Vingt-cinquième dimanche du temps ordinaire de l’année C

Posté par diaconos le 19 septembre 2013

Vingt-cinquième dimanche du temps ordinaire de l'année C dans La messe du dimanche 25ieme-dimanche-ordinaire-de-lannee-c-221x300

" Nul ne peut servir deux maîtres à la fois ! Faites-vous des amis avec l’argent trompeur, afin que le jour où il ne sera plus là, ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles. " (Lc 16, 9) Se faire des amis ! Développer l’amitié ! Voilà la raison de l’éloge de Jésus. Dans cette formule au centre de la parabole, Jésus nous en livre la leçon essentielle : le bon emploi des richesses, c’est de faire de l’amitié, de l’amour dans les relations. Voilà la conception de Jésus, vraiment révolutionnaire, sur l’argent : en faire un instrument de partage et d’amitié ! L’argent est trompeur. Au lieu de servir, il peut asservir. Quand il s’empare de quelqu'un, il devient son maître et son dieu ; il peut alors provoquer en lui de terribles dégâts, à l’instar d’une drogue. Son cœur devient dur, impitoyable, insensible à toute morale. Il peut même le pousser alors aux pires injustices et malhonnêtetés.

 Source de l’image : Hermanoleon Clipart     (Free christian cliparts reliogios)

Bonjour, chers amis et chères amies dans le Christ, l’Écriture nous invite, en ce 25ème dimanche du temps ordinaire, à redécouvrir que l’argent dans notre quotidien et  dans les rapports avec les autres est un moyen et non une fin. Jésus (évangile de ce dimanche) nous rappelle que nous pouvons, au sujet de l’argent, faire preuve de bonnes ou de mauvaises qualités… et il nous interpelle : sommes-nous en ce domaine dignes de confiance ? Notre comportement est-il conforme à l’Évangile ? L’argent dont nous disposons peut devenir un excellent moyen de faire du bien autour de nous et c’est en cela qu’il a de la valeur. L’avoir n’a de sens qu’au service de l »homme. Au cours de la semaine prochaine, prenant conscience de notre « avoir » et essayons de faire grandir notre « être »

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 LA PREMIÈRE LECTURE EST TIRÉE DU LIVRE D’AMOS au chapitre 8, versets 4 à 7

Commentaire : les injustices, l’exploitation des faibles, les profits malhonnêtes, les exactions des puissants et des riches sont des insultes à la loi divine. Dans l’Ancien Testament, les prophètes intervinrent à maintes reprises pour dénoncer ces péchés.

Note 1 : Amos est le troisième des douze petits prophètes. Il est l’auteur d’un des livres du Tanakh ou Ancien Testament. Il est berger et originaire de Tekoa (ou Thécué) prés de Jérusalem en Judée. Il prophétise sous le régne d’Azarias, roi de Juda, contre le riche et le puissant dans le royaume d’Israël, hypocritement dévôt ou idolâtre affiché. Il fut mis à mort par un prêtre de Béthel, vers 785 av. J. C.

Note 2 : Le livre d’Amos est un livre de la Bible hébraïque. Il fut rédigé vers 800 avant l’ère chrétienne.

4  Écoutez ceci, vous qui écrasez le pauvre pour anéantir les humbles du pays, 5 car vous dites : « Quand donc la fête de la nouvelle lune sera-t-elle passée, pour que nous puissions vendre notre blé ? Quand donc le sabbat sera-t-il fini, pour que nous puissions écouler notre froment ? Nous allons diminuer les mesures, augmenter les prix, et fausser les balances. 6 Nous pourrons acheter le malheureux pour un peu d’argent, le pauvre pour une paire de sandales. Nous vendrons jusqu’aux déchets du froment ! » 7 Le Seigneur le jure par la Fierté d’Israël : « Non, jamais je ‘oublierai aucun de leurs méfaits. »

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PSAUME 113

Note 1 : Ce psaume est le premier de ceux que Jésus a récités le soir du Jeudi-Saint. Quand Saint Matthieu raconte dans son évangile qu’ils partirent vers le Mont des Oliviers après avoir chanté les psaumes, il s’agit en particulier de ce psaume ci. Et le premier mot que Jésus a chanté c’est « ALLELUIA » ; Alleluia, qui veut dire littéralement « Louez Dieu »

Note 2 : ce psaume ouvre le Hallel égyptien (recueil comprenant les psaumes 113 à 118). Le Hallel égyptien était chanté aux trois grandes fêtes annuelles (Pâque, Pentecôte et la fête des Tentes). Les deux premiers psaumes (113 et 114) se récitaient avant le  repas pascal et les autres (115  à 118), après ce repas.

Commentaire : la première strophe (v1 à v3) invite les fidèles à la louange. La seconde strophe (v4 à v6) exalte la transcendance de Dieu. La troisième strophe (v7 à v9) révèle la providence de Dieu : le regard de Dieu est efficace, il ne regarde pas inutilement le ciel et la terre.

1 Alleluia ! Louez, serviteurs du Seigneur, louez le nom du Seigneur ! 2 Béni soit le nom du Seigneur, maintenant et pour les siècles des siècles ! 3 Du levant au couchant du soleil, loué soit le nom du Seigneur !

