Lundi de la quinzième semaine du Temps Ordinaire – Année Paire

Posté par diaconos le 14 juillet 2024

Je ne suis pas venu apporter la paix mais le glaive« Ne pensez pas que ...

# Le sommeil de l’âme ou vision béatifique différée, ou encore mortalisme chrétien, est une notion de la théologie chrétienne selon laquelle l’âme n’est pas d’essence immortelle : l’âme est mortelle ; aussi, au moment de la mort, soit elle périt comme le corps et avec lui même si Dieu la ressuscite au Jugement dernier, soit elle entre dans une sorte de sommeil entre le moment de la mort et le moment de la résurrection. Eusèbe de Césarée : « D’autres gens encore, en Arabie, surviennent à l’époque dont nous parlons [c'est-à-dire le milieu du IIIe siècle], introducteurs d’une doctrine étrangère à la vérité. Ils disaient que l’âme humaine, provisoirement dans la conjoncture présente, meurt avec les corps, au moment du trépas, et qu’elle est corrompue avec eux, mais qu’un jour, au temps de la résurrection, elle revivra avec eux » (Histoire ecclésiastique, VI, 37, trad. G. Bardy, 1955).

C’est une allusion à certains auteurs syriaques, comme Aphraate le Sage persan (IVe siècle), Éphrem le Syrien (306-373), qui soutiennent la dormition de l’âme (hypnopsychisme) après la mort. Divers auteurs défendent le mortalisme, dont le théologien et réformateur anglais John Wycliffe (1320-1384), Martin Luther (1483-1546), l’anabaptiste Michael Sattler (1490-1527), le protestant anglais William Tyndale (1494-1536), le théologien et médecin Michel Servet (1509 ?-1553), le poète John Milton (1588-1670), les philosophes Thomas Hobbes (1605-1682) et John Locke (1643-1727), Isaac Newton (1676-1748).

Ce qui était option individuelle devient croyance à l’intérieur d’églises. Le mortalisme est généralement soutenu par les Millerites de William Miller (1831), l’Église adventiste du septième jour (1860), les Christadelphes de John Thomas (1860), les Témoins de Jéhovah de Charles Taze Russell (1879)… L’Église catholique condamne le mortalisme, en particulier lors du Ve Concile de Latran (1513), qui proclame l’immortalité de l’âme.

La bulle Apostolici regiminis défend la doctrine concernant l’âme humaine immortelle, contre les néo- aristotéliciens : « De nos jours… le semeur de zizanie, l’antique ennemi du genre humain (Mt 13:25) a osé à nouveau semer et multiplier dans le champ du Seigneur des erreurs très pernicieuses, qui ont toujours été rejetées par les fidèles, au sujet de l’âme et principalement de l’âme raisonnable, à savoir que celle-ci serait mortelle et unique en tous les hommes. Et certains, s’adonnant à la philosophie avec témérité, soutiennent que cela est vrai, au moins selon la philosophie : Désirant appliquer un remède opportun contre cette peste, avec l’approbation de ce saint concile, Nous condamnons et réprouvons tous ceux qui affirment que l’âme intellective est mortelle ou unique en tous les hommes, ou qui sont dans le doute à ce sujet.

De Évangile de Jésus Christ selon Matthieu

En ce temps-là, Jésus disait à ses Apôtres : « Ne pensez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre : je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive. Oui, je suis venu séparer l’homme de son père, la fille de sa mère, la belle-fille de sa belle-mère : on aura pour ennemis les gens de sa propre maison. Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n’est pas digne de moi.

Qui a trouvé sa vie la perdra ; qui a perdu sa vie à cause de moi la trouvera. Qui vous accueille m’accueille ; et qui m’accueille accueille Celui qui m’a envoyé. Qui accueille un prophète en sa qualité de prophète recevra une récompense de prophète. Qui accueille un homme juste en sa qualité de juste recevra une récompense de juste. Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d’eau fraîche, à l’un de ces petits en sa qualité de disciple, amen, je vous le dis : non, il ne perdra pas sa récompense. » Lorsque Jésus eut terminé les instructions qu’il donnait à ses douze disciples, il partit de là pour enseigner et proclamer la Parole dans les villes du pays. (Mt 10, 34-11,1)

La vérité pourrait vous coûter la vie

 La vérité pourrait vous coûter la vie. À cette crainte sans raison d’être, opposez la seule crainte raisonnable, celle du souverain Juge. Et pour cela comparez et pesez bien les motifs de ces deux craintes : d’une part, le corps seul en la puissance des adversaires, et l’âme qui leur échappe ; d’autre part, le corps et l’âme perdus dans la géhenne éternelle. Combien de martyrs cette parole a soutenus jusqu’à leur dernier soupir ! D’excellents interprètes (Stier, Olshausen et d’autres) pensèrent que Jésus oppose à la crainte des hommes la crainte du diable. Ce fut  lui, pensèrent-ils, qui  détruit l’âme et le corps.

