La prière en parabole nous invite à la persévérance.

Posté par diaconos le 14 mars 2017

Pour être l"ami de Jésus, n'aie pas peur de dire que tu crois en lui. N'aie pas peur de témoigner de sa bonté

Pour être l »ami de Jésus, n’aie pas peur de dire que tu crois en lui. N’aie pas peur de témoigner de sa bonté

1. Un jour, comme Jésus était en prière quelque part, un de ses disciples lorsqu’il eut cessé, lui demanda : « Seigneur, enseigne-nous à prier, comme Jean l’a aussi enseigné à ses disciples. 2. Or il leur dit : Quand vous priez, dites : Père ! Que ton nom soit sanctifié. Que ton règne vienne. 3. Donne-nous chaque jour notre pain quotidien, 4. et remets-nous nos péchés, car nous-mêmes aussi nous remettons à quiconque nous doit. Et ne nous induis point en tentation. 5. Et il leur dit : Si quelqu’un d’entre vous a un ami, et qu’il aille vers lui au milieu de la nuit, et lui dise : Ami, prête-moi trois pains ; 6. car un de mes amis est arrivé chez moi de voyage, et je n’ai rien à lui offrir ; 7. et que celui-ci répondant de l’intérieur dise : Ne m’importune pas ; ma porte est déjà fermée et mes petits enfants sont avec moi au lit ; je ne puis me lever pour t’en donner : 8. je vous le dis, si même il ne se lève pas pour lui en donner, parce qu’il est son ami, toutefois, à cause de son importunité, il se lèvera et lui en donnera autant qu’il en aura besoin. 9. Et moi, je vous dis : Demandez, et il vous sera donné ; cherchez, et vous trouverez ; heurtez, et il vous sera ouvert ; 10. car quiconque demande, reçoit ; et qui cherche, trouve ; et à celui qui heurte, il sera ouvert. 11. Or quel père d’entre vous, quand son fils lui demandera du pain, lui donnera une pierre ? Ou encore quand il lui demandera un poisson, lui donnera un serpent au lieu d’un poisson ? 12. Ou encore quand il lui demandera un œuf, lui donnera un scorpion ? 13. Si donc vous, qui êtes mauvais, savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père qui est du ciel donnera-t-il l’Esprit-Saint à ceux qui le lui demandent ! (Lc 11, 1-13)

Jésus répondit à cette demande en proposant à ses disciples, comme modèle de leurs prières, celle qu’il prononça devant eux. (versets 2 à 4) et pour les encourager à prier ainsi, Jésus les persuada qu’ils seront certains d’être exaucés. Il leur en donne trois preuves :

  • La persévérance dans la prière avec l’exemple de l’ami importun : cet ami vint à minuit prier son ami de lui prêter trois pains pour les servir à un hôte survenu inopinément. L’autre refusa d’abord, prétextant qu’il était au lit avec ses enfants, mais il finit par céder à cause de l’insistance de son ami. (v5- v8)

Des amis peuvent se demander un service surtout s’il y a urgence. Un ami sincère vous apportera l’assistance dans le besoin. Il est à souhaiter que nous ayons tous connus ce que c’est que d’être appelés au secours par quelqu’un ou d’être aidés par quelqu’un. C’est le signe que cette personne nous considère comme un véritable ami. Jésus veut être notre ami. Mais trop souvent nos cœurs ne sont pas orientés vers cette amitié que Jésus nous propose et des amours ou des intérêts qui ne le concerne pas nous envahissent. Dans notre prière, ouvrons notre cœur et notre vie à de plus grandes choses, à un idéal plus noble, à un amour plus vrai.

  • L’expérience commune : il n’y a qu’à demander, chercher, heurter, car ceux qui le font reçoivent, trouvent et on leur ouvre. (v9, v10.)

Dans cette parabole, Jésus nous montre que si l’amitié n’est pas assez forte pour répondre à la demande d’un ami, cette demande faite avec persévérance finira par le faire fléchir. Jésus veut que nous combattions les tentations de doute et de méfiance quand nos prières ne semblent pas exaucées. Ne doutons jamais de l’amitié de Dieu à notre égard !