4 Le Seigneur domine tous les peuples, sa gloire domine les cieux. 5 Qui est semblable au Seigneur notre Dieu ? Lui, il siège là-haut. 6 Mais il abaisse son regard vers le ciel et vers la terre.

7 De la poussière il relève le faible, il retire le pauvre de la cendre 8 pour qu’il siège parmi les princes, parmi les princes de son peuple. 9 Il installe en sa maison la femme stérile, heureuse mère au milieu de ses fils

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LA DEUXIÈME LECTURE EST TIRÉE DE LA PREMIÈRE LETTRE DE PAUL À TIMOTHÉE, CHAPITRE 2, VERSETS 1 À 8

Commentaire : le verset 4 résume toute la Bible ! Tous ses mots sont importants : Dieu veut… (v4a), la volonté de Dieu est une volonté de salut et cela concerne toutes les personnes. Ce verset nous donne la définition du salut. Être sauvé c’est connaître cette vérité : Dieu nous aime et est sans cesse auprès de nous pour nous combler de son amour. Le Christ est venu pour annoncer en paroles et en actes l’amour de Dieu pour tous les hommes. Croire à cet amour, vivre de cet amour, c’est être sauvé.

 1 J’insiste avant tout pour qu’on fasse des prières de demande, d’intercession et d’action de grâce pour tous les hommes, 2 pour les chefs d’Etat et tous ceux qui ont des responsabilités, afin que nous puissions mener notre vie dans le calme et la sécurité, en hommes religieux et sérieux. 3 Voilà une vraie prière, que Dieu, notre Sauveur, peut accepter, 4 car il veut que tous les hommes soient sauvés et arrivent à connaître pleinement la vérité. 5 En effet, il n’y a qu’un seul Dieu, il n’y a qu’un seul médiateur entre Dieu et les hommes : un homme, le Christ Jésus, 6 qui s’est donné lui-même en rançon pour tous les hommes. Au temps fixé, il a rendu ce témoignage 7 pour lequel j’ai reçu la charge de messager et d’Apôtre – je le dis en toute vérité -, moi qui enseigne aux nations païennes la foi et la vérité. 8 Je voudrais donc qu’en tout lieu les hommes prient en levant les mains vers le ciel, saintement, sans colère ni mauvaises intentions.

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DE L’ÉVANGILE DE LUC AU CHAPITRE 16, VERSETS 1 À 13

Frères et sœurs, investissons pour l’éternité

C’est le sommet de la parabole. L’Évangile nous invite à faire le bon placement de notre argent. Les banques nous proposent de souscrire un plan d’épargne en bons du Trésor ou en bourse. Le Christ, lui, nous propose d’investir dans les plans en bonnes actions. Usons de générosité envers les gens qui sont dans le besoin, en bons gérants du bien de Dieu. Alors la richesse, qui, si souvent, détourne ou éloigne de Dieu, deviendra chemin vers Dieu et source de bonheur partagé, jusque dans les demeures éternelles.

Copyright 2012 by the author and Südwestdeutscher Verlag für Hochschulschriften. All rights rerseved – Saarbrücken 2012  

  Auteur : cliquez ici →    Michel Houyoux    Source →     Rencontre avec la Parole de Vie / 978-3-8416-9800-1

Commentaire : nous avons un choix à faire, et il est urgent, entre Dieu et l’Argent. « Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent (v 13). Dans cet extrait de l’évangile selon  Luc, Jésus dresse toute une série d’oppositions : entre les fils de ce monde et les fils de la lumière, entre une toute petite affaire et une grande affaire, entre l’Argent trompeur et le bien véritable, entre les biens étrangers et notre bien. Toutes ces oppositions n’ont qu’un but, nous faire découvrir que l’Argent n’est qu’une tromperie et que consacrer sa vie à « faire de l’argent » ,  c’est faire fausse route. Si quelqu’un  est obsédé par l’envie de gagner de l’argent, il en  devient vite esclave et  bientôt il n’aura plus  le temps de penser à autre chose ! « Méfions-nous de ce que nous possédons, pour ne pas être possédé »

L’Argent est trompeur de deux manières : d’abord, il nous fait croire qu’il nous assurera le bonheur, mais viendra bien un jour, pourtant, où il nous faudra tout laisser. Ensuite, l’Argent nous trompe quand nous croyons qu’il nous appartient pour nous tout seuls : nous n’en sommes pas propriétaires pour notre seul usage égoïste, nous en sommes intendants. C’est pour cela que Jésus parle de « biens étrangers » (v12a), c’est parce qu’il ne nous appartient pas.  Le jour où nous consacrerons autant de temps et de matière grise à inventer des solutions de paix, de justice et de partage autour de nous qu’à gagner de l’argent et si  nous passions autant de temps à parler de solidarité et de partage que nous passons de temps à parler d’argent, bien des choses changeraient, probablement.

1 Jésus racontait à ses disciples cette parabole : « Un homme riche avait un gérant qui lui fut dénoncé parce qu’il gaspillait ses biens. 2 Il le convoqua et lui dit : Qu’est-ce que j’entends dire de toi ?

