Mercredi de la huitième Semaine du Temps Ordinaire — Année Impaire

Posté par diaconos le 26 mai 2021

Evangile, Saint et Homélie du Mercredi 25 mai 2016 - Chorale  Belgo-Burundaise CSFA

Voici que nous montons à Jérusalem. Le Fils de l’homme sera livré

# Le Fils de l’Homme est une figure eschatologique en usage dans les milieux apocalyptiques judaïques dès la période post-exilique. Cette expression apparaît notamment dans le Livre de Daniel. Dans les évangiles, c’est le titre que reprend le plus souvent Jésus lorsqu’il parle de lui-même. L’expression elle-même est la « traduction littérale du grec uios tou anthrôpou, décalque de l’araméen bar nasha, mots employés au temps de Jésus comme substitut linguistique pour « être humain » ou « homme », pour les pronoms indéfinis « quelqu’un » ou « on », et pour « je » »1.

Les interprétations auxquelles elle a donné lieu dans le christianisme ont fait glisser le sens initial vers l’humanité de Jésus. Sa plus ancienne attestation remonte au septième chapitre du Livre de Daniel, daté de la persécution d’Antiochos Épiphane, peu avant la révolte des Maccabées (vers 160 av. J.-C.).

Dans le Livre d’Ézéchiel déjà, Dieu s’adresse plusieurs fois au prophète en l’appelant « Fils d’homme », mais aucun sens ésotérique n’est ici attaché à l’expression. On trouve plus de quatre-vingt passages dans le Nouveau Testament où Jésus de Nazareth se nomme lui-même « Fils de l’homme » (qui est équivalent à ‘Fils d’Adam’). C’est le titre qu’il employa le plus fréquemment lorsqu’il parla de lui-même à la troisième personne. Il se présenta comme le futur juge eschatologique : Dans la théologie chrétienne ultérieure, le titre de « Fils de l’Homme » sera compris comme désignant l’humanité de Jésus, et le titre de « Fils de Dieu », sa divinité2, dans le cadre de la doctrine chalcédonienne des deux natures (vere deus, vere homo).

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De l’évangile selon Marc

32 Les disciples étaient en route pour monter à Jérusalem ; Jésus marchait devant eux ; ils étaient saisis de frayeur, et ceux qui suivaient étaient aussi dans la crainte. Prenant de nouveau les Douze auprès de lui, il se mit à leur dire ce qui allait lui arriver : 33 « Voici que nous montons à Jérusalem. Le Fils de l’homme sera livré aux grands prêtres et aux scribes ; ils le condamneront à mort, ils le livreront aux nations païennes,

34 qui se moqueront de lui, cracheront sur lui, le flagelleront et le tueront, et trois jours après, il ressuscitera. » 35 Alors, Jacques et Jean, les fils de Zébédée, s’approchent de Jésus et lui disent : « Maître, ce que nous allons te demander, nous voudrions que tu le fasses pour nous. » 36 Il leur dit : « Que voulez-vous que je fasse pour vous ? » 37 Ils lui répondirent : « Donne-nous de siéger, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ta gloire. »

38 Jésus leur dit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire, être baptisé du baptême dans lequel je vais être plongé ? » 39 Ils lui dirent : « Nous le pouvons. » Jésus leur dit : « La coupe que je vais boire, vous la boirez ; et vous serez baptisés du baptême dans lequel je vais être plongé. 40 Quant à siéger à ma droite ou à ma gauche, ce n’est pas à moi de l’accorder ; il y a ceux pour qui cela est préparé. »

41 Les dix autres, qui avaient entendu, se mirent à s’indigner contre Jacques et Jean. 42 Jésus les appela et leur dit : « Vous le savez : ceux que l’on regarde comme chefs des nations les commandent en maîtres ; les grands leur font sentir leur pouvoir. 43 Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi. Celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur. 44 Celui qui veut être parmi vous le premier sera l’esclave de tous : 45 car le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. » (Mc 10, 32-45)

Ambition des disciples

 Ils étaient déjà en chemin lorsque Jésus fut interrompu par l’arrivée du riche. Maintenant ils poursuivirent leur route, montant à Jérusalem, où Jésus souffrit et mourut. Jésus, qui pourtant connaissait parfaitement tout ce qui  lui arriva,  comme un chef intrépide, marchait à la tête du cortège ; ceux de son entourage immédiat, voyant la détermination de Jésus, furent frappés d’épouvante et hésitèrent ou s’arrêtèrent ; d’autres, moins rapprochés de lui et qui le suivirent furent saisis de crainte.

