Origine des évangiles et contenu

Posté par diaconos le 11 juillet 2021

Les évangiles canoniques , qui les a écrit et quand

# La Bible est un ensemble de textes sacrés pour les juifs et les chrétiens. Les diverses confessions peuvent inclure des livres différents dans leurs canons, dans un ordre différent. Les textes eux-mêmes ne sont pas toujours identiques d’une religion à l’autre. La Bible rassemble une collection d’écrits très variés (récits des origines, textes législatifs, récits historiques, textes sapientiaux, prophétiques, poétiques, hagiographies, épîtres) dont la rédaction s’est échelonnée entre le VIIIe siècle av. J.-C. et le IIe siècle av. J.-C. pour l’Ancien Testament, et la deuxième moitié du Ier siècle, voire le début du IIe siècle pour le Nouveau Testament.
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La Bible hébraïque se nomme en hébreu « TaNaKh » (תנ״ך), acronyme formé à partir des titres de ses trois parties constitutives : la Torah (la Loi), les Nevi’im (les Prophètes) et les Ketouvim (les Écrits). Elle est traduite en grec ancien à Alexandrie. Cette version — la Septante — est utilisée au tournant du Ve siècle par Jérôme de Stridon pour compléter sa traduction latine de la Bible — la Vulgate — à partir de l’hébreu puis, au IXe siècle, par les « apôtres des Slaves » Cyrille et Méthode pour traduire la Bible en vieux-slave.
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La Bible chrétienne, qui connaît plusieurs canons selon les époques et les confessions, se compose de deux parties : l’Ancien Testament, qui reprend le Tanakh tel quel ou augmenté d’un certain nombre de livres et le Nouveau Testament commun à la plupart des Églises chrétiennes et regroupant les écrits relatifs à Jésus-Christ et à ses disciples. Il s’agit des quatre Évangiles canoniques, des Actes des Apôtres, des Épîtres et de l’Apocalypse. Le mot « bible » vient du grec ancien biblos ou biblion1 correspondant à l’hébreu sépher, qui fut traité par les auteurs médiévaux en latin comme un féminin singulier, biblia, avec pour pluriel bibliae, par lequel il passa dans la langue française.
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Le mot « Testament », traduit du latin testamentum, correspond lui au mot grec διαθήκη, diathêkê, qui signifie « disposition écrite » avant de recouvrir une acception littéraire spécifique au sens de « testament philosophique », un sens que retient la Septante pour traduire le terme hébreu berith, « alliance », qui correspond pourtant davantage au grec sunthêkê.
Le déplacement sémantique du terme en tant que « testament » littéraire s’opère chez les auteurs chrétiens dès le IIIe siècle, traduit alors par le terme juridique latin testamentum qui est repris ensuite dans toutes les langues. Le corpus biblique réunit plusieurs livres d’origines diverses d’où le pluriel originel du mot « Bible ». Dès le début de sa formation, il existe plusieurs collections canoniques concurrentes de la Bible, chacune étant défendue par une communauté religieuse différente. Le mot canon (en grec ancien, κανών signifie règle) est utilisé dès le IVe siècle pour désigner la liste des livres reconnus par une communauté (ou Église).

Des évangiles

Ce que nous savons de la vie de Jésus nous a été conservé sous un nom unique : l’Évangile. Après l’évènement de la Pentecôte, les apôtres ont prêché, racontant la vie, la mort et la résurrection de Jésus. Ces récits répétés par les apôtres et par leurs disciples prirent rapidement une forme plus ou moins figée. Très tôt on se mit à les rédiger, afin de conserver la figure de Jésus. C‘est ainsi que, comme l’annonce Luc dans les premiers mots de son évangile, se constituèrent plusieurs renseignements sur la vie du Christ :  » Puisque plusieurs ont entrepris de composer un récit des faits qui ont été pleinement certifiés parmi nous, conformément à ce que nous ont transmis ceux qui, dès le commencement, ont été témoins oculaires et ministres de la parole ; il m’a semblé bon, à moi aussi, qui ai suivi avec exactitude toutes ces choses dès l’origine, de te les écrire dans leur ordre, très excellent Théophile ; afin que tu reconnaisses la certitude des enseignements que tu as reçus. »

