A.D.A.L. pour le trentième dimanche du temps ordinaire, année B

Posté par diaconos le 22 octobre 2018

 Célébration animée par une équipe de laïcs

Lorsque Jésus quita Jéricho pour aller à Jérusalem, il rencontra un aveugle qui mendiait au bord du chemin. Bartimée fut guérit par Jésus.

Lorsque Jésus quitta Jéricho pour aller à Jérusalem, il rencontra un aveugle qui mendiait au bord du chemin. Bartimée fut guérit par Jésus.

Rappel  : Il ne peut y avoir d’assemblée sans prêtre dans l’église où est célébrée la messe le même dimanche ( y compris le samedi soir) ! L’assemblée dominicale est  animée par une équipe de laïcs en lien avec le prêtre chargé de la paroisse.

Références bibliques → Jr. 31, 7-9 psaume 125He. 5, 1-6 ; Jn 2, 13-25 ; Mc 10,46-52

Proposition pour le chant d’entréeOuvre mes yeux ( G 79-7) – Ne crains pas (G 139) – Lumière des hommes ( G 128-2) ou un autre chant de  votre répertoire.

Animateur de la célébration → Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit.

Animateur de la célébration → Si nous sommes ici rassemblés au nom du Seigneur, c’est parce que nous sommes convaincus que sa Parole construit notre vie, que sa loi nous libère et nous permet de mieux aimer. Ouvrons nos cœurs à la Parole exigeante que Dieu nous adresse aujourd’hui ; elle nous fait vivre.    Soyons dans la joie ! Dieu rassemble autour de lui tous ceux que la vie a malmenés. Il les conduira aux eaux courantes par un bon chemin où ils ne trébucheront pas. Car il est un père pour nous et nous sommes ses enfants !

Que la grâce de Jésus notre Seigneur, l’amour de Dieu le Père et la communion de l’esprit Saint soient toujours avec vous.

Tous : Et avec votre esprit.

 Par un membre de l’équipe liturgique………………………………………………………………… :
Jésus nous appelle à mettre en lui notre confiance , à écouter sa parole qui fait vivre. nous savons qu’il n’est pas toujours facile  de le suivrfe et dez mettre zen pratique ce qu’il nous demande. Que sa lumière vienne éclairer notre chemin, pour nous permettre de le suivre avec confiance.

Préparation pénitentielle

Animateur de la célébration → Conscients de tous les germes de mort à l’œuvre aujourd’hui, mais aussi, éveillés au travail de l’Esprit, tournons-nous, pleins de foi et d’espérance, vers Celui qui est la Résurrection et la Vie…

  • Seigneur Jésus, envoyé par le Père pour nous libérer du péché et de la mort… Béni sois-tu et prends pitié de nous. (Chant du Kyrie ou selon votre sélection)

  • Ô Christ, venu dans le monde donner la vie à ceux qui croient en toi… Béni sois-tu et prends pitié de nous. (Chant du Kyrie ou selon votre sélection)

  •  Seigneur, élevé dans la gloire du Père, d’où tu nous appelles à vivre déjà de la vie des ressuscités… Béni sois-tu et prends pitié de nous.  (Chant du Kyrie ou selon votre sélection

Animateur de la célébration → Que Dieu tout-puissant nous délivre de l’emprise de la chair et nous fasse vivre sous celle de l’Esprit; qu’il nous pardonne nos péchés et nous conduise à la vie éternelle.

Tous AMEN !    

Gloire à Dieu (Chant de louange)

Animateur de la célébration Dieu notre Père, tu ne cesses de rassembler tes enfants dispersés : écoute la prière de ton peuple, relève notre confiance. À l’appel de ton Fils, donne-nous de nous redresser et de bondir à sa rencontre pour devenir de ses disciples, chaque jour, nous laissant enseigner par lui, afin de tenir dans les difficultés et d’être en toi pour les siècles des siècles .

Tous AMEN !

Liturgie de la Parole

◊ Dans une célébration animée par des laïcs, le siège de la présidence ne sera pas occupé !

 Par un membre de l’équipe liturgique………………………………………………………………… : en terre d’exil, quand le peuple se désolait d’être si,loin de sa patrie, les prophètes lui révélaient que Dieu ne l’oubliait pas et ils annonçaient unn prochain retour pour nous dans la joie.

