Quatrième dimanche de l’Avent de l’année C

Posté par diaconos le 19 décembre 2021

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D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ?

De l’Évangile selon saint Luc

En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi. Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. » (Lc 39-45)

Auteur Père Marie Landry Bivina

Marie, je viens prier avec toi. Comme toi, je veux accueillir Dieu qui vient à ma rencontre. Je veux accueillir sa Parole, sa volonté et son œuvre. Ouvre mon cœur et mon esprit, guide ma prière. Esprit de Dieu, Verbe de vie, prépare nos esprits et nos cœurs à ta venue. Noël approche. Introduis-nous dans ce mystère. Donne-nous l’amour et la simplicité de Marie pour nous ouvrir à l’œuvre de Dieu.

C’est lui qui agit. Il demande notre accueil ; il demande de le laisser faire, d’unir notre oui à celui de Marie. Esprit de Dieu, Verbe de vie, réchauffe nos cœurs par ta présence. Tu t’approches de nous, tu te rends présent en esprit et en vérité. Fais grandir en nous ton amour. Heureuse celle qui a cru.

Heureuse celle qui a cru

Aujourd’hui c’est le dernier dimanche de ce temps de préparation à la venue —Avent— de Dieu à Bethléem. Parce qu’il est en tout notre égal, il voulut être conçu —comme tout homme— dans le sein d’une femme, la Vierge Marie, mais par l’œuvre du Saint Esprit, puisqu’il était Dieu. Bientot, le jour de Noël, nous célèbrerons dans la joie sa naissance.

L’Evangile d’aujourd’hui nous présente deux personnages, Marie et sa cousine Elizabeth, qui nous montrent l’attitude intérieure qui doit être la nôtre pour contempler cet événement. Ce doit être une attitude de foi, et de foi dynamique.

Elizabeth, avec une humilité sincère, «fut remplie du Saint Esprit. Elle s’écria d’une voix forte : « Comment m’est-il accordé que la mère de mon Seigneur vienne auprès de moi ? » (Lc 1,41-43). Personne ne le lui avait dit ; c’est la foi, l’Esprit Saint, qui lui fit voir que sa cousine était la mère de son Seigneur, la mère de Dieu.

À présent qu’elle connaît l’attitude de foi totale de Marie, lorsque l’Ange lui annonça que Dieu l’avait choisi pour être sa mère terrestre, Elizabeth n’hésite pas à proclamer la joie que procure la foi : « Heureuse celle qui a cru » (Lc 1, 45).

C’est donc avec une attitude de foi que nous devons vivre la Noël. Mais, à l’imitation de Marie et d’Elizabeth, avec une foi dynamique. Comme Elizabeth, si c’est nécessaire, nous ne devons pas réprimer notre reconnaissance et notre joie de posséder la foi. Et, comme Marie, nous devons aussi la manifester par nos œuvres. « Marie se leva, et s’en alla en hâte vers les montagnes, dans une ville de Juda. Elle entra dans la maison de Zacharie, et salua Elizabeth » (Lc 1,39-40), pour la féliciter et l’aider, en restant auprès d’elle environ trois mois.

Saint Ambroise recommanda que, durant ces fêtes, «nous ayons tous l’âme de Marie pour glorifier le Seigneur». Il est sûr que les occasions ne nous manqueront pas de partager bien des joies et d’aider ceux qui sont dans le besoin.

Élisabeth fut la première à voir Marie avec l’Enfant. Elle vit dans la foi ce mystère de l’Incarnation. Elle sut qu’il est Dieu, qu’il est le sauveur ; que par cet Enfant, elle est déjà sauvée, elle et tout son peuple, toute sa famille, tous ses êtres chers. Elle se réjouit de la visite de l’Enfant et de sa Mère. Elle adore en esprit et en vérité. Elle exalte et loue Dieu. Elle se sait sauvée. Elle voit dans la foi la promesse déjà accomplie. Foi, amour, espérance jaillissent en son cœur. Sa foi, son amour, son espérance grandissent en présence de Marie et de Jésus.