(Lc 1, 1-4)

La plus importante de ces rédactions fut l’écrit du publicain Matthieu, appelé aussi Lévi. Celui-ci réunit les discours de Jésus dans un livre écrit en araméen, dialecte issu de l’hébreu et dans lequel Jésus s’était exprimé. Mais l’évangile de Matthieu, tel que nous le possédons, est une traduction en grec de ces discours, replacés dans le cadre où ils 8 furent prononcés d’après les renseignements puisés dans l’évangile de Marc. Il a dû être composé, sous sa forme actuelle, vers l’an 66. Ce livre eut un tel succès dans les communautés chrétiennes aux premiers temps de l’Église que Papias, évêque d’Hiérapolis, écrivit au début du deuxième siècle que chacun s’efforçait de le traduire.

Dans l’évangile de Matthieu, il y a en propre le recueil des discours (sermon sur la montagne, prédication au bord de la mer, harangue contre les pharisiens, prédiction de la ruine de Jérusalem. Son évangile est destiné au peuple juif. Les souvenirs de la Passion constituent le témoignage central de sa prédication apostolique ; il consacre à ce dénouement à peu près la moitié de son récit. L’évangile de Matthieu a quatre points en commun avec les récits de Marc et de Luc : le même genre littéraire, quelques unités narratives communes, quelques loggia communs et l’histoire de la Passion.

L’année liturgique et son organisation  » Elle déploie au long de l’année le mystère du Christ et de notre Salut. L’Église, chaque semaine, au jour qu’elle a appelé le Jour du Seigneur, fait mémoire de la Résurrection du Seigneur qu’elle célèbre encore une fois par an en même temps que sa bienheureuse Passion par la grande Solennité de Pâques. Elle déploie tout le mystère du Christ pendant le cycle de l’année, de l’Incarnation et la Nativité jusqu’à l’Ascension, jusqu’à la Pentecôte et jusqu’à l’attente de la bienheureuse espérance et de l’avènement du Seigneur. » Extrait de « Constitution sur la liturgie du Concile Vatican II (SC 1O2)

Diacre Michel Houyoux

 978-3-8416-9807-0-frontAuteur  Diacre Michel Houyoux   -  224 pages , publié en français  le 09 juillet 2012

Référence ISBN : 978-3-8416-9807-0   Référence  ISBN 10 3841698077  EAN 978 384 16988070

Publié à la maison d’éditions Croix du SalutSite Web  http : www. editions-croix.com

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Rencontre avec la Parole de Vie

Compléments

Diacre Michel Houyoux  : cliquez ici pour lire l’article → Quinzième dimanche du Temps Ordinaire – Année B

                                                                                              D’où vient la Bible ?

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Vijftiende gewone zondag in de cyclus B

Posté par diaconos le 10 juillet 2021

Jezus stuurde de twaalf op een missie

la missione dei dodici apostoli

De Grote Commissie, of wereldzending, is een opdracht die Jezus van Nazareth na zijn verrijzenis gaf aan elf van zijn twaalf apostelen. In deze episode, die in de laatste vijf verzen van het evangelie van Matteüs wordt verteld, verschijnt Jezus aan zijn leerlingen op een berg in Galilea en vraagt hun te dopen « in de naam van de Vader en van de Zoon en van de heilige Geest » alle volkeren van de wereld. Deze passage volgt op de kruisiging en verrijzenis van Jezus. Élian Cuvillier merkt op dat het geen beroep op Gods oordeel bevat: Uitzending en het verzamelen van nieuwe discipelen lijken hier voorrang te krijgen boven begrippen als zonde of straf.4 Uitzending wordt geplaatst onder de auspiciën van de kerk. Het uitzenden wordt geplaatst onder het teken van de Drie-eenheid en herinnert aan het doopsel van Christus, waar de Geest op Jezus neerdaalt op het moment dat de goddelijke stem de kinderlijke relatie met de Vader tot stand brengt (Mt 3,16-17). Tegelijkertijd is « Ik ben altijd bij jullie, tot aan het einde van de aarde » een voortzetting van « Emmanuel », de « God met ons » uit Mt 1,23. Het evangelie van Matteüs wordt gekenmerkt door een voortdurende dualiteit tussen joods particularisme en universalisme en sluit hier af met een uitbreiding van de Blijde Boodschap tot alle volkeren van de aarde.

