Développement de la christologie néotestamentaire

Posté par diaconos le 9 septembre 2018

Retour glorieux du Christ sur terre, à la fin des temps. Le Seigneur Jésus ne viendra vite que si nous l'attendons beaucoup. C'est une accumulation de désirs qui doit faire éclater la Parousie (...). Hélas, la hâte un peu enfantine, jointe à l'erreur de perspective, qui avaient fait croire la première génération chrétienne à un retour imminent du Christ, nous ont laissés déçus, et rendus méfiants. Les résistances du Monde au Bien sont venues déconcerter notre foi au Règne de Dieu (Teilhard de Ch., Milieu divin, 1955, p.197). − P. anal. Le mouvement révolutionnaire, à la fin du XIXesiècle et au début du XXe, a vécu comme les premiers chrétiens, dans l'attente de la fin du monde et de la parousie du Christ prolétarien

La parousie est le retour glorieux du Christ sur terre, à la fin des temps. Les résistances du Monde au Bien sont venues déconcerter notre foi au Règne de Dieu.

La christologie explicite commence avec  Pâques. Le mouvement de réflexion sur le mystère du Christ est un mouvement d’une christologie d’en bas vers une christologie d’en haut. La première christologie fut palestinienne (la parousie : Marana  tha) ; elle alliait la glorification du Christ dans s résurrection à son retour eschatologique dans la parousie (Historique de la fin des temps dans la théologie chrétienne).

Dans la foi christologique  des apôtres le « pas encore » eschatologique de la parousie ne fut jamais séparé du « déjà » de la résurrection. Le déjà de la résurrection est la promesse du pas encore. Il n’y eut jamais eu un stade primitif  dans lequel une communauté chrétienne aurait nourri une attente de parousie sans une idée d’exaltation.  Il n’y eut jamais de christologie du Ressuscité qui n »eut attendu son retour futur dans la parousie.

La communauté primitive allia le déjà au pas encore. Il n’y eut jamais de foi à une parousie de Jésus sans exaltation. IL est possible de tirer de nos documents actuels une image assez exacte de la christologie du Kérygme apostolique primitif (contenu essentiel de la foi en Jésus Christ annoncée et transmise aux non-croyants par les premiers chrétiens)

♦ Source de l’image → Parousie — Wikipédia

Nous trouvons le kérygme apostolique primitif dans les discours de Pierre et de Paul, dans les actes des apôtres ( 1 Co 15, 3- ; Rm 1, 3-4 ; 1 Tm 3, 16 ; Ga 1, 3-5 ; Rm 2, 16). Le mystère pascal de la mort et de la résurrection de Jésus constitue le noyau du Kérygme primitif. L’essentiel du contenu est la résurrection de Jésus qui l’élève à l’état eschatologique  et son exaltation en tant que Seigneur.

Le kérygme le plus ancien s’adressa aux juifs ; il fit allusion à la foi  et à l’attente messianique d’Israël. Une étude des discours apostoliques de Pierre et de Paul résume le contenu du kérygme primitif (Ac 2, 14-39)  : c e texte contient les affirmations les plus fondamentales du kérygme christologique primitif. L’analyse de son contenu nous indique les principales caractéristiques de la christologie du kérygme primitif.

Ce kérygme est une christologie pascale centrée sur la résurrection  et la glorification de Jésus par son Père des cieux. Son exaltation est une action de Dieu en notre faveur. Le noyau du message chrétien est le fait qu’avec l’évènement pascal , Dieu porta son action salvatrice à un point culminant et tout ce qui  vint par la suite dépendit de cet évènement.

La résurrection du Christ fut l’inauguration d’une condition entièrement nouvelle : il entra dans la fin des temps et dans l’univers divin. La foi chrétienne est la foi en Jésus en tant que rendu parfait par Dieu. Tout ce qui se passa durant la vie terrestre de Jésus fut absorbé par sa condition de « Ressuscité » et reçoit en elle sa véritable signification. Le ressuscité est celui qui a été crucifié ( Mc 16, 6).

Jésus a été désigné par Dieu comme étant juge des vivants et des morts. C’est Jésus ressuscité qui sauve. L’évènement pascal n’efface pas ce qui le précéda.  Selon le kérygme primitif, Pâques est l’action de Dieu en Jésus, pour nous. Jésus s’identifia de préférence ave le serviteur souffrant. La christologie implicite du kérygme primitif avait ses racines dans la christologie implicite de Jésus sur lui-même.

Jésus est notre médiateur (1 Tm 2, 5), il est le chemin et Dieu demeure le but et le terme (Jn 14,6). La christologie primitive est incontestablement fonctionnelle : Le Christ est pour nous ! Chaque évangéliste eut sa manière propre d’aborder le mystère de la personnalité du Christ. Le prologue de l’évangile de Jean est au sommet de la christologie néo)testamentaire.

