Voici de l’eau : qu’est- ce qui empêche que je sois baptisé ?

Posté par diaconos le 30 avril 2020

Le baptême de l'eunuque éthiopien par Philippe

Du livre des Actes des Apôtres

En ces jours-là,  l’ange du Seigneur adressa la parole à Philippe en disant : « Mets-toi en marche en direction du sud, prends la route qui descend de  Jérusalem à Gaza ; elle est déserte. » Et Philippe se mit en marche. Or, un Éthiopien, un eunuque, haut fonctionnaire de Candace, la reine d’Éthiopie, et  administrateur de tous ses trésors, était venu à Jérusalem pour adorer.

Il en revenait, assis sur son char, et lisait le prophète Isaïe. L’Esprit dit à Philippe : « Approche, et rejoins ce char. » Philippe se mit à courir, et il entendit  l’homme qui lisait le prophète Isaïe ; alors il lui demanda : « Comprends-tu ce que tu lis ? » L’autre lui répondit : « Et comment le pourrais-je s’il n’y a  personne pour me guider ? »

Il invita donc Philippe à monter et à s’asseoir à côté de lui. Le passage de l’Écriture qu’il lisait était celui-ci : Comme une brebis, il fut conduit à l’abattoir ; comme un agneau muet devant le tondeur, il n’ouvre pas la bouche. Dans son humiliation, il n’a pas obtenu justice. Sa descendance, qui en parlera ? Car sa vie est retranchée de la terre.

Prenant la parole, l’eunuque dit à Philippe : « Dis-moi, je te prie : de qui le prophète parle-t-il ? De lui-même, ou bien d’un autre ? » Alors Philippe prit la parole et, à partir de ce passage de l’Écriture, il lui annonça la Bonne Nouvelle de Jésus. Comme ils poursuivaient leur route, ils arrivèrent à un point d’eau, et l’eunuque dit : « Voici de l’eau : qu’est-ce qui empêche que je sois baptisé ? »

Il fit arrêter le char, ils descendirent dans l’eau tous les deux, et Philippe baptisa l’eunuque. Quand ils furent remontés de l’eau, l’Esprit du Seigneur emporta Philippe ; l’eunuque ne le voyait plus, mais il poursuivait sa route, tout joyeux. Philippe se retrouva dans la ville d’Ashdod, il annonçait la Bonne Nouvelle dans toutes les villes où il passait jusqu’à son arrivée à Césarée.  (Ac 8, 26-40)

La rencontre de Philippe et de l’Éthiopien

Philippe reçutt, par l’entremise d’un ange, l’ordre de se rendre, vers midi, sur le chemin désert de Jérusalem à Gaza. Ayant obéi promptement, il vit approcher un Éthiopien, ministre des finances de la reine, qui était venu à Jérusalem pour adorer, et s’en retournait, assis sur son char et lisant le prophète Ésaïe. L’Esprit ordonna à Philippe de rejoindre le char de cet homme.

Philippe, étant accouru et entendant que l’Éthiopien lisait Isaïe, lui demanda s’il comprenait ce qu’il lisait. L’Éthiopien se plaignit de n’avoir personne qui lui expliqua l’Écriture. Il invita Philippe à s’asseoir à ses côtés. Il lisait le passage qui peignit le serviteur de l’Éternel comme l’agneau qui souffre sans ouvrir la bouche. Il demande si le prophète parla de lui-même ou de quelque autre. Philippe, prenant ces paroles pour point de départ, lui annonça Jésus.

Leur route les amena à un endroit où il y eut de l’eau. L’Éthiopien demanda le baptême, fit arrêter le char et descendit avec Philippe dans l’eau. Philippe le baptisa. Lorsqu’ils sortirent de l’eau, l’Esprit enleva Philippe. L’Éthiopien ne le. vit plus, car, joyeux, il continua son voyage. Philippe se trouva dans Azot, d’où il parcourut le pays, en évangélisant, jusqu’à Césarée.