Alors Jésus assembla autour de lui les douze pour leur dire ouvertement au-devant de quelle épreuve il s’avancèrent. Marc fut le seul qui exprima les impressions des gens qui accompagnèrent Jésus.  Bien que les disciples n’eussent pas compris jusqu’ici les prédictions que Jésus leur fit de ses souffrances, ils eurent le pressentiment du danger dont ils furent menacés.

Ce fut la troisième fois que Jésus initia ses disciples au secret de ses souffrances. Ces prédictions devinrent plus explicites et plus claires, Matthieu, Marc et Luc les conservèrent toutes avec soin et d’un commun accord. Jésus ut une vue très claire et précise de tout ce qui lui arriva ;l en marqua le moment exact par ces mots : « Voici, nous montons à Jérusalem. »

Manifestation émouvante d’un courage héroïque et de l’amour qui se dévoue ; preuve évidente de l’absolue nécessité morale de cette mort au-devant de laquelle il marcha volontairement. Si ce sacrifice ne fut pas la rédemption du monde, il aurait été une sorte de suicide.  Après la prédiction que Jésus leur donna, la démarche de Jacques et de Jean parut incompréhensible, si elle ne fut pas une preuve du fait que même les disciples les plus intelligents ne saisirent pas saisi cette prédiction.

Matthieu prouva que les disciples, malgré toutes les douloureuses perspectives que Jésus leur fit entrevoir, ne doutent pas qu’il ne parvint dans un avenir prochain à être le chef d’un royaume et d’un royaume glorieux. Quant aux idées fausses qu’ils s’en firent, rien ne fut plus propre à les dissiper que les instructions que Jésus leur donna à ce sujet.

Dans Matthieu, ce fut la mère de Jacques et de Jean, Salomé, qui d’abord adressa à Jésus cette demande pour ses fils, tandis que, selon Marc, ce furent  les deux disciples eux-mêmes qui la formulèrent. De ces deux images des souffrances de Christ : la coupe et le baptême, la première seule fut authentique dans Matthieu. Si la coupe, dans le langage symbolique de l’Écriture, est la mesure de biens ou de maux destinés à chacun, le baptême est une image encore plus générale et plus profonde de la souffrance dans laquelle il s’agit d’être tout entier plongé.

Jésus indiqua par là aux deux disciples le chemin qui  le conduisit à la gloire, et il leur demanda :  « Pouvez-vous m’y suivre ? » De plus, il vit ce moment de la souffrance comme étant déjà arrivé. Pour réprimer l’ambition de ses disciples, Jésus mit en contraste l’esprit de son royaume avec ce qui se passa dans les royaumes de ce monde. Pour cela, il se servit de termes significatifs. Et d’abord il dit des princes de ce monde  qu’ils pensèrent gouverner, ou furent censés, ou s’imaginèrent régner.

Que voulut dire Jésus ? Selon quelques interprètes, cela signifierait que ces princes songèrent surtout a établir et à faire valoir leur autorité, une autorité que les peuples reconnaissent. D’autre dirent que ces puissants de la terre paraissaient exercer une grande domination, tandis qu’eux-mêmes furent esclaves de leurs passions.