Complément

◊ Qui est Jésus ? →  Jésus, visage divin de l’homme

Liens externes

◊ Annonce de la Bonne-Nouvelle →  Le Kérygme dans les Actes des Apôtres

◊  Retour du Seigneur en grâce →  Parousie et épiphanie

Qu’est que la parousie ?

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La raison de la joie pascale

Posté par diaconos le 7 septembre 2018

Jésus est vivant, il est mort à la croix du calvaire pour nos fautes, pour nos péchés, mais la mort n’a pas pu le retenir. « Dieu l’a ressuscité, en le délivrant des liens de la mort, parce qu’il n’était pas possible qu’il fût retenu par elle. » Actes 2:24 Jésus veut te donner cette vie, cette vie qui dure éternellement c’est à dire la vie éternelle.

Jésus est vivant, il est mort à la croix du calvaire pour nos fautes, pour nos péchés, mais la mort n’a pas pu le retenir. « Dieu l’a ressuscité, en le délivrant des liens de la mort, parce qu’il n’était pas possible qu’il fût retenu par elle. » (Ac.  2, 24) Jésus veut te donner cette vie, cette vie qui dure éternellement c’est à dire la vie éternelle.

L’avoir malmené, torturé, meurtri et ensuite abandonné à son triste sort sur la croix, l’avoir entendu pousser un cri de désespoir, de révolte vers son Père : « Pourquoi m’as-tu abandonné ? « Et quelques jours olus tard avoir entendu des témoins oculaires dire : « Nous l’avons vu, il nous a parlé, il est venu parmi nous. Il est vivant. Nous réalisons qu’il est bien le Messie, le Christ. »

La résurrection nous donne l’espoir que quelque chose nous attend. Pâques c’est la fête de l »aven ir. L’image de la pierre roulée devant le tombeau, c’est une source formidable d’espérance et d’engagement. La résurrection du Christ a engendré des témoins , elle transforme les relations entre Dieu et les hommes. L’évènement est de portée universelle et suscite des croyants. Le Crucifi est vivant dans la gloire du Père.

En ressuscitant Jésus, Dieu a confirmé sa vie et la réalisation de ses promesses. Dans les communautés chrétiennes comment fait-on aujourd’hui l’expérience de Jésus, le Christ, ressuscité ? On le fait par la compréhension des Écritures, par la fraction du pain.

Le Seigneur ressuscité nous fait comprendre que nous ne pouvons l’atteindre que dans la foi. Le péché est le symbole du travail que l’Église doit accomplir. Si Jésus n’était pas ressuscité, il y aurait bien longtemps que l’Église n’existerait plus !

Une petite voix intérieure nous dit qu’il y a une espérance. La vie, la mort et la résurrection de Jésus tiennent ensemble. Le Royaume de Dieu, c’est déjà maintenant. Il existe vraiment une dimension personnelle dans le pardon. Dieu n’est pas celui qui nous domine, il est celui qui nous attend.

Compléments

◊ Jésus le vivant → L’expérience pascale

◊ ‘Il est ressuscité d’entre les morts → Pâques, le Christ est vraiment ressuscité

◊ La vie a vaincu la mort →  Pâques : Le Christ est ressuscité. Alléluia ! Alléluia !

◊ Il vit et il crut →  Pâques : il faut dépasser le « voir » pour « croire »

◊  Le Christ est vraiment ressuscité. Le croyons-nous ?  → Au matin de Pâques, le tombeau du Christ est vide. (Jn 20, 1)

Liens externes

◊  Abbaye Notre Dame de Tamié →  La joie pascale comme fruit de l’espérance — Abbaye de Tamié

◊ La résurrection nous donne l’espoir que quelque chose nous attend →  La vie après la mort : Il y a de l’espoir – Jésus Christ

La résurrection de Jésus nous donne foi et espoir

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Témoignage de Jésus sur lui-même

Posté par diaconos le 27 août 2018

Quel témoignage Jésus a-t-il porté historiquement sur lui-même ?

Cette expression est souvent associée à la précarité l'homme, sa fragilité, sa petitesse devant Dieu. Mais elle est aussi mise en lien avec le projet de Dieu: ce petit homme, ce "terreux", Dieu en fait le maître de la création et le comble de ses dons. Le psalmiste peut alors s'écrier, ébahi: "Qu'est-ce que l'homme pour que tu te souviennes de lui, le fils d'homme pour que tu en aies souci ?" (Psaume 8, 5).

