Jeudi de la quatrième Semaine du Temps Ordinaire — Année Impaire de la férie

Posté par diaconos le 4 février 2021

Jésus commença à les envoyer en mission

L'ENVOI EN MISSION DES APOTRES PAR JESUS

# La mission dans le christianisme, est l’annonce de l’Évangile, la formation de disciples et le baptême des croyants. Elle est basée sur la Grande Mission donnée par Jésus dans le Nouveau Testament. La mission dans le christianisme, est l’annonce de l’Évangile, la formation de disciples et le baptême des croyants. Elle est basée sur la Grande Mission donnée par Jésus dans le Nouveau Testament. Bien que les missions chrétiennes aient pris un élan nouveau à partir des grandes découvertes et des progrès de la navigation, on peut parler de cinq grandes périodes de mission : Période apostolique (missions en Asie mineure, en Grèce, dans l’empire romain, en Afrique orientale, en Asie centrale et en Inde).

Le Moyen Âge (missions en Europe du nord, en Extrême-Orient, en direction du monde musulman). les missions catholiques aux XVIe et XVIIe siècles, notamment en direction du continent américain. Les missions catholiques de 1622 à la fin du XVIIIe siècle ou missions pontificales (1re partie). Au XVIIIe les missions protestantes et les missions évangéliques Au XIXe et au XXe siècles, les missions catholique

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De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là, Jésus appela les Douze ; alors il commença à les envoyer en mission deux par deux. Il leur donnait autorité sur les esprits impurs, et il leur prescrivit de ne rien prendre pour la route, mais seulement un bâton ; pas de pain, pas de sac, pas de pièces de monnaie dans leur ceinture. « Mettez des sandales, ne prenez pas de tunique de rechange. »
Il leur disait encore : « Quand vous avez trouvé l’hospitalité dans une maison, restez- y jusqu’à votre départ. Si, dans une localité, on refuse de vous accueillir et de vous écouter,
partez et secouez la poussière de vos pieds : ce sera pour eux un témoignage. »
Ils partirent, et proclamèrent qu’il fallait se convertir. Ils expulsaient beaucoup de démons, faisaient des onctions d’huile à de nombreux malades, et les guérissaient. » (Mc 6, 7-13)

Mission des douze

 Jésus, parcourant lui-même le pays en enseignant, envoya pour la première fois ses apôtres, deux à deux, après leur avoir donné pouvoir sur les esprits impurs . Il leur donna diverses instructions sur leur équipement et sur la conduite qu’ils durent tenir là où ils furent reçus et là où ils ne le furent pas. Les apôtres prêchèrent la repentance et guérirent les malades.

Dans évangile de Matthieu, la mission que Jésus leur confia fut admirablement préparée par une description de la détresse profonde où Jésus trouva le peuple, semblable à des brebis sans berger. La moisson fut grande, mais il y eut peu d’ouvriers. Jésus envoya ses disciples pour soulager toutes ces misères.

Il commença à les envoyer ; Marc indiqua par là le point de départ d’une mission qui dut se perpétuer et s’étendre à la vie entière des apôtres.  Deux à deux, trait particulier de Marc ; mesure de sagesse et d’amour de la part de Jésus. Par là il s’accommoda à la faiblesse de ses disciples, il répondit à des besoins profonds de leur âme, il prévint les dangers de l’isolement et ceux d’une domination personnelle et exclusive dans leur œuvre. Pouvoir ou autorité. Matthieu et Luc ajoutèrent à ce pouvoir de guérir les démoniaques celui de guérir les maladies.

Il y a quelque chose de plus grand que de prêcher, c’est de faire des prédicateurs ; il y a quelque chose de plus grand que de faire des miracles, c’est de communiquer le pouvoir d’en faire. (Godet)

Pour communiquer à ses apôtres le pouvoir de guérir, il dut leur communiquer aussi une nouvelle mesure de l’Esprit de Dieu ; car, sans une puissance spirituelle, ils n’auraient exercé aucune action semblable.  Jésus ne se borna pas à conférer à ses disciples ces pouvoirs miraculeux, mais qu’il les envoya avant tout pour « prêcher le royaume de Dieu, comme le dirent Matthieu et Luc.

