Venez, les bénis de mon Père

Posté par diaconos le 2 novembre 2019

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

 Résultat de recherche d'images pour "Venez, les bénis de mon Père"En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : «Quand le Fils de l’homme  viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire.

Toutes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des boucs : il placera les brebis à sa droite, et les boucs à gauche.

Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : ‘Venez, les bénis de mon Père,
recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde.

Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !’

Alors les justes lui répondront : ‘Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu…? tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ? tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ? tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ? tu étais nu, et nous t’avons habillé ? tu étais malade ou en prison…

Quand sommes-nous venus jusqu’à toi ?’ Et le Roi leur répondra : ‘Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.’ Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche : ‘Allez-vous-en loin de moi, vous les maudits, dans le feu éternel préparé pour le diable et ses anges.

Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ; j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli ; j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.’ Alors ils répondront, eux aussi : ‘Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim, avoir soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service ?’

Il leur répondra :  ‘Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne l’avez pas fait.’ Et ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle.»  (Mt 25, 31-46)

Homélie

Le Christ reviendra pour nous juger tous dans la gloire à la fin des temps. Le critère de son jugement sera des actes concrets d’amour et de charité : donner à manger et à boire à ceux qui ont faim et soif, vêtir ceux qui sont nus, loger les sans-abris, soigner les malades, rendre visite aux prisonniers…

Et il alla plus loin : le Christ s’identifie lui-même avec toutes ces personnes souffrantes, avec tous ces petits de nos sociétés qui sont dans la difficulté.Nos sociétés connaissent toutes sortes de pauvretés, qui viennent s’ajouter à cette liste que dressa Jésus : il y a toutes les pauvretés et les fragilités psychologiques, les détresses familiales, les souffrances au travail, la précarité sociale…

Un seul critère mesurera notre vie devant Dieu : l’amour des petits et des exclus. Notre surprise est grande devant ce critère parce qu’il est d’une simplicité étonnante : si étonnante que les élus eux-mêmes seront les premiers surpris d’apprendre qu’ils ont satisfait aux exigences ; surpris d’apprendre qu’ils devaient simplement prendre le temps de poser les gestes les plus quotidiens de la vie pour créer autour d’eux un peu de bonheur.

À propos de la surprise des élus eux-mêmes, j’aime dire qu’il y a en nous un inconscient de grâce : nous ne mesurons pas la portée exacte des actions que nous accomplissons. «Tout ce que tu fais de bien, c’est plus que tu ne penses  disait le Père Caudron (s.j.)

«J’ai eu faim ; j’ai eu soif ; j’étais nu ; j’étais malade ; j’étais étranger ; j’étais en prison…» Tu es venu et tu m’as  aidé.

Ainsi donc si tu donnes à manger à l’affamé, à boire à l’assoiffé, un vêtement à un pauvre, une visite amicale à un malade, à une personne handicapée ou isolée ou déplacée…, chaque fois que tu agis ainsi tu aimes à la manière du Christ.

Au nom de Jésus, apportons un peu de baume sur les souffrances de notre époque. Pour aimer comme le Christ nous aime, l’autre n’est pas un étranger, ni quelqu’un à éviter. L’autre est un hôte à accueillir. Ce regard là est aujourd’hui le critère d’une civilisation de l’amour : «À quoi bon de dire qu’on à la foi si l’on n’a pas aussi les oeuvres ?» (Jn 2, 14)

Cette mission là comme chemin d’évangélisation, est d’une actualité criante : nos plus humbles gestes d’amour vrai ont une valeur infinie, une valeur d’éternité.

Jésus n’est pas venu en notre monde pour être servi, mais pour servir, et faire la volonté de son Père. Et c’est la même attitude que nous sommes invités à avoir, nous qui par notre baptême sommes devenus prêtres, prophètes et rois… «Si l’un de vous veux être le premier, qu’il se fasse le serviteur de tous » (Mc 10,44-45).