Marie est aussi réconfortée à la vue d’Élisabeth qui est bien enceinte comme l’ange le lui avait prédit. Les paroles de l’ange étaient vraies. Si Dieu a pu réaliser un miracle pour Élisabeth, il le fera pour elle aussi. Elle est réconfortée par les paroles d’Élisabeth, très inspirée. Seul Dieu a pu lui révéler tout ce qu’elle affirme. Elle est réconfortée de pouvoir partager les desseins de Dieu sur elle avec sa cousine. Elle est réconfortée dans sa foi, dans le don d’elle-même à la volonté de Dieu, dans la joie pour son peuple. Le Sauveur est en elle. Elle adore en esprit et en vérité. Elle se réjouit et loue Dieu.

« D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? » Marie me rend visite aussi, avec l’Enfant. Comme Élisabeth, je peux m’exclamer : « D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? » Je ferme les yeux et je contemple la présence et la visite de Marie, ma Mère, avec l’Enfant en son sein. C’est elle qui vient à présent me réconforter. Elle vient partager avec moi sa joie, son espérance, son attente. Avec Élisabeth, avec Marie, j’attends, moi aussi, la naissance de Jésus, notre Sauveur. Mon cœur se remplit de joie, de foi, d’amour et d’espérance.

Jésus, je te remercie pour ta présence, je te remercie pour ta visite. Tu es venu me visiter, là, dans le sein de Marie, anticipant pour moi aussi Noël. Qu’attends-tu de moi ? Comme Marie, comme Élisabeth, tu m’invites à me réjouir, à croire, à me prêter à ton action divine. Tu veux que je croie à ton œuvre de salut. Tu es vraiment le Fils de Dieu. Je crois en toi et je t’aime. Je crois en toi pour tous ceux qui ne croient pas. Viens, Emmanuel, viens nous sauver.

Résolution Aujourd’hui, je me réjouirai intérieurement avec Marie. Et je rendrai grâce à Dieu, dans l’espérance, la foi et l’amour, du fait de me savoir sauvé et de sa venue pour sauver toute l’humanité.

Contact   Père Marie Landry Bivina

Complément et archives 

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Quatrième dimanche de l’Avent de l’année C

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article (archive 2018) →  Quatrième dimanche de l’Avent, année C

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article  (archive 2012) →  Quatrième dimanche de l’Avent, année C

♥ Diocèse d’Avignon : « Le Puissant fit pour moi des merveilles »

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Immaculée Conception de la Vierge Marie

Posté par diaconos le 8 décembre 2021

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De l’évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie.    L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. » À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation  L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus.

   Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ;    il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. »    Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire, puisque je ne connais pas d’homme ? » L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu. Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile. Car rien n’est impossible à Dieu. »    Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole.» Alors l’ange la quitta.   (Lc 1, 26-38)

Annonce de la naissance de Jésus

L’ange Gabriel fut envoyé à Nazareth. Il apparut à Marie, jeune fille de la maison de David. Il la salua comme celle qui fut reçue en grâce. Marie fut surprise et troublée. L’ange lui fit part de son message : elle enfantera un fils, qui s’appellera Jésus, sera fils du Très-Haut et règnera éternellement. Marie reçut cette promesse avec foi, mais avec l’étonnement qu’elle dut provoquer dans son cœur de vierge. L’ange lui annonça que ce miracle s’accomplira par la puissance du Saint-Esprit et que pour cela l’enfant auquel elle donnera le jour sera appelé Fils de Dieu. Afin d’affermir sa foi, il lui apprit que sa parente Elisabeth fut dans le sixième mois de sa grossesse. Alors Marie se soumit avec humilité et simplicité à la volonté du Seigneur