En enjoignant à ses disciples de ne pas faire de provisions pour le chemin, Jésus éleva leurs pensées vers d’autres richesses : en partant pour leur mission sans secours humains ils durent vivre du trésor de leur Père céleste. Plus tard, Jésus leur prouva qu’il ne les eut pas trompés  : « Il leur dit encore: Quand je vous ai envoyés sans bourse, sans sac, et sans souliers, avez-vous manqué de quelque chose? Ils répondirent: De rien » (Lc 22, 35)

Jésus, qui lui-même n’eut pas un lieu où reposer sa tête, plaça ses disciples au point de vue de la foi pure. Comme ouvriers de Dieu,  ils durent attendre de lui leur subsistance. Pour exercer et éprouver leur foi, Jésus les envoya sans les précautions que prit et que dut prendre l’homme du monde. Il fut possible que tel des disciples eût eu encore avec lui quelque argent.

Demeurez dans cette maison jusqu’à ce que vous partiez de ce lieu, de cette ville. Par là Jésus leur déconseilla sagement de quitter des hôtes qui les reçurent, pour aller chez d’autres ; et en même temps il leur donna une indication de la manière dont Dieu pourvut à leurs besoins, par l’hospitalité de ceux à qui ils annoncèrent la parole. Le témoignage qui serait ainsi rendu signifierait que le message du salut était parvenu à ces gens-là et qu’ils l’avaient repoussé par endurcissement.

Exhorter les hommes à se repentir  ne fut pas tout le contenu de la prédication des apôtres ; mais ce fut par là que dut commencer toujours et partout le renouvellement de la vie religieuse et morale.  Oindre d’huile  fut un moyen curatif très fréquemment employé en Orient ; ce qui ne veut pas dire que les apôtres opérassent les guérisons uniquement par ce moyen, puisque Marc raconta une action miraculeuse. Elle servit de moyen de communication aux puissances spirituelles qui opérèrent la guérison.

Ce fut dans le même but que Jésus lui-même se servit quelquefois de la salive ou d’un attouchement pour opérer une guérison : «  Cela dit, il cracha à terre et, avec la salive, il fit de la boue ; puis il appliqua la boue sur les yeux de l’aveugle » (Jn 9, 6)  Des interprètes  attribuèrent à l’emploi de l’huile une signification symbolique ; car, partout dans l’Écriture, l’huile est l’image du Saint-Esprit, par la puissance duquel les apôtres agirent.

Diacre Michel Houyoux

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Prédication de la Pasteure  Agnès Adeline-Schaeffer

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La résurrection de Jésus est source d’espérance

Posté par diaconos le 31 janvier 2021

La résurrection de Jésus est chemin de foi

La Bible face à la critique historique - La résurrection et la vie après la  mort

Si Jésus n’est pas ressuscité, dit Paul dans sa première lettre aux chrétiens de Corinthe, notre prédication et notre foi sont vaines. (1 Co. 15, 12-14) Mais s’il est ressuscité alors c’est l’appel d’air. Si tant de gens croient que Jésus Christ est ressuscité, c’est qu’ils ont perçu que quelque chose a été bouleversé dans leur vie, une sorte de passage de la mort à la vie, une ouverture de l’espérance.

En général, ces gens là donnent de leur vie, comme si déjà elle était tout autre, dès maintenant. Puissent nos doutes et nos questions, comme pour Thomas, être chemin de foi ! Je crois : tels sont les premiers mots du Credo. Je crois en un seul Dieu, le Père tout puissant. La grâce de la foi est un don de Dieu qu’il faut sans cesse demander. Seigneur, je crois, mais viens en aide à mon peu de foi.

Seigneur, je ne mérite pas que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri, priait le centurion romain. (Mt. 8, 8) Quand on aborde les questions de la foi et des questions qui portent sur la religion, nous avons tendance de parler immédiatement de Dieu, de prouver son existence. Par respect pour son nom, ne le nommons pas trop vite.

