Cinquième dimanche du temps ordinaire de l’année A

Posté par diaconos le 2 février 2014

Avec Jésus tout peut prendre du sens. Ici, Jésus nous demande d’être authentiques, de ne pas nous affadir. Ne soyons pas des chrétiens qui adoptent toutes les modes et toutes les mentalités. Jésus nous demande d’être assaisonnement et porteur de sens là où nous vivons. Ce sel que nous avons a apporté au monde, c’est ce que Dieu a fait pour nous : être témoin ! Pour que nous soyons, selon Jésus, le  sel de la terre, nous devons entretenir une âme de pauvre, être humble, rester transparent à la lumière du Christ, avoir faim et soif de la justice, être miséricordieux envers les autres, pardonner et persévérer dans la fidélité au Christ. Le vrai bonheur pour toutes les personnes, les couples, les familles et les sociétés est condensé dans les Béatitudes. Le sermon sur la montagne s’adresse à la foule immense des gens en recherche d’un sens à leur vie. Non pas seulement à ceux et à celles qui vont dans les églises mais à tous

Avec Jésus tout peut prendre du sens. Ici, Jésus nous demande d’être authentiques, de ne pas nous affadir. Ne soyons pas des chrétiens qui adoptent toutes les modes et toutes les mentalités. Jésus nous demande d’être assaisonnement et porteur de sens là où nous vivons. Ce sel que nous avons a apporté au monde, c’est ce que Dieu a fait pour nous : être témoin ! Pour que nous soyons, selon Jésus, le sel de la terre, nous devons entretenir une âme de pauvre, être humble, rester transparent à la lumière du Christ, avoir faim et soif de la justice, être miséricordieux envers les autres, pardonner et persévérer dans la fidélité au Christ. Le vrai bonheur pour toutes les personnes, les couples, les familles et les sociétés est condensé dans les Béatitudes. Le sermon sur la montagne s’adresse à la foule immense des gens en recherche d’un sens à leur vie. Non pas seulement à ceux et à celles qui vont dans les églises mais à tous.

Les textes bibliques choisis pour la messe de ce dimanche nous entraînent sur la route de la pauvreté. Dieu donne sa préférence aux pauvres, aux affligés, aux humbles. Cela doit se traduire par le partage de nos biens matériels et spirituels avec les personnes en situation précaire. Voici les lectures pour ce dimanche et quelques commentaires.

Source de l’image →Diocèse de Soissons, Laon et Saint-Quentin

La première lecture est tirée du livre d’Isaïe (Is 58, 7-1)

Commentaire : Dans la première lecture, tirée du livre d’Isaïe, le message est toujours très actuel. Si tu donnes de bon cœur, si tu combles le désir des malheureux, la lumière se lèvera dans les ténèbres.

Partager ton pain avec celui qui a faim, recueille chez toi le malheureux sans abri, couvre celui que tu verras  sans vêtement, ne te dérobe pas à ton semblable.Alors ta lumière jaillira comme l’aurore, et tes forces reviendront rapidement. Ta justice marchera devant toi, et la gloire du Seigneur t’accompagnera.

Alors, si tu appelles, le Seigneur répondra ; si tu cries, il dira : « Me voici. » Si tu fais disparaître de ton pays le joug, le geste de menace, la parole malfaisante, si tu donnes de bon cœur à celui qui a faim, et si tu combles les désirs du malheureux, ta lumière se lèvera dans les ténèbres et ton obscurité sera comme la lumière de midi..
« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

Psaume 111

Commentaire : Voici quelques versets du psaume 111  qui ont beaucoup de choses à nous dire : la plus grande force de Dieu, c’est son amour infini. Faisons confiance à Dieu qui choisit la patience, l’amour, la vérité et le pardon plutôt que d’exercer sa puissance, sa colère contre ceux et celles qui le trahissent.

R/ Dans la nuit de ce monde, brille la lumière du juste.