Cinq mois s’étaient écoulés depuis l’événement  où Élisabeth sortit de sa retraite et où se manifesta pour tous le fait qu’elle fut enceinte.   « La prophétie touchant la naissance de Jean a été faite au temple et publiée à tout le peuple, mais la promesse de la naissance de Christ fut faite à une vierge en une bien petite ville et demeura comme ensevelie au cœur d’une jeune fille. » ( Calvin)

Les mots : de la maison de David, peuvent se rapporter à Marie ou à Joseph, ou à tous les deux. Si, comme le prétendirent plusieurs interprètes, ces mots ne concernèrent que Joseph. Pour Luc la mère de Jésus descendait de David. Ainsi, de même que Dieu rattachait la nouvelle alliance à l’ancienne en faisant naître Jean-Baptiste de la race sacerdotale d’Aaron, de même il fit surgir Jésus de l’ancienne famille royale israélite.  Luc, en racontant que Marie était alors fiancée à Joseph, fut pleinement d’accord avec Matthieu.

On prétendit que l’annonce de l’ange à Marie fut inconciliable avec les soupçons que conçut ensuite son fiancé et la nécessité de la révélation qui lui fut faite à ce sujet. D’après Luc, Marie se rendit aussitôt avec hâte au pays des montagnes auprès d’Élisabeth sa parente, emportant avec elle la précieuse révélation qu’elle avait reçue ; et ce ne fut qu’à son retour dans sa maison, environ trois mois après, que Joseph put se préoccuper des pensées que Matthieu lui attribua, car alors l’état de sa fiancée n’était plus un faite à ce sujet.

 Luc, en racontant que Marie était alors fiancée à Joseph, fut pleinement d’accord avec Matthieu. On a prétendu que l’annonce de l’ange à Marie fut inconciliable avec les soupçons que conçut ensuite son fiancé et la nécessité de la révélation qui lui fut faite à ce sujet. D’après Luc, Marie se rendit aussitôt avec hâte au pays des montagnes auprès d’Élisabeth sa parente, emportant avec elle la précieuse révélation qu’elle avait reçue ; et ce ne fut qu’à son retour dans sa maison, environ trois mois après, que Joseph put se préoccuper des pensées que Matthieu lui attribua, car alors l’état de sa fiancée n’était plus un mystère : la promesse de Dieu était en voie de s’accomplir.

 La cause du trouble qu’éprouva Marie, fut le discours de l’ange : elle se demanda : d’où vint cette salutation. Le titre Fils du Très-Haut, fut la cause de la grandeur de Celui qu’annonça l’ange. Mais il sera grand, même en présence des hommes, par sa sainteté, sa puissance, son amour.  « Il régnera sur la maison de Jacob éternellement, et il n’y aura pas de fin à son règne. »  (Lc 1, 33)

 Ces paroles concernant la royauté de Jésus-Christ annoncèrent l’accomplissement de nombreuses prophéties de l’Ancien Testament. Elles inspirèrent à Marie la pensée que l’enfant qui lui était promis serait le Messie ; car, en pieuse Israélite, elle connaissait les Écritures.

« Le règne de Jésus, en s’absorbant dans celui du Père fut accompli. Seulement, à un degré plus avancé de l’œuvre divine, l’apôtre Paul reçut une révélation dépassant celle que renferma le message de l’ange. » (Godet)

Marie, quoique fiancée à Joseph, ne porta pas sa pensée sur le temps où elle sera sa femme, parce qu’elle comprit par les paroles de l’ange que ce qu’il annonça alla s’accomplir immédiatement.  L’Esprit-Saint et la puissance du Très-Haut sont deux expressions qui indiquent une seule et même chose, avec cette distinction que la première désigne l’essence, la seconde l’action créatrice du Saint-Esprit.

Le sens de ces paroles est que la promesse faite à Marie allait s’accomplir en elle par une création étrangère à l’ordre ordinaire de la nature. Jésus devait être affranchi du péché héréditaire de la race humaine ; c’est pourquoi il fallait qu’il naquit de l’Esprit de Dieu.