C’est en nous que nous devons chercher la trace de Dieu et si elle ne s’y trouve pas, rien ne peut nous permettre de parler de lui. Que nous le voulions ou non, nous sommes tous habités par la question de l’absolu ou du mystère de l’absolu de notre existence.  » L’absolu est auprès de nous, dès le commencement  » (Hegel)

Croire ne va de soi pour personne. Il ne s’agit pas de croire que Dieu existe, mais de croire que toute personne n’existe que pour Dieu ! En d’autres termes, Dieu s’intéresse-t-il à nous ? Autre question que nous sommes amenés à nous poser : Dieu peut-il intervenir dans notre histoire pour notre bien ? Depuis Abraham, la foi a répondu  » Oui  » Abraham est notre modèle et notre guide parce que tout simplement, il eut foi dans le Seigneur.

Bien qu’au début de son histoire personnelle, Abraham fut un vagabond immigré, Dieu s’est lié à lui par une Alliance, en s’engageant à lui par trois promesses : une présence, une descendance et une terre. Une présence : je serai avec toi, une descendance : je te rendrai fécond, très fécond. Tu deviendras non pas une, mais des nations et des rois sortiront de toi. (Gn 17, 6a) et une terre : lève les yeux et regarde de l’endroit où tu te trouves vers le nord et vers le midi, vers l’orient et vers l’occident.

Tout le pays que tu vois, je te le donnerai à toi et à tes descendants pour toujours.” (Gn 13, 14-15)  Pour le monde musulman, Abraham est connu comme Ibrahim et il est l’un des prophètes les plus importants, à la fois en tant que prêcheur du monothéisme et en tant que père d’Ismaël puis d’Isaac (voir aussi en Gn 16, 7-15).

Si vous ne croyez pas, vous ne tiendrez pas. (Is 7, 9) Telle fut l’attitude d’Abraham qui s’appuya sur Dieu. Jésus, à la fin de son discours sur la montagne, reviendra sur ce thème et Matthieu affirmat qu’Il enseigna avec autorité. Jésus nous invite à nous engager dans la construction du Royaume et de vivre en accord avec ces valeurs. Agir ainsi, c’est bâtir sa vie sur un roc solide (Mt 7, 24,29 ; Lc 6, 47-49).

Croire en Dieu, c’est entrer dans un dialogue avec Lui. Pour bien nous y préparer, partons d’un exemple choisi dans notre vécu. Par exemple, quand j’ai rendez-vous avec un ami ou une amie, je me prépare à la rencontre. Je pense à l’avance à ce que je voudrais lui dire, lui confier… Si je le reçois chez moi, je peux même arranger la pièce pour qu’elle soit agréable avec un bouquet, de la musique de fond, etc.

Je me prépare le cœur pour donner et pour recevoir. Je me dispose à la rencontre sans savoir exactement ce qu’elle sera. Croire ne suffit pas. Encore faut-il que la foi soit placée au bon endroit, sur la bonne personne. Mettre sa foi en l’Église ou dans les sacrements ou dans une personne déclarée sainte ou encore en ses propres bonnes actions, n’est pas la foi dont parle la Bible.

Croire que Dieu existe ou encore que Jésus Christ a existé ne suffit pas non plus. La foi qui sauve, la foi vivante, la foi qui réconcilie l’homme avec son Dieu, est la confiance en l’efficacité totale de la mort et de la résurrection de Jésus Christ. Cette foi là ne s’effondre pas devant le moindre doute : elle est ancrée sur la nature de Dieu, sur ses promesses infaillibles.

Pour retrouver la foi, il faut revenir aux sources. Croire, c’est adhérer à Jésus Lumière. Nous jugeons sur les apparences : les records de l’athlète, la beauté ou le jeu d’un acteur, la réussite scolaire ou sociale… Dieu, lui, voit le cœur. C’est par notre cœur que nous entrons en relations avec les autres et avec Dieu ; c’est notre cœur bon ou mauvais qui déterminera notre comportement dans tout ce qui fait notre existence.