Rends-moi les comptes de ta gestion, car désormais tu ne pourras plus gérer mes affaires. 3 Le gérant pensa : Que vais-je faire, puisque mon maître me retire la gérance ? Travailler la terre ? Je n’ai pas la force. Mendier ? J’aurais honte. 4 Je sais ce que je vais faire, pour qu’une fois renvoyé de ma gérance, je trouve des gens pour m’accueillir. 5 Il fit alors venir, un par un, ceux qui avaient des dettes envers son maître. Il demanda au premier : Combien dois-tu à mon maître ? 6 – Cent barils d’huile. Le gérant lui dit : Voici ton reçu ; vite, assieds-toi et écris cinquante. 7 Puis il demanda à un autre : Et toi, combien dois-tu ? – Cent sacs de blé. Le gérant lui dit : Voici ton reçu, écris quatre-vingts. 8 Ce gérant trompeur, le maître fit son éloge : effectivement, il s’était montré habile, car les fils de ce monde sont plus habiles entre eux que les fils de la lumière. 9 Eh bien moi, je vous le dis : Faites-vous des amis avec l’Argent trompeur, afin que, le jour où il ne sera plus là, ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles. 10 Celui qui est digne de confiance dans une toute petite affaire est digne de confiance aussi dans une grande. Celui qui est trompeur dans une petite affaire est trompeur aussi dans une grande. 11 Si vous n’avez pas été dignes de confiance avec l’Argent trompeur, qui vous confiera le bien véritable ? 12 Et si vous n’avez pas été dignes de confiance pour des biens étrangers, le vôtre, qui vous le donnera ? 13 Aucun domestique ne peut servir deux maîtres : ou bien il détestera le premier, et aimera le second ; ou bien il s’attachera au premier, et méprisera le second. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent. »

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Compléments

◊ Du site Idées-Caté → Aucun domestique ne peut servir deux maîtres à la fois… (Lc 16, 1-13)

◊ Du livre d’Amos →   Dieu frappe aussi à ta porte, vas-tu l’accueillir ? (Am 8, 1-7)

Liens externes

◊ Catéchèse →   25ième dimanche ordinaire de l’année C

◊ Liturgie du dimanche  avec des enfants →  25° dimanche ordinaire de l’année C

◊ Homélie →  25ième dimanche ordinaire de l’année C

Partage d’évangile avec des enfants →   Vingt-cinquième dimanche ordinaire, année

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24e dimanche du temps ordinaire de l’année C

Posté par diaconos le 13 septembre 2013

24e dimanche du temps ordinaire de l'année C dans La messe du dimanche le-fils-prodigue

Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : ‘ Père, donne-moi la part d'héritage qui me revient.’ Et le père fit le partage de ses biens. Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu'il avait, et partit pour un pays lointain où il gaspilla sa fortune en menant une vie de désordre. Quand il eut tout dépensé, une grande famine survint dans cette région, et il commença à se trouver dans la misère. Il alla s'embaucher chez un homme du pays qui l'envoya dans ses champs garder les porcs. Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien. Alors il réfléchit : ‘ Tant d'ouvriers chez mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim ! Je vais retourner chez mon père, et je lui dirai : Père, j'ai péché contre le ciel et contre toi. Je ne mérite plus d'être appelé ton fils. Prends-moi comme l'un de tes ouvriers (Lc 15, 10-20)

Il faut savoir pardonner, nous dit-on souvent… Mais, c’est plus facile à dire qu’à faire !

Les lectures,  pour la messe de ce 24ième dimanche ordinaire nous rassurent en nous montrant que le pardon est une capacité proprement divine. Dans la première lecture, Dieu révèle le coeur de son amour : la miséricorde et dans l’Évangile, Jésus trace le portrait d’un Dieu infiniment aimant, qui n’est capable que d’aimer, un Dieu dont le coeur déborde de tendresse, un Père miséricordieux. Malgré toutes nos absences et nos infidélités, Dieu est le Père miséricordieux qui persiste à nous faire confiance et à nous rappeler à changer nos coeurs pour revenir vers lui.

« Crée en moi un coeur pur » (psaume 51, 12a) : un coeur débarrassé du désir de vengeance ou de haine, un coeur remis à neuf chaque jour par la Parole du Seigneur : elle y sème la paix et la joie, à nous de les faire germer.

Source de l’image →  Parabole du Fils prodigue – KT42

La première lecture est tirée du Livre de l’Exode au chapitre 32,7-11.13-14 

Note : Ce qui est relaté ici se passa pendant l’Exode, c’est-à-dire pendant le séjour du peuple hébreu dans le désert après la sortie d’Egypte

Commentaire : Ce récit nous présente Dieu en colère et Moïse plaidant pour l’apaiser.  À l’époque de la sortie d’Egypte, on imaginait un Dieu qui ressemble fortement aux hommes avec les mêmes sentiments et les mêmes emportements. Il a fallu des siècles de révélation pour qu’on découvre le vrai visage de Dieu. Ce qui est extraordinaire dans ce texte, c’est que le peuple fait l’expérience du pardon de Dieu : un Dieu qui propose inlassablement son Alliance après chacune de nos infidélités.

