L’aventure des hérisons

Posté par diaconos le 7 octobre 2018

L’aventure des hérissons

Le chemin est long pour arriver à vivre les différences de manière positive ; les hérissons en témoignent. Un été une famille de hérissons vint s’installer dans la forêt. Il faisait beau, il faisait chaud, et toute la journée les hérissons s »amusaient sous les arbres. Ils batifolaient dans les champs, aux abords de la forêt, jouaient à cache-cache entre les fleurs, attrapaient des mouches et des vers pour se nourrir, et la nuit, ils s’endormaient sur la mousse, tout près des terriers.

Un jour, ils virent tomber une feuille d’un arbre : c’était déjà le début de l’automne. Ils jouèrent  courir derrière les feuilles qui tombaient de plus en plus nombreuses, et comme les nuits devenaient un peu fraîches, ils dormaient sous les feuilles mortes. Or, il se mit à faire de plus en plus froid. Dans la rivière, parfois,, on trouvait des glaçons. La neige avait recouvert les feuilles. Les hérissons grelottaient toute la journée et, la nuit, tant ils avaient froid, il ne pouvait plus fermer l’œil.

Aussi, un soir, ils décidèrent de se serrer les uns contre les autres pour se tenir, mais s’enfuirent aussitôt aux quatre coins de la forêt : avec tous leurs piquants, ils s’étaient blessés le nez et les pattes. Timidement, ils se rapprochèrent encore, mais encore une fois, ils se piquèrent le museau. Et chaque fois qu’ils couraient les uns vers les autres, c’était la même chose.

Pourtant, il fallait absolument trouver comment se rapprocher :les oiseaux les uns contre les autres se tenaient au chaud, les lapins , les taupes, tous les animaux aussi. Alors, tout doucement, petit à petit, soir après soir, pour avoir chaud mais ne pas se blesser, ils s’approchèrent les uns des autres, ils abaissèrent leurs piquants et, avec mille précautions, enfin trouvèrent la bonne distance. Et le vent qui soufflait ne leur faisait plus de mail ; ils purent dormir, bien au chaud, tous ensemble

Nicole Fabre

Certains actes paraissent impardonnables, surtout ceux qui nous ont profondément blessés ou ont touché ceux que nous aimons. Pourtant sans nier le mal qui a été fait, il est vital de se reconstruire... et la démarche du pardon est une clé de cette guérison intérieure. Un long chemin toutefois à parcourir.

Certains actes paraissent impardonnables, surtout ceux qui nous ont profondément blessés ou ont touché ceux que nous aimons. Pourtant sans nier le mal qui a été fait, il est vital de se reconstruire… et la démarche du pardon est une clé de cette guérison intérieure. Un long chemin toutefois à parcourir.

Ainsi les hérissons trouvèrent la paix. Mais, en ce qui nous concerne comment trouver la paix ? Tout d’abord , m’accepter tel que je suis et dans la joie. Regarder davantage ce que j’ai reçu pour en rendre grâce, que ce qui me manque encore pour m’en plaindre. Accepter l’autre tel qu’il est, en commençant par le plus proche : mon mari ou ma femme, mes parents, frères et sœurs, mes voisins, ma famille.

Dire du bien de l’autre et le dire tout haut. Ne jamais me comparer à un autre, car la comparaison ne pourra conduire qu »à l’orgueil ou au découragement. Vivre dans la vérité : appeler le bien, bien et le mal, mal. Résoudre les conflits, non par la force mais en se parlant, et ne pas se monter la tête par un monologue intérieur, ni se plaindre ou direz du mal de l’autre en son absence, mais entrer aussi vite que possible dans un vrai dialogue avec lui.

Dans le dialogue, commencer par ce qui unit, pour ne passer qu’ensuite à c e qui oppose. Prendre l’initiative du dialogue et essayer de se réconcilier le jour même.

Source de l’image → Adoration Divine

Que votre colère ne dépasse pas le coucher du soleil (Ep 4, 26)

Paul de Tarse, au service du Seigneur

Croyez fermement que pardonner vaut plus qu’avoir raison

Cardinal Danneels

Compléments

◊ Pardonner : clique sur ce lien → La corde à nœuds

◊ Pour vivre heureux en paix : clique sur ce lien → Honore ton père et ta mère

♥ À toi de dessiner → Jeunes talents…(dessins bibliques)

Liens externes

◊    Huit raisons pourquoi il est important de pardonner et ne pas garder

◊ Deux sacrements qui soignent →  Sacrement de la réconciliation et l’onction des malades

Pardonner l’impardonnable ?