Voilà ce que Dieu regarde, qui nous échappe si souvent, et c’est pourquoi les choix de Dieu nous déconcertent fréquemment. Soyons assez lucides pour reconnaître ce qui est capable de plaire à Dieu et laissons-nous éclairer par la véritable lumière pour devenir à notre tour lumière pour les autres en témoignant d’une vie de bonté, de justice et de vérité.

Jean, venu au tombeau, le premier jour de la semaine après la mort de Jésus, voyant les linges restés là, cru en la résurrection de Jésus. Heureux es-tu si tu crois sans avoir vu ! C’est la foi qui donne la vision, et non pas la vision qui donne la foi. Croire, c’est adhérer à Jésus Lumière ! Bien que je n’aie jamais vu Dieu, je crois qu’il existe et qu’il est le créateur de l’Univers.

Dieu a parlé à l’humanité et cette Parole est fondatrice de la foi. La Bible nous apprend que Dieu a interpellé l’homme pour dire qu’il existe et pour lui révéler son nom, pour lui dévoiler son amour, ses projets.

En voici quelques exemples

  1. L’histoire du peuple de Dieu commence par l’ordre donné à Abraham de quitter sa patrie et par une promesse : “Je ferai de toi une grande nation ”. (Gn 12, 1)
  2. Dieu appelle Samuel (Premier Livre de Samuel au chapitre trois)
  3. Au mont Sinaï, , dans le buisson ardent, Dieu se révélèa à Moïse : “Je suis celui qui suit.” (Ex 3, 14)
  4. Dieu parla à Job (livre de Job au chapitre quarante)
  5. Dieu fait homme, né à Bethléem, mort sous Pilate, ressuscité et glorifié, toujours présent dans le monde. (Voir les récits des évangiles de Matthieu, Marc, Luc et Jean

Diacre Michel Houyoux

 

Les deux voies    Éditions Croix du Salut ( 05.06.2013 )

 Les deux voies
7
EAN: 9783841698728
Langue du Livre: Français
By (author) : Michel Houyoux
Nombre de pages: 144
Publié le: 05.06.2013
Catégorie: Christianity

Détails du livre: ISBN-13

Les deux voiesLes deux voies

Choisis le chemin de la Vie. Pour être disciple de Jésus

Il nous faut marcher derrière lui, suivre le même chemin

Auteur le Diacre Michel Houyoux , publié le  5 juin 2013  Broché  Prix : 25, 80€

Pour acheter le livre, cliquez ici →Omni badge Les deux voiesRecevez-le par la poste.
€ 25,80

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Mercredi de la troisème Semaine du Temps Ordinaire — Année Impaire

Posté par diaconos le 27 janvier 2021

Voici que le semeur sortit pour semer

 Le semeur sortit pour semer la semence...

# Les paraboles du Nouveau Testament se trouvent dans les trois évangiles synoptiques. Il s’agit de récits allégoriques faits par Jésus de Nazareth et présentant un enseignement moral et religieux. On en dénombre une cinquantaine. Suivant un procédé ancré dans la tradition juive, ces récits entendent présenter des vérités au travers d’éléments de la vie quotidienne ou d’observation de la nature mais s’éloignent chez Jésus de la forme simplement pédagogique d’interprétation de la Loi par les rabbins pour évoquer le Règne de Dieu et les changements qui s’accomplissent au moment de sa venue.

La parabole du semeur est une parabole évangélique racontée dans les trois Évangiles synoptiques: Matthieu XIII, 1-23 ; Marc IV, 1-20 , Luc VIII, 4-15 (ainsi que dans l’Évangile apocryphe selon Thomas. Le semeur, qui représente Jésus, jette les graines dont certaines tombent sur le bord du chemin, sur les roches et dans des buissons d’épines, et la semence est donc perdue; en revanche lorsqu’elles tombent dans de la bonne terre, elles produisent du fruit jusqu’au centuple.

