Dieu l’a fait Seigneur et Christ

Posté par diaconos le 25 août 2018

J&ésus enseignait avec autorité

Jésus enseignait avec autorité. Quand il fut baptisé dans le Jourdain, l’Esprit-Saint vint sur lui pour lui donner la puissance pour son ministère. Immédiatement après, il fut conduit dans le désert, où il fut vainqueur de Satan et ses tentations en citant la Parole de Dieu. Ayant démontré son autorité sur cette terre comme homme avec la puissance de l’Esprit-Saint, il était prêt pour commencer son ministère. Il commença celui-ci en Galilée, uint de l’Esprit-Saint et parla avec autorité.

Dieu l’a fait Seigneur et Christ, ce Jésus que vous avez crucifié (Ac 2, 36). Les évangiles ne sont pas des biographies : ils sont des témoignages de croyants : Christ est celui qui a reçu l’onction et il est l’envoyé de Dieu. Les évangiles sont des confessions de foi.

Jésus s’est imposé comme vivant à ses disciples qui l’aient vu mourir. Tous leurs souvenirs ont été transmis et interprétés à la lumière de l’évènement pascal. Parce que Jésus est vivant, sa parole est aujourd’hui proclamée car elle est toujours actuelle. Les sources néo-testamentaires sont des produits de la foi pascale des disciples. .

Toute réflexion sur Jésus inclut une option sur la fonction exercée par l’évènement pascal dans notre connaissance du christianisme. C’est la double expérience du compagnonnage avec Jésus de Nazareth et de Pâques qui contraignit les disciples  et à leur suite toute la communauté primitive à scruter les écritures pour prouver à eux-mêmes qui était Jésus.

Au Concile de Chaldée en l’an 45, on proclama que Jésus est à la fois de nature humaine et de nature divine dans l’unité divine. C’est la réalité historique de Jésus de Nazareth qui détermina le sens de la Résurrection. Mais, c’est la Résurrection qui conféra à cette histoire sa portée universelle et contemporaine : la Christologie s’intègre dans ce mouvement.

Jésus de Nazareth agit en homme libre ; les évangélistes nous donnent l’impression que fit Jésus sur ses contemporains : il enseignait avec autorité et non pas comme les scribes (Mc 1,22). Autorité est à comprendre comme étant une une manière directe de parler avec aisance et liberté : liberté à l’égard de sa famille, transgression des impératifs familiaux, dureté à l’égard des castes dont il condamna leur fonction sociale.

Jésus fut à l’aise avec les mal-pensants. Il ne laissa pas dicter sa conduite par les siens. Sa liberté est une forme de son amour du prochain (Mt 7, 19). Il disait que le Sabbat est fait pour l’homme et non l’inverse et il adopta une attitude qui contesta radicalement la fonction qu’on faisait jouer à cette Loi. Jésus a une attitude qui rend libre.

Que signifie l’existence des récits de guérison dans les évangiles pour la connaissance du Jésus historique ?

  • Jésus suscita la sympathie et  l’intérêt des personnes les plus simples. Son autorité toucha un domaine plus mystérieux  que la maladie ou la possession : le péché dont il annonça le pardon.
  • Sa liberté, à l’égard de la Loi, le rend libre pour donner espoir aux pécheurs.
  • Ni son autorité, ni sa liberté ne le séparent des pauvres et des petits
  • Jésus ne suivit pas la voie de Jean-Baptiste : il resta au milieu de son peuple. Il expliqua  aux foules  la voie à suivre pour rencontrer Dieu.

Pour ses contemporains, Jésus est un homme charismatique, et non un rabbi. L’opinion commune est que Jésus est un prophète puissant, en actes et en paroles devant Dieu et devant tout le peuple. Ses contemporains étaient divisés sur son identité : il ne s’insérait pas dans la lignée classique des prophètes.

