Jeudi après les cendres

Posté par diaconos le 18 février 2021

Vois ! Aujourd’hui je vous propose la bénédiction ou la malédiction

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Du livre du Deutéronome

Moïse disait au peuple : « Vois ! Je mets aujourd’hui devant toi ou bien la vie et le bonheur, ou bien la mort et le malheur. Ce que je te commande aujourd’hui, c’est d’aimer le Seigneur ton Dieu, de marcher dans ses chemins, de garder ses commandements, ses décrets et ses ordonnances. Alors, tu vivras et te multiplieras ; le Seigneur ton Dieu te bénira dans le pays dont tu vas prendre possession. Mais si tu détournes ton cœur, si tu n’obéis pas, si tu te laisses entraîner à te prosterner devant d’autres dieux et à les servir, je vous le déclare aujourd’hui : certainement vous périrez, vous ne vivrez pas de longs jours sur la terre dont vous allez prendre possession quand vous aurez passé le Jourdain.
Je prends aujourd’hui à témoin contre vous le ciel et la terre : je mets devant toi la vie ou la mort, la bénédiction ou la malédiction. Choisis donc la vie, pour que vous viviez, toi et ta descendance, en aimant le Seigneur ton Dieu, en écoutant sa voix, en vous attachant à lui ; c’est là que se trouve ta vie, une longue vie sur la terre que le Seigneur a juré de donner à tes pères, Abraham, Isaac et Jacob. »  (Dt 30, 15-20)

Choisis la vie

 La vie, la vraie vie que l’on trouve en Dieu ; le bien, l’état extérieur prospère qui y correspond. La mort la séparation d’avec Dieu ; le mal, les malheurs qui en résultent. J’ai mis devant toi… Ce texte, observa Wogue, consacre de la manière la plus éclatante la liberté morale de l’homme et la négation du fatalisme oriental ; ce qui ressort d’ailleurs d’une foule de passages de la législation mosaïque et du fait même de cette législation.

 Ce texte se situe dans la troisième section du Deutéronome. Dans cette section, le discours de Moïse prend une tournure prophétique. Ce texte concernant les « deux voies » est très célèbre. (1) Cette invitation montre l’importance de nos décisions prises en toute liberté ainsi que le respect de Dieu pour la liberté humaine. Dans ce passage Moïse disait clairement à son peuple : « La vie et la mort se trouvent devant vous choisissez !  » Ce texte montre que les êtres humains sont libres et responsables et on retrouve clairement ce thème dans le Siracide (l’Ecclésiastique) au chapitre quinze.

« Ne dis pas : Dieu m’a fait pécher !, car il ne fait pas ce qu’il déteste. Ne dis pas : Il m’a fait commettre une erreur !, car il n’avait pas besoin d’un pécheur. Le Seigneur déteste le mal, et de même le détestent ceux et celles qui craignent le Seigneur.  Il a mis devant toi, le feu et l’eau : étends la main vers ce que tu préfères. Vie et mort sont là devant les êtres humains, à chacun sera donné ce qu’il a choisi.

 Quand au commencement il a créé l’homme, il l’a remis à sa propre conscience : Si  tu veux, tu peux garder les commandements ; il est en ton pouvoir de rester fidèle. Il a mis devant toi, le feu et l’eau : étends la main vers ce que tu préfères. Vie et mort sont là devant les êtres humains, à chacun sera donné ce qu’il a choisi. Que la sagesse du Seigneur est grande, comme il est fort et puissant ! Le Seigneur voit toutes choses. Son regard se pose sur ceux qui le craignent ; il connaît toutes nos oeuvres.

À personne, il n’a demandé d’être impie, à personne il n’a donné la permission de pécher. » (Si 15, 11-18)  Le chapitre vingt-sept révèle le rituel de conclusion de l’Alliance ; le chapitre vingt-huit relève les bénédictions et les malédictions qui accompagneront le respect ou la violation des commandements. Les dernières exhortations de Moïse sont développées aux chapitres vingt-neuf et trente, révélant un aspect très caractéristique de la théologie deutéronomiste : la promesse est toujours conditionnelle. Le chapitre trente prédit la repentance et le retour du peuple.