Cette sainteté originelle ne le soustrayais ni à nos tentations, ni à la possibilité de pécher : mais elle permit le développement normal de sa volonté qui, par sa constante communion avec Dieu, triomphera de tout mal, en sorte qu’il pourra devenir le Réparateur de notre chute et le Rédempteur du monde.

Par la même raison, il sera appelé Fils de Dieu, parce qu’il le fut en réalité, même par sa naissance humaine, dont Dieu fut la cause efficiente. Mais, d’autre part, il appartiendra tout aussi réellement à notre humanité, parce que, comme tous les hommes, il fut né de femme et soumis à la loi. (Ga 4, 4). La révélation de la grossesse d’Élisabeth fut donnée à Marie comme un encouragement à croire ce qui lui fut annoncé.

 Diacre Michel Houyoux

Compléments

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article  →  Sainte Marie, Mère de Dieu

◊  Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article  →   Sainte Marie, Mère de Dieu

◊◊  Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article  →    Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi

 Liens avec d’autres sites chrétiens

◊  L’Eglise catholique en France : cliquez ici pour lire l’article → La fête de l’Immaculée Conception 

◊  Père Gilbert Adam    : cliquez ici pour lire l’article → Immaculée Conception de la Vierge Marie

Homélie de Monseigneur Aveline en la solennité de l’Immaculée Conception

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Mardi de la deuxième semaine de l’Avent de l’année C

Posté par diaconos le 7 décembre 2021

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Du livre du prophète Isaïe

Consolez, consolez mon peuple, dit votre Dieu parlez au cœur de Jérusalem. Proclamez que son service est accompli, que son crime est expié, qu’elle a reçu de la main du Seigneur le double pour toutes ses fautes.

Une voix proclame : « Dans le désert, préparez le chemin du Seigneur ; tracez droit, dans les terres arides, une route pour notre Dieu. Que tout ravin soit comblé, toute montagne et toute colline abaissées ! que les escarpements se changent en plaine et les sommets, en large vallée

Alors se révélera la gloire du Seigneur, et tout être de chair verra que la bouche du Seigneur a parlé. » Une voix dit : « Proclame ! » Et je dis : « Que vais-je proclamer ? »Toute chair est comme l’herbe, toute sa grâce, comme la fleur des champs : l’herbe se dessèche et la fleur se fane quand passe sur elle le souffle du Seigneur.

Oui, le peuple est comme l’herbe : l’herbe se dessèche et la fleur se fane, mais la parole de notre Dieu demeure pour toujours. Monte sur une haute montagne, toi qui portes la bonne nouvelle à Sion. Élève la voix avec force, toi qui portes la bonne nouvelle à Jérusalem. Élève la voix, ne crains pas. Dis aux villes de Juda : « Voici votre Dieu !» Voici le Seigneur Dieu ! Il vient avec puissance ; son bras lui soumet tout.

Voici le fruit de son travail avec lui, et devant lui, son ouvrage. Comme un berger, il fait paître son troupeau : son bras rassemble les agneaux, il les porte sur son cœur, il mène les brebis qui allaitent.

Voici le fruit de son travail avec lui, et devant lui, son ouvrage. Comme un berger, il fait paître son troupeau : son bras rassemble les agneaux, il les porte sur son cœur, il mène les brebis qui allaitent. Dieu dit mon peuple et non plus, comme précédemment, ce peuple ; car le temps du rejet cessa ; Dieu renoua par sa grâce le lien qu’avait rompu l’infidélité du peuple. (Is 40, 1-11)

Le temps de la délivrance

Le retour de Babylone ne fut pour le prophète Isaïe que le premier acte de la restauration complète d’Israël. Comme un homme qui contempla les objets de loin, il vit tout en raccourci. Le temps qui sépara le rétablissement extérieur de la gloire finale n’exista pas pour lui, ni pour les prophètes. Il vit la délivrance complète, finale, succéder immédiatement au retour de Babylone, qui en fut la condition et l’acheminement. La grâce qu’il promit ne fut rien moins que l’arrivée glorieuse de Jehova au milieu de son peuple ; mais cette grâce embrassa et supposa nécessairement le retour de l’exil.