Cette expression est souvent associée à la précarité l’homme, sa fragilité, sa petitesse devant Dieu. Mais elle est aussi mise en lien avec le projet de Dieu: ce petit homme, ce « terreux », Dieu en fait le maître de la création et le comble de ses dons. Le psalmiste peut alors s’écrier, ébahi: « Qu’est-ce que l’homme pour que tu te souviennes de lui, le fils d’homme pour que tu en aies souci ? » (Psaume 8, 5).

Pour aborder cette question, les exégètes considérèrent les textes dans une démarche traitant les textes dits historiques à la manière des historiens, d’où l’élimination des textes relatifs à la foi pascale. Dès lors, ils présentèrent des traits psychologiques divers de Jésus conduisant à l’élaboration d’une biographie du Christ. Cette manière d’aborder la question de la conscience de Jésus sur lui-même conduisit à des résultats décevants.

Pour obtenir un meilleur résultat, il fallait reconnaître que les évangiles étaient des confessions de foi et les traiter comme telles, mais ils oublièrent qu’ils ne sont pas privé de valeur historique.

Hypothèses de recherche

  • Devaient-ils revenir à l’aspect dogmatique issu des confessions de foi et de faire équivaloir ce qui était dit du Christ ainsi que du contenu de la conscience que Jésus eut de lui-même ?
  • Devaient-ils, malgré les obstacles, rassembler des indices nous conduisant au témoignage que Jésus porta sur lui-même ? Ce qui signifie découvrir dans les documents évangéliques le témoignage que porta Jésus sur lui-même.

La première hypothèse élimine la tension entre Christ ressuscité et Christ avant l’évènement pascal. Cette tension apparaît dans sa parole, dans ses actes et dans sa personnalité.

La deuxième hypothèse présente deux voies à suivre. La première , c’est de faire l’inventaire des titres ou  qualités très utilisés par Jésus pour se désigner. La seconde, c’est de mettre en lumière la conscience de soi émanant de son autorité et de sa liberté.

La première voie eut les faveurs des exégètes et des théologiens : parmi les titres et qualités que Jésus se serait appliqué à lui-même, on releva quatre titres évangéliques fondamentaux : Messie, Fils de Dieu, Fils de l’homme et serviteur. Chacun de ces titres peut donner naissance à une Christologie originale.

Le Christ s’est-il identifié à l’une de ces figures ? Pour répondre à cette question, il convient  d’étudier chacun de ces titres.

  1.  Messie : Jésus ne s’est pas déclaré lui-même « Messie ». La communauté primitive s’inquiéta  du silence de Jésus à ce sujet. Le procédé littéraire de Marc répond à cette inquiétude. Jésus n’ignorait pas sa dignité messianique ; elle avait été confessée par Pierre à Césarée et il le fit aussi devant le Sanhédrin . Jésus avait imposé à ses disciples le silence sur cette question car il n’était pas le messie tel que le peuple l’envisageait.
  2. Fils de Dieu : Ce titre soulève des difficultés semblables. Jésus ne se désigna jamais « Fils de Dieu »
  3. Fils de l’homme : ce titre dérive de l’Ancien Testament ; il fut peu usité par la communauté primitive.  Les théologiens de l’Église à ses débuts, en ignorèrent la portée : Fils de l’homme est ici un titre de majesté et de gloire.
  4. Jésus serviteur : à l’origine de ce titre une série de chants dits  » Chants du serviteur de Yahvé » et en particulier le quatrième (Is 52, 13-53, 12). La communauté primitive a vu dans ce texte une annonce et une interprétation de la passion et de la mort de Jésus. Ici aussi, Jésus n’a jamais déclaré « être ce serviteur ».

Des indices littéraires permettent de dire que Jésus a compris sa mission à la lumière de ces textes (Mc 9,12 ; 10, 15 ; 14, 8 ; 14 24 ; Lc 23, 34…) Finalement, pour aborder la la question de la conscience que Jésus avait de lui-même, nous devons prendre en considération la deuxième  voie. Cette voie a au moins l’avantage d’avoir une garantie historique :

  1. Jésus commente lui^-même ses paraboles
  2. La conscience de Jésus sur lui-même est à rechercher dans sa personnalité libre.

Compléments

◊ Témoignage de foi → Dieu l’a fait Seigneur et Christ

◊ En chemin vers le messie → On dit Jésus Messie mais…

Liens externes

◊ Commission théologique,internationale → La conscience que Jésus avait de lui-même et de sa mission

Preuves de l’existence historique de Jésus

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On dit Jésus Messie mais…

Posté par diaconos le 26 août 2018

Le mot « Christ » est parfois compris aujourd’hui comme le nom de famille de Jésus. Nom : Christ ; prénom : Jésus. Or, en grec, « Christ » signifie « oint » c’est-à-dire Messie. Christ se réfère donc dans la Bible à une fonction ou à un titre. Jésus s’est-il affirmé lui-même comme le Messie d’Israël et en quel sens ? Pourquoi les disciples ont-ils privilégié ce titre pour se référer à lui ? Ces questions divisent les spécialistes

Le mot « Christ » est parfois compris aujourd’hui comme le nom de famille de Jésus. Nom : Christ ; prénom : Jésus. Or, en grec, « Christ » signifie « oint » c’est-à-dire Messie. Christ se réfère donc dans la Bible à une fonction ou à un titre. Jésus s’est-il affirmé lui-même comme le Messie d’Israël et en quel sens ? Pourquoi les disciples ont-ils privilégié ce titre pour se référer à lui ? Ces questions divisent les spécialistes.