De « Grote Opdracht » moet ook gezien worden in het perspectief van de Bergrede, waarvan zij het hoogtepunt is. De verkondiging van deze opdracht bevat de kern van het Evangelie: de verrezen Heer heeft macht over de wereld, en zijn leerlingen moeten zijn leer doorgeven aan alle volkeren totdat het Rijk Gods komt. Dit tijdstip van het einde heeft de auteur niet als op handen zijnde beschreven. De « Grote Opdracht » moet onderscheiden worden van de « Kleine Opdracht » of « Uitzenden » die eerder in hetzelfde Evangelie volgens Mattheüs voorkomt, in hoofdstuk 10.

Anderzijds herinnert het aan andere pericopen van de canonieke Evangeliën, waaronder de instelling van de twaalf apostelen, die in de drie Synoptici voorkomt. De instelling van de apostelen vindt echter plaats tijdens het leven van Jezus, vóór de kruisiging, terwijl de « Grote Opdracht » plaatsvindt na de verrijzenis. Het Evangelie van Lucas, geschreven in dezelfde tijd als het Evangelie van Matteüs, rond het jaar 80, bevat een scène die dicht bij de « Grote Opdracht » ligt die door Matteüs wordt beschreven, en die zich ook afspeelt na de kruisiging en de verrijzenis. Jezus vraagt zijn discipelen om vanuit Jeruzalem aan alle volken de bekering te verkondigen die leidt tot vergeving van zonden. Het thema komt terug in de Handelingen van de Apostelen, ook door Lucas geschreven: Bij de Hemelvaart belooft Jezus zijn apostelen dat de heilige Geest hen zal helpen bij het volbrengen van hun zending. Het Evangelie van Marcus, dat voorafgaat aan de twee andere synoptici en dateert van 65-75,13 bevat in zijn « lange conclusie » een passage die vergelijkbaar is met de « Grote Opdracht » vzn Matteüs

Uit het Evangelie volgens Marcus

06 En hij verwonderde zich over hun gebrek aan geloof. Jezus ging rond in de dorpen om te onderwijzen. 07 Hij riep de Twaalf; daarna begon Hij hen twee aan twee uit te zenden. Hij gaf hen gezag over de onreine geesten, 08 En hij gebood hun niets mee te nemen voor onderweg, alleen een staf; geen brood, geen tas, geen munten in hun gordels. 09 « Trek sandalen aan, neem geen reserve tuniek mee. » 10 Hij zeide wederom tot hen: Wanneer gij gastvrijheid in een huis gevonden hebt, blijft daar tot gij vertrekt.

11 Als iemand op een plaats weigert u te ontvangen en naar u te luisteren, ga dan heen en schud het stof van uw voeten af; dat zal voor hen een getuigenis zijn. » 12 Zij gingen weg en verkondigden dat zij zich moesten  ekeren. 13 Zij dreven vele demonen uit, zalfden vele zieken met olie en genazen hen. (Mc 6, 7-13)

Jezus stuurt zijn discipelen twee aan twee op missie

Een van de eerste daden van Jezus aan het begin van zijn openbaar leven was het kiezen van twaalf medewerkers. In de eerste hoofdstukken van het evangelie van Marcus worden zij getoond als de metgezellen van Jezus. En op de evangeliepagina van vandaag roept Jezus hen voor de eerste keer en zendt hen twee aan twee op zending uit (Marcus 6:7). Voor het eerst zijn zij alleen, zonder Jezus, belast met de prediking.

