Nul n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme

Posté par diaconos le 8 avril 2018

La question centrale était pour le jeune homme riche : Que dois-je faire pour avoir la vie éternelle ? Et pour Nicodème : Comment faire pour voir le Royaume de Dieu ? Pour réponse, Jésus va amener Nicodème du connaître à naître.

La question centrale fut pour le jeune homme riche : Que dois-je faire pour avoir la vie éternelle ? Et pour Nicodème : Comment faire pour voir le Royaume de Dieu ? Pour réponse, Jésus amena Nicodème du connaître à naître.

01 Il y avait un homme, un pharisien nommé Nicodème ; c’était un notable parmi les Juifs. 02 Il vint trouver Jésus pendant la nuit. Il lui dit : « Rabbi, nous le savons, c’est de la part de Dieu que tu es venu comme un maître qui enseigne, car personne ne peut accomplir les signes que toi, tu accomplis, si Dieu n’est pas avec lui. » 03 Jésus lui répondit : « Amen, amen, je te le dis : à moins de naître d’en haut, on ne peut voir le royaume de Dieu. » 04 Nicodème lui répliqua : « Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ? Peut-il entrer une deuxième fois dans le sein de sa mère et renaître ? » 05 Jésus répondit : « Amen, amen, je te le dis : personne, à moins de naître de l’eau et de l’Esprit, ne peut entrer dans le royaume de Dieu. 06 Ce qui est né de la chair est chair ; ce qui est né de l’Esprit est esprit. 07 Ne sois pas étonné si je t’ai dit : il vous faut naître d’en haut. 08 Le vent souffle où il veut : tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va. Il en est ainsi pour qui est né du souffle de l’Esprit. » 09 Nicodème reprit : « Comment cela peut-il se faire ? » 10 Jésus lui répondit : « Tu es un maître qui enseigne Israël et tu ne connais pas ces choses-là ?11 Amen, amen, je te le dis : nous parlons de ce que nous savons, nous témoignons de ce que nous avons vu, et vous ne recevez pas notre témoignage. 12 Si vous ne croyez pas lorsque je vous parle des choses de la terre, comment croirez-vous quand je vous parlerai des choses du ciel ? 13 Car nul n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme. 14 De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, 15 afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle. 16 Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. 17 Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. 18 Celui qui croit en lui échappe au Jugement ; celui qui ne croit pas est déjà jugé, du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. 19 Et le Jugement, le voici : la lumière est venue dans le monde, et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises. 20 Celui qui fait le mal déteste la lumière : il ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dénoncées ; 21 mais celui qui fait la vérité vient à la lumière, pour qu’il soit manifeste que ses œuvres ont été accomplies en union avec Dieu. »

Source de l’image → Kt42 : rencontre de Nicodème avec Jésus (Jn 3,2)

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Nicodème fut un membre du sanhédrin, conseil suprême de la nation, et un membre du parti des pharisiens. Un jour, il vint trouver Jésus la nuit car il était  un homme timide. Malgré l’hostilité croissante du sanhédrin, il sut, plus tard,  prendre la défense de Jésus : « Nicodème, l’un d’entre eux, celui qui était allé précédemment trouver Jésus, leur dit :  « Notre Loi permet-elle de juger un homme sans l’entendre d’abord pour savoir ce qu’il a fait ?  » (Jn 7, 50) 

Quand Jésus fut en danger, il ne craignit plus de se déclarer ouvertement en faveur de Lui en qui il reconnut son Sauveur : « Nicodème,  celui qui, au début, était venu trouver Jésus pendant la nuit, vint lui aussi ; il apportait un mélange de myrrhe et d’aloès pesant environ cent livres. » ( Jn 10, 39) Jésus répondit aux pensées que Nicodème n’avait pas encore eu le temps d’exprimer, et qui avaient trait au royaume de Dieu. 

C’était le grand sujet qui préoccupait tout Israélite pieux. Nicodème attendait un royaume extérieur, mais Jésus lui présenta un royaume invisible, dans lequel on entre par une transformation morale. Il ne s’agissait plus de faire, mais d’être, et avant d’être, il fallait naître. Ainsi Jésus répondit aux préoccupations intimes de Nicodème.