Servir Dieu, servir le Christ, c’est servir les pauvres. Le pauvre a le visage même de Jésus.  Et il  nous le dit avec force : «Chaque fois que tu l’as fait au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que tu l’as fait»

S’occuper de la souffrance des autres. Tel fut le début de l’Église au lendemain de la Pentecôte quand Pierre, à l’infirme assis près de la «belle porte» (Ac 3, 6b) invita, au nom de Jésus, à un retour à la santé.

Tel fut le projet pastoral  des premiers évangélisateurs de notre Église : l’organisation sociale de la charité (Benoît XVI encyclique sur l’amour )- qui est autre chose que de l’assistance sociale : c’est courir à la rencontre de l’autre avec l’empressement de la charité – C’est là, le cœur de l’Évangile : «Chaque fois que vous l’avez fait.  C’est à moi que vous l’avez fait.»

Et comment pouvons-nous être à l’image du Christ ? En aimant et en le traduisant  dans nos actes.

Aussi  étonnant que cela paraisse, c’est bien sur le service rendu aux autres que notre vie prendra la forme du Royaume de Dieu, que notre vie communiera au Christ : «Bon et fidèle serviteur entre dans la joie de ton maître !» (Mt 25,23 ).

On n’aurait pu penser que le tri entre les bénis du Père et les autres se ferait sur d’autres critères. Comme sur celui de l’assiduité au culte par exemple ou même sur celui de la foi explicite. Mais non ! Le souci des autres est, de loin, la première œuvre à effectuer, puisqu’elle est présentée comme le critère du jugement dernier.

Souvenons-nous qu’il ne suffit pas de dire Seigneur, Seigneur pour être sauvé. Donc, les autres : mon bonheur et mon salut ? Voici qui dérange l’ordonnancement de mes priorités humaines et religieuses.

D’autant plus, qu’il s’agit de tous les autres sans distinction aucune !… L’autre est l’autre, sans autre caractéristique que le besoin d’être heureux lui aussi. Qu’avons-nous entendu tout au long de cet évangile : les autres, les autres… toujours les autres…!

N’est-ce pas assourdissant ? Que fais-je des autres ? Serai-je jugé ? Et vous ?

Amen.     

Michel Houyoux, diacre permanent.

Liens externes

◊ Regnum Christi : cliquez ici pour lire l’article  → Venez, les bénis de mon Père

◊ Idées-Caté   : cliquez ici pour lire l’article  → Le christ roi, venez les bénis de mon Père

Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le royaume préparé pour vous

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Jésus, le visage déterminé, prit la route de Jérusalem

Posté par diaconos le 1 octobre 2019

Mardi 01 octobre 2019

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De l’Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc

Comme s’accomplissait le temps où il allait être enlevé au ciel, Jésus, le visage déterminé, prit la route de Jérusalem. Il envoya, en avant de lui, des messagers ; ceux-ci se mirent en route et entrèrent dans un village de Samaritains pour préparer sa venue. Mais on refusa de le recevoir, parce qu’il se dirigeait vers Jérusalem. Voyant cela, les disciples Jacques et Jean dirent : «Seigneur, veux-tu que nous ordonnions qu’un feu tombe du ciel et les détruise ?» Mais Jésus, se retournant, les réprimanda. Puis ils partirent pour un autre village. (Lc 9, 51-56)

Homélie  Suivre le Christ ?

 Jésus rencontra un homme qui en voulut, un homme prêt à le suivre jusqu’au bout du monde  : « Je te suivrai partout où tu iras  » (Lc 9, 57) L’homme qui disait cela ne savait pas que la route de Jésus passait par le Calvaire. Jésus lui refroidir ses élans : il ne chercha pas à faire du recrutement sans conditions. Il souligna, au contraire, qu’il fallut accepter l’inconfort, la pauvreté, l’insécurité pour le suivre : « Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer sa tête !  » lui dira t-il. (Lc 9, 52)