Et quel encouragement y aurait-il pour les disciples dans cette crainte du diable, qui les aurait au contraire asservis ? Qui ne voit enfin que Jésus, continuant son discours, appelle immédiatement à la confiance en Dieu, qui est inséparable de la crainte de Dieu ? Contre la crainte des hommes il n’y a qu’un remède, la confiance en Dieu. Pour inspirer aux siens cette confiance Jésus leur montra la divine Providence qui étend ses soins aux moindres êtres.

Ces petits passereaux qui ont si peu de valeur que deux se vendent pour un sou (assarion, la dixième partie de la drachme ou du denier romain), pas un seul ne périt sans la volonté de Dieu qui lui a donné la vie. Combien plus vous, enfants et serviteurs de Dieu, devez-vous avoir la confiance que pas le moindre mal, fut-ce la perte d’un de vos cheveux, ne peut vous atteindre sans cette même volonté divine !

Confesser Jésus-Christ devant les hommes, se déclarer à lui et pour lui, ou le renier par lâcheté ou manque d’amour, c’est là ce qui divise notre humanité en deux parts. Mais c’est là aussi ce qui la divisera devant Dieu au jour du jugement. Et il ne faut pas oublier qu’il y a diverses manières de confesser ou de renier Jésus. Qui est cet homme qui fait dépendre de la confession de son nom, de la fidélité à sa personne, toute la vie religieuse et morale, et même la destinée éternelle de ceux qui l’écoutent  ?

Ainsi donc, vous, mes disciples, vous devez vous attendre à l’opposition, à la lutte. Sans aucun doute Jésus vint apporter la paix sur la terre, mais une paix que précède le combat, l’épée. Pourquoi ? La sainte vérité qu’il proclama vint se heurter au mensonge à la corruption, à l’inimitié qui règnent sur cette terre. De là, la division pénétrant jusqu’au sein de la famille, entre ceux qui veulent obéir à Jésus-Christ et ceux qui le rejettent.

Tel est partout et toujours le premier effet d’une prédication puissante de l’Évangile.  Il n’y a ni paradoxe ni figure de rhétorique dans cette parole, elle dépeint l’effet premier, actuel de l’Évangile qui est le trouble, la division, mais elle donne à entendre aussi qu’après ces luttes inévitables viendra la paix, fin dernière de la venue du Sauveur. Tout amour terrestre, même le plus légitime et le plus pur, subordonné à l’amour de Jésus, telle est la loi suprême de son règne. Que faudrait-il penser de celui qui revendique ce droit de Dieu, s’il n’était pas Dieu ?

Du reste, l’amour de Jésus, loin d’exclure les affections de la famille, les rend plus saintes et plus douces à quiconque lui en a fit le sacrifice : « Celui qui perd sa vie, la trouve  ». Pour les disciples de Jésus,  prendre leur croix et le suivre, c’est renoncer à tout et tout souffrir avec lui et pour lui, y compris la mort. Il s’est acquis sur la croix le droit de parler ainsi, le droit suprême de l’amour.

Voici donc l’alternative : trouver son âme, sa vie propre, la conserver en ce monde en fuyant la mort corporelle, c’est la perdre pour le jour des décisions éternelles. Mais la perdre dans le temps, lentement par la souffrance ou brusquement par le martyre, c’est la trouver pour l’éternité. Il ne faut pas borner le sens de ces paroles à la vie extérieure, mais l’étendre à la vie de l’âme dans ce sens elles concernent tous les chrétiens.

Jésus termina son discours  par un dernier encouragement donné aux disciples qu’il envoya dénués de tout,  en les assurant que Dieu lui-même se chargera de répandre ses riches bénédictions sur ceux auxquels ils auront recours, et qui les recevront avec amour.

Diacre Michel Houyoux

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Dom Armand Veilleux (Abbaye Notre -Dame  de Scourmont -  Belgique) : cliquez ici pour lire l’article → HOMÉLIE POUR LE LUNDI DE LA 15ÈME SEMAINE DU TEMPS ORDINAIRE

Abbaye de Port Salut : cliquez ici pour lire l’article →  Lundi 15e semaine du Temps Ordinaire – Année paire

Vidéo  Lectio Divina : cliquez ici → https://youtu.be/FjDmU8nBk7I

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Quinzième dimanche du Temps Ordinaire- Année Paire

Posté par diaconos le 9 juillet 2024

Quinzième dimanche du Temps Ordinaire- Année Paire dans Bible Jésus_Mission_disciples

 

