Le Verbe s’est fait chair

Posté par diaconos le 31 décembre 2020

 Le Verbe s'est fait chair  dans Catéchèse Noel-1

# Le titre ‘Logos’ est donné à Jésus par saint Jean dans le prologue de son Évangile (Jn 1:1-18). D’un point de vue christologique, l’idée que le Christ soit le Logos a joué un rôle important dans l’affirmation de la divinité de Jésus-Christ et sa position en tant que Dieu le Fils dans la Trinité comme indiqué dans le credo de Chalcédoine (451). Le pape Damase Ier s’intéressa à la formule « le Verbe s’est fait chair » de l’évangile de Jean et refusa l’idée que Dieu devienne homme dans l’incarnation de Jésus-Christ.Le pape Léon précisa que Dieu s’est uni à l’homme. Pour Justin de Naplouse, le Christ est le Logos incarné. Pour Apollinaire de Laodicée, le Verbe prend totalement possession de Jésus, qui n’a qu’une enveloppe humaine et est entièrement Dieu. Cette opinion, appelée apollinarisme, est considérée comme hérétique par l’Église. Le théologien et philosophe juif Philon d’Alexandrie a beaucoup écrit sur le Logos d’une manière qui rappelle la théologie du Nouveau Testament.

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. Il était au commencement auprès de Dieu. C’est par lui que tout est venu à l’existence, et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans lui. En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes ; la  lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée.w

Il y eut un homme envoyé par Dieu ; son nom était Jean. Il est venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui. Cet homme n’était pas la Lumière, mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière.

xLe Verbe était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le monde. Il était dans le monde, et le monde était venu par lui à  l’existence, mais le monde ne  l’a pas reconnu. Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu. Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu, ceux qui croient en son nom. Ils ne sont pas nés du sang, ni d’une volonté charnelle, ni d’une volonté d’homme : ils sont nés de Dieu.

Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, la gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité.

xJean le Baptiste lui rend témoignage en proclamant : « C’est de lui que j’ai dit : Celui qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était. » Tous nous avons eu part à sa plénitude, nous avons reçu grâce après grâce ; car la Loi fut donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ.

Dieu, personne ne l’a jamais vu ; le Fils unique, lui qui est Dieu, lui qui est dans le sein du Père, c’est lui qui l’a fait connaître. Jn 1, 1-18)

La Parole dans ses rapports avec Dieu et avec le monde

À l’origine de toutes choses la Parole existait, elle était en relation vivante avec Dieu, et elle était Dieu. C’est par elle que toutes choses existent ; en elle était la vie, cette vie qui est la lumière des hommes ; mais l’humanité rebelle repousse cette lumière.

La Parole repoussée par l’incrédulité et reçue par la foi. Bien qu’elle fût précédée du témoignage de Jean-Baptiste, qu’il y eût une relation naturelle entre elle et tout homme, que le monde eût été fait par elle, et qu’elle vînt chez le peuple qui fut préparé comme son chez-soi, elle n obtint ni du monde ni de ce peuple l’accueil auquel on put s’attendre. Mais à ceux qui l’eurent reçue, elle  donna de devenir enfants de Dieu, à ceux qui furent nés, non de la chair, mais de Dieu.

La Parole faite chair, objet de l’expérience du croyant. La Parole fut faîte chair et  habita parmi nous, pleine de grâce et de vérité ; Jean et les croyants ses contemporains contemplèrent sa gloire de Fils unique venu du Père ; Jean-Baptiste le leur attesta ; et Jean énuméra tout ce qu’ils reçurent de Jésus-Christ, le Fils unique en qui Dieu se révéla.

La Parole

Tandis que les autres évangélistes commencèrent leur narration avec la venue de Jésus-Christ en ce monde, ou son entrée dans son ministère, Jean remonta au-delà du temps, pour saisir le Sauveur dans son éternelle préexistence, car en Jésus de Nazareth,  la Parole fut faite chair.

  1. Jean s’élevant à l’origine de toutes choses, présenta la Parole en elle-même et dans sa relation primordiale avec Dieu ; puis il décrivit ses rapports avec le monde en général et son action sur l’humanité rebelle.
  2. Dans la seconde partie,Jean caractérisa l’accueil que les hommes, et spécialement le peuple élu firent à la Parole, quand, annoncée par Jean-Baptiste, elle apparut en Jésus-Christ. Repoussée par le peuple qui aurait dû la recevoir, elle donnaé à ceux qui la reçurent, et qui, par la foi, naquirent de Dieu, le pouvoir de devenir enfants de Dieu.
  3. Cette expérience des croyants est exposée dans la troisième partie : la Parole faite chair a habité parmi ceux qui ont cru en elle.