  • Leur prière s’adresse à un père qui est le Père céleste. Quel est le père qui donne à son enfant, au lieu d’aliment, une chose inutile, ou des bêtes nuisibles et dangereuses ? Si, malgré la corruption du cœur humain, la relation d’un enfant avec son père donne une telle assurance, quelle confiance celui qui prie ne peut-il pas avoir dans le Père céleste ? Il ne lui refusera certainement pas le Saint-Esprit. (v11-v13)

La bonté de Dieu va toujours plus loin que nos espérances. Nous mettons sa bonté à l’épreuve lorsqu’il nous est demandé d »attendre le Seigneur. Nous faisons tellement confiance à notre bonté et trop peu à celle du Christ et nous oublions combien il souffrit pour nous racheter. Pour toute personne qui croit aux jours difficiles, Jésus a promis :  » Combien plus le Père céleste donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent ! (Lc 11, 13) Les plus grands dons de Dieu sont encore à venir, et son plus grand don, c’est sa propre vie divine. Recherchons en priorité le Royaume de Dieu et persévérons dans la prière jusqu’à ce qu’il la porte à son accomplissement. Avec sagesse et amour, Dieu répond à toute prière.

Seigneur Jésus, apprends-moi à te prier sans jamais me fatiguer, à vivre dans la prière et à ,intercéder pour tous. Apprends-moi à te demander avec foi, sans hésiter en mon cœur, certain d’être exaucé.

Compléments

◊ Pour vos enfants →  Comment pries-tu ?

◊  En paroisse →  Prière à Dieu qui nous sauve

◊ Catéchèse →  Suis-moi ! (Lc 9, 59a)

Liens externes

◊ Persévérons dans la prière → Chemins de vie, chemins de Dieu

◊   Persévérance sans pudeur  → La parabole de l’ami importun

◊  Vidéo  → La prière persévérante

La veuve qui demandait justice

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Pardonnez-vous les uns aux autres, comme Dieu vous a pardonné dans le Christ.

Posté par diaconos le 24 octobre 2016

Illustration inspirée d’une œuvre du peintre italien Duccio di Buoninsegna

Illustration inspirée d’une œuvre du peintre italien Duccio di Buoninsegna

Extrait de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens, chapitre quatre

Frères,     soyez entre vous pleins de générosité et de tendresse. Pardonnez-vous les uns aux autres, comme Dieu vous a pardonné dans le Christ.     Oui, cherchez à imiter Dieu, puisque vous êtes ses enfants bien-aimés.     Vivez dans l’amour, comme le Christ nous a aimés et s’est livré lui-même pour nous, s’offrant en sacrifice à Dieu, comme un parfum d’agréable odeur.     Comme il convient aux fidèles, la débauche, l’impureté sous toutes ses formes et la soif de posséder sont des choses qu’on ne doit même plus évoquer chez vous ;     pas davantage de propos grossiers, stupides ou scabreux – tout cela est déplacé – mais qu’il y ait plutôt des actions de grâce.     Sachez-le bien : ni les débauchés, ni les dépravés, ni les profiteurs – qui sont de vrais idolâtres – ne reçoivent d’héritage dans le royaume du Christ et de Dieu ;     ne laissez personne vous égarer par de vaines paroles. Tout cela attire la colère de Dieu sur ceux qui désobéissent.     N’ayez donc rien de commun avec ces gens-là.     Autrefois, vous étiez ténèbres ; maintenant, dans le Seigneur, vous êtes lumière ; conduisez-vous comme des enfants de lumière. (Ep 4, 32 – 5, 8
***
Nous sommes tous membres les uns des autres et de cette situation pourrions-nous vivre sans nous aimer ? Soyez entre vous pleins de générosité et de tendresse. Pardonnez-vous les uns aux autres, comme Dieu vous a pardonné dans le Christ.  C’est une exigence fondée dans le Christ ! Pardonner aux autres comme Dieu nous a pardonné, tels sont à la fois la règle et le motif de notre conduite envers les personnes dont nous avons  à nous plaindre.
Cherchez à imiter Dieu, puisque vous êtes ses enfants bien-aimés.   Cela vise particulièrement le domaine de l’amour : « Mon commandement, c’est que vous vous aimiez les uns, les autres, come je vous ai aimés » (Jn 15,12) Marchons  sans  hésiter dans la charité : c’est l’immense amour dont le Christ nous a aimés, et qu’il manifesta en donnant sa vie pour nous.

Le sacrifice du Christ, Paul l’envisagea sous un double aspect, en le désignant comme une oblation et comme un sacrifice sanglant. Christ offrit l’un et l’autre : la première en offrant à Dieu le sacrifice de sa volonté, de son obéissance jusqu’à la mort, ce qui était le devoir de nous tous ; le second, en portant sur la croix la peine de nos péchés. Par le premier de ces sacrifices, il nous a tracé la voie où nous devons le suivre, et nous en a rendus capables ; par le second, il nous a délivrés de la condamnation que nous avions méritée.