Heureux qui craint le Seigneur ! Lumière des cœurs droits, il s’est levé dans les ténèbres, homme de justice, de tendresse et de pitié.
L’homme de bien a pitié, il partage ; cet homme jamais ne tombera ; toujours on fera mémoire du juste.
Il ne craint pas l’annonce d’un malheur : le cœur ferme, il s’appuie sur le Seigneur. Son cœur est confiant, il ne craint pas.
À pleines mains, il donne au pauvre ; à jamais se maintiendra sa justice, sa puissance grandira, et sa gloire !

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

La deuxième lecture est tirée de la lettre de Paul aux Corinthiens  (Co. 2,1-5)

Dans sa deuxième lecture aux Corinthiens, l’apôtre Paul affirme que ce n’est ni par l’éloquence, ni par la science qu’il a voulu convaincre, mais tout en annonçant l’Évangile simplement.

Frères, quand je suis venu chez vous, je ne suis pas venu vous annoncer le mystère de Dieu avec le prestige du langage humain ou de la sagesse.Parmi vous, je n’ai rien voulu connaître d’autre que Jésus Christ, ce Messie crucifié.Et c’est dans la faiblesse, craintif et tout tremblant, que je suis arrivé chez vous.

Mon langage, ma proclamation de l’Évangile, n’avaient rien à voir avec le langage d’une sagesse qui veut convaincre ; mais c’est l’Esprit et sa puissance qui se manifestaient, pour que votre foi ne repose pas sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu.
« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 5, 13-16)

Comme les disciples s’étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait :  » Vous êtes le sel de la terre. Si le sel se dénature, comment redeviendra-t-il du sel ? Il n’est plus bon à rien : on le jette dehors et les gens le piétinent.Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. Et l’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. De même, que votre lumière brille devant les hommes : alors en voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux. « 
« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

Compléments

◊ Homélie →   Vous êtes le sel de la terre ! (Mt 5,13)

◊ Catéchèse → Vous êtes le sel de la terre et la lumière du monde (Mt 5, 13-16)

◊  Comportement→  Si vous voulez vraiment être heureux, voilà comment il faut faire…

Liens externes

◊ Catéchèse →Vous êtes le sel de la terre, catéchèse de Mgr Dubost

◊ Liturgie de la Parole avec des enfants → 5° dimanche ordinaire

♥  Bricolage pour la catéchèse  (cinquième dimanche du temps ordinaire, année A→  Sel de la terre

 ♣  Partage ton pain avec celui qui a faim

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Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde !

Posté par diaconos le 13 janvier 2014

Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde" (Jn 1, 29) Voici n’est pas un petit mot banal, simplement indicatif. Voici est une expression biblique très fréquente qui indique une révélation qui s’impose ; nous ne nous y attendions pas : "Voici l’agneau de Dieu qui enlève le péché du monde." Le mouton, le péché, deux mots qui n’entrent pas aisément dans notre manière de penser. Mots que nous répétons et chantons plusieurs fois à chacune de nos messes. Mots radioactifs pourtant, si nous savons en percevoir le rayonnement ! Mots qui étaient une profession de foi des premières communautés chrétiennes.

Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde » (Jn 1, 29) Voici
n’est pas un petit mot banal, simplement indicatif. Voici est une expression
biblique très fréquente qui indique une révélation qui s’impose ; nous ne
nous y attendions pas : « Voici l’agneau de Dieu qui enlève le péché du
monde. »
Le mouton, le péché, deux mots qui n’entrent pas aisément dans notre
manière de penser. Mots que nous répétons et chantons plusieurs fois à
chacune de nos messes. Mots radioactifs pourtant, si nous savons en
percevoir le rayonnement ! Mots qui étaient une profession de foi des
premières communautés chrétiennes.