Dieu dit mon peuple car le temps du rejet eut cessé ; Dieu renoua par sa grâce le lien qu’avait rompu l’infidélité du peuple (Ésaïe 54, 6-8). Parlez au cœur de… , expression qui fut appliquée à Joseph quand il rassura ses frères après la mort de Jacob (Gn 50, 21). Le terme rendu par service signifie service militaire, puis en général servitude, travail, souffrance. Il désigna la captivité de Babylone.

La loi ordonnait qu’en cas de dommage causé au prochain, la réparation fût le double de l’objet enlevé ou gâté ; car, outre le dommage et ses conséquences, il y avait à réparer la faute commise. La simple restitution ne pouvait passer pour une expiation. Le prophète entendit, en vision, une voix qui annonçait la proximité du salut. Cette voix inconnue vint du ciel ; ce fut l’emblème de la révélation par laquelle le plan de Dieu fut communiqué au prophète.

En Orient, un héraut fut envoyé devant le souverain qui voyageait, afin que la voie lui fut préparée. De même, une route doit être frayée, pour que l’Éternel puisse arriver en souverain chez son peuple. Le salut réclama une préparation : il fallut que les obstacles qui s’opposèrent à sa réalisation fussent enlevés.

Ce fut par le désert que la route dut être frayée. Le prophète Isaïe fit allusion à ce grand désert de Syrie que les Juifs devaient traverser pour revenir de Babylonie en Palestine. Le retour de la captivité, dont la délivrance d’Égypte fut le type, fut constamment expliqué comme s’accomplissant à travers à travers le désert. Mais la pensée du prophète déborda infiniment ce cadre restreint d’un voyage matériel au travers du désert.

Il n’y eut dans le désert de Syrie ni montagnes, ni précipices et il s’agissait ici d’une manifestation de l’Éternel à toute chair ; or, le retour de la captivité fut ignoré de la plus grande partie de l’humanité. Ce fut par le désert que la route dut être frayée. Le prophète Isaïe fit allusion à ce grand désert de Syrie que les Juifs devaient traverser pour revenir de Babylonie en Palestine.

Le retour de la captivité, dont la délivrance d’Égypte fut le type, fut constamment expliqué comme s’accomplissant à travers à travers le désert. Mais la pensée du prophète déborda infiniment ce cadre restreint d’un voyage matériel au travers du désert. Il n’y eut dans le désert de Syrie ni montagnes, ni précipices et il s’agissait ici d’une manifestation de l’Éternel à toute chair ; or, le retour de la captivité fut ignoré de la plus grande partie de l’humanité.

La terre dut être mise en état de recevoir la visite de son Dieu. Les puissants de ce monde, comme les Chaldéens, qui opprimèrent le peuple de Dieu, durent être abattus et humiliés, les faibles, au contraire, comme Israël, relevés et restaurés, le droit rétabli par le jugement qui égalisa tout. L’idée de la puissance ou de la richesse est fréquemment associée dans l’Ancien Testament avec celle de la violence ou de l’orgueil, comme celle de la faiblesse et de la pauvreté, avec celle de l’humilité.

Quand le jugement remit toutes choses dans l’ordre, le salut de Jehova fut révélé à la terre entière. La gloire de l’Éternel, qui dut être manifestée à toute chair, ne parut pas seulement dans le retour d’Israël en Canaan ; elle comprit l’œuvre de Jehova qui se poursuivit, dès le rétablissement du peuple jusqu’à la consommation des temps ; l’extension de la connaissance du Dieu d’Israël chez toutes les nations d’Orient et d’Occident ; l’apparition du Messie, enfin, ce point culminant de la révélation divine, l’activité missionnaire qui la proclama et le retour glorieux du Christ qui la consommera.