Jésus accepta d’être jugé prophète et il prétendit être en possession de l’Esprit et revendiqua la puissance prophétique : il est prophète par ce que dans une fidélité absolue à sa mission et une liberté sans compromission, il annonça l’existence radicale de Dieu, avec une pleine lucidité sur les enjeux individuels et sociaux.

Compléments

◊ Le baptême de Jésus fut une manifestation éclatante de sa mission → L’Esprit, l’eau et le sang (1 Jn 5, 5-13)

◊ Jésus agit avec autorité → De la maison de Dieu, vous avez fait une caverne de bandits

◊  Jésus nous montre jusqu’où peut aller l’amour de Dieu → La miséricorde de Dieu (Lc 15, 1-32)

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Ce Jésus, Dieu l’a ressuscité ; nous tous, nous en sommes témoins.

Posté par diaconos le 28 mars 2016

Extrait du livre des Actes des Apôtres au chapitre deux

 debout avec les onze autres Apôtres, éleva la voix et leur fit cette déclaration : « Vous, Juifs, et vous tous qui résidez à Jérusalem, sachez bien ceci, prêtez l’oreille à mes paroles: e Jésus, Dieu l’a ressuscité ; nous tous, nous en sommes témoins. 33 Élevé par la droite de Dieu, il a reçu du Père l’Esprit Saint qui était promis, et il l’a répandu sur nous, ainsi que vous le voyez et l’entendez.

Il y avait,   résidant à Jérusalem, des juifs religieux, venus de partout.  Lorsqu’ils entendirent la voix qui retentissait, ils se rassemblèrent et furent plein de confusion   car chacun entendait dans sa propre langue ceux qui parlaient. Pierre, entouré des onze autres Apôtres,  éleva la voix et  fit cette déclaration : « Vous, Juifs, et vous tous qui résidez à Jérusalem, sachez bien ceci, prêtez l’oreille à mes paroles: e Jésus, Dieu l’a ressuscité ; nous tous, nous en sommes témoins.  Élevé par la droite de Dieu, il a reçu du Père l’Esprit Saint qui était promis, et il l’a répandu sur nous, ainsi que vous le voyez et l’entendez.

Le jour de la Pentecôte, Pierre, debout avec les onze autres Apôtres, éleva la voix et leur fit cette déclaration : « Vous, Juifs, et vous tous qui résidez à Jérusalem, sachez bien ceci, prêtez l’oreille à mes paroles. Il s’agit de Jésus le Nazaréen, homme que Dieu a accrédité auprès de vous
en accomplissant par lui des miracles, des prodiges et des signes au milieu de vous, comme vous le savez vous-mêmes. Cet homme, livré selon le dessein bien arrêté et la prescience de Dieu, vous l’avez supprimé en le clouant sur le bois par la main des impies.

Mais Dieu l’a ressuscité en le délivrant des douleurs de la mort, car il n’était pas possible qu’elle le retienne en son pouvoir. En effet, c’est de lui que parle David dans le psaume : Je voyais le Seigneur devant moi sans relâche : il est à ma droite, je suis inébranlable. C’est pourquoi mon cœur est en fête, et ma langue exulte de joie ; ma chair elle- même reposera dans l’espérance : tu ne peux m’abandonner au séjour des morts ni laisser ton fidèle voir la corruption. Tu m’as appris des chemins de vie, tu me rempliras d’allégresse par ta présence.