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Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là, Jésus se mit de nouveau à enseigner au bord de la mer de Galilée. Une foule très nombreuse se rassembla auprès de lui, si bien qu’il monta dans une barque où il s’assit.
Il était sur la mer, et toute la foule était près de la mer, sur le rivage. Il leur enseignait beaucoup de choses en paraboles, et dans son enseignement il leur disait : « Écoutez ! Voici que le semeur sortit pour semer. Comme il semait, du grain est tombé au bord du chemin ; les oiseaux sont venus et ils ont tout mangé. Du grain est tombé aussi sur du sol pierreux, où il n’avait pas beaucoup de terre ; il a levé aussitôt, parce que la terre était peu profonde ; et lorsque le soleil s’est levé, ce grain a brûlé et, faute de racines, il a séché.

Du grain est tombé aussi dans les ronces, les ronces ont poussé, l’ont étouffé, et il n’a pas donné de fruit. Mais d’autres grains sont tombés dans la bonne terre ; ils ont donné du fruit en poussant et en se développant, et ils ont produit trente, soixante, cent, pour un. »  Et Jésus disait : « Celui qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende ! »

Quand il resta seul, ceux qui étaient autour de lui avec les Douze l’interrogeaient sur les paraboles. Il leur disait : « C’est à vous qu’est donné
le mystère du royaume de Dieu ; mais à ceux qui sont dehors, tout se présente sous forme de paraboles. Et ainsi, comme dit le prophète : « Ils auront beau regarder de tous leurs yeux, ils ne verront pas ; ils auront beau écouter de toutes leurs oreilles,  ils ne comprendront pas ; sinon ils se convertiraient et recevraient le pardon.»

Il leur dit encore : «Vous ne saisissez pas cette parabole ? Alors, comment comprendrez-vous toutes les paraboles ? Le semeur sème la Parole. Il y a ceux qui sont au bord du chemin où la Parole est semée : quand ils l’entendent, Satan vient aussitôt   et enlève la Parole semée en eux. Et de même, il y a ceux qui ont reçu la semence dans les endroits pierreux : ceux-là, quand ils entendent la Parole, ils la reçoivent aussitôt avec joie ; mais ils n’ont pas en eux de racine, ce sont les gens d’un moment ; que vienne la détresse ou la persécution à cause de la Parole, ils trébuchent aussitôt.

Et il y en a d’autres qui ont reçu la semence dans les ronces : ceux-ci entendent la Parole, mais les soucis du monde, la séduction de la richesse et toutes les autres convoitises les envahissent et étouffent la Parole, qui ne donne pas de fruit. Et il y a ceux qui ont reçu la semence dans la bonne terre : ceux- là entendent la Parole, ils l’accueillent, et ils portent du fruit : trente, soixante, cent, pour un.»  (Mc 4, 1-20)

Jésus prêche en paraboles

Ce livre contient : la bonne nouvelle de Jésus-Christ, qui en est l’objet. Matthieu ouvrit le sien par un titre analogue ; mais, conformément à son but, qui fut d’annoncer aux Juifs la messianité de Jésus-Christ, il l’appela «fils de David, fils d’Abraham». Marc donna à son livre une destination plus universelle, nommé Jésus Fils de Dieu, lui attribuant ainsi dès l’abord sa dignité divine.

Tischendorf omit ces mots Fils de Dieu, d’après Codex Sinaiticus Irénée, Origène, etc. ; mais comme ils se lurent dans tous les autres manuscrits et toutes les versions anciennes, il faut les conserver. Plusieurs interprètes modernes, à la suite de Bengel, firent des mots : « Commencement de l’Évangile de Jésus-Christ Fils de Dieu », le titre de tout le livre.

L’Église primitive considéra le ministère de Jean-Baptiste comme le point de départ de l’œuvre de notre rédemption : « Depuis le commencement, lors du baptême donné par Jean, jusqu’au jour où il fut enlevé d’auprès de nous. Il faut donc que l’un d’entre eux devienne, avec nous, témoin de sa résurrection » (Ac 1, 22)

Jean ne prêcha pas seulement un baptême, il prêcha la loi qui dut réveiller dans les âmes le sentiment du péché et leur faire désirer ce baptême, qui fut pour elles un baptême de repentance, mot qui désigne non seulement la douleur et l’humiliation du péché, mais le changement de dispositions morales qui en résulta : « Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche » (Mt 3, 2)