Le prophète contempla tout cet avenir comme dans un tableau : tous les châtiments se concentrèrent pour lui dans un seul, celui de la captivité ; toutes les délivrances dans une seule, le retour de Babylone ; il vit celui-ci aboutir directement à la manifestation suprême de Dieu. Le souffle de l’Éternel est le symbole de sa colère et de son jugement, qui anéantit toute puissance terrestre pour réaliser ses plans.

Après avoir invité les prophètes à proclamer le châtiment des orgueilleux (versets 6 à 8), la voix les appelle à annoncer la délivrance à Jérusalem et aux villes de Juda.

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◊ Père Gilbert Adam : cliquez ici pour lire l’article → Mardi de la 2e semaine de l’Avent

◊   Christus vivit : cliquez ici pour lire l’article → Lorsqu’on espère le Seigneur, le temps de la délivrance …

 ♥ Cheikh Jamel Tahiri : « Le temps de la délivrance »

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Второе воскресенье Адвента в год С

Posté par diaconos le 3 décembre 2021

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# Иоанн Креститель был важной фигурой в христианстве и исламе. Исторически о его существовании свидетельствует отрывок из книги Флавия Иосифа; он был еврейским проповедником во времена Иисуса из Назарета. Евангелие от Иоанна помещает служение Крестителя на берегах Иордана и в Вифании за Иорданом. Иисус жил там некоторое время со своей свитой и набирал первых апостолов.

В синоптических Евангелиях начало служения Иисуса синхронизировано с пленением Иоанна. Аудитория этого апокалиптического пророка была настолько велика, что вызвала реакцию Ирода Антипы, который, видя, как он собирает своих последователей, опасался, что он спровоцирует восстание. В Синоптических Евангелиях Иоанн Креститель был убит за критику брака Антипы с Иродиадой.

В христианстве Иоанн Креститель – это пророк, возвестивший о пришествии Иисуса из Назарета. Он крестил его на берегу Иордана и оставил некоторых из своих учеников сопровождать его. Он является предтечей Мессии и описан в Синоптиках как обладающий многими чертами пророка Илии. Римский католицизм сделал его святым и посвятил ему два праздника: 24 июня в честь его рождения,

24 июня в память о его рождении, установленном за шесть месяцев до Рождества, чтобы соответствовать истории младенчества в Евангелии от Луки, и 29 августа в память о его обезглавливании. Религия манданцев считает его своим самым главным пророком. В исламе он считается пророком, происходящим от ‘Имрана.

Согласно Евангелию от Луки, Иоанн был сыном Захарии, священника, служившего в Иерусалимском храме. Он происходил из семьи священника. « Иоанн был сельским коэн-священником, который выступал за прощение грехов через крещение, а не через обряды храма. Он был прежде всего отшельником с пресловутым аскетизмом (Мф. 11:18), не имевшим аналогов в его время.

Его черты характера и мораль сильно напоминали черты Банноса, которому Флавий Иосиф подражал в молодости. Из его анализа мандеев, которые называли себя назо-райя (наблюдатели), и того, что Отцы Церкви говорили о секте назореев.

Из Евангелия Иисуса Христа от Луки

В пятнадцатый год царствования императора Тиберия, когда Понтий Пилат был правителем Иудеи, Ирод царствовал в Галилее, брат его Филипп в земле Итурейской и Траконитидской, Лисаний в Авилине, а первосвященники были Анна и Каиафа, было слово Божие в пустыне к Иоанну, сыну Захарии.

