Jésus, le visage déterminé, prit la route de Jérusalem

Posté par diaconos le 1 octobre 2019

Mardi 01 octobre 2019

ésus, le visage déterminé, prit la route de Jérusalem.jpg 3.png 300

De l’Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc

Comme s’accomplissait le temps où il allait être enlevé au ciel, Jésus, le visage déterminé, prit la route de Jérusalem. Il envoya, en avant de lui, des messagers ; ceux-ci se mirent en route et entrèrent dans un village de Samaritains pour préparer sa venue. Mais on refusa de le recevoir, parce qu’il se dirigeait vers Jérusalem. Voyant cela, les disciples Jacques et Jean dirent : «Seigneur, veux-tu que nous ordonnions qu’un feu tombe du ciel et les détruise ?» Mais Jésus, se retournant, les réprimanda. Puis ils partirent pour un autre village. (Lc 9, 51-56)

Homélie  Suivre le Christ ?

 Jésus rencontra un homme qui en voulut, un homme prêt à le suivre jusqu’au bout du monde  : « Je te suivrai partout où tu iras  » (Lc 9, 57) L’homme qui disait cela ne savait pas que la route de Jésus passait par le Calvaire. Jésus lui refroidir ses élans : il ne chercha pas à faire du recrutement sans conditions. Il souligna, au contraire, qu’il fallut accepter l’inconfort, la pauvreté, l’insécurité pour le suivre : « Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer sa tête !  » lui dira t-il. (Lc 9, 52)

Cette réponse souligne la conscience que Jésus avait en montant vers Jérusalem. Il marcha vers un destin tragique. Qui veut suivre Jésus doit s’attendre aussi à être rejeté. Jésus dit à un autre homme : «  Suis moi !  » L’homme répondit : «  Permets-moi d’abord d’aller enterrer mon père  » Mais Jésus répliqua : «  laisse les morts enterrer les morts : Toi, va annoncer le règne de Dieu  » (Lc 9, 60)

Voilà l’une des paroles les plus dures de l’Évangile, une parole provocante, révoltante. Ici, Jésus va jusqu’à prétendre que celui qui n’a pas découvert le Règne de Dieu, est un mort ! Dans ce verset, le mot «  mort  » n’a pas le même sens : dans un cas, il s’agit des défunts…mais dans l’autre, il s’agit de toutes les personnes qui n’ont pas rencontré Jésus, et dont il ose dire qu’ils sont morts ! Pour Jésus la personne qui n’a pas le souci des choses de Dieu, ne vit pas au sens fort : elle est déjà morte ! C’est vraiment une parole dure à entendre, parole qui révèle la seule vraie vie, celle de Dieu, celle de son Règne.

C’est louable de penser à ses défunts mais il est plus qu’urgent de proclamer la Bonne Nouvelle de l’ Évangile à tous les vivants ; il n’y a pas une minute à perdre ! Il y a urgence de faire très sérieusement la catéchèse dans notre monde matérialisé, il y a urgence de solidarité, il y a urgence d’amour, il y a urgence d’apostolat.

Suivre le Christ, c’est aller à contre courant des modes. Suivre le Christ, c’est bouger soi-même avant de vouloir que les autres ne  bougent !  Un autre encore lui dit : « Je te suivrai Seigneur, mais laisse- moi d’abord faire mes adieux aux gens de ma maison » Jésus lui répondit : « Celui qui met la main à la charrue et regarde en arrière n’est pas fait pour le Royaume de Dieu  »

Le service du Royaume de Dieu, exige tout de suite. Dieu conteste nos priorités. « Laisse-moi d’abord enterrer mon père, laisse-moi faire mes adieux à mes parents, ce sont des demande très légitimes. Ces gens sont très sérieux, ils sont raisonnables. Ils ont prévu leur emploi du temps. D’abord leurs affaires personnelles, et en second choix les affaires de Dieu !

Et nous, n’agissons-nous pas, trop souvent envers Dieu , comme ces gens cités dans l’Évangile ? Chaque Dimanche, d’abord me reposer, d’abord faire mon entraînement, d’abord me consacrer à ma famille, à mes copains et copines et après s’il reste du temps…aller à la messe.