Jésus étant arrivé à Jéricho, au moment où il sortit de cette ville accompagné d’une grande foule, un aveugle nommé Bartimée, apprenant que ce fut Jésus qui passait, se mit à crier : « Fils de David, aie pitié de moi ! » Mais des gens voulurent l’empêcher d’importuner Jésus, mais, il cria encore plus fort : « Aie pitié de moi ! «   Jésus s’étant arrêté fit appeler l’aveugle qui, se levant en toute hâte et jetant son manteau, accourut vers Jésus. « 

« Que veux-tu que je te fasse ? «  lui demanda jésus. »  « Rabbouni, que je recouvre la vue ! »  Jésus lui dit : « Va, ta foi t’a sauvé. » Et aussitôt il recouvrit la vue et suivit Jésus.  Marc seul fit connaître par son nom, et même par le nom de son père, ce mendiant aveugle. Bartimée signifie fils de Timée, ces noms patronymiques, Bartholomée, Barjésus, Barsabas, tenaient lieu de noms propres. L’aveugle guéri par Jésus devint un chrétien connu dans l’Église apostolique ; c’est ainsi que son nom fut conservé par la tradition

Jésus fut ému  et fit s’arrêter à la tête de son nombreux cortège en entendant les cris de ce pauvre mendiant, cette compassion  pénétra dans les cœurs. Rien n’est plus contagieux que le vrai amour.

Diacre Michel Houyoux

Complément

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article →  Saint Philippe Néri, prêtre – Mémoire (1515-1595)

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◊ Père Gilbert Adam : cliquez ici pour lire l’article → Mercredi de la 8e semaine, année impaire

◊ Abbaye Notre Dame de Scourmont (Belgique)   : cliquez ici pour lire l’article → HOMÉLIE POUR LE MERCREDI DE LA 8ÈME SEMAINE DU TEMPS ORDINAIRE

  Lectio DIvina : « Voici que nous montons à Jérusalem. Le Fils de l’homme sera livré » -

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Samedi de la cinquième semaine du temps pascal

Posté par diaconos le 8 mai 2021

Vous n’appartenez pas au monde, puisque je vous ai choisis en vous prenant dans le monde

 Samedi 25 mai 2019  « Vous n’appartenez pas au monde, puisque je vous ai choisis en vous prenant dans le monde »

# Traditionnellement, les différentes Églises chrétiennes considèrent les actes homosexuels comme des pratiques contre Dieu, des péchés contraires à la chasteté, à l’instar de la masturbation, de la fornication et de la pornographie. En empêchant la procréation, première des fins de l’union conjugale et donc sexuelle, les pratiques homosexuelles s’opposeraient ainsi directement à l’action créatrice de Dieu. D’autre part, le sujet de l’homosexualité est souvent débattu dans les Églises chrétiennes .
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Plusieurs approches existent dans les Églises chrétiennes. La première est la position conservatrice. C’est celle de certaines Églises qui considèrent l’homosexualité comme un péché. La deuxième est la position libérale. C’est celle d’Églises anglicanes ou protestantes qui acceptent le ministère ecclésial de personnes homosexuelles et bénissent des couples de personnes de même sexe.
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La troisième est la position modérée. C’est celle d’Églises catholiques, orthodoxes, protestantes ou évangéliques qui font une différence entre les pratiques homosexuelles et les personnes homosexuelles à respecter et à aimer.. Les condamnations de Paul dans le Nouveau Testament sont sur la pédérastie (rapports sexuels entre un adulte marié et un adolescent), couramment pratiquée à l’époque.
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De l’Évangile selon Jean

18 Si le monde a de la haine contre vous, sachez qu’il en a eu d’abord contre moi. 19 Si vous apparteniez au monde, le monde aimerait ce qui est à lui. Mais vous n’appartenez pas au monde, puisque je vous ai choisis en vous prenant dans le monde ; voilà pourquoi le monde a de la haine contre vous. 20 Rappelez-vous la parole que je vous ai dite : un serviteur n’est pas plus grand que son maître. Si l’on m’a persécuté, on vous persécutera, vous aussi. Si l’on a gardé ma parole, on gardera aussi la vôtre. 21 Les gens vous traiteront ainsi à cause de mon nom, parce qu’ils ne connaissent pas Celui qui m’a envoyé.  (Jn 15, 18-21)