Cette réponse souligne la conscience que Jésus avait en montant vers Jérusalem. Il marcha vers un destin tragique. Qui veut suivre Jésus doit s’attendre aussi à être rejeté. Jésus dit à un autre homme : «  Suis moi !  » L’homme répondit : «  Permets-moi d’abord d’aller enterrer mon père  » Mais Jésus répliqua : «  laisse les morts enterrer les morts : Toi, va annoncer le règne de Dieu  » (Lc 9, 60)

Voilà l’une des paroles les plus dures de l’Évangile, une parole provocante, révoltante. Ici, Jésus va jusqu’à prétendre que celui qui n’a pas découvert le Règne de Dieu, est un mort ! Dans ce verset, le mot «  mort  » n’a pas le même sens : dans un cas, il s’agit des défunts…mais dans l’autre, il s’agit de toutes les personnes qui n’ont pas rencontré Jésus, et dont il ose dire qu’ils sont morts ! Pour Jésus la personne qui n’a pas le souci des choses de Dieu, ne vit pas au sens fort : elle est déjà morte ! C’est vraiment une parole dure à entendre, parole qui révèle la seule vraie vie, celle de Dieu, celle de son Règne.

C’est louable de penser à ses défunts mais il est plus qu’urgent de proclamer la Bonne Nouvelle de l’ Évangile à tous les vivants ; il n’y a pas une minute à perdre ! Il y a urgence de faire très sérieusement la catéchèse dans notre monde matérialisé, il y a urgence de solidarité, il y a urgence d’amour, il y a urgence d’apostolat.

Suivre le Christ, c’est aller à contre courant des modes. Suivre le Christ, c’est bouger soi-même avant de vouloir que les autres ne  bougent !  Un autre encore lui dit : « Je te suivrai Seigneur, mais laisse- moi d’abord faire mes adieux aux gens de ma maison » Jésus lui répondit : « Celui qui met la main à la charrue et regarde en arrière n’est pas fait pour le Royaume de Dieu  »

Le service du Royaume de Dieu, exige tout de suite. Dieu conteste nos priorités. « Laisse-moi d’abord enterrer mon père, laisse-moi faire mes adieux à mes parents, ce sont des demande très légitimes. Ces gens sont très sérieux, ils sont raisonnables. Ils ont prévu leur emploi du temps. D’abord leurs affaires personnelles, et en second choix les affaires de Dieu !

Et nous, n’agissons-nous pas, trop souvent envers Dieu , comme ces gens cités dans l’Évangile ? Chaque Dimanche, d’abord me reposer, d’abord faire mon entraînement, d’abord me consacrer à ma famille, à mes copains et copines et après s’il reste du temps…aller à la messe.

Quelle est ton échelle des valeurs ? Le bronzage d’abord ? La santé ? ou bien l’essentiel d’abord

Dans sa lettre aux Galates, Paul rappelle cet essentiel :  « Si le Christ nous a libérés, c’est pour que nous soyons vraiment libres. Alors, tenez bon, et ne reprenez pas les chaînes de votre ancien esclavage. Vous avez été appelés à la liberté. Que cette liberté ne soit pas un prétexte pour satisfaire votre égoïsme : au contraire, mettez-vous, par amour, au service les uns des autres.  » (Deuxième lecture – Ga 5, 1)

Jésus nous présente dans ce passage trois attitudes : ceux qui veulent agir ou défendre le bien par la violence ; ceux qui acceptent de suivre le Seigneur mais à condition de disposer de suffisamment de commodités ; ceux qui veulent retourner en arrière.

 Jésus réprimanda ses disciples qui veulent agir par la violence. Les disciples Jacques et Jean (le disciple bien-aimé !) voulurnt détruire par le feu les personnes qui ne voulaient pas accueillir Jésus. Cela paraît excessif, non ? Pourtant combien de fois sommes-nous tentés de résoudre les difficultés par la violence.

On aimerait qu’il n’y ait pas de mal, pas de défaut, pas de manquement, pas de péché, surtout chez les autres, chez les gens dont nous avons la charge ou autour de nous (enfants, élèves, collègues de travail, voisins). Nous voulons résoudre le mal en le supprimant, et le supprimer c’est malheureusement souvent agir avec violence.