Gaza était une très an­cienne ville phi­lis­tine, si­tuée près de la mer Mé­di­ter­ra­née : « Le territoire des Cananéens s’étendait de Sidon, en direction de Guérar, jusqu’à Gaza et en direction de Sodome, de Gomorrhe, d’Adma et de Tseboïm jusqu’à Lécha. » (Gn 10, 19)  Plu­sieurs che­mins y condui­saient de Jé­ru­sa­lem ; l’ange dé­signa à Phi­lippe ce­lui qu’il dut prendre, en lui di­sant qu’il tra­ver­sait une contrée peu ha­bi­tée et peu culti­vée.

La pa­trie de cet homme  était l’Éthiopie, pays d’A­frique, si­tue au sud de l’Égypte, dont fai­sait par­tie ce qui est au­jourd’­hui l’A­bys­si­nie. Ce pays fut gou­verné par des reines qui por­tèrent le titre de Can­dace, comme les rois d’Égypte ce­lui de Pha­raon. L’éthiopien fut ministre, de là reine Can­dace. Il fut ministre des finances.

Une candace est une reine chez les Koushites, comme pharaon règnant chez les Égyptiens. Il y eut plusieurs reines en Nubie. Les actes des apôtres, mentionnent une d’entre elles (Ac 8, 27-39), dont un ministre eunuque fut converti et baptisé par le diacre Philippe. Ce récit est repris par Eusèbe de Césarée, qui précisa que cette reine Candace régnait dans l’île de Méroé de la terre des Éthiopiens. Pline l’Ancien rapporta que, de son temps, la reine de l’île de Méroé s’appela Candace, et que ce nom se transmit depuis longtemps de reine en reine.

L’Éthiopien reçut la connais­sance du vrai Dieu par des Juifs ha­bi­tant l’Éthio­pie, puis­qu’il vint à Jérusalem pour adorer. Il fut pro­sé­lyte de la porte, car, se­lon  la loi un eunuque ne pou­vait être ad­mis dans l’as­sem­blée du peuple :  « Le Bâtard ne sera pas admis à l’assemblée de Yahvé ; même ses descendants jusqu’à à la dixième génération ne seont pas admis à l’assemblée de Yahvé » ( Dt 23, 3)

La ques­tion de Phi­lippe fut de la plus haute im­por­tance, car il fallait comprendre l’Écri­ture pour la re­ce­voir dans son cœur. La ré­ponse de ce­lui-ci ré­véla son hu­mi­lité et son dé­sir de s’ins­truire. Dieu, en ins­ti­tuant le mi­nis­tère de la Pa­role,  voulut que ses ser­vi­teurs éclai­rés fissent part de leurs lu­mières à ceux qui en manquèrent ; mais, dès que sa pa­role est dé­voi­lée à une âme par le Saint-Es­prit, cette pa­role lui de­vient lu­mi­neuse dans tout ce qui im­porte à son sa­lut.

Telle fut l’ex­pé­rience de l’Éthio­pien. Il pres­sen­ta dans le pas­sage du pro­phète la bonne nou­velle du sa­lut, dont son âme fut al­té­rée, et comme il vit en Phi­lippe un homme in­tel­li­gent et ins­truit qui s’in­té­ressa à lui, il l’invite avec bien­veillance à s’asseoir auprès de lui. La ques­tion de l’eu­nuque tra­hit sa can­deur et son be­soin de s’ins­truire, aussi bien que son in­tel­li­gence.

La ques­tion de l’Éthio­pien sup­posa que Phi­lippe, dans un en­tre­tien pro­longé avec lui, lui parla aussi du royaume de Dieu fondé par Jé­sus, de l’Église et du baptême par le­quel on y re­ce­vait les croyants ; l’âme de l’Éthio­pien, tout ou­verte à la vé­rité et à la vie, as­pira à re­ce­voir im­mé­dia­te­ment le sym­bole de son union avec Jésus et avec son Église.

Ce fut l’Éthio­pien qui commanda à ses ser­vi­teurs de faire arrêter le char, après que Phi­lippe eut consenti à son bap­tême. Il y eut en tout cela une dé­ci­sion et une promp­ti­tude qui dé­notèrent la sin­cé­rité et la vi­va­cité de sa foi. Après son baptême, il re­prit la route seul vers son pays, rem­pli de joie, car il ve­nait de trou­ver son Sau­veur et, en lui, la vie éter­nelle.