Si le peuple reste fidèle, alors tous les bienfaits promis arriveront. Mais s’il se détourne du Seigneur, il ne profitera pas des dons de l’Alliance. Dans ce texte, Moïse fait un appel particulièrement solennel au cœur et à la conscience du peuple, parole d’exhortation puissante.  Le thème des deux voies trouve des prolongements intéressants dans la tradition juive et par conséquent dans la tradition chrétienne. On en trouve des traces dans les écrits rabbiniques. Ce thème appartenait au fond commun des littératures sémitiques, ce qui explique sa présence dans des livres de genres très différents.

En divisant ce texte en trois paragraphes (Dt 30, 15-16 ; Dt 30, 17-18 et Dt 30, 19- 20), vous remarquerez que le morceau central est antithétique du premier et du troisième. Dans cette péricope, il y a des formes verbales en « tu » et d’autres en « vous ». Le discours en « tu » ne vise pas l’Israélite individuellement, mais le peuple tout entier, interpellé comme le partenaire du Seigneur. Cette interpellation collective n’est sans doute pas seulement une forme de style ; elle doit avoir son origine dans certaines cérémonies liturgiques où tout Israël était effectivement rassemblé pour entendre, comme un seul homme, la loi de son Dieu.

La manière de parler de Moïse diffère beaucoup de celle d’un prophète. À l’inverse du prophète qui transmit une parole directe de Dieu à son peuple, Moïse s’adressa lui-même au peuple et lui parla de son Dieu. Moïse tint  le rôle d’un médiateur, placé entre le Seigneur qui lui  révéla sa loi et le peuple à qui il dut la transmettre et l’expliquer. Vois…(30,15), …si tu écoutes…(30,16), …si ton cœur (30, 17) : la vue, les oreilles et le cœur sont, dans la Bible, reconnus comme étant le siège de l’intelligence spirituelle des évènements, sans laquelle l’œuvre divine du salut échoue.

En (Dt 30,35) : l’Alliance de Dieu avec son peuple est liée à la perspective de la vie, ici, dans sa composante corporelle. Le commandement est présenté en elle comme le  chemin de la vie. Le choix du bien n’est pas une adhésion à une morale théorique, c’est un choix concret que l’on doit faire aujourd’hui, c’est à dire dans un « aujourd’hui » (hayom) précis immédiat et permanent, dans l’existence. Ce mot apparaît sept fois dans Dt 30. (3)  Ce n’est pas le langage d’un législateur mais celui d’un catéchiste ou d’un prédicateur.

Cet enseignement s’adressa à tout Israël (Dt 1,1 ; Dt 34,12) qui est interpellé tantôt en « tu », tantôt en  » vous » Cette curieuse oscillation intervient souvent au cours du même développement,, et cela sans raison apparente (voir par exemple 6.1-3 et 30,15-20 ). Ce phénomène, que la traduction n’a pas cru devoir atténuer, trahit probablement une composition du texte par étapes successives. En effet, si l’on  essaie de prendre séparément les passages en « tu », l’on obtient un ensemble continu, tandis que les passages en « vous » sont fragmentaires et paraissent avoir été écrits pour renforcer le texte primitif en « tu ». (3)

Cette expression hayom, en ce jour-ci, est un concept fondamental du judaïsme ; elle apparaît 435 fois dans la Bible sous cette forme, sans compter les formes dérivées ; dans notre paracha voyez au chapitre 29 les versets 9, 11, 12, 14, 17, et dans le chapitre 30 les versets 2, 8, 11, 15, 16, 18, 19. La présence divine n’est pas virtuelle mais se manifeste ici et maintenant dans une rencontre concrète soutenue par les mitsvotes et les mots et les intentions du cœur. Ainsi, le lien à Hachèm est une relation de contact et de vie qui se joue continuellement. Hachèm : le grand nom de Dieu qui se manifeste, en quatre lettres dans la Bible.

Les mots vie et mort suggèrent deux états, indiquent deux directions ; ils sont toujours liés. Ils se retrouvent dans le verset 11 du chapitre 15 du Siracide  Bonheur et malheur sont à rapprocher de bénédiction et malédiction : bénédiction si le Peuple de Dieu obéit aux commandements du Seigneur ou malédiction s’il n’obéit pas à ses commandements. Deux voies se trouvent devant moi : choisir la bonne voie c’est accepter en toute liberté les commandements de Dieu. Le bonheur dont il s’agit ici est un bonheur terrestre, l’auteur n’en conçoit pas d’autre.