Moïse était encore sur la montagne du Sinaï.7Le Seigneur lui dit : « Va, descends, ton peuple s’est perverti, lui que tu as fait monter du pays d’Egypte. 8Ils n’auront pas mis longtemps
à quitter le chemin que je leur avais prescrit ! Ils se sont fabriqués un veau en métal fondu. Ils se sont prosternés devant lui, ils lui ont offert des sacrifices en proclamant : Israël, voici tes dieux,  qui t’ont fait monter du pays d’Egypte. » 9 Le Seigneur dit encore à MoÏse : « Je vois que ce peuple est un peuple à la tête dure. 10Maintenant, laisse-moi faire ; ma colère va s’enflammer contre eux et je vais les engloutir ! Mais, de toi, je ferai une grande nation. » 11 Moïse apaisa le visage du Seigneur son Dieu en disant : « Pourquoi, Seigneur, ta colère s’enflammerait-elle contre ton peuple, que tu as fait sortir du pays d’Egypte par la vigueur de ton bras et la puissance de ta main ? 13 Souviens-toi de tes serviteurs, Abraham, Isaac et Jacob, à qui tu as juré par toi-même : Je rendrai votre descendance aussi nombreuse que les étoiles du ciel, je donnerai à vos descendants tout ce pays que j’avais promis, et il sera pour toujours leur héritage. » 14 Le Seigneur renonça au mal qu’il avait voulu faire à son peuple.

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés »


Psaume 51

Commentaire : ce psaume (21 versets) est une supplication individuelle et il est l’un  des poèmes  les plus populaires de tout le Psautier. Son auteur, un pécheur, n’en appelle qu’à la bonté de Dieu pour se faire pardonner. Le psalmiste adresse à Dieu une première demande pour obtenir le pardon de son péché (versets 3 et 4) : ce qui est remarquable, c’est que les trois attributs de Dieu (pitié, amour et  miséricorde) que le psalmiste énumère ici,  au verset 3, sont extraits de la définition que Dieu donne de lui-même dans le livre de l’Exode au chapitre 34, verset 6

La conversion et le pardon des péchés inaugurent une nouvelle époque dans la vie : le verbe qui marque ce nouveau départ est celui qui désigne l’acte créateur (Créer) et le principe qui anime cette nouvelle vie est l’Esprit de Dieu. Le psalmiste emploie trois adjectifs différents pour qualifier cet esprit divin : il est ferme (v12b), saint (v13b) et généreux (v14b). Le verset 14 n’est pas cité dans cet extrait. Pour voir l’entièreté du psaume 51, cliquez sur ce lien ici : http://www.biblia-cerf.com/BJ/ps51.html

3Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
4Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense.

12 Crée en moi un coeur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.
13 Ne me chasse pas loin de ta face, ne me reprends pas ton esprit saint.
17Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche annoncera ta louange.
19Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ; tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un coeur brisé et broyé

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

La deuxième lecture est tirée de la première lettre de Saint Paul à Timothée au chapitre 1, 12-17

Commentaire : ce texte de Paul est, à lui tout seul, une superbe célébration pénitentielle ; rien n’y manque : l’aveu, le repentir, la proclamation de l’amour et du pardon de Dieu, et enfin le départ en mission pour annoncer à la face du monde la miséricorde de Dieu. L’amour et le  pardon que le Christ a prodigués à Paul, nous pouvons être certains qu’il nous les prodigue à nous aussi ; il n’y a pas des traitements différents pour les uns et les autres. Dieu n’est que miséricorde, il ne faut jamais l’oublier : quel que soit notre passé, il est toujours possible d’accueillir son pardon ; à chaque instant il nous fait confiance.

12 Je suis plein de reconnaissance pour celui qui me donne la force, Jésus Christ notre Seigneur, car il m’a fait confiance en me chargeant du ministère, 13 moi qui autrefois ne savais que blasphémer, persécuter, insulter. Mais le Christ m’a pardonné : ce que je faisais, c’était par ignorance, car je n’avais pas la foi ; 14mais la grâce de notre Seigneur a été encore plus forte, avec la foi et l’amour dans le Christ Jésus. 15Voici une parole sûre, et qui mérite d’être accueillie sans réserve : le Christ Jésus est venu dans le monde pour sauver les pécheurs ; et moi le premier, je suis pécheur, 16mais si le Christ Jésus m’a pardonné, c’est pour que je sois le premier en qui toute sa générosité se manifesterait ; je devais être le premier exemple de ceux qui croiraient en lui pour la vie éternelle. 17 Honneur et gloire
au roi des siècles, au Dieu unique, invisible et immortel, pour les siècles des siècles. Amen.

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De l’Évangile de Luc au chapitre 15, versets 1 à 32.

Commentaire : le mot « conversion » ne signifie pas changement de religion, mais un changement de direction, un véritable demi-tour : nous tournions le dos à Dieu, et nous nous retournons vers lui. Eh bien, nous pouvons nous dire que chaque fois que nous avons pris la décision de faire demi-tour, nous avons donné de la joie au ciel. La joie de Dieu est  la tonalité majeure de ces trois paraboles.  Pourquoi une telle joie quand nous prenons le chemin de la réconciliation ? Parce que Dieu tient à nous comme à la prunelle de ses yeux. Et l’expression n’est pas trop forte, elle aussi nous vient de l’Ancien Testament : « Dieu rencontre son peuple au pays du désert… Il l’entoure, il l’instruit, il veille sur lui comme sur la prunelle de son oeil. » (Dt 32, 10). Chaque fois que nous avons fait la fête pour l’enfant qui revient, chaque fois que nous avons pardonné à l’ami, à l’époux, à l’épouse, (à l’ennemi aussi !), chaque fois que nous avons remué ciel et terre pour essayer d’empêcher quelqu’un de sombrer, physiquement ou moralement, nous avons ressemblé à Dieu ; nous avons été son image : ce qui est, après tout, notre vocation, n’est-il pas vrai ?