Lecteur ou lectrice : ……………………………………………………………………………………………………………………. (Jr 31 1-9)

 Par un membre de l’équipe liturgique………………………………………………………………… : dans le psaume 125, il est question du rassemblement des déportés annoncé par Jérémie, le psalmiste l’a vu et il  le célèbre. Nous-mêmes, nous sommes libérés et rassemblés par le Christ, partageons la joie du psalmiste.

Ce psaume est lu ou chanté par la chorale

 Deuxième lecture par un membre de l’équipe liturgique………………………………………………………………… : (He 5, 1-6)

Acclamation  par un lecteur, une lectrice ou chantée par la chorale : Alléluia, Alléluia.

Reprise de l’Acclamation.

L’animateur de la célébration dit alors :  De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Marc Cette personne lit ensuite l’Évangile du jour  à Mc 10, 46-52

♦ Si c’est une personne laïque qui proclame l’Évangile, elle omet la salutation initiale et aussi l’acclamation finale .

 Homélie à téléchargerAucune infirmité ne doit faire obstacle

PRIÈRE UNIVERSELLE

 Animateur de la célébration → Unis par une même foi et une même charité, frères et sœurs, faisons monter vers le Seigneur l’espérance des hommes

Écoute nos prières

Intentions par :…………………………………………………………………………….

  • Pour que l’Église soit vraiment la maison où Dieu le Père accueille tous ses enfants, Seigneur, nous te prions ! (refrain)

  • Pour que les jeunes, en quête de sens pour leur vie, soient soutenus par des communautés chrétiennes vivantes et heureuses de croire, Seigneur, nous te prions ! (refrain)

  • Pour les personnes injustement condamnées pour leurs opinions religieuses ou politiques, Seigneur, Assiste-les de ton amour, nous t’en supplions ! (refrain)

  • Pour les personnes seules et désabusées qui ont faim et soif de ton amour et de ta bonté, Seigneur, nous te prions ! (refrain)

 Animateur de la célébration     Père, quand tu nous envoies semer dans les larmes, tu nous promets des moissons de joie. Comble nos attentes pour que toute notre vie devienne louange et action de grâce en Jésus, le Christ, notre Seigneur.

Tous : Amen.

 Action de grâce et le Notre Père

Animateur de la célébration → Frères et sœurs, la Parole de Dieu a touché notre cœur et elle a fait de nous, le peuple qui écoute son Dieu. Rendons-lui maintenant grâce pour grâce, en son nom et en union avec toute l’ Église.

Ici, nous plaçons un chant en l’honneur de Dieu
Suggestion → Que tes œuvres sont belles (A 219) — Peuple de prêtres (C 49) — Tenons en éveil

(C243) — Terre entière (I 33) — Peuple de Dieu, marche joyeux (K 180) — Louange au Dieu vivant (L 80) ; Peuples, criez de joie (29) — Louange au Dieu vivant (L 80) ou un autre chant de louange de votre répertoire.

Animateur de la célébration → Dieu de l’alliance nouvelle et éternelle, béni sois-tu pour ta fidélité et ton amour ! Depuis toujours tu as voulu nouer entre les hommes et toi une alliance de paix que rien ne puisse abolir. Et quand les temps furent accomplis, tu as donné ton Fils qui a versé son sang afin de rassembler dans l’unité tes enfants dispersés. Pour le mystère de sa croix et de sa Pâques, Dieu de l’Alliance fidèle, nous te rendons grâce.

Chant par la Chorale

Prière de louange

 Un membre de l’équipe liturgique

Seigneur notre Dieu, nous te rendons grâce de tout cœur car ton Esprit travaille au cœur des hommes et par lui tu fais toutes choses nouvelles.

Dieu très haut qui fait merveilles, béni soit ton nom

Par ton esprit, tu nous libères et tu nous donnes les uns aux autres pour vivre ensemble, en un seul corps, dans le rayonnement de ta lumière.

Refrain :Dieu très-haut qui fais merveille, béni soit ton nom! (MNA 46.17)

 Béni sois-tu pour tout ce qui est généreux, pour les solidarités nouées entre les frères, pour les efforts vers un monde meilleur et pour l’espérance qui sans cesse renaît.