Dt 30,15-16 reprend Dt 11,26-28 : « Tu vois que je mets aujourd’hui devant vous la bénédiction et la malédiction : la bénédiction si vous obéissez aux commandements du Seigneur votre Dieu que je vous donne aujourd’hui ; la malédiction, si vous n’obéissez pas aux commandements du Seigneur votre Dieu, si vous vous détournez de la voie que je vous ai montrée en ce jour pour vous mettre à la traîne d’autres dieux que vous n’avez pas connus » (Dt 11,26-28)

Dt 30, 16 : ce verset 16 invite Israël à observer les commandements du Seigneur pour vivre. Dt 30,16a : « Si tu écoutes mes commandements…tu vivras…  » Je retrouve dans ce verset l’aspect conditionnel de la promesse du Seigneur ; de plus, il me renvoie au chapitre quatre dans le discours d’introduction qui traite de l’observance de la Loi. Aimer Dieu, ses commandements, ses lois et ses coutumes assurent vie et prospérité (30,16b) Ce passage du texte fait allusion aux versets Dt 5, 10-21.

« Mais je maintiens ma faveur jusqu’à la millième génération à ceux qui m’aiment et gardent mes commandements  » (Dt 5, 10) Aimer les lois de Dieu implique le respect de son nom (Dt 5, 11), l’observance du jour du sabbat (Dt 5, 12-15), le respect des parents et du prochain (Dt 5, 16-21). Dt 30,16d : « Si tu gardes ses commandements …  » est à rapprocher de Dt 4,2-9. Garder les commandements du Seigneur, c’est les observer tels qu’ils ont été donnés sans rien ajouter ni retrancher.

Diacre Michel Houyoux

Les deux voies    Éditions Croix du Salut ( 05.06.2013 )

 

978-3-8416-9872-8-front        Auteur le Diacre Michel Houyoux , publié le  5 juin 2013  Broché  Prix : 25, 80€

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Complément

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article →    Celui qui perdra sa vie à cause de moi la sauvera

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Question brûlante : n’y aurait-il que peu de gens à être sauvés ?

Posté par diaconos le 14 février 2021

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# Michel Houyoux enseigna la biologie, la chimie et la physique dans plusieurs établissements scolaires et instituts en Belgique et à l’étranger. Par arrêté royal du 26 novembre 1993, il reçut la décoration de Chevalier de l(Ordre de la Couronne en récompense de plus de trente années de service dans l’enseignement. Michel Houyoux est également diacre permanent dans le diocèse de Namur-Luxembourg, pour le doyenné de Florennes. (Belgique)

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« Seigneur n’y aurait-il que peu de gens à être sauvés ? »

Cette question redoutable qui fut posée à Jésus par ses disciples, nous est aussi adressée et nous met dans l’embarras. Comment parler du salut ? Comment concilier l’amour de Dieu pour tous les hommes sans exception et son respect de leur liberté ? Si tout le monde va au ciel, alors il ne faut pas s’en tracasser. Si très peu de personnes y vont, pourquoi faire tant d’efforts ? Dans l’Évangile selon Luc, au chapitre treize, Jésus renvoie chaque personne à la décision qu’elle doit prendre : Dieu sauve les hommes gratuitement.

Mais, il ne les sauve pas malgré eux, sans leur accord. Il leur laisse la liberté de s’opposer à son don bienveillant. Dieu nous laisse le choix, la liberté de refuser l’amour qu’il propose. Jésus veut nous rendre responsable de notre destin et pour nous le faire comprendre, il utilise une image très fréquente dans la Bible : le royaume de Dieu est comparable à une salle de festin. Mais, il ajoute : « Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite, car, je vous le déclare, beaucoup essayeront d’entrer mais ils ne le pourront pas ! »

Il est donc urgent de nous poser la question : pour gagner le ciel, quel est donc mon combat à moi ? Sur quels points précis dois-je porter mon attention et me remettre en question ? Le temps presse, demain il sera trop tard. Oui, un jour pour toi, pour moi, il sera trop tard ! Combien de temps nous reste-t-il ? Il faudrait que nous vivions chaque jour comme si c’était le dernier. Pour aller à la fin de notre vie au ciel, il faut le vouloir, il faut se battre pour, il faut opter pour Jésus !