Ce baptême de repentance eut pour résultat la rémission ou le pardon des péchés. Non que Jean lui-même procurât aux personnes qu’il baptisa le pardon de leurs péchés, mais il annonça la venue très prochaine de Celui qui eut l’autorité de les pardonner et qui baptisa du Saint-Esprit : « Moi, je vous baptise d’eau, pour vous amener à la repentance; mais celui qui vient après moi est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de porter ses souliers. Lui, il vous baptisera du Saint-Esprit et de feu. » (Mt 3, 11)

 Plus la corruption du siècle est grande, plus il importe que les serviteurs de Dieu donnent l’exemple du renoncement à eux-mêmes. Ils prêchent par leur vie plus encore que par leurs paroles.  L’évangile de Mathieu e t  de Luc rapportèrent avec plus de détails la prédication de Jean-Baptiste ; le récit de Marc, plus abrégé que le leur et s’en rapprochant beaucoup dans les termes qu’il employa, renferme des traits caractéristiques qui lui sont propres.

Ainsi ce mot : en me baissant, qui peint si bien l’humble attitude de Jean devant Jésus ; ainsi encore, en annonçant qu’il baptisera de l’Esprit-Saint. Cette prophétie de Jean, relative au baptême de l’Esprit-Saint qu’administra Jésus, montre qu’il fut initié à la nature spirituelle de son règne ; aucun signe extérieur n’en marqua l’avènement.

Dans le Jourdain ; Jésus vit les cieux se fendre, expression énergique qui peignit la scène ; enfin, dans Marc comme dans Luc, la voix divine s’adressa directement à Jésus :  » Tu es mon Fils bien-aimé, en toi je me complais. » Marc raconta en ces quelques lignes l’histoire de la tentation dont Matthieu et Luc donnèrent tous les détails.

Ainsi cette expression énergique : l’Esprit le jette dehors au désert ; ainsi encore cette mention des bêtes sauvages, qui donna à toute la scène un caractère unique de solitude, d’abandon et de danger. Marc, de même que Luc, rapporta que Jésus fut tenté durant tout le temps de son séjour au désert, tandis que Matthieu plaça la tentation au terme des quarante jours.

Au cours de ses méditations solitaires Jésus fut assailli de pensées contraires à la volonté divine, de suggestions de Satan, qui se résumèrent et se concentrèrent dans les trois assauts suprêmes que Matthieu et Luc nous ont racontés. Ce temps fut alors accompli, annoncé par les prophètes, espérée et désirée par les croyants de l’ancienne Alliance, le temps du salut : « Mais lorsque vint la plénitude des temps, Dieu  envoya son Fils, né d’une femme et soumis à la loi de Moïse » (Ga 4, 4)

Ce fut alors que Jésus commença à fonder sur la terre le royaume de Dieu : « Il disait: Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche. » (Mt 3, 2)   Marc seul  conserva ce trait caractéristique, que les deux fils de Zébédée laissèrent leur père dans la barque avec les ouvriers.

 Diacre Michel Houyoux

Compléments

◊ Diacre Michel Houyoux  : cliquez ici pour lire l’article → Catéchèse sur la parabole du semeur (Mt 13, 1-23)

◊ Diacre Michel Houyoux  : cliquez ici pour lire l’article →  Celui qui reçoit la Parole de Dieu et la comprend, portera beaucoup de fruits.

Liens avec d’autres sites web chrétiens

◊ Familles chrétiennes : cliquez ici pour lire l’article →  Évangile : « Voici que le semeur sortit pour semer

◊ Père Curé Jean Paul AKA-BROU (GEISPOLSHEIM) : cliquez ici pour lire l’article → 3ème semaine du temps ordinaire 2021 – Année B

Lectio Divina : « Voici que le semeur sortit pour semer« 

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La trahison de Judas et sa chute

Posté par diaconos le 24 janvier 2021

Le Baiser de Judas, par Giotto di Bondone, entre 1304 et 1306 © Wikimedia

Les quatre évangiles du Nouveau Testament parlent de Judas, Judas Iscarioth, la place accordée à ce disciple y est importante. Mais chacun des évangiles présente des nuances dans l’interprétation de ce personnage et de ses motivations, ils divergent même parfois quant au scénario ou aux événements racontés.