Frères, il est permis de vous dire avec assurance, au sujet du patriarche David, qu’il est mort, qu’il a été enseveli, et que son tombeau est encore aujourd’hui chez nous. Comme il était prophète, il savait que Dieu lui avait juré de faire asseoir sur son trône un homme issu de lui. Il a vu d’avance la résurrection du Christ, dont il a parlé ainsi : Il n’a pas été abandonné à la mort, et sa chair n’a pas vu la corruption. Ce Jésus, Dieu l’a ressuscité ; nous tous, nous en sommes témoins. Élevé par la droite de Dieu, il a reçu du Père l’Esprit Saint qui était promis, et il l’a répandu sur nous, ainsi que vous le voyez et l’entendez. » (Ac 2, 14.22b- 33)

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

Source de l’image → Bible illustrations by Sweet Publishing

Pierre, conscient de sa responsabilité dans le groupe des douze (Tu es Pierre et sur cette pierre, je bâtirai mon Église), prit la parole au nom de tous : il expliqua d’abord le miracle de la Pentecôte par la grande prophétie de Joël, puis il annonça aux Juifs que Jésus de Nazareth, crucifié par eux, mais ressuscité a été élevé à la droite de Dieu, d’où il a répandu sur ses disciples le Saint-Esprit. Ce Jésus est bien le Messie. Si la mort de Jésus semblait être la négation de sa messianité, sa résurrection en est l’affirmation éclatante. Aussi Pierre prononçât-il cette grande parole : Dieu l’a ressuscité, et il employa  tout le reste de son discours à le prouver.

La résurrection de Jésus n’est pas seulement un fait historique, qui a eu lieu en endroit précis. Cette résurrection est un mystère actuel toujours actif.  Dieu dont l’amour est plus puissant que notre péché l’a ressuscité des morts et a fait de lui la source du salut pour tous.  S’il n’y avait pas eu de résurrection, alors pourquoi vivre honnêtement aujourd’hui ? Quel sens aurait notre vie ? Une parenthèse absurde dans l’immensité du cosmos né du hasard ?

Mais le Christ est vraiment ressuscité ; une résurrection qui est un espoir, alors nous devons vivre pleinement et témoigner que la vie a un sens ; qu’elle n’est pas une parenthèse, mais la préparation à une vie de plénitude dont l’existence terrestre est le commencement. Si nous vivions vraiment de la foi en la résurrection, nous ne pourrions pas nous taire devant la détresse de tant de personnes dont la vie n’est qu’une survie et qui crient leur souffrance vers nous : « Redonnez-nous une espérance ! »

Compléments

◊ Témoignage → Ce Jésus, Dieu l’a ressuscité ; nous tous, nous en sommes témoins.(Ac 2, 32)

◊ Témoignage de la foi des apôtres → Nous avons mangé et bu avec lui après sa résurrection d’entre les morts. (Ac 10, 37-43)

◊ La résurrection du Christ est à l’œuvre au présent → Jésus, le ressuscité, n’est pas chez les morts

Liens externes

◊ Dieu l’a ressuscité, nous en sommes témoins →   C’est un miracle – Neil L. Andersen

◊  Jésus est vivant   → Comment discerner vraiment la présence de Jésus – Eglise …

 

 

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Celui qui déclare demeurer en Dieu doit marcher lui-même dans la voie où Jésus a marché.

Posté par diaconos le 4 février 2016

Nous aimer les uns les autres est la mission que nous avons reçue de Jésus.  Et c’est par là que les gens sauront que nous sommes ses disciples ;  c’est ainsi que nous serons ses témoins. “Si nous nous aimons les uns et les autres alors Dieu demeure en nous” (1 Jn 4,2) Jésus a dit également :  »Si vous m’aimez, vous observerez mon commandement, et mon père vous aimera ;  nous viendrons et nous ferons chez-vous notre demeure.“ (Jn 14,23) Oui, l’amour véritable est une présence réelle de Dieu !

Nous aimer les uns les autres est la mission que nous avons reçue de Jésus. Et c’est par là que les gens sauront que nous sommes ses disciples ; c’est ainsi que nous serons ses témoins. “Si nous nous aimons les uns et les autres alors Dieu demeure en nous” (1 Jn 4,2)
Jésus a dit également : »Si vous m’aimez, vous observerez mon commandement, et mon père vous aimera ; nous viendrons et nous ferons chez-vous notre demeure.“ (Jn 14,23)
Oui, l’amour véritable est une présence réelle de Dieu !