Refrain : Dieu très-haut qui fais merveille, béni soit ton nom! (MNA 46.17)

Ton esprit est à l’œuvre et nous te bénissons pour toute paix, toute Justice, pour le respect des plus petits et pour ceux qui pardonnent sans compter.

Refrain :Dieu très-haut qui fais merveille, béni soit ton nom! (MNA 46.17)

Que ton amour, Seigneur, soit sur nous comme toujours notre espoir est en toi ! Béni sois-tu et béni soit ton nom !

Refrain :Dieu très-haut qui fais merveille, béni soit ton nom! (MNA 46.17)

Animateur de la célébration → Confions maintenant à Dieu notre Père nos intentions particulières  et les mains levées vers Dieu, prolongeons notre louange en redisant la prière que nous avons reçue du Seigneur…

Notre Père… chanté ou récité

◊ L’animateur de la célébration introduit ici le signe de paix →   Soyons unis les uns aux autres dans le Christ et partageons la paix qui vient de lui.

La liturgie de la Parole animée par des laïcs s’achève ainsi. On passe ensuite à la prière de conclusion (voir plus loin), à moins que l’on ait prévu une liturgie de communion.

Le cadre normal et habituel de la communion doit rester celui d’une célébration eucharistique. Une A.D.A.L. n’est en aucune manière une messe.

La personne qui a été désignée va après  le geste de paix au tabernacle chercher le pain consacré et il l’apporte sur l’autel. Elle s’incline ensuite profondément ou fait une génuflexion. Il est bon de prévoir à ce moment un temps de recueillement qu’on introduira ainsi…

Animateur de la célébration → Recueillons-nous dans le silence. Préparons-nous à accueillir le corps du Christ ; qu’il nous rassemble aussi en un seul corps !

Animateur de la célébration→Le Christ Jésus nous a livré son corps et chaque messe en fait mémoire. Aujourd’hui, en attente d’une célébration eucharistique, recevons dans la foi le corps du Christ, l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde.

Heureux les invités au Repas du Seigneur ! … “Saisi de pitié” pour les pécheurs que nous sommes, il est allé jusqu’au bout de l’amour : Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde.

Tous : Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir, mais, dis seulement une parole et je serai guéri.

Chant pour la communion

Suggestions : Vienne la paix (T 150) ; Pain des merveilles (D103) ; le pain que tu nous donnes (D 83) ; Tu es le Dieu fidèle ( D 163) ; Qui mange ma chair ( D 290) ; La Sagesse a dressé une table (F 502) ; Dieu a tant aimé le monde ( D 369) ; Pain de Dieu, pain de vie (D 381) ; Pain rompu pour un monde nouveau (D 283) ; Dieu nous invite à son festin (Signes musique n° 70) ; laisserons-nous à notre table… (E 161); Pour amer du plus grand amour (D 386) ou selon votre choix.

◊ Distribution de la communion en disant:  Le corps du Christ

Prière de conclusion

Par un membre de l’équipe liturgique…………………………………………………………………………..

Tu nous invites, Seigneur à avancer toujours plus profondément sur les chemins de ton Alliance éternelle avec les hommes. Donne-nous de la redécouvrir avec des yeux neufs. Tu nous as donné, dans ce moment passé en ta présence, une nouvelle joie de vivre, un feu à communiquer. Aide-nous à amener nos frères à te rencontrer pour qu’ils découvrent que tu es vraiment le Sauveur du monde.

 Toi qui vis et règnes pour les siècles des siècles.       Tous: Amen !

Après la prière de conclusion ou après le chant final s’il y en a un,  l’animateur de la célébration ajoute…  Ouvrez vos oreilles et vos cœurs aux appels des pauvres, soyez pour eux des témoins de l’appel de Dieu à nous aimer les uns et les autres. Et que Dieu nous bénisse  (Pas de bénédiction à donner ici !)  le Père, le Fils, et le Saint Esprit. Amen ! (Chaque fidèle fait le signe de la croix)

Animateur de la célébration → Allons, dans la paix du Christ !

Tous : nous rendons grâce à Dieu.

Ce texte tient compte des  directives  des évêques des diocèses francophones de notre pays pour les liturgies de la Parole animées par des laïcs (guide liturgique pour les assemblées dominicales   animées par des laïcs aux éditions C.I.P.L. 40, rue  des Prémontrés B 4000 Liège). 