# À partir d’un exposé, que je fis sur le célèbre texte Dt 30, 15-20, traitant des deux voies qui s’ouvrent devant chacun, j’abordai dans cet ouvrage le même sujet à partir d’autres textes de la Bible. L’essentiel de mon exposé donne quelques pistes à suivre pour l’utilisation en catéchèse ou pour aborder des sujets sensibles tels que l’euthanasie, l’avortement, les soins palliatifs… Large est la porte qui conduit à la perdition. Des textes tirés du livre de la Genèse et des évangiles nous aideront dans notre réflexion. N’y aurait-il que peu de gens à être sauvés ? Le Royaume de Dieu existe-t-il ? Que faut-il faire pour y accéder ? Le commandement nouveau : c’est de vous aimer les uns les autres” (Jn 13,34a). Servir Dieu, servir le Christ, c’est servir les pauvres. Au chapitre 6, la question de la résurrection des corps est soulevée ? Y aura-t-il une vie après la vie ? Avec quel corps ressusciterons-nous ? À partir du témoignage des apôtres, des femmes venues au tombeau au matin de Pâques et des personnes qui rencontrèrent Jésus ressuscité, nous découvrirons que c’est en aidant les autres à se sauver que nous nous sauverons nous-mêmes. Jésus veut ardemment que tous connaissent son salut

Diacre Michel Houyoux

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On a fait bien des suppositions sur les causes psychologiques et morales de la trahison de Judas et aussi sur les raisons de sa présence parmi les douze. Ce serait une erreur de penser que lorsqu’il fut appelé par Jésus à se mettre à son service, il n’avait aucune des dispositions qui auraient pu faire de lui un bon disciple. Mais petit à petit, Judas laissa s’enraciner dans son cœur une passion alimentée par un manque de droiture, passion qui le conduisit à l’hypocrisie, à l’injustice, au vol.

Les évangiles nous le présente à deux occasions où il se révèle. Jean relate, dans son évangile au chapitre douze qu’à quelques jours de la grande fête de Pâques (le 14 nisan), Jésus et ses disciples vinrent chez des amis à Béthanie, où ils séjournèrent du vendredi soir au lendemain. On leur fit à souper. Parmi les invités, outre Marthe, Marie et Lazare que Jésus avait ramené à la vie, il y avait aussi quelques amis et parents.

Jean ne dit pas dans quelle maison ils étaient venus mais Matthieu et Marc nous apprennent que c’est chez Simon le lépreux, qu’ils étaient venus et que c’est là, 41 vers la fin du souper que Marie oignit les pieds de Jésus d’un parfum de grand prix, et essuya ses pieds avec ses cheveux. (Mt 26, 6-13; Mc 14, 3-9 ; Jn 12, 1-8) Alors Judas Iscariote, obéissant à une basse avidité, entraîna plusieurs convives à s’indigner. Selon Judas, tout ce qui n’augmentait pas la possession, était une perte. Ils demandèrent pourquoi ce parfum n’a pas été vendu plutôt trois cents deniers pour donner cette somme aux pauvres.

Mais Judas dit cela non par souci des pauvres, mais parce qu’il était voleur et trésorier de la communauté, il dérobait de l’argent qu’on lui avait confié. Jean, Matthieu et Marc ont révélé dans leur évangile que Judas dérobait de l’argent dans la bourse commune et qu’il ne se souciait pas des pauvres. Aussitôt, Jésus ressentit la peine que ces murmures firent à Marie ; et pour la justifier, il la déclara bonne : « Pourquoi faites-vous de la peine à cette femme ? Car c’est une bonne œuvre qu’elle a faite à mon égard. » (Jn 26, 10) L’œuvre qu’elle fit par ce geste procédait de la vénération et de l’amour pour Jésus.

