Jeudi de la onzième semaine du Temps Ordinaire — Année Impaire

Posté par diaconos le 17 juin 2021

Vous donc, priez ainsi

Vous donc, priez ainsi » (Mt 6, 7-15)

# Le Notre Père (en latin Pater Noster ; original grec Πάτερ ἡμῶν) est une prière chrétienne à Dieu considéré comme le père des hommes. Il s’agit de la prière la plus répandue parmi les chrétiens, car, d’après le Nouveau Testament, elle a été enseignée par Jésus lui-même à ses apôtres. Prononcée par les catholiques et les orthodoxes en particulier durant chaque célébration eucharistique, par les anglicans pendant les offices divins, par les protestants luthériens et réformés à chaque culte, cette prière, appelée parfois « oraison dominicale », est, avec le sacrement du baptême, ce qui unit le plus fermement les différentes traditions chrétiennes.
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Cela explique qu’elle soit dite lors des assemblées œcuméniques. Selon le Nouveau Testament, Jésus, en réponse à une question des disciples sur la façon de prier, leur déclare : « Quand vous priez, dites : “Notre Père…” » Le texte se trouve, avec quelques variantes, dans les évangiles selon Matthieu (6:9-13) et selon Luc (11:2-4). En Matthieu, la prière, qui est mentionnée à la suite du Sermon sur la montagne, comprend sept versets ; en Luc, elle n’en compte que cinq. Le Notre Père se compose de deux parties. Il présente au début des points communs avec le Kaddish juif (prière de sanctification du Nom de Dieu) puis s’en écarte en reprenant des extraits d’autres textes juifs, notamment celui de la Amida juive (prière de bénédictions).
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Le Notre Père est inspiré en grande partie de plusieurs prières juives, en particulier le Kaddish et la Amida, et d’autres textes juifs existant au temps de Jésus de Nazareth6. Dans l’Ancien Testament comme dans la tradition orale du judaïsme, Dieu est le « Père » des hommes, notamment dans la Torah (« Vous êtes les fils de l’Éternel votre Dieu », Dt 14:1) et chez les prophètes : « Dieu te dit : je veux te faire une place parmi mes enfants. Tu m’appelleras : mon Père, et tu ne t’éloigneras plus de moi » (Jr 3:20). Colette Kessler rappelle que ce « Père qui est au ciel » est invoqué dans les bénédictions qui précèdent le Shema Israël : « Notre Père, notre Roi, enseigne-nous ta doctrine », avec la formule : « Notre Père, Père miséricordieux »
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Dans la Amida, prière dite trois fois par jour tout au long de l’année, Dieu est appelé « Père » à deux reprises : « Fais-nous revenir, notre Père, vers la Torah », et : « Pardonne-nous, notre Père, car nous avons péché contre toi. » Le Kaddish, prière de sanctification, unit le « Nom » de Dieu et son « Règne » dans les deux premières demandes8. Ces deux demandes, « Que soit magnifié et sanctifié Son grand Nom » et « Qu’il fasse régner Son Règne », correspondent aux deux premières demandes du Notre Père (« Que ton règne vienne » et « Que ton nom soit sanctifié ».
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 De l’évangile selon Marc

07 Il appela les Douze ; alors il commença à les envoyer en mission deux par deux. Il leur donnait autorité sur les esprits impurs, 08 et il leur prescrivit de ne rien prendre pour la route, mais seulement un bâton ; pas de pain, pas de sac, pas de pièces de monnaie dans leur ceinture. 09 « Mettez des sandales, ne prenez pas de tunique de rechange. »

10 Il leur disait encore : « Quand vous avez trouvé l’hospitalité dans une maison, restez-y jusqu’à votre départ. 11 Si, dans une localité, on refuse de vous  accueillir et de vous écouter, partez et secouez la poussière de vos pieds : ce sera pour eux un témoignage. » 12 Ils partirent, et proclamèrent qu’il fallait se convertir.

13 Ils expulsaient beaucoup de démons, faisaient des onctions d’huile à de nombreux malades, et les guérissaient. 14 Le roi Hérode apprit cela ; en effet, le nom de Jésus devenait célèbre. On disait : « C’est Jean, celui qui baptisait : il est ressuscité d’entre les morts, et voilà pourquoi des miracles se réalisent par lui. » 15 Certains disaient : « C’est le prophète Élie. » D’autres disaient encore : « C’est un prophète comme ceux de jadis. »  (Mt 6, 7-15)

Mission des douze

Jésus, parcourant lui-même le pays en enseignant, envoya pour la première fois ses apôtres, deux à deux, après leur avoir donné pouvoir sur les esprits impurs. Il leur donna diverses instructions sur leur équipement et sur la conduite qu’ils durent tenir là où ils furent reçus et là où ils ne le furent pas.

