Homélié : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie » (Jn 14, 1-6)

Posté par diaconos le 8 décembre 2017

Évangile en rapport avec cette homélie (Jn 14, 1-6)

Image associéeQue votre cœur ne soit pas bouleversé : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures ; sinon, vous aurais-je dit : “Je pars vous préparer une place” ? Quand je serai parti vous préparer une place, je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi, afin que là où je suis, vous soyez, vous aussi. Pour aller où je vais, vous savez le chemin. » Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment pourrions-nous savoir le chemin ? » Jésus lui répond : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi.

Source de l’image →  Jardinier de Dieu : Je suis le Chemin, la Vérité et la vie

Homélie pour les obsèques de madame . ………..

Que ce soit la mort d’une maman, d’un père ou la mort d’un enfant, pour moi, c’est toujours scandaleux. Et je pense que mon sentiment de révolte est partagé par beaucoup. Votre présence dans cette église, pour cette célébration des obsèques de ……………., en est une preuve : elle signifie, sans doute pour beaucoup, protestation, révolte même. Et en même temps, se posent à nous deux questions :  pourquoi ? et après ?  Que votre cœur ne se trouble pas. Vous croyez en Dieu ; croyez aussi en moi. » (Jn 14,1) Ces paroles de Jésus sont orientées vers la foi que nous devrions avoir en lui !

Un poète bien connu, Félix Leclerc, disait que c’était plein de vie dans la mort ! Lors de funérailles, nous entendons souvent un proche du défunt nous rappeler quelques unes de ses qualités alors que  nous aurions dû les entendre de son vivant. Oui et non ! La mort de quelqu’un crée un instantané sur sa vie et il y a une saisie de tout ce qu’il représentait pour nous et pour les autres personnes qui l’ont connu. Ainsi émergent toutes ses valeurs et ses qualités.

Pour les personnes qui croient en DIEU, la mort est un évènement spirituel. une rencontre. Pour toute personne, fidèle au Christ qui est le Chemin, la Vérité et la Vie, il y a dans sa vie plus que sa vie. Il y a au fond de nous la présence d’un Autre que nous avons appris à découvrir, à apprécier et à prier. Ce que fit ………….tout au long de sa vie.

La mort n’est pas une fin mais un passage. Jean dans son évangile nous le rappelle bien : « Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il donne beaucoup de fruits » La mort est une fin ouvrant la porte sur une autre vie : la vie éternelle. Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures » (Jn 14,2). “Il y a beaucoup de demeures”
signifie qu’il y a une place pour nous.

C’est là que Dieu se donne totalement : nous viendrons à lui. (Jn 14,24). Pour nous aider, Jésus nous dit clairement : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. Personne ne va vers le Père sans passer par moi. » (Jn 14,6) Voilà quel est le but de notre vie, nous devrions bien nous préparer à cette union définitive à Dieu.

Avec Jésus, et avec lui seulement, il existe un chemin conduisant vers la maison du Père. Suivre Jésus, c’est découvrir l’amour de Dieu pour chacun de nous. Jésus nous montre comment devenir enfant du Père, comment aimer Dieu et notre prochain, comment pardonner. Soyons fidèles au Christ.

En aimant nous sommes entrés dans son Royaume. Son Royaume est le Royaume de l’Amour. Quelle grandeur inouïe dans un simple geste de charité !

Je regarde le destin de ………….., à sa manière, selon ses moyens, elle a vécu cela, compagne fidèle et dévouée pour les siens et pour les autres, aujourd’hui, elle a franchi la passe, elle entre au port. Nous avons confiance qu’elle est entrée dans la vie éternelle !

Amen

Michel Houyoux, diacre permanent

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Convertissez-vous !