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Jeunes talents…(dessins bibliques)

Tu es jeune, tu aimes dessiner et tu souhaites montrer ton dessin dans la rubrique “Page jeunesse” … il te suffit de me le faire parvenir par mail en “document attaché” à l’adresse : “michel.houyoux@outlook.fr” . Fais-toi aider par un membre de ta famille si tu n’en sors pas. Tu peux y mentionner ton prénom, ton âge, ta localité (pays ?) et aussi un petit commentaire en rapport avec le thème proposé. Avec un peu d’imagination, tu peux réaliser de jolis dessins.

En cliquant sur la catégorie « dessins et Bible » (Colonne de droite de cette page), tu trouveras des propositions de dessins à réaliser pour la publication dans cet article. Clique deux fois sur le dessin pour l’agrandir.

La liturgie de la Parole n’est pas une messe modifiée. Elle a son rite propre.

  1. Première partie : ouverture de la célébration (mot d’accueil, prière pénitentielle, gloria ou non, prière d’ouverture)

  2. Deuxième partie : la liturgie de la Parole (extrait de A.T., un psaume, extrait d’une épître et évangile ; tous étant introduits (mots clés de lecture) – Un partage de la Parole et profession de foi.

  3. Troisième partie : Une action de grâce en deux temps (chant de louange à Dieu et une prière de louange alternée) se terminant par le Notre Père.

  4. La liturgie de communion (éventuellement)

croix diaconaleMichel Houyoux, diacre permanent

Compléments

◊ Commentaires, histoire et lectures : cliquez ici →  Trentième dimanche ordinaire, année B

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Saint Paul VI (1897-1978)

Posté par diaconos le 20 octobre 2018

Giovanni Battista Enrico Antonio Maria Montini     Naissance 26 septembre 1897     Concesio (Italie)     Ordination sacerdotale 29 mai 1920     Décès 6 août 1978 (à 80 ans)     Castel Gandolfo (Italie) Élection au pontificat 21 juin 1963 (65 ans)     Intronisation 30 juin 1963     Fin du pontificat 6 août 1978     (15 ans, 1 mois et 16 jours)

Giovanni Battista Enrico Antonio Maria Montini nacquit le 26 septembre 1897 àConcesio (Italie). Ordonné prêtre le 29 mai 1920. Il mourut le  6 août 1978 au Castel Gandolfo (Italie). Son élection au pontificat eut lieu le 21 juin 1963 au Vatican.  Intronisation 30 juin 1963 au Vatican où il décida de s’appeler Paul VI. Son pontificat se termina le  6 août 1978, jour de son décès.

Giovanni Battista Montini naquit le 26 septembre 1897 à Concesio, près de Brescia en Italie, et mourut le six août 1978 à Castel Gandolfo. Il fut ordonné prêtre le 29 mai 1920. Il célébra sa première messe le lendemain en l’église Santa Maria delle Grazie de Brescia. Son état de santé ne lui permettant pas de lui voir confier la charge d’une paroisse, son évêque qui avait repéré ses qualités intellectuelles et spirituelles décida de l’envoyer à Rome pour compléter ses études.

Il y étudia dans deux universités : à la Grégorienne (chez les jésuites) et à la Sapienza (université d’État, laïque). Cette double formation coïncida avec la ligne directrice qui orientera son pontificat : l’ouverture vers le monde laïc. Il passa son doctorat en droit canon le neuf décembre 1922. En 1924, Montini reçut une lettre de Monseigneur Pizzardo l’informant que le pape Pie XI l’autorise à le faire entrer à la secrétairerie d’État.  Il y commença sa fonction le vingt-quatre octobre de la même année en tant que préposé, le poste le plus modeste. Après plusieurs mois d’apprentissage, on le nomma minutante le neuf avril 1925 à la section des Affaires ordinaires.