Les premiers mots de l’Évangile de Jean : Au commencement était la Parole rappellent les premiers mots de la Genèse et il ne s’agit pas d’un simple rapprochement dans les termes, mais d’une analogie profonde. Si la Genèse raconte la création de l’univers, l’Évangile retrace la création nouvelle d’un monde moral.

Dans son prologue, Jean remonta à l’origine de toutes choses pour nous montrer l’Auteur de cette double création. Si les mots : au commencement ne reportèrent pas la pensée au-delà de la première création, Jean ne dit pourtant pas que la Parole elle-même fut alors créée, mais qu’elle était au moment où toutes choses furent créées, qu’elle fut antérieure à toute la création,

Si la pensée de l’éternité n’était pas impliquée dans les termes mêmes dont se servi Jean, elle se présenterait comme une conséquence de la nature divine attribuée à la Parole. Et cette idée de la préexistence éternelle du Fils de Dieu ne fut pas une spéculation métaphysique de Jean, mais une vérité religieuse clairement enseignée dans tout le Nouveau Testament, et qui ressortit de mainte déclaration de Jésus lui-même, dans l’Évangile : « Jésus leur dit: En vérité, en vérité, je vous le dis, avant qu’Abraham fût, je suis. » (Jn 8, 58)

Rattachant sa pensée au commencement de la Genèse,  Jean affirma que toute la création  fut réalisée par la Parole, expression de la volonté et de la puissance de Dieu.

Le terme de Parole, non moins que celui de au commencement, sert à rappeler le récit génésiaque ; il fait allusion à ce : et Dieu dit huit fois répété, qui est comme le refrain de ce magnifique poème. Tous ces dire de Dieu, Jean les rassemble comme en une Parole unique, vivante, douée d’intelligence et d’activité, de laquelle émane chacun de ces ordres particuliers. Au fond de ces paroles divines parlées, il découvre la parole divine parlante. Mais, tandis que celles là retentissent dans le temps, celle-ci existe au-dessus et en dehors du temps. (Godet)

Comment Jean fut-il amené à concevoir comme une personne cette Parole éternelle, par laquelle ont eurent lieu la création et toutes les révélations divines ?

L’Ancien Testament, compris à la lumière des enseignements de son Maître, lui fournit cette idée. Plusieurs de ses données conduisent  à la notion de la Parole que nous trouvons dans l’évangile.

  1. Dans une série de passages, la Parole de l’Éternel est l’objet de personnifications plus ou moins poétiques : c’est par elle que les cieux ont été faits (Psaumes 33.6), c’est elle que Dieu envoya à ceux qui furent dans l’angoisse, et elle les guérit ; c’est elle que Dieu envoya sur la terre ;  c’est elle qui, sortant de la bouche de Dieu, exécuta son bon plaisir et amena à bien la chose pour laquelle il l’envoya : « Ainsi en est-il de ma parole, qui sort de ma bouche: Elle ne retourne point à moi sans effet, Sans avoir exécuté ma volonté Et accompli mes desseins » (Is 55, 11)
  2. Dans les livres des prophètes, la Parole de l’Éternel est présentée comme l’organe des révélations divines : « la parole de l’Éternel a été adressée à Ezéchiel, le fils du prêtre Buzi, dans le pays des Babyloniens, près du fleuve Kebar. C’est là que la main de l’Éternel a reposé sur lui.
  3. Depuis l’exil, les docteurs juifs considérèrent ces actions attribuées à la Parole divine comme l’œuvre d’un agent permanent et personnel qu’ils nommèrent la Memra (Parole) de Jéhovah.
  4. La Sagesse divine se présenta aux hommes, parlant, agissant comme un être personnel : « L’Éternel m’a possédée dès le commencement, avant ses œuvres ; j’ai été établie dès l’éternité, avant les origines de la terre »
  5. Deux vérités, en apparence contradictoires, sont enseignées dans toute l’écriture : d’une part, Dieu, le Dieu invisible, inaccessible, ne s’est jamais manifesté aux hommes. « Personne ne vit jamais Dieu », nul homme ne peut le voir et vivre. « Il est le seul à posséder l’immortalité, lui qui habite une lumière inaccessible et qu’aucun homme n’a vu ni ne peut voir. A lui soient l’honneur et la puissance éternelle. Amen ! » (Ti 6, 16)
  6. D’autre part, la Bible raconte à toutes les époques de l’histoire d’Israël diverses théophanies ou apparitions de Dieu à ses serviteurs. Comment se concilie cette contradiction ? Par la manifestation d’un être mystérieux qui est appelé l’ange de sa face : « Dans toutes leurs détresses ils n’ont pas été sans secours, Et l’ange qui est devant sa face les a sauvés; Il les a lui-même rachetés, dans son amour et sa miséricorde, Et constamment il les a soutenus et portés, aux anciens jour » (Is 63, 9)
  7. Cette même révélation divine par l’ange qui s’appelle l’Éternel est souvent rapportée dans l’Écriture.Mon nom est en lui, dit l’Éternel en parlant de l’ange qu’il envoyait devant Israël, c’est-à-dire qu’il fut la manifestation de l’essence divine elle-même.