Les apôtres prêchèrent la repentance et guérirent les malades.  Dans l’évangile se Matthieu, ce récit est précédé des noms des douze apôtres, la mission que Jésus leur confia fut préparée par une description de la détresse profonde où Jésus trouva le peuple, semblable à des brebis sans berger. « La moisson, disait-il, est grande, mais il y a peu d’ouvriers ». Il envoya ses disciples pour soulager toutes ces misères.

Deux à deux, trait particulier de Marc ; mesure de sagesse et d’amour de la part de Jésus. Par là il s’accommoda à la faiblesse de ses disciples, il répondit à des besoins profonds de leur âme, il prévint les dangers de l’isolement et ceux d’une domination personnelle et exclusive dans leur œuvre. Pouvoir ou autorité :  Matthieu et Luc ajoutèrent à ce pouvoir de guérir les démoniaques celui de guérir les maladies.

Il y a quelque chose de plus grand que de prêcher, c’est de faire des prédicateurs ; il y a quelque chose de plus grand que de faire des miracles, c’est de communiquer le pouvoir d’en faire. (Godet) 

Il est clair que, pour communiquer à ses apôtres le pouvoir de guérir, il dut leur communiquer aussi une nouvelle mesure de l’Esprit de Dieu ; car, sans une puissance spirituelle, ils n’auraient exercé aucune action semblable. Nous avons donc ici une première indication du don de l’Esprit que Jésus confirma plus tard (Jean 20.22), et que le jour de la Pentecôte rendit complet.(Olshausen)

Jésus ne se borna pas à conférer à ses disciples ces pouvoirs miraculeux, mais qu’il les envoyait avant tout pour  prêcher le royaume de Dieu. Exhorter les hommes à se repentir n’était pas tout le contenu de la prédication des apôtres ; par là dut commencer toujours et partout le renouvellement de la vie religieuse et morale.

Oindre d’huile était un moyen curatif très fréquemment employé en Orient ; ce qui ne veut pas dire que les apôtres opérassent les guérisons uniquement par ce moyen, puisque Marc raconta une action miraculeuse, les apôtres employassent pas cette huile dans le simple but de réveiller l’attention des malades, ou comme signe de leur guérison. Elle servit plutôt de moyen de communication aux puissances spirituelles qui opéraient la guérison.

C’est dans le même but que Jésus lui-même se servait quelquefois de la salive ou d’un attouchement pour opérer une guérison.  La renommée de Jésus parvint à Hérode ; tandis que d’autres dirent que Jésus fut Élie ou un prophète, Hérode affirma qu’il  fut Jean ressuscité. Marc raconta à ce propos l’issue tragique du Baptiste. Jean avait été emprisonné parce qu’il blâmait l’union d’Hérode avec Hérodias, la femme de son frère.

Le jour de naissance d’Hérode offrit à Hérodias une occasion propice. Sa fille dansa au festin qu’Hérode offrit à ses grands. Hérode enivré lui promit avec serment ce qu’elle voudrait. La jeune fille, après être allée consulter sa mère, demanda la tête de Jean-Baptiste. Le roi, tout attristé qu’il fût, n’osa refuser. Il envoya un garde décapiter Jean dans sa prison. Le garde apporta la tête de Jean sur un plat et la donna à la jeune fille, qui l’apporta à sa mère.

Diacre Michel Houyoux

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  Lectio Divina :  » Vous donc, priez ainsi « 

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Samedi de la neuvième Semaine du Temps Ordinaire — Année Impaire