Nicodème lui dit : Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ? Peut-il rentrer dans le sein de sa mère et naître ? Jésus lui répondit : « Si quelqu’un ne naît d’eau et d’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. » ( Jn 3,5) Par cette réponse, Jésus éleva la pensée de Nicodème bien au-dessus du matérialisme qui inspira sa question, il lui indiqua les moyens par lesquels pourrait s’accomplir la naissance spirituelle dont il lui parla.

Nicodème comprit que l’eau, employée dans toutes les purifications rituelles en usage chez les Juifs, sera le signe et le sceau de la repentance. Jésus dit encore à Nicodème de ne pas s’étonner de ce qu’il lui avait dit : « Il te faut naître d’en haut. » (Jn 3,7)  Nicodème dit : « Comment cela peut-il se faire ? »  En sa qualité de membre du sanhédrin, Nicodème aurait dû comprendre,  par les Écritures, les vérités religieuses que Jésus lui enseigna.

Jésus insista, et il voulut faire sentir à Nicodème qu’il y eut en lui et dans ses collègues du sanhédrin de l’ignorance et de l’incrédulité. Jésus s’efforça d’initier Nicodème aux choses célestes que lui seul pouvait révéler (v 13).

Pour faire comprendre à Nicodème le mystère de son œuvre rédemptrice, Jésus emprunta à l’Ancien Testament le symbole bien connu de son interlocuteur ; et, se l’appliquant à lui-même, il en fit une prédiction très claire de sa mort : Le peuple d’Israël ayant murmuré contre Dieu, fût châtié par le fléau terrible de serpents brûlants qui causèrent la mort d’un grand nombre des coupables. Alors le peuple repentant, confessant son péché vint vers Moïse, le suppliant d’intercéder pour lui.

Complément

◊ La croix de Jésus est le signe du salut →  Tous ceux qui auront été mordus, lorsqu’ils regardent le serpent, alors ils vivront !

Liens externes

◊ Jésus et Nicodème → LA RENCONTRE DE NUIT

◊ Communauté du  Cénacle de Sauges → ENTRETIEN DE JÉSUS AVEC NICODÈME

Comment faire pour être dans la bonne voie ?

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Vendredi Saint : C’est à cause de nos fautes qu’il a été broyé

Posté par diaconos le 27 mars 2018

Lecture du livre du prophète Isaïe au chapitre cinquante-deux

 La Croce, vertice luminoso dell’amore di Dio che ci custodisce. Chiamati ad essere anche noi custodi per amore.


La Croce, vertice luminoso dell’amore di Dio che ci custodisce. Chiamati ad essere anche noi custodi per amore. La croix est lz sommet lumineux de l’amour de Dieu qui nous garde.

Mon serviteur réussira, dit le Seigneur ; il montera, il s’élèvera, il sera exalté ! La multitude avait été consternée en le voyant, car il était si défiguré qu’il ne ressemblait plus à un homme ; il n’avait plus l’apparence d’un fils d’homme. Il étonnera de même une multitude de nations ; devant lui les rois resteront bouche bée, car ils verront ce que, jamais, on ne leur avait dit, ils découvriront ce dont ils n’avaient jamais entendu parler.

Qui aurait cru ce que nous avons entendu ? Le bras puissant du Seigneur, à qui s’est-il révélé ? Devant lui, le serviteur a poussé comme une plante chétive, une racine dans une terre aride ; il était sans apparence ni beauté qui attire nos regards, son aspect n’avait rien pour nous plaire. Méprisé, abandonné des hommes, homme de douleurs, familier de la souffrance, il était pareil à celui devant qui on se voile la face ; et nous l’avons méprisé, compté pour rien.

En fait, c’étaient nos souffrances qu’il portait, nos douleurs dont il était chargé. Et nous, nous pensions qu’il était frappé, Or, c’est à cause de nos révoltes qu’il a été transpercé, à cause de nos fautes qu’il a été broyé. Le châtiment qui nous donne la paix a pesé sur lui : par ses blessures, nous sommes guéris. Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait son propre chemin. Mais le Seigneur a fait retomber sur lui nos fautes à nous tous.

