24ème dimanche du Temps Ordinaire — Année C

Posté par diaconos le 10 septembre 2019

Il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit

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De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : «Cet homme fait  bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux !» Alors Jésus leur dit cette parabole : «Si l’un de vous a cent brebis et qu’il en perd une, n’abandonne-t-il pas les 99 autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il la retrouve ?

Quand il l’a retrouvée, il la prend sur ses épaules, tout joyeux, et, de retour chez lui, il rassemble ses amis et ses voisins pour leur dire : ‘Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue !’ Je vous le dis : C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour 99 justes qui n’ont pas besoin de conversion.

Ou encore, si une femme a dix pièces d’argent et qu’elle en perd une, ne va-t-elle pas allumer une lampe, balayer la maison, et chercher avec soin jusqu’à ce qu’elle la retrouve ? Quand elle l’a retrouvée, elle rassemble ses amies et ses voisines pour leur dire : ‘Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé la pièce d’argent que j’avais perdue !’

Ainsi je vous le dis : Il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit.» Jésus dit encore : «Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : ‘Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.’ Et le père leur partagea ses biens. Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre. Il avait tout dépensé, quand une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin.

Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays, qui l’envoya dans ses champs garder les porcs. Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien. Alors il rentra en lui-même et se dit : ‘Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim !

Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.’ Il se leva et s’en alla vers son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers.

Le fils lui dit : ‘Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.’ Mais le père dit à ses serviteurs : ‘Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller, mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds, allez chercher le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons, car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé.’ Et ils commencèrent à festoyer.

Or le fils aîné était aux champs. Quand il revint et fut près de la maison, il entendit la musique et les danses. Appelant un des serviteurs, il s’informa de ce qui se passait.     Celui-ci répondit : ‘Ton frère est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.’ Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer.

Son père sortit le supplier. Mais il répliqua à son père : ‘Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis. Mais, quand ton fils que voilà est revenu après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu as fait tuer pour lui le veau gras !’

Le père répondit : ‘Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. Il fallait festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé !» (Lc 15, 1-32)

Homélie

Jésus a dit cette parabole parce que certains pharisiens étaient réticents à le voir accueillir des pécheurs et manger avec eux. Dans d’autres circonstances, Jésus a simplement dit qu’il était venu pour les pécheurs et non pour les justes. Les Pharisiens, comme le fils aîné dans ce récit, se considéraient comme justes, mais ne connaissaient pas la miséricorde de Dieu.

Le fils cadet représente les pécheurs et les publicains qui fréquentaient Jésus. Après avoir laissé son père dans un acte d’ingratitude (verset 12), il est tombé dans le pire déclin pour un Juif : garder des porcs (verset 15), ces animaux impurs selon la loi juive. Son retour n’est pas dû à la vraie repentance, mais à la faim qui le retient (versets 17-20a). C’est précisément les pécheurs et les marginalisés que Jésus fréquentait ! (verset 1)

Quelle révélation pour les pharisiens d’apprendre que Dieu se réjouit du retour du pécheur à qui il n’a jamais refusé sa tendresse et son amour ! (versets 21-24)

Comme ils sont également reconnus dans l’indignation du fils aîné : « Je suis à votre service depuis de nombreuses années sans jamais désobéir à vos ordres ». (verset 29a). Hélas, il a été jugé comme un serviteur, et non comme un fils (verset 19b). Il n’était même pas frère, comme le montre sa remarque méprisante : « Voici ton fils… ».  (verset 30a) que son père note si discrètement : « Voici ton frère…………………………………………….. « (verset 32b). Et la fête battait son plein pour le retour de cet enfant.

Aidons-nous l’Église dans ses efforts pour atteindre les non-croyants, les pauvres,, ceux qui sont loin ? Joie ou murmure ? Acceptons-nous que notre prêtre nous place à l’arrière-plan de ses préoccupations pour atteindre ceux qui ne viennent pas à lui ? Collaborons-nous à cet effort ? Ne dit-on pas parfois qu’il n’y a rien à espérer ?