Quelle est ton échelle des valeurs ? Le bronzage d’abord ? La santé ? ou bien l’essentiel d’abord

Dans sa lettre aux Galates, Paul rappelle cet essentiel :  « Si le Christ nous a libérés, c’est pour que nous soyons vraiment libres. Alors, tenez bon, et ne reprenez pas les chaînes de votre ancien esclavage. Vous avez été appelés à la liberté. Que cette liberté ne soit pas un prétexte pour satisfaire votre égoïsme : au contraire, mettez-vous, par amour, au service les uns des autres.  » (Deuxième lecture – Ga 5, 1)

Jésus nous présente dans ce passage trois attitudes : ceux qui veulent agir ou défendre le bien par la violence ; ceux qui acceptent de suivre le Seigneur mais à condition de disposer de suffisamment de commodités ; ceux qui veulent retourner en arrière.

 Jésus réprimanda ses disciples qui veulent agir par la violence. Les disciples Jacques et Jean (le disciple bien-aimé !) voulurnt détruire par le feu les personnes qui ne voulaient pas accueillir Jésus. Cela paraît excessif, non ? Pourtant combien de fois sommes-nous tentés de résoudre les difficultés par la violence.

On aimerait qu’il n’y ait pas de mal, pas de défaut, pas de manquement, pas de péché, surtout chez les autres, chez les gens dont nous avons la charge ou autour de nous (enfants, élèves, collègues de travail, voisins). Nous voulons résoudre le mal en le supprimant, et le supprimer c’est malheureusement souvent agir avec violence.

En quoi je retrouve cette attitude dans ma situation aujourd’hui ? Qu’est-ce qui alimente ma colère ? Qu’est-ce qui me fait perdre patience? Dans quels domaines aimerais-je faire le bien et je me confronte aux attitudes différentes de la mienne ? Jésus nous demande de le suivre, de semer le bien, mais pas de cette manière.

Jésus prévient que celui qui veut le suivre ne disposera pas de toutes les commodités.  : « Le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer la tête. »  Quelles sont les commodités qui m’empêchent d’aimer et de suivre le Christ ? : « Quiconque met la main à la charrue, puis regarde en arrière, n’est pas fait pour le Royaume de Dieu. »

Parfois les difficultés du moment présent nous font oublier tout le chemin parcouru avec le Christ et nous donne la nostalgie de notre vie passée. Quand notre cœur souffre dans le moment présent, il fuit en arrière. Le Christ nous invite à regarder en avant, à avoir confiance en lui. Amen

Diacre Michel Houyoux

 Liens externes

◊ Père Adrien Lentiampa  : cliquez ici pour lire l’article → Méditation dominicale : Déterminé, Jésus, prit la route de Jérusalem

◊ Bible – service.net : cliquez ici pour lire l’article →  Jésus et Jérusalem | S.B.E.V. – bible-service.net

Jésus pris la route de Jérusalem

Image de prévisualisation YouTube

Publié dans Catéchèse, Disciples de Jésus, Homélies, Page jeunesse, Religion, Temps ordinaire | 1 Commentaire »

Des femmes les accompagnaient et les servaient en prenant sur leurs ressources

Posté par diaconos le 20 septembre 2019

Vendredi 20 septembre 2019

Dieu et les femmes.png 300

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, il arriva que Jésus, passant à travers villes et villages, proclamait et annonçait la Bonne Nouvelle du règne de Dieu. Les Douze l’accompagnaient,     ainsi que des femmes qui avaient été guéries de maladies et d’esprits mauvais : Marie, appelée Madeleine, de laquelle étaient sortis sept démons, Jeanne, femme de Kouza, intendant d’Hérode, Suzanne, et beaucoup d’autres, qui les servaient en prenant sur leurs ressources. (Lc 8, 1-3)

Homélie  Dieu et les femmes

Deu se sert souvent des femmes pour nous donner des leçons ; il les choisit volontiers comme partenaires. Sur le chemin de Jésus, une femme cria : «Heureuses les entrailles qui t’ont portée et les seins que tu as sucés !»  Jésus répondit : «Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et l’observent ! » (Lc 11, 27-28).

«Oui, bienheureuse celle qui a cru en l’accomplissement de ce qui lui a été dit de la part du Seigneur !» (Lc 1, 45) Le bonheur d’être femme, c’est d’abord celui d’écouter la parole de Dieu.  Deux groupes furent témoins des actes de puissance et des enseignements de Jésus, et en furent les garants l’un à côté de l’autre : Les Douze d’abord, dont on précisa qu’ils étaient avec lui et ils qu’ils collaborèrent à sa mission.

