Jeudi de la vingt- neuvième Semaine du Temps Ordinaire — Année Impaire

Posté par diaconos le 21 octobre 2021

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Michel Houyoux

# Marc Rastoin est né le 30 avril 1967. Il est le fils de Jean Rastoin (1932-2009), ingénieur, et de Jacqueline Rastoin (1934-2008), traductrice et essayiste et le frère de Cécile Rastoin, du carmel de Montmartre. Diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris en 1988, Marc Rastoin est licencié en théologie en 1999 sous la direction de Paul Beauchamp. Le 14 octobre 2002, il soutient sa thèse en théologie biblique à l’Université pontificale urbanienne de Rome sous la direction du jésuite Jean-Noël Aletti.

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Sa thèse porte sur la façon dont saint Paul, dans la lettre aux Galates, a su construire son argumentation, aussi bien à l’adresse des juifs familiers des Écritures que des Grecs formés à la rhétorique et à la philosophie. L’année suivante, il publia sa thèse qui fut bien accueillie. Jean-Pierre Lémonon émit quelques réserves qui n’enlevèrent rien au grand mérite de l’ouvrage qui permit de mieux pénétrer dans l’univers paulinien ». À la suite de cette thèse, Marc Rastoin fut envoyé au Centre Sèvres – Facultés jésuites de Paris, où il enseigna la Bible afin que tous puissent découvrir les richesses des Écritures».
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Il s’intéresse aussi au cinéma et à la littérature contemporaine. Il fut passionné par l’histoire ainsi que par le judaïsme et la lecture juive des Écritures. Depuis 2007, il enseigna également, à l’Institut biblique pontifical de Rome (introduction à saint Paul ou aux évangiles synoptiques). Il s’intéressa aux recherches exégétiques sur saint Paul ainsi qu’à tout ce qui touche à la recherche sur le Jésus de l’histoire et la façon dont il eut compris sa mission messianique. Il s’intéressa aussi à la théologie de l’évangéliste saint Luc et au dialogue judéo-chrétien.
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Il appartint à l’équipe pastorale de l’église Saint-Ignace à Paris animant des propositions pour les couples et participant à la catéchèse des enfants de 2002 à 2015. Le 5 novembre 2014, il fut nommé conseiller du père Général de la Compagnie de Jésus pour les relations avec le judaïsme (Advisor for the relations with Judaism) en remplacement du père Jean-Pierre Sonnet (professeur à la Grégorienne).

 De l’évangile selon Luc

49 Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé ! 50 Je dois recevoir un baptême, et quelle angoisse est la mienne jusqu’à ce qu’il soit accompli ! 51 Pensez-vous que je sois venu mettre la paix sur la terre ? Non, je vous le dis, mais bien plutôt la division. 52 Car désormais cinq personnes de la même famille seront divisées : trois contre deux et deux contre trois ; 53 ils se diviseront : le père contre le fils et le fils contre le père, la mère contre la fille et la fille contre la mère, la belle-mère contre la belle-fille et la belle-fille contre la belle-mère.»  (Lc 12, 49-53)

Je suis venu jeter un feu sur la terre

« Je suis venu jeter un feu sur la terre ; et qu’ai-je à désirer, s’il est déjà allumé ? » (Lc 12, 49)  Les interprètes se  donnèrent beaucoup de peine pour trouver une liaison entre cette partie du discours et celle qui précède. Je suis venu ; cette expression, fréquente dans saint Jean, se trouve donc aussi dans les synoptiques ; Jésus l’employa en ayant conscience de sa préexistence. Qu’est-ce que ce feu qu’il est venu jeter sur la terre, où il n’existait pas avant lui, où il n’aurait jamais été allumé sans lui ? Pou plusieurs exégètes, ce feu n’est pas autre chose que l’agitation des esprits et les divisions dont Jésus parla.

Mais comprendrait-on alors qu’il désirât avec tant d’ardeur de voir ce feu s’allumer et qu’il fasse intervenir la grande et douloureuse pensée de ses souffrances et de sa mort ?  Mais pourquoi ne pas y voir la vie nouvelle de la foi, de l’amour, du zèle, dont Jésus ouvrait la source et dont la puissance dévorante devait brûler, purifier ou consumer tout ce qui était exposé à son action ? Cette action divine provoqua des divisions et des luttes entre ceux qui en subirent l’influence et ceux qui la repoussèrent par incrédulité. Jésus expliqua comment cette division se produira dans la vie pratique et jusque dans la famille.

