Fête de la Sainte Famille

Posté par diaconos le 21 décembre 2015

EN Israël, tout enfant entre dans le monde adulte, après son temps de catéchèse, il devient "Bar mitzvah" (Fils de la Loi). Quand Jésus eut douze ans, Jésus et ses parents firent , suivant la coutume, le pèlerinage  au Temple de Jérusalem. (Lc 2, 41-52)

En Israël, comme chez nous au jour de la Profession de Foi,  Jésus entra dans le monde adulte, après son temps de catéchèse, et devint « Bar mitzvah » (Fils de la Loi). Quand il eut douze ans, Jésus et ses parents firent , suivant la coutume, le pèlerinage au Temple de Jérusalem. (Lc 2, 41-52)

De nos jours le modèle familial est souvent malmené, la fête de la Sainte Famille (ce premier dimanche après Noël), nous apporte un message de bonheur : nous sommes tous appelés enfants de Dieu (deuxième lecture), appelés à partager la condition du Fils et à vivre de son Esprit. Le Christ est venu parmi nous pour nous révéler le visage du Père et il a fait de nous tous les enfants de Dieu.

Comment vivre cette appartenance d’une manière concrète ? Ne prions pas Dieu d’une façon machinale : s’adresser à Lui en lui disant « Notre Père », c’est le reconnaître père de tous et par conséquence, les accepter tous comme nos frères et nos sœurs, sans exclusive.

Source de l’image → Gospel of Luke, Chapter 2 (Images de la Bible du domaine public)

Références dans la Bible : 1S 1, 20-28 ; Ps 84 ; 1 Jn 3, 1-24 ; Lc 2, 41-52

Nous sommes tous enfants de Dieu.

 La première lecture, tirée du premier livre de Samuel, nous a présenté la naissance de Samuel, qui, aux yeux de son auteur, est signe de la volonté de Dieu de poursuivre son projet en dépit de tous les obstacles : de la femme stérile et humiliée naît celui qui sera le garant de la fidélité du peuple au projet de Dieu à travers tous les bouleversements.

Quant au psaume (84) retenu pour cette célébration, il aurait été écrit aux environs de l’an 587 avant la naissance du Messie et il aurait été composé pour le pèlerinage à Jérusalem où les Israélites se rendaient trois fois l’an pour la fête des Tentes et aussi pour celles de la Pâque et de la Pentecôte. Il comprend quelques passages traduisant bien les sentiments des chercheurs de Dieu :  » Mon cœur et ma chair sont un cri vers le Dieu vivant.  »

Ce psaume nous dit qu’un vrai  chercheur de Dieu ressent une sorte de soif du Seigneur. De plus, le psalmiste sait que sans Lui, il est comme une terre aride. Heureux sont les hommes dont Dieu est la force car des chemins s’ouvrent dans leur cœur. Ces chemins sont les lois du Seigneur. L’orant chante le bonheur des personnes qui entrent dans le temple pour y rencontrer le Dieu vivant.

Sommes-nous conscients, que lorsque nous entrons dans une église pour prier, que Jésus  y est bien présent dans le Saint Sacrement, conservé dans le Tabernacle ? Si nous en étions vraiment convaincus, nous y viendrions plus fréquemment et nous y trouverions une véritable joie de pouvoir nous y recueillir et prier ce Christ, venu parmi nous pour notre Salut.

Dans la seconde lecture présentant des extraits de la première lettre de saint Jean, nous y découvrons le fondement même de la communion des hommes à Dieu : ils sont enfants de Dieu. (1 Jn 3, 1) Et à ce titre, ils participent donc à sa vie d’une façon qui défie l’imagination. Mais cette réalité doit se vivre dans le concret, précise Jean.

Dieu veut nous associer à son bonheur éternel : c’est pour cela qu’il nous a envoyé son divin Fils pour nous enseigner le chemin qui conduit à la sainteté.  C’est en étant fidèles aux commandements prescrits par Dieu et en faisant ce qui lui plait que nous nous comportons vraiment en enfant de Dieu.

Voici son commandement : avoir foi en son Fils Jésus Christ et nous aimer les uns les autres comme il nous l’a commandé. (1 Jn 3,23) Ce n’est finalement pas très compliqué mais c’est exigeant.