Maltraité, il s’humilie, il n’ouvre pas la bouche : comme un agneau conduit à l’abattoir, comme une brebis muette devant les tondeurs, il n’ouvre pas la bouche. Arrêté, puis jugé, il a été supprimé. Qui donc s’est inquiété de son sort ? Il a été retranché de la terre des vivants, frappé à mort pour les révoltes de son peuple. On a placé sa tombe avec les méchants, son tombeau avec les riches ; et pourtant il n’avait pas commis de violence, on ne trouvait pas de tromperie dans sa bouche. Broyé par la souffrance, il a plu au Seigneur. S’il remet sa vie en sacrifice de réparation, il verra une descendance, il prolongera ses jours : par lui, ce qui plaît au Seigneur réussira.

Par suite de ses tourments, il verra la lumière, la connaissance le comblera. Le juste, mon serviteur, justifiera les multitudes, il se chargera de leurs fautes. C’est pourquoi, parmi les grands, je lui donnerai sa part, avec les puissants il partagera le butin, car il s’est dépouillé lui-même jusqu’à la mort, et il a été compté avec les pécheurs, alors qu’il portait le péché des multitudes et qu’il intercédait pour les pécheurs. (Is 52, 13 – 53, 12)

Source de l’imageVenerdi Santo : PASSIONE DEL SIGNORE    sur le site → Testi – QUMRAN NET – Materiale pastorale online

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Ce fut une lourde épreuve pour la foi lorsque le peuple juif fut déporté, la ville sainte occupée et le Temple détruit. Car si Yahvé  n’était pas le Sauveur d’Israël, il n’était plus rien. Le premier paragraphe rapporte les paroles de Yahvé et c’est le peuple qui répondit par la bouche du prophète. Le Seigneur sauve par la souffrance des innocents et principalement par le sacrifice volontaire de celui qui accepte de prendre sur lui le péché du monde.

En écrivant ces lignes, ke prophète Isaïe pensa aux Juifs exilés à Babylone : ils étaient méprisés. Cependant ils n’avaient pas mérité ce mépris à cause de leurs péchés. Ils subirent cette déportation à cause des péchés d’Israël. Mais Yahvé les sauva en faisant de ce peuple le germe d’un peuple saint : il vit une descendance extraordinaire. Cette merveille de Yahvé surpassa toutes les autres et, les rois, en les voyant, furent émerveillés.

Les autres paragraphes se réfèrent à l’humiliation du peuple Juif qui, à cette époque, comme aujourd’hui, fut l’instrument du salut. Si nous y regardons de plus près, ce texte traça avant le temps l’image de Dieu fait homme qui s’abaissa avant de mourir sur une croix. Quand nous lisons dans les évangiles de Mathieu, de Jean et de Luc, la Passion du Christ nous y voyons combien ces évangélistes furent frappés par la ressemblance entre le jugement et la mort de Jésus et ce qu’Isaïe annonça.

En parlant de Jésus, les apôtres se rapportèrent plusieurs fois à ce texte : « Le passage de l’Écriture qu’il lisait était celui-ci: Il a été mené comme une brebis à la boucherie; Et, comme un agneau muet devant celui qui le tond, Il n’a point ouvert la bouche. »b (Ac 8, 32) Qui pouvait croire ce que nous venons d’apprendre ? Comment les personnes qui entendirent Pierre, Paul et Jean acceptèrent leur proclamation d’un sauveur crucifié ?