Enfin, le dernier des prophètes annonça en ces termes l’apparition définitive sur notre terre de ce grand révélateur de Dieu : « Voici, je vais envoyer mon messager ; il préparera la voie devant moi et aussitôt entrera dans son temple le Seigneur (Adonaï) que vous cherchez, l’ange de l’alliance que vous désirez » (Ml 3, 1).w

Ces deux vérités contradictoires furent conciliées, et Jean, qui fut pénétré de toutes deux, en montra le sublime accord dans ces paroles : « Personne ne vit jamais Dieu, le Fils unique qui est dans le sein du Père, est celui qui nous l’a fait connaître »w

Nous savons maintenant pourquoi Jean appelle la Parole Celui par qui le Dieu invisible s’est toujours manifesté au monde, soit dans la création, soit dans ses révélations successives, soit enfin dans la rédemption de notre humanité. Et l’on conçoit quelle vive lumière ce fait projette sur toutes les Écritures, qui nous apparaissent ainsi dans leur pleine harmonie.w

Jean a donc tiré de l’Ancien Testament son idée de la Parole (grec Logos). Si, de ce que ce mot était alors usité dans les écoles de la philosophie alexandrine et se trouve souvent dans les écrits de Philon, on veut inférer que Jean l’a emprunté à ce philosophe, il n’y a pas lieu de le nier absolument. Mais s’il l’a fait, c’est pour rectifier les notions fausses que ce terme recouvrait et pour mettre la vérité divine à la place des spéculations métaphysiques de son époque.

«  Mais nous prêchons une sagesse entre les parfaits, sagesse qui n’est pas de ce siècle, mais une sagesse de Dieu  » (1 Co 2, 6). La préposition « Avec Dieu » ne signifie pas seulement que la Parole fut auprès de Dieu, dans sa société ; elle la présente dans un mouvement constant vers

La Parole, cette lumière à laquelle Jean dut rendre témoignage, fut la véritable lumière, qui éclaire tout homme. La Parole fut appelée la véritable lumière par contraste avec la lumière que répandit Jean-Baptiste et qui ne fut qu’un reflet de la véritable lumière manifestée en Jésus.

Cette lumière divine éclaire tout homme. Il s’agit de cette illumination universelle et intérieure que la Parole éternelle procure à l’homme créé à l’image de Dieu et par laquelle celui-ci est amené à sentir le besoin d’un Sauveur et à le reconnaître quand il lui est présenté.

xJean s’arrêta sur ce point, de montrer par l’effet, qu’un chacun de nous sent en soi que Christ est la lumière… Cette lumière a répandu de ses rayons généralement sur tout le genre humain. Car nous sommes doués de raison et intelligence, qui nous permettent de faire la distinction entre le Bien et le Mal.

Christ n’a jamais été tellement absent du monde que cependant les hommes étant éveillés par ses rayons, ne dussent lever leurs yeux vers lui. (Calvin)

xAu lieu de cela, Jean constata avec tristesse que le monde ne l’a point connu, tellement il fut aveuglé par les ténèbres du péché. Malgré tout, les siens ne l’ont point accueilli. Ce dernier terme est plus expressif encore que les précédents.Bien loin d’avoir été accueillie, la Parole vivante et personnelle fut rejetée, méprisée, crucifiée.

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Mon âme exalte le Seigneur

Posté par diaconos le 22 décembre 2020

Le Puissant fit pour moi des merveilles

# Le Magnificat est le cantique chanté par la Vierge Marie après l’Annonciation, lors de la visite qu’elle rend à sa cousine Élisabeth, plus âgée qu’elle et enceinte. Cet épisode est couramment appelé la Visitation. Également intitulé Cantique de Marie, ainsi que Cantique de la Vierge, le Magnificat est tiré de l’Évangile de Luc, 1, 46-56 Origine : Inspiré du cantique d’Hanna, la mère du prophète Samuel (Premier livre de Samuel, dans la Bible), il souligne le lien profond entre l’Espérance et la Foi chez le croyant (tant juif que chrétien). « Magnificat » est le premier mot (l’incipit) de la traduction latine de ce chant de louange. Il fait partie des liturgies romaine (pour l’office du soir, les Vêpres) et byzantine (aux matines, c’est le seul cantique biblique toujours psalmodié dans le cadre de l’ode qui s’y réfère au sein du canon), et a inspiré de nombreuses œuvres musicales. Chez les protestants, seule l’Église anglicane utilise ce chant, de manière quotidienne, pour le culte du soir, usage conservé du passé catholique.