1 Les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. 2 Les Pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! » 3 Alors Jésus leur dit cette parabole : 4 « Si l’un de vous a cent brebis et en perd une, ne laisse-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue,  jusqu’à ce qu’il la retrouve ? 5 Quand il l’a retrouvée, tout joyeux, il la prend sur ses épaules, 6 et, de retour chez lui, il réunit ses amis et ses voisins ; il leur dit : Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue !  Je vous le dis : c’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de conversion. 8 Ou encore, si une femme a dix pièces d’argent et en perd une, ne va-t-elle pas allumer une lampe, balayer la maison, et chercher avec soin jusqu’à ce qu’elle la retrouve ? 9 Quand elle l’a retrouvée, elle réunit ses amies et ses voisines et leur dit : Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé la pièce d’argent que j’avais perdue ! 10De même, je vous le dis , il y a de la joie chez les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit. »  11 Jésus dit encore : « Un homme avait deux fils. 12 Le plus jeune dit à son père : Père, donne-moi la part d’héritage qui me revient. Et le père fit le partage de ses biens. 13 Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait et partit pour un pays lointain, où il gaspilla sa fortune en menant une vie de désordre. 14 Quand il eut tout dépensé, une grande famine survint dans cette région, et il commença à se trouver dans la misère. 15 Il alla s’embaucher chez un homme du pays qui l’envoya dans ses champs garder les porcs. 16 Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien. 17 Alors, il réfléchit : Tant d’ouvriers chez mon père ont du pain en abondance, et moi, ici je meurs de faim ! 18 Je vais retourner chez mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et contre toi. 19 Je ne mérite plus d’être appelé ton fils. Prends-moi comme l’un de tes ouvriers. 20 Il partit donc pour aller chez son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de pitié ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers. 21 Le fils lui dit : Père, j’ai péché contre le ciel et contre toi. Je ne mérite plus d’être appelé ton fils… 22 Mais le père dit à ses domestiques : Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller. Mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds. 23 Allez chercher le veau gras, tuez-le ; mangeons et festoyons. 24 Car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé. Et ils commencèrent la fête. 25 Le fils aîné était aux champs. A son retour, quand il fut près de la maison, il entendit la musique et les danses. 26 Appelant un des domestiques, il demanda ce qui se passait. 27Celui-ci répondit : C’est ton frère qui est de retour. Et ton père a tué le veau gras, parce qu’il a vu revenir sons fils en bonne santé. 28 Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer. Son père, qui était sorti, le suppliait. 29 Mais il répliqua : Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais désobéi à tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis. 30 Mais, quand ton fils que voilà est arrivé, après avoir dépensé ton bien avec des filles, tu as fait tuer pour lui le veau gras ! 31Le père répondit : Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. 32 Il fallait bien festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé. »

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Archives

◊     Les paraboles de la miséricorde (Lc 15, 1-32)

◊ Assemblée dominicale sans prêtre →   ADAL pour le 24ième dimanche ordinaire, année C

◊ Homélie →  La miséricorde de Dieu (Lc 15, 1-32)

Liens externes

Catéchèse → Parabole du Fils prodigue – KT42

Du site Idées Caté →  Le fils prodigue

◊ Liturgie de la Parole avec des enfants → Le retour du pécheur

◊ Histoire →  L’enfant prodigue

 

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Vingt-deuxième dimanche du temps ordinaire de l’année C

Posté par diaconos le 30 août 2013

Comment se comporter en société ?

Bonjour, chers amis et chères amies dans le Christ,

Vingt-deuxième dimanche du temps ordinaire de l'année C dans La messe du dimanche prendre-la-derniere-place-229x300

Quand tu donnes un déjeuner ou un dîner, n'invite pas tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni de riches voisins ; sinon, eux aussi t'inviteraient en retour, et la politesse te serait rendue. Au contraire, quand tu donnes un festin, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles ; et tu seras heureux, parce qu'ils n'ont rien à te rendre : cela te sera rendu à la résurrection des justes.

« Tous  les peuples, partagent un certain nombre de codes et de conventions qui règlent les comportements de chacun dans la vie en société. Ces codes forment ce qu’on appelle la politesse, le savoir vivre, les bonnes manières, ou encore l’étiquette. Ces codes de comportement facilitent les relations entre individus, ils contribuent à créer une harmonie sociale. Ils définissent également ce qui est attendu, permis ou interdit dans certaines situations, dictent les obligations de chacun envers la hiérarchie sociale, entre hommes et femmes (la galanterie). Souvent, ils permettent aussi de “situer” un individu par rapport à la norme : l’ignorance ou la connaissance de certains protocoles révèlent en effet un manque dans l’éducation, ou au contraire, des qualités. « 

La vie en société devient désagréable et pénible lorsque chacun cherche à s’imposer et à se faire valoir. Il existe de nombreux manuels de bonnes manières pour savoir comment bien organiser une fête, une réception, pour que chaque invité se trouve à l’aise à table et ne se sente pas blessé dans son honneur…

Dans l’Évangile de ce dimanche, Jésus nous donne des indications très précises  de protocole : «   Quand tu es invité à des noces, ne va pas te mettre à la première place, car on peut avoir invité quelqu’un de plus important que toi. Alors, celui qui vous a invités, toi et lui, viendrait te dire : ‘Cède-lui ta place’,et tu irais, plein de honte, prendre la dernière place.  » (Lc 14, 10a)

Dans cette page de l’Évangile selon Luc, Jésus ne se contente pas de nous apprendre comment se comporter en société ; Il nous invite à un exercice de lucidité sur nous-mêmes et à rejoindre le regard de Dieu sur nous et sur les autres. Lui seul est capable d’aimer chaque être humain tel qu’il est parce que lui seul nous regarde uniquement et toujours dana la lumière de son amour.