La haine du monde

À tant d’amour de la part de Jésus, le monde répondit par la haine qu’il nourrit contre lui et contre ses disciples. Jésus le constata avec tristesse, à diverses reprises (Jean 7.7 ; Jean 15.24 ; Jean 17.14) Il voulut que ses )disciples len eurent connaissance, afin que, quand ils souffrirent de cette haine du monde, ils se rappelèrent qu’elle fut le partage de Celui dont la charité égalait la sainteté, et qu’ainsi ils fussent préservés du découragement et du doute : «  Ne vous étonnez pas, frères, si le monde vous hait. » (1 Jn 3, 13)

« Si vous étiez du monde, si vous en aviez les principes et l’esprit, il vous aimerait, parce que vous seriez à lui, mais, parce que je vous ai choisis hors du monde, tirés de son sein et soustraits à sa domination, pour vous attirer à moi et faire de vous ma propriété, il vous hait. » (Jn 15, 19)

C’était, pour les disciples, une consolation de savoir qu’ils n’appartenaient plus à ce monde qui crucifia Jésus. Ce mot de monde, répété cinq fois dans ce seul verset, a quelque chose de très solennel et le tableau que Jésus retraça de l’opposition et de l’inimitié du monde.

Jésus les exhorta à l’humilité ; il la leur rappela pour les encourager à souffrir avec patience. Puisque le serviteur n’est pas plus grand que son seigneur, les disciples ne durent pas s’attendre à éviter les persécutions que Jésus endura, il les en prévint, afin qu’ils ne fussent pas découragés quand elles se produisirent.

L’accueil que Jésus reçut de la part du monde présagea aux disciples l’accueil auquel ils s’attendirent eux-mêmes : les uns les persécutèrent, d’autres gardèrent leur parole ; des troisièmes, comme Saul de Tarse, passèrent des rangs des persécuteurs à ceux des fidèles. Le monde ennemi de Dieu n’est jamais toute notre humanité ; son opposition violente contre l’Évangile ne se manifeste pas partout de la même manière absolue.

« Il reste toujours un vaste champ où les disciples peuvent répandre la parole de vie avec la certitude de rencontrer des âmes qui la garderont. » ( Wette, Meyer, Luthardt, Weiss, Keil, Astié.)

Cette inimitié du monde que Jésus annonça aux disciples les étonna et les amena à se demander s’ils ne firent pas fausse route. Jésus ajouta : « Ne vous laissez pas arrêter » : il leur en donna deux raisons qui expliquèrent tout. Ils vous firent tout cela à cause de mon nom, ce nom qu’ils hairent quoiqu’il fut l’expression de la vérité et de la sainteté de Dieu : « Pour moi, j’avais cru devoir agir vigoureusement contre le nom de Jésus de Nazareth.  » (Ac 26,, 9) Cette haine, ils l’éprouvèrent parce qu’ils ne connurent pas Dieu qui envoya Jésus.

Diacre Michel Houyoux

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◊ Dominicains (Province de Suisse) : cliquez ici pour lire l’article → Samedi de la 5ème Semaine du Temps Pascal

◊ La Croix : cliquez ici pour lire l’article →  Samedi de la 5e semaine du temps pascal (Jn 15, 18-21)

  KTO : « Congrès Mission – Aimer le monde actuel »

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Vendredi de la cinquième semaine du temps pascal

Posté par diaconos le 7 mai 2021

Voici ce que je vous commande : c’est de vous aimer les uns les autres

Vendredi 24 juin 2019 « Voici ce que je vous commande : c’est de vous aimer les uns les autres »