Lors du consistoire du 13 décembre 1937, le pape Pie XI lui confia la charge de substitut aux affaires ordinaires. Cette promotion importante, fit connaître Montini au-delà du Vatican et s’accompagna d’autres promotions annexes. Une fois élu, Pie XII nomma le cardinal Luigi Maglione secrétaire d’État, mais garda les deux substituts. Montini et le pape se virent tous les jours avant la guerre et pendant celle-ci, multipliant les audiences et les productions de documents. Dès le début de la guerre, Montini se vit confier la responsabilité du Bureau d’informations, organe de liaison entre les prisonniers de guerre ou internés civils et leurs familles. En janvier 1940, Pie XII demanda à Montini de diffuser des messages via Radio Vatican pour dénoncer le sort réservé par les nazis au clergé et aux civils polonais.

 En novembre 1941, le substitut présida la nouvelle « Commission pour les secours », chargée d’envoyer des aides financières et des médicaments aux prisonniers, alliés ou non. À partir de septembre 1942, Montini fut témoin des différents événements qui touchèrent Rome, notamment l’occupation de la ville par les Allemands à partir du 10 septembre 1943, puis sa libération par les forces alliées le 4 juin 1944. Montini se trouva au cœur d’un complot visant à renverser Musolini. Jusqu’à la fin de la guerre.

Après la guerre, Monseigneur Montini eut un rôle important dans les relations diplomatiques entre le Saint-Siège et les États sortant de la guerre. Le pape Pie XII n’ayant pas pris de secrétaire d’État depuis la mort de Monseigneur Luigi Maglione, Monseigneur Montini devint donc le subalterne direct du Saint-Père aux affaires ordinaires. En 1950, Pie XII chargea Monseigneur Montini de la préparation matérielle de l’Année Sainte. En novembre 1952, Monseigneur Montini et Monseigneur Tardini obtinrent le titre de pro-secrétaires d’État, distinction purement honorifique.

Monseigneur Montini obtint la charge d’archevêque de Milan le douze décembre 1954, au cours d’une messe  célébrée en la basilique Saint-Pierre à Rome. Le diocèse de Milan,  le plus important d’Italie avec plus de trois millions d’habitants, était, à cette époque,  en proie à la déchristianisation et à la libéralisation des mœurs. Le nouvel évêque prit donc la charge d’un diocèse difficile à gérer, lui qui n’eut jamais à diriger de paroisse en tant que prêtre.

Monseigneur Montini fut nommé cardinal au titre de Santi Silvestro e Martino ai monti  lors du concistoire du 15 décembre 1958. À la fin de l’année 1961, Jean XXIII nomma le cardinal Montini membre de la commission centrale. Le concile Vatican II s’ouvrit à Rome le 11 octobre 1962 ; plus de 2 000 évêques et supérieurs du monde entier, ainsi qu’une trentaine d’observateurs non catholiques, se rassemblèrent pour l’occasion dans la basilique Saint-Pierre. Monseigneur Montini y participa, et il fit inviter son ami Jean Guitton parmi les observateurs. Monseigneur Montini, outre ses activités au concile et à Milan, prit des positions publiques et fit des voyages qui en firent un papabile de plus en plus vraisemblable après Jean XXIII.

Après cinq scrutins infructueux, le cardinal Montini fut élu pape au sixième tour, le 21 juin 1963, avec quelque 60 voix : il a 65 ans. À la question portant sur le nom choisi, il répondit « Vocabor Paulus » (Je m’appellerai Paul : le nouveau pape se nomme donc Paul VI, en hommage à saint Paul et Paul V,  pape qui avait mis en œuvre les décisions du concile de Trente et canonisa Charles Borromée. En qualité d’évêque de Rome, il fut le 262ème pape de l’Église catholique, et son pontificat s’étendit de 1963 à sa mort en 1978.

Il a été béatifié le 19 octobre 20104, puis canonisé le 14 octobre 2018, et fêté le 26 septembre.

Il est le quatrième pape du XXe siècle à devenir saint, le troisième en moins de cinq ans. Paul VI fut un modèle, un guide spirituel pour tous durant toute sa vie. Il fut un référent pour ses contemporains. Paul VI est le quatrième pape contemporain à être canonisé.

Paul VI fut le pape qui mena à bien le Concile Vatican II convoqué par son prédécesseur Saint Jean XXIII, décédé en 1963 après la première session de ce Concile. Il dirigea le profond travail d’aggiornamento (mise à jour) opéré par le Concile. Ce pape nous a laissé des écrits marquants. Il continue à marquer l’Église de son empreinte au travers du pape François qui le cite énormément.