En Luc 2, 41-52, , nous y trouvons Jésus au début de l’adolescence, pleinement humain, menant une vie ordinaire dans une petite ville de Galilée. Mais ce texte nous donne aussi un aperçu de la profondeur de sa personne : celle d’une relation filiale et mystérieuse avec Dieu, qui le livre tout entier à la réalisation de son projet sur le monde.

C’est intentionnellement que Jésus faussa compagnie à ses parents lors du pèlerinage à Jérusalem. Aujourd’hui l’on dirait qu’il a fugué. Peut-on le définir fugueur quand on apprend qu’ils le retrouvèrent trois jours plus tard dans le temple, assis au milieu des docteurs de la Loi, les écoutant et leur posant des questions ?  La réaction de ses parents, lors des retrouvailles, révèle qu’ils accusèrent le coup :   » Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela  » lui dit sa mère, vois comme nous avons souffert, en te cherchant, ton père et moi. »

Et Jésus répondit :  » Comment se fait-il que vous m’avez cherché ? Ne le saviez-vous pas ? C’est chez mon Père que je dois être.  » ( Lc 2, 48-49 )  Voici donc, la première parole que Jésus prononça dans l’évangile, la seule que nous connaissions de lui pendant trente ans ! Cette unique parole au début de son adolescence est là pour nous révéler qu’il prit, très tôt, conscience de son identité profonde et de sa vocation.

Pas plus qu’il n’appartenait pas à ses parents, il ne s’appartenait à lui-même : Pleinement Fils de Dieu dans son être, il se devait à son Père et à sa mission. Tâchons de découvrir tout ce qu’il y a de positif dans les crises de croissance de nos enfants, encourageons-les à aller de l’avant, à pas craindre l’avenir, osons leur affirmer que nous avons confiance en eux et aidons-les à découvrir les appels que Dieu leur adresse.

Confions-les à Dieu par notre prière fervente et reconnaissante.  Dieu les considère avec un amour infini et gratuit. Il considère chacun chaque personne comme étant son enfant. Nous comprenons alors cette prière que Jésus lui-même nous a enseignée : Notre Père qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. Et ne nous soumets pas à la tentation, mais délivre-nous du Mal.

Liens externes

  Fête de la Sainte Famille : homélie du Père Jean Compazieu (France) →    Écoute la voix du Seigneur

◊ Vivre comme la sainte famille

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Vingt-troisième dimanche du temps ordinaire, année A

Posté par diaconos le 2 septembre 2014

Bonjour chers amis et chères amies dans le Christ, la continuité d’un groupe est chose difficile ! Au départ tout va bien, mais quand le premier élan tombe, on revient facilement au « quant à soi« . L’ÉGLISE n’échappe pas à la difficulté. L’unité d’amour qui devrait la caractériser n’est pas une paix tranquille et sans histoire. La réconciliation doit souvent s’imposer et chacun doit être reconnaissant à qui le mène vers le pardon mutuel. Il est difficile de construire le Royaume… Voici les lectures pour dimanche prochain, quelques commentaires et en annexe, dans la rubrique « Divers », mon homélie que je vous dédicace ainsi que divers autres documents (Catéchèse, historicité, enseignement).

Avec mes salutations amicales et fraternelles

Michel Houyoux, diacre permanent

La première lecture est tirée du livre d’Ezéchiel au chapitre 33,7-9.

Commentaire: Parler au NOM de Dieu, quoi de plus inconfortable ! Surtout quand il s’agit de contester la conduite répréhensible de ceux qui agissent mal… C’est de nos efforts, non de nos réussites que nous aurons à rendre compte. Nous sommes tous responsables les uns des autres, nous sommes solidaires du monde entier…


« Fils d’homme, je fais de toi un guetteur pour la maison d’Israël. Lorsque tu entendras une parole de ma bouche, tu les avertiras de ma part.

Si je dis au méchant : ‘Tu vas mourir’, et que tu ne l’avertisses pas, si tu ne lui dis pas d’abandonner sa conduite mauvaise, lui, le méchant, mourra de son péché, mais à toi, je demanderai compte de son sang. Au contraire, si tu avertis le méchant d’abandonner sa conduite, et qu’il ne s’en détourne pas, lui mourra de son péché, mais toi, tu auras sauvé ta vie. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

Psaume 95(94),1-2.6-9.