Voici comment nous pouvons savoir que nous connaissons Jésus Christ : c’est en gardant ses commandements. Celui qui dit : « Je le connais », et qui ne garde pas ses commandements, est un menteur : la vérité n’est pas en lui. Mais en celui qui garde fidèlement sa parole, l’amour de Dieu atteint vraiment la perfection : voilà comment nous reconnaissons que nous sommes en lui. Celui qui déclare demeurer en lui doit marcher lui-même dans la voie où lui, Jésus, a marché. (1 Jn 2  3-6).

Source de l’image → eveil à la Foi Amour de Dieu – paroissemoufia

Cette parole n’est pas qu’à découvrir, elle est à recevoir. Cette Parole s’adresse à nous, elle nous appelle, elle nous commande… Nous devons entendre profondément l’appel qui émane d’elle, ne pas passer à côté. Le résultat vient d’une écoute qui met en pratique, en œuvre… qui demeure fidèlement active à  la Parole… Sachons entendre, garder et la mettre en œuvre.

Toute personne qui garde les commandements de Dieu et qui fait sa volonté, celle la connaît Dieu. Garde dans ton cœur les commandements de Dieu et marche avec Jésus qui t’affirme : « Je suis le chemin, la vérité et la vie. », alors tu découvriras que tu es en lui. Nous ne pouvons jamais affirmer que nous avons fait assez pour suivre Jésus : voilà l’essentiel de ce que nous dit la parole de Dieu. La Parole de Dieu nous parle de radicalité, elle est exigeante, tranchante et elle est une véritable école de Sagesse : elle nous permet de bien conduire nos vies. Jésus est la Parole de Dieu, il est notre sagesse, il est notre vie. Ta vie correspond-elle à Dieu ? Que les actes de ta vie soient une application de sa Parole : aime, sers, travaille pour garder sa Parole par amour pour Lui.

Jésus est le chemin à suivre par excellence. Si je n’ai pas la charité, s’il me manque l’amour, je ne suis qu’un cuivre qui résonne, une cymbale retentissante. La valeur fondamentale du christianisme, du protestantisme, de l’Église Orthodoxe est l’amour. Une maman qui prépare le repas de la famille avec amour est plus élevée en grâce que toute personne si intelligente soit-elle, au cœur de pierre ! C’est à ce signe que tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples, si vous vous aimez les uns les autres (Jn 13, 35)

Une certaine habitude des choses de Dieu fait que nous nous installons dans la médiocrité tout en affirmant que nous connaissons Dieu. Connaître Dieu, c’est faire sa volonté, c’est à dire d’une manière négative, éviter de pécher, et, plus positivement, garder ses commandements dont l’apôtre Jean nous répète très souvent qu’ils consistent à aimer Dieu et ses frères.  N’es-tu pas devenu un habitué des choses de Dieu, consommateur passif d’un évangile qui ne secoue plus tes torpeurs ?

Dans une semaine, nous entrerons en Carême. Quels moyens prendras-tu pour éviter le péché : générosité dans le don de toi-même, prière, confession en cette année de la Miséricorde divine ? Et surtout quelle place tient, très concrètement, le commandement de l’amour  dans ta vie ? Ne te laisse pas ab user par tes bons sentiments à ce sujet, sans les traduire en actes

Relis les Évangiles et médite sur la conduite de Jésus, ses comportements, ses manières d’agir, ses réactions et la voie qu’il a suivi. Comment réagirait-il, maintenant, s’il était à ta place près des personnes avec qui tu partages ton quotidien ? Dans la mesure où tu agis comme Jésus tu peux penser que tu demeures en Lui.