 Azot fut une ville des Phi­lis­tins à l’ouest de Jé­ru­sa­lem, as­sez près de la mer Mé­di­ter­ra­née, dont Phi­lippe sui­vit le ri­vage vers le nord jus­qu’à Césarée : «  C’est pour cela que les sacrificateurs de Dagon, et tous ceux qui entrent dans sa maison, ne marchent point sur le seuil de Dagon, à Asdod, jusqu’à ce jour. »(Samuel 5, 5)

Cette der­nière ville, qu’on ap­pe­lait Cae­sa­rea Stra­to­nis, parce qu’­Hé­rode le Grand l’a­vait bâ­tie sur l’em­pla­ce­ment de la tour de Stra­ton, et qu’on dis­tin­guait ainsi de Cé­sa­rée de Phi­lippe fut très cé­lèbre dans l’­his­toire. Elle ser­vit de ré­si­dence ha­bi­tuelle aux pro­cu­ra­teurs ro­mains ; si­tuée sur les bords de la mer, elle fut à cette époque le prin­ci­pal port de la Pa­les­tine (voir Phi­lippe Bri­del, La Palestine Illustrée, III, 39-43).

Phi­lippe ne fit pas d’une seule traite la longue course d’A­zot à Cé­sa­rée ; mais allant de lieu en lie , il évangélisa toutes les villes par où il pas­sa. Arrivé à Césarée, il trouva un champ de tra­vail qui l’en­ga­gea à fixer sa de­meure dans cette ville :  » Partis le lendemain, nous sommes allés à Césarée, nous sommes entrés dans la maison de Philippe, l’évangélisateur, qui était l’un des Sept, et nous sommes restés chez lui. » (Ac 21, ,8)

Diacre Michel Houyoux

 Complément

◊ Diacre Michel Houyoux :cliquez ici pour lire l’article → Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel (Jn 6, 44-51)

Liens sur Internet avec d’autres sites chrétiens

◊ KT42 : cliquez ici pour lire l’article →  BD : Le baptême de l’eunuque éthiopien par Philippe

◊ Église protestante unie de l’étoile : cliquez ici pour lire l’article → Philippe et l’eunuque éthiopien

Philippe et l’Éthiopien

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Ce Jésus, Dieu l’a ressuscité ; nous tous, nous en sommes témoins

Posté par diaconos le 13 avril 2020

 Ce Jésus, Dieu l’a ressuscité ; nous tous, nous en sommes témoins  dans Actes des apôtres

Du livre des Actes des Apôtres

Le jour de la Pentecôte, Pierre, debout avec les onze autres Apôtres, éleva la voix et leur fit cette déclaration : « Vous, Juifs, et vous tous qui résidez à Jérusalem, sachez bien ceci, prêtez l’oreille à mes paroles. Il s’agit de Jésus le Nazaréen, homme que Dieu a accrédité auprès de vous en accomplissant par lui des miracles, des prodiges et des signes au milieu de vous, comme vous le  savez vous-mêmes.

Cet homme, livré selon le dessein bien arrêté et la prescience de Dieu, vous l’avez supprimé en le clouant sur le bois par la main des impies. Mais Dieu l’a ressuscité en le délivrant des douleurs de la mort, car il n’était pas possible qu’elle le retienne en son pouvoir.

En effet, c’est de lui que parle David dans le psaume : Je voyais le Seigneur devant moi sans relâche : il est à ma droite, je suis inébranlable. C’est pourquoi mon cœur est en fête, et ma langue exulte de joie ; ma chair elle-même reposera dans l’espérance : tu ne peux m’abandonner au séjour des morts ni laisser ton fidèle voir la corruption. Tu m’as appris des chemins de vie, tu me rempliras d’allégresse par ta présence.

Frères, il est permis de vous dire avec assurance, au sujet du patriarche David, qu’il est mort, qu’il a été enseveli, et que son tombeau est encore aujourd’hui chez nous. Comme il était prophète, il savait que Dieu lui avait juré de faire asseoir sur son trône un homme issu de lui.