Nous entrons dans le temps ordinaire de l’Église, mais Dieu, c’est dans l’ordinaire de nos vies qu’il se manifeste. Dans ce temps ordinaire, Dieu nous redit l’extraordinaire de son amour. Il n’y aurait pas de solennités ou de célébrations, s’il n’y avait pas un temps ordinaire. Le concept même d’une célébration, y compris dans l’ordre profane, et dans toutes les cultures, est d’être quelque chose qui nous sort provisoirement de l’ordinaire. Ainsi, au début de l’Évangile, on voit Jésus participer avec ses disciples à des noces auxquelles se trouvait aussi sa mère, Marie. Et il semble qu’on se soit bien amusé à ces noces, au point qu’on a manqué de vin. Cependant on ne peut pas — et on ne doit pas — être en fête tous les jours. Ainsi, même si l’on vit tous les jours avec des personnes que nous estimons et que nous aimons, nous ne leur faisons pas des fêtes tous les jours. On les célèbre lors d’un anniversaire plus important, comme, par exemple, des noces d’argent, un jubilé, 80 ans, etc. Ces célébrations nous aident à mieux nous rendre compte de ce que ces personnes sont pour nous dans la vie ordinaire de tous les jours. C’est de ce temps ordinaire que je voudrais souligner l’importance et la beauté. Il y a de l’héroïsme dans la fidélité à l’ordinaire, le héros n’étant pas celui qui fait des choses extraordinaires, mais celui qui continue de faire fidèlement les choses ordinaires alors même que les circonstances ont radicalement changé.

Source de l’image → Hermanoleon Clipart

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La première lecture est tirée du livre d’Isaïe au chapitre 49,3.5-6.

Note 1 : le titre de serviteur décerné au peuple d’Israël en exil signifie deux choses : il est d’abord une assurance du soutien de Dieu, mais il est en même temps une lettre de mission.

Note 2 : « en toi je me glorifierai » veut dire « en toi, mon serviteur, je serai manifesté, reconnu, révélé ».

Il m’a dit : « Tu es mon serviteur, Israël, en toi je me glorifierai. » Maintenant le Seigneur parle, lui qui m’a formé dès le sein de ma mère pour que je sois son serviteur, que je lui ramène Jacob et que je lui rassemble Israël. Oui, j’ai du prix aux yeux du Seigneur, c’est mon Dieu qui est ma force. Il parle ainsi : «C’est trop peu que tu sois mon serviteur pour relever les tribus de Jacob et ramener les rescapés d’Israël : je vais faire de toi la lumière des nations, pour que mon salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre.»

Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

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Psaume 40,2.4.7-11

Commentaire : toute la Bible est l’histoire d’un long apprentissage et, avec ce psaume 39, nous sommes à la phase finale de ce qu’on peut appeler la pédagogie des prophètes. Ce psaume 40 (18 versets) résume admirablement la découverte biblique sur le Sacrifice : « Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice … Tu as ouvert mes oreilles » : depuis l’aube de l’humanité, Dieu « ouvre l’oreille » de l’homme pour entamer avec lui le dialogue de l’amour ; le psaume 39 reflète le long apprentissage du peuple élu pour entrer dans ce dialogue : dans l’Alliance du Sinaï, les sacrifices d’animaux symbolisaient la volonté du peuple d’appartenir à Dieu ; dans l’Alliance Nouvelle, l’appartenance est totale : le dialogue est réalisé ; offrandes et sacrifices sont « spirituels » comme dira Saint Paul ; « Tu ne demandais ni holocauste ni victime, alors j’ai dit voici, je viens ».

Pour lire le texte complet du psaume 40, cliquez ici : http://www.bible-service.net/site/739.html

D’un grand espoir j’espérais le Seigneur : il s’est penché vers moi pour entendre mon cri. Dans ma bouche il a mis un chant nouveau, une louange à notre Dieu.

Beaucoup d’hommes verront, ils craindront, ils auront foi dans le Seigneur. Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice, tu as ouvert mes oreilles ; tu ne demandais ni holocauste ni victime, alors j’ai dit : « Voici, je viens.

Dans le livre, est écrit pour moi ce que tu veux que je fasse. Mon Dieu, voilà ce que j’aime : ta loi me tient aux entrailles.