Compléments

◊ Les caractères fondamentaux de l’amour → L’amour-don ne passera jamais ! (1 Co 12,31-13)

◊ Retournons à l’essentiel en nous posant les bonnes questions → Carême de partage 2016 : un temps privilégié de solidarité

◊ Aimez-vous les uns, les autres → Visa pour le Royaume des cieux

Liens externes

◊  Méditation du frère Alois  → Les commandements – Taizé

◊ Comme je vous ai aimés →

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Visa pour le Royaume des cieux

Posté par diaconos le 24 août 2015

 Je vous donne un commandement nouveau

Nous aimez-les uns les autres et nous soutenir mutuellement, voilà le seul remède contre toutes les formes de violence. C’est exclusivement sur l’amour que nous serons jugés et c’est sur un amour très simple que nous le serons : donner à manger, à boire, accueillir, habiller, visiter, soigner. Ainsi nos plus simples gestes d’amour ont une valeur d’éternité. Nous serons tous jugés sur le même critère, non pas sur le nombre de prières faites, ni sur les actes de cultes accomplis mais, sur l’amour concret que nous aurons manifesté à nos frères et à nos sœurs ! Il ne suffit pas de ne pas faire le mal, il faut faire le bien. Voici un moyen très simple pour faire beaucoup de bien autour de soi . Au lever, posons-nous cette question : « Qui donc, aujourd’hui, attend de moi quelques chose ? »  Agissons ensuite sans tarder !

Nous aimez-les uns les autres et nous soutenir mutuellement, voilà le seul remède contre toutes les formes de violence. C’est exclusivement sur l’amour que nous serons jugés et c’est sur un amour très simple que nous le serons : donner à manger, à boire, accueillir, habiller, visiter, soigner. Ainsi nos plus simples gestes d’amour ont une valeur d’éternité. Nous serons tous jugés sur le même critère, non pas sur le nombre de prières faites, ni sur les actes de cultes accomplis mais, sur l’amour concret que nous aurons manifesté à nos frères et à nos sœurs ! Il ne suffit pas de ne pas faire le mal, il faut faire le bien. Voici un moyen très simple pour faire beaucoup de bien autour de soi . Au lever, posons-nous cette question : « Qui donc, aujourd’hui, attend de moi quelques chose ? » Agissons ensuite sans tarder !

Les derniers mots de Jésus à ses disciples au cours de la dernière Cène ont été justement appelés son testament spirituel. Jésus ne donne pas à ses disciples une dernière série de préceptes ou de recommandations détaillées concernant ce qu’ils devront faire ou ne pas faire. Ainsi lorsqu’il nous dit : “Je vous donne un commandement nouveau : c’est de vous aimer les uns les autres” (Jn 13,34a), cela a un sens doctrinal : il s’agit beaucoup plus d’une mission que d’un commandement.

Source de l’image → Je vous donne un commandement nouveau – Nanipeinture

Nous aimer les uns les autres est la mission que nous avons reçue de Jésus.  Et c’est par là que les gens sauront que nous sommes ses disciples ;  c’est ainsi que nous serons ses témoins. “Si nous nous aimons les uns et les autres alors Dieu demeure en nous” (1 Jn 4,2)

Jésus a dit également :  »Si vous m’aimez, vous observerez mon commandement, et mon père vous aimera ;  nous viendrons et nous ferons chez-vous notre demeure.“ (Jn 14,23)

Oui, l’amour véritable est une présence réelle de Dieu ! Nourrir, vêtir, visiter, soigner toute personne qui vit des moments difficiles (maladie, perte d’emploi, précarité, abandon…), c’est rencontrer Jésus qui est présent en cette personne qui a besoin de moi et que je sers. Et Jésus d’insister : ” Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns, les autres”  (Jn 13, 34b)

Aimer comme Jésus ! C’est se mettre aux pieds de ses frères pour leur laver les pieds, geste du plus humble service. Jésus fit ce geste à ses disciples le soir du Jeudi Saint où il  nous  a dit l’essentiel. Si vous voulez devenir vraiment son disciple,  il faut faire comme lui, le Maître : laver les pieds de vos frères. Ce qui veut dire que l’amour fraternel se traduit concrètement par le service. Et deux séries de Paroles de Jésus, les Béatitudes et le Jugement dernier, mettent les points sur les « I » : servir Dieu, servir le Christ, c’est servir les pauvres.