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Méditations sur les textes du Jour " - Page 15En ce temps-là, Marie rendit grâce au Seigneur en disant : « Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur ! Il s’est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse. Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom !
Sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent. Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles. Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides. Il relève Israël son serviteur,
il se souvient de son amour de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et sa descendance à jamais. » Marie resta avec Élisabeth environ trois mois, puis elle s’en retourna chez elle. » (Lc 1, 46-56)

Magnificat

Marie chanta les  grandes choses que Dieu lui a faites, et, comme Élisabeth, elle parla sous l’influence de l’Esprit-Saint. Son cantique, qui se divise en quatre strophes, fut pénétré de la poésie de l’Ancien Testament et en particulier de celle qui respira dans le cantique d’Anne, mère de Samuel.

L’âme pieuse, dans les moments les plus solennels de sa vie intérieure, trouve toujours dans les paroles de l’Écriture l’expression la plus vraie de ses sentiments. Il y a même là une preuve de la vérité historique des récits de Luc. Un inventeur postérieur de ces scènes touchantes n’aurait pas cité des paroles plus en harmonie avec l’esprit de la nouvelle alliance.

Dès les premières phrases du cantique, cette forme de la poésie hébraïque, qu’on nomme le parallélisme, consiste à rendre la même pensée par deux expressions différentes, avec une nuance délicate et importante.

L’âme et l’esprit sont tour à tour le sujet de la phrase, sur la différence de ces deux termes, selon la psychologie de l’Écriture : « Que le Dieu de paix vous sanctifie lui-même tout entiers, et que tout votre être, l’esprit, l’âme et le corps, soit conservé’

 Magnifier, mot que d’autres traduisent par célébrer, louer, est un hébraïsme dont il faut conserver le sens et qui signifie proprement grandir. Une âme, élevée comme celle de Marie par l’Esprit, sentit et contempla la grandeur de Dieu et éprouva le besoin de la proclamer devant tout son entourage.

C’est ainsi que toutes les perfections de Dieu peuvent grandir parmi les hommes, lorsqu’ils apprennent à les connaître mieux. C’est ce que nous lui demandons à l’égard de sa sainteté par cette prière : « Que ton nom soit sanctifié ». Tandis que le premier verbe était au présent, le second : s’est réjoui , est au passé : il se rapporta à un moment précis dont Marie conserva le souvenir, et ce moment fut celui où elle reconnut que la promesse de Dieu  fut accomplie en elle.

 Ensuite, Marie nomma Dieu son Sauveur : le regard de sa foi pénétra plus loin que le moment présent et s’étendit jusqu’à ce salut du monde que Dieu allait accomplir. Élisabeth l’appela bien-heureuse, et ces paroles, pleines d’un religieux enthousiasme,  achevèrent d’affermir la foi de Marie en sa grande destinée, en sorte qu’elle vit ce mot de sa parente répété par les générations futures  : « Et Léa dit : Que je suis heureuse ! car les filles me diront heureuse ; et elle l’appela Asser (heureux). » (Gn 30, 13)

Marie célébra la puissance, la sainteté, la miséricorde de Dieu, trois perfections qui se sont manifestées dans les grandes choses qui lui furent faites. La toute-puissance se déploya dans l’incarnation, qui eut la sainteté pour caractère principal, et qui fit éclater la miséricorde de Dieu.

Marie s’éleva, à la manière des prophètes, jusqu’à la contemplation de la grande révolution qui se réalisa par ce Messie dont elle fut la mère. Si Dieu l’ appela, elle, la plus humble des filles de son peuple, à l’honneur de donner le jour au Messie, ce qu »il rejeta toutes les idées de grandeur humaine.

Le principe du règne qu’il veut établir, et qui transformera le monde, sera d’élever quiconque s’abaisse et d’abaisser quiconque s’élève. (Lc 18, 14) Comme les prophètes aussi, elle désigna, par tous ces verbes au passé, ces grands événements comme déjà accomplis, tellement ils furent certains pour elle. .