Diacre Michel Houyoux

Complément

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Dieu aime l’ensemble des pauvres

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◊ La Parole vivante: cliquez ici pour lire l’article →      je suis venu jeter un feu sur la terre

L’Évangile à bras-le-corps : « Je suis venu jeter le feu sur la terre »..

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Saturday of the Twenty-third Week in Ordinary Time – Odd Year of the Feast

Posté par diaconos le 11 septembre 2021

Bible Verses about False Prophets

False Prophets in the Bible

The Bible tells us to beware of false prophets who would lead us astray from God’s will and plan for our lives. Scripture says to « test the spirits to see whether they are from God, for many false prophets have gone out into the world. » (1 John 4:1) To best recognize false prophets, we should diligently study the Bible and guard our hearts and mind against following anyone other than the Son of God, Jesus Christ. Let us focus our faith and attention on the true messiah and obey His teachings for the blessing of eternal life !

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# The Parable of the Tree and its Fruit (also called the Trees and their Fruit[citation needed]) is a parable of Jesus which appears in two similar passages in the New Testament, in the Sermon on the Mount in Matthew’s Gospel and the Sermon on the Plain in Luke’s Gospel. From Matthew 7:15–20 (KJV): « Beware of false prophets, which come to you in sheep’s clothing, but inwardly they are ravening wolves. Ye shall know them by their fruit. Do men gather grapes of thorns, or figs of thistles? Even so every good tree bringeth forth good fruit; but a corrupt tree bringeth forth evil fruit.
A good tree cannot bring forth evil fruit, neither can a corrupt tree bring forth good fruit. Every tree that bringeth not forth good fruit is hewn down, and cast into the fire. Wherefore by their fruits ye shall know them. » From Luke 6:43–45 (KJV): « For a good tree bringeth not forth corrupt fruit; neither doth a corrupt tree bring forth good fruit. For every tree is known by his own fruit. For of thorns men do not gather figs, nor of a bramble bush gather they grapes. A good man out of the good treasure of his heart bringeth forth that which is good; and an evil man out of the evil treasure of his heart bringeth forth that which is evil : for of the abundance of the heart his mouth speaketh. »
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In contrast, the Fruit of the Spirit is holy and will be evident in the life of a true prophet. In Matthew’s Gospel the context relates to testing a prophet. In Luke’s Gospel the connection is less obvious. Scottish minister William Robertson Nicoll suggests that « the thread is probably to be found in the word ὑποκριτά, hypokrita, applied to one who by his censoriousness claims to be saintly, yet in reality is a greater sinner than those he blames ». The Fruit of the Holy Spirit is a biblical term that sums up nine attributes of a person or community living in accord with the Holy Spirit, according to chapter 5 of the Epistle to the Galatians : « But the fruit of the Spirit is love, joy, peace, patience, kindness, goodness, faithfulness, gentleness, and self-control. »
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The fruit is contrasted with the works of the flesh which immediately precede it in this chapter. The Catholic Church follows the Latin Vulgate version of Galatians in recognizing twelve fruits : charity (caritas), joy (gaudium), peace (pax), patience (patientia), benignity (benignitas), goodness (bonitas), longanimity (longanimitas), mildness (mansuetudo), faith (fides), modesty (modestia), continency (continentia), and chastity (castitas). This tradition was defended by Thomas Aquinas in his work Summa Theologica, and reinforced in numerous Catholic catechisms, including the Baltimore Catechism, the Penny Catechism, and the Catechism of the Catholic Church. Aquinas pointed out that numbered among the fruits of the Holy Spirit are certain virtues, such as charity, meekness, faith, chastity, and kindness.[5] Augustine defined virtue as « a good habit consonant with our nature. »
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 # The Antichrist is a common figure in Christian and Islamic eschatology, but in a different sense. It appears in the epistles of John and in Paul of Tarsus’ Second Epistle to the Thessalonians in varying forms, but has its origins in the notion of the ‘anti-messiah’ already present in Judaism. The term sometimes designates an individual – often monstrous -, sometimes a group or a collective figure. This figure of an evil impostor who tries to replace Jesus Christ has fed numerous speculations and interpretations since the first developments of Christianity through patristic literature, which have been enriched over the centuries, situating the intervention of the Antichrist during the last trials preceding the end of the world.