Il a vu d’avance la résurrection du Christ, dont il a parlé ainsi : Il n’a pas été abandonné à la mort, et sa chair n’a pas vu la corruption. Ce Jésus, Dieu l’a ressuscité ; nous tous, nous en sommes témoins. Élevé par la droite de Dieu, il a reçu du Père l’Esprit Saint qui était promis, et il l’a répandu sur nous, ainsi que vous le voyez et l’entendez. «   (Ac 2, 14.22b- 33)

Le discours de Pierre

Pierre s’avança avec les onze et débuta en écartant l’accusation d’ivresse par cette simple remarque qu’il fut neuf heures du matin. Le fait qui donna lieu à cette calomnie fut l’accomplissement de la prophétie de Joël, promettant l’effusion de l’Esprit sur toute chair.

Démonstration de la messianité de Jésus de Nazareth

  1. Comment Jésus fut mis à mort par les Juifs et ressuscité par Dieu. Pierre rappela à ses auditeurs que Jésus de Nazareth eut montré par ses œuvres qu’il fut approuvé de Dieu, qu’eux cependant le crucifièrent par la main des païens, agissant en cela conformément aux desseins de Dieu ; mais Dieu le ressuscita, car il ne put demeurer la proie de la mort.
  2. Citant le psaume 16, Pierre le présenta comme une prophétie de la résurrection de Jésus, car si les espérances qu’il exprime ne se furent pas accomplies pour David, qui mourut au milieu de son peuple, ce  fut que ces espérances concernèrent Jésus dont la résurrection fut attestée par les apôtres.
  3. Jésus élevé à la droite de Dieu, d’où il répandit l’Esprit, est le Messie. Jésus fut élevé à la droite de Dieu. Il  reçu du Père le Saint-Esprit et le répandit sur les disciples, comme les auditeurs de Pierre purent le constater. Cette élévation aussi fut prédite par David au Psaume 110. Toute la maison d’Israël put donc avoir la certitude que Dieu fit Seigneur et Christ ce Jésus, qu’ils crucifièrent, dit Pierre à ses auditeurs

La repentance et le baptême, condition du salut

Les auditeurs, atteints dans leur conscience, demandèrent ce qu’ils durent faire. Pierre les exhorta à se repentir et à se laisser baptiser au nom de Jésus-Christ, pour obtenir la rémission des péchés. Ils reçurent  alors le Saint-Esprit, car la promesse de ce don fut pour eux, pour leurs enfants, pour ceux qui furent au loin, autant que Jésus en appela.

Résultat du discours de Pierre

Le témoignage de Pierre, rendu en beaucoup d’autres paroles encore, les exhortations par lesquelles il pressa ses auditeurs de se sauver du milieu d’une génération pervertie, les amenèrent à accueillir sa parole et à se faire baptiser. Trois mille furent ajoutés à l’Église ce jour-là. Ils persévèrent dans la doctrine des apôtres et dans la communion mutuelle, ils célébrèrent la cène et prièrent ensemble..

Pierre, après avoir ex­pli­qué le mi­racle de la Pen­te­côte, de la ma­nière la plus lu­mi­neuse, par la grande pro­phé­tie de Joël, en vint à par­ler de Jé­sus, dont il rap­pe­la la mort et prou­va la ré­sur­rec­tion, dont il af­fir­ma qu’il eut ré­pandu sur son Église l’Es­prit de Dieu, pour conclure que ce fut bien lui le Sei­gneur et le Christ.

Il donna à Jé­sus le nom de Nazaréen, par le­quel le peuple juif le dé­si­gna, mais il ajouta les titres glo­rieux dont Dieu le revêtit auprès de son peuple. Dieu l’autorisa par des œuvres de puis­sance di­vine dont il ac­cu­mula les termes, et qui  furent comme au­tant de lettres de créance : « Dieu appuyant leur témoignage par des signes, des prodiges, et divers miracles, et par les dons du Saint-Esprit distribués selon sa volonté. » (He 2, 4)

Et afin de faire sen­tir à ses au­di­teurs leur res­pon­sa­bi­lité en pré­sence de ce mes­sage di­vin, Pierre leur dé­clara qu’il eut lieu auprès d’eux, au milieu d’eux. Il en ap­pela en­fin à leur propre té­moi­gnage : « Comme vous le savez vous-mêmes. » Quelle pré­pa­ra­tion aux ter­ribles re­proches qu’il leur adres­sa !

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L’Esprit Saint vous fera comprendre tout ce que je vous ai dit !