Jésus envoie ses disciples en mission deux par deux

# Un évangile est un écrit en langue grecque qui relate la vie et l’enseignement de Jésus de Nazareth, appelé par les chrétiens Jésus-Christ. De nombreux évangiles ont circulé pendant les premiers siècles du christianisme. Quatre sont reconnus comme canoniques par les Églises chrétiennes : les évangiles dits selon Matthieu, Marc, Luc et Jean. Ils forment la partie la plus longue du Nouveau Testament. Les autres évangiles, non reconnus, sont dits apocryphes. Les évangiles canoniques sont traditionnellement attribués à des disciples de Jésus (pour l’Évangile selon Matthieu et l’Évangile selon Jean), ou à des proches de ses disciples (pour l’évangile selon Marc et l’évangile selon Luc). Matthieu, dit le publicain, l’apôtre ou l’évangéliste ; Marc (disciple de Pierre) ; Luc, dit le médecin bien-aimé (disciple de Paul de Tarse, et à qui est aussi attribuée la rédaction des Actes des Apôtres) ; Jean dit l’apôtre ou l’évangéliste.x

Le plus ancien témoin littéraire de cette attribution est Irénée de Lyon, qui a défini ces quatre évangiles canoniques comme inspirés divinement, probablement en réaction aux thèses de Marcion. Les évangiles ont été rédigés en plusieurs phases, par la deuxième ou troisième génération de disciples, dans une fourchette qui oscille entre les années 65 et 95, d’après les différentes options historiographiques. Michel Quesnel parle de 65 et 958, comme la majorité des historiens et des exégètes, et Raymond Edward Brown9 donne la fourchette 70-années 90, à plus ou moins 10 ans près. Les textes sont le fruit d’un long processus de recueil des paroles de Jésus de Nazareth.x

Ces paroles, parfois adaptées voire complétées, sont reprises dans les diverses situations de la vie des premières communautés chrétiennes et ensuite agencées à la manière d’une Vie à l’antique, qui ne relève cependant aucunement d’une biographie10. Ils ne sont appelés évangiles que vers 150. Les trois premiers évangiles (par ordre chronologique, Marc, Matthieu et Luc) sont qualifiés de synoptiques car ils présentent plus ou moins les mêmes épisodes, à la différence du quatrième, celui de Jean, qui apporte d’autres éléments.

Une autre différence est que les synoptiques comptent une cinquantaine de paraboles au total, alors que l’Évangile selon Jean n’en contient aucune. Selon la théorie des deux sources, admise par la quasi-totalité des chercheurs, les parties communes à Matthieu et à Luc dépendent à la fois de l’évangile selon Marc (600 versets chez Matthieu et 350 chez Luc) et et d’un document perdu (235 versets présents chez Matthieu et Luc, mais absents de Marc) appelé la source Q.

# La Grande Mission, ou Mission universelle, est une instruction que donne Jésus de Nazareth à onze de ses Douze Apôtres après sa résurrection. Dans cet épisode, relaté par les cinq derniers versets de l’Évangile selon Matthieu, Jésus apparaît à ses disciples sur une montagne de Galilée et leur demande de baptiser au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, l’ensemble des nations du monde. Ce passage fait suite à la crucifixion et à la résurrection de Jésus.

Élian Cuvillier nota qu’il ne contenaient aucun appel au jugement de Dieu : l’envoi en mission et l’adhésion de nouveaux disciples semblent ici l’emporter sur les notions de péché ou de rétribution. L’envoi en mission est placé sous le signe de la Trinité, qui fait écho au baptême du Christ, où l’Esprit descend sur Jésus à l’instant où la voix divine établit la relation filiale avec le Père (Mt 3, 16-17). Parallèlement, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde, s’inscrit dans la continuité de l’Emmanuel.

L’évangile de Matthieu se caractérise par une dualité permanente entre le particularisme juif et l’universalisme, se conclut ici par un élargissement de la Bonne Nouvelle à tous les peuples de la terre. Il convient aussi d’envisager la Grande Mission dans la perspective du Sermon sur la montagne, dont elle forme l’aboutissement. L’annonce de cette mission renferme la substance même de l’évangile : le Ressuscité détient le pouvoir sur le monde et ses disciples doivent transmettre son enseignement à tous les peuples jusqu’à l’avènement du Royaume.

L’Évangile selon Luc, rédigé à la même époque que celui de Matthieu, vers l’année 80, rapporte une scène proche de la Grande Mission exposée par Matthieu ; elle prend place elle aussi après la crucifixion et la résurrection. Jésus demanda à ses disciples de prêcher à toutes les nations, en commençant par Jérusalem, la repentance qui mène à la rémission des péchés. Le thème réapparaît dans les Actes des Apôtres, ouvrage également écrit par Luc : au moment de l’Ascension, Jésus promet à ses apôtres que l’Esprit saint les assistera dans l’accomplissement de leur mission.