In Islam, various prophetic traditions (hadiths) depict al-Dajjâl (‘the Imposter’) – the equivalent of the Antichrist – whose coming is a defining point of Muslim eschatology. He appears at the end of time and is to be eliminated by the Prophet Îsâ (Jesus) on his return. There are many traditions on this subject and they vary according to denominations and commentators4. Numerous characters, personalities and even entities have been assimilated to the Antichrist over the centuries and up to the present day, mainly in eschatological and millenarian contexts or episodes.

The term ‘antichrist’ does not appear in the basic Christian texts that form the basis of Christian teaching on the end times: it does not appear in the Book of Daniel, nor in the Gospel according to Matthew in Jesus’ discussion of the signs ‘of the end of the world’ (who never uses the term during his ministry), nor in the Second Epistle to the Thessalonians, nor in John’s Apocalypse. The Man of Sin, the Man of Unrighteousness, the Lawless Man or the Godless One has thus been given different names over time, sometimes referring to an individual, sometimes to a group or to a collective figure. The most influential text concerning the construction of the antichrist figure – the Second Epistle to the Thessalonians3 – does not know him by this name.

The words antichrist and antichrists in the Jerusalem Bible appear only five times in the Bible, in two of the three epistles of John. During the Wars of Religion, both Catholics and Protestants used the number of the Beast to accuse each other of embodying the Antichrist. A certain Petrus Bungus, a Catholic, tried to prove that 666 was synonymous with Luther according to the Latin numeral alphabet: LVTHERNVC = 30 + 200 + 100 + 8 + 5 + 80 + 40 + 200 + 3 = 66636. In the opposite direction, the Reformed equated the Pope, i.e. the ‘Vicar of the Son of God’ (Vicarius Filii Dei), with the number of the Beast, according to the following calculation VICarIUs fILII DeI = 5 + 1 + 100 + 1 + 5 + 1 + 50 + 1 + 500 + 1 = 66636.

From the Gospel of Luke

43 A good tree does not bear rotten fruit; neither does a rotten tree bear good fruit. 44 For every tree is known by its fruit: figs are not gathered from thorns; neither are grapes gathered from brambles. 45 The good man gets the good out of the treasure of his heart, which is good; and the evil man gets the evil out of his heart, which is evil: for what the mouth says is what overflows from the heart.

46 And why do you call to me, saying, ‘Lord! Lord! » and do not do what I say? 47 Whoever comes to me and hears my words and does them, I will show you who he is like. 48 He is like one who builds a house. He dug very deep and laid the foundation on the rock. When the flood came, the torrent rushed at that house, but it could not shake it because it was well built.

49 But the one who listened and did not act is like the one who built his house on the ground, without foundations. The flood rushed in, and immediately it collapsed; the destruction of that house was complete. (Lk 6:43-49)

Every tree is known by its products

Each tree can be recognised by its own fruit. Jesus said: « Out of the heart proceed the sources of life, that is, good or evil. The words and, in general, all the actions we perform, proceed from the heart. Here this thought is linked to the warning given to the man who presumes to teach his brother. In Matthew the same sentence is found, but applied to men who abused the word to blaspheme against the Holy Spirit. There are many of these short, penetrating sentences that Jesus uttered on more than one occasion.

« But why do you call me Lord, Lord, and not do what I say ?  Here Jesus insists on this severe rebuke and cites examples of how one can incur this terrible responsibility. He has only these solemn words: Everyone who comes to me and hears. The responsibility for the effects of the divine word fell on each of His hearers. What authority there is in this thought! How aware Jesus was that his words were the words of God himself !

  On the slopes surrounding the Lake of Genezareth there are hillsides where a shallow layer of earth (Luke) or sand (Matthew) covers the rock. The prudent man digs through this loose soil and even digs deep down to the rock (Godet)

Woe to him who stops at the surface! The elements that threatened this house were, according to Luke, a flood, forming a torrent coming down from the mountains. Matthew was more complete and more picturesque: « It is the rain that falls, the torrents that overflow, the winds that blow and rush upon this house. All this could not even shake it, because it was well built. The unwise man builds on the ground (Luke); Matthew, more expressive: on the sand.