Commentaire : Ce psaume que l’ÉGLISE proclame tous les jours par ses moines et ses religieux, exhorte à ADORER le Seigneur tout en le remerciant de ses multiples faveurs et de sa grande MISÉRICORDE. Il nous invite à lutter contre les tentations et à vivre sous la Volonté de Dieu.

Venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons notre Rocher, notre salut ! Allons jusqu’à lui en rendant grâce, par nos hymnes de fête acclamons-le !

Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous, adorons le Seigneur qui nous a faits. Oui, il est notre Dieu ; nous sommes le peuple qu’il conduit, le troupeau guidé par sa main. Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ? « Ne fermez pas votre coeur comme au désert, comme au jour de tentation et de défi, où vos pères m’ont tenté et provoqué, et pourtant ils avaient vu mon exploit.  »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

La deuxième lecture est tirée de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains au chapitre 13,8-10.

Commentaire : Les préceptes de la LOI balisent notre route, mais il nous reste le devoir primordial d’AIMER car nous n’avons jamais fini de nous acquitter de ce devoir de l’AMOUR. Et, cet AMOUR pour Dieu, nous l’exprimons par notre AMOUR envers nos frères que nous voyons. Une profonde amitié fraternelle est la base de notre AMOUR pour Dieu et nous donne la possibilité de la vraie prière, la prière intérieure…

Ne gardez aucune dette envers personne, sauf la dette de l’amour mutuel, car celui qui aime les autres a parfaitement accompli la Loi. Ce que dit la Loi : Tu ne commettras pas d’adultère, tu ne commettras pas de meurtre, tu ne commettras pas de vol, tu ne convoiteras rien ; ces commandements et tous les autres se résument dans cette parole : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. L’amour ne fait rien de mal au prochain. Donc, l’accomplissement parfait de la Loi, c’est l’amour
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

De l’Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu au chapitre 18,15-20.

Commentaire : Tous les Commandements de Dieu se résument à un seul : « L’Amour que nous devons avoir les uns pour les autres. » Pourtant, Jésus connaissant la faiblesse humaine sait que le péché perturbera nos vies, que la PAIX se gagne humblement. Le Seigneur  connaît notre faiblesse  et combien la PAIX est un bien fragile en butte à tous les égoïsmes qui s’affrontent. Il ne faut pas renoncer aux remontrances mutuelles, mais il y faut mettre beaucoup de prudence, de discrétion et de désintéressement, d’amour, en définitive. Si nous avions agi à la place de celui qui nous a offensé… peut-être serions-nous allés plus loin… peut-être y aurions-nous mis plus d’agressivité… Le seul Commandement c’est l’amour. C’est dire de quelle charité nous devons nous revêtir pour rencontrer notre frère et lui reprocher sa conduite… Avec humilité aussi, sachant bien que sans la grâce de Dieu, nous pourrions faire bien pire.  Le Seigneur ne permet de lancer des pierres qu’à ceux qui sont sans péché… et souvenons-nous que tous les accusateurs se sont retirés sans dire un mot… Avant de rencontrer quelqu’un qui nous a offensés, il faut nous mettre dans un climat propice fait d’amour et d’humilité. Cet amour  nous est donné par l’Esprit Saint à qui il faut le demander humblement et simplement. La prière peut suppléer à une rencontre impossible et mettre les cœurs dans la paix reconquise.

Si ton frère a commis un péché, va lui parler seul à seul et montre-lui sa faute. S’il t’écoute, tu auras gagné ton frère. S’il ne t’écoute pas, prends encore avec toi une ou deux personnes afin que toute l’affaire soit réglée sur la parole de deux ou trois témoins. S’il refuse de les écouter, dis-le à la communauté de l’Église ; s’il refuse encore d’écouter l’Église, considère-le comme un païen et un publicain. Amen, je vous le dis : tout ce que vous aurez lié sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel. Encore une fois, je vous le dis : si deux d’entre vous sur la terre se mettent d’accord pour demander quelque chose, ils l’obtiendront de mon Père qui est aux cieux.
Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

Homélie 23ième dimanche ordinaire :

 Cliquez ici Que faut-il faire si ton frère a commis une faute ?