Ce n’est pas l’appartenance à un groupe, à une communauté, à une paroisse, ni la pratique de quelques rites, assister à la messe de temps en temps, qui peuvent nous donner une illusoire assurance, c’est l’engagement de toute notre personne à la 49 suite de Jésus. Et surtout ne jugeons pas les autres. Dans notre prière, demandons à Jésus de nous aider à lui redire oui. Au jugement, les méchants ne se lèveront pas, ni les pécheurs au rassemblement des justes. Le chemin que nous suivons, image de notre vie, s’il n’est pas fondé en Dieu est amené à disparaître de lui-même.

Le Seigneur connaît les hommes en qui sa parole a créé un lien de parenté avec lui. Moi, nous dit Jésus, je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent. (Jn 10, 14) Toute sa vie, le juste rend grâce au Seigneur en produisant des fruits d’amour, de justice et de paix. Toute la vie des justes est placée sous le signe de l’amour infini de Dieu. Par opposition, le chemin du méchant est abandonné ; c’est un chemin fermé, sans issue et ne conduisant nulle part. N’entre pas dans la voie des méchants, des gens peu stables et sans principes.

Ne suit pas la route des gens habitués à une vie coupable comme ces pharisiens et ces scribes qui récriminaient contre Jésus. Ne suit pas les rieurs, ces personnes, dont l’esprit profane ne voit plus dans les textes sacrés que matière à plaisanterie. Le juste est comme un arbre planté près d’un ruisseau, qui donne du fruit en son temps. L’Esprit Saint est une eau vive qui rafraîchit et renouvelle notre vie intérieure. Pour celui qui croit en moi, dit Jésus, des fleuves d’eau vive jailliront de son cœur. (Jn 7, 38) Tout ce que le juste entreprend réussira.

Le succès ne sera pas toujours immédiat ni apparent ; mais ni les crises, ni sa vieillesse ne l’empêcheront de porter du fruit. (Psaume 1) Suivons les conseils de l’apôtre Paul : le Royaume des cieux s’aborde sur le mode de l’engagement. Il nous faut accomplir des actions concrètes avec un esprit d’amour pour y avoir accès. Pour tous, une seule question se pose : que devons-nous faire ? Cherchez à imiter Dieu, soyez pleins de générosité, de tendresse.

Faites disparaître de votre vie tout ce qui est amertume, emportement, colère, éclats de voix ou insultes, ainsi que toute espèce de méchanceté, pardonnez-vous les uns aux autres. Oui, levons-nous, marchons sur le chemin que Jésus nous a tracé en nous abreuvant chaque jour à sa parole. Alors notre feuillage demeurera vert et nous porterons des fruits de joie, de bonheur et de paix que nos frères seront heureux de venir cueillir. (Ep 4, 30-5,2) Les réponses données à cette question sont diverses.

C’est, selon Jean-Baptiste, des gestes de pénitence, de conversion :  » Produisez donc des fruits qui expriment votre conversion » (Lc 3,8) ; ou encore des prières :  » Les disciples de Jean jeûnent souvent et font des prières (Lc 5, 33). À ses auditeurs, Jean Baptiste donnait des conseils de partage fraternel (Lc 3, 11), de modération, de justice et de douceur (Lc 3, 13-14b), Aimer permet de passer par la porte étroite. Aimer c’est aussi nous réjouir de ce qui est, de ce qui peut ou doit changer… Demandons à Dieu de nous guider dans cet esprit.

Efforçons-nous donc d’entrer par la porte étroite, recommençant autant de fois que nécessaire, tout en étant confiants dans la miséricorde de Dieu. Il faut se sauver avant qu’il ne soit trop tard ; car au bout d’un certain temps, la porte étroite sera fermée, et les retardataires frapperont en vain, comme les vierges folles de la parabole. (Mt 25, 1-13) Retenons que c’est par notre manière de vivre que nous programmons notre salut avec la grâce de Dieu. Une vraie conversion doit se traduire par des actes et non seulement par un changement de mentalité ou de volonté.

Ces actes de la conversion sont à faire dans la vie sociale ou professionnelle : partager, accomplir son devoir d’état avec justice, ne pas profiter de sa situation. Le messie qu’annonça Jean Baptiste est avant tout un justicier, charger de trier les bons des mauvais :  » Il tient à la main la pelle à vanner pour nettoyer son aire à battre le blé. Il amassera le grain dans son grenier ; quant à la paille, il la brûlera dans un feu qui ne s’éteint pas.  » (Lc 3, 17) L’aire en Orient, était préparée et aplanie sur le champ même où l’on moissonnait.