Offrir notre vie en sacrifice de pardon : plusieurs passages dans la Bible nous invite à le faire quand nous souffrons injustement : « Prédestiné avant la fondation du monde, et manifesté à la fin des temps, à cause de vous, » (1 P 1.20) Mais seul le Christ remplit cette mission de rédemption du commencement ç la fin de sa vie : « Car, lorsque nous étions encore sans force, Christ, au temps marqué, est mort pour des impies. » (Rm 5, 6)

Le juste, mon serviteur, fera une multitude de justes (Is 53 11b) : Jésus fit allusion à ce verset au cours de son dernier repas. Le sang de l’Alliance fut répandu pour la multitude” (Mc 14,24) Dès le premier jour, l’Eucharistie est apparue comme un sacrifice. Jésus institua l’Eucharistie au cours du repas pascal des Juifs, repas associé au sacrifice de l’agneau pascal. Jésus prit la place de l’agneau pascal, mystère que Jean Baptiste comprit dès sa première rencontre avec Jésus : «Voici l’agneau de Dieu qui enlève le péché du monde.» (Jn 1,29)

L’agneau pascal fut le mémorial de la rédemption d’Israël. Yahvé a été le Rédempteur d’Israël : il le sauva de l’esclavage. Il fit  sortir son peuple d’Égypte. Le repas pascal était le rappel de cette libération. Mais dans l’Ancien Testament, le sang de l’Alliance provient donc d’un autre sacrifice que celui de l’agneau pascal. Jésus , pour nous faire comprendre ce qu’est l’Eucharistie, la rapproche de ces deux sacrifices !

Compléments

◊ Venerdi Santo → PASSIONE DEL SIGNORE

◊ Vendredi Saint → Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. (Jn 15,13)

◊ Celui qui a porté nos souffrances et nos péchés  est cause de notre salut.  → Vendredi Saint

Liens externes

◊ Catéchèse avec KT42 → Activités, caté : la Passion, la mort du Christ

◊ Diaporama → Un chemin de croix pour les enfants

Les sacrifices dans la Bible

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Le Seigneur préparera un festin et essuiera les larmes sur tous les visages

Posté par diaconos le 6 décembre 2017

Résultat de recherche d'images pour "Le Seigneur préparera un festin et essuiera les larmes sur tous les visages"Extrait du livre d’Isaïe au chapitre vingt-cinq

Ce jour là, le Seigneur de l’univers préparera pour tous les peuples, sur sa montagne, un festin de viandes grasses et de vins capiteux, un festin de viandes succulentes et de vins décantés. Sur cette montagne, il fera disparaître le voile de deuil qui enveloppe tous les peuples et le linceul qui couvre toutes les nations. Il fera disparaître la mort pour toujours. Le Seigneur Dieu essuiera les larmes sur tous les visages, et par toute la terre il effacera l’humiliation de son peuple. Le Seigneur a parlé.

Et ce jour-là, on dira : « Voici notre Dieu, en lui nous espérions, et il nous a sauvés ; c’est lui le Seigneur, en lui nous espérions ; exultons, réjouissons-nous : il nous a sauvés ! » Car la main du Seigneur reposera sur cette montagne.

Source de l’image → L’Avent : cheminement avec Isaïe

……………………….

Après avoir donné es­sor aux sen­ti­ments d’a­do­ra­tion qui rem­plissaient son cœur (Is 25, 1-5), le pro­phète ter­mina la pre­mière par­tie de sa pro­phé­tie par la des­crip­tion de la grande joie des élus ; cette description est le dé­ve­lop­pe­ment de la pro­messe : « La lune rougira, le soleil se couvrira de honte. Car, sur le mont Sion et à Jérusalem, le Seigneur de l’univers régnera : devant les anciens resplendira sa gloire. » (Is 24, 23)

Ce jour là, le Seigneur de l’univers préparera pour tous les peuples, sur sa montagne, un festin de viandes grasses et de vins capiteux.  Sur cette montagne, celle de Sion, tous les peuples par­ti­ci­pe­ront au ban­quet, mais une gloire spé­ciale en re­jaillira sur Israël, puisque c’est à Jé­ru­sa­lem qu’il aura lieu.

Dans les coutumes orientales et bibliques, le festin faisait partie du rituel d’intronisation des rois. Souvent la qualité des plats et des vins, étaient les signes de la puissance du roi. C’était aussi une occasion de célébrer une victoire. Nous aussi, nous faisons des repas mieux élaborés et mieux présentés pour célébrer une naissance, un anniversaire, un mariage…

Les soixante-dix an­ciens sur le Si­naï virent Dieu, et ils mangèrent et burent. Les re­pas qu’on cé­lé­brait après les sa­cri­fices de pros­pé­rité et lors des grandes fêtes an­nuelles furent pré­sents à la pen­sée du pro­phète, du grand ban­quet au­quel toutes les na­tions seront in­vi­tées un jour et par le­quel elles cé­lé­bre­ront la vic­toire du Christ sur le monde et la mort .