  One lost soul, just one, is a great ruin in the eyes of God. This is the solemn thought with which Jesus leaves his listeners as he concludes this discourse. Each of them, on hearing this last word, hears, as it were, the crash of this collapsing edifice and must say to himself: This disaster will be mine, if I am inconsistent or hypocritical. (Godet)

Deacon Michel Houyoux

Links to other Christian websites

◊ Father James’ : klick here to red the paper →    Charity Begins at Home

◊ The antichrist : : klick here to red the paper →  New Testament

  Homily of Brother James McCarthy for Saturday 11 September, 2021

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Samedi de la vingt-trosième Semaine du Temps Ordinaire — Année Impaire de la férie

Posté par diaconos le 11 septembre 2021

Évangile du jour — Matthieu 7:15 | L'Évangile de Dieu

# L’Antéchrist est une figure commune à l’eschatologie chrétienne et islamique, mais dans un sens différent. Elle apparaît dans les épîtres de Jean et dans la deuxième épître aux Thessaloniciens de Paul de Tarse sous des formes variables mais puise ses origines dans la notion d’« anti-messie » déjà présente dans le judaïsme. Le terme désigne parfois un individu — souvent monstrueux —, parfois un groupe ou un personnage collectif. Cette figure d’imposteur maléfique qui tente de se substituer à Jésus-Christ a nourri de nombreuses spéculations et interprétations dès les premiers développements du christianisme à travers la littérature patristique, qui se sont enrichies encore au fil des siècles, situant l’intervention de l’Antéchrist lors des dernières épreuves précédant la fin du monde.
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Dans l’islam, diverses traditions prophétiques (hadiths) mettent en scène al-Dajjâl (« l’Imposteur ») — l’équivalent de l’Antéchrist — dont la venue est un point déterminant de l’eschatologie musulmane. Il apparaît à la fin des temps et doit être éliminé par le prophète Îsâ (Jésus) lors de son retour. Les traditions sont nombreuses à ce sujet et varient selon les confessions et les commentateurs4. Nombre de personnages, de personnalités, voire d’entités, sont assimilés à l’Antéchrist au cours des siècles et jusqu’à nos jours, essentiellement dans des contextes ou épisodes eschatologiques et millénaristes.
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Le terme « antéchrist » n’apparaît pas dans les textes chrétiens de base qui constituent le socle de l’enseignement chrétien sur la fin des temps : il n’apparaît ni dans le Livre de Daniel, ni dans l’évangile selon Matthieu dans la discussion de Jésus sur les signes « de la fin du monde » (qui n’emploie d’ailleurs jamais le terme au cours de son ministère), ni dans la deuxième épître aux Thessaloniciens, ni dans l’Apocalypse de Jean. L’Homme du Péché, l’ Homme de l’Impiété, l’Homme sans Loi ou l’Impie a ainsi reçu différents noms au fil du temps, désignant tantôt un individu, tantôt un groupe ou un personnage collectif. Le texte le plus influent concernant la construction de la figure de l antéchrist – la Deuxième épître aux Thessalonicien3 – ne le connaît d’ailleurs pas sous ce nom .
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Les mots antéchrist et antéchrists dans la Bible de Jérusalem n’apparaissent que cinq fois dans la Bible, dans deux des trois épîtres de Jean. Lors des guerres de Religion, catholiques et protestants utilisèrent le nombre de la Bête, les uns comme les autres, pour s’accuser mutuellement d’incarner l’Antéchrist. Un certain Petrus Bungus, catholique, s’efforça de démontrer que 666 était synonyme de Luther selon l’alphabet numéral latin : LVTHERNVC = 30 + 200 + 100 + 8 + 5 + 80 + 40 + 200 + 3 = 66636. En sens inverse, les Réformés assimilèrent le pape, c’est-à-dire le « vicaire du Fils de Dieu » (Vicarius Filii Dei), au nombre de la Bête, selon le calcul suivant : VICarIUs fILII DeI = 5 + 1 + 100 + 1 + 5 + 1 + 50 + 1 + 1 + 500 + 1 = 66636.
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De l’évangile selon Luc

43 Un bon arbre ne donne pas de fruit pourri ; jamais non plus un arbre qui pourrit ne donne de bon fruit. 44 Chaque arbre, en effet, se reconnaît à son fruit : on ne cueille pas des figues sur des épines ; on ne vendange pas non plus du raisin sur des ronces. 45 L’homme bon tire le bien du trésor de son cœur qui est bon ; et l’homme mauvais tire le mal de son cœur qui est mauvais : car ce que dit la bouche, c’est ce qui déborde du cœur.