Jezus zendt hen uit op zending in paren: deze aanpak vergemakkelijkt wederzijdse hulp en steun, vooral in moeilijke tijden. Maar dit is niet het belangrijkste. Het belangrijkste is dat de boodschap met één stem wordt gedeeld. Het is de hele gemeenschap die geroepen is om in solidariteit te getuigen van het door Jezus Christus geopenbaarde Evangelie. De eerste regel van het apostolaat is om een team te zijn. Het broederlijk leven is reeds een verkondiging van liefde, zelfs voordat er over gesproken wordt. Als christenen, als leden van de levende Christus, hebben wij de plicht te evangeliseren.

Wat heb ik aan het geloof in de ware God als ik er nooit over spreek? God zendt ons om het goede nieuws van het evangelie naar de mensen om ons heen te brengen. Hij zendt ons om het woord te verkondigen, wat een verandering van leven vereist, een bekering. Hij vraagt ons het kwaad te bestrijden en op te komen voor de armen.

Bekering is de eerste inhoud van de prediking van de discipelen: verander uw leven… Bekeer u! Dit is zo’n radicale optie dat zij hevig verzet oproept. Gemiddeld houden mensen er niet van hun leven te veranderen. Laat ons met rust. God bemoeit zich ermee! Hij vraagt ons om ons in te zetten voor een nieuw leven. Het gaat over het veranderen van koers. Geloof is een nieuwe manier van leven die zich onderscheidt van de rest.

We moeten het beleven in ons gezin en in onze buurt, op het werk of op vakantie. We hoeven niet te zoeken naar grote manieren. Wat Jezus van ons vraagt is slechts ons getuigenis. Wij zijn in staat het kwaad te overwinnen waar wij ons bevinden en als bevrijde mensen te leven. Dit is wat ons in staat zal stellen getuigen van Christus te zijn voor anderen.

Zoals de profeet Amos (eerste lezing) en zoals de Twaalf (evangelie) worden wij uitgenodigd ons beste beentje voor te zetten in dit getuigenis dat de Heer ons toevertrouwt. Door deel te nemen aan de mis en door de eucharistie putten wij uit de bron.

Degene die als eerste de weg opende naar evangelisatie, naar missie, is de Maagd Maria. Laten we de Heilige Maagd Maria, Moeder van Jezus, vragen ons te helpen authentieke dragers te worden van licht, liefde en waarheid in heel ons leven, voor de mensen om ons heen.

Diaken Michel Houyoux

Links naar andere christelijke websites

◊  Bijbelwoord : klik hier om het artikel te lesen → Wat leert God ons in Exodus ?

◊  Apostel : klik hier om het artikel te lesen → De apostelen in de christelijke kerk

  De roeping van Petrus

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Vendredi de la quatorzième Semaine du Temps Ordinaire — Année Impaire

Posté par diaconos le 9 juillet 2021

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# Le Lis est une parabole de Jésus-Christ retranscrite dans l’Évangile selon Matthieu. Elle décrit la générosité divine pour les peuples s’attachant aux valeurs données par Dieu. Elle rappelle le psaume 34, verset 10: Mais ceux qui cherchent l’Éternel ne sont privés d’aucun bien. Jean Chrysostome, dans son homélie XXII consacrée à cette parabole, dit: « Que si Dieu donne à ces herbes ce qui ne leur était point nécessaire, puisque cet éclat qu’elles ont ne sert nullement à nourrir le feu qui les brûle ; comment vous refuserait-il à vous ce qui vous est nécessaire ?
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Après avoir paré les moindres choses de tant d’ornements superflus, seulement pour montrer sa toute-puissance, comment vous négligerait-il, vous, qui êtes le chef-d’œuvre de ses créatures ? Comment vous refuserait-il ce qui vous est nécessaire pour le soutien de la vie ? Après donc qu’il a ainsi montré aux hommes jusqu’où s’étend sa providence, il juge à propos de les réprimander, mais il ne le fait qu’avec beaucoup de retenue, et au lieu. Simone Weil, philosophe française, révèlent son mysticisme chrétien et sa recherche passionnée de la justice sociale.
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« Le Christ nous a proposé comme modèle la docilité de la matière en nous conseillant de regarder les lis des champs qui ne travaillent ni ne filent. C’est -à-dire qu’ils ne se sont pas proposé de revêtir telle ou telle couleur, ils n’ont pas mis en mouvement leur volonté ni disposé des moyens à cette fin, ils ont reçu tout ce que la nécessité naturelle leur apportait. S’ils nous paraissent infiniment plus beaux que de riches étoffes, ce n’est pas qu’ils soient plus riches, c’est par docilité. Dieu a créé l’univers, et son Fils, notre frère premier-né, en a créé la beauté pour nous. La beauté du monde, c’est le sourire de tendresse du Christ pour nous à travers la matière. Il est réellement présent dans la beauté universelle. L’amour de cette beauté procède de Dieu descendu dans notre âme et va vers Dieu présent dans l’univers. » — Simone Weil. Attente de Dieu, Paris, Fayard, 1996, p. 86 et 1121.