* Source de l’image → Hermanoleon Clipart – Free Cliparts religiosos

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La première lecture est tirée du livre de l’Ecclésiastique au chapitre 3,17-18.20.28-29.

Commentaire : La sagesse est l’art de vivre, l’art et la manière d’être heureux ; et ce qui est valable pour les individus l’est tout autant pour le peuple dans son ensemble et pour l’humanité tout entière

Accomplis toute chose dans l’humilité, et tu seras aimé plus qu’un bienfaiteur. Plus tu es grand, plus il faut t’abaisser :tu trouveras grâce devant le Seigneur. Sa puissance est grande, et les humbles lui rendent gloire. La condition de l’orgueilleux est sans remède, car la racine du mal est en lui. L’homme sensé médite les maximes de la sagesse ;l’idéal du sage, c’est une oreille qui écoute.

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

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Psaume 68,4-5.6-7.10-11.

Commentaire : Avec le psalmiste, chantons notre Dieu qui prend le parti des humbles : l’orphelin, la veuve, l’isolé, le captif

Mais les justes sont en fête, ils exultent ; devant la face de Dieu ils dansent de joie.Chantez pour Dieu, jouez pour son nom, frayez la route à celui qui chevauche les nuées. Son nom est Le Seigneur ; dansez devant sa face.

Père des orphelins, défenseur des veuves, tel est Dieu dans sa sainte demeure. A l’isolé, Dieu accorde une maison ; aux captifs, il rend la liberté ; mais les rebelles vont habiter les lieux arides.

Tu répandais sur ton héritage une pluie généreuse, et quand il défaillait, toi, tu le soutenais. Sur les lieux où campait ton troupeau, tu le soutenais, Dieu qui es bon pour le pauvre.

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

La deuxième lecture est tirée de la lettre aux Hébreux au chapitre 12,18-19.22-24.

Commentaire : La lettre aux Hébreux s’adresse à des Chrétiens d’origine juive ; son objectif est  de situer correctement la Nouvelle Alliance par rapport à la Première Alliance. Les baptisés sont établis dans une véritable relation d’intimité avec Dieu. Dans cet extrait, l’auteur décrit cette nouvelle expérience spirituelle comme l’entrée paisible dans un nouveau monde de beauté, de fête

Quand vous êtes venus vers Dieu, il n’y avait rien de matériel comme au Sinaï, pas de feu qui brûle, pas d’obscurité, de ténèbres, ni d’ouragan, pas de son de trompettes, pas de paroles prononcées par cette voix que les fils d’Israël demandèrent à ne plus entendre. Mais vous êtes venus vers la montagne de Sion et vers la cité du Dieu vivant, la Jérusalem céleste, vers des milliers d’anges en fête et vers l’assemblée des premiers-nés dont les noms sont inscrits dans les cieux. Vous êtes venus vers Dieu, le juge de tous les hommes, et vers les âmes des justes arrivés à la perfection. Vous êtes venus vers Jésus, le médiateur d’une Alliance nouvelle, et vers son sang répandu sur les hommes, son sang qui parle plus fort que celui d’Abel.

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De l’Évangile de Jésus-Christ selon  Luc au chapitre 14,1.7-14.

Commentaire : Dans l’Évangile de  Luc, on trouve souvent des scènes de repas : chez Simon le pharisien (7, 36) ; chez Marthe et Marie (10, 38) ; à nouveau chez un pharisien (11, 37) ; chez Zachée (19) ; le repas pascal (22).  Les conseils donnés par Jésus au cours du repas sur le choix des places et le choix des invités pourraient se limiter à des règles de bienséance et de philanthropie.  Mais le propos de Jésus va beaucoup plus loin : à la manière des prophètes, il cherche avec véhémence, à nous ouvrir les yeux avant qu’il ne soit trop tard ; trop de contentement de soi peut conduire à l’aveuglement. La conversion qui conduit au Royaume n’est possible que si l’homme se reconnaît faible devant Dieu. Ceux qui accueillent et respectent les humbles sans attendre de retour participeront avec eux, dit Jésus, à la résurrection promise.