# Le Sacré-Cœur est une dévotion au cœur de Jésus-Christ, en tant que symbole de l’amour divin par lequel Dieu a pris la nature humaine et a donné sa vie pour les hommes. Cette dévotion est particulièrement présente au sein de l’Église catholique mais aussi dans l’Église anglicane et dans certaines Églises luthériennes. Elle met l’accent sur les concepts d’amour et d’adoration voués au Christ. La solennité du Sacré-Cœur a été instituée par le pape Clément XIII en 1765 et étendue à toute l’Église catholique par le pape Pie IX en 1856.
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L’extension de cette dévotion dans l’Église catholique à partir du XVIIe siècle vient des révélations d’une visitandine de Paray-le-Monial, Marguerite-Marie Alacoque, qui affirma l’avoir reçue du Christ lui-même lors de différentes apparitions entre 1673 et 16752. Plus tard, à partir du XIXe siècle, elle provient des révélations d’une autre religieuse catholique, la mère supérieure du couvent de la congrégation du Bon Pasteur de Porto, Marie du Divin Cœur Droste zu Vischering, qui demanda au pape Léon XIII qu’il consacre le monde entier au Sacré-Cœur de Jésus. Pie XI a indiqué : « L’esprit d’expiation ou de réparation a toujours tenu le premier et principal rôle dans le culte rendu au Sacré-Cœur de Jésus ».
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De l’Évangile selon Jean

12 Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. 13 Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. 14 Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande. 15 Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître. 16 Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et établis, afin que vous alliez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure. Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera. 17 Voici ce que je vous commande : c’est de vous aimer les uns les autres.  (Jn 15, 12-17)

Comme je vous ai aimés

C’est l’amour de Jésus vivant dans le cœur de ses disciples qui fut la source de leur amour mutuel. Il insista sur ce commandement, dont l’observation fut l’âme de la vie chrétienne : « Je vous donne un commandement nouveau : c’est de vous aimer les uns les autres. Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres. » (Jn 13, 34)

La mesure de l’amour qu’ils durent avoir les uns pour les autres fut dans ce mot : comme je vous ai aimés. Et Jésus expliqua  comment il le aima. Donner sa vie pour ses amis, la plus grande preuve d’amour qu’on puisse leur donner. Aussi, contempler Jésus mourant sur la croix sera toujours le meilleur moyen de se pénétrer de la grandeur de son amour. Cette parole de Jésus resta profondément gravée dans le cœur de Jean ; il la répéta, plus tard.

D’après l’apôtre Paul, Jésus  montra un amour plus grand encore, quand il voulut mourir, non seulement pour ses amis, mais pour des pécheurs. Jésus vint de dire qu’il donne sa vie pour ses amis. Puis, se tournant avec amour vers ses disciples, il ajouta :  « Vous êtes mes amis ! »  Ce fut leur dire en même temps : « Vous le prouverez, de votre côté, par l’obéissance de l’amour »

Jésus leur fit apprécier hautement ce beau mot d’ami qu’il leur donna. Et, pour cela, il leur en expliqua le sens profond. « Je ne vous appelle plus serviteurs , parce que le serviteur reste étranger aux pensées et aux projets de son maître, mais je vous ai prouvé que vous êtes mes amis, parce que je vous ai fait connaître tous les desseins de miséricorde et d’amour que mon Père m’a chargé d’accomplir pour le salut du monde. »

C’est là ce que Jésus exprima par ces termes familiers : « … toutes les choses que j’ai entendues de mon Père. » Malgré tout leur amour pour Jésus, ils ne purent jamais oublier qu’il était le Seigneur, et plus il les élevait jusqu’à lui plus ils éprouvaient le besoin de s’abaisser en sa présence. Bien que Jésus éleva ses disciples jusqu’à ce rapport intime d’amour avec lui, ils ne durent pas oublier qu’ici toute l’initiative vint de lui. : il qui les eut choisis pour leur apostolat .

Tout cela, ajouta Jésus, je le fit, afin que vous alliez librement, joyeusement, à votre œuvre et que vous puissiez porter du fruit, un fruit permanent pour la vie éternelle. Ces choses, ces paroles et ces instructions de Jésus dans lesquelles tout fut amour de sa part, il les  prodigua aux siens, afin qu’à leur tour ils s’aimèrent les uns les autres.