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 De l’évangile selon Matthieu

16 « Voici que moi, je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez donc prudents comme les serpents, et candides comme les colombes. 17 Méfiez-vous des hommes : ils vous livreront aux tribunaux et vous flagelleront dans leurs synagogues. 18 Vous serez conduits devant des gouverneurs et des rois à cause de moi : il y aura là un témoignage pour eux et pour les païens. 19 Quand on vous livrera, ne vous inquiétez pas de savoir ce que vous direz ni comment vous le direz : ce que vous aurez à dire vous sera donné à cette heure-là. 20 Car ce n’est pas vous qui parlerez, c’est l’Esprit de votre Père qui parlera en vous.

21 Le frère livrera son frère à la mort, et le père, son enfant ; les enfants se dresseront contre leurs parents et les feront mettre à mort. 22 Vous serez détestés de tous à cause de mon nom ; mais celui qui aura persévéré jusqu’à la fin, celui-là sera sauvé. 23 Quand on vous persécutera dans une ville, fuyez dans une autre. Amen, je vous le dis : vous n’aurez pas fini de passer dans toutes les villes d’Israël quand le Fils de l’homme viendra. » (Mt 10, 16-23)

Persécutions encourues

Envoyés sans défense au milieu d’ennemis redoutables, ils durent joindre à la prudence la simplicité. Ils furent traduits devant les autorités, mais ne durent pas s’inquiéter de leur défense ; l’Esprit parla en eux. La haine dont ils furent l’objet jeta la division jusqu’au sein des familles : persévérer malgré tout fut la condition du salut Jésus leur commanda de fuir la persécution de ville en ville et les assura qu’ils n’eurent pas fait le tour des villes d’Israël que le fils de l’homme fut.

« La pensée que c’est moi qui vous envoie dans le danger doit vous donner l’assurance que vous serez préservés. Mais vous aussi, puisque ce danger est si grand, soyez donc, dans votre conduite, dans la connaissance des hommes, dans le choix des moyens, prudents comme les serpents et simples, sans ruse, purs d’intention comme les colombes . » Ces deux vertus opposées l’une à l’autre ne furent pas naturellement réunies chez l’homme, l’Esprit de Dieu seul peut lui donner de les posséder en une égale mesure.

Les hommes, en général, non seulement de ceux qui leurs furent hostiles dès l’abord : « Appliquez dans vos rapports avec tous la prudence et la simplicité, car vous allez dans un monde auquel vous n’appartenez pas et qui vous haïra » . Voici tous les pouvoirs du monde ligués contre la vérité et ses témoins : d’abord, les tribunaux civils ou sanhédrins, qui firent de la conviction religieuse un délit ;puis les synagogues, pouvoir spirituel, exerçant la discipline à sa manière ;puis les gouverneurs de provinces, proconsuls, procurateurs, auxquels les principaux des Juifs ou les émeutes populaires livrèrent les disciples de Jésus ;enfin, les rois, les Hérode les empereurs romains.

Toutes ces persécutions eurent lieu à cause de moi, ajouta Jésus dans le sentiment de sa royauté divine et de la vie nouvelle qu’il apportait au monde. Et toutes ces souffrances endurées pour lui furent un témoignage de Jésus, de sa vérité, de son œuvre.  Ce témoignage puissant fut destiné à produire la conviction chez plusieurs (selon l’interprétation de Chrysostome), mais pour d’autres, il aggrava leur jugement. Ces paroles prophétiques dépassèrent l’horizon de cette première mission des apôtres mais il ne fut pas nécessaire d’en conclure, avec une certaine critique, que Matthieu les plaça par anticipation.