On y foulait le blé au moyen de bœufs ou d’instruments propres à cet usage, puis on le vannait, la paille était rejetée sur le champ et brûlée, tandis que le grain était recueilli dans les greniers. Voir aussi à Mt 3, 11-12 et à Mc 1, 7-8 51 Cette séparation commence d’une manière intérieure et invisible, dès ici-bas, elle sera consommée plus tard et manifestée au dehors par l’exclusion des impies du royaume des cieux, représenté par le grenier.

Mais Jésus a récusé ce rôle, lui, l’ami des publicains et des pécheurs, sa fonction de juge ne s’est pourtant pas éclipsée : la Bonne Nouvelle de l’Évangile fait déjà le partage entre les personnes. Il y a celles qui en l’entendant changent leur vie et celles qui ne changent rien ou se contentent de bonnes intentions. Heureuses sont les personnes qui croient sans avoir vu. Nous ressemblons tous un peu à l’apôtre Thomas, resté incrédule devant l’annonce de la résurrection de Jésus. (Jn 20, 25) Mais lui ressemblons-nous pour affirmer avec lui que Jésus est notre Seigneur et notre Dieu ? (Jn 20, 28)

Thomas est pour nous la figure de l’homme incrédule. Les autres disciples ont bien vu le Christ ressuscité et ils ont cru qu’il est bien vivant. Par contre, Thomas a été le premier à reconnaître que Jésus, celui qui a ri et a bu le vin lors d’un mariage à Cana, qui a pardonné à la femme adultère, qui a pleuré sur la tombe de son ami Lazare, dont il a touché le corps labouré des cicatrices de sa passion (Jn 20, 27), celui là est Dieu.  » Mon Seigneur et mon Dieu », c’est le cri de foi de Thomas pour qui le toucher est devenu inutile. Il a compris que Jésus, même invisible, est là !

Il a compris que Jésus, invisible était là, présent, à l’heure de ses doutes. Qui est Jésus Christ pour toi ? Est-il l’idéal de ta vie, le moteur de ta générosité ? Jésus Christ est-il pour toi celui qui te révèle une religion d’amour, de pardon et de justice pour les plus petits ? Si Jésus Christ pour toi n’est que cela, quand ton idéal s’effritera, quand ta générosité diminuera et quand t’auront désabusé les mots d’amour, de pardon et de justice, tout s’écroulera !

Si Jésus n’est pas Dieu, ni sa mort, ni son pardon, ni la paix qu’il promet ne peuvent te sauver. Si Jésus n’est pas ressuscité, s’il n’est pas Dieu, alors notre foi est vaine ! (1 Corinthiens 15)

Diacre Michel Houyoux

Les deux voies    Éditions Croix du Salut ( 05.06.2013 )

 Les deux voies
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EAN: 9783841698728
Langue du Livre: Français
By (author) : Michel Houyoux
Nombre de pages: 144
Publié le: 05.06.2013
Catégorie: Christianity

Détails du livre: ISBN-13

Les deux voiesLes deux voies

Choisis le chemin de la Vie. Pour être disciple de Jésus

Il nous faut marcher derrière lui, suivre le même chemin

Auteur le Diacre Michel Houyoux , publié le  5 juin 2013  Broché  Prix : 25, 80€

Pour acheter le livre, cliquez ici →Omni badge Les deux voies     Recevez-le par la poste.
€ 25,80

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Sechster Sonntag der gewöhnlichen Zeit – Jahr B

Posté par diaconos le 11 février 2021

 Ich will ! Sei gereinigt !

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# Die Heilung eines Aussätzigen ist eines der Wunder, die Jesus Christus zugeschrieben werden. Es wird in den drei synoptischen Evangelien erwähnt: Mt 8,1-4, Mk 1,40-45 und Lk 5,12-16. Diese Heilung bezieht sich auf die Vergebung der Sünden. Sie schließt mit der Verpflichtung des messianischen Geheimnisses ab. Tzaraat ist ein Übel, das das Fleisch, die Kleidung und die Wände eines Menschen betreffen kann und ihn in den Augen der Gemeinschaft Israels als unrein kennzeichnet und das als Folge einer Übertretung auftritt. Die Person, die an Tzaraat leidet, wird Metzora genannt.

