi je devient responsable de mon silence.

Le silence est fragile: mais c’est décidé, je veux faire durer mon silence pour moi et pour les autres. un beau silence en présence de Dieu est déjà une prière. J’accepte de ne rien sentir Seigneur, de ne rien voir, de ne rien entendre, vide de toute idée, de toute image. Dans la nuit, me voici simplement pour te rencontrer sans obstacle : dans le silence de la foi, devant toi, Seigneur.

Le Christ est en mesure de comprendre notre humanité puisqu’il a pris notre condition humaine : il est donc en mesure de comprendre nos souffrances, nos inquiétudes, nos difficultés, nos interrogations. Il est en mesure de comprendre parce qu’il est homme et de nous sauver parce qu’il est Dieu. Voilà pourquoi nous pouvons avoir  en lui une totale confiance et obtenir de lui notre salut.  Lui faire confiance, c’est ouvrir notre cœur à son amour et lui dire : « Fais que j’aime comme tu aimes. »

« Que veux-tu que je fasse pour toi » dit Jésus à l’aveugle qui mendiait sur la route, pas loin de Jéricho (Lc 18, 35-43). Ne craignons pas de dire à Jésus : « Rabbouni, que je voie. » La joie du Christ qui nous aime, c’est cette foi, cette confiance en lui : n’ayons pas peur de la lui dire souvent.  Ne craignons donc pas de lui demander son aide. Cette efficacité de la confiance, nous en faisons régulièrement l’expérience dans notre entourage : vivre une relation de confiance procure beaucoup de force, de joie et développe nos capacités de vivre, d’aimer et d’affronter les difficultés quand elles se présentent.

La bible nous dit que la joie a sa source dans le cœur. Elle est faite de bien-être, de contentement, d’harmonie. Un cœur joyeux rend le visage serein. Le cœur joyeux fait du bien à la santé. (Pr 15,13)  Un cœur joyeux est un bon remède. (Pr 17,22) La joie trouve son origine véritablement en Dieu : « Il y a d’abondantes joies devant sa face » (Ps 16)  Il rend ta bouche joyeuse, et comme l’aigle tu seras toujours jeune. (Ps 103, 5)

La bible nous dit que la joie a sa source dans le cœur. Elle est faite de bien-être, de contentement, d’harmonie. Un cœur joyeux rend le visage serein. Le cœur joyeux fait du bien à la santé. (Pr 15,13)  Un cœur joyeux est un bon remède. (Pr 17,22) La joie trouve son origine véritablement en Dieu : »Il y a d’abondantes joies devant sa face » (Ps 16)  Il rend ta bouche joyeuse, et comme l’aigle tu seras toujours jeune. (Ps 103, 5)

À qui serait-il bon de donner cette semaine un signe de confiance ? Prendre des nouvelles de quelqu’un, le susciter à nouveau, le remettre en route par un mot d’encouragement , une parole qui redonne confiance en soi, cela peut être précieux.

Compléments

◊ Le pardon est un acte de liberté, un acte créateur: clique ici →  Jésus rend libre

◊ L’Espérance est tellement indispensable pour vivre ! Cliquez ici pour lire → Métamorphose

◊  À toi de dessiner → Jeunes talents…(dessins bibliques)

Liens externes

◊ La vérité du Christ rend libre: cliquez ici pour entrer → Les méditations (catholique.org.

 

◊ De Psychologies.com : cliquez ici pour entrer → Renouer avec le silence

◊  Cénacle de Sauges : cliquez ici pour entrer → Le pardon acte recréateur

Jésus est source de vie pour qui lui fait confiance

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La corde à noeuds

Posté par diaconos le 4 octobre 2018

Un vieux rabbin racontait ; chacun de nous est relié à Dieu par un fil. Et lorsque nous commettons une faute, le fil est cassé. Mais lorsque nous regrettons la faute, Dieu fait un nœud au fil. Du coup, le fil est plus court qu’avant. Et le pécheur est un peu plus près de Dieu ! Ainsi, de faute en repentir, de nœud en nœud, nous nous rapprochons de Dieu. Finalement, chacun de nos péchés est l’occasion de raccourcir d’un cran la corde à nœuds et d’arriver plus vite près du cœur de Dieu.

Jean Vernette

Dans les Monastères russes la prière a une prédilection pour le silence, seul dans le silence nous pouvons entendre le susurrement de Celui qui nous guide. Pour prier on utilisait et l’on utilise toujours une corde qui ressemble beaucoup à celle du Rosaire catholique. Elle est formée de nœuds en laine ou bien en cuir, pour précisément ne pas provoquer le moindre bruit. La corde de prière des premiers moines chrétiens, qui vivaient dans l’Egypte du IVème siècle, pouvait même compter 300 nœuds.