Réjouissons-nous que ceux qui se sont toujours sentis marginalisés, exclus et qui vivent sans doute dans la déception et l’illusion, viennent à Jésus. Non, les scribes et les pharisiens n’ont pas compris qu’avec Jésus s’achevait le temps où il fallait se purifier pour accueillir le Seigneur, mais le temps commence quand on devient pur en accueillant le Seigneur. Ils ne l’ont pas compris.

C’est ainsi que Jésus leur raconta cette parabole divisée en trois parties. La première partie est celle du berger qui a perdu un mouton et a laissé l’autre quatre-vingt-dix-neuf pour chercher le perdu : « Quand il l’a trouvé, il l’a pris sur ses épaules, tout heureux… ». ». (Lc 15,1-32) C’est la joie qui caractérise ce passage et le mot « joie » et le verbe « se réjouir » seront répétés.

Ce que les pharisiens et les scribes n’ont pas compris, c’est que Dieu, au lieu de se soucier d’être obéi et respecté, se préoccupe davantage du bonheur des gens. C’est ce que le Seigneur a dans son cœur. Et ainsi, « tout joyeux, il le prit sur ses épaules… ». « . La brebis perdue est l’image du pécheur qui est parti. Quand le berger l’a trouvé, il l’a chargé sur ses épaules.

Il appelait tous ses amis à se réjouir avec lui. Il est revenu et a été accueilli par son père, une figure maternelle et affectueuse. Son père voulait rendre à ce fils une autorité qu’il n’avait jamais eue. Pourquoi en est-il ainsi ? Parce que Dieu communique l’amour d’une manière absolue. Son père, image de l’amour de Dieu, se réjouissait, son frère aîné, image des scribes et des pharisiens, était scandalisé.

Jésus a ridiculisé le comportement de son fils aîné en caricaturant comment la religion peut infantiliser les gens : « Je suis à votre service depuis de nombreuses années sans jamais désobéir à vos ordres, et vous ne m’avez jamais donné un enfant à fêter avec mes amis. (Lc 15,25-32) Ce vieil homme attendait une récompense, parce qu’il ne collaborait pas à l’action de son père. La caricature de Jésus par les autorités religieuses de son temps était très sévère.

Dans sa deuxième lettre aux Corinthiens, Paul déclare : « Nous sommes ambassadeurs du Christ, laissez-vous réconcilier avec Dieu ». Devenir ambassadeurs du Christ, de son esprit de miséricorde, c’est répondre avec joie à l’appel de Dieu à nous réconcilier les uns avec les autres. Dans cette parabole de l’enfant prodigue, Jésus-Christ nous révèle comment Dieu, notre Père, est gratuité, don, désintéressement, amour. Jésus nous a révélé le vrai visage du Père. Tout le contraire d’un Dieu maléfique, jaloux et méchant. Père prodigue de l’amour ! Laissons-nous réconcilier avec Dieu. Demandons pardon pour notre manque de confiance et d’amour. Amen

Michel Houyoux, diacre permanent

Compléments

◊  Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé la brebis qui était perdue

◊ Catéchèse : cliquez ici pour lire l’article →  Il était perdu et il est retrouvé ! (Lc 15, 1-32)

 

Liens externes

Catéchèse : cliquez ici pour lire l’article → Parabole du Fils prodigue – KT42

Du site Idées Caté : cliquez ici pour lire l’article →  Le fils prodigue

◊ Liturgie de la Parole avec des enfants → Le retour du pécheur

◊ Préparons la messe du dimanche → Liturgie de la Parole avec les enfants

La célèbre triple parabole de Jésus de Luc 15

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Ton regard est-il mauvais parce que moi, je suis bon ?

Posté par diaconos le 21 août 2019

Mercredi 21 août 2019

Ton regard est-il mauvais parce que moi, je suis bon ?