Es ist möglich, sich von Tza’arat zu reinigen, indem man einen Korban verrichtet. In diesem Fall gilt die Zeremonie in Levitikus 14. Man darf sich nicht im Tempel präsentieren, wenn man von Tza’arat betroffen ist. In Matthäus 8,2-3 wird Tza’arat erwähnt, aber in der englischen Übersetzung wird es mit « Aussatz » übersetzt: « Und siehe, ein Aussätziger (Tza’arat) kam und warf sich vor ihm nieder und sprach: Herr, wenn du willst, kannst du mich rein machen. Jesus streckte seine Hand aus, berührte ihn und sagte: ,,Ich will; sei rein. » Sogleich wurde er von seinem Aussatz (tza’arat) gereinigt. Nachdem die Person mit tza’arat gereinigt wurde, konnte sie zum Tempel zurückkehren und das im Levitikus angegebene Opfer für die Reinigung des tza’arat bringen.

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Aus dem Evangelium von Jesus Christus nach dem Heiligen Markus

In jenen Tagen, kam ein Aussätziger zu Jesus ; Er flehte ihn an, fiel auf die Knie und sagte : « Wenn du willst, kannst du mich sauber machen. »  Von Mitleid ergriffen, streckte Jesus seine Hand aus, berührte ihn und sagte : « Ich will, dass es gereinigt wird.  » Genau in diesem Moment verließ ihn die Lepra und er wurde geläutert.
Mit Festigkeit schickte Jesus ihn sofort weg… mit den Worten : « Vorsicht, sagen Sie es nicht weiter, aber geh und zeige dich dem Priester, und geben Sie für Ihre Läuterung was Mose im Gesetz vorgeschrieben hat : dass dies ein Zeugnis für die Menschen sein soll.  »
Sobald Sie weg sind, begann dieser Mann zu verkünden und die Nachricht zu verbreiten, so dass Jesus nicht mehr offen eine Stadt betreten konnte, sondern blieben weg, an verlassenen Orten. Doch von überall her kamen die Menschen zu ihm. (Mc 1, 40-45)

 Ich will, dass es gereinigt wird

In der Heiligen Schrift ist Lepra eine Krankheit, die symbolisch mit Verleumdung (Num 12), mit einer schlechten Beziehung zur Zunge verbunden ist, sie wird uns als Wunde und Symbol des Bösen, das am Menschen nagt, vorgestellt.  Für einen Juden war der Aussatz eine Strafe Gottes, eine Krankheit, die er fürchtete und für die er sich fürchtete. Es ist nicht der Aussatz selbst, der uns heute beschäftigen sollte, sondern vielmehr das, was in der Begegnung Jesu mit dem Aussätzigen auf dem Spiel steht. Das Leiden, der Glaube, die Bitte des Kranken, der kommt, um dem zu begegnen, der Leben ist !

Heute gibt es keinen Mangel an Aussatz, ob er nun physisch, psychisch, sozial oder moralisch ist. Sie betrifft Menschen, von den Ärmsten bis zu den Reichsten, auf allen Kontinenten.  Wissen wir, wie wir sie erkennen können? Wissen wir, ob wir an der Krankheit leiden, die den Körper, das Herz oder den Geist verdirbt?  Die Lepra des Herzens ist die Sünde, die uns von der vertrauensvollen Beziehung, die wir zu Gott und zu unserem Nächsten haben sollten, entfernt, und das heutige Evangelium lädt uns ein, uns mit allem zu konfrontieren, was das Leben zerstört : unser eigenes, das der anderen oder das unserer Gemeinschaften. Wer kann schon von sich behaupten, verschont zu bleiben ?

Nehmen wir uns also die Zeit, den Aussätzigen zu betrachten und uns von jeder seiner Gesten in Frage stellen zu lassen.  Die Bitte des Aussätzigen zeigt das Vertrauen, das er zu Jesus hat. Es gibt Situationen, in denen die einzige Hilfe dieser Schrei zu Gott ist : « Herr, wenn du willst, kannst du mich retten ! «  Angesichts des heutigen Aussatzes haben wir die Stelle des Psalmisten, der sich mit seinem Leid an Gott wendet : « Herr, höre mein Gebet, lass mein Schreien zu dir gelangen ! Verbirg dein Angesicht nicht vor mir an dem Tag, an dem ich in Bedrängnis bin » (Ps 101, 2-3a).

In der Gewissheit, von Gott erhört zu werden, bitten wir ihn, uns sein Antlitz näher zu bringen, vertrauen wir ihm unser Verderben, unsere Angst an und wiederholen wir ihm gleichzeitig unsere Überzeugung : « Du bist immer da, du wachst über das Land, das du liebst, du hörst auf die Schreie der Gefangenen, du befreist die, die sterben mussten » (Ps 101, 13a.21).