46 Et pourquoi m’appelez-vous en disant : “Seigneur ! Seigneur !” et ne faites-vous pas ce que je dis ? 47 Quiconque vient à moi, écoute mes paroles et les met en pratique, je vais vous montrer à qui il ressemble. 48 Il ressemble à celui qui construit une maison. Il a creusé très profond et il a posé les fondations sur le roc. Quand est venue l’inondation, le torrent s’est précipité sur cette maison, mais il n’a pas pu l’ébranler parce qu’elle était bien construite.

49 Mais celui qui a écouté et n’a pas mis en pratique ressemble à celui qui a construit sa maison à même le sol, sans fondations. Le torrent s’est précipité sur elle, et aussitôt elle s’est effondrée ; la destruction de cette maison a été complète. » (Lc 6, 43-49)

Chaque arbre se reconnaît à son fruit

 Jésus avait dit : « Gardez-vous des faux prophètes ! » Et ce fut à leur sujet qu’il indiqua le signe certain auquel on pourra les reconnaître : les fruits. Luc appliqua cette comparaison à l’homme aveuglé et hypocrite qui voulut corriger son frère, tandis qu’il eut lui-même des défauts plus graves. Comment put-il prétendre faire du bien à son frère, tant qu’il produisait de mauvais fruits ?

On voit souvent en Palestine, derrière les haies d’épines et de ronces, des figuiers tout enguirlandés des jets grimpants de ceps de vigne. ( Godet)

Chaque arbre se reconnaît à son propre fruit. Jésus dit : « C’est du cœur que procèdent les sources de la vie, c’est-à-dire le bien ou le mal. ». Les paroles et d’une manière générale tous les actes que nous accomplissons, procèdent du cœur. Ici cette pensée se rattache à l’avertissement donné à l’homme qui a la prétention d’enseigner son frère. Dans Matthieu la même sentence se retrouve, mais appliquée à des hommes qui abusaient de la parole pour blasphémer contre le Saint-Esprit. Il est un grand nombre de ces sentences courtes et pénétrantes que Jésus prononça à plus d’une reprise.

« Mais pourquoi m’appelez-vous Seigneur, Seigneur, et ne faites-vous pas ce que je dis ? »  Là, Jésus insiste sur ce reproche sévère et cite des exemples de la manière dont on peut encourir cette terrible responsabilité. Il a seul ces mots solennels : Tout homme qui vient à moi et entend. Ce’ fut à chacun de ses auditeurs qu’incombait la responsabilité des effets produits par la parole divine. Quelle autorité il y a dans cette pensée ! Comme Jésus avait la conscience que ses paroles étaient les paroles de Dieu même !

Il y a sur les terrains en pente qui entourent le lac de Génézareth des coteaux où une couche de terre (Luc) ou de sable (Matthieu) peu épaisse recouvre le rocher. L’homme prudent creuse à travers ce terrain meuble et creuse même profondément jusqu’au roc ( Godet)

Malheur à qui s’arrête à la superficie ! Les éléments qui menacèrent cette maison furent, selon Luc, une inondation, formant un torrent descendant des montagnes. Matthieu fut plus complet et plus pittoresque : « C’est la pluie qui tombe, les torrents qui débordent, les vents qui soufflent et se précipitent sur cette maison. Tout cela n’a pas même pu l’ébranler, parce qu’elle était bien bâtie. » L’homme imprudent bâtit sur la terre (Luc) ; Matthieu, plus expressif : sur le sable.