Marie de Magdala, plus blessée que les autres, Jeanne, femme mariée de la haute société, qui  laissa son mari et la cour d’Hérode le tétrarque,  Suzanne :  ces femmes  furent très actives dans des moments clefs : lors de la mort de Jésus et de son ensevelissement (Lc 23, 49. 55-56), puis au tombeau vide où se trouvèrent notamment Marie de Magdala qui, la première, annonça la résurrection.

Plus tard, elles se retrouvèrent avec les Douze dans la chambre haute, avant la Pentecôte (Ac 1, 14). Les femmes occupent une place importante dans l’Évangile de Luc, sans jamais qu’il ne souligna l’incongruité de leur présence autour de Jésus. Pourtant, dans le contexte socioculturel de l’époque, la femme demeura une mineure, juridiquement parlant, confinée dans une partie réservée du Temple, ou encore « dispensée » de la célébration des fêtes annuelles comme de la prière publique.

Jésus manifesta une liberté sans limite en prenant des femmes dans le groupe itinérant de ses disciples.

Dans la Bible Dieu s’est révélé d’abord à travers des images de la paternité masculine et seulement ensuite, mais de manière ultime dans son dessein d’amour, à travers celles de la maternité féminine. Transposée à Dieu, cette image paternelle nous dit la transcendance divine : il est le « Tout autre ». Dieu est notre Créateur, nous sommes ses créatures séparées de lui.

Dans le Christianisme, le « Tout autre » veut nous unir à lui par grâce, à la différence de l’Islam qui laisse l’homme dans une pure extériorité vis-à-vis de Dieu. Cette vie de la grâce s’exprime alors à travers une image féminine (maternelle ou nuptiale). Si la Révélation était partie, comme dans nombre de religions païennes, d’une image maternelle de la divinité, elle aurait laissé l’homme dans une fusion panthéiste (confusion du Créateur et de sa création), telle qu’on la voit dans l’Hindouisme ou le Bouddhisme.

«Ainsi que des femmes qui avaient été guéries de maladies et d’esprits mauvais, (…) et beaucoup d’autres (l’accompagnaient), qui les servaient en prenant sur leurs ressources .» Cette différenciation des groupes de disciples veut reconnaître plusieurs types de vocations. Le chiffre 12 désignant  les Apôtres de Jésus,il dit à leur sujet :  «Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et établis, afin que vous alliez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure» (Jn 15, 16). 

Identifiées comme étant guéries de maladies et d’esprits mauvais, leur appel  fut présenté comme le fruit d’avoir été délivrées du mal, comme si ce fut la conséquence d’une dette de gratitude qui ne trouva plus de sens dans la vie qu’en servant le Bien qu’elles surent aimer gratuitement, en se reconnaissant tant aimées gratuitement. Amen

Diacre Michel Houyoux

Liens externes

◊ Et Dieu créa la femme : cliquez ici pour lire l’article → Comment Dieu considère-t-il les femmes ?

◊ lacroix.com  : cliquez ici pour lire l’article → Les femmes de la Bible portent l’intuition de Dieu

♥  Les femmes dans la Bible ?

Image de prévisualisation YouTube

Publié dans Catéchèse, Disciples de Jésus, Enseignement, L'Église, Religion, Temps ordinaire | Pas de Commentaire »

XXIII dimanche du temps ordinaire -année C

Posté par diaconos le 7 septembre 2019

Celui qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple

Celui qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple.png 295

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, de grandes foules faisaient route avec Jésus ; il se retourna et leur dit : «Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple. Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher à ma suite ne peut pas être mon disciple. Quel est celui d’entre vous qui, voulant bâtir une tour, ne commence par s’asseoir pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi aller jusqu’au bout ?

Car, si jamais il pose les fondations et n’est pas capable d’achever, tous ceux qui le verront vont se moquer de lui : ‘Voilà un homme qui a commencé à bâtir et n’a pas été capable d’achever !’ Et quel est le roi qui, partant en guerre contre un autre roi, ne commence par s’asseoir pour voir s’il peut, avec dix mille hommes, affronter l’autre qui marche contre lui avec vingt mille ?

S’il ne le peut pas, il envoie, pendant que l’autre est encore loin, une délégation pour demander les conditions de paix. Ainsi donc, celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple.  (Lc 14, 25-33)

Homélie  Qui peut comprendre les volontés du Seigneur ?