L’Évangile selon Marc, qui est antérieur aux deux autres synoptiques et date des années 65-75, inclut un passage comparable à la Grande Mission de Matthieu dans sa finale longue. L’envoi en mission est placé sous le signe de la Trinité, qui fait écho au baptême du Christ, où l’Esprit descend sur Jésus à l’instant où la voix divine établit la relation filiale avec le Père (Mt 3, 16-17). Parallèlement, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde s’inscrit dans la continuité de l’Emmanuel. L’évangile de Matthieu se caractérise par une dualité permanente entre le particularisme juif et l’universalisme, se conclut ici par un élargissement de la Bonne Nouvelle à tous les peuples de la terre.

Il convient aussi d’envisager la Grande Mission dans la perspective du Sermon sur la montagne, dont elle forme l’aboutissement. L’annonce de cette mission renferme la substance même de l’évangile : le Ressuscité détient le pouvoir sur le monde et ses disciples doivent transmettre son enseignement à tous les peuples jusqu’à l’avènement du Royaume. Cette fin des temps ne fut pas décrite comme imminente par l’auteur.

De l’Évangile de Jésus Christ selon Marc

En ce temps-là, Jésus appela les Douze ; alors il commença à les envoyer en mission deux par deux. Il leur donnait autorité sur les esprits impurs, et il leur prescrivit de ne rien prendre pour la route, mais seulement un bâton ; pas de pain, pas de sac, pas de pièces de monnaie dans leur ceinture. « Mettez des sandales, ne prenez pas de tunique de rechange. » 

Il leur disait encore : « Quand vous avez trouvé l’hospitalité dans une maison, restez-y jusqu’à votre départ. Si, dans une localité, on refuse de vous accueillir et de vous écouter, partez et secouez la poussière de vos pieds : ce sera pour eux un témoignage. »

Ils partirent,  et proclamèrent qu’il fallait se convertir.  Ils expulsaient beaucoup de démons,
faisaient des onctions d’huile à de nombreux malades, et les guérissaient. (Mc 6, 7-13)

Jésus envoya ses disciples en mission deux par deux

L’un des premiers actes de Jésus au début de sa vie publique fut de choisir douze collaborateurs. Les premiers chapitres de l’Évangile de Marc nous les montrent accompagnant Jésus. Et dans la page d’Évangile de ce jour, Jésus les appelle pour la première fois, et les envoie deux par deux en mission (Mc 6, 7). Pour la première fois, ils se retrouvent seuls, sans Jésus, chargés de prêcher, c’est déjà le temps de l’Église qui commence. Jésus les envoya en mission deux par deux : cette manière de faire facilite l’entraide et le soutien mutuels, surtout dans les moments difficiles.

Mais ce n’est pas le plus important. Le plus important c’est que le message soit transmis d’un commun accord, d’une seule voix. C’est toute la communauté qui est appelée à témoigner solidairement de l’évangile révélé par Jésus Christ. La première règle de l’apostolat, c’est de faire équipe. La vie fraternelle est déjà une prédication de l’amour, avant même d’en parler. Chrétiens, chrétiennes, comme membres du Christ vivant, nous avons le devoir d’évangéliser. À quoi bon croire au vrai Dieu si je ne parle jamais de lui ? Dieu nous envoie porter autour de nous la bonne nouvelle de l’Évangile. Il nous envoie proclamer la Parole, qui demande un changement de vie, une conversion. Il nous demande de combattre le mal et d’agir en faveur des pauvres.

Se convertir, tel est le premier contenu de la prédication des disciples : changez de vie… Convertissez –vous ! Option tellement radicale qu’elle suscite une opposition farouche. Les gens, en moyenne, n’aiment pas changer de vie. Qu’on nous laisse tranquilles ! Dieu dérange ! Lui qui nous demande de nous engager dans une vie nouvelle. Il s’agit de changer de cap. La foi est une nouvelle façon de vivre qui tranche avec celle des autres. C’est dans notre famille et dans notre quartier que nous avons à le vivre, sur notre lieu de travail ou de vacances. Nous n’avons pas besoin de rechercher les grands moyens. Ce que Jésus attend de nous, c’est seulement notre témoignage. Nous sommes capables de vaincre le mal là où nous sommes et vivre déjà en hommes libérés. C’est cela qui nous permettra d’être témoins du Christ devant les autres.

Comme le prophète Amos et comme les Douze, nous sommes invités à donner le meilleur de nous-mêmes à ce témoignage que le Seigneur nous confie. En participant à la messe et par l’Eucharistie, nous puisons à la source. Celle qui nous ouvre la première le chemin de l’évangélisation, de la mission, c’est la Vierge Marie. Prions la sainte Vierge Marie, la mère de Jésus, de nous aider à devenir par toute notre vie, d’authentiques porteurs de Lumière, d’Amour et de Vérité, auprès de ceux et de celles qui nous entourent.