Le jour de sa mort, le public réclamait déjà la canonisation de  Paul VI. il n’était pas très charismatique mais c’était un grand théologien. Devenu Pape après Vatican II, il a déçu les partisans de plus de réformes alors que la société vivait des bouleversements importants (Mai 68). Son pontificat n’a pas été facile.

Pour être saint, deux miracles sont nécessaires. Le premier pour la béatification, le second pour la canonisation. Mais ce n’est pas une obligation absolue. En définitive, le pape a le dernier mot sur toutes ces règles. La condition sine qua non pour devenir saint, c’est de rendre son dernier souffle.

Liens externes

◊ Question de ie : cliquez ici → Paul VI : pourquoi le canoniser ?

◊ Le troisième secret de Fatima → La survie de Paul VI et son retour à Rome

Canonisation de Paul VI, Mgr Romero, Nunzio Sulpicio et 4 autres bienheureux

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L’aventure des hérisons

Posté par diaconos le 7 octobre 2018

L’aventure des hérissons

Le chemin est long pour arriver à vivre les différences de manière positive ; les hérissons en témoignent. Un été une famille de hérissons vint s’installer dans la forêt. Il faisait beau, il faisait chaud, et toute la journée les hérissons s »amusaient sous les arbres. Ils batifolaient dans les champs, aux abords de la forêt, jouaient à cache-cache entre les fleurs, attrapaient des mouches et des vers pour se nourrir, et la nuit, ils s’endormaient sur la mousse, tout près des terriers.

Un jour, ils virent tomber une feuille d’un arbre : c’était déjà le début de l’automne. Ils jouèrent  courir derrière les feuilles qui tombaient de plus en plus nombreuses, et comme les nuits devenaient un peu fraîches, ils dormaient sous les feuilles mortes. Or, il se mit à faire de plus en plus froid. Dans la rivière, parfois,, on trouvait des glaçons. La neige avait recouvert les feuilles. Les hérissons grelottaient toute la journée et, la nuit, tant ils avaient froid, il ne pouvait plus fermer l’œil.

Aussi, un soir, ils décidèrent de se serrer les uns contre les autres pour se tenir, mais s’enfuirent aussitôt aux quatre coins de la forêt : avec tous leurs piquants, ils s’étaient blessés le nez et les pattes. Timidement, ils se rapprochèrent encore, mais encore une fois, ils se piquèrent le museau. Et chaque fois qu’ils couraient les uns vers les autres, c’était la même chose.

Pourtant, il fallait absolument trouver comment se rapprocher :les oiseaux les uns contre les autres se tenaient au chaud, les lapins , les taupes, tous les animaux aussi. Alors, tout doucement, petit à petit, soir après soir, pour avoir chaud mais ne pas se blesser, ils s’approchèrent les uns des autres, ils abaissèrent leurs piquants et, avec mille précautions, enfin trouvèrent la bonne distance. Et le vent qui soufflait ne leur faisait plus de mail ; ils purent dormir, bien au chaud, tous ensemble

Nicole Fabre

Certains actes paraissent impardonnables, surtout ceux qui nous ont profondément blessés ou ont touché ceux que nous aimons. Pourtant sans nier le mal qui a été fait, il est vital de se reconstruire... et la démarche du pardon est une clé de cette guérison intérieure. Un long chemin toutefois à parcourir.

Certains actes paraissent impardonnables, surtout ceux qui nous ont profondément blessés ou ont touché ceux que nous aimons. Pourtant sans nier le mal qui a été fait, il est vital de se reconstruire… et la démarche du pardon est une clé de cette guérison intérieure. Un long chemin toutefois à parcourir.

Ainsi les hérissons trouvèrent la paix. Mais, en ce qui nous concerne comment trouver la paix ? Tout d’abord , m’accepter tel que je suis et dans la joie. Regarder davantage ce que j’ai reçu pour en rendre grâce, que ce qui me manque encore pour m’en plaindre. Accepter l’autre tel qu’il est, en commençant par le plus proche : mon mari ou ma femme, mes parents, frères et sœurs, mes voisins, ma famille.