Dans les Monastères russes la prière a une prédilection pour le silence, seul dans le silence nous pouvons entendre le susurrement de Celui qui nous guide.
Pour prier on utilisait et l’on utilise toujours une corde qui ressemble beaucoup à celle du Rosaire catholique. Elle est formée de nœuds en laine ou bien en cuir, pour précisément ne pas provoquer le moindre bruit. La corde de prière des premiers moines chrétiens, qui vivaient dans l’Egypte du IVème siècle, pouvait même compter 300 nœuds.

En fin ce compte, chacun de nos péchés est l’occasion pour Dieu de rac­courcir d’un cran la corde à nœuds ; et pour nous d’arriver plus vite près du cœur de Dieu ! C’est le fameux « simul peccator et justus »  de Martin Luther. Même nos péchés peuvent nous rapprocher de Dieu, grâce au pardon.

Source de l’image → Les origines de la prière dans les Monastères de la Russie

Voilà le fil rouge de notre démarche de réconciliation : le pardon offert, dans le sacrement de réconciliation notamment. C’est bien le nœud par lequel Dieu lui-même vient renouer la relation coupée ou abîmée. Et ainsi, il nous rapproche sans cesse davantage de lui.

Supprimons les nœuds  existentiels qui nous empêchent de filer une vie droite.Il s’agit plutôt de laisser Dieu lui-même raccourcir la distance entre lui et tous, en acceptant qu’il nous rabiboche avec lui, comme on disait autrefois d’une couturière qui arrivait à remettre ensemble des tissus séparés.

C’est bien la Nouvelle Alliance annoncée par Jérémie : «  Je pardonnerai leurs fautes, je ne me rappellerai plus leurs péchés ».  Et comment cela se fait-il ? Comment Dieu procède-t-il pour renouer avec nous ? Écoutez Jérémie toujours : « Je mettrai la loi au plus profond d’eux-mêmes ; je l’inscrirai dans leur cœur  (Jr 31, 31-34).

Ici ce n’est plus l’image du fil renoué, mais celle du passage de l’extérieur à l’intérieur. L’amour est  le plus précieux pour intérioriser une conduite qui ne sera pas dangereuse pour les autres. C’est le rôle de l’Esprit Saint de faire passer de l’extérieur à l’intérieur : du texte à la Parole, de la lettre à l’Esprit, de l’obligation au don gratuit … Depuis notre Baptême et notre Confirmation, nous n’avons plus besoin qu’une loi extérieure nous dise ce qu’il faut faire : « Ils n’auront plus besoin d’instruire chacun son compagnon. Car tous me connaîtront, des plus petits jusqu’aux plus grands ». (Jn, 31) L’Esprit Saint est répandu en chacun pour discerner le bien du mal. Il parle à travers la conscience de toute personne de bonne volonté lorsqu’elle écoute cette voix intérieure lui souffler : « Fais ceci, évite cela ». Il inspire nos décisions pour qu’elles ne soient plus prises sous la contrainte mais par amour. Depuis la Nouvelle Alliance scellée dans le sang du Christ, il jaillit en chacun de nous une source de liberté qui inspire nos actes et nos pensées de l’intérieur, du plus profond.

Cette loi nouvelle, inscrite dans nos cœurs, nous fait vivre sous le signe du pardon. L’ancienne loi, extérieure, ne pouvait déboucher que sur la désobéissance, la fraude, l’hypocrisie, le « pas vu, le pas pris » ou au contraire sur le rigorisme sévère des intégristes de la loi.

La nouvelle loi vient de Dieu au plus intime de nous-mêmes. Nous ne pouvons la renier sans nous renier nous-mêmes. Voilà pourquoi il est plus facile de vivre sous le régime de la grâce que de la loi, car l’une vient de l’intérieur,  de Dieu en nous ; l’autre vient de l’extérieur, de Dieu hors de nous.

Toute sa vie, Jésus a combattu ceux qui enfermaient la relation à Dieu dans des rites extérieurs : sacrifices d’animaux, obsession de la pureté du corps, hypocrisie pharisienne… Ne faudrait-il pas, dans le même esprit, combattre aujourd’hui les personnes qui voudraient enfermer l’Église dans une position extérieure au monde, jugeant de haut et condamnant ce qui va contre sa loi ? L’Alliance Nouvelle jaillit du cœur de l’homme, pas de la contrainte.