En quoi je retrouve cette attitude dans ma situation aujourd’hui ? Qu’est-ce qui alimente ma colère ? Qu’est-ce qui me fait perdre patience? Dans quels domaines aimerais-je faire le bien et je me confronte aux attitudes différentes de la mienne ? Jésus nous demande de le suivre, de semer le bien, mais pas de cette manière.

Jésus prévient que celui qui veut le suivre ne disposera pas de toutes les commodités.  : « Le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer la tête. »  Quelles sont les commodités qui m’empêchent d’aimer et de suivre le Christ ? : « Quiconque met la main à la charrue, puis regarde en arrière, n’est pas fait pour le Royaume de Dieu. »

Parfois les difficultés du moment présent nous font oublier tout le chemin parcouru avec le Christ et nous donne la nostalgie de notre vie passée. Quand notre cœur souffre dans le moment présent, il fuit en arrière. Le Christ nous invite à regarder en avant, à avoir confiance en lui. Amen

Diacre Michel Houyoux

 Liens externes

◊ Père Adrien Lentiampa  : cliquez ici pour lire l’article → Méditation dominicale : Déterminé, Jésus, prit la route de Jérusalem

◊ Bible – service.net : cliquez ici pour lire l’article →  Jésus et Jérusalem | S.B.E.V. – bible-service.net

Jésus pris la route de Jérusalem

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Des femmes les accompagnaient et les servaient en prenant sur leurs ressources

Posté par diaconos le 20 septembre 2019

Vendredi 20 septembre 2019

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De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, il arriva que Jésus, passant à travers villes et villages, proclamait et annonçait la Bonne Nouvelle du règne de Dieu. Les Douze l’accompagnaient,     ainsi que des femmes qui avaient été guéries de maladies et d’esprits mauvais : Marie, appelée Madeleine, de laquelle étaient sortis sept démons, Jeanne, femme de Kouza, intendant d’Hérode, Suzanne, et beaucoup d’autres, qui les servaient en prenant sur leurs ressources. (Lc 8, 1-3)

Homélie  Dieu et les femmes

Deu se sert souvent des femmes pour nous donner des leçons ; il les choisit volontiers comme partenaires. Sur le chemin de Jésus, une femme cria : «Heureuses les entrailles qui t’ont portée et les seins que tu as sucés !»  Jésus répondit : «Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et l’observent ! » (Lc 11, 27-28).

«Oui, bienheureuse celle qui a cru en l’accomplissement de ce qui lui a été dit de la part du Seigneur !» (Lc 1, 45) Le bonheur d’être femme, c’est d’abord celui d’écouter la parole de Dieu.  Deux groupes furent témoins des actes de puissance et des enseignements de Jésus, et en furent les garants l’un à côté de l’autre : Les Douze d’abord, dont on précisa qu’ils étaient avec lui et ils qu’ils collaborèrent à sa mission.

Marie de Magdala, plus blessée que les autres, Jeanne, femme mariée de la haute société, qui  laissa son mari et la cour d’Hérode le tétrarque,  Suzanne :  ces femmes  furent très actives dans des moments clefs : lors de la mort de Jésus et de son ensevelissement (Lc 23, 49. 55-56), puis au tombeau vide où se trouvèrent notamment Marie de Magdala qui, la première, annonça la résurrection.

Plus tard, elles se retrouvèrent avec les Douze dans la chambre haute, avant la Pentecôte (Ac 1, 14). Les femmes occupent une place importante dans l’Évangile de Luc, sans jamais qu’il ne souligna l’incongruité de leur présence autour de Jésus. Pourtant, dans le contexte socioculturel de l’époque, la femme demeura une mineure, juridiquement parlant, confinée dans une partie réservée du Temple, ou encore « dispensée » de la célébration des fêtes annuelles comme de la prière publique.

Jésus manifesta une liberté sans limite en prenant des femmes dans le groupe itinérant de ses disciples.