Liens externes

Catéchèse “Nous devons pardonner comme Dieu nous pardonne.” (Mt 18,15-20)

Pardonne à ceux qui t’ont offensés

http://www.dailymotion.com/video/xc4jdq

 

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Septième dimanche du temps ordinaire de l’année A

Posté par diaconos le 18 février 2014

La conduite que le Christ attend de toute personne nous conduit sur le chemin des exigences de la véritable sagesse. Nous sommes composés des mêmes structures cellulaires  que l’adversaire qui nous attaque ou nous fait procès. Et cette similitude nous donne déjà le devoir d’une certaine compréhension, d’une certaine indulgence, dans nos comportements comme dans nos réactions. Ce que nous attendons des autres, eux sont aussi en droit de l’attendre de nous. Mais la pensée de Dieu, c’est davantage : « Soyez parfaits, soyez comme moi, soyez saint, tendresse et pitié parce que l’Esprit de Dieu habite en vous. » Notre attitude inspirée par l’amour peut donc ébranler celui qui veut être adversaire. Un jour ou l’autre, peut-être, il découvrira la raison de notre dépassement. Car rien ne peut dépasser l’amour. : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. »

La conduite que le Christ attend de toute personne nous conduit sur le chemin des exigences de la véritable sagesse. Nous sommes composés des mêmes structures cellulaires que l’adversaire qui nous attaque ou nous fait procès. Et cette similitude nous donne déjà le devoir d’une certaine compréhension, d’une certaine indulgence, dans nos comportements comme dans nos réactions. Ce que nous attendons des autres, eux sont aussi en droit de l’attendre de nous.
Mais la pensée de Dieu, c’est davantage : « Soyez parfaits, soyez comme moi, soyez saint, tendresse et pitié parce que l’Esprit de Dieu habite en vous. »
Notre attitude inspirée par l’amour peut donc ébranler celui qui veut être adversaire. Un jour ou l’autre, peut-être, il découvrira la raison de notre dépassement. Car rien ne peut dépasser l’amour. : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. »

L’ancienne loi demandait d’aimer son prochain comme soi-même. Mais le Christ est encore plus exigeant : « Aime tes ennemis et prie pour ceux qui te persécutent. » Lui-même, en croix, supplia son père en disant : « Père pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font. »

Source de l’image →Moi, je suis saint

La première lecture est tirée du livre des Lévites  (Lv 19, 1-2.17-18)

Pas de haine, pas de rancune, tu aimeras ton prochain comme toi-même.
Le Seigneur adressa la parole à Moïse : « Parle à toute l’assemblée des fils d’Israël ; tu leur diras : Soyez saints, car moi, le Seigneur votre Dieu, je suis saint. Tu n’auras aucune pensée de haine contre ton frère. Mais tu n’hésiteras pas à réprimander ton compagnon, et ainsi tu ne partageras pas son péché.

Tu ne te vengeras pas. Tu ne garderas pas de rancune contre les fils de ton peuple. Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Je suis le Seigneur ! »
« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

Psaume 103, 1-2, 3-4; 8.10, 12-13 (102)

La théologie et la spiritualité de ce psaume en font l’une des plus belles prières du psautier. L’apôtre Jean semble s’en être inspiré pour rédiger sa première épître. Cet hymne était chanté lors de la fête du Kippur, célébrée le dix du mois de Tiskri (fin septembre-début octobre). Le verbe “bénir” en est le mot clé : d’un côté Dieu bénit (versets 3 à 19), de l’autre côté l’homme répond en bénissant Dieu par la louange (versets 20 à 22). L’entrelacement des deux bénédictions relie les différentes parties de ce psaume.

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R/ Le Seigneur est tendresse et pitié.