Un jour de sabbat, Jésus était entré chez un chef des pharisiens pour y prendre son repas, et on l’observait. Remarquant que les invités choisissaient les premières places, il leur dit cette parabole :

« Quand tu es invité à des noces, ne va pas te mettre à la première place, car on peut avoir invité quelqu’un de plus important que toi. Alors, celui qui vous a invités, toi et lui, viendrait te dire : ‘Cède-lui ta place’, et tu irais, plein de honte, prendre la dernière place. Au contraire, quand tu es invité, va te mettre à la dernière place. Alors, quand viendra celui qui t’a invité, il te dira : ‘Mon ami, avance plus haut’, et ce sera pour toi un honneur aux yeux de tous ceux qui sont à table avec toi. Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé. » Jésus disait aussi à celui qui l’avait invité : « Quand tu donnes un déjeuner ou un dîner, n’invite pas tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni de riches voisins ; sinon, eux aussi t’inviteraient en retour, et la politesse te serait rendue. Au contraire, quand tu donnes un festin, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles ; et tu seras heureux, parce qu’ils n’ont rien à te rendre : cela te sera rendu à la résurrection des justes. »

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Complément

◊  Catéchèse →  Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé. (Lc 14, 1a.7-14)

Liens externes

◊ Catéchèse → 22ième dimanche du temps ordinaire de l’année C

◊ Liturgie avec des enfants →  22° dimanche ordinaire

  Homélie du Père Jean Compazieu →   Prends la dernière place

croix-diaconale2 22ème dimanche du temps ordinaire de l'année C dans ParoissesRecevez chers amis et chères amies mes salutations amicales et fraternelles

Michel Houyoux, diacre permanent

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Vingt et unième dimanche du temps ordinaire de l’année C

Posté par diaconos le 21 août 2013

Bonjour,  chers amis et chères amies dans le Christ. C’est presque la rentrée ! Beaucoup d’entre vous sont encore en vacances, mais déjà se profilent les bonnes résolutions de septembre, des nouveautés sont en perspective, beaucoup d’idées et d’informations nouvelles vous seront proposées… Merci de votre promptitude à me faire  part de vos réactions. C’est précieux pour l’amélioration de ce site  qui se veut de plus en plus proche de vous, des réalités de la vie de votre foi et de ce que vous vivez votre milieu de vie et  aussi dans votre  paroisse.

Introduction à la liturgie de dimanche prochain.

Vingt et unième dimanche du temps ordinaire de l'année  C dans La messe du dimanche efforcez-vous-dsentrer-par-la-porte-etroite--269x300

Jésus faisait route vers Jérusalem, et il continuait d’enseigner tout en traversant villes et villages. Quelqu’un lui dit :“Seigneur, est-ce vrai que peu de gens seront sauvés ?” Il répondit : “Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite car, je vous le dis, beaucoup chercheront à entrer et ne pourront pas. (Lc 13, 22-24)

« Seigneur, n’y aura-t-il que peu de gens à être sauvés ? » : cette question redoutable, posée à Jésus dans l’Évangile de ce dimanche, nous est parfois adressée à nous aussi, et peut nous mettre dans l’embarras…   Comment parler du « salut » ? Comment concilier l’amour de Dieu pour tous les hommes sans exception, et son respect de leur liberté ?

La curiosité sur le nombre des élus trahit une recherche de sécurité qui pourrait être très malsaine : si tout le monde  va au ciel, alors il ne faut pas s’en tracasser… si très peu y vont, pourquoi faire tant d’efforts risqués ? Jésus renvoie chaque personne à la décision qu’elle doit prendre : Dieu sauve les hommes gratuitement. Mais,  i l ne les sauve pas malgré eux, sans leur accord en quelque sorte,  il leur laisse la liberté de s’opposer à son don bienveillant. Dieu nous laisse le choix, la liberté de refuser tout l’amour qu’il propose.   Jésus veut nous rendre responsable de notre destin et pour nous le faire comprendre, il utilise une image familière dans toute la Bible : le Royaume de Dieu est comme une salle de festin. Mais il ajoute : « Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite, car, je vous le déclare, beaucoup chercheront à entrer et ne le pourront pas. » Il est urgent de nous poser la question :  » Pour gagner le ciel, quel est donc mon combat à moi ?   Sur quels points précis ai-je à lutter dans la situation qui est la mienne, avec le tempérament particulier que j’ai, en surmontant les conditionnements et les contraintes qui pèsent sur ma vie ? L’invitation à entrer est urgente : le temps presse, demain  il sera trop tard… c’est dès aujourd’hui qu’il faut entrer dans le Royaume ! Oui, un  jour, pour toi, pour moi aussi, il sera trop tard. Combien de temps nous reste–t-il ? Il faudrait que nous vivions chaque jour, comme si c’était le dernier.  On n’entre pas au ciel comme ça, sans s’en rendre compte pour ainsi dire. Il faut le vouloir : il faut se battre pour ! Il faut opter pour Jésus. Ce n’est pas l’appartenance à un groupe, à une race, à une famille, ni la pratique de quelques rites, assister à, la messe de temps en temps, qui peuvent nous donner une illusoire assurance… C’est l’engagement de toute notre personne, de tous nos instants, à la suite de Jésus. Et surtout, ne jugeons pas les autres !

Nous savons deux choses : 1° Dieu a tout fait pour le salut de tous

                                          2° En ce qui nous concerne, il reste le sérieux de notre liberté qui peut refuser le don de Dieu, et cette liberté est un combat (c’est le sens profond de  » Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite »)

La porte est étroite  nous dit Jésus. Demandons-lui au cours de cette   Eucharistie, qui fait  mémoire de la Passion de Jésus, vainqueur du mal et de la mort,  qui nous sauve de nous aider à lui  redire « oui ».