Jésus connaissait la fragilité de la plupart de ses disciples. Sur la route de Jérusalem où il s’avança résolument, il se retourna. Dans ces foules qui firent route avec lui, combien adhérèrent pleinement à sa personne et à son message ? Certes Luc écrivit ce passage d’Évangile pour les chrétiens de son temps ; mais il nous interpelle également aujourd’hui sur la vérité de notre option chrétienne.

Au témoignage même de Jésus, être son disciple exige de le préférer à sa propre famille et à sa propre vie. Préférer est à comprendre dans le sens «aimer plus» Il ne s’agit donc pas de suivre le Christ de temps en temps, mais de l’aimer plus que tout, plus que soi-même, jusqu’à embrasser la croix à sa suite.

Pour être vraiment son disciple, nous devons aussi porter notre croix, c’est à dire affronter avec courage l’épreuve. Jésus ne s’adresse pas à une élite, mais aux foules et dans le temps présent à toutes les personnes qui veulent vivre chrétiennement dans le concret de leur vie.

Quels obstacles nous empêchent de suivre le Christ : égoïsme, amour propre, timidité, respect humain, amour de l’argent ou de nos aises … ? Chaque jour, la vie et les évènements qui s’y présentent, nous placent devant des choix où s’exprime concrètement notre préférence pour le Christ et sa Parole. À titre d’exemple : gérer honnêtement ses affaires, être solidaire de la personne souffrante, défendre la vie à naître et celle qui décline, rester fidèle à son conjoint, refuser la violence… .

Dans la seconde lecture, Paul demanda  à son disciple Philémon, de traiter son esclave Onésime, de retour après sa fuite, comme un frère. Selon la loi romaine, le fugitif pouvait être puni de mort ; mais selon l’enseignement de l’Évangile, Philémon devait le traiter en homme libre : tel devait être le choix d’un disciple du Christ.

Ne nous arrive-t-il pas d’être face à des choix comparables quand nous savons que ce qui est légal n’est ni moral ni conforme à l’Évangile ? Sans réflexion sur nos moyens et sur nos faiblesses, sans écoute de Dieu et sans prière, comment pourrions-nous construire une vie conforme à l’enseignement du Christ ?

Jésus nous conseille de « commencer par nous asseoir en nous appuyant sur deux courtes paraboles, celle de l’architecte et celle du chef de guerre. Prenons donc le temps de nous arrêter de temps en temps, de nous reposer et de réfléchir à ce que nous vivons. Posons-nous quelques questions fondamentales….

 Par exemple : combien de temps réservons-nous à la prière, à la lecture de la Bible ou de l’Évangile ? Quelles sont les parts de notre vie encore soustraites à l’influence du Christ ? Quel nouveau détachement de nous-même ou de nos biens le Christ nous demande-t-il ?

«Apprends-nous la vraie mesure de nos jours : que nos cœurs pénètrent la sagesse» (Ps 90, 12). Dans ce verset, le psalmiste demande à Dieu de nous faire connaître la vraie mesure de nos jours et de remplir nos cœurs de sagesse. Dès lors nous serons au moins capables de tirer le meilleur parti possible de la vie présente, brève et malheureuse à cause du péché. Une chose est certaine, les petits bonheurs qui jalonnent le cours de la vie sont des dons de Dieu et il faut savoir lui en rendre grâce et en profiter.

 En cherchant la Sagesse de Dieu, nous espérons ardemment son Esprit Saint. Lui seul nous donnera de discerner, de bien réfléchir, de bien agir. Écoutons la Sagesse de Dieu, elle nous apprend la vraie mesure de nos jours.  Elle nous accorde la vraie liberté, elle nous dépouille de l’encombrant, de l’accessoire et de l’inutile et elle nous libère de nos fausses sécurités.

«Qui peut comprendre les volontés du Seigneur ?» (Sg. 9, 13b)  Comprendre les volontés du Seigneur, c’est suivre ses commandements : aimer Dieu de tout son cœur et nous aimer les uns et les autres. Plus nous aimerons et plus nous découvrirons le projet de Dieu sur nous. Avec confiance, allons à la rencontre de nos proches et partageons avec eux, l’amour que Dieu nous témoigne. Amen

Michel Houyoux, diacre permanent

Compléments

◊ Catéchèse : cliquez ici pour lire l’article → Fais confiance au Christ, il t’est proche.

◊ Enseignement : cliquez ici pour lire l’article → Bâtir une maison sur le sable, est-ce une bonne idée ?