Bénis le Seigneur, ô mon âme, bénis son nom très saint, tout mon être ! Bénis le Seigneur, ô mon âme, n’oublie aucun de ses bienfaits !Car il pardonne toutes tes offenses et te guérit de toute maladie ; il réclame ta vie à la tombe et te couronne d’amour et de tendresse.Le Seigneur est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour ; il n’agit pas envers nous selon nos fautes,
ne nous rend pas selon nos offenses.
Aussi loin qu’est l’orient de l’occident, il met loin de nous nos péchés ; comme la tendresse du père pour ses fils, la tendresse du Seigneur pour qui le craint !
« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

La deuxième lecture est tirée de la première lettre aux Corinthiens   (1 Co 3, 16-33)

Celui qui est sage au yeux de Dieu passe pour un fou aux yeux des hommes.
Frères, n’oubliez pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu’un détruit le temple de Dieu, Dieu le détruira ; car le temple de Dieu est sacré, et ce temple, c’est vous.
Que personne ne s’y trompe : si quelqu’un parmi vous pense être un sage à la manière d’ici-bas, qu’il devienne fou pour devenir sage. Car la sagesse de ce monde est folie devant Dieu. L’Écriture le dit : C’est lui qui prend les sages au piège de leur propre habileté.Elle dit encore : Le Seigneur connaît les raisonnements des sages : ce n’est que du vent ! Ainsi, il ne faut pas mettre son orgueil en des hommes dont on se réclame. Car tout vous appartient, Paul et Apollos et Pierre, le monde et la vie et la mort, le présent et l’avenir : tout est à vous, mais vous, vous êtes au Christ, et le Christ est à Dieu.
« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

De l’Évangile selon saint Matthieu au chapitre cinq (Mt 5, 38-48)

Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense aurez-vous ? Être fils et fille de Dieu, c’est aimer comme il aime, sans calcul. Aimer notre ennemi, aimer un ingrat ou celui qui n’a rien pour attitrer notre amour, c’est aimer comme Dieu aime. Nous savons qu’en l’aimant, il prendra du prix à nos yeux et qu’il se révèlera bien meilleur qu’il ne paraît. Dieu seul sait aimer d’un tel amour créateur, mais son amour est contagieux.

Comme les disciples s’étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Vous avez appris qu’il a été dit : Œil pour œil, dent pour dent. Eh bien moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant ; mais si quelqu’un te gifle sur la joue droite, tends-lui encore l’autre.

Et si quelqu’un veut te faire un procès et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau. Et si quelqu’un te réquisitionne pour faire mille pas, fais-en deux mille avec lui. Donne à qui te demande ; ne te détourne pas de celui qui veut t’emprunter.

Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. Eh bien moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est dans les cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et tomber la pluie sur les justes et sur les injustes. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense aurez-vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Vous donc, soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait. »

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

Complément

L’alliance de Dieu avec les hommes est définitive et universelle   →  Dieu est amour

Liens externes

◊  Catéchèse →   Oeil pour oeil, dent pour dent

◊ Liturgie de la Parole avec des enfants → 8° dimanche ordinaire

Du site « idees-cate.com » →  Aimez vos ennemis. Matthieu 5,38-48.

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Sixième dimanche du temps ordinaire de l’année A

Posté par diaconos le 9 février 2014

N'allez pas croire que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. 18 Car je vous le dis, en vérité : avant que ne passent le ciel et la terre, pas un i, pas un point sur l'i, ne passera de la Loi, que tout ne soit réalisé.   19 Celui donc qui violera l'un de ces moindres préceptes, et enseignera aux autres à faire de même, sera tenu pour le moindre dans le Royaume des Cieux ; au contraire, celui qui les exécutera et les enseignera, celui-là sera tenu pour grand dans le Royaume des Cieux.  Jésus fit comprendre à ses disciples quelle est dans son étendue et sa profondeur la vraie justice, telle que l’établit la loi saisie non dans sa lettre mais dans son esprit. Il le leur montra par une série d’exemples empruntés à la loi morale. •Premier exemple : l’interprétation du cinquième commandement : Pardonne ! •Deuxième exemple : l’Interprétation du sixième commandement : Sois fidèle ! •Troisième exemple : affirme la vérité par un oui ou par un non ! Ce surpassement de la Loi ancienne, que Jésus nous propose, ne peut-être vécu qu’avec lui, avec sa grâce et avec son amour.