Ces paroles de Jésus prononcées au sujet de Marie irritèrent Judas et déterminèrent sa trahison. Judas partit le dénoncer aux chefs des prêtres qui cherchaient des moyens pour se saisir de Jésus. Passionné par l’argent, l’appât du gain l’aurait-il poussé à trahir Jésus par avarice ? Judas avait choisit le chemin de l’égoïsme : Judas se trouvait dans la solitude, et cette attitude égoïste a grandi jusqu’à la trahison envers Jésus. Celui qui aime donne sa vie comme un don, l’égoïste par contre prend soin de sa vie, grandit dans l’égoïsme et devient un traître, mais toujours seul.

Celui qui à l’inverse donne sa vie par amour n’est jamais seul, il est toujours en communauté, en famille. Celui qui isole sa conscience dans l’égoïsme, à la fin la perd. C’est ainsi qu’a fini Judas, un idolâtre, passionné par l’argent. Extrait de l’homélie du Pape François en la chapelle de la maison sainte Marthe (Vatican) le 14 mai 2013 La deuxième occasion où les évangélistes nous donnent des renseignements sur son comportement, c’est lors de la dernière Cène et dans les jours qui suivirent.

Malgré les avertissements réitérés de Jésus au cours de son dernier repas, Judas s’endurcit 42 dans son péché et joua avec une passion qui finit par le livrer à la puissance du démon qui lui inspira l’intention de livrer Jésus aux chefs des prêtres et aux anciens. Pendant qu’ils mangèrent, Jésus déclara sans le nommer, que l’un d’eux le livrera. Attristés, ils demandèrent tous : « Est-ce moi ? » Jésus désigna le traître et dit que la mort du fils de l’homme est l’accomplissement des Écritures, mais que celui qui sera l’instrument de cette mort n’en est pas moins coupable et malheureux.

Nous savons comment il intervint auprès des autorités juives pour leur livrer Jésus et comment il mit fin à ses jours… (Mt 27, 3-10 ; Jn 27,3-7 ; Ac 1, 18) Une foule conduite par Judas Iscariote vint arrêter Jésus dans les jardins de Gethsémani. L’évangéliste Jean nous donne quelques détails sur la fin de Judas… Voyant que Jésus a été condamné par le fait qu’on l’avait livré à Pilate, Judas se repentit, rapporta l’argent de la trahison aux chefs des prêtres et aux anciens. Est-il possible que Judas ait obtenu le pardon de sa faute après s’être repenti ? Des évangiles canoniques, seul celui de Matthieu parle du repentir de Judas. (Mt 27, 3-4) et l’évangile de Jean n’aborde pas l’idée d’un pardon possible pour Judas Iscariote.

Bien que Judas se soit ensuite éloigné pour aller se pendre (Mt 27, 5), ce n’est pas à nous qu’il revient de juger son geste, en nous substituant à Dieu infiniment miséricordieux et juste. Pierre, après sa chute, s’est repenti et a trouvé le pardon et la grâce. Judas aussi s’est repenti, mais son repentir a dégénéré en désespoir, se transformant ainsi en autodestruction. Audience générale du pape Benoît XVI – Vatican, mercredi 18 octobre 2006 C’est pour nous une invitation à toujours nous rappeler de ne jamais désespérer de la miséricorde divine.

Les deux voies    Éditions Croix du Salut ( 05.06.2013 )

Auteur diacre Michel Houyoux  Le livre vous sera livré par la poste

 Les deux voies
7
EAN: 9783841698728
Langue du Livre: Français
By (author) : Michel Houyoux
Nombre de pages: 144
Publié le: 05.06.2013
Catégorie: Christianity

Détails du livre: ISBN-13

Les deux voies

Choisis le chemin de la Vie. Pour être disciple de Jésus

Il nous faut marcher derrière lui, suivre le même chemin

Auteur le Diacre Michel Houyoux , publié le  5 juin 2013  Broché Prix : 25, 80€

Pour acheter le livre, cliquez ici →Omni badge Les deux voies

La passion du Christ : Trahison de Judas / Pâques / Cène / Reniement de Pierre

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