J’annonce la justice dans la grande assemblée ; vois, je ne retiens pas mes lèvres, Seigneur, tu le sais.  Je n’ai pas enfoui ta justice au fond de mon cœur, je n’ai pas caché ta fidélité, ton salut ; j’ai dit ton amour et ta vérité à la grande assemblée.

Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

La deuxième lecture est tirée de  la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens au chapitre 11,1-3.

Commentaire : ce texte est  magnifique pour dire notre dignité de baptisés ! Il est heureux qu’il ait été choisi pour ce dimanche qui marque notre retour au temps qu’on appelle « ordinaire » dans la liturgie. Cela nous donne l’occasion de retrouver le sens de ce mot : « ordinaire » en liturgie ne veut pas dire « sans importance », cela veut dire tout simplement « dans l’ordre de l’année ». Car évidemment, ce que nous célébrons chaque dimanche n’a rien d’ordinaire au sens courant de ce mot ! Saint Paul vient ici à point nommé nous dire la grandeur de notre titre de chrétiens.

Ce texte de la première lettre aux Corinthiens que nous venons de lire nous rappelle tout ce qui unit entre eux les chrétiens du monde entier, qu’ils soient catholiques, protestants ou orthodoxes. Pour reprendre les termes de Paul, nous sommes ceux qui, en tout lieu, invoquons « le nom de notre Seigneur Jésus Christ ».

Le Seigneur ne nous demande pas des gestes extraordinaires : il suffit d’être tout simplement disponible à la volonté du Père.

Moi, Paul, appelé par la volonté de Dieu pour être Apôtre du Christ Jésus, avec Sosthène notre frère, je m’adresse à vous qui êtes, à Corinthe, l’Église de Dieu, vous qui avez été sanctifiés dans le Christ Jésus, vous les fidèles qui êtes, par appel de Dieu, le peuple saint, avec tous ceux qui, en tout lieu, invoquent le nom de notre Seigneur Jésus Christ, leur Seigneur et le nôtre. Que la grâce et la paix soient avec vous, de la part de Dieu notre Père et de Jésus Christ le Seigneur.

Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

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De l’Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean au chapitre 1,29-34.

Commentaire : Isaïe avait deviné que l’œuvre du salut de l’humanité ne serait pas l’œuvre d’un homme solitaire mais d’un peuple ; les chrétiens du monde entier forment ce peuple que saint Paul appelle le « Corps du Christ » qui grandit d’heure en heure si nous laissons l’Esprit de Dieu agir en nous. Beau programme pour la semaine de prière pour l’unité des chrétiens !

Note 1 : quand Jean-Baptiste dit « Jésus est le fils de Dieu » ou « j’ai vu l’Esprit descendre et demeurer sur lui », ce sont deux manières absolument équivalentes de dire : le Messie est enfin parmi nous.

Note 2: ce mystère de Jésus, Jean-Baptiste le décrit encore d’une troisième manière, mais cette fois, totalement inattendue, ou presque : il dit « Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde ». La majorité du peuple d’Israël attendait un Messie-roi : il régnerait à Jérusalem (ce qui supposait que les Romains ne seraient plus les maîtres), le pays serait libéré de la tutelle étrangère (l’occupation romaine), on connaîtrait enfin la sécurité, la paix, le bonheur. Mais un Messie-agneau, bien peu de gens en parlaient ! Il semble donc que Jean-Baptiste a bien deviné que Jésus serait bien le Messie qu’on attendait, mais pas du tout comme on l’attendait !