Diacre Michel Houyoux

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Séminaire de Québec : cliquez ici pour lire l’article → Il les envoya deux par deux en avant de lui

Le Jardinier de Dieu : cliquez ici pour lire l’article → Jésus commença à les envoyer en mission

Vidéo Pasteur Agnès Adeline Schaffer → https://youtu.be/a3sJKasR0cs

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Quattordicesima domenica del Tempo Ordinario – Anno B

Posté par diaconos le 4 juillet 2024

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# Un filosofo è una persona i cui scritti o parole sono riconosciuti da scuole, gruppi, religioni o accademie… C’è quindi una dimensione di riconoscimento tra il filosofo e il gruppo che lo giudica tale. Platone, Aristotele, Cartesio, Pascal, Leibniz, Spinoza, Hume, Kant, Hegel, Nietzsche, Bergson, Wittgenstein e Heidegger rappresentano l’idea occidentale di filosofia, poiché anche Buddha e Confucio (tra gli altri) sono considerati filosofi. Le donne sono raramente menzionate in questa disciplina. Molte donne filosofe sono molto attive nelle università: Marion Bernard, Elsa Dorlin, Aurélie Knüfer e molte altre. Alcuni testi religiosi possono contenere concetti filosofici.

Al di là del suo significato generale, il termine filosofo si applica più ampiamente alle persone che praticano una forma di filosofia. Ma poiché questa pratica è anche oggetto di dibattito filosofico, è difficile dare una definizione generale di filosofo che sia facilmente accettata da tutti coloro che si definiscono tali. Tuttavia, l’idea più generale di filosofia è quella di una persona che riflette sul mondo e sul pensiero, per acquisire saggezza o per comprendere il senso della vita, nella speranza di essere più felice o più libera.

Di recente, tuttavia, si è sviluppato un nuovo modo di pensare alla definizione di filosofia, apportandovi una tecnica, come a qualsiasi altra materia. Questo nuovo modo di vederla la definisce come la disciplina che studia (attraverso la meditazione, se si vuole) le leggi e i precetti che collegano ciò che è a ciò che dovrebbe essere. La filosofia sarebbe quindi l’arte di comprendere ciò che dovrebbe essere invece di ciò che è, invece della nostra situazione, da cui la necessità di fare un passo indietro rispetto alle cose in generale, da cui anche la ricerca delle leggi a cui obbediamo nella vita.

La cosiddetta filosofia occidentale « classica » lascia fuori dall’equazione la morale, anche se per alcuni la morale e la filosofia sono la stessa cosa. Un filosofo è qualcuno che crea un concetto.Un concetto risolve un problema generale. I primi due filosofi furono Pitagora e Talete. Seguirono Parmenide, Zenone di Elea, Eraclito di Efeso, Anassimandro, e tutti coloro che vengono definiti presocratici : Empedocle, Filolao, Archita, Leucippo, Anassagora e l’imponente Democrito. Erano essenzialmente fisici filosofi e moralisti (saggi).

Dal Vangelo di Gesù Cristo secondo Marco

In quel tempo Gesù andò nella sua città natale e i suoi discepoli lo seguirono. Di sabato cominciò a insegnare nella sinagoga. Molti di quelli che lo ascoltavano erano stupiti e dicevano : « Da dove ha preso questo ? Che cos’è questa sapienza che gli è stata data e questi grandi miracoli che vengono compiuti dalle sue mani ? Non è forse il falegname, il figlio di Maria, il fratello di Giacomo, Giuseppe, Giuda e Simone ? Le sue sorelle non sono forse qui con noi ? E si stupì della loro mancanza di fede. Allora Gesù andò in giro a insegnare nei villaggi circostanti. (Mc 6, 1-6)

Gesù di Nazareth

Nella prima lettura, il profeta Ezechiele fu chiamato dal Signore a rivelare la Parola di Dio in tutta la sua potenza. Ma fu avvertito in anticipo che si sarebbe trovato di fronte a una progenie di ribelli : Udii il Signore che mi parlava dicendo : « Figlio dell’uomo, io ti mando dai figli d’Israele, da questo popolo ribelle che si è ribellato a me ». (Ezechiele 2, 2) Anche San Paolo, nella seconda lettura, fece una scoperta che cambiò completamente la sua vita. Le debolezze dell’apostolo servono solo a mettere in evidenza la forza di Dio che opera in lui.


Come tutti i profeti, egli divenne totalmente dipendente dalla Parola di Dio. Il suo triste fallimento ad Atene non gli impedisce di scrivere ai Corinzi : « Accetto con tutto il cuore debolezze, insulti, costrizioni, persecuzioni e situazioni penose per amore di Cristo. Perché quando sono debole, allora sono forte ». (2 Co 12, 10) 
E si scandalizzarono profondamente per lui. Gesù disse loro: « Un profeta è disprezzato solo nel suo paese, nella sua famiglia e nella sua casa. E lì non era in grado di compiere alcun miracolo; guariva solo alcuni malati imponendo loro le mani.