Il leur en fit une douce obligation, sur laquelle il insista, aussi les apôtres  comprirent-ils compris l’immense importance de cet amour mutuel qui est l’âme de L’Église dans sa communion avec Jésus.

Diacre Michel Houyoux

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◊ Abbaye de Tournay : cliquez ici pour lire l’article →  Vendredi de la 5ème semaine du Temps Pascal

◊ Sensus fidelium: cliquez ici pour lire l’article →  Le vendredi de la cinquième semaine après Pâques

  Prédication du pasteur Marc Pernot

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Vendredi de la troisième Semaine du Temps Pascal

Posté par diaconos le 23 avril 2021

Ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson

« Ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson »

# La transsubstantiation est un phénomène surnaturel, qui signifie littéralement la conversion d’une substance en une autre. Le terme désigne, pour une partie des chrétiens (en particulier les catholiques et les orthodoxes), la conversion du pain et du vin en corps et sang du Christ lors de l’Eucharistie par l’intermédiaire du Saint Esprit. Le terme, qui fut attesté pour la première fois chez Étienne de Baugé au début du XIIe siècle, est défini comme concept du dogme par le quatrième concile du Latran (1215) et confirmé par celui de Trente (1545-1563).

Sur le plan religieux, l’Église catholique (dont les maronites et les arméniens catholiques) emploie le terme de « transsubstantiation » pour expliquer que, dans l’Eucharistie, le pain et le vin, par la consécration de la messe, sont « réellement, vraiment et substantiellement » transformés ou convertis en corps et sang du Christ, tout en conservant leurs caractéristiques physiques ou « espèces » (texture, goût, odeur : les apparences) initiales. La conséquence en est la présence réelle du Christ dans les espèces consacrées. Dans les écrits d’Hippolyte de Rome (IIIe siècle), la croyance en la transsubstantiation était partagée par plusieurs apôtres des premiers siècles de la chrétienté.

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De l’ Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, les Juifs se querellaient entre eux : « Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ? » Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous.
Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi, je demeure en lui.
De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même celui qui me mange, lui aussi vivra par moi. Tel est le pain qui est descendu du ciel : il n’est pas comme celui que les pères ont mangé.
Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. » Voilà ce que Jésus a dit alors qu’il enseignait à la synagogue de Capharnaüm.»  (Jn 6, 52-59)

Corps et sang du christ

Les auditeurs de Jésus se disputaient entre eux : un vif débat succéda aux sourds murmures  ; ce débat prouva qu’ils ’étaient pas unanimes dans leur opposition. La question posée exprima le doute avec une nuance de mépris qui se trahit par ce mot : Celui ci. Jésus n’eut pas encore parlé de manger sa chair ; mais ils ne pouvaient le comprendre autrement, puisqu’il la leur présente comme le pain qu’il donnera (verset 51).

Ce fut avec raison qu’ils ajoutèrent ce mot : manger sa chair ; mais, ainsi comprise, la pensée de Jésus devait leur paraître inexplicable. Elle le fut encore pour tant de chrétiens, même pour plus d’un savant théologien !  Au lieu de répondre à la question de ses auditeurs et de leur expliquer comment il put donner sa chair à manger, Jésus se contenta d’affirmer solennellement  la nécessité de manger la chair du Fils de l’homme, sous peine de n’avoir pas la vie et de rester dans la mort.

Il ajouta pour compléter sa pensée :  Si vous ne buvez son sang. Par là, il répondit  indirectement à la question des Juifs, en rendant beaucoup plus précise l’allusion à sa mort, à une mort sanglante, dont ils s’approprièrent les fruits par la foi et par une communion vivante avec lui. Jésus se désigna comme le Fils de l’homme, parce que ce fut par son incarnation qu’il implanta  dans notre humanité le principe d’une vie nouvelle.