Le lendemain, comme Jean Baptiste voyait Jésus venir vers lui, il dit : « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde ; c’est de lui que j’ai dit : Derrière moi vient un homme qui a sa place devant moi, car avant moi il était. Je ne le connaissais pas ; mais, si je suis venu baptiser dans l’eau, c’est pour qu’il soit manifesté au peuple d’Israël. » Alors Jean rendit ce témoignage : « J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et demeurer sur lui.
Je ne le connaissais pas, mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit : ‘L’homme sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer, c’est celui-là qui baptise dans l’Esprit Saint.’ Oui, j’ai vu, et je rends ce témoignage : c’est lui le Fils de Dieu. »

 Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

Complément

◊ H0mélie  →   Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde ! (Jn 1, 29-34)

Liens externes

◊ Catéchèse →  Voici l’agneau de Dieu qui enlève le péché du monde

♥ Oui, j’ai vu, et je rend ce témoignage : c’est lui le fils de Dieu ! (Jn 1, 34)

Vidéo : Que signifie Jésus « fils de Dieu » ?

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Baptême du Seigneur (Solennité), année A

Posté par diaconos le 10 janvier 2014

Jésus est baptisé par Jean-Baptiste  dans le Jourdain.

Jésus est baptisé par Jean-Baptiste dans le Jourdain.

Le baptême de Jésus est une manifestation éclatante de sa mission dans le monde. Son Père proclame son amour pour lui. L’Esprit Saint l’illumine de sa clarté. Jésus, plongé dans l’eau par Jean-Baptiste, nous a plongé par sa mort sur la croix et par sa résurrection dans la vie éternelle. Voici les lectures pour cette fête clôturant le temps de Noël…

En complément, quelques articles, repris dans les archives, en rapport avec cette fête.

Lecture du livre d’Isaïe, (Is 42, 1-4.6-7)

Ainsi parle le Seigneur : Voici mon serviteur que je soutiens, mon élu en qui j’ai mis toute ma joie. J’ai fait reposer sur lui mon esprit ; devant les nations il fera paraître le jugement que j’ai prononcé. Il ne criera pas, il ne haussera pas le ton, on n’entendra pas sa voix sur la place publique. Il n’écrasera pas le roseau froissé, il n’éteindra pas la mèche qui faiblit, il fera paraître le jugement en toute fidélité. Lui ne faiblira pas, lui ne sera pas écrasé, jusqu’à ce qu’il impose mon jugement dans le pays, et que les îles lointaines aspirent à recevoir ses instructions.

Moi, le Seigneur, je t’ai appelé selon la justice, je t’ai pris par la main, je t’ai mis à part, j’ai fait de toi mon alliance avec le peuple et la lumière des nations ; tu ouvriras les yeux des aveugles, tu feras sortir les captifs de leur prison, et de leur cachot ceux qui habitent les ténèbres.
« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

Psaume 28

Rendez au Seigneur, vous les dieux, rendez au Seigneur gloire et puissance.
Rendez au Seigneur la gloire de son nom, adorez le Seigneur, éblouissant de sainteté.

La voix du Seigneur domine les eaux, le Seigneur domine la masse des eaux.
Voix du Seigneur dans sa force, voix du Seigneur qui éblouit.

Le Dieu de la gloire déchaîne le tonnerre. Et tous dans son temple s’écrient : “ Gloire ! ”
Au déluge le Seigneur a siégé ; il siège, le Seigneur, il est roi pour toujours !

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés »..

Lecture du livre des Actes des Apôtres (X, 34-38)1.

[Quand il arriva à Césarée2 chez Corneille, centurion de l’armée romaine3] Pierre ouvrant la bouche dit : « En toute vérité, je comprends que Dieu n’est point partial, mais qu’en toute nation celui qui le craint et pratique la justice est agréé par lui. Telle est  la parole  qu’il a envoyée  au fils d’Israël,  leur annonçant la bonne nouvelle de paix par Jésus-Christ, qui est le Seigneur de tous. Vous savez, vous, ce qui est arrivé dans toute la Judée, à commencer par la Galilée, après le baptême qu’avait proclamé Jean : Jésus de Nazareth, Dieu l’a oint d’Esprit Saint et de puissance, lui qui a passé en faisant le bien et en guérissant tous ceux qui étaient tyrannisés par le diable, parce que Dieu était avec lui. »

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 Évangile de Jésus-Christ selon Saint Matthieu (III, 13-17).