La parole de Jésus revêt une forme messianique. L’espérance populaire était liée à des visons rationalistes. Cette notion de messie avait comme base des arrière-pensées nationalistes. Jésus refusa le rôle de messie. Les tentations exprimèrent l’ambivalence de la situation religieuse et politique de Jésus : il n’&tait pas l’Envoyé attendu pour arracher Israël à son esclavage politique.

Du point de vue chrétien, la fin des temps est déjà commencée. Nous nous trouvons dans un processus d’humanisation. Jésus paraît, d’après ,le témoignage par ses contemporains, avoir laissé ses auditeurs sur leur faim : ils n’arrivèrent pas à une certitude à son sujet.

Sa Parole et son action invitent à accueillir dans le présent le règne de Dieu.Les efforts d’identification l’origine de son attitude restent  des hypothèses.

  • Les chefs religieux pressèrent Jésus de dire lui-même ce qu’il juge être à, l’origine de son comportement. Ils lui posèrent la question suivante :  » Jusqu’à quand vas-tu non tenir en suspens  et si tu es le Messie, dis-le nous ouvertement ? » (Jn 10, 24)

Pour les contemporains de Jésus, il manque un élément : quel jugement Jésus porte-t-il sur lui-même ?

 ♦ Source de l’image → Église catholique. Diocèse (Dijon)

Quelle conscience Jésus a-t-il de lui-même ?

Cette question a été l’objet de nombreux débats en Christologie sous le titre : « La conscience messianique de Jésus » En posant la question plus simplement, nous pourrions dire : « Que pensait Jésus de lui-même ? »

Le caractère littéraire des documents évangéliques rend cette question très délicate à traiter, car les évangiles sont des confessions de foi issues de l’expérience pascale de la communauté.  La reconnaissance du Messie sur le fondement de la résurrection, et les souvenirs de l’attitude et de l’action de Jésus  sont entremêlés.

La communauté a explicité des paroles de Jésus en vertu de son expérience pascale. Le jugement des contemporains est attesté de façon certaine ; il n’entre pas dans la confession de foi d’après la résurrection car pour eux, il n’y avait aucune raison d’unifier l’histoire d’avant Pâques et la confession de foi post-pascale.

Pour les évangélistes, Jésus représente le « Christ pascal « , le Ressuscité et pour ses contemporains, il est un homme libre doué d’une autorité à vocation prophétique. Et finalement, il faut renoncer à élucider clairement son identité.

Alors, qu’est-il vraiment ?

D’une part, une décision pour la foi fondée sur l’expérience pascale et d’autre part, une attirance provoquée par sa parole, liée à une indécision sur sa personnalité et sa mission. Pour parvenir à quelques éléments de réponse à la question « Que pensait Jésus de lui-même ? » Il faudrait que nous puissions séparer confession de foi pascale et témoignage historique de Jésus sur lui-même.

Cette démarche fut un des éléments majeurs de la recherche exégétique et théologique. Les théologiens protestants et catholiques eurent de sérieuses divergences de sens à donner aux formulations conciliaires surtout avant l’expression du dogme.

Ainsi, chez les catholiques, les décidions conciliaires majeures sont des règles d’interprétation de l’Écriture ; par contre, chez les protestants, elle sont des témoignages de la foi de l’Église, ne déterminant pas l’interprétation de l’Écriture de façon irrécusable.

Cette différence d’approcher les documents conciliaires conduisit à des comportements différents vis à vis de la vision que le Christ eut de lui-même. Ainsi, chez les catholiques, le dogme faisait foi et on ne se posa pas la question : « Quelle conscience le christ eut de lui-même ? »

Les théologiens catholiques n’imaginèrent pas qu’il puisse exister une grande différence entre la conscience que le Christ avait de lui avant l’évènement pascal et du Christ après cet évènement.

Complément

◊ Témoignage de foi →  Dieu l’a fait Seigneur et Christ

Liens externes

◊ Vidéo :  Jésus est-il bien le Messie ? – KTO

◊  À toi de voir → Prophéties sur le Messie: Jésus est-il le sauveur ? 

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