Quelques interprètes entendirent par les orgueilleux, les puissants, les riches, les païens, tandis que les humbles, et ceux qui ont faim, seraient les Israélites. Ils se fondèrent pour cela sur ces mots : «  Il a pris en sa protection Israël », qui leur parurent reproduire la reproduire la même idée sous une autre forme.

Mais Marie n’ignora pas que dans le peuple juif comme au sein des nations la miséricorde de Dieu fut seulement pour  ceux qui le craignirent.

On ne doit prendre ces expressions : puissants, petits, riches, pauvres, ni exclusivement dans le sens social, ni exclusivement dans le sens spirituel. Dans tous ces termes sont réunies les deux notions spirituelle et temporelle. (Godet) L’Éternel, voyant Israël qui le servit, le craignit, l »aima, accablé sous l’oppression de sa misère, le secourut et prit sa cause,  il accomplit sa délivrance : « Mais toi, Israël, tu es mon serviteur. Jacob, tu es celui que j’ai choisi, le  descendant de mon ami Abraham. Je t’ai pris aux extrémités de la terre, je t’ai appelé d’une région lointaine et t’ai dit: «Tu es mon serviteur.» Je t’ai choisi et ne te rejette pas. » (Is 41, 8-9)

Dans cette délivrance, Marie vit la fidélité de Dieu qui se souvint de sa miséricorde  envers Abraham et sa postérité, selon qu’elle annonça aux pères par les prophètes. Abraham et sa postérité furent représentés comme étant aussi les objets de la miséricorde de Dieu dans l’accomplissement des promesses qui lui furent faites .
« Tu témoigneras de la fidélité à Jacob, De la bonté à Abraham, Comme tu l’as juré à nos pères aux jours d’autrefois. » (Mi 7, 20)
Diacre Michel Houyoux

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L’annonce du Royaume

Posté par diaconos le 17 décembre 2020

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À quoi pouvons-nous comparer le règne de Dieu ? Par quelle histoire pourrions-nous le représenter ? Jésus, en bon pédagogue, nous en donne une idée en nous racontant deux petites histoires. Le règne de Dieu peut être comparé à un semeur qui jette la graine dans son champ. Le champ ayant été préparé avec soin et les semis terminés, le cultivateur est confiant quant au résultat, car il sait par expérience que la graine germera et donnera à terme du fruit. Une belle récolte est en perspective. Après s’être bien occupé de son champ, le paysan attendra le moment de la moisson avec l’espoir d’une belle récolte. (Mc 4, 26-29)

Le comportement de cet homme nous aide à comprendre le comportement de Dieu à notre égard. Dieu agit envers nous comme ce semeur. Il attend patiemment le temps de la moisson, il laisse mûrir la semence qu’il a jetée. Jésus compara ensuite le Règne de Dieu à une graine de moutarde qui une fois semée deviendra la plus grande des pousses du jardin. (Mc 4, 30-32) Cette graine minuscule, devenue une plante imposante dépassant toutes les plantes potagères, est une belle image de l’action de Jésus qui a pu paraître insignifiante au cours de son ministère.

Mais Jésus est toujours présent et actif parmi nous. Dans ces deux histoires, la petite graine est l’image de la Parole de Dieu. La Parole divine possède en elle une puissance de vie qui lui permet de porter du fruit d’une manière spontanée. Entre la Parole de Dieu et notre âme, il y a la même affinité qu’entre la terre et la semence. Dans les deux cas, il a fallu du temps pour arriver à la maturité. Le semeur a été vigilant, patient et persévérant.

Si le règne de Dieu grandit, nous devons en voir les signes révélateurs. Efforçons-nous de les reconnaître dans notre communauté. Seigneur Jésus donne-moi la force d’être patient et d’oser proposer là où je vis ta Parole de vie dans de bonnes conditions. Ainsi en Jésus Christ puis dans son Église qui continue son œuvre, Dieu fait approcher son Règne qui viendra irrésistiblement au Jugement dernier.

Convertissez-vous, car le Royaume des cieux est proche Convertissez-vous ! Changez ! Sommes-nous convaincus que nous avons un retournement à faire ? Nous ne sommes pas spontanément tournés vers Dieu, ni vers les autres… . Nous sommes naturellement centrés sur nous-mêmes. Si nous sommes lucides, nous constaterons que nous avons un retournement complet à faire pour que Dieu règne vraiment en nous, c’est à dire pour que son Royaume soit là dans notre vie. Quelle conversion Dieu me demande-t-il en ce moment ? En ce temps de l’Avent, changeons nos cœurs et croyons à,la Bonne Nouvelle.