Une âme perdue, une seule, c’est une grande ruine, aux yeux de Dieu. Voilà la solennelle pensée sous l’impression de laquelle Jésus laisse ses auditeurs en terminant ce discours. Chacun d’eux, à l’ouïe de cette dernière parole, entend, en quelque sorte, le fracas de cet édifice qui s’écroule et doit se dire : Ce désastre sera le mien, si je suis inconséquent ou hypocrite.( Godet)

Diacre Michel Houyoux

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◊ Matthieu Giralt : cliquez ici pour lire l’article →  Et si on avait tout faux? Comment faire des choix de vie centrés sur l’Évangile

◊  Interprète de la parole divine : cliquez ici pour lire l’article →  Prophètes dans le Proche-Orient ancien

  Prédication de Luc Warnon : « On reconnait un arbre à son fruit »

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Vendredi de la vingt-troisième Semaine du Temps Ordinaire — Année Impaire de la férie

Posté par diaconos le 10 septembre 2021

Moi qui étais autrefois blasphémateur, il m’a été fait miséricorde

 

Miséricordieux comme le Père. - Le blog de Frère Bernard-Marie

# imothée, dit de Lystre ou d’Éphèse, né au début du Ier siècleapr. J.-C. à Lystre et mort à la fin du même siècle, vers 97 à Éphèse, essentiellement connu comme disciple, compagnon de voyage et proche confident de Paul de Tarse (« saint Paul » selon l’Église, l’« Apôtre des Nations »). Paul l’aurait institué premier évêque d’Éphèse. Deux lettres de Paul lui ont été adressées, dites épîtres pastorales, la seconde étant particulièrement personnelle. Rien n’est connu de lui en dehors de ces sources néo-testamentaires. En outre, les historiens modernes estiment que ces lettres ne sont pas dues à Paul, mais à ses successeurs. Il est reconnu comme saint par l’Église catholique.
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Selon le Martyrologe romain, saint Timothée est fêté le 26 janvier avec Tite Timothée, que Paul appella son vrai fils dans la foi, résida e à Lystre, en Lycaonie (Asie Mineure) dans les années 50. Il futt le fils d’un père grec et d’une mère juive, Eunice. La grand-mère de Timothée, Lois, sa mère et lui-même furent des Juifs qui choisirent la Voie du Seigneur  et qui reconnurent Jésus comme Messie. Tl ne fut pas circoncis car son père était un grec. Pour éviter des difficultés avec les judéo-chrétiens Paul fit circoncire Timothée à cause des Juifs qui se trouvaient dans les parages  Timothée fut influencé par les mouvements baptistes, ainsi Paul lui reprocha de ne boire que de l’eau » et lui conseilla de boire un peu de vin.
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Lors de son deuxième voyage missionnaire, Paul repassa par Lystre et prit Timothée comme compagnon et collaborateur. Une solide amitié se développa. . Resté à Bérée avec Silas il rejoignit Paul à Corinthe où il jouae un rôle important dans l’œuvre d’évangélisation Lorsque de graves malentendus s’élèvèrent dans la communauté chrétienne, ce fut Timothée que Paul y envoya pour y ramener la paix. Timothée fut l’homme de confiance. Timothée partage la première captivité de Paul qui, lors de sa seconde, le réclame de nouveau. La seconde lettre de Paul à Timothée, écrite durant cette seconde captivité, alors que l’heure du témoignage suprême de sa vie approche, est une vibrante reconnaissance d’amitié, adressé à son « enfant bien-aimé ».
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Il fait « mention de lui dans ses prières et a un très vif désir de le revoir » (2 Tm 1:2-4), sans oublier sa famille. Il lui offre familièrement quelques conseils: « Cesse de ne boire que de l’eau. Prends un peu de vin à cause de ton estomac et de tes fréquentes faiblesses » (1 Tm 5:23). Après de nombreuses recommandations pour une meilleure vie par le Christ ressuscité, il revient à la charge : « Efforce-toi de venir me rejoindre au plus vite » (2 Tm 4:9). Cette lettre à Timothée est considérée comme le testament spirituel de l’apôtre des Gentils. .
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  Lettre de Paul à ,Timothée

Paul, apôtre du Christ Jésus, par ordre de Dieu notre Sauveur et du Christ Jésus notre espérance, à Timothée, mon véritable enfant dans la foi. À toi, la grâce, la miséricorde et la paix de la part de Dieu le Père et du Christ Jésus notre Seigneur.

Je suis plein de gratitude envers celui qui me donne la force, le Christ Jésus notre Seigneur, car il m’a estimé digne de confiance lorsqu’il m’a chargé du ministère,    moi qui étais autrefois blasphémateur, persécuteur, violent. Mais il m’a été fait miséricorde, ar j’avais agi par ignorance, n’ayant pas encore la foi ;    la grâce de notre Seigneur a été encore plus abondante, avec la foi, et avec l’amour qui est dans le Christ Jésus. (1 Tm 1, 1-2.12-14)

Pourquoi Paul a laissé Timothée à Éphèse ?