Il Vangelo di oggi ci mostra Gesù che affronta il fallimento del suo ministero. È troppo conosciuto. Gli abitanti di Nazareth, il suo villaggio, hanno trascorso l’infanzia con lui; egli ha esercitato il suo mestiere di falegname con Giuseppe; alcuni hanno certamente potuto beneficiare del suo lavoro e dei suoi servizi. Molto vicino alle persone, era anche molto vicino a Dio. Questo era evidente nei suoi miracoli e nei suoi discorsi. Per la gente di Nazareth si trattava di qualcosa di totalmente nuovo.

Scoprirono in lui qualcuno che cominciava a parlare e ad agire per conto di Dio

 Chi si crede di essere? I suoi compatrioti non potevano accettare questo cambiamento. Non hanno scoperto la sacralità nascosta nella sua vita quotidiana. Per loro, non è possibile. Questo Vangelo ci chiama a fare un ulteriore passo sulla strada della conversione ; siamo tutti invitati a uscire dalle nostre certezze e a lasciare da parte ciò che pensiamo di sapere su Dio e su Gesù. La fede non è innanzitutto una questione di conoscenza o di apprendimento; è soprattutto una domanda continua : « Chi è Gesù per me ? » La risposta è stata data ai piedi della croce dal centurione romano : « Veramente quest’uomo era il Figlio di Dio ».

Cristo vuole raggiungerci. E mette sul nostro cammino le persone giuste: un vicino, un collega, un anziano o un giovane, persone semplici. È attraverso di loro che Dio viene a sfidarci. Saremo in grado di vederli come messaggeri di Dio ? Quando Dio vuole parlarci, non va a cercare qualcuno dall’altra parte del mondo. Noi stessi siamo inviati a coloro che ci circondano, alle nostre famiglie, ai nostri villaggi e ai nostri quartieri. Potremmo essere accolti con derisione o indifferenza.

Ma come il profeta Ezechiele, non siamo inviati per far credere, ma per dire la Parola di Dio. Attenzione, la cosa più importante potrebbe non essere il successo ! « Dio non ci chiede di riuscire, ma di lavorare ». (San Giovanni Crisostomo) Chiediamo al Signore di liberarci da certezze troppo radicate. Ci impediscono di riconoscere e amare il Signore. E soprattutto ci impediscono di amarlo. Al termine della Messa, saremo inviati come testimoni del Vangelo. Il Signore ci dia la grazia di superare lo scoraggiamento, di sopportare le critiche e le situazioni di disagio. È importante sapersi riprendere dopo una battuta d’arresto. Abbiamo fiducia in Gesù, il maestro della missione, che agisce attraverso coloro che invia.

Il Diacono Michel Houyoux


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Associasione Madonna di Fatima : clicca qui per leggere l’articolo → XIV Domenica del tempo ordinario – Anno B.


Qumran : clicca qui, per leggere l’articolo → Testi – XIV Domenica del Tempo Ordinario (Anno B)

 Video  Padre Fernando Armellini : clicca qui → https://youtu.be/H5Nqh49klGk

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Mercredi de la treizième semaine du Temps Ordinaire -Année Paire

Posté par diaconos le 3 juillet 2024

Mercredi de la treizième semaine du Temps  Ordinaire -Année Paire dans apparitions paroles-de-Jesus-a-Ses-disciples

 Jésus apparaît à ses disciples après sa résurrection

# La théologie chrétienne a développé la conception d’un Dieu trinitaire Père, Fils de Dieu et Saint-Esprit. En amont du christianisme, le judaïsme développa certains attributs de YHWH comme Père du fait de sa création, de l’éducation que donne Dieu et de sa paternité envers le peuple d’Israël. Jésus-Christ, dans son enseignement à travers les Évangiles, définit la paternité de Dieu comme l’élément essentiel de Dieu avec l’Amour. Cette paternité de Dieu est particulière pour Jésus qui présente sa filiation avec lui. Les chrétiens sont appelés à une paternité adoptive par Jésus. Ses enseignements sur la paternité de Dieu indiquent que cette paternité est ouverte à tous, bons comme méchants.

La doctrine chrétienne va progressivement conceptualiser la paternité de Dieu à travers le dogme de la Trinité. La représentation de Dieu dans l’art, au début interdite dans le christianisme primitif s’appuyant sur le judaïsme, et encore pendant plusieurs siècles développa à travers la peinture et la sculpture, représentant Dieu le Père sous différents aspects : celle de la lumière, ou sous la forme d’une personne d’âge avancé portant généralement une barbe blanche.