En plusieurs paraboles et dans d’autres discours, Jésus montra qu’il connut les destinées de son règne.  Motif puissant de consolation et d’assurance au sein de difficultés et de dangers dont la seule pensée aurait accablé l’âme des disciples.Ces deux choses dont  s’inquiétèrent les disciples : comment ils parlèrent et ce qu’ils dirent. Afin de donner à cette promesse une actualité plus énergique : « Vous n’aurez pas à souffrir la persécution seulement de la part des autorités ou de la part de personnes étrangères et hostiles ; dans votre propre famille, parmi vos plus proches parents, se trouveront des ennemis pour vous livrer. »

Telle fut la puissance absolue du christianisme, qu’il devait dominer et transformer tous les rapports naturels de la famille, soit par l’amour qu’il inspire aux croyants, soit par la haine qu’il excite dans les incrédules. L’histoire de l’Église et l’expérience de tous les temps justifient pleinement cette prédiction.

Être haïs de tous est une expression hyperbolique destinée à montrer l’universalité de cette inimitié naturelle du cœur de l’homme contre le nom de Jésus. C’est que ce nom ne révèle tous les trésors de la miséricorde divine qu’après avoir convaincu l’homme de péché. Avec quelle tristesse Jésus prononça ces paroles ! Mais voici la consolation des siens, le motif de leur persévérance jusqu’à la fin : être sauvés, ne pas périr avec le monde. Qu’est-ce que la fin ? Pour tout chrétien, c’est le jour de sa mort ; pour l’Église, c’est le retour du Christ..

Cette fuite, non seulement permise, mais commandée, eut pour motif le devoir d’enlever aux adversaires l’occasion de commettre un crime, et d’autre part, de conserver les témoins de la vérité pour d’autres qui reçurent leur message.  Ces paroles  présentèrent disciples un motif d’encouragement à obéir au précepte qui vint de leur être donné. Ils pouvaient se dire : « À quoi bon fuir dans une autre ville ? »  Puisque partout le même sort les attendit et qu’ils eurent parcouru les villes d’Israël. Jésus déclara : « Vous n’aurez pas  achevé lde parcourir les villes d’Israël, que le fils de l’homme ne soit venu. » .

L’encouragement que Jésus donna aux disciples, ce fut qu’ils n’eurent pas longtemps à souffrir, mais que bientôt il sera venu. Chrysostome et Bèze pensèrent qu’il faut interpréter « venu…à leur secours ». nt et l’on est ramené ainsi au second sens. Si l’on se refuse à voir dans notre passage le châtiment d’Israël par la destruction de Jérusalem, il faut en revenir au premier sens indiqué, celui de l’établissement du règne de Christ dans les cœurs.

Diacre Michel Houyoux

Liens avec d’autres sites web chrétiens

◊ Père Gilbert Adam : cliquez ici pour lire l’article →   Vendredi de la 14e semaine, année impaire

◊ Dom Armant Veilleux -  Abbaye Notre Dame de Scourmont (Belgique): cliquez ici pour lire l’article →   HOMÉLIE POUR LE VENDREDI DE LA 14ÈME SEMAINE DU TEMPS ORDINAIRE

  Lectio Divina : « Ce n’est pas vous qui parlerez, c’est l’Esprit de votre Père »

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Quatorzième dimanche du temps ordinaire

Posté par diaconos le 4 juillet 2021

Épinglé sur Versets bibliques

# Michel Houyoux enseigna la biologie, la chimie et la physique dans plusieurs instituts et collèges en Belgique et au Burundi (Afrique de l’est). Par arrêté royal du,26 novembre 1993, il reçut la décoraion de Chevaliert de l’Ordre de la Couronne en récompense de plus de trente années de bons et loyaux services dans l’enseignement De plus Michel Houyoux est diacre permanent dans le doyenné de Florennes (Belgique) et gère son site internet au rayonnement mondial. il publie  ses articles en six langue