Nous trouvons ici, cette scène vraiment exceptionnelle de la vie de Jésus : il vient se faire baptiser par Jean-Baptiste. Il y a un sens à découvrir dans son baptême : Jésus n’a pas besoin de baptême car il est sans péché, il est saint et pur parce qu’étant  le Fils de Dieu. Le fait important à considérer dans cet épisode de sa vie est sa rencontre avec Jean-Baptiste ! « 

Jésus, arrivant de Galilée, paraît sur les bords du Jourdain1, et il vient à Jean pour se faire baptiser2 par lui3. Jean voulait l’en empêcher4 et disait : « C’est moi qui ai besoin de me faire5 baptiser par toi, et c’est toi qui viens à moi ! Mais Jésus lui répondit : Pour le moment, laisse-moi faire ; c’est de cette façon que nous devons accomplir parfaitement ce qui est juste6. » Alors Jean le laisse faire. Dès que Jésus fut baptisé, il sortit de l’eau ; voici que les cieux s’ouvrirent7, et il vit l’Esprit de Dieu8 descendre comme une colombe9 et venir sur lui. Et des cieux, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé ; en lui, j’ai mis tout mon amour10. »

 « Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés »

Liens externes

  Catéchèse → Fête du BAPTÊME DE JÉSUS

◊ Évangile d’une grand mère : cliquez sur ce lien →   Baptême de Notre-Seigneur

◊ Liturgie de la Parole avec les enfants : cliquez ici → Baptême du Seigneur

Du site « Idées-Caté » :   cliquez ici → Le baptême de Jésus. Matthieu 3,13. 1,9.

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Quatrième dimanche de l’Avent, année A

Posté par diaconos le 15 décembre 2013

lorsque l'ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse : l'enfant qui est engendré en elle vient de l'Esprit Saint ; 21 elle mettra au monde un fils, auquel tu donneras le nom de Jésus (c'est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » 22 Tout cela arriva pour que s'accomplît la parole du Seigneur prononcée par le prophète : 23 Voici que la Vierge concevra et elle mettra au monde un fils, auquel on donnera le nom d'Emmanuel, qui se traduit : « Dieu-avec-nous ». 24 Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l'ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse,

Lorsque l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit :  » Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse : l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ;   elle mettra au monde un fils, auquel tu donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés.  Tout cela arriva pour que s’accomplît la parole du Seigneur prononcée par le prophète :  Voici que la Vierge concevra et elle mettra au monde un fils, auquel on donnera le nom d’Emmanuel, qui se traduit : »Dieu avec-nous ».  Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse. (Mt 1, 18-24) »

Le quatrième dimanche de l’Avent nous met face à un Dieu qui veut lui-même donner un signe imprévu. Ce signe, c’est la naissance d’un enfant au nom hautement significatif : « Dieu avec nous ! » Le visage du Christ est celui de cet enfant donné comme signe. Il porte et apporte la « Bonne Nouvelle » promise ; Il est lui-même cette « Bonne Nouvelle » qui prend corps dans la vie de chaque personne ouverte et accueillant son message.

Source de l’image → Évangile de Matthieu (Gospel of Matthew) 

Cette image est libre d’utilisation, car  l’auteur ayant laissé ses droits. au Domaine public.

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La première lecture est tirée du livre d’Isaïe,  au chapitre 7, versets 10 à 16 

Commentaire : les hommes et les rois demeurent libres ;  le jeune roi annoncé ici ( 20 ans ), le petit Ézéchias, commettra des erreurs ; mais la prophétie d’Isaïe restera toujours valable : quelles que soient les infidélités des hommes, rien n’empêchera la fidélité promise par Dieu à la descendance de David et à son peuple. C’est ainsi que, de siècle en siècle, on gardera au cœur les promesses de Dieu, avec la certitude qu’un jour, peut-être lointain, viendra enfin un roi digne de porter le nom d’Emmanuel

Histoire : nous sommes vers 735 avant J.C. : l’ancien royaume de David est divisé en deux petits royaumes, depuis environ 200 ans ; deux rois, deux capitales : Samarie au Nord, Jérusalem au Sud ; c’est là, à Jérusalem, que règne la dynastie de David, celle dont naîtra le Messie

Contexte historique :  Acaz,  fils et successeur de Yotam, est le douzième roi de Juda (734 à 719).Ce roi est attaqué par les rois d’Israël et de Damas qui veulent l’entraîner dans leur combat contre l’Assyrie en train de s’imposer sur tout le Proche-Orient.