Relisez la Parabole. Les deux premiers serviteurs sont heureux, le troisième malheureux, je dirais même déprimé. Si ce n'est le niveau de "talents", qu'est-ce qui peut bien nous apporter le bonheur ? Je vais vous donner une piste : une chose différencie énormément la situation des 2 premiers de celle du dernier. Les premiers ont su utiliser leurs "talents", le dernier ne l'a pas fait. Or plus j'avance en âge, plus je me rends compte que ce n'est ni le niveau de richesse, ni le niveau de dons intellectuels qui rend heureux, mais le fait de réussir à exploiter ses dons.

Relisez la Parabole. Les deux premiers serviteurs sont heureux, le troisième malheureux, je dirais même déprimé. Si ce n’est le niveau de « talents », qu’est-ce qui peut bien nous apporter le bonheur ?
Je vais vous donner une piste : une chose différencie énormément la situation des deux premiers de celle du dernier. Les premiers ont su utiliser leurs « talents », le dernier ne l’a pas fait. Or plus j’avance en âge, plus je me rends compte que ce n’est ni le niveau de richesse, ni le niveau de dons intellectuels qui rend heureux, mais le fait de réussir à exploiter ses dons.

De l’Évangile selon saint Matthieu

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples cette parabole : « Le royaume des Cieux est comparable au maître d’un domaine qui sortit dès le matin afin  d’embaucher des ouvriers pour sa vigne. Il se mit d’accord avec eux sur le salaire de la journée : un denier, c’est-à-dire une pièce d’argent, et il les envoya à sa vigne.
Sorti vers neuf heures, il en vit d’autres qui étaient là, sur la place, sans rien faire. Et à ceux-là, il dit : “Allez à ma vigne, vous aussi, et je vous donnerai ce qui est juste.” Ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers midi, puis vers trois heures, et fit de même. Vers cinq heures, il sortit encore, en trouva d’autres qui étaient là et leur dit : “Pourquoi êtes-vous restés là, toute la journée, sans rien faire ?” Ils lui répondirent : “Parce que personne ne nous a embauchés.”

Il leur dit : “Allez à ma vigne, vous aussi.” Le soir venu le maître de la vigne dit à son intendant : “Appelle les ouvriers et distribue le salaire, en commençant par les derniers pour finir par les premiers.” Ceux qui avaient commencé à cinq heures s’avancèrent et reçurent chacun une pièce d’un denier. Quand vint le tour des premiers, ils pensaient recevoir d’avantage, mais ils reçurent, eux aussi, chacun une pièce d’un denier.

En la recevant, ils récriminaient contre le maître du domaine : “Ceux-là, les derniers venus, n’ont fait qu’une heure, et tu les traites à l’égal de nous, qui avons enduré le poids du jour et de la chaleur !” Mais le maître répondit à l’un d’entre eux : “Mon ami, je ne suis pas injuste envers toi. N’as-tu pas été d’accord avec moi pour un denier ?

Prends ce qui te revient, et va-t’en. Je veux donner au dernier venu autant qu’à toi : n’ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mes biens  ? Ou alors ton regard est-il mauvais parce que moi, je suis bon ?” C’est ainsi que les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers. (Mt 20, 1-16)

Homélie Propriétaire qui embauche des travailleurs pour sa vigne

Mt 20, 1-2 : «  Jésus disait cette parabole : « Le Royaume des cieux est comparable au maître d’un domaine qui sortit au petit jour afin d’embaucher des ouvriers pour sa vigne.  Il se mit d'accord avec eux sur un salaire d'une pièce d'argent pour la journée, et il les envoya à sa vigne. »  Le Royaume des cieux est comparable au maître d’un domaine qui sortit au petit jour afin d’embaucher des ouvriers pour ses vignes.

Le propriétaire du domaine se mit d’accord avec eux sur un salaire d’une pièce d’argent pour la journée, et il les envoya à sa vigne.