Les pauvres mangeront : ils seront rassasiés ; ils loueront le Seigneur, ceux qui le cherchent : « À vous, toujours, la vie et la joie !  » La terre entière se souviendra et reviendra vers le Seigneur, chaque famille de nations se prosternera devant lui : Oui, au Seigneur la royauté, le pouvoir sur les nations ! » Tous ceux qui festoyaient s’inclinent ; promis à la mort, ils plient en sa présence. (Ps 21, 27-30)

Ce festin est l’i­mage de la joie par­faite dans la com­mu­nion avec Dieu. Le Nou­veau Tes­ta­ment pré­sente la grande joie des élus sous l’i­mage d’un fes­tin de noce ( Mt 22, 1-14)  Oui, le Seigneur préparera sur sa montagne, celle de Sion, des vins vieux, qu’on a long­temps lais­sés sur la lie pour leur conser­ver leur force et leur cou­leur, puis soi­gneu­se­ment fil­trés.

Dieu annonce qu’il reçoit lui-même à sa table. Réalises-tu que Dieu, dans l’Eucharistie, te reçoit à sa table ? As-tu quelque chose à célébrer quand tu assistes à la messe ? Es-tu dans l’action de grâce quand tu a reçu la communion ?

La création a été soumise au pouvoir du néant, non pas de son plein gré, mais à cause de celui qui l’a livrée à ce pouvoir. Pourtant, elle a gardé l’espérance d’être, elle aussi, libérée de l’esclavage de la dégradation, pour connaître la liberté de la gloire donnée aux enfants de Dieu. Nous le savons bien, la création tout entière gémit, elle passe par les douleurs d’un enfantement qui dure encore. Et elle n’est pas seule. Nous aussi, en nous-mêmes, nous gémissons ; nous avons commencé à recevoir l’Esprit Saint, mais nous attendons notre adoption et la rédemption de notre corps. (Rm 8, 21-23)

 Le Seigneur enlèvera le voile de deuil essuiera les larmes sur tous les visages : cette servitude devra cesser un jour : ce sera la victoire sur la mort. Telle est la promesse de Dieu : il détruira la mort pour toujours. C’est aussi la bonne nouvelle de Jésus, célébrée lors de chaque eucharistie. Chaque eucharistie est-elle, pour toi, un repas de victoire sur la mort ?

Quand ce corps corruptible aura été revêtu de l’incorruptibilité, et que ce corps mortel aura été revêtu de l’immortalité, alors sera accomplie cette parole qui est écrite : La mort est engloutie pour la victoire. Nous proclamons ta mort, Seigneur Jésus, nous célébrons ta résurrection. Nous attendons ta venue dans la gloire. La mort n’est pas la fin. Ce qui est la fin, c’est le salut. C’est ce que Dieu a préparé pour nous.

Archives à consulter

◊  Les lectures pour dimanche prochain → Deuxième dimanche de l’Avent, année B

◊  En paroisse →  Célébration pénitentielle pour se préparer à la fête de Noël

◊ Catéchèse → Deuxième semaine de l’Avent, année B

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Il siégera sur son trône de gloire et séparera les hommes les uns des autres

Posté par diaconos le 26 novembre 2017

 Le Christ est Roi de miséricorde : mis au défit de se sauver lui-même et les autres avec lui, Jésus crucifié prend avec lui le brigand sur le chemin de la Résurrection. Ce condamné professe « In extremis » la foi qui le sauve : il reconnaît que Jésus inaugure à ce moment –là un Royaume où il invite les pécheurs. Il a tout compris cet homme, disciple de la toute dernière heure. Le Christ est Roi de miséricorde : mis au défit de se sauver lui-même et les autres avec lui, Jésus crucifié prend avec lui le brigand sur le chemin de la Résurrection. Ce condamné professe « In extremis » la foi qui le sauve : il reconnaît que Jésus inaugure à ce moment –là un Royaume où il invite les pécheurs. Il a tout compris cet homme, disciple de la toute dernière heure.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire.  Toutes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des boucs : il placera les brebis à sa droite, et les boucs à gauche. »

Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : ‘Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde. Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ;  j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !’