Liens externes

◊ À méditer  : cliquez ici pour lire l’article → D’un autre côté: « Quiconque ne renonce pas à tout ne peut  être mon disciple

◊ Père Alberto  : cliquez ici pour lire l’article →  QUI NE RENONCE PAS À TOUT CE QUI LUI APPARTIENT NE PEUT ÊTRE MON DISCIPLE

Frère Thibaut du Pontavice : Ne pas diluer la foi

Image de prévisualisation YouTube

Publié dans Catéchèse, Disciples de Jésus, La messe du dimanche, Religion, Temps ordinaire | Pas de Commentaire »

We collect in baskets what is good, and we reject what is worthless (Mt 13, 47-53)

Posté par diaconos le 1 août 2019

Thursday, August 1, 2019

From the Gospel according to Matthew

Jesus said to the disciples : « The Kingdom of heaven is like a net thrown into the sea, 160 which collects fish of every kind. When it is full they haul it ashore and sit down to put what is good into buckets. What is bad they throw away. Thus it will be at the end of the age. The angels will go out and separate the wicked from the righteous and throw them into the fiery furnace, where there will be wailing and grinding of teeth. »

« Do you understand all these things ? » They answered :  « Yes. » And he replied, « Then every scribe who has been instructed in the Kingdom of heaven is like the head of a household who brings from his storeroom both the new and the old. » When Jesus finished these parables, he went away from there. (Mt 13, 47-53)

  Homily   

The parable of the treasure hidden in a field and the discovery of a precious pearl tell us about two men who discover the Kingdom of Heaven under very different circumstances. The first, probably a peasant, finds a treasure in a field that is not his. He discovered it by chance ; but now the Kingdom of God is revealing itself and offering itself to him. He did not know that such a treasure existed. He had never imagined it… His joy is therefore proportional to such a surprise: it is overflowing !

The second is a businessman who was looking for fine pearls to sell them. He contacted merchants he had known for a long time. Now one of them presents him with one of rare value. This merchant was on the lookout for opportunities. He did not let such a bargain slip away and is glad to have made such a good deal.

He was the man attentive to the signs of God in his life and when he discerned them, he put all the means in place to follow them. In both cases, the one who found himself in front of the evidence of the Kingdom must sell everything he possessed in order to be able to buy this treasure or pearl. The Kingdom of Heaven has no price and that the happiness or joy it brings far exceeds all our earthly expectations !

What is this Kingdom to provide such fullness to those who find it ? Today, as two thousand years ago, this parable challenges us: Jesus is our treasure or our fine pearl. Do we still know how to be surprised and amazed by such a gift ?

The third parable particularly challenges us : the Kingdom of God is like a net that is thrown at sea ; this net is thrown on everyone, good and bad, giving everyone the opportunity to welcome it. God, who created all men, extends his net of mercy on all men. No one is excluded from his plan of salvation, which is offered to everyone, without making any difference between people.

God puts everything in place for us to know him. Whether we seek him as the pearl trader, or whether we are explicitly passed on, as the peasant who fell on a treasure without ever having dreamed of it, so God arranges to enter our lives, into every life.

To be a missionary disciple is first of all to become aware that it is always in the first place God himself who is at work in order to reveal himself to our heart. It is not our apostolic projects that will bring the Kingdom, but it is the inner voice of God who, through inner and often diverted paths, silently seduces the heart of each person.

If we understand this, says Jesus in the fourth parable, which can be summed up in one sentence : « we are disciples of the Kingdom ». A disciple of the Kingdom is no longer in search of the rare pearl, since he has found it, he is now compared to an owner, a householder or a father whose wealth is guaranteed. His treasure is Jesus whom he met and whom he loves and from whom he derives an incomparable joy.

From this treasure that is Jesus, he draws from both the new and the old. The new, for the missionary disciple, is the love of Jesus that amazes him every day. It is contained in the Gospels. The old man is all that prepared us to welcome Jesus and without which we would never have recognized him as Christ: it is the Law and the prophets. Amen

Deacon Michel Houyoux

Additional information

 The disciples asked Jesus : « Explain clearly to us the parable of the weeds in the field. « (Mt 13, 36b) This question also remains our own. The question of Evil is the greatest of all for any thinking person. Why is there evil in the world ? Why do some people choose to do evil? Respond to good with evil ?