Paul laissa Timothée à Éphèse afin qu’il l’opposasse à certains faux docteurs qui, s’attachant à des fables, provoquèrent dans l’Église de vaines disputes et qu’il affermisse-les âmes dans la dispensation divine. Le but de l’Évangile est de produire la charité et une bonne conscience ; ceux qui s’en détournent se perdent en de vains raisonnements, n’entendant pas même ce qu’ils affirment avec tant d’assurance.

La loi qu’ils prétendirent soutenir eut un tout autre but : elle fut destinée aux transgresseurs qu’elle dut convaincre de péché ; ce qui fut conforme à l’Évangile de la gloire de Dieu. Paul rappela l’origine et l’autorité de son apostolat alors même qu’il s’adressait à un frère qui ne fut pas tenté de révoquer en doute cette mission divine. Dans les épîtres pastorales il donna souvent à Dieu le nom de Sauveur, parce qu’il vit en lui la cause première du salut. Quant à celui qui l’accomplit, Jésus-Christ, Paul l’appela notre espérance, parce qu’il en fut le fondement.

Il devait trouver dans toutes ces expressions une consolation dont son cœur avait besoin lorsque, parvenu aux derniers temps de sa vie, fatigué de sa course, de ses travaux, de ses souffrances, il ne pouvait que soupirer après la délivrance finale. Dans le vœu qu’il adressa à Dieu pour son disciple, ce terme de miséricorde, qui ne paraît pas habituellement dans ses salutations apostoliques, mais qui trahit un sentiment toujours plus profond des misères humaines dont il avait tant souffert et que ses derniers combats lui rendaient plus douloureuses encore.

II. L’efficacité de la grâce prouvée par l’expérience de Paul

  • La grandeur de la miséricorde divine apparaît en ce que Paul fut appelé au service de Dieu qu’il avait blasphémé, persécuté ; puisqu’une telle miséricorde lui fut faite et que cette grâce surabonda, produisant en lui la foi et la charité. Le but de cette miséricorde était de manifester, dans l’exemple de Paul, toute la longanimité de Dieu pour ceux qui croiront. La mention de l’Évangile qui lui fut confié conduisit Paul à proclamer la parfaite gratuité de ce don, qu’il opposa aux mérites acquis au moyen de la loi.
  • La manière la plus frappante d’exprimer cette vérité, c’est assurément de la montrer réalisée dans un fait, dans sa propre histoire qu’il rappela, pour en conclure l’affirmation de Timothée. Par cette action de grâces, Paul attribua à Jésus-Christ son Seigneur, toute la force qu’il mit ensuite au service de Paul. S’il mentionna sa fidélité, ce fut pour la faire remonter à la même source, comme le prouve abondamment la profonde humilité, la douloureuse repentance avec laquelle il parla de lui-même.
  • Blasphémateur envers Dieu et l’Évangile de sa grâce ; persécuteur à l’égard des enfants de Dieu ; violent dans son caractère charnel et orgueilleux. Paul nomma ses péchés par le nom qui leur futt propre, sans aucun ménagement. Plus il s’humilia, plus il exalta la grâce gratuite qui le sauva.
  • L’ignorance comporte la possibilité du salut. Le salut ne devient impossible que lorsque l’homme reconnaissant la Parole et l’œuvre de Dieu comme étant de Dieu, les blasphéma et les foula aux pieds. C’est là le péché contre le Saint-Esprit
  • Plus sa culpabilité était grande, plus il a fallu que la grâce surabondât en lui pour y produire la foi au lieu de l’incrédulité, (1 Timothée 1.13) et l’amour au lieu de la haine et de la violence du persécuteur. Toute cela, il ne se lasse pas de le répéter, il l’a trouvé en Jésus-Christ.

Diacre Michel Houyoux

Complément

◊ Diacre Michel Houyoux   : cliquez ici pour lire l’article →Qu’as-tu à regarder la paille dans l’oeil de ton frère ?

 

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  Jonathan Bersot : « La deuxième à Timothée »

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