Il en engagea d’autres vers neuf heures,  vers midi et vers dix-sept heures. Le soir venu, le propriétaire du domaine rassembla ses ouvriers ; il remit à chacun un denier, en commençant par les derniers pour finir par les premiers. Les premiers embauchés récriminèrent contre le maître du domaine : « Ces derniers venus n’ont fait qu’une heure, et tu les traites comme nous, qui avons enduré le poids du jour et de la chaleur ! »

Mais le propriétaire du domaine répondit à l’un d’entre eux : ‘Mon ami, je ne te fais aucun tort. N’as-tu pas été d’accord avec moi pour un denier ? 1

Note -  Au temps de Jésus (à Jérusalem), une pièce d’argent équivalait à un peu moins que quatre deniers. Sous Tibère, un soldat des cohortes de vigiles, à Rome, gagnait 150 deniers par an (plus les primes) : son salaire journalier valait 0,411 denier. Donc le salaire reçu par chaque ouvrier de la parabole correspond à environ dix jours de salaire d’un de ces soldats !

°°°°°°°°°°

CatéchèseDieu nous parle toujours personnellement à travers les paraboles, à chaque fois que nous les lisons dans la prière Il nous fait découvrir quelque chose de nouveau. Dans cette parabole (histoire) qu’il nous raconte, Jésus fit une comparaison entre différents groupes de travailleurs. Comme tant d’autres cette histoire nous parle du Royaume des cieux.

Chacun des groupes de travailleurs représente dans ce texte une nation ou une classe sociale. Certains reçurent la parole de Dieu depuis longtemps. Ainsi en fut-il des premiers ancêtres du peuple de Dieu  (Genèse au chapitre 12 : Abraham et  son peuple). Au cours des années, Dieu appela d’autres à travailler pour son Royaume.

Dans cette parabole, le propriétaire de la vigne se préoccupa des chômeurs : plusieurs fois dans la journée il alla en engager pour travailler dans son vignoble. Sa préoccupation fut qu’ils furent suffisamment payés pour assurer une vie décente à leur famille. La justice de Dieu se conforme aux besoins des personnes.

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diacre Michel Houyoux

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Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux

Posté par diaconos le 19 août 2019

Lundi, 19 août 2019

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,  voici que quelqu’un s’approcha de Jésus et lui dit : «Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ?» Jésus lui dit : «Pourquoi m’interroges-tu sur ce qui est bon ? Celui qui est bon, c’est Dieu, et lui seul ! Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements.»  Il lui dit : Lesquels ?» Jésus reprit : «Tu ne commettras pas de meurtre. Tu ne commettras pas d’adultère. Tu ne commettras pas de vol. Tu ne porteras pas de faux témoignage.  Honore ton père et ta mère.
Et aussi : Tu aimeras ton prochain comme toi-même.»  Le jeune homme lui dit : «Tout cela, je l’ai observé : que me manque-t-il encore ? »  Jésus lui répondit : «Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux. Puis viens, suis-moi»  À ces mots, le jeune homme s’en alla tout triste, car il avait de grands biens. (Mt 19, 16-22)

Matthieu+19 +Et+voici,+un+homme+s%u2019approcha,+et+dit+à+Jésus +Maître,+que+dois-je+faire+de+bon+pour+avoir+la+vie+éternelle

 

Homélie   Maître, que dois-je faire de bon pour obtenir la vie éternelle ?

Un jour, ’un homme s’approcha de Jésus et lui dit : «Maître, que dois-je faire de bon pour obtenir la vie éternelle ?» (M 19, 16) Jésus lui répondit :  «Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements» (Mt 19, 17). Jésus parla de la vie éternelle, c’est-à-dire de la participation à la vie même de Dieu. Nous parvenons à cette vie par l’observance des commandements du Seigneur, y compris donc du commandement : «Tu ne tueras pas».