De l’Évangile de Jésus Christ selon Jean

L’un des Douze, Thomas, dont le nom signifie : Jumeau , n’était pas avec eux quand Jésus était venu. Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt à l’endroit des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! » Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! »

Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. » Thomas lui dit alors : «Mon Seigneur et mon Dieu !» Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. » (Jn 24-29)

Jésus apparaît aux disciples

Jésus se tint là au milieu d’euxsans qu’ils vissent comment il était entré, les portes étant fermées.» Il est évident que Jean vit dans cette apparition de Jésus quelque chose de mystérieux, d’autant plus qu’il mentionne la même circonstance lors de la seconde apparition de Jésus  ; toutes les tentatives faites pour expliquer l’entrée de Jésus d’une manière naturelle firent violence au texte. Calvin et quelques autres exégètes pensèrent que les portes s’ouvrirent sur un signe de la majesté divine de Jésus. S’il en fut ainsi, Jean l’aurait raconté simplement. Et d’ailleurs, cela aussi serait un miracle.

Souvent les disciples ne le reconnurent pas au premier abord et qu’il dut leur prouver que c’était bien lui qu’ils voyaient (Jn 20, 14 ; Jn 20, 20-27 ; Lc 4, 16 ; Lc 24, 37-40). Cette apparition de Jésus au milieu de ses disciples, le jour même de sa résurrection, est la même que le récit plus complet dans Luc. (Lc 24, 36-48)Ses mains percées et son côté portant la plaie du coup de lance (Jn 19, 34).

Jésus, connaissant toute la faiblesse de ses disciples et la grande difficulté qu’il y avait pour eux à croire sa résurrection condescendit à leur en donner des preuves visibles et tangibles (Jn 20, 27 ; Lc 24, 40 ; 1 Jn1, 1), mais en même temps il leur eut dit que ce ne fut pas là ce qui constitua la foi, qui est un acte libre de la conscience et du cœur. En voyant le Seigneur, les disciples se réjouirent ; cette vive joie succéda dans leurs cœurs aux doutes pleins d’angoisse dont ils souffraient depuis trois Jours. C’était pour eux comme le soleil se levant au sein des ténèbres et de la tempête.

Alors déjà fut accomplie en eux la promesse de Jésus (Jn 16, 22). Il y a quelque chose de solennel dans la répétition de cette grande et douce parole : La paix soit avec vous. Voyant les disciples convaincus et joyeux, Jésus tint à leur assurer ce bien suprême, la paix, plus précieuse encore, à ses yeux, que la joie. Quelques exégètes rattachèrent cette parole au verset suivant : «Jésus, après avoir donné à ses disciples la paix pour eux-mêmes» voulut la leur communiquer aussi pour la mission dont il les chargea.

Jésus chargea ainsi solennellement ses disciples de cette mission qui doit continuer la sienne dans le monde et à laquelle il donna un caractère divin, en lui attribuant la même origine qu’à sa propre mission.  Le moment actuel était admirablement choisi ; car Jésus revêtit ses disciples de leur apostolat après sa résurrection, dont ils devront être les témoins devant le monde (Ac 1, 21-22 ; Ac2, 32 ; Ac4, 2).

Nous trouvons ici, à la fois le symbole et la réalité : le symbole dans cette action de Jésus : Il souffla sur eux, action d’autant plus significative que le souffle ou le vent, est désigné par le même mot que l’esprit (Éz 37, 5 , Jn 3 , 8 ; Ac 5, 12) ; la réalité est clairement indiquée par cette parole : Recevez l’Esprit Saint.

Celle-ci n’est pas seulement un renouvellement de la promesse qui devait s’accomplir à la Pentecôte ; et d’autre part Jean ne prétendit pas raconter ici l’effusion puissante de l’Esprit qui eut lieu alors, comme le pensèrent ceux qui prétendirent que Jean plaça au jour même de la résurrection l’ascension et la descente du Saint-Esprit

Jésus venait d’assimiler la mission de ses disciples à la sienne propre, qu’ils devaient continuer sur la terre. Or, comme il était venu afin d’ouvrir ou de fermer le ciel à tous les hommes, de prononcer leur absolution ou leur condamnation (Mt 9, 6 ; Jn 9, 41 ; Jn 15, 22), il voulut que ses envoyés exercèrent aussi cette fonction redoutable, qui fut le couronnement de son œuvre (Mt 6, .19) Jésus communiqua aux disciples le Saint-Esprit.

C’est uniquement par l’Esprit qu’ils pourront accomplir cette partie essentielle de leur mission. L’Esprit en sera le principe, la force qui s’y manifestera. Cette activité ne sera donc pas le privilège des seuls apôtres ou de leurs prétendus successeurs. Tous les croyants étant des agents du Saint-Esprit, tous seront aptes à remettre et à retenir les péchés. Revêtus de la puissance de l’Esprit, ils rempliront cet office, non de leur propre autorité, mais uniquement au nom de Dieu et du Sauveur.

Cet Esprit de lumière et de vie leur donnera le discernement nécessaire pour s’assurer que ceux auxquels ils remettront ainsi les péchés, sont des âmes pénétrées de repentance et de confiance en la grâce qui leur est offerte. Dans ces conditions, l’expérience a prouvé que ce peut être, pour une âme découragée et angoissée un immense bienfait que de recevoir directement et personnellement, par la voix d’un serviteur de Dieu, l’assurance du pardon de ses péchés.