C’est dans le cadre de notre vie quotidienne que Jésus nous appelle à la conversion. Je dois me convertir, c’est-à-dire changer d’esprit, réviser de fond en comble mes manières de penser et d’agir, réapprendre la liberté à l’égard du péché et des passions d’ici-bas… Dans ce combat, Jésus, l’Emmanuel, Dieu avec nous, est à nos côtés.

Matthieu, dans son Évangile, nous montre qu’à la mort de Jean-Baptiste, le ministère de Jésus s’orienta vers la Galilée, carrefour des païens. « Sur ceux qui habitaient dans le pays de l’ombre et de la mort, une lumière s’est levée ». L’Église n’est pas faite pour vivre repliée sur elle-même : elle est envoyée vers les païens. Quel intérêt portons-nous aux païens ? La lumière qui se lève est une présence attentive et aimante, elle est une lumière pour le cœur.

C’est sur les bords du lac de Galilée parmi les pêcheurs au travail que Jésus a choisi ses premiers disciples. Les moins bien doués, les moins bien préparés, furent les premiers à voir la lumière et à suivre Celui qui se présenta comme le Chemin, la Vérité et la Vie. D’emblée Simon et son frère André, Jacques, fils de Zébédée et son frère Jean mirent leur confiance dans le Seigneur et, ils le suivirent.

La grande aventure partit de cette Galilée, région maudite par les purs, cette province où se mélangeaient de nombreuses races. C’est là que Jésus choisit de prêcher, dans cette région ouverte à toutes les influences païennes. Parcourant toute la Galilée, il enseignait dans les synagogues, proclamant la bonne nouvelle du Royaume, guérissant les malades.

Jésus est cet homme plein de tendresse qui se laisse émouvoir par toutes les souffrances rencontrées sur son chemin. Guéris-nous Seigneur ! Sauve-nous ! Et fais de nous des sauveurs avec toi. Aujourd’hui encore, Jésus ressuscité poursuit sa mission : « Convertissez-vous car le Royaume des cieux est là !  » Il se révèle, enseigne et appelle, sans tenir compte de nos critères ou de notre logique terre à terre. Il n’est pas prisonnier de nos traditions, ni enfermé dans sa propre Église

Diacre Michel Houyoux

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Il est spacieux le chemin qui mène à la perdition

Posté par diaconos le 15 décembre 2020

Il est spacieux le chemin qui mène à la perdition  dans Catéchèse entrez-par-la-porte-etroite-car-large-est-la-porte-spacieux-est-le-chemin-qui-menent-a-la-perdition-et-il-y-en-a-beaucoup-qui-entrent-par-la-matthieu-713

Le diacre Michel Houyoux enseigna la biologie, la chimie et la physiquen dans différents instituts et collèges en Belgique et à l’étanger. Par arrêté royal du 26 novembre 1993, il reçut la décoration de Chevalier de l’Ordre de la Couronne en récompense de plus de tente ans de bons et loyaux services dans l’enseignement

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« Large est la porte et spacieuse la voie qui mènent à la perdition, et nombreux sont ceux qui y passent ! » (Mt 7, 7a)  Ce chemin est nommé ainsi parce qu’il est le plus facile à suivre : c’est le chemin de la vie sans Dieu, vouée aux choses périssables, aux jouissances, aux passions, au bonheur terrestre. La large porte symbolise le monde. On la franchit facilement. Il n’y a aucun obstacle pour nous en bloquer l’accès. Tout le monde peut la franchir sans contrainte.

Il n’y a qu’à faire un pas en avant pour la franchir et se retrouver sur le chemin spacieux. Les personnes qui la franchissent font ce qu’elles veulent et adhèrent aux idées qui leur conviennent. Ce chemin facile mène à la perdition, c’est le chemin de la mort. La déchéance d’Adam et Ève Selon le livre de la Genèse, il y a six mille ans qu’Adam partit sur ce chemin, et après neuf cent trente ans il en atteignit l’extrémité : la mort.

Dieu le créa à son image et le constitua dans son amitié. Adam ne pouvait vivre cette amitié que sur le principe de la libre soumission à Dieu. C’est ce qu’exprimait la défense que Dieu lui fit de manger de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. « Tu peux manger les fruits de tous les arbres du jardin ; mais quant à l’arbre de la connaissance du bien et du mal, tu n’en mangeras pas ; car, le jour où tu en mangeras, tu seras condamné à mourir. » (Gn 2, 17)

Cet arbre de la connaissance du bien et du mal est le symbole de la limite infranchissable qu’Adam et Ève devaient accepter et respecter avec une totale confiance en leur créateur. Tentés par le démon, symbolisé par le serpent Adam et Ève laissèrent mourir dans leur cœur la confiance qu’ils avaient mis en Dieu. En abusant de leur liberté, ils désobéirent à son commandement.