C’est le premier précepte du Décalogue que Jésus rappela  au jeune homme qui lui demanda quels commandements il dut observer.  Les biens de la création sont destinés à tous. Mais la terre est répartie entre les personnes pour assuré la sécurité de leur vie. L’appropriation des biens est légitime pour garantir la liberté et la dignité des personnes, pour aider chacun à subvenir à ses besoins fondamentaux et aux besoins dont il a la charge. Elle doit permettre que se manifeste une solidarité naturelle entre les personnes.

La destination universelle des biens demeure primordiale, même lorsque la promotion du bien connu exige le respect de la propriété privée, de son droit et de son exercice. Le septième commandement interdit le vol, c’est à dire l’usurpation du bien d’autrui contre la volonté raisonnable du propriétaire, de retenir, délibérément des biens prêtés ou des objets perdus, de frauder et de payer d’injustes salaires.

Il proscrit aussi les actes des entreprises qui conduisent à asservir des personnes, à méconnaître leur dignité personnelle, à les acheter, à les vendre et à les échanger comme des marchandises. Le respect de l’intégrité de la création. Les animaux, comme les plantes et les êtres inanimés sont destinés au bien commun de l’humanité passée, présente et future.

L’usage des ressources minérales, végétales et animales de l’univers ne peut être détaché du respect des exigences morales. Il est indigne de dépenser pour des animaux des sommes qui devraient en priorité soulager la misère des gens.  Nous pouvons aimer les animaux ; mais, nous ne pouvons pas détourner vers eux l’affection dues aux seules personnes.

La doctrine sociale de l’Église propose des principes de réflexion ; elle dégage des critères de jugement  ; elle donne des orientations pour agir. Tout système suivant lequel les rapports sociaux seraient entièrement détournés par les facteurs économiques est contraire à la nature des personnes et de leurs actes. Dans son travail, toute personne exerce et accomplit une part des capacités inscrites dans sa nature.

La valeur primordiale du travail tient à la personne, qui est l’auteur et le destinataire : le travail est pour la personne et non la personne pour le travail. L’accès au travail et à la profession doit être ouvert à tous sans discriminations injustes, hommes et femmes, bien portants et handicapés, autochtones et immigrés.

Sur le plan international, l’inégalité es ressources et des moyens économiques est telle qu’elle provoque entre les nations un véritable fossé. Il y a d’un côté ceux qui détiennent et développent les moyens de la croissance et de l’autre côté ceux qui accumulent les dettes. Les biens de la création sont destinés à, tout le genre humain.

Cependant la terre est répartie entre les personnes pour assuré la sécurité de leur vie. l’appropriation des biens est légitime pour garantir la liberté et la dignité& des personnes, pour aider chacun à subvenir à ses besoins fondamentaux et aux besoins dont il a la charge. Elle doit permettre que se manifeste une solidarité naturelle entre les personnes.

Complément

◊ Catéchèse : cliquez ici pour lire l’article → Tu ne tueras pas l’innocent et le juste (Exode 23,7)

Liens externes

◊ Sint Unum  (Milano)  : cliquez ici pour lire l’article → QUE DOIS-JE FAIRE DE BON POUR OBTENIR LA VIE ÉTERNELLE ?

♥  Une réponse à la question essentielle du salut

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Ne craignez pas ceux qui tuent le corps

Posté par diaconos le 13 juillet 2019

Samedi 13 juillet 2019

Ne craignez pas ceux qui tuent le corps.