Dans la Bible Dieu s’est révélé d’abord à travers des images de la paternité masculine et seulement ensuite, mais de manière ultime dans son dessein d’amour, à travers celles de la maternité féminine. Transposée à Dieu, cette image paternelle nous dit la transcendance divine : il est le « Tout autre ». Dieu est notre Créateur, nous sommes ses créatures séparées de lui.

Dans le Christianisme, le « Tout autre » veut nous unir à lui par grâce, à la différence de l’Islam qui laisse l’homme dans une pure extériorité vis-à-vis de Dieu. Cette vie de la grâce s’exprime alors à travers une image féminine (maternelle ou nuptiale). Si la Révélation était partie, comme dans nombre de religions païennes, d’une image maternelle de la divinité, elle aurait laissé l’homme dans une fusion panthéiste (confusion du Créateur et de sa création), telle qu’on la voit dans l’Hindouisme ou le Bouddhisme.

«Ainsi que des femmes qui avaient été guéries de maladies et d’esprits mauvais, (…) et beaucoup d’autres (l’accompagnaient), qui les servaient en prenant sur leurs ressources .» Cette différenciation des groupes de disciples veut reconnaître plusieurs types de vocations. Le chiffre 12 désignant  les Apôtres de Jésus,il dit à leur sujet :  «Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et établis, afin que vous alliez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure» (Jn 15, 16). 

Identifiées comme étant guéries de maladies et d’esprits mauvais, leur appel  fut présenté comme le fruit d’avoir été délivrées du mal, comme si ce fut la conséquence d’une dette de gratitude qui ne trouva plus de sens dans la vie qu’en servant le Bien qu’elles surent aimer gratuitement, en se reconnaissant tant aimées gratuitement. Amen

Diacre Michel Houyoux

Liens externes

◊ Et Dieu créa la femme : cliquez ici pour lire l’article → Comment Dieu considère-t-il les femmes ?

◊ lacroix.com  : cliquez ici pour lire l’article → Les femmes de la Bible portent l’intuition de Dieu

♥  Les femmes dans la Bible ?

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XXIII dimanche du temps ordinaire -année C

Posté par diaconos le 7 septembre 2019

Celui qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple

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De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, de grandes foules faisaient route avec Jésus ; il se retourna et leur dit : «Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple. Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher à ma suite ne peut pas être mon disciple. Quel est celui d’entre vous qui, voulant bâtir une tour, ne commence par s’asseoir pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi aller jusqu’au bout ?

Car, si jamais il pose les fondations et n’est pas capable d’achever, tous ceux qui le verront vont se moquer de lui : ‘Voilà un homme qui a commencé à bâtir et n’a pas été capable d’achever !’ Et quel est le roi qui, partant en guerre contre un autre roi, ne commence par s’asseoir pour voir s’il peut, avec dix mille hommes, affronter l’autre qui marche contre lui avec vingt mille ?

S’il ne le peut pas, il envoie, pendant que l’autre est encore loin, une délégation pour demander les conditions de paix. Ainsi donc, celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple.  (Lc 14, 25-33)

Homélie  Qui peut comprendre les volontés du Seigneur ?

Jésus connaissait la fragilité de la plupart de ses disciples. Sur la route de Jérusalem où il s’avança résolument, il se retourna. Dans ces foules qui firent route avec lui, combien adhérèrent pleinement à sa personne et à son message ? Certes Luc écrivit ce passage d’Évangile pour les chrétiens de son temps ; mais il nous interpelle également aujourd’hui sur la vérité de notre option chrétienne.

Au témoignage même de Jésus, être son disciple exige de le préférer à sa propre famille et à sa propre vie. Préférer est à comprendre dans le sens «aimer plus» Il ne s’agit donc pas de suivre le Christ de temps en temps, mais de l’aimer plus que tout, plus que soi-même, jusqu’à embrasser la croix à sa suite.

Pour être vraiment son disciple, nous devons aussi porter notre croix, c’est à dire affronter avec courage l’épreuve. Jésus ne s’adresse pas à une élite, mais aux foules et dans le temps présent à toutes les personnes qui veulent vivre chrétiennement dans le concret de leur vie.