S’il faut que toute notre vie soit une offrande de reconnaissance à Dieu, nos  paroles devraient exprimer le même sentiment et être consacrées à Dieu par des actions de grâces :  » Et quelque chose que vous fassiez, en parole ou en œuvre, faites tout au  nom du Seigneur Jésus, rendant grâces par lui à Dieu le Père. (Co.  3,17).

Toutes nos actions peuvent être bonnes : manger et boire, dormir et veiller, marcher et s’arrêter, parler et se taire, travailler et se reposer, tout  est excellent, pourvu que tout soit fait au nom de Jésus. Et que nos œuvres soient faites au nom de Jésus quand nous avons l’assurance que Christ est en nous et nous en lui.

Quant à la malhonnêteté, la débauche, l’impureté, la soif de posséder, les grossièretés, les cupidités, ce sont des actes qui excluent du royaume du Christ et nous éloignent de Dieu. Le mot  malhonnêteté, peut s’entendre soit de paroles soit de choses ou d’actions déshonnêtes. La plaisanterie n’est condamnable que quand elle devient inconvenante et mauvaise.

Complément

◊  Théologie et codes de la vie domestique → L’épître aux Ephésiens

Liens externes

◊ Rendre le mail par le bien →La force du pardon

◊ Démarche difficile, certes, mais combien apaisante…   → Le pardon dans le couple | Equipes Notre-Dame

 Aimez-vous les uns, les autres

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Prenez l’humilité comme tenue de service

Posté par diaconos le 1 mai 2016

De la première lettre de  Pierre au chapitre cinq

Bien-aimés, vous tous, les uns envers les autres, prenez l’humilité comme tenue de service. En effet, Dieu s’oppose aux orgueilleux, aux humbles il accorde sa grâce.  Abaissez-vous donc sous la main puissante de Dieu, pour qu’il vous élève en temps voulu.     Déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, puisqu’il prend soin de vous.     Soyez sobres, veillez : votre adversaire, le diable, comme un lion rugissant, rôde, cherchant qui dévorer. Résistez-lui avec la force de la foi, car vous savez que tous vos frères, de par le monde, sont en butte aux mêmes souffrances.

Après que vous aurez souffert un peu de temps, le Dieu de toute grâce, lui qui, dans le Christ Jésus, vous a appelés à sa gloire éternelle, vous rétablira lui-même, vous affermira, vous fortifiera, vous rendra inébranlables. À lui la souveraineté pour les siècles. Amen.

Par Sylvain, que je considère comme un frère digne de confiance, je vous écris ces quelques mots pour vous exhorter, et pour attester que c’est vraiment dans la grâce de Dieu que vous tenez ferme.     La communauté qui est à Babylone, choisie comme vous par Dieu, vous salue, ainsi que Marc, mon fils. Saluez-vous les uns les autres par un baiser fraternel. Paix à vous tous, qui êtes dans le Christ. (1 P 5, 5b-14)

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

Quand nous nous préparons à prendre une décision importante dans le but de mieux servir le Christ, des obstacles déconcertants  surviennent et les personnes qui se laisseront intimider perdront  tout ! Et si elles essayaient de recommencer la démarche, le démon agirait à nouveau afin de faire échouer leur tentative. Si nous désirions surmonter les tentatives du démon, nous devrions être vigilants dans la foi.

Prenez l’humilité comme tenue de service. Le service n’est pas quelque chose que nous casons dans notre emploi du temps si nous avons une disponibilité. C’est le cœur même de notre vie. Jésus est venu pour servir et donner.  Agissons de même  dans notre milieu de vie.

Le service va à l’encontre de notre penchant naturel. Nous préférons généralement être servis que servir. Cherchons un lieu où nous pouvons prendre ce tablier du service et soyons une bénédiction pour ceux qui en profiteront. N’attendons pas que les autres nous servent. Plus  nous grandirons  en Christ et plus notre objectif devrait être une vie de service. Aux besoins de qui puis-je pourvoir ? Voilà la bonne question  à prendre en considération.

Prends le temps de t’arrêter un moment et de te poser cette question : « Suis-je de ceux qui se font servir ou ai-je abandonné ma vie afin de servir les autres ? »

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Ouvrons notre coeur aux dimensions universelles du Christ.