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La corde à noeuds

Posté par diaconos le 4 octobre 2018

Un vieux rabbin racontait ; chacun de nous est relié à Dieu par un fil. Et lorsque nous commettons une faute, le fil est cassé. Mais lorsque nous regrettons la faute, Dieu fait un nœud au fil. Du coup, le fil est plus court qu’avant. Et le pécheur est un peu plus près de Dieu ! Ainsi, de faute en repentir, de nœud en nœud, nous nous rapprochons de Dieu. Finalement, chacun de nos péchés est l’occasion de raccourcir d’un cran la corde à nœuds et d’arriver plus vite près du cœur de Dieu.

Jean Vernette

Dans les Monastères russes la prière a une prédilection pour le silence, seul dans le silence nous pouvons entendre le susurrement de Celui qui nous guide. Pour prier on utilisait et l’on utilise toujours une corde qui ressemble beaucoup à celle du Rosaire catholique. Elle est formée de nœuds en laine ou bien en cuir, pour précisément ne pas provoquer le moindre bruit. La corde de prière des premiers moines chrétiens, qui vivaient dans l’Egypte du IVème siècle, pouvait même compter 300 nœuds.

Dans les Monastères russes la prière a une prédilection pour le silence, seul dans le silence nous pouvons entendre le susurrement de Celui qui nous guide.
Pour prier on utilisait et l’on utilise toujours une corde qui ressemble beaucoup à celle du Rosaire catholique. Elle est formée de nœuds en laine ou bien en cuir, pour précisément ne pas provoquer le moindre bruit. La corde de prière des premiers moines chrétiens, qui vivaient dans l’Egypte du IVème siècle, pouvait même compter 300 nœuds.

En fin ce compte, chacun de nos péchés est l’occasion pour Dieu de rac­courcir d’un cran la corde à nœuds ; et pour nous d’arriver plus vite près du cœur de Dieu ! C’est le fameux « simul peccator et justus »  de Martin Luther. Même nos péchés peuvent nous rapprocher de Dieu, grâce au pardon.

Source de l’image → Les origines de la prière dans les Monastères de la Russie

Voilà le fil rouge de notre démarche de réconciliation : le pardon offert, dans le sacrement de réconciliation notamment. C’est bien le nœud par lequel Dieu lui-même vient renouer la relation coupée ou abîmée. Et ainsi, il nous rapproche sans cesse davantage de lui.

Supprimons les nœuds  existentiels qui nous empêchent de filer une vie droite.Il s’agit plutôt de laisser Dieu lui-même raccourcir la distance entre lui et tous, en acceptant qu’il nous rabiboche avec lui, comme on disait autrefois d’une couturière qui arrivait à remettre ensemble des tissus séparés.

C’est bien la Nouvelle Alliance annoncée par Jérémie : «  Je pardonnerai leurs fautes, je ne me rappellerai plus leurs péchés ».  Et comment cela se fait-il ? Comment Dieu procède-t-il pour renouer avec nous ? Écoutez Jérémie toujours : « Je mettrai la loi au plus profond d’eux-mêmes ; je l’inscrirai dans leur cœur  (Jr 31, 31-34).

Ici ce n’est plus l’image du fil renoué, mais celle du passage de l’extérieur à l’intérieur. L’amour est  le plus précieux pour intérioriser une conduite qui ne sera pas dangereuse pour les autres. C’est le rôle de l’Esprit Saint de faire passer de l’extérieur à l’intérieur : du texte à la Parole, de la lettre à l’Esprit, de l’obligation au don gratuit … Depuis notre Baptême et notre Confirmation, nous n’avons plus besoin qu’une loi extérieure nous dise ce qu’il faut faire : « Ils n’auront plus besoin d’instruire chacun son compagnon. Car tous me connaîtront, des plus petits jusqu’aux plus grands ». (Jn, 31) L’Esprit Saint est répandu en chacun pour discerner le bien du mal. Il parle à travers la conscience de toute personne de bonne volonté lorsqu’elle écoute cette voix intérieure lui souffler : « Fais ceci, évite cela ». Il inspire nos décisions pour qu’elles ne soient plus prises sous la contrainte mais par amour. Depuis la Nouvelle Alliance scellée dans le sang du Christ, il jaillit en chacun de nous une source de liberté qui inspire nos actes et nos pensées de l’intérieur, du plus profond.