Aus Mitleid mit diesem Mann streckte Jesus seine Hand aus und berührte ihn, wobei er sich über die Gebote seines Volkes und seiner Religion hinwegsetzte. Keiner vor ihm hatte ihn berührt oder geküsst. Wenn sich jemand einem Aussätzigen näherte, schrie der Aussätzige : « Unrein ! Unrein !  «  Jesus, indem er diesen Aussätzigen berührte, wagte es, das Tabu zu brechen. Er sagte : « Ich will ihn ! Er soll gereinigt werden !

Jesus rettet mit einer Geste, einem Wort: das ist das eigentliche Prinzip eines jeden Sakraments. Sind wir in dieser Zeit des Winters, in diesen schwierigen Zeiten der Ausgrenzung, der Pandemien, der Gewalt, bereit, auf die Aussätzigen in unserer Gesellschaft zu schauen, hier bei uns, aber auch in vielen Ländern? Gebet, Meditation und Barmherzigkeit sind ein wesentlicher Schritt in unserem christlichen Leben.

Wir müssen handeln, nach dem Beispiel des heiligen Paulus, der uns einlädt, ihn als Vorbild zu nehmen : « Tut, was ich tue : in jeder Lage versuche ich, mich allen anzupassen ; ich suche nicht mein eigenes Interesse, sondern das der Menge der Menschen, damit sie gerettet werden. Nehmt mich zum Vorbild ; mein persönliches Vorbild ist Christus.     » (2. Lesung)

Diakon Michel Houyoux

Links zu anderen christlichen Seiten

◊ Von Mag. Martin Leitner : klick hier, um den Artikel zu lesen  →  6. Sonntag im Jahreskreis B
◊ Krank (Deutscland)  : klick hier, um den Artikel zu lesen  → Was ist Lepra? – Ursachen, Symptome, Behandlung 

  Wie Heilung kommen kann (Jesus heilt)

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Jeudi de la quatrième Semaine du Temps Ordinaire — Année Impaire de la férie

Posté par diaconos le 4 février 2021

Jésus commença à les envoyer en mission

L'ENVOI EN MISSION DES APOTRES PAR JESUS

# La mission dans le christianisme, est l’annonce de l’Évangile, la formation de disciples et le baptême des croyants. Elle est basée sur la Grande Mission donnée par Jésus dans le Nouveau Testament. La mission dans le christianisme, est l’annonce de l’Évangile, la formation de disciples et le baptême des croyants. Elle est basée sur la Grande Mission donnée par Jésus dans le Nouveau Testament. Bien que les missions chrétiennes aient pris un élan nouveau à partir des grandes découvertes et des progrès de la navigation, on peut parler de cinq grandes périodes de mission : Période apostolique (missions en Asie mineure, en Grèce, dans l’empire romain, en Afrique orientale, en Asie centrale et en Inde).

Le Moyen Âge (missions en Europe du nord, en Extrême-Orient, en direction du monde musulman). les missions catholiques aux XVIe et XVIIe siècles, notamment en direction du continent américain. Les missions catholiques de 1622 à la fin du XVIIIe siècle ou missions pontificales (1re partie). Au XVIIIe les missions protestantes et les missions évangéliques Au XIXe et au XXe siècles, les missions catholique

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De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là, Jésus appela les Douze ; alors il commença à les envoyer en mission deux par deux. Il leur donnait autorité sur les esprits impurs, et il leur prescrivit de ne rien prendre pour la route, mais seulement un bâton ; pas de pain, pas de sac, pas de pièces de monnaie dans leur ceinture. « Mettez des sandales, ne prenez pas de tunique de rechange. »
Il leur disait encore : « Quand vous avez trouvé l’hospitalité dans une maison, restez- y jusqu’à votre départ. Si, dans une localité, on refuse de vous accueillir et de vous écouter,
partez et secouez la poussière de vos pieds : ce sera pour eux un témoignage. »
Ils partirent, et proclamèrent qu’il fallait se convertir. Ils expulsaient beaucoup de démons, faisaient des onctions d’huile à de nombreux malades, et les guérissaient. » (Mc 6, 7-13)

Mission des douze

 Jésus, parcourant lui-même le pays en enseignant, envoya pour la première fois ses apôtres, deux à deux, après leur avoir donné pouvoir sur les esprits impurs . Il leur donna diverses instructions sur leur équipement et sur la conduite qu’ils durent tenir là où ils furent reçus et là où ils ne le furent pas. Les apôtres prêchèrent la repentance et guérirent les malades.