Posté par diaconos le 28 février 2017

Résultat de recherche d'images pour "convertissez-vous !"Le Carême commence ce mercredi. Une décision s’impose : il s’agit d’avancer ensemble vers Dieu pour préparer Pâques, en faisant dans nos vies une place plus large à la prière, à la réflexion, aux services des autres. « Revenez à moi de tout votre cœur »(Première lecture)  Premiers mots de Dieu en ce premier jour de Carême et c’est bien là l’essentiel ! C’est une invitation pressante d’entrer d’avantage dans l’intimité de Dieu. C’est un langage d’amour, « Oui, reviens vers Moi de tout ton cœur ! » Quelles résolutions avons-nous à prendre pour faire un bon Carême en ce sens ? … pour mettre l’accent sur l’essentiel ?

Source de l’image → Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle

Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle de l’Évangile ! Se convertir, c’est se tourner vers Dieu qui appelle pour écouter son message. Pour accueillir un message, il faut d’abord lever les yeux vers le messager. C’est la raison pour laquelle Jésus a fait entendre l’appel à la conversion au moment où il allait annoncer aux hommes la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu : « Le temps est accompli, et le règne de Dieu est là : changer de conduite et croyez à l’Évangile. » (Mc 1, 15)

La conversion à laquelle nous sommes invités consiste avant tout dans une intensification de notre relation personnelle à Jésus.

« Donne-nous Seigneur un cœur nouveau, mets en nous, Seigneur, un esprit nouveau. (Psaume 50) : c’est la prière typique du Carême. Laissons-nous faire par Dieu ; cédons donc, sans hésiter, à Dieu. Dieu désire nous réconcilier.

« Au nom du Christ, nous vous le demandons, laissez-vous réconcilier avec Dieu » (2 Co, 5) Vraiment Dieu désire renouer une Alliance d’amour avec chaque personne. Redécouvrons le sacrement de la réconciliation : refaire de la pénitence, un moment de révision de vie, de dialogue avec Dieu  qui m’aime, pour l’aimer d’avantage.

Du côté de Dieu, l’amour est total, absolu, désintéressé : Il a mis le paquet pour nous offrir le Salut ! Merci !

Que jamais, je ne l’oublie !

Amen.

Michel Houyoux, diacre permanent

Liens externes

◊  Bien vivre ou s’épuiser ?  → Carême de Partage 2017 – Entraide et Fraternité

◊ Ressources du Carême 2017   → Développement et Paix

Développement et paix (Indonésie)

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Le baptême est le premier sacrement. Le Baptême est le sacrement de la foi. Il est la source de la vie nouvelle dans le Christ

Posté par diaconos le 16 décembre 2014

Homélie prononcée à l’occasion du baptême de Élodie (10 ans) et Thomas (4 ans)  G.

Frères et sœurs dans le Christ, aujourd’hui, nous sommes réunis autour de Élodie et Thomas qui  demandent le Baptême.

La foi chrétienne est pleine de symboles. Mais il y a des gestes privilégiés, plus importants que les autres : les sacrements. Le baptême est le premier sacrement. Le Baptême est le sacrement de la foi. Il est la source de la vie nouvelle dans le Christ ;  vie de laquelle jaillit toute la vie chrétienne. Il est le fondement de toute vie chrétienne et la porte qui ouvre l’accès aux autres sacrements.

Tous les gestes et les paroles des sacrements nous disent que Dieu nous aime, qu’il ne nous abandonne pas, qu’il veille sur nous..  Nous n’avons pas trop d’une vie pour le comprendre. Il n’y a qu’une valeur qui soit vraiment solide parce qu’elle est éternelle, c’est l’amour que l’on reçoit et que l’on donne.

Dans quelques instants, Élodie et Thomas vous serez baptisés et, demain Élodie tu  recevras pour la première fois Jésus vivant ; Jésus qui a dit : « Je suis le pain de vie descendu du ciel. »

Chers enfants votre baptême sera votre premier pas dans la vie chrétienne. Par le baptême, vous devenez membres de l’Église, la communauté des croyants.