Cette loi nouvelle, inscrite dans nos cœurs, nous fait vivre sous le signe du pardon. L’ancienne loi, extérieure, ne pouvait déboucher que sur la désobéissance, la fraude, l’hypocrisie, le « pas vu, le pas pris » ou au contraire sur le rigorisme sévère des intégristes de la loi.

La nouvelle loi vient de Dieu au plus intime de nous-mêmes. Nous ne pouvons la renier sans nous renier nous-mêmes. Voilà pourquoi il est plus facile de vivre sous le régime de la grâce que de la loi, car l’une vient de l’intérieur,  de Dieu en nous ; l’autre vient de l’extérieur, de Dieu hors de nous.

Toute sa vie, Jésus a combattu ceux qui enfermaient la relation à Dieu dans des rites extérieurs : sacrifices d’animaux, obsession de la pureté du corps, hypocrisie pharisienne… Ne faudrait-il pas, dans le même esprit, combattre aujourd’hui les personnes qui voudraient enfermer l’Église dans une position extérieure au monde, jugeant de haut et condamnant ce qui va contre sa loi ? L’Alliance Nouvelle jaillit du cœur de l’homme, pas de la contrainte.

Le signe de cette Alliance Nouvelle annoncée par Jérémie, c’est le pardon : le fil sans cesse renoué de notre relation à Dieu et aux autres. Le sang du Christ est le sceau de cette Alliance Nouvelle et éternelle, ce sang versé pour nous et pour la multitude en rémission des péchés » (prière eucharistique).

Alors, pour préparer votre confession, revisitez les liens qui vous unissent à Dieu et à vos frères. Comme la corde du rabbin, ces liens sont par endroit coupés, ou distendus, ou disparus… Laissez Dieu renouer avec vous. Approchez-vous de son pardon. Laissez-vous aimer.

 Note

Tchotki est le nom que les Slaves donnent à la corde à nœuds utilisée pour dire la prière. Nous tenons le tchotki dans la main gauche pour dire la prière. Si vous travaillez, vous l’enroulez autour de votre poignet.  Les diacres, les prêtres et les évêques qui sont aussi des moines les portent quand ils officient dans les services de l’Église et pendant la Liturgie. Quand une personne est tonsurée et vêtue en l’état monastique, le tchotki est parmi les divers articles de vêtements et insignes mis sur le nouveau moine ou la nouvelle moniale à la cérémonie d’habillement.

Compléments

◊ L’amour est  le plus précieux pour intérioriser une conduite : clique ici →  Honore ton père et ta mère

◊ Le pardon est un acte de liberté, un acte créateur: clique ici →  Jésus rend libre

Liens externes

◊ Pardonner pour Guérir – guérir pour pardonner : clique ici →  Le pardon acte recréateur

◊ Réconciliation : clique ici → Croire – Questions de vie, questions de foi

Le premier acte de pardon de l’histoire

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Homélié : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie » (Jn 14, 1-6)

Posté par diaconos le 8 décembre 2017

Évangile en rapport avec cette homélie (Jn 14, 1-6)

Image associéeQue votre cœur ne soit pas bouleversé : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures ; sinon, vous aurais-je dit : “Je pars vous préparer une place” ? Quand je serai parti vous préparer une place, je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi, afin que là où je suis, vous soyez, vous aussi. Pour aller où je vais, vous savez le chemin. » Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment pourrions-nous savoir le chemin ? » Jésus lui répond : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi.

Source de l’image →  Jardinier de Dieu : Je suis le Chemin, la Vérité et la vie

Homélie pour les obsèques de madame . ………..

Que ce soit la mort d’une maman, d’un père ou la mort d’un enfant, pour moi, c’est toujours scandaleux. Et je pense que mon sentiment de révolte est partagé par beaucoup. Votre présence dans cette église, pour cette célébration des obsèques de ……………., en est une preuve : elle signifie, sans doute pour beaucoup, protestation, révolte même. Et en même temps, se posent à nous deux questions :  pourquoi ? et après ?  Que votre cœur ne se trouble pas. Vous croyez en Dieu ; croyez aussi en moi. » (Jn 14,1) Ces paroles de Jésus sont orientées vers la foi que nous devrions avoir en lui !

Un poète bien connu, Félix Leclerc, disait que c’était plein de vie dans la mort ! Lors de funérailles, nous entendons souvent un proche du défunt nous rappeler quelques unes de ses qualités alors que  nous aurions dû les entendre de son vivant. Oui et non ! La mort de quelqu’un crée un instantané sur sa vie et il y a une saisie de tout ce qu’il représentait pour nous et pour les autres personnes qui l’ont connu. Ainsi émergent toutes ses valeurs et ses qualités.