Quels obstacles nous empêchent de suivre le Christ : égoïsme, amour propre, timidité, respect humain, amour de l’argent ou de nos aises … ? Chaque jour, la vie et les évènements qui s’y présentent, nous placent devant des choix où s’exprime concrètement notre préférence pour le Christ et sa Parole. À titre d’exemple : gérer honnêtement ses affaires, être solidaire de la personne souffrante, défendre la vie à naître et celle qui décline, rester fidèle à son conjoint, refuser la violence… .

Dans la seconde lecture, Paul demanda  à son disciple Philémon, de traiter son esclave Onésime, de retour après sa fuite, comme un frère. Selon la loi romaine, le fugitif pouvait être puni de mort ; mais selon l’enseignement de l’Évangile, Philémon devait le traiter en homme libre : tel devait être le choix d’un disciple du Christ.

Ne nous arrive-t-il pas d’être face à des choix comparables quand nous savons que ce qui est légal n’est ni moral ni conforme à l’Évangile ? Sans réflexion sur nos moyens et sur nos faiblesses, sans écoute de Dieu et sans prière, comment pourrions-nous construire une vie conforme à l’enseignement du Christ ?

Jésus nous conseille de « commencer par nous asseoir en nous appuyant sur deux courtes paraboles, celle de l’architecte et celle du chef de guerre. Prenons donc le temps de nous arrêter de temps en temps, de nous reposer et de réfléchir à ce que nous vivons. Posons-nous quelques questions fondamentales….

 Par exemple : combien de temps réservons-nous à la prière, à la lecture de la Bible ou de l’Évangile ? Quelles sont les parts de notre vie encore soustraites à l’influence du Christ ? Quel nouveau détachement de nous-même ou de nos biens le Christ nous demande-t-il ?

«Apprends-nous la vraie mesure de nos jours : que nos cœurs pénètrent la sagesse» (Ps 90, 12). Dans ce verset, le psalmiste demande à Dieu de nous faire connaître la vraie mesure de nos jours et de remplir nos cœurs de sagesse. Dès lors nous serons au moins capables de tirer le meilleur parti possible de la vie présente, brève et malheureuse à cause du péché. Une chose est certaine, les petits bonheurs qui jalonnent le cours de la vie sont des dons de Dieu et il faut savoir lui en rendre grâce et en profiter.

 En cherchant la Sagesse de Dieu, nous espérons ardemment son Esprit Saint. Lui seul nous donnera de discerner, de bien réfléchir, de bien agir. Écoutons la Sagesse de Dieu, elle nous apprend la vraie mesure de nos jours.  Elle nous accorde la vraie liberté, elle nous dépouille de l’encombrant, de l’accessoire et de l’inutile et elle nous libère de nos fausses sécurités.

«Qui peut comprendre les volontés du Seigneur ?» (Sg. 9, 13b)  Comprendre les volontés du Seigneur, c’est suivre ses commandements : aimer Dieu de tout son cœur et nous aimer les uns et les autres. Plus nous aimerons et plus nous découvrirons le projet de Dieu sur nous. Avec confiance, allons à la rencontre de nos proches et partageons avec eux, l’amour que Dieu nous témoigne. Amen

Michel Houyoux, diacre permanent

Compléments

◊ Catéchèse : cliquez ici pour lire l’article → Fais confiance au Christ, il t’est proche.

◊ Enseignement : cliquez ici pour lire l’article → Bâtir une maison sur le sable, est-ce une bonne idée ?

Liens externes

◊ À méditer  : cliquez ici pour lire l’article → D’un autre côté: « Quiconque ne renonce pas à tout ne peut  être mon disciple

◊ Père Alberto  : cliquez ici pour lire l’article →  QUI NE RENONCE PAS À TOUT CE QUI LUI APPARTIENT NE PEUT ÊTRE MON DISCIPLE

Frère Thibaut du Pontavice : Ne pas diluer la foi

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