Dire du bien de l’autre et le dire tout haut. Ne jamais me comparer à un autre, car la comparaison ne pourra conduire qu »à l’orgueil ou au découragement. Vivre dans la vérité : appeler le bien, bien et le mal, mal. Résoudre les conflits, non par la force mais en se parlant, et ne pas se monter la tête par un monologue intérieur, ni se plaindre ou direz du mal de l’autre en son absence, mais entrer aussi vite que possible dans un vrai dialogue avec lui.

Dans le dialogue, commencer par ce qui unit, pour ne passer qu’ensuite à c e qui oppose. Prendre l’initiative du dialogue et essayer de se réconcilier le jour même.

Source de l’image → Adoration Divine

Que votre colère ne dépasse pas le coucher du soleil (Ep 4, 26)

Paul de Tarse, au service du Seigneur

Croyez fermement que pardonner vaut plus qu’avoir raison

Cardinal Danneels

Compléments

◊ Pardonner : clique sur ce lien → La corde à nœuds

◊ Pour vivre heureux en paix : clique sur ce lien → Honore ton père et ta mère

Liens externes

◊    Huit raisons pourquoi il est important de pardonner et ne pas garder

◊ Deux sacrements qui soignent →  Sacrement de la réconciliation et l’onction des malades

Pardonner l’impardonnable ?

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La corde à noeuds

Posté par diaconos le 4 octobre 2018

Un vieux rabbin racontait ; chacun de nous est relié à Dieu par un fil. Et lorsque nous commettons une faute, le fil est cassé. Mais lorsque nous regrettons la faute, Dieu fait un nœud au fil. Du coup, le fil est plus court qu’avant. Et le pécheur est un peu plus près de Dieu ! Ainsi, de faute en repentir, de nœud en nœud, nous nous rapprochons de Dieu. Finalement, chacun de nos péchés est l’occasion de raccourcir d’un cran la corde à nœuds et d’arriver plus vite près du cœur de Dieu.

Jean Vernette

Dans les Monastères russes la prière a une prédilection pour le silence, seul dans le silence nous pouvons entendre le susurrement de Celui qui nous guide. Pour prier on utilisait et l’on utilise toujours une corde qui ressemble beaucoup à celle du Rosaire catholique. Elle est formée de nœuds en laine ou bien en cuir, pour précisément ne pas provoquer le moindre bruit. La corde de prière des premiers moines chrétiens, qui vivaient dans l’Egypte du IVème siècle, pouvait même compter 300 nœuds.

Dans les Monastères russes la prière a une prédilection pour le silence, seul dans le silence nous pouvons entendre le susurrement de Celui qui nous guide.
Pour prier on utilisait et l’on utilise toujours une corde qui ressemble beaucoup à celle du Rosaire catholique. Elle est formée de nœuds en laine ou bien en cuir, pour précisément ne pas provoquer le moindre bruit. La corde de prière des premiers moines chrétiens, qui vivaient dans l’Egypte du IVème siècle, pouvait même compter 300 nœuds.

En fin ce compte, chacun de nos péchés est l’occasion pour Dieu de rac­courcir d’un cran la corde à nœuds ; et pour nous d’arriver plus vite près du cœur de Dieu ! C’est le fameux « simul peccator et justus »  de Martin Luther. Même nos péchés peuvent nous rapprocher de Dieu, grâce au pardon.

Source de l’image → Les origines de la prière dans les Monastères de la Russie

Voilà le fil rouge de notre démarche de réconciliation : le pardon offert, dans le sacrement de réconciliation notamment. C’est bien le nœud par lequel Dieu lui-même vient renouer la relation coupée ou abîmée. Et ainsi, il nous rapproche sans cesse davantage de lui.

Supprimons les nœuds  existentiels qui nous empêchent de filer une vie droite.Il s’agit plutôt de laisser Dieu lui-même raccourcir la distance entre lui et tous, en acceptant qu’il nous rabiboche avec lui, comme on disait autrefois d’une couturière qui arrivait à remettre ensemble des tissus séparés.

C’est bien la Nouvelle Alliance annoncée par Jérémie : «  Je pardonnerai leurs fautes, je ne me rappellerai plus leurs péchés ».  Et comment cela se fait-il ? Comment Dieu procède-t-il pour renouer avec nous ? Écoutez Jérémie toujours : « Je mettrai la loi au plus profond d’eux-mêmes ; je l’inscrirai dans leur cœur  (Jr 31, 31-34).