Il n’y a rien là qui ressemble à l’absolution sacerdotale pratiquée dans quelques Églises. Par deux détails déjà Jean nous décrit ce disciple avec son caractère sombre, enclin au doute, à la critique, au découragement (Jn 11 16 ; Jn 4, 5). Mais c’est surtout dans ce récit que Thomas se montra à nous tel qu’il fut. Et tout d’abord, nous le voyons absent du cercle de ses condisciples, quand Jésus leur apparut. Sans doute, n’ayant plus aucune espérance, il avait cherché la solitude pour se livrer à ses tristes pensées et il s’était privé ainsi d’une grâce immense. Durant ces huit jours, il n’y eut pas de nouvelle apparition de Jésus, bien que les disciples se fussent réunis souvent, comme pour l’attendre.

Dès que le Seigneur à prononcé sur les disciples sa parole de paix, il s’adressa directement à Thomas. Il connaissait son état, car il savait par lui-même ce qui est dans l’homme (Jn 2, .25). Il condescendit à donner à ce disciple toutes les preuves qu’il avait demandées. «Si un pharisien avait posé ces conditions comme Thomas, il n’aurait rien obtenu ; mais à un disciple, jusqu’ici éprouvé, rien n’est refusé.» Bengel Toutefois, en répétant à dessein les paroles de Thomas, Jésus lui fait sentir son tort et le couvre de confusion. Il conclut par ce sérieux avertissement : «Ne deviens pas incrédule, mais croyant

Tu as cru ! Malgré le reproche affectueux que Jésus exprime dans ces paroles, nous ne croyons pas qu’il faille les prendre dans un sens interrogatif, comme si Jésus mettait en question la foi de ce disciple. Non, cette foi, il la reconnaît, l’approuve et la confirme telle que Thomas vient de l’exprimer avec effusion de cœur. Pourquoi ? Est-ce que tous les autres disciples n’ont pas cru la résurrection de Jésus parce qu’ils l’ont vu ? Ou bien, en déclarant heureux ceux qui ont cru sans voir, Jésus entend-il que la foi puisse naître sans raison de croire ?

Non, mais Thomas s’était trouvé dans une situation particulière qui lui donnait toutes les raisons de croire. Dix de ses condisciples, dont il ne pouvait suspecter ni l’intelligence ni la bonne foi, lui avaient dit avec joie : Nous avons vu le Seigneur et lui, récusant ce témoignage, avait exigé une démonstration matérielle des sens. C’est là ce qui était déraisonnable (verset 25, note) ; car c’était méconnaître et nier la valeur du témoignage, sur lequel pourtant reposent la plupart de nos connaissances et de nos convictions, même dans les choses de ce monde ; et combien plus dans les vérités religieuses qui doivent rattacher notre âme au Dieu invisible !

Voilà pourquoi Jésus posa ici pour son royaume ce grand principe : Heureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru ! La foi est, en effet, un acte moral de la conscience et du cœur, indépendant des sens, tous les objets de la foi appartiennent au monde invisible, l’Église chrétienne, depuis dix-neuf siècles, croit en Jésus-Christ et en sa résurrection sur ce même témoignage apostolique que Thomas récusait.

Quiconque fait dépendre sa foi de la vue, des sens, ou du raisonnement, l’expose à une désolante instabilité, puisque les choses visibles ne sont que pour un temps et que les invisibles seules sont éternelles » (2 Co 4, 18). C’est pourquoi Jésus déclare heureux ceux qui croient en lui ; car la foi, en nous unissant à lui, nous met en possession des trésors de grâce, de paix, d’amour, de vie qui sont en lui et qui seuls constituent le vrai bonheur de l’âme humaine.

Tel est donc le but élevé et saint que s’est proposé le disciple que Jésus aimait, c’est à la lumière de cette déclaration qu’il faut lire son Évangile tout entier. Afin que vous croyiez, dit-il à ses lecteurs, que Jésus est le Christ, le Messie (Jean 1.42-46), l’Oint de l’Éternel, le Sauveur du monde, promis à son peuple. Mais Jésus ne peut être tout cela que s’il est le Fils de Dieu, dans le sens exclusif que tout notre Évangile donne à ce nom. Une telle foi n’est point une froide opinion de l’intelligence ; ceux qui la possèdent ont en même temps la vie, la vie de l’âme, la vie éternelle, ainsi que portent Codex Sinaiticus, C, D, versions. Enfin, la source unique de cette vie est en son nom, ce nom, qui est l’expression de tout son être. Diacre Michel Houyoux

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Vidéo Antoine Nouis et Florence Taubmann → https://youtu.be/Gf6kNHDCfcA

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