Alors les justes lui répondront : ‘Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu…? Tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ? Tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ?     Tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ? Tu étais nu, et nous t’avons habillé ? Tu étais malade ou en prison… Quand sommes-nous venus jusqu’à toi ?’

Et le Roi leur répondra : ‘Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.’ Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche : ‘Allez-vous-en loin de moi, vous les maudits, dans le feu éternel préparé pour le diable et ses anges. Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ;     j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli ; j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.’

Alors ils répondront, eux aussi : ‘Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim, avoir soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service ?’ Il leur répondra : ‘Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne l’avez pas fait.’  Et ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle.’ (Mt 25, 31-46)

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L’intention du Christ n’est pas de décrire ici tout ce qui aura lieu au dernier jour, mais d’indiquer seulement quelques traits généraux du jugement, tels que la séparation définitive des justes et des injustes, et le caractère principal qui sera recherché parmi les personnes  qui comparaîtront en sa présence, à savoir l’amour dans un cœur humble, dépris de tout égoïsme, abondant en œuvres de charité.

Le fils de l’homme apparaît dans sa gloire divine, que rehausse la présence de tous les anges, exécuteurs de ses volontés. La royauté du Fils de Dieu  paraîtra alors dans tout son éclat. Il siège sur le trône de sa gloire ; il s’appelle lui même le Roi. Toutes les nations seront rassemblées devant lui indique que le jugement dernier sera universel : « Avec ton cœur endurci, qui ne veut pas se convertir, tu accumules la colère contre toi pour ce jour de colère, où sera révélé le juste jugement de Dieu, 06 lui qui rendra à chacun selon ses œuvres. Ceux qui font le bien avec persévérance et recherchent ainsi la gloire, l’honneur et une existence impérissable, recevront la vie éternelle ; mais les intrigants, qui se refusent à la vérité pour se donner à l’injustice, subiront la colère et la fureur. Oui, détresse et angoisse pour tout homme qui commet le mal, le Juif d’abord, et le païen.  Mais gloire, honneur et paix pour quiconque fait le bien, le Juif d’abord. (Rm 2, 5-9)

Le Roi de l’Univers, c’est Christ dont la royauté divine apparaît dans tout son éclat, maintenant qu’il entre dans son règne. C’est lui qui dispose des biens éternels, que ce règne apporte avec lui. Ces paroles montrent que la récompense des justes est un don de la miséricorde divine et non le prix pour les services mentionnés ici (j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ;  j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !) . Ils  rassemblent tous ces services et tous les soins de la charité la plus active et la plus dévouée qui ont été donnés aux personnes dans le besoin.

D’après cet extrait, les justes semblent ne pas se souvenir de leurs  bonnes actions  pour ne se souvenir que de leurs fautes, n’ayant jamais espéré en quoi que ce soit pour subsister en jugement, si ce n’est en la grâce et la miséricorde de Dieu. Mais la cause principale de leur étonnement, c’est l’idée exprimée par le Christ, qu’ils aient fait à lui-même ce qu’ils avaient fait pour des malheureux. Ils refusent à leurs actions la valeur immense qu’elles acquièrent tout à coup à leurs yeux par le fait que le Roi s’identifia aux malheureux.

Dans la parabole du Samaritain, Jésus enseigna que tout homme malheureux doit être l’objet de notre charité. Puisque Jésus s’identifie au petit de ses frères,nous pouvons faire beaucoup pour Lui, dans la personne de ces malheureux. C’est là une précieuse grâce que Jésus ajoute à toutes ses grâces.

Compléments

◊  Question fondamentale  → Quel et le  grand critère du jugement dernier?

◊  Lectures de la solennité →   Fête du Christ Roi de l’Univers

Liens externes

◊ du site Croire.com →  Histoire de la fête du Christ Roi

Vidéo → Célébration du mystère pascal

 

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