Posté par diaconos le 5 juin 2019

Dimanche de la Pentecôte Ac 2, 1-11 ; Ps 103 ; Rm 8,8-17 ; Jn 14, 15-16, 23b-26

Le Livre des Actes des apôtres (2,1-13) rapporte l’évènement qui s’est passé au Cénacle à Jérusalem, en l’an 30 ou 33 de notre ère, le jour de la fête juive de la Pentecôte, 50 jours après la résurrection du Christ. "Quand le jour de la Pentecôte fut arrivé, ils (les apôtres) se trouvèrent tous ensemble. Tout à coup survint du ciel un bruit comme celui d’un violent coup de vent. La maison où ils se tenaient en fut toute remplie ; alors leur apparurent comme des langues de feu qui se partageaient et il s’en posa sur chacun d’eux. Ils furent tous remplis d’Esprit Saint et se mirent à parler d’autres langues".
Le Livre des Actes des apôtres (2,1-13) rapporte l’évènement qui s’est passé au Cénacle à Jérusalem, en l’an 30 ou 33 de notre ère, le jour de la fête juive de la Pentecôte, 50 jours après la résurrection du Christ. « Quand le jour de la Pentecôte fut arrivé, ils (les apôtres) se trouvèrent tous ensemble. Tout à coup survint du ciel un bruit comme celui d’un violent coup de vent. La maison où ils se tenaient en fut toute remplie ; alors leur apparurent comme des langues de feu qui se partageaient et il s’en posa sur chacun d’eux. Ils furent tous remplis d’Esprit Saint et se mirent à parler d’autres langues ».

Il vous fera comprendre tout ce que je vous ai dit !

« Si quelqu’un m’aime, il restera fidèle à ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons chez lui, nous irons demeurer auprès de lui. Celui qui ne m’aime pas ne restera pas fidèle à mes paroles » (Jn 14, 23-24a)

Voilà la seule manifestation que Dieu a décidé de faire : il vient habiter au cœur de ceux et de celles qui l’accueillent et croient en lui. Il ne sera reconnu comme réellement présent que par les personnes qui l’aiment vraiment !

« Si quelqu’un m’aime, nous viendrons chez lui »: Le Christ affirme être désormais présent par ceux et celles qui l’aiment, par les vrais croyants, en qui il demeure. Entre les personnes qui s’aiment, il y a écoute, dialogue, parole, communication.

« La Parole que vous entendez n’est pas de moi ; elle est du Père, qui m’a envoyé.» ( Jn 14, 24b)

Jésus nous révèle, ici, une des bases de la vie chrétienne véritable : la méditation de la Parole comme un sacrement de la présence de Dieu. Dans ce discours d’adieu, du Jeudi Saint au soir, Jésus parle d’une parole à laquelle on est fidèle, d’une parole vécue, c’est à dire d’une parole qui est mise en pratique. La Parole de Jésus n’est pas une chose, c’est quelqu’un : Jésus étant parti , il y a un autre qui vient prendre le relais, envoyé par le Père au nom de Jésus : c’est l’Esprit Saint.

L’Esprit Saint n’ajoute rien à Jésus, comme Jésus n’ajoutait rien au Père : Ce sont trois qui ne font qu’un ! L’Esprit Saint est celui qui communique toute la vie de Dieu à l’humanité. C’est l’Esprit Saint qui aidera l’Église à comprendre progressivement le don de Dieu, révélé en Jésus Christ. Et aujourd’hui, l’Esprit Saint est toujours à l’œuvre : « Je suis avec vous jusqu’à la fin des siècles » disait Jésus. L’Église a encore beaucoup à comprendre, à découvrir et à vivre et cela, est encore plus vrai pour chacun de nous.

Il est important de saisir que la fête de la Pentecôte (Première lecture) n’a pas eu lieu seulement pour les apôtres : le vent violent a été perçu aussi par une multitude d’hommes et de femmes à Jérusalem : chacun entendait proclamer dans sa propre langue les merveilles de Dieu. (Ac 2, 5-11)

Pour qu’une personne reconnaisse dans la parole d’une autre, la Parole de Dieu, il y faut l’action de l’Esprit Saint. « C’est donc l’Esprit Saint lui-même qui affirme à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu »  (Rm 8 , 16 )

La fête de la Pentecôte est non seulement la fête de la naissance de l’Église par les pouvoirs transmis aux apôtres mais elle est aussi la fête du renouvellement du monde par l’action de l’Esprit Saint qui conduit progressivement toute l’humanité à la compréhension du message de Jésus : «L’Esprit Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses et vous remettra en mémoire tout ce que je vous ai dit !» ( Jn 14, 26) Prions l’Esprit Saint de nous enseigner à comprendre et à vivre l’Évangile aujourd’hui.