Le Seigneur envoya le prophète Isaïe dire au roi Achaz : « Demande pour toi un signe venant du Seigneur ton Dieu, demande-le au fond des vallées ou bien en haut sur les sommets. » Acaz répondit : « Non, je n’en demanderai pas, je ne mettrai pas le Seigneur à l’épreuve. » Isaïe dit alors : « Écoutez, maison de David ! Il ne vous suffit donc pas de fatiguer les hommes : il faut encore que vous fatiguiez mon Dieu ! Eh bien, le Seigneur lui-même vous donnera un signe : Voici que la jeune femme est enceinte, elle enfantera un fils et on l’appellera Emmanuel, c’est-à-dire : Dieu avec nous. De crème et de miel il se nourrira, et il saura rejeter le mal et choisir le bien, elle sera abandonnée, la terre dont les deux rois te font trembler. »

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Psaume 23

Commentaire : nous sommes au Temple de Jérusalem et  une gigantesque procession s’approche ; à l’arrivée aux portes du Temple, deux chorales alternées entament un chant dialogué …

La  fidélité au Dieu unique est la seule condition pour être en mesure d’accueillir la bénédiction promise aux patriarches, pour entrer dans le salut promis ; combat jamais tout à fait gagné puisque Jésus, à son tour,  jugera utile de rappeler « Nul ne peut avoir deux maîtres… » . Cette fidélité au Dieu unique entraîne des conséquences concrètes dans la vie sociale : l’homme au cœur pur deviendra peu à peu un homme au cœur de chair qui ne connaît plus la haine ; l’homme aux mains innocentes ne fera plus le mal.

  Au Seigneur, le monde et sa richesse, la terre et tous ses habitants ! C’est lui qui l’a fondée sur les mers et la garde inébranlable sur les flots.
Qui peut gravir la montagne du Seigneur et se tenir dans le lieu saint ? L’homme au cœur pur, aux mains innocentes, qui ne livre pas son âme aux idoles.
Il obtient, du Seigneur, la bénédiction, et de Dieu son Sauveur, la justice. Voici le peuple de ceux qui le cherchent, qui recherchent la face de Dieu.

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Seconde lecture : Début de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains, versets 1 à 7.

Commentaire : nous avons ici les premiers mots que Paul adresse aux Romains ; en ces quelques lignes, nous avons déjà le résumé de toute la foi chrétienne : les promesses de Dieu dans les   Écritures, le mystère du Christ, sa naissance et sa Résurrection, l’élection gratuite du peuple saint, et la mission des Apôtres auprès des nations païennes. Paul termine par un souhait très habituel chez lui ; c’est le souhait le plus beau que l’on puisse faire à quelqu’un : « Que la grâce et la paix soient avec vous tous, de la part de Dieu notre Père et de Jésus-Christ notre Seigneur »

Moi Paul, serviteur de Jésus Christ, appelé par Dieu pour être Apôtre, mis à part pour annoncer la Bonne Nouvelle que Dieu avait déjà promise par ses prophètes dans les saintes Écritures, je m’adresse à vous, bien-aimés de Dieu qui êtes à Rome. Cette Bonne Nouvelle concerne son Fils : selon la chair, il est né de la race de David ; selon l’Esprit qui sanctifie, il a été établi dans sa puissance de Fils de Dieu par sa résurrection d’entre les morts, lui, Jésus Christ, notre Seigneur. Pour que son nom soit honoré, nous avons reçu par lui grâce et mission d’Apôtre afin d’amener à l’obéissance de la foi toutes les nations païennes dont vous faites partie, vous aussi que Jésus Christ a appelés. Vous les fidèles qui êtes, par appel de Dieu, le peuple saint, que la grâce et la paix soient avec vous tous, de la part de Dieu notre Père et de Jésus Christ le Seigneur.