Le signe de cette Alliance Nouvelle annoncée par Jérémie, c’est le pardon : le fil sans cesse renoué de notre relation à Dieu et aux autres. Le sang du Christ est le sceau de cette Alliance Nouvelle et éternelle, ce sang versé pour nous et pour la multitude en rémission des péchés » (prière eucharistique).

Alors, pour préparer votre confession, revisitez les liens qui vous unissent à Dieu et à vos frères. Comme la corde du rabbin, ces liens sont par endroit coupés, ou distendus, ou disparus… Laissez Dieu renouer avec vous. Approchez-vous de son pardon. Laissez-vous aimer.

 Note

Tchotki est le nom que les Slaves donnent à la corde à nœuds utilisée pour dire la prière. Nous tenons le tchotki dans la main gauche pour dire la prière. Si vous travaillez, vous l’enroulez autour de votre poignet.  Les diacres, les prêtres et les évêques qui sont aussi des moines les portent quand ils officient dans les services de l’Église et pendant la Liturgie. Quand une personne est tonsurée et vêtue en l’état monastique, le tchotki est parmi les divers articles de vêtements et insignes mis sur le nouveau moine ou la nouvelle moniale à la cérémonie d’habillement.

Compléments

◊ L’amour est  le plus précieux pour intérioriser une conduite : clique ici →  Honore ton père et ta mère

◊ Le pardon est un acte de liberté, un acte créateur: clique ici →  Jésus rend libre

Liens externes

◊ Pardonner pour Guérir – guérir pour pardonner : clique ici →  Le pardon acte recréateur

◊ Réconciliation : clique ici → Croire – Questions de vie, questions de foi

Le premier acte de pardon de l’histoire

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Jean et les synoptiques

Posté par diaconos le 13 septembre 2018

L’Évangile selon Jean (en grec Τὸ κατὰ Ἰωάννην εὐαγγέλιον, To kata Iōánnēn euangélion) est le dernier des quatre Évangiles canoniques du Nouveau Testament. La tradition chrétienne l'a attribué à l'un des disciples de Jésus, l'apôtre Jean, fils de Zébédée. Cette hypothèse est aujourd'hui rejetée par la plupart des historiens, qui voient dans ce texte l'œuvre d'une « communauté johannique », à la fin du Ier siècle, dont la proximité avec les événements décrits fait débat. Ce texte se démarque des trois autres évangiles canoniques, dits « synoptiques », par sa composition, son style poétique, sa théologie, et probablement par ses sources2. Dans la doctrine trinitaire, l’Évangile selon Jean est le plus important en matière de christologie, car il énonce implicitement la divinité de Jésus dont il fait le « Logos » incarnén 1.

L’Évangile selon Jean est le dernier des quatre Évangiles canoniques du Nouveau Testament. La tradition chrétienne l’a attribué à l’un des disciples de Jésus, l’apôtre Jean, fils de Zébédée. Cette hypothèse est aujourd’hui rejetée par la plupart des historiens, qui voient dans ce texte l’œuvre d’une communauté johannique, à la fin du Ier siècle, dont la proximité avec les événements décrits fait débat. Ce texte se démarque des trois autres évangiles canoniques, dits « synoptiques », par sa composition, son style poétique, sa théologie, et probablement par ses sources2. Dans la doctrine trinitaire, l’Évangile selon Jean est le plus important en matière de christologie, car il énonce implicitement la divinité de Jésus dont il fait le logos incarnén.

Les points communs avec les synoptiques sont le même genre littéraire, et quelques unités narratives communes : au début, on y trouve cinq récits apparaissant également chez les synoptiques : la purification du Temple (Jn 2, 13-22), la guérison d’un fonctionnaire royal (Jn 4,46-54), le miracle des pains ( Jn 6, 1-13), la marche sur la mer (Jn 6,16-21) et l’onction de Béthanie (Jn 12,1-8).

Les logos communs dont les plus clairs en parallèle dans les synoptiques  sont 1,27 ; 33,51 ; 2;19 ; 3,35 ; 4,44 ; 12,25 et 15,20. L’histoire de la passion a la même structure littéraire narrative que celle rencontrée chez les synoptiques comportant des épisodes communs : 13,21-30 et 36-38.

Cependant nous rencontrons des différences essentielles. le plan de l’évangile de Jean se caractérise par une autre conception géographique et chronologique que celui rencontré dans Marc et de Luc et est à la base de ceux de Matthieu et de Luc.