Posté par diaconos le 5 juin 2021

Cette pauvre veuve a mis dans le Trésor plus que tous les autres

obole de la veuve

# L’Ecclésiaste est un livre de la Bible hébraïque, faisant partie des Ketouvim, présent dans tous les canons, , ce livre est rédigé par un auteur qui se présente en tant que « Qohelet », fils de David, et ancien roi d’Israël à Jérusalem. La fin du livre lui attribue également la rédaction de Proverbes. Il fut quelque temps identifié à Salomon, ce qui fut contesté par Voltaire et les exégètes modernes après lui, qui datent l’œuvre du IIIe siècle av. J.-C., pendant la période hellénistique où les Juifs furent influencés par les divers systèmes philosophiques grecs comme l’épicurisme et le stoïcisme. Son thème est celui de la vanité (au sens de « ce qui est vain ») des choses humaines. Le livre s’ouvre sur un constat d’impuissance et de pessimisme : tout est vain, c’est-à-dire futile et insignifiant. « Il n’y a rien de nouveau sous le soleil ».
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La sagesse équivaut au chagrin, le savoir à la douleur. Le sage et l’insensé connaissent le même sort dans la mort et l’oubli. L’insécurité causée par la menace constante de la mort et par l’injustice régnant parmi les hommes, l’impossibilité de connaître les plans de Dieu pour le monde, rendent le destin de l’homme fragile et insaisissable. Face à ce constat, le livre insiste sur l’importance de cette vie comme le seul champ d’activité et de réalisations importantes pour l’homme avant qu’il ne disparaisse du monde, et la nécessité de « prendre du plaisir avec la femme que l’on aime » et de « respecter les commandements ; car c’est là tout le devoir de l’homme ». Le livre se compose de réflexions générales, certaines passées dans notre langage courant (« rien de nouveau sous le soleil »), en paragraphes résignés évoquant le sens de la vie – ou l’apparente absence de sens – et débouchant sur quelques conseils pour la mener. Il proclame avec fatalisme la « futilité » et l’inanité de toute action humaine, sage comme fou connaissant le lot commun de la mort.
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Bien que le prêcheur place clairement la sagesse au-dessus de la folie, il ne lui reconnaît pas de valeur au-delà d’un simple agrément de l’existence. Face à cette absence de sens, l’auteur recommande de jouir des plaisirs simples de la vie quotidienne, comme le manger et le boire, la joie au travail, la compagnie de la personne qu’on aime, qui sont des dons de Dieu. . Il recommande aussi de s’abstenir de maudire le roi (et Dieu), malgré la perception de l’injustice dans le monde. Enfin, il conclut que sa recherche du sens de la vie l’a amené au fait que le devoir primordial de l’humanité, et la seule chose durable, est de « craindre Dieu et garder ses commandements, car c’est là tout le devoir de l’homme » (12:13). Il fut écrit selon les sentiments des habitants du monde, c’est-à-dire de ceux qui sont « sous le soleil » (Ecc 1.9). Une grande partie du livre paraît négative et pessimiste (Ecc 9.5, 10), en l’absence de toute perspective d’une vie future.
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De l’évangile selon Marc

38 Dans son enseignement, il disait : « Méfiez-vous des scribes, qui tiennent à se promener en vêtements d’apparat et qui aiment les salutations sur les places publiques, 39 les sièges d’honneur dans les synagogues, et les places d’honneur dans les dîners. 40 Ils dévorent les biens des veuves et, pour l’apparence, ils font de longues prières : ils seront d’autant plus sévèrement jugés. »

41 Jésus s’était assis dans le Temple en face de la salle du trésor, et regardait comment la foule y mettait de l’argent. Beaucoup de riches y mettaient de grosses sommes. 42 Une pauvre veuve s’avança et mit deux petites pièces de monnaie. 43 Jésus appela ses disciples et leur déclara : « Amen, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis dans le Trésor plus que tous les autres. 44 Car tous, ils ont pris sur leur superflu, mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a mis tout ce qu’elle possédait, tout ce qu’elle avait pour vivre. »  (Mc 12, 38-44)

La vanité des pharisiens

Matthieu conserva un long discours dans lequel Jésus censura les scribes et les pharisiens, en les apostrophant directement, Marc et Luc n’en reproduisirent que quelques paroles adressées au peuple que Jésus mit en garde contre l’esprit de ses conducteurs. Les longues robes auxquelles tenaient tant les scribes, ces salutations qu’ils recherchaient dans les places publiques, étaient chez eux le signe certain de la vanité qu’ils tiraient de leur rang, de leur profession, de leur secte.

Le fait qu’ils prétendaient aux premiers sièges dans les synagogues, aussi bien qu’aux premières places dans les festins, dénotait cet orgueil qui voulut briller et dominer dans les cérémonies religieuses comme dans la vie civile. Resta encore à dévoiler un autre de leurs vices, l’avarice.