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

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De l’Évangile de Jésus-Christ selon Saint Matthieu, au chapitre 1, versets 18 à 24.

Commentaire

 Être sauvé de ses péchés, c’est tout simplement savoir que Dieu est avec nous, ne plus jamais douter qu’il est avec nous et « vivre en sa présence » comme le disait le prophète Michée. C’est ce qu’a fait Joseph justement. Dans le récit de la Visitation qui nous est rapporté par l’évangile de Luc, Élisabeth dit à Marie « Bienheureuse celle qui a cru ; ce qui lui a été dit de la part du Seigneur s’accomplira ». Ici, on est tenté de reprendre ces mêmes mots pour Joseph : « Bienheureux Joseph qui a cru : grâce à lui, Dieu a pu accomplir son dessein de salut ».

Note 1  Profondément enraciné dans la spiritualité juive, le mot juste évoque la droiture morale, l’attachement sincère à la pratique de la loi, l’affectivité religieuse totalement tournée vers Dieu.

Note 2  « Répudier en secret » : un époux avait le droit de renvoyer sa femme s’il avait trouvé une tare à lui imputer : « Lorsqu’un homme aura pris une femme et l’aura épousée, s’il advient qu’elle ne trouve pas grâce à ses yeux parce qu’il a trouvé en elle quelque chose de choquant, il écrira pour elle une lettre de répudiation, la lui remettra en main et la renverra de sa maison » (Deutéronome chapitre 24, verset 1). Dans l’Ecclésiastique, le sage Ben Sirac ajoute : « Ne donne à l’eau aucune issue, ni à la femme mauvaise aucune liberté ; si elle ne conduit pas à ta guise, de ta chair retranche-la » (Ecclésiastique, chapitre 25, versets 25à 26). La lettre de répudiation permettait à la femme de se remarier. Cependant, un homme qui avait faussement accusé sa femme de n’être plus vierge avant le mariage, ou qui avait dû épouser une femme qu’il avait violée, n’avait pas le droit de répudiation (Deutéronome chapitre 22, 13-19 et 28-29).

Note 3  Joseph n’eut aucune part dans la naissance de Jésus, si ce n’est par le service et l’affection. A cause de ce service fidèle, l’Ecriture lui donne le nom de Père. (Origène : « Leviticum », chapitre 12, verset 4).

Texte Voici quelle fut l’origine de Jésus Christ. Marie, la mère de Jésus, avait été accordée en mariage à Joseph ; or, avant qu’ils eussent habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint. Joseph, son époux, qui était un homme juste, ne voulait pas la dénoncer publiquement,   il décida de la répudier en secret. Il avait formé ce projet, lorsque l’Ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse : l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint; elle mettra au monde un fils, auquel tu donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : le Seigneur sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » Tout cela arriva pour que s’accomplît la parole du Seigneur prononcée par le prophète : « Voici que la Vierge concevra et elle mettra au monde un fils, auquel on donnera le nom d’Emmanuel, qui se traduit : Dieu avec nous. » Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’Ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse.

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

Compléments

◊  ADAL pour le quatrième dimanche de l’Avent, année A0

◊  Homélie →    Dieu avec nous ! (Mt 1, 18-24)

◊ Catéchèse →  Origine de Jésus Christ (Mt 1, 18-25)

Liens externes

◊ Catéchèse en famille → Quatrième dimanche de l’Avent de l’année A

◊ Homélie du diacre  Daniel Buchet → Quatrième dimanche de l’Avent

 Homélie de monsieur l’Abbé Roger (Vidéo)

http://www.dailymotion.com/video/xgbil1

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