Son évangile contient un nombre appréciable de récits n’ayant pas d’équivalent chez les synoptiques ; les récits des miracles sont présentés comme des signes. Les récits propres  Jean : Cana (2,1-11,2) ; Nicodème (3, 1-21) ; la Samaritaine (4, 1-42) ; le paralytique à la piscine de Béthesda (5) ; Jésus et ses frères ( 7, 1-10) ; l’aveugle de naissance (9) ; la résurrection de Lazare (11) ; Jésus et les grecs (12,20-23) ; le lavement des pieds (13,4-11) ; le cycle pascal (20) avec la course au tombeau, l’apparition à Marie de Magdala et l’épisode de Thomas.

Dans l’évangile de Jean, Jésus tient de longs discours se caractérisant par une grande unité dans leur contenu. Le thème récurrent est le suivant : Jésus est l’envoyé du Père, celui qui croit en lui a la vie éternelle. Tous les thèmes abordés se concentrent sur la révélation de la gloire du Christ.

Le prologue de son évangile se distingue du corps de l’écrit qu’il introduit sans en faire partie. l’épilogue (20,30-31 est un ajout. Le corps de son évangile (1, 19-20, 31) comprend deux parties (1, 19-12, 50) dépeignant la révélation du Christ dans le monde et 13, 1-20,31 évoquant la révélation du Christ devanrt les siens.

Dans la première partie, l’intrigue est thématique : il s’agit pour Jean de montrer à travers une succession d’épisodes comment la révélation christologique s’offre au monde et appelle à la foi . Il montre aussi quelle variété de réponses elle suscite. le plan de la deuxième partie est assez facile à faire : Le dernier repas (cadre du lavement des pieds (13, 1-20), fde l’annonce de la trahison de Judas (13, 21-30) ; des deux discours d’adieu (13 31-14, 31) ; (15 et 16) ainsi que celui de la prière sacerdotale (17). Cette séquence s’interroge sur l’avenir possible de la révélation.

Pour ce qui est de l’Église ancienne, il fallut attendre la fin du deuxième siècle pour découvrir les premières citations indiscutables de Jean par Théophile d’Antioche qui fut, au deuxième siècle, le septième évêquede l’Église d’Antioche. et Irénée de Lyon,   deuxième évêque de cette ville entre 177 et 202, dont nous avons des traces les plus anciennes des écrits.

Sous sa forme canonique, l’évangile de Jean n’est pas un texte d’un seul tenant ; il est le résultat d’un processus long et complexe. Il semble ne pas avoir été composé en une seule fois, mais avoir fait l’objet de plusieurs rédactions. L’école johannique semble avoir complété une version originale de l’Évangile de Jean en l’élargissant par l’ajout de petits ensembles typiquement johanniques.

L’évangile dans son ensemble est l’œuvre d’un seul auteur. La même langue domine de part et d’autre ce récit et c’est le même auteur qui a retravaillé  plusieurs reprises le texte initial. Ce modèle tombe sous le coup d’une double critique : l’unité de style ne renvoie pas nécessairement à une individualité, mais peut fort bien être le signe distinctif d’une école par exemple. De plus, il est difficile d’admettre qu’un auteur retouchant son œuvre aboutisse à créer des tentions tant au niveau littéraire qu’au niveau théologique.

Pour composer son évangile, Jean a disposé d(un récit de la passion, d’un ensemble de récits de miracles et de logia qu’il a notamment retravaillé dans ses grands discours. Ensuite son œuvre a été reprise, élargie et approfondie par l’école johannique.

Au sujet de la relation de Jean avec les synoptiques, deux thèses s’affrontent :

1° La thèse de dépendance littéraire : Jean a connu un ou plusieurs des évangiles synoptiques  et les a utilisés comme source.

2°  La thèse de l’indépendance littéraire de Jean par rapport aux synoptiques . Elle postule que Jean ne connut, ni n’utilisa pas les synoptiques sous leur  forme littéraire, mais qu’il s’est nourri d’un fond de traditions communes aussi bien au milieu pré-johannique que pré-synoptique.

La recherche récente admet que Jean élabora son évangile à partir de matériaux traditionnels qui circulèrent dans son milieu en s’appuyant sur sa propre conception théologique. Connus ou inconnus les évangiles synoptiques ne pesèrent ni sur le choix des transitions mises en récit, ni sur la conception théologique globale.

Complément

◊ Christologie de la filiation divine →  De la préexistence à la filiation divine

Liens externes

◊ Aucun des quatre évangiles ne rapporte telles quelles les paroles de Jésus →  L’évangile de Jean : une  traduction des synoptiques ? 

◊ Gros plan sur l’évangile de Jean → L’évangile de Jean : un évangile énigmatique

La foi prise au mot

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