Он прошел через всю область Иордана, провозглашая крещение обращения для прощения грехов, как написано в книге прорицаний пророка Исаии: « Глас вопиет в пустыне: приготовьте путь Господу, прямыми сделайте стези Ему. Все овраги наполнятся, все горы и холмы понизятся, и кривые пути станут прямыми, и каменистые стези сгладятся, и все живые существа увидят спасение Божие ». (Лк 3, 1-6)

Служение Иоанна Крес  тителя

В тот торжественный момент, когда Иоанн Креститель возвестил о рождении Иисуса, Лука стремился обозначить место этого события в истории своего времени. Отсюда и точные хронологические даты. Тиберий стал преемником Августа 19 августа 14 года н.э. Пятнадцатый год его правления выпал на 28 или 29 год. Иисусу, родившемуся за четыре года до нашей эры, было тогда тридцать два или тридцать три года.

Некоторые историки считают, что Лука считал годы правления Тиберия с того времени, когда Август присоединил его к империи, что он сделал за два года до своей смерти в 26 году, и Иисусу было бы тридцать лет точно во время его крещения; этот способ подсчета лет правления не имеет аналогии среди древних историков.

 В Иудее, как и в некоторых других областях, этот чиновник отвечал за всю администрацию. После низложения сына Ирода Архелая в 6 году н.э. Иудея вместе с Самарией и Идумеей входила в состав провинции Сирия. Пилат прибыл туда всего за несколько лет до служения Иоанна Крестителя и был низложен после десятилетнего правления (26-36 гг. н.э.) (Иосиф, Иудейские древности, XVIII, 4, 2).

Ирод Антипа, второй сын Ирода Великого, правил Галилеей и Переей под титулом тетрарха, который первоначально обозначал правителя четвертой части царства, но позже стал применяться к мелким князьям, зависимым от римлян. Ирод Антипа правил со смерти своего отца в 4 году до н.э. до 39 года н.э. Филипп, другой сын Ирода и брат первого, правил Итуреей и Трахонитом, к чему историк Иосиф (Иудейские древности, XV, 10, 1) добавляет

Батанея и Ауранитида, провинции, лежащие к северо-востоку от Галилеи у гор Ливана. Филипп царствовал с 4 г. до н.э. по 34 г. н.э. Авилен, названный в честь Авилы, столицы этой провинции, которой Лисаний управлял как тетрарх, также находился недалеко от гор Ливана. Этого Лисания часто путают с одним из его предшественников с таким же именем, упомянутым Иосифом (Сокращение всего смысла и цели служения Иисуса. Всякая плоть увидит спасение Божье.) Луки 3, 6

Лука принимает этот парафраз, который является Иудейскими древностями, XV:4:1). Надписи доказывают, что в царствование Тиберия был тетрарх Лисаний, потомок древнего князя с таким именем Лука.

Аннас, тесть Каиафы, был смещен предшественником Пилата, и Каиафа стал единственным обладателем этой должности, как из-за своего родства с последним, так и потому, что иудеи не хотели признавать эти посягательства языческой власти на их религиозные институты, Территория вокруг Иордана была частью региона, который Матфей неопределенно называет « пустыней Иудейской ».

В этих словах выражен весь смысл: увидеть спасение Божье во времена Евангелия означало увидеть откровение Его совершенства, Его святости и Его милосердия. Эти слова встречаются и в другом месте у Исаии (Ис. 52:10). В общем смысле пророчество использует образ приготовлений, которые делаются на улицах для проезда царя, совершающего торжественный визит в свои государства.

Этот образ был использован для описания изменений, которые должны произойти в сердце падшего человека, чтобы Бог и Его святая воля могли там царствовать: гордый и надменный, он должен быть смирен покаянием; запутавшийся в кривых путях неверия, сомнения или суеверия, он должен вернуться на прямой путь Божьей истины, искренности. Более того, при толковании и применении этих образов мы должны избегать тонкостей, в которые иногда уклоняется экзегеза или проповедь.

Диакон Мichel Houyoux

Cсылки на другие христианские сайты

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Проповедь о служении пророка Иоанна Предтечи

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