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Dieu nous parle avec nos mots, il nous parle à travers des Prophètes qu’Il se choisit. La parole des prophètes est un appel de Dieu pour la Justice et la consolation quand les cœurs se durcissent et se ferment. Il n’est certes pas facile de reconnaître les prophètes comme au temps de Jésus, car leurs paroles sont simples. Les personnes qui savent écouter Jésus en elles peuvent discerner qui sont les prophètes. Les textes choisis pour la liturgie de ce dimanche, nous rappellent que Dieu peut donner à un homme une force incroyable : à Ézéchiel le courage de parler à un peuple de rebelles. (première lecture)

 Dans la première lecture, le prophète Ezéchiel a été appelé par le Seigneur pour que la Parole de Dieu soit révélée dans sa puissance. Mais il est prévenu à l’avance qu’il se trouvera face à une engeance de rebelles : « j’entendis le Seigneur qui me parlait ainsi :  » Fils d’homme je t’envoie vers les fils d’Israël, vers ce peuple de rebelles qui s’est révolté contre moi.  » (Ez 2, 2)

Dans la seconde lecture, Saint Paul a fait, lui aussi, cette découverte qui a complètement bouleversé sa vie. Les faiblesses de l’apôtre ne font que mieux mettre en valeur la force de Dieu qui agit en lui. Comme tous les prophètes, il est devenu totalement dépendant de la Parole divine. Son échec lamentable à Athènes ne l’empêche pas d’écrire aux Corinthiens :  » J’accepte de grand cœur pour le Christ les faiblesses, les insultes, les contraintes, les persécutions et les situations angoissantes. Car, lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort.  » (2Co 12, 10)

 Jésus est affronté à l’échec dans son ministère. Il est trop connu. Les gens de Nazareth, son village, ont passé leur enfance avec lui ; il a exercé son métier de charpentier avec Joseph ; certains ont pu bénéficier de son travail et de ses services. Très proche de nous, il est aussi très proche de son Père. Cela apparaît dans ses miracles et ses discours. Pour les gens de Nazareth c’est quelque chose de totalement nouveau. Ils découvrent en lui quelqu’un qui se met à parler et à agir de la part de Dieu.

 Pour qui se prend-il ? Ses compatriotes ne peuvent accepter ce changement. Ils n’ont pas découvert le caractère sacré, caché dans sa vie quotidienne. Pour eux ce n’est pas possible. Cet évangile nous appelle à faire un pas de plus sur le chemin de la conversion ; nous sommes tous invités à sortir de nos certitudes et à laisser de côté ce que nous croyons savoir sur Dieu et sur Jésus.. La foi n’est pas d’abord une affaire de connaissances ou de savoir ; elle est avant tout un questionnement perpétuel :  » Qui est Jésus pour moi ?  » La réponse sera donnée au pied de la croix par le centurion Romain :  » Vraiment, cet homme était le Fils de Dieu. » ( Mc 15, 39)

Le Christ voudrait nous rejoindre. Et il met sur notre route les personnes qu’il faut : c’est un voisin, un collègue, une personne âgée ou un jeune, des gens simples. C’est à travers eux que Dieu vient nous interpeller. Saurons-nous voir en eux des envoyés de Dieu ? Quand Dieu veut nous parler, il ne va pas chercher quelqu’un au loin. Et nous-mêmes, nous voici envoyés auprès des personnes qui nous entourent. Nous pourrons être affrontés à la dérision ou à l’indifférence. Mais comme le prophète Ézéchiel, nous ne sommes pas envoyés pour amener les gens à croire mais pour dire la Parole de Dieu. Attention, l’essentiel n’est peut être pas de réussir!  » Dieu ne nous demande pas de réussir mais de travailler. «  (Saint Jean Chrysostome)

Auteur Diacre Michel Houyoux

Prix : 49€

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                  morebooks : rencontre avec la parole de vie source d’amour

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  Frantzy Gauthier & Kompa Céleste : « LA FORCE EST EN CHRIST »

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