La pite de la veuve

Le trésor du temple se trouvait dans le parvis des femmes et consistait, selon les rabbins, en treize coffres ou troncs, auxquels on donnait le nom de trompettes à cause de leur forme semblable à cet instrument.  » Alors le sacrificateur Jehojada prit un coffre, perça un trou dans son couvercle, et le plaça à côté de l’autel, à droite, sur le passage par lequel on entrait à la maison de l’Éternel. Les sacrificateurs qui avaient la garde du seuil y mettaient tout l’argent qu’on apportait dans la maison de l’Éternel. » (2 R 12,). « Deux pites, … la veuve aurait pu en garder une. ( Bengel)

« Il y a quelque chose de solennel dans cette action d’appeler à lui ses disciples ; il avait à leur parler d’une grande chose. » ( Bengel)  La pauvre veuve avait réellement mis dans le trésor plus que tous les autres, toutes proportions gardées ; car leur offrande, à eux, était prise dans le superflu, tandis que la sienne provenait d’une pauvreté que Marc  s’effforça de faire sentir par trois expressions différentes : de son indigence, de son manque, tout ce qu’elle avait. .

Mais ce qui constituait surtout l’immense supériorité de son offrande sur celles des autres, c’étaient ses motifs, dont Jésus pénétrait la valeur morale. Elle ne faisait pas une aumône, mais un don pour le culte divin, inspiré uniquement par l’amour pour Dieu, à qui elle donnait ainsi son cœur et sa vie. Marc et Luc conservèrent cette perle entre les récits évangéliques.

Diacre Michel Houyoux

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◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Jésus vit une veuve misérable mettre deux petites pièces de monnaie

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  Campus protestanr : « La parabole du pharisien et du collecteur de taxes expliquée »

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Jeudi de la neuvième Semaine du Temps Ordinaire — Année Impaire

Posté par diaconos le 3 juin 2021

Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là

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# La charité est synonyme de justice dans le judaïsme, selon le Commandement divin, et s’inscrit dans le principe de la Tsédaka. Elle désigne, selon la théologie chrétienne, l’amour de l’homme pour Dieu, pour lui-même et dans l’amour du prochain comme créature de Dieu. La charité est en outre définie comme l’une des trois vertus théologales du christianisme (aux côtés de la foi et de l’espérance). Dans le langage ordinaire, la charité est une vertu qui porte à désirer et à faire le bien pour autrui. Elle rend donc service aux gens en des actes inspirés par l’amour du prochain.

Le concept de hessed (charité, bonté, amour de Dieu et du prochain) apparaît 246 fois dans la Torah. Pour autant, le hessed s’inscrit dans le principe juif plus large de Tsedaka qui signifie « justice » et « droiture », et qui est une mitsva (c’est-à-dire un Commandement et une bonne action) que le Juif doit accomplir tout au long de sa vie4. Il relève de l’ensemble des Gemilut Hassadim (de gamol « accomplir, payer » et de hessed) qui constituent les « actes de bienfaisance » dont le Juif doit s’acquitter. La charité est la vertu reine des vertus : l’amour de Dieu et du prochain. Dans une perspective chrétienne, elle est la vertu théologale par laquelle on aime Dieu par-dessus toute chose pour lui-même, et son prochain comme soi-même pour l’amour de Dieu.

Elle assure et purifie la puissance humaine d’aimer et l’élève à la perfection surnaturelle de l’amour divin. Paul de Tarse en a donné une définition dans la Première épître aux Corinthiens au chapitre 13. Dans la tradition iconographique chrétienne, l’allégorie de la Charité est souvent celle d’une jeune femme allaitant des nourrissons. Les peintres italiens de la Renaissance représentent également la Charité sous les traits d’une jeune femme donnant le sein à un vieillard décharné, ce qui correspond au thème de la Charité romaine.

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De l’évangile selon Marc

28 Un scribe qui avait entendu la discussion, et remarqué que Jésus avait bien répondu, s’avança pour lui demander : « Quel est le premier de tous les commandements ? » 29 Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur.  30 Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force.

31 Et voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. » 32 Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as dit vrai : Dieu est l’Unique et il n’y en a pas d’autre que lui. 33 L’aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices. » 34 Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. » Et personne n’osait plus l’interroger. » (Mc 12, 28b-34)

Le commandement de l’amour

Selon Matthieu, un scribe serait venu à Jésus, envoyé par les pharisiens et lui aurait proposé sa question pour le tenter ou l’éprouver. Quant à la citation, faite par Jésus, du grand commandement de l’amour, Marc seul la fit précéder de ces mots : « Écoute, Israël, le Seigneur notre Dieu est un seul Seigneur. » Ces paroles, empruntées à Deutéronome 6.4-5, s’y trouvent dans le même rapport avec le  devoir d’aimer Dieu. C’est qu’un Dieu unique peut seul être l’objet de l’amour suprême.