N’allez pas croire que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir.  Car je vous le dis, en vérité : avant que ne passent le ciel et la terre, pas un i, pas un point sur l’i, ne passera de la Loi, que tout ne soit réalisé. Celui donc qui violera l’un de ces moindres préceptes, et enseignera aux autres à faire de même, sera tenu pour le moindre dans le Royaume des Cieux ; au contraire, celui qui les exécutera et les enseignera, celui-là sera tenu pour grand dans le Royaume des Cieux.Jésus fit comprendre à ses disciples quelle est dans son étendue et sa profondeur la vraie justice, telle que l’établit la loi saisie non dans sa lettre mais dans son esprit. Il le leur montra par une série d’exemples empruntés à la loi morale…                                                                                        l’interprétation du 5e commandement : Pardonne ! l’Interprétation du 6e commandement : Sois fidèle !         affirme la vérité par un oui ou par un non !
Ce surpassement de la Loi ancienne, que Jésus nous propose, ne peut-être vécu qu’avec lui, avec sa grâce et avec son amour.

Les exigences de Jésus vont plus loin que celles de la Loi de Moïse. Au lieu d’un code rigide, Jésus nous lance un appel incessant à nous donner et à nous donner davantage.

Références dans la Bible : Si 15, 15-20; Ps 119 (118) ; 1 C0 2, 6-10 ; Mt 5, 17-37

La première lecture  est tirée du livre de Ben Sirac le Sage

Commentaire : Dieu laisse à tout homme, le choix entre le bien et le mal, l’obéissance à sa loi et  son refus. Ne confondons pas la liberté avec l’absence de toute règle morale, le rejet de l’effort  et de l’ascèse, l’oubli des exigences évangéliques.

Si tu le veux, tu peux observer les commandements, il dépend de ton choix de rester fidèle. Le Seigneur a mis devant toi l’eau et le feu : étends la main vers ce que tu préfères. La vie et la mort sont proposées aux hommes, l’une ou l’autre leur est donnée selon leur choix.Car la sagesse du Seigneur est grande, il est tout-puissant et il voit tout. Ses regards sont tournés vers ceux qui le craignent, il connaît toutes les actions des hommes.Il n’a commandé à personne d’être impie, il n’a permis à personne de pécher.
« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

Psaume : 119, 1-2, 4-5, 17-18, 33-34

Commentaire : ce psaume compte 176 versets ; c’est le plus long psaume du livre des psaumes. Ses vingt-deux strophes comptent chacune huit versets et chacun de ces huit versets commence par la même lettre hébraïque ; de plus, dans chaque strophe chacun des  huit synonymes du mot loi s’y retrouve (préceptes, commandements, loi, exigence, justice, vérité, observance ou observer, décret). Pour la liturgie du 17ième dimanche du temps ordinaire, année A, il n’y a que huit versets qui seront chantés (v 57, v 72, v 76, v 77, v 127, v 128, v 129 et v 130). Ses strophes répètent qu’observer les paroles de Dieu est le chemin de la vie et du bonheur.

R/ Heureux qui règle ses pas sur la parole de Dieu.

Heureux les hommes intègres dans leurs voies qui marchent suivant la loi du Seigneur !
Heureux ceux qui gardent ses exigences, ils le cherchent de tout cœur !Toi, tu promulgues des préceptes à observer entièrement.
Puissent mes voies s’affermir à observer tes commandements !Sois bon pour ton serviteur, et je vivrai, j’observerai ta parole.
Ouvre mes yeux, que je contemple les merveilles de ta loi.Enseigne-moi, Seigneur, le chemin de tes ordres ; à les garder, j’aurai ma récompense. Montre-moi comment garder ta loi, que je l’observe de tout cœur.

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

La sagesse de Dieu est ignorée du monde (1 Co 2, 6-10)

Commentaire : en s’adressant aux Corinthiens, l’apôtre Paul leur demande de ne pas confondre la sagesse des hommes et la sagesse de Dieu : le projet de Dieu sur le monde et sur les peuples nous a été révélé que par Jésus Christ. Le destin que Dieu nous réserve est promis à tous par la résurrection et le retour du Christ. Être adulte dans la foi, c’est comprendre ce projet de Dieu et en vivre, c’est y tendre activement dans l’espérance, c’est collaborer pleinement en édifiant , dans la charité, une fraternité solide et sans exclusion !