Pour les personnes qui croient en DIEU, la mort est un évènement spirituel. une rencontre. Pour toute personne, fidèle au Christ qui est le Chemin, la Vérité et la Vie, il y a dans sa vie plus que sa vie. Il y a au fond de nous la présence d’un Autre que nous avons appris à découvrir, à apprécier et à prier. Ce que fit ………….tout au long de sa vie.

La mort n’est pas une fin mais un passage. Jean dans son évangile nous le rappelle bien : « Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il donne beaucoup de fruits » La mort est une fin ouvrant la porte sur une autre vie : la vie éternelle. Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures » (Jn 14,2). “Il y a beaucoup de demeures”
signifie qu’il y a une place pour nous.

C’est là que Dieu se donne totalement : nous viendrons à lui. (Jn 14,24). Pour nous aider, Jésus nous dit clairement : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. Personne ne va vers le Père sans passer par moi. » (Jn 14,6) Voilà quel est le but de notre vie, nous devrions bien nous préparer à cette union définitive à Dieu.

Avec Jésus, et avec lui seulement, il existe un chemin conduisant vers la maison du Père. Suivre Jésus, c’est découvrir l’amour de Dieu pour chacun de nous. Jésus nous montre comment devenir enfant du Père, comment aimer Dieu et notre prochain, comment pardonner. Soyons fidèles au Christ.

En aimant nous sommes entrés dans son Royaume. Son Royaume est le Royaume de l’Amour. Quelle grandeur inouïe dans un simple geste de charité !

Je regarde le destin de ………….., à sa manière, selon ses moyens, elle a vécu cela, compagne fidèle et dévouée pour les siens et pour les autres, aujourd’hui, elle a franchi la passe, elle entre au port. Nous avons confiance qu’elle est entrée dans la vie éternelle !

Amen

Michel Houyoux, diacre permanent

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Convertissez-vous !

Posté par diaconos le 28 février 2017

Résultat de recherche d'images pour "convertissez-vous !"Le Carême commence ce mercredi. Une décision s’impose : il s’agit d’avancer ensemble vers Dieu pour préparer Pâques, en faisant dans nos vies une place plus large à la prière, à la réflexion, aux services des autres. « Revenez à moi de tout votre cœur »(Première lecture)  Premiers mots de Dieu en ce premier jour de Carême et c’est bien là l’essentiel ! C’est une invitation pressante d’entrer d’avantage dans l’intimité de Dieu. C’est un langage d’amour, « Oui, reviens vers Moi de tout ton cœur ! » Quelles résolutions avons-nous à prendre pour faire un bon Carême en ce sens ? … pour mettre l’accent sur l’essentiel ?

Source de l’image → Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle

Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle de l’Évangile ! Se convertir, c’est se tourner vers Dieu qui appelle pour écouter son message. Pour accueillir un message, il faut d’abord lever les yeux vers le messager. C’est la raison pour laquelle Jésus a fait entendre l’appel à la conversion au moment où il allait annoncer aux hommes la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu : « Le temps est accompli, et le règne de Dieu est là : changer de conduite et croyez à l’Évangile. » (Mc 1, 15)

La conversion à laquelle nous sommes invités consiste avant tout dans une intensification de notre relation personnelle à Jésus.

« Donne-nous Seigneur un cœur nouveau, mets en nous, Seigneur, un esprit nouveau. (Psaume 50) : c’est la prière typique du Carême. Laissons-nous faire par Dieu ; cédons donc, sans hésiter, à Dieu. Dieu désire nous réconcilier.

« Au nom du Christ, nous vous le demandons, laissez-vous réconcilier avec Dieu » (2 Co, 5) Vraiment Dieu désire renouer une Alliance d’amour avec chaque personne. Redécouvrons le sacrement de la réconciliation : refaire de la pénitence, un moment de révision de vie, de dialogue avec Dieu  qui m’aime, pour l’aimer d’avantage.

Du côté de Dieu, l’amour est total, absolu, désintéressé : Il a mis le paquet pour nous offrir le Salut ! Merci !

Que jamais, je ne l’oublie !

Amen.

Michel Houyoux, diacre permanent

Liens externes

◊  Bien vivre ou s’épuiser ?  → Carême de Partage 2017 – Entraide et Fraternité

◊ Ressources du Carême 2017   → Développement et Paix

Développement et paix (Indonésie)

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