La première lecture est tirée du livre d’Isaïe  au chapitre  66,18-21.

Commentaire : cet extrait, qui est la conclusion de tout le livre d’Isaïe, élargit les horizons pour annoncer une nouvelle Jérusalem, cité de tous les peuples.

Parole du Seigneur : Je viens rassembler les hommes de toute nation et de toute langue. Ils viendront et ils verront ma gloire : je mettrai un signe au milieu d’eux ! J’enverrai des rescapés de mon peuple vers les nations les plus éloignées, vers les îles lointaines qui n’ont pas entendu parler de moi et qui n’ont pas vu ma gloire : ces messagers de mon peuple annonceront ma gloire parmi les nations. Et, de toutes les nations, ils ramèneront tous vos frères, en offrande au Seigneur, sur des chevaux ou dans des chariots, en litière, à dos de mulets ou de dromadaires. Ils les conduiront jusqu’à ma montagne sainte, à Jérusalem, comme les fils d’Israël apportent l’offrande, dans des vases purs, au temple du Seigneur. Et même je prendrai des prêtres et des lévites parmi eux. Parole du Seigneur.

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Psaume 117, 1-2.

Commentaire : Voici le psaume le plus court du psautier ! Mais quelle richesse en quelques mots ! S’il fallait le résumer d’un mot, on retiendrait tout simplement : « Alleluia » ! Car il en est le dernier mot, mais aussi le premier puisque, littéralement, « Louez le Seigneur » (v. 1) est l’équivalent de « Alleluia » (« Allelu », impératif « Louez », « Ia », première syllabe du nom de Dieu). Nous voici donc invités ici tout spécialement à la louange, sans oublier que c’est l’objectif du psautier tout entier, dont le nom même « Louanges » (en hébreu Tehillim) est de la même racine que Alleluia.

Louez le Seigneur, tous les peuples ; fêtez-le, tous les pays ! Son amour envers nous s’est montré le plus fort ; éternelle est la fidélité du Seigneur !

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La deuxième lecture est tirée de la lettre aux Lettre aux Hébreux au chapitre  douze

Commentaire : dans cet extrait, l’apôtre Paul cherche donc à redonner du courage à ces premiers chrétiens qui traversent une période de persécution : « Frères, n’oubliez pas cette parole de réconfort ». Et, pour les réconforter, que fait-il ? Ce que fait tout croyant, de son temps : il se replonge dans les paroles de l’Ancien Testament. Deuxième manière de réconforter ses frères, le prédicateur aborde le délicat problème de la souffrance.

Frères, n’oubliez pas cette parole de réconfort, qui vous est adressée comme à des fils : Mon fils, ne néglige pas les leçons du Seigneur, ne te décourage pas quand il te fait des reproches.

Quand le Seigneur aime quelqu’un, il lui donne de bonnes leçons ; il corrige tous ceux qu’il reconnaît comme ses fils. Ce que vous endurez est une leçon. Dieu se comporte envers vous comme envers des fils ; et quel est le fils auquel son père ne donne pas des leçons ? Quand on vient de recevoir une leçon, on ne se sent pas joyeux, mais plutôt triste. Par contre, quand on s’est repris grâce à la leçon, plus tard, on trouve la paix et l’on devient juste. C’est pourquoi il est écrit : Redonnez de la vigueur aux mains défaillantes et aux genoux qui fléchissent, et : Nivelez la piste pour y marcher. Ainsi, celui qui boite ne se tordra pas le pied ; bien plus, il sera guéri.

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De l’Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc au chapitre 13, versets 22 à 30.

Commentaire : il est encore temps de se mettre en route pour de bon à la suite de Jésus. Jésus s’efforce de convaincre que la conversion,  avec l’engagement qu’il propose, est indispensable

Dans sa marche vers Jérusalem, Jésus passait par les villes et les villages en enseignant. Quelqu’un lui demanda : « Seigneur, n’y aura-t-il que peu de gens à être sauvés ? » Jésus leur dit :« Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite, car, je vous le déclare, beaucoup chercheront à entrer et ne le pourront pas. Quand le maître de la maison se sera levé et aura fermé la porte, si vous, du dehors, vous vous mettez à frapper à la porte, en disant : ‘Seigneur, ouvre-nous’, il vous répondra : ‘Je ne sais pas d’où vous êtes.’ Alors vous vous mettrez à dire : ‘Nous avons mangé et bu en ta présence, et tu as enseigné sur nos places.’ Il vous répondra : ‘Je ne sais pas d’où vous êtes. Éloignez-vous de moi, vous tous qui faites le mal.’ Il y aura des pleurs et des grincements de dents quand vous verrez Abraham, Isaac et Jacob et tous les prophètes dans le royaume de Dieu, et que vous serez jetés dehors. Alors on viendra de l’orient et de l’occident, du nord et du midi, prendre place au festin dans le royaume de Dieu. Oui, il y a des derniers qui seront premiers, et des premiers qui seront derniers. »

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Archive

◊ Catéchèse → Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite… (Lc 13, 24a)

Liens externes

◊ Homélie de Monsieur l’Abbé Jean Compazieu     Invitation au rassemblement

 ♥ Catéchèse en famille ( site www.catho-bruxelles) Entrer par la porte étroite

 

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Michel Houyoux, diacre permanent

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