Amen

Michel Houyoux Diacre

Compléments

◊  Lectures de la messe : cliquez ici pour lire l’article →  Solennité de la Pentecôte

◊ Cette grande fête, qui clôt le temps pascal, est pour nous un mystère : cliquez ici pour lire l’article → Solennité de la Pentecôte

◊ La Pentecôte c’est la naissance de l’Église Universelle : cliquez ici pour lire l’article →  Solennité de la Pentecôte

Liens externes

◊ Qu’est-ce que la Pentecôte ? : cliquez ici pour lire l’article →   Pentecôte – Croire – Questions de vie, questions de foi

Pentecôte : naissance de l’Église

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Priez-vous avec la foi que Dieu tient votre destinée dans ses mains ?

Posté par diaconos le 27 février 2019

Auteur Guillaume Anjou

Priez-vous avec la foi que Dieu tient votre destinée dans ses mains ?

Priez-vous avec la foi que Dieu tient votre destinée dans ses mains ?

Je voudrais vous encourager aujourd’hui à placer votre confiance en Dieu et à manifester par la prière que vous l’avez fait. Savez-vous que Dieu a déclaré ceci dans sa Parole ?

« Car je connais les projets que j’ai formés sur vous, projets de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir et de l’espérance. » (Jr 29, 11).

Nous ne connaissons pas de quoi sera fait notre lendemain et nous n’avons pas une vision globale des choses. Nous voyons un petit morceau du tableau de notre vie et nous ne comprenons pas toujours ce que cela signifie…

Dieu qui connaît toutes choses ! Il est lui-même l’artiste merveilleux du tableau de votre vie et il a formé pour vous des projets merveilleux de paix, d’avenir et d’espérance.

Dieu a également déclaré qu’il ferait travailler toutes choses pour votre bien (Rm 8, 28). Et il le fait ! Il suffit parfois de changer de point de vue et de regarder les choses comme Dieu les voit pour le découvrir.

La reconnaissance et la louange sont des moyens concrets pour manifester notre foi dans ces promesses. Quand nous nous plaignons devant Dieu, croyons-nous vraiment qu’il est aux commandes de notre vie et qu’il fait concourir toutes choses pour notre bien ?

Ne placez plus votre foi dans ce que vous voyez ou ressentez mais dans la Parole de Dieu, votre prière va immédiatement se transformer en actions de grâce et en louange !

Je vous encourage aujourd’hui à remercier Dieu et à le louer pour la situation dans laquelle vous vous trouvez et pour les circonstances de votre vie. Appuyez-vous sur Sa Parole et remerciez-le, car il fait concourir toutes choses à votre bien, selon les merveilleux projets qu’il a formés pour vous.

Envoyé avec amour, Guillaume Anjou

PS : Je vous recommande les livres de mon ami le pasteur Paul Calzada. A ce jour il a publié plus de 20 titres ! Un trésor pour l’édification de votre foi. Saviez-vous que tous ces livres étaient disponibles gratuitement au format PDF sur la boutique solidaire eXcaléo ? Pour télécharger gratuitement les livres de Paul Calzada et être béni, c’est par ici.

Contact → Guillaume Anjou

Compléments

◊ Cliques ici pour lire l’article → Aie confiance en Dieu qui crée le vouloir et le faire. Le saint Esprit est ton guide.

◊ La prière peut nous transformer : cliques ici pour lire l’article → Confiance et fidélité

◊ Psaume 90 : cliques ici pour lire l’article →  Tu es mon refuge et ma citadelle, mon Dieu, en qui je mets ma confiance

Liens externes

◊ Catéchèse  : cliques ici pour lire l’article →  Place à la Parole qui fait vivre

L’autorité et la puissance de la parole de Dieu

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