ÉNe craignez pas ceux qui tuent le corps. 150vangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, Jésus disait à ses Apôtres : « Le disciple n’est pas au-dessus de son maître, ni le serviteur au-dessus de son  seigneur.     Il suffit que le disciple soit comme son maître, et le serviteur, comme son seigneur. Si les gens ont traité de Béelzéboul le maître de maison, ce sera bien pire pour ceux de sa maison.     Ne craignez donc pas ces gens-là ; rien n’est voilé qui ne sera dévoilé, rien n’est caché qui ne sera connu. Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le en pleine lumière ; ce que vous entendez au creux de l’oreille, proclamez-le sur les toits. Ne craignez pas ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l’âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne l’âme aussi bien que le corps.     Deux moineaux ne sont-ils pas vendus pour un sou ? Or, pas un seul ne tombe à terre sans que votre Père le veuille. Quant à vous, même les cheveux de votre tête sont tous comptés. Soyez donc sans crainte : vous valez bien plus qu’une multitude de moineaux. Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, moi aussi je me déclarerai pour lui devant mon Père qui est aux cieux. Mais celui qui me reniera devant les hommes, moi aussi je le renierai devant mon Père qui est aux cieux. «  (Mt 10, 24-33)

Homélie

 » Ne craignez donc pas ces gens-là ; rien n’est voilé qui ne sera dévoilé, rien n’est caché qui ne sera connu. »  La vérité et la justice finissent toujours par avoir raison du mensonge et de l’injustice. Jésus, en tant que juge des vivants et des morts, viendra dévoiler et redresser ce qu’il y a de difforme dans le monde, de manière définitive à la fin des temps. Il défendra le pauvre et le faible contre les personnes qui lui auront fait du tort.

« Ne craignez pas ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l’âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne l’âme aussi bien que le corps. » (Mt 10, 28)  À la lumière de la vie éternelle qui nous attend auprès de Dieu, nos souffrances, même si elles nous semblent insurmontables, sont brèves et peu de choses comparées aux joies du ciel.

Une maman qui accouche souffre, mais cette souffrance ne dure qu’un temps et disparaît rapidement devant la joie d’avoir son  enfant dans les bras. « J’estime, en effet, qu’il n’y a pas de commune mesure entre les souffrances du temps présent et la gloire qui va être révélée pour nous .  » (Rm 8, 18)

Certes, Le mal  fait du tort et pénible à supporter  ; Mais  la perte de notre âme pour la vie après la mort, c’est bien plus grave. Alors, vaut mieux tout confier à Dieu qui peut nous donner la vie éternelle.

« Quant à vous, même les cheveux de votre tête sont tous comptés. Soyez donc sans crainte : vous valez bien plus qu’une multitude de moineaux.  » (Mt 10, 38)  Nous avons une valeur infinie pour Dieu. Comme il le disait aussi au prophète Isaïe :  » Parce que tu as du prix à mes yeux, que tu as de la valeur et que je t’aime  (Is 43, 4),  Dieu ne nous abandonnera pour rien au monde, même dans nos moments d’épreuve et de souffrance.

« J’en ai la certitude : ni la mort ni la vie, ni les anges ni les Principautés célestes, ni le présent ni l’avenir, ni les Puissances, ni les hauteurs, ni les abîmes, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu qui est dans le Christ Jésus notre Seigneur. » (Rm 8, 38-39)

Annoncer l’Évangile, témoigner de notre foi, nous arrimer au Christ pourra nous apporter des moments difficiles mais quelle belle promesse nous attend ! Ayons le courage de nous déclarer pour le Christ ; c’est lui qui finalement se déclarera pour nous devant tous les gens qui pourraient nous accuser ou nous vouloir du mal, mais aussi au moment du jugement. Nous avons dans le Christ un avocat, un défenseur puissant !

Prions

Seigneur Jésus, merci pour ces paroles qui me rassurent et me réconfortent. Tu es mon sauveur. Je mets toute ma confiance en toi. Je veux témoigner de ma foi et annoncer ton Évangile. Sois toujours à mes côtés, Seigneur !

Complément

◊ Catéchèse : cliquez ici pour lire l’article → Ne craignez pas, ne vous découragez pas !

Liens externes

◊ Entretiens chrétiens cliquez ici pour lire l’article →  Ne craignez point (Mt 10, 24-33) 

Comment ne pas craindre la persécution ?

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