Recevoir le baptême,  n’est pas un geste extérieur, ni une coutume pour faire comme d’autres… Par  le Baptême, vous vous engagez  véritablement, sincèrement, en toute loyauté envers Dieu. Vivre votre baptême, c’est vous engager avec Dieu, c’est lui donner une place dans votre vie, accueillir sa Parole, la « Bonne Nouvelle » de l’Évangile et surtout de suivre les bons conseils de Jésus,  tout au long de votre vie.

Lors de votre baptême, Jésus vous prend avec lui pour porter avec vous vos épreuves, vos difficultés, vos péchés et vos  erreurs. Il les offre au pardon de Dieu, il est alors cette force de résurrection qui vous donne la foi dans la vie et le courage de bien repartir. Avec Jésus, si bas que vous puissiez tomber, il y a toujours une nouvelle chance de repartir.

Chaque fois que tu communieras Élodie, c’est Jésus lui-même qui vient nourrir tes capacités de donner, de partager, de mettre la paix et l’amour dans ton cœur.

Étant baptisés, c’est aussi  renoncer à tout ce qui peut vous éloigner de Dieu pour faire partie des amis de Jésus, la communauté des chrétiens.

Les sacrements sont toujours accompagnés d’une parole : « Je te baptise, au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit« .

Pour les croyants, c’est le Christ vivant dans son Église qui parle. Recevoir le baptême suppose donc que vous   acceptiez cette parole de Jésus transmise par l’Église et que vous  y croyiez. Avant d’être  baptisés, vous  allez donc proclamer votre foi en ce Dieu Père, Fils et Esprit. Vous vous  engagerez également à dire non à tout ce qui peut vous séparer de Dieu.

Le Baptême que vous aller recevoir est donc un point de départ. À vous, ses parents, parrain et marraine,  vous avez la responsabilité de les aider  progressivement à grandir dans la foi et le devoir de les aider dans leur désir de vivre chrétiennement, fidèlement à leur promesse. Amen

croix diaconale

 

Michel Houyoux, diacre permanent

 

 

 

 

 

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Le grand critère du jugement dernier, c’est la foule de petits services que nous aurons rendus.

Posté par diaconos le 19 novembre 2014

Ma royauté ne vient pas de ce monde, dit Jésus dans l’Evangile de Jean. Avec la fête du Christ Roi, terminons le cycle liturgique en acclamant le Christ, Roi de l’Univers, venu rendre témoignage à la vérité. Puisse toute la création, libérer de la servitude, reconnaître sa puissance et le glorifier sans fin.

Ma royauté ne vient pas de ce monde, dit Jésus dans l’Evangile de Jean. Avec la fête du Christ Roi, terminons le cycle liturgique en acclamant le Christ, Roi de l’Univers, venu rendre témoignage à la vérité.
Puisse toute la création, libérer de la servitude, reconnaître sa puissance et le glorifier sans fin.

Ce dernier dimanche ordinaire de l’année liturgique est celui du Christ Roi. Un jour le Christ viendra dans sa gloire pour le jugement du monde. Il est bon que de temps en temps, nous pensions à ce jour et dans notre prière nous pourrions dire à Jésus : « Aide-moi Seigneur à distinguer, dans mon quotidien, ce qui est bagatelle de ce qui est important ! »

Références dans la Bible : Éz 34, 11-12.15-17 ; Ps 22 ; Co 15, 20-26.28 ; Mt 25, 31-46

Le grand critère du jugement dernier

 En cette fête du Christ Roi, nous célébrons la souveraineté du Christ. Il est vraiment Roi, mais pas à la manière des grands de ce monde.

« Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire et tous les anges avec lui, alors il siègera sur son trône de gloire »  Un jour il viendra dans sa gloire pour le jugement du monde. Il est bon que de temps en temps, nous pensions à ce jour et dans notre prière nous pourrions dire à Jésus : « Aide-moi Seigneur à distinguer, dans mon quotidien, ce qui est bagatelle de ce qui est important ! »

 Oui, frères et sœurs, un jour nous serons tous, devant Jésus, le roi berger, pour être jugés ! Tous, sans exception ! Chrétiens et non-chrétiens, adeptes des autres religions, incroyants, les mystiques et les athées… tous !