Ici ce n’est plus l’image du fil renoué, mais celle du passage de l’extérieur à l’intérieur. L’amour est  le plus précieux pour intérioriser une conduite qui ne sera pas dangereuse pour les autres. C’est le rôle de l’Esprit Saint de faire passer de l’extérieur à l’intérieur : du texte à la Parole, de la lettre à l’Esprit, de l’obligation au don gratuit … Depuis notre Baptême et notre Confirmation, nous n’avons plus besoin qu’une loi extérieure nous dise ce qu’il faut faire : « Ils n’auront plus besoin d’instruire chacun son compagnon. Car tous me connaîtront, des plus petits jusqu’aux plus grands ». (Jn, 31) L’Esprit Saint est répandu en chacun pour discerner le bien du mal. Il parle à travers la conscience de toute personne de bonne volonté lorsqu’elle écoute cette voix intérieure lui souffler : « Fais ceci, évite cela ». Il inspire nos décisions pour qu’elles ne soient plus prises sous la contrainte mais par amour. Depuis la Nouvelle Alliance scellée dans le sang du Christ, il jaillit en chacun de nous une source de liberté qui inspire nos actes et nos pensées de l’intérieur, du plus profond.

Cette loi nouvelle, inscrite dans nos cœurs, nous fait vivre sous le signe du pardon. L’ancienne loi, extérieure, ne pouvait déboucher que sur la désobéissance, la fraude, l’hypocrisie, le « pas vu, le pas pris » ou au contraire sur le rigorisme sévère des intégristes de la loi.

La nouvelle loi vient de Dieu au plus intime de nous-mêmes. Nous ne pouvons la renier sans nous renier nous-mêmes. Voilà pourquoi il est plus facile de vivre sous le régime de la grâce que de la loi, car l’une vient de l’intérieur,  de Dieu en nous ; l’autre vient de l’extérieur, de Dieu hors de nous.

Toute sa vie, Jésus a combattu ceux qui enfermaient la relation à Dieu dans des rites extérieurs : sacrifices d’animaux, obsession de la pureté du corps, hypocrisie pharisienne… Ne faudrait-il pas, dans le même esprit, combattre aujourd’hui les personnes qui voudraient enfermer l’Église dans une position extérieure au monde, jugeant de haut et condamnant ce qui va contre sa loi ? L’Alliance Nouvelle jaillit du cœur de l’homme, pas de la contrainte.

Le signe de cette Alliance Nouvelle annoncée par Jérémie, c’est le pardon : le fil sans cesse renoué de notre relation à Dieu et aux autres. Le sang du Christ est le sceau de cette Alliance Nouvelle et éternelle, ce sang versé pour nous et pour la multitude en rémission des péchés » (prière eucharistique).

Alors, pour préparer votre confession, revisitez les liens qui vous unissent à Dieu et à vos frères. Comme la corde du rabbin, ces liens sont par endroit coupés, ou distendus, ou disparus… Laissez Dieu renouer avec vous. Approchez-vous de son pardon. Laissez-vous aimer.

 Note

Tchotki est le nom que les Slaves donnent à la corde à nœuds utilisée pour dire la prière. Nous tenons le tchotki dans la main gauche pour dire la prière. Si vous travaillez, vous l’enroulez autour de votre poignet.  Les diacres, les prêtres et les évêques qui sont aussi des moines les portent quand ils officient dans les services de l’Église et pendant la Liturgie. Quand une personne est tonsurée et vêtue en l’état monastique, le tchotki est parmi les divers articles de vêtements et insignes mis sur le nouveau moine ou la nouvelle moniale à la cérémonie d’habillement.

Compléments

◊ L’amour est  le plus précieux pour intérioriser une conduite : clique ici →  Honore ton père et ta mère

◊ Le pardon est un acte de liberté, un acte créateur: clique ici →  Jésus rend libre

Liens externes

◊ Pardonner pour Guérir – guérir pour pardonner : clique ici →  Le pardon acte recréateur

◊ Réconciliation : clique ici → Croire – Questions de vie, questions de foi

Le premier acte de pardon de l’histoire

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