Le serpent dit à la femme : « Alors, Dieu vous a dit : vous ne mangerez le fruit d’aucun arbre du jardin » La femme lui répondit : « Nous mangeons les fruits des arbres du jardin. Mais, pour celui qui est au milieu du jardin, Dieu nous a dit : ‘Vous n’en mangerez pas, vous n’y toucherez pas, sinon vous mourrez.’ «  Le serpent répliqua : « Pas du tout ! Vous ne mourrez pas ! Mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal. »

Ève s’aperçut que le fruit de l’arbre devait être savoureux, qu’il avait un aspect agréable et qu’il était désirable, puisqu’il donnait l’intelligence. Elle prit de ce fruit, et en mangea. Elle en donna aussi à son mari qui en mangea. (Gn 3, 1-6) Source : Bible de la liturgie – Textes liturgiques © AELF, Paris En commettant cette faute, Adam et Ève se préférèrent à Dieu et d’une certaine manière, ils le méprisèrent.

Ils firent le choix de leur personne contre Dieu. C’est en cela que consista le premier péché de l’homme. Le livre de la Genèse nous raconte les conséquences dramatiques de leur choix : ils perdirent immédiatement la grâce de la sainteté originelle :  » Tous les hommes sont pécheurs, ils sont tous privés de la gloire de Dieu, » (Rm 3, 23) Plutôt que de croire en ce que Dieu leur avait dit, ils préférèrent écouter la voix du démon, ce qui les conduisirent à tout perdre ce que Dieu avait préparé pour eux.

De plus, ils durent en subir la mort en retournant dans la poussière :  » C’est à la sueur de ton visage que tu gagneras ton pain, jusqu’à ce que tu retournes à la terre dont tu proviens ; car tu es poussière, et tu retourneras à la poussière. » (Gn 3, 19) Les conséquences de leur faute ne s’arrêtèrent pas là. Toute leur descendance, jusqu’à la fin du monde, hérita du même sort dont Dieu mit en garde Adam.

La malédiction du sol, l’effort pour en tirer de la nourriture, les douleurs de l’enfantement, les maladies, la mort physique et la mort spirituelle en furent les fruits. Par la désobéissance d’Adam, la multitude fut constituée pécheresse. Depuis ce premier péché, une véritable  invasion  du péché inonda le monde : le fratricide commis par Caïn sur Abel ; la corruption universelle à la suite du péché ( Gn 6, 5. 12 ; Rm 1, 18-32)

Dans l’histoire d’Israël, le péché se manifesta fréquemment, surtout comme une infidélité au Dieu de l’alliance et comme transgression de la Loi de Moïse ; après la Rédemption du Christ aussi, parmi les chrétiens, le péché se manifeste de nombreuses manières  (1 Co 1-6 ; Ap 2-3). L’Écriture et la Tradition de l’Église ne cessent de rappeler la présence et l’universalité du péché dans l’histoire de l’homme. (Catéchisme de l’Église catholique : le premier péché de l’homme)

L’œuvre de justice du Christ procure à tous une justification qui donne la Vie. (Rm 5, 18) L’acte de justification est l’œuvre de la grâce divine déclarant juste toute personne qui croit en Jésus. La justification individuelle qui en résulte met le croyant en possession de la vie éternelle, dans laquelle il vivra. Choisis le chemin de vie ! Le Christ l’a dit clairement :  » Moi, je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. » (Jn 14, 6)

Malheureusement bien des gens refusent cette option et ont inventé toutes sortes de chemins pouvant conduire au but ultime de la vie : le pluralisme. Et au milieu de ce pluralisme la parole de Jésus retentit :  » Je suis le chemin ! » Une première condition pour devenir disciple du Christ, c’est la volonté d’apprentissage de ce que sont ses volontés : nous croyons facilement que nous avons tout compris et nous risquons de parler avec assurance.

Reconnaissons humblement que nous n’avons pas la moindre idée de ce que Dieu pense ! En dehors de ce qu’il nous dit expressément par la bouche de ses prophètes, bien sûr. Quel homme peut découvrir les intentions de Dieu ? Qui peut comprendre les volontés du Seigneur ? »  Il s’agit ensuite d’ouvrir nos yeux dans son amour : comment puissions-nous être comblés par Dieu si nous sommes pleins de nous-mêmes ?