À ces trois termes, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée, qui se trouvent dans Matthieu, Marc ajouta : de toute ta force, conformément à l’hébreu, qui, par contre, ne renferme pas le mot de pensée.  Le commandement concernant l’amour du prochain est cité ici d’après Lévitique 19, 18. La réponse du scribe et l’approbation que Jésus lui donna ne se trouvent que dans Marc.

Le scribe releva le principe de l’unité de Dieu, rappelée par Jésus. Dans son énumération des facultés de l’âme qui toutes doivent être pénétrées de l’amour de Dieu, le scribe remplaça le mot de pensée  par celui d’intelligence, par où il entendit cette raison supérieure et morale qui pénètre et embrasse tout entier le rapport de l’homme et de Dieu, unis par l’amour.

Jésus, qui lisait dans le cœur de ce scribe et connaissait la sincérité et le sérieux des paroles qu’il venait de prononcer, pouvait, afin de l’encourager, lui rendre ce  témoignage, et il le lui rendit avec d’autant plus de joie et d’amour que son interlocuteur appartenait à une classe d’hommes généralement opposés à son enseignement. N’être pas éloigné du royaume de Dieu, c’est en être proche, mais n’y être pas entré encore.

Matthieu  fit cette même observation à la suite de la question sur l’origine du Christ. Marc la plaça à la suite de l’entretien sur le plus grand commandement. Cet entretien fit une vive impression sur les adversaires, puisque l’un des leurs venait de se déclarer  d’accord avec Jésus sur le point central de la vraie religion.

Diacre Michel Houyoux

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◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → En mémoire de Charles Lwanga et de ses compagnons martyrs (3 juin)

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◊ Père Gilbert Adam : cliquez ici pour lire l’article → Quel est le premier de tous les commandement ?

◊ Pasteur John Piper  : cliquez ici pour lire l’article →  Comment pouvons-nous nous aider les uns les autres à combattre les désirs impurs ?

   Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là » – Lectio Divina

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Vendredi de la huitième Semaine du Temps Ordinaire — Année Impaire

Posté par diaconos le 28 mai 2021

Ma maison sera appelée maison de prière pour toutes les nations. Ayez foi en Dieu

Ma maison sera une maison de prière

De l’évangile selon Marc

11 Jésus entra à Jérusalem, dans le Temple. Il parcourut du regard toutes choses et, comme c’était déjà le soir, il sortit pour aller à Béthanie avec les Douze. 12 Le lendemain, quand ils quittèrent Béthanie, il eut faim. 13 Voyant de loin un figuier qui avait des feuilles, il alla voir s’il y trouverait quelque chose ; mais, en s’approchant, il ne trouva que des feuilles, car ce n’était pas la saison des figues.

14 Alors il dit au figuier : « Que jamais plus personne ne mange de tes fruits ! » Et ses disciples avaient bien entendu. 15 Ils arrivèrent à Jérusalem. Entré dans le Temple, Jésus se mit à expulser ceux qui vendaient et ceux qui achetaient dans le Temple. Il renversa les comptoirs des changeurs et les sièges des marchands de colombes, 16 et il ne laissait personne transporter quoi que ce soit à travers le Temple.

17 Il enseignait, et il déclarait aux gens : « L’Écriture ne dit-elle pas : Ma maison sera appelée maison de prière pour toutes les nations ? Or vous, vous en avez fait une caverne de bandits. » 18 Apprenant cela, les grands prêtres et les scribes cherchaient comment le faire périr. En effet, ils avaient peur de lui, car toute la foule était frappée par son enseignement.

19 Et quand le soir tomba, Jésus et ses disciples s’en allèrent hors de la ville. 20 Le lendemain matin, en passant, ils virent le figuier qui était desséché jusqu’aux racines. 21 Pierre, se rappelant ce qui s’était passé, dit à Jésus : « Rabbi, regarde : le figuier que tu as maudit est desséché. » 22 Alors Jésus, prenant la parole, leur dit : « Ayez foi en Dieu.