Evil here being defined mainly by jealousy and division, the perpetrators of scandals, by the people who make others fall… This Gospel can shock us: there is an enemy and it is active; there is a furnace and we cry there. This chaff can actually cause the good grain to grow poorly or even not grow at all. Jesus did not impose an answer, he proposed three parables….

Good and evil will be mixed until the end of the world. In every person, in institutions and even in the Church, there will always be both good and evil. In our hearts and in every person I meet or live with, there are two things: good and bad.

God the sower and the enemy who plants the bad grass always respects people. He knows that temptation is often stronger than their good intentions and that people need time to find and choose the right thing.   « The Kingdom of Heaven is like a man who sowed good grain in his field.  Now while the people were asleep, his enemy came and sowed weeds in the middle of the wheat and went away.  » (Mt 13, 24-25).

In these verses, the field represents the world and there are two sowers: one sowed in broad daylight and the other sowed at night. Following in the footsteps of the sower (Jesus), his enemy (the demon) slipped in at night to spread the weeds.  The weed (weeds) is the forgetting of God, of Love, as the days go by.

The demon does not show himself, he acts out of despair, out of doubt in the evening. That’s how he does it.   Jesus suggests to us that evil, in us and in others, is not our true face, that it slips in, without our knowledge, during moments of unconsciousness or inattention. This is the devil’s ordinary way of mixing lies with truth, so that under the mask of plausibility, error passes for the truth itself, and deceives those who are easy to seduce.

It is for this reason that Jesus did not mark any other bad grain in this enemy seed than the chaff, which is very similar to wheat. Jesus teaches us how the devil goes about surprising souls. Yes, the chaff is part of the wheat field and the field of our hearts. We must learn to live with it, in us and around us, and not lose heart. For the tiny seed will become a tree (second parable), and the pinch of yeast will swell the dough of the world (third parable).

« When the stem grew and produced the ear, then the weeds appeared too.  The master’s servants came and said to him : « Lord, isn’t this the good grain you have sown in your field ? So where does it come from that there is weeds ?’ He said to them,’An enemy did this.’ The servants said to him,’So, do you want us to take him away ?’

He replied : « No, lest by removing the chaff, you pull out the wheat at the same time.  «  (Mt 13, 26-29) In these verses, Jesus’ words invite us to patience and hope. We still want to harvest. Everything, right now! And before we do, we want to remove the weeds. But Jesus said, « Wait. Do not cut weeds right away; we do not know : it is possible to confuse good grain with weeds. «   Let them grow together until the harvest » Jesus warned his listeners against the haste of people who would like to tackle it. He accepts in his Church the mixture of good and bad.

Jesus went so far as to cause scandal by giving his preferences to sinners. He is in favour of the method of small steps. He is patient and cautious. He loves the heart of each person where the good grain and chaff are engaged in a merciless struggle. In the heart of the world in the midst of its struggles and tears, the Son of God was buried, crushed like grain.

God knows the contrast between the smallness of this buried grain and the magnitude of the final harvest. He looks forward to seeing the Kingdom reach its full maturity. But his delicacy towards the world weakened by sin makes him radically patient: « While you, Lord, who has strength, judge with indulgence, you govern us with great care » (Wis 12, 18)

But at the time of harvest, Jesus will say to the reapers : « First remove the weeds, bind them in a bundle to burn them ; as for the wheat, bring it into my attic » (Mt 13, 30b) We are well informed: we will not see until the end, at harvest (on the day of judgment), the real fruits of what we have tried to do in the Father’s field. Yes, there is a judge and there will be a judgment; there is a deadline and there will be a reward. From this Jesus does not doubt.

In summary In the parable of the tares, Jesus invites us to a realistic optimism towards ourselves and others. With patience, he transforms us, with him the chaff can become good grain.  Amen

Deacon Michel Houyoux

External links to other sites

◊  THE WEBSITE OF THE CARMELITE : click here  to see → Lectio Divina : Matthew 13, 47-53

PARABLE OF THE WHEAT AND WEEDS EXPLAINED

Image de prévisualisation YouTube

Publié dans Catéchèse, Disciples de Jésus, Homélies, Méditation, Page jeunesse, Religion, Temps ordinaire | Pas de Commentaire »

12345...24
 

Salem alikoum |
Eazy Islam |
Josue |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | AEP Gresivaudan 4ieme 2007-08
| Une Paroisse virtuelle en F...
| VIENS ECOUTE ET VOIS