 « Alors le Roi dira à ceux qui sont à sa droite : Venez les bénis de mon Père, recevez en héritage le royaume préparé pour vous depuis la création du monde. Car j’avais faim et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade et vous m’avez visité ; j’étais en prison et vous êtes venu jusqu’à moi »

C’est donc exclusivement sur l’amour que nous serons jugés et c’est sur un amour très simple que nous le serons : donner à manger, à boire, accueillir, habiller, visiter, soigner. Ainsi nos plus simples gestes d’amour ont une valeur d’éternité.

Nous serons tous jugés sur le même critère, non pas sur le nombre de prières faites, ni sur les actes de cultes accomplis mais, sur l’amour concret que nous aurons manifesté à nos frères et à nos sœurs ! Il ne suffit pas de ne pas faire le mal. Il faut faire le bien. Voici un moyen très simple pour faire beaucoup de bien autour de soi : au lever, posons-nous cette question : « Qui donc, aujourd’hui, attend de moi quelques chose ? »  Agissons ensuite sans tarder !

Jésus est tellement proche des petits, des pauvres, des nécessiteux qu’il s’identifie à eux À travers celui qui est malade, celui qui est en prison, celui qui est exclu et sans ressource, c’est Jésus que  nous accueillons ou que nous rejetons. C’est maintenant que nous accueillons ou que nous refusons d’accueillir le Christ. Dieu n’aura pas à juger les hommes. Ils se seront eux-mêmes jugés tout au long de leur vie en accueillant ou en refusant son Royaume d’amour.

L’enfer c’est le refus absolu de l’Amour : il n’existe que du côté des personnes  qui le créent pour elles-mêmes… .

En résumé,  le grand critère du jugement dernier, c’est la foule de petits services, souvent les plus simples et les plus ordinaires que l’on puisse imaginer :  «Avez-vous été bons à l’égard des malades, des petits, des pauvres, des prisonniers, des affamés ? Avez-vous fait preuve de compassion face aux besoins les plus évidents, les plus quotidiens et les plus ordinaires de vos sœurs et de vos frères ?

C’est bien  peu de choses qui nous est demandé de faire. Un verre d’eau à un enfant qui avait soif. Une visite à une personne seule qui s’ennuyait et qui souffrait à la maison ou sur un lit d’hôpital. Parfois de la nourriture ou quelques vêtements rassemblés pour une famille dans le besoin. Passons-nous notre vie sans les voir ? Sommes-nous  inconscients des nombreux manques d’estime, d’affection, de biens matériels des gens qui vivent autour de nous ? Vivons-nous uniquement pour nous-mêmes sans nous rendre compte que les autres existent tout près de nous et manquent souvent de l’essentiel de ce qui fait la beauté et la qualité d’une vie ? Quelle sensibilité avons-nous à la tristesse, à la solitude et aux besoins matériels des autres. Dans l’Eucharistie que nous célébrons chaque dimanche, apprenons à reconnaître le Christ dans la Parole et le Pain de Vie.

Apprenons aussi à le reconnaître dans les pauvres. C’est vers eux que nous sommes renvoyés si nous voulons le rencontrer. Voilà le chemin royal  qui nous conduit jusqu’au Roi de miséricorde : les pauvres, les petits, les rejetés, les exclus… .

 C’est d’abord et avant tout à partir de nos  œuvres de miséricorde  envers les malheureux que le Seigneur nous accueillera ou non dans son Royaume.  Et alors, justement, il nous fera miséricorde  pour toutes les  pauvretés, les misères de notre vie.

Michel Houyoux,  diacre permanent.

Compléments

◊   Solennité du Christ-Roi de l’Univers     →   Le Christ embrasse et sauve tout l’Univers

◊ Assemblée dominicale animée par des laïcs → Solennité du Christ, Roi de l’Univers, année A

 Homélie du Père Joseph Grollier : Jésus Christ Roi de l’Univers

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