23 Amen, je vous le dis : quiconque dira à cette montagne : “Enlève-toi de là, et va te jeter dans la mer”, s’il ne doute pas dans son cœur, mais s’il croit que ce qu’il dit arrivera, cela lui sera accordé ! 24 C’est pourquoi, je vous le dis : tout ce que vous demandez dans la prière, croyez que vous l’avez obtenu, et cela vous sera accordé. 25 Et quand vous vous tenez en prière, si vous avez quelque chose contre quelqu’un, pardonnez, afin que votre Père qui est aux cieux vous pardonne aussi vos fautes. »  (Mc 11, 11-25)

Le figuier maudit

En sortant de Béthanie, Jésus vit un figuier couvert de feuilles. Ayant faim, il s’en approcha pour y chercher des fruits ; mais il n’y en trouve pas. Alors il dit :  « Que jamais personne ne mange plus de ton fruit ! (12-14)  Entré dans le temple, Jésus se mit à en chasser tous ceux qui y vendaient ou achetaient ; et, citant l’Écriture, il déclara que ce temple qui devait être une maison de prières, ils en firent une caverne de voleurs. À l’ouïe de ces paroles, les grands sacrificateurs et les scribes cherchèrent à le perdre, redoutant son influence sur le peuple. Le soir venu, il sortit de la ville (15-1.

Le lendemain, ils virent en passant que le figuier était desséché. Pierre le fit observer à Jésus, qui lui répondit  : « Ayez foi en Dieu. La foi pourrait transporter cette montagne ; elle obtient tout par la prière. Mais que celui qui prie se souvienne qu’il doit pardonner à son frère ses fautes « . Quant à cette observation de Marc que ce n’était pas la saison des figues, elle devint ce qu’on appela une  croix des interprètes .

 Si ce ne fut pas la saison des figues, comment Jésus put-il s’attendre à en trouver sur cet arbre ? Et surtout pourquoi le maudit-il pour n’en avoir pas ? Pour que cette action symbolique eut un sens, il fallut que ce figuier eut mérité sa condamnation par sa stérilité ! De là une longue série de tentatives d’explication. Les uns cherchèrent la solution dans diverses constructions de la phrase ; mais en vain, puisqu’elle ne put exprimer autre chose que la raison  pour laquelle Jésus ne trouva pas de fruits.

D’autres prirent le mot temps des figues dans le sens de l’époque de la récolte, en sorte que les figues n’étant pas recueillies, il devait s’en trouver sur cet arbre. D’autres encore, entendirent par le temps la température :Marc voulut dire qu’elle n’avait pas été favorable aux fruits.  Jésus voyant ce feuillage, put s’attendre à y trouver des fruits précoces ; mais il n’y trouva rien, sinon des feuilles, dirent Marc et Matthieu. Car le figuier était stérile ; ce qui expliqua que Jésus le prit comme objet de son action symbolique.

Dans les nombreux péristyles et dépendances qui entouraient le Temple, un lieu de passage pour abréger son chemin, tout en portant des ustensiles, des outils de travail ou des fardeaux. Ce fut  là ce que Jésus interdisait, d’après cette observation que Marc conserva.   Marc seul cita au complet la parole du prophète Isaïe : « Je les amènerai sur ma montagne sainte et je les réjouirai dans ma maison de prière. Leurs holocaustes et leurs sacrifices seront acceptés sur mon autel, car mon temple sera appelé une maison de prière pour tous les peuples. (Is 56, 7)

Lles adversaires de Jésus  cherchèrent à le faire périr et pourquoi ils le craignirent . Ils pensèrent, d’après l’enthousiasme manifeste par le peuple lors de l’entrée de Jésus à Jérusalem, que la nation entière allait prendre parti pour lui, et que leur influence serait ruinée sans retour. Il y avait longtemps déjà qu’ils avaient conçu contre Jésus des desseins meurtriers  Pour ne pas leur laisser exécuter ces desseins, avant le jour fixé par son Père, Jésus sortit de la ville à l’approche du soir, car, pendant la nuit, la foule étant dispersée, il n’aurait pas été protégé contre ses ennemis.

Pierre se souvenant de ce qui se passa, à l’égard du figuier, fit observer à Jésus que cet arbre était desséché, afin de provoquer de sa part une explication. Dans Matthieu, les disciples demandèrent directement comment cela était arrivé. Toute leur attention se porta sur le miracle, comme manifestation de la puissance divine de Jésus, et nullement sur le sens symbolique que Jésus avait eu en vue, en maudissant le figuier. Ce qui expliqua pourquoi Jésus, dans sa réponse, leur parla de la puissance de la foi et de la prière, et non de ce qu’il avait voulu enseigner aux siens par ce miracle.

 Diacre Michel Houyoux

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  Lectio Divina : « Ma maison sera appelée maison de prière pour toutes les nations. »

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