Lecture tirée de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens

Frères, c’est bien une sagesse que nous proclamons devant ceux qui sont adultes dans la foi, mais ce n’est pas la sagesse de ce monde, la sagesse de ceux qui dominent le monde et qui déjà se détruisent.
Au contraire, nous proclamons la sagesse du mystère de Dieu, sagesse tenue cachée, prévue par lui dès avant les siècles, pour nous donner la gloire. Aucun de ceux qui dominent ce monde ne l’a connue, car, s’ils l’avaient connue, ils n’auraient jamais crucifié le Seigneur de gloire.
Mais ce que nous proclamons, c’est, comme dit l’Écriture : ce que personne n’avait vu de ses yeux ni entendu de ses oreilles, ce que le cœur de l’homme n’avait pas imaginé, ce qui avait été préparé pour ceux qui aiment Dieu. Et c’est à nous que Dieu, par l’Esprit, a révélé cette sagesse. Car l’Esprit voit le fond de toutes choses, et même les profondeurs de Dieu.
« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 5, 17-37)

Commentaire : le sermon sur la montagne est un appel à la conversion. La justice chrétienne trouve sa source en Jésus Christ. L’appel au dépassement que Jésus nous adresse n’est pas hors de notre portée puisque lui-même s’engage, dans la toute puissance de son amour divin, à nous entraîner, nous soutenir et nous pardonner.
Comme les disciples s’étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Ne pensez pas que je suis venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. Amen, je vous le dis : Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas une lettre, pas un seul petit trait ne disparaîtra de la Loi jusqu’à ce que tout se réalise. Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le Royaume des cieux. Mais celui qui les observera et les enseignera sera déclaré grand dans le Royaume des cieux.
Je vous le dis en effet : Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le Royaume des cieux. Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens : Tu ne commettras pas de meurtre, et si quelqu’un commet un meurtre, il en répondra au tribunal. Eh bien moi, je vous dis : Tout homme qui se met en colère contre son frère en répondra au tribunal. Si quelqu’un insulte son frère, il en répondra au grand conseil. Si quelqu’un maudit son frère, il sera passible de la géhenne de feu. Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande sur l’autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande là, devant l’autel, va d’abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande.  Accorde-toi vite avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui, pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge, le juge au garde, et qu’on ne te jette en prison. Amen, je te le dis : tu n’en sortiras pas avant d’avoir payé jusqu’au dernier sou.

Vous avez appris qu’il a été dit : Tu ne commettras pas d’adultère.
 Eh bien moi, je vous dis : Tout homme qui regarde une femme et la désire a déjà commis l’adultère avec elle dans son cœur. Si ton œil droit entraîne ta chute, arrache-le et jette-le loin de toi : car c’est ton intérêt de perdre un de tes membres, et que ton corps tout entier ne soit pas jeté dans la géhenne. Et si ta main droite entraîne ta chute, coupe-la et jette-la loin de toi : car c’est ton intérêt de perdre un de tes membres, et que ton corps tout entier ne s’en aille pas dans la géhenne.
Il a été dit encore : Si quelqu’un renvoie sa femme, qu’il lui donne un acte de répudiation. Eh bien moi, je vous dis : Tout homme qui renvoie sa femme, sauf en cas d’union illégitime, la pousse à l’adultère ; et si quelqu’un épouse une femme renvoyée, il est adultère.
Vous avez encore appris qu’il a été dit aux anciens : Tu ne feras pas de faux serments, mais tu t’acquitteras de tes serments envers le Seigneur. Eh bien moi, je vous dis de ne faire aucun serment, ni par le ciel, car c’est le trône de Dieu, ni par la terre, car elle est son marchepied, ni par Jérusalem, car elle est la Cité du grand Roi. Et tu ne jureras pas non plus sur ta tête, parce que tu ne peux pas rendre un seul de tes cheveux blanc ou noir. Quand vous dites ‘oui’, que ce soit un ‘oui’, quand vous dites ‘non’, que ce soit un ‘non’. Tout ce qui est en plus vient du Mauvais. »

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

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