Le signe auquel on reconnaît les disciples de Jésus n’est pas seulement la messe. Ce qui montrera à tous que vous êtes mes disciples, nous dit, avec autorité,  Jésus, c’est l’amour que vous aurez les uns pour les autres. Donner à boire  à l’assoiffé,  à manger à l’affamé, un vêtement à celui qui ne peut en acheter car trop pauvre, faire une visite d’amitié à un malade…, c’est aimer en vérité, c’est rencontrer Dieu lui-même ! Nous aimer les uns les autres à la manière du Christ, c’est aussi aimer nos ennemis et prier pour ceux qui nous font du mal. Jésus nous demande de ne pas riposter au méchant et  de ne pas nous venger du tout ! (Mt 5, 39a)

  » Œil pour œil, dent pour dent » -  Cette  loi du Talion apparut en 1730 avant J.C. dans le code de Hammourabi, alors roi de Babylone ; on la trouve aussi dans la loi de Moïse. Par cette loi les droits coutumiers tentaient de limiter les excès de la vengeance : on ne devait faire subir à l’agresseur que la même action que lui-même avait  fait subir à sa victime.  (voir à Ex 21, 24)

 Jésus rejette ce droit aux représailles.  La justice qui consiste à exiger une peine identique à celle qu’on a subie, débouche inévitablement sur des débordements incontrôlables. Lorsque la roue de la violence est mise en branle, qui l’arrêtera ?  Personne ne fera la paix en exigeant que l’autre souffre tout autant que ce qu’il lui a fait subir. Voilà le message de Jésus à ses contemporains. Jusqu’ici on priait contre ses ennemis (Ps 17,13) et maintenant. Il faut prier pour qu’ils se convertissent. Jésus nous a lui-même montré la voie à suivre ; il a voulu le bien de ceux qui voulaient lui faire du mal, il a souffert et est mort pour ceux qui le faisaient souffrir et mourir.

« Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font »  (Lc 23,34)

Ce qui  est important, c’est de ne pas résister au mal, mais de le vaincre par le bien. Jésus nous invite donc à un comportement nouveau : pour imiter Dieu, nous devons aller jusqu’à cet amour qui n’est pas simplement un amour de réciprocité : « Je t’aime puisque tu m’aimes. » Vivre chrétiennement, c’est aimer comme Dieu aime, sans calcul. Aimer notre ennemi, aimer un ingrat ou celui qui n’a rien, c’est aimer comme Dieu aime.

Sache que Dieu, Lui, il t’aime en te pardonnant sans cesse ! 

Les exigences d’un tel amour peuvent nous sembler démesurées et nous laisser dans le désespoir : nous avons tendance à penser que jamais nous n’y arriverons !

« Comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns et les autres” – Jésus le dit à chacun, à chacune : « Parce que Moi, je t’aime, et que je te donne l’amour infini de mon Père, laisse-toi aimer comme un enfant qui se laisse prendre dans les bras de sa maman et de son papa.

Viens vers moi. Si tu viens vers moi, je pourrai déverser en toi la puissance de l’Amour même qu’est Dieu. Ainsi tu trouveras la force d’aller au delà de tes capacités et tu pourras, jour après jour, apprendre à aimer les autres, comme moi je t’aime. »

Oui, Seigneur, je veux venir vers toi, car tu as les Paroles de la vie éternelle.

Complément

◊ Sa Parole est vérité, sa Loi est vérité → Rendre témoignage à la Vérité par la vérité

Liens externes

◊ Aimez-vous les uns les autres → Bible ouverte

Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font  (Lc 23,34)

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