Il s’agissait d’enfoncer dans ces cœurs durs un aiguillon qui provoquât en eux la réflexion ; de là ces paroles énigmatiques qui, par leur étrangeté même, devaient rester fixées dans la mémoire. Etouffées en apparence, elles pourront revivre et mûrir quand retentira la prédication apostolique de la mort et de la résurrection de Jésus-Christ. (Ebrard)

Jésus confirma, par une déclaration positive, la pensée qu’il  exprima négativement. Comme il fut lui-même la vie, celui qui mange sa chair et boit son sang, et s’approprie ainsi sa personne, tout son être, par une communion intime et vivante avec lui, a, dès ce moment, une vie impérissable, la vie éternelle. Sans doute, la même grâce est promise à la foi; Il est évident que cette communion vivante et progressive avec lui est plus que la simple foi en lui.

Une nourriture et un breuvage qui renferment la vie et la communiquent. C’est par là qu’ils sont vrais. Rien de plus naturel, dès lors, que la glorieuse conséquence affirmée ipar Jésus : « Je le ressusciterai au dernier jour ». Cette résurrection est virtuellement donnée avec la vie divine que le croyant a puisée en Christ, qui achèvera son œuvre en lui, en le ressuscitant et en le glorifiant :  »Et si Christ est en vous, le corps, il est vrai, est mort à cause du péché, mais l’esprit est vie à cause de la justice. Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Christ d’entre les morts rendra aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous. » (Rm 8, 10-11)

Ces paroles expliquent comment manger la chair de Jésus et boire son sang procure la vie.  Le croyant qui se nourrit ainsi demeure en Christ et Christ en lui ; il vit avec Christ dans une communion habituelle et permanente. Christ est le centre de sa vie, dominant ses pensées, ses affections, sa volonté, tous les motifs de sa conduite. Cette manière d’exprimer une vraie communion avec Jésus est particulière aux écrits de Jean.

La source souveraine de la vie, le Père vivant, communique incessamment la vie au Fils, qui vit par le Père, qui trouve dans le Père le principe de sa vie et de tout son être, et, du Fils, cette vie se répand sur quiconque est en communion avec lui.

Le croyant, lui aussi, en se nourrissant de Jésus, trouve en lui la même source et garantie de vie que celle que Jésus trouve lui-même dans sa relation avec le Père. ( Godet)

Jusqu’ici Jésus avait dit : « manger ma chair et boire mon sang »; » voici maintenant un terme plus direct encore : « Celui qui me mange », exprimant, d’une part, l’union du croyant avec la personne entière du Sauveur et affirmant, d’autre part, une communion habituelle et permanente avec lui.   Jésus, en revenant à la première image qu’il employa, celle du pain, résuma et conclut tout ce discours.

Depuis l’époque des Pères de l’Église jusqu’à nos jours, on a souvent agité la question de savoir si, dans la dernière partie de ce discours, Jésus avait eu en vue la sainte cène. À l’époque de la réformation, cette question a été vivement débattue entre catholiques et protestants, d’une part, et entre réformés et luthériens d’autre part. D’abord, c’eût été une anticipation sans exemple dans ses instructions ; ensuite, jamais aucune Église chrétienne ne professa l’absolue nécessité de la cène pour avoir la vie dans le Christ, et c’est là ce qu’enseigna Jésus, en disant : «  Si vous ne mangez ma chair et ne buvez mon sang, vous n’avez point la vie  ».

Dans les paroles qu’il prononça à Capharnaüm, comme dans le sacrement qu’il institua à Jérusalem, Jésus ne révéla pas autre chose que la nécessité d’entrer et de rester dans une communion vivante avec lui.  Dans la synagogue de Capharnaüm, ces discours eurent une grande solennité ; et comme la ville était populeuse, Jésus eut un nombreux auditoire.

Diacre Michel Houyoux

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◊ Paroisse Notre Dame de la Bidassoa : cliquez ici pour lire l’article →  MÉDITATION DU VENDREDI DE LA TROISIÈME SEMAINE De PÂQUES

◊ Opus Dei  : cliquez ici pour lire l’article →  Méditation : Vendredi de la 3ème Semaine de Pâques – Opus Dei

   Homélie du Père Santiago Martín FM

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