Reconnaissons notre fragilité pour que Dieu puisse agir en nous. Puis vient le moment de la décision parfois difficile : être son disciple. Être disciple du Christ, c’est l’aimer et cela ne peut se faire à moitié ! Pour être disciple de Jésus, il nous faut marcher derrière lui, c’est à dire, suivre le même chemin :  » Pour demeurer avec Jésus, marchez comme il marche  » (1Jn 2, 6).

L’apôtre Paul nous rappelle qu’il faut « marcher dans l’amour comme le Christ vous a aimés » (Ep 5, 2)  Si jusqu’à présent tu as été loin de lui, avait exhorté le premier pape jésuite et du continent américain, fais un petit pas : il t’accueillera à bras ouverts. Si tu es indifférent, accepte de risquer : tu ne seras pas déçu. S’il te semble difficile de le suivre, n’aie pas peur, fais-lui confiance, il t’est proche, il te donnera la paix que tu cherches. Message du Pape François, 31 mars 2013, cité du Vatican

Les personnes qui aiment leurs proches plus que Jésus ne peuvent être son disciple. Suivre Jésus, c’est une aventure de longue haleine ! Il faut pouvoir aller jusqu’au bout. Cesser de suivre Jésus quand on a commencé à le suivre serait-ce plus grave que de ne l’avoir jamais connu ? « Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple. » (Lc 14, 26)

Si le candidat au service ne s’est pas complètement engagé, il échouera nous prévient Jésus et sa situation sera pire que s’il n’avait pas commencé. Si nous voulons vraiment suivre le Christ pour devenir son disciple, quels obstacles nous empêchent de le devenir : égoïsme, amour-propre, timidité, respect humain, amour de l’argent

Le candidat disciple doit commencer par s’asseoir pour examiner calmement les exigences de Jésus ainsi que ses propres possibilités d’action avant de prendre la décision de s’engager. Être disciple de Jésus, le suivre et l’imiter en allant vers nos frères pour les aimer, les aider et être dans notre entourage des ferments d’unité, n’est pas une tâche facile. À cause de leur faute, Adam et Ève furent punis par Dieu.

Ils crurent qu’en mangeant du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, ils deviendraient aussi grands que Dieu ! Beaucoup de nos contemporains diraient : s’il t’arrive quelque chose, c’est que d’une manière ou d’une autre, tu l’as méritée ! Ce genre de raisonnement est très actuel : si tu n’as pas de travail, c’est parce que tu ne te déranges pas pour en trouver ; si tu es rejeté, c’est parce que tu ne veux pas t’intégrer…

Dieu n’accepte pas que nous ajoutions au poids du malheur la chaîne de la culpabilité. Dieu aime tous ses enfants sans condition préliminaire. Il est indulgent, son pardon s’est fait visible par la croix de Jésus. Dieu nous demande de mettre en valeur la richesse de notre cœur et de nos mains pour que d’autres puissent avoir le droit de vivre.

Pour y arriver, acceptons qu’il mette en nous un cœur de chair semblable au sien, un cœur plein d’amour et de compassion, un cœur qui ne renonce jamais à faire disparaître ce qui détruit. Chercher Dieu, marcher avec lui, suivre avec fidélité les enseignements de Jésus et plus particulièrement son commandement sur l’amour, n’est pas un effort pour se réaliser soi-même, ce n’est pas être un peu plus pieux, ce n’est pas être un meilleur chrétien.

Marcher avec Jésus, c’est entendre le cri du pauvre et accepter de défier les puissances qui l’oppriment. Acceptons librement et avec amour de dépendre en tout de Dieu, notre véritable Créateur, de dépendre de l’Amour. Acceptons de marcher avec simplicité et confiance à la suite de Jésus. Toute personne qui se laisse conquérir par le Christ ne craint pas de perdre sa vie, car sur la Croix Il nous a aimé et s’est donné lui-même pour nous.

Plus précisément en perdant notre vie par amour nous la retrouvons. La Croix est la révélation définitive de l’amour et de la miséricorde divine également pour nous, hommes et femmes de notre époque, trop souvent distraits par des préoccupations et des intérêts terrestres et passagers. Dieu est amour, et son amour est le secret de notre bonheur.

Cependant, pour entrer dans ce mystère d’amour, il n’y a pas d’autre voie que celle de nous perdre, de nous donner, la voie de la Croix. Ce n’est pas notre péché qui entraîne la condamnation de Dieu, mais notre refus de nous convertir. Reconnaissons que nous sommes pécheurs et croyons à la nécessité de nous réconcilier avec Lui. Quelle place donnons-nous au sacrement de pénitence dans notre vie ?

Diacre Michel Houyoux

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