Posté par diaconos le 13 avril 2016

Extrait du livre des Actes des Apôtres au chapitre huit

Philippe, l’un des Sept, arriva dans une ville de Samarie, et là il proclamait le Christ. Les foules, d’un même cœur, s’attachaient à ce que disait Philippe

Philippe, l’un des Sept, arriva dans une ville de Samarie,
et là il proclamait le Christ. Les foules, d’un même cœur,
s’attachaient à ce que disait Philippe

Le jour de la mort d’Étienne, éclata une violente persécution contre l’Église de Jérusalem. Tous se dispersèrent dans les campagnes de Judée et de Samarie, à l’exception des Apôtres. Des hommes religieux ensevelirent Étienne et célébrèrent pour lui un grand deuil. Quant à Saul, il ravageait l’Église, il pénétrait dans les maisons, pour en arracher hommes et femmes, et les jeter en prison.

Ceux qui s’étaient dispersés annonçaient la Bonne Nouvelle de la Parole là où ils passaient. C’est ainsi que Philippe, l’un des Sept, arriva dans une ville de Samarie, et là il proclamait le Christ. Les foules, d’un même cœur, s’attachaient à ce que disait Philippe, car elles entendaient parler des signes qu’il accomplissait, ou même les voyaient. Beaucoup de possédés étaient délivrés des esprits impurs, qui sortaient en poussant de grands cris. Beaucoup de paralysés et de boiteux furent guéris. Et il y eut dans cette ville une grande joie. (Ac 8, 1b-8) « Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

En choisissant sept nouveaux serviteurs de la communauté parmi les chrétiens de langue grecque, l’Église créa un nouveau ministère, le diaconat. Elle manifesta ainsi son ouverture : l’unité ne doit pas porter préjudice à la diversité légitime des chrétiens. Cette ouverture fut capitale : ces sept premiers diacres ne se cantonnèrent pas dans un service matériel mais ouvrirent la communauté en annonçant l’Évangile hors de Jérusalem.

Le jeune diacre Étienne, cet homme choisi avec six autres hommes pour assurer le service d’entraide dans la communauté de Jérusalem, proclamait partout haut et fort son amour de Jésus Christ. Devant le Sanhédrin Étienne fut  confronté à des témoins qui l’accusèrent de quatre blasphèmes : contre Dieu, contre Moïse, contre la Loi et contre le Temple de Jérusalem, lieu saint. Dialecticien, Étienne se disculpa de ces accusations en résumant l’histoire d’Israël, dans laquelle il présenta une louange à la gloire de Dieu.; il loua ensuite Moïse pour sa ferveur, ses miracles et pour la qualité de son accès à Dieu.

Ensuite, il  s’en prit violemment à l’assemblée du Sanhédrin, reprochant à ses membres la dureté de leurs cœurs et la mise à mort des saints. Furieux, ils se jetèrent sur lui, le traînèrent hors de la ville et le lapidèrent. Après sa mort, le même jour commença une violente persécution contre l’Église de Jérusalem. Et paradoxalement débuta l’expansion missionnaire de l’Évangile.  C’est la persécution contre cette communauté qui la provoqua ! Pour y échapper, ils se dispersèrent dans les campagnes de Judée et de Samarie tout en proclamant l’Évangile. Parmi eux, il y avait le diacre Philippe. Philippe descendit dans une ville de Samarie où il prêcha la Bonne Nouvelle de l’Évangile. Sa prédication fut un succès. C’est donc par nos paroles que se transmettra la parole de Dieu. Pensons-y !

L’Église, telle qu’elle a été voulue par Jésus, portera l’Évangile partout dans le monde. Jésus l’a affirmé : « Allez donc ! De toutes les nations faites des disciples, baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit ; et apprenez-leur à garder tous les commandements que je vous ai donnés. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. » (Mt 28, 16-20)

Demandons au Christ d’ouvrir notre cœur aux dimensions de son projet universel.  Osons parler de l’Évangile là où nous vivons. Osons en parler avec nos petits enfants. Ce n’est plus le cas à l’école. Dans bien de cours de religion on trouve de tout sauf  l’essentiel : la Bonne Nouvelle de l’Évangile.  Soyons de vrais témoins du Christ.

Dans nos communautés aujourd’hui, il y a une répartition des tâches qui permet une bonne organisation : les prêtres prêchent et enseignent ; ils sont aidés par les catéchistes.  Il y a un conseil paroissial qui gère les problèmes matériels, un trésorier qui s’occupe des finances. De plus certaines églises ont un service d’entraide  aidant les gens dans le besoin, et participant à d’autres associations qui le font (Conférence Saint Vincent de Paul, Caritas Catholica, secours nutuel, …

Prions le Christ pour que de nos communautés émanent des chrétiens, ce quelque chose qui donne envie de le devenir.

Compléments

◊   Institution des sept premiers diacres → À l’origine du diaconat : l’acte fondateur (Ac 6, 1-7)

◊ Le premier martyr, témoins du Christ → La mort du diacre Étienne (Ac 7, 55-60)

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