Dans évangile de Matthieu, la mission que Jésus leur confia fut admirablement préparée par une description de la détresse profonde où Jésus trouva le peuple, semblable à des brebis sans berger. La moisson fut grande, mais il y eut peu d’ouvriers. Jésus envoya ses disciples pour soulager toutes ces misères.

Il commença à les envoyer ; Marc indiqua par là le point de départ d’une mission qui dut se perpétuer et s’étendre à la vie entière des apôtres.  Deux à deux, trait particulier de Marc ; mesure de sagesse et d’amour de la part de Jésus. Par là il s’accommoda à la faiblesse de ses disciples, il répondit à des besoins profonds de leur âme, il prévint les dangers de l’isolement et ceux d’une domination personnelle et exclusive dans leur œuvre. Pouvoir ou autorité. Matthieu et Luc ajoutèrent à ce pouvoir de guérir les démoniaques celui de guérir les maladies.

Il y a quelque chose de plus grand que de prêcher, c’est de faire des prédicateurs ; il y a quelque chose de plus grand que de faire des miracles, c’est de communiquer le pouvoir d’en faire. (Godet)

Pour communiquer à ses apôtres le pouvoir de guérir, il dut leur communiquer aussi une nouvelle mesure de l’Esprit de Dieu ; car, sans une puissance spirituelle, ils n’auraient exercé aucune action semblable.  Jésus ne se borna pas à conférer à ses disciples ces pouvoirs miraculeux, mais qu’il les envoya avant tout pour « prêcher le royaume de Dieu, comme le dirent Matthieu et Luc.

En enjoignant à ses disciples de ne pas faire de provisions pour le chemin, Jésus éleva leurs pensées vers d’autres richesses : en partant pour leur mission sans secours humains ils durent vivre du trésor de leur Père céleste. Plus tard, Jésus leur prouva qu’il ne les eut pas trompés  : « Il leur dit encore: Quand je vous ai envoyés sans bourse, sans sac, et sans souliers, avez-vous manqué de quelque chose? Ils répondirent: De rien » (Lc 22, 35)

Jésus, qui lui-même n’eut pas un lieu où reposer sa tête, plaça ses disciples au point de vue de la foi pure. Comme ouvriers de Dieu,  ils durent attendre de lui leur subsistance. Pour exercer et éprouver leur foi, Jésus les envoya sans les précautions que prit et que dut prendre l’homme du monde. Il fut possible que tel des disciples eût eu encore avec lui quelque argent.

Demeurez dans cette maison jusqu’à ce que vous partiez de ce lieu, de cette ville. Par là Jésus leur déconseilla sagement de quitter des hôtes qui les reçurent, pour aller chez d’autres ; et en même temps il leur donna une indication de la manière dont Dieu pourvut à leurs besoins, par l’hospitalité de ceux à qui ils annoncèrent la parole. Le témoignage qui serait ainsi rendu signifierait que le message du salut était parvenu à ces gens-là et qu’ils l’avaient repoussé par endurcissement.

Exhorter les hommes à se repentir  ne fut pas tout le contenu de la prédication des apôtres ; mais ce fut par là que dut commencer toujours et partout le renouvellement de la vie religieuse et morale.  Oindre d’huile  fut un moyen curatif très fréquemment employé en Orient ; ce qui ne veut pas dire que les apôtres opérassent les guérisons uniquement par ce moyen, puisque Marc raconta une action miraculeuse. Elle servit de moyen de communication aux puissances spirituelles qui opérèrent la guérison.

Ce fut dans le même but que Jésus lui-même se servit quelquefois de la salive ou d’un attouchement pour opérer une guérison : «  Cela dit, il cracha à terre et, avec la salive, il fit de la boue ; puis il appliqua la boue sur les yeux de l’aveugle » (Jn 9, 6)  Des interprètes  attribuèrent à l’emploi de l’huile une signification symbolique ; car, partout dans l’Écriture, l’huile est l’image du Saint-Esprit, par la puissance duquel les apôtres agirent.

Diacre Michel Houyoux

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Prédication de la Pasteure  Agnès Adeline-Schaeffer

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