Première épître de Jean

Posté par diaconos le 21 septembre 2018

 . Anglais : la première page de la première épître de Jean . L'an 1087. Le prêtre Jean, un moine 266 Harleianus 5537 (première page de 1 Epitre de Jean) Contributeur : The Picture Art Collection / Alamy Banque D'Images ID de l’image  : MWC4M6 Taille du fichier :  14,3 MB

1087 – Première page de la première épître de Jean

La première partie (Jn 1, 5-2, 17) montre que communion avec Dieu et connaissance de Dieu ne deviennent réellement authentiques que dans l’amour du frère. La deuxième partie ( 2,18-3,24) situe l’apparition des opposants dans le cadre de l’attente de la fin, et appelle les destinataires à rester ferme dans leur confession de foi et leur espérance. La troisième partie ( Jn 4,1-5,12) établit un lien étroit entre l’amour et la foi.

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Certains auteurs soulignent que l’épître de Jean s’inspire de  son évangile et en imite la structure. Il existe une tentative de structurer la première épître de Jean en recourant à l’analyse rhétorique et dans cette vision, le corps central de la lettre peut être considérée comme un discours.

L’Église primitive considéra 1 Jn comme une lettre. 1 Jn est-t-elle une lettre ? Une lecture attentive du document aboutit à un résultat contrasté. Ce qui est certain, c’est que l’auteur de cette lettre s’inspira de l’évangile pour en imiter la structure globale. Il commença celle-ci par un prologue rappelant le commencement de l’évangile et sa conclusion fait écho à celle de l’évangile ( Jn 20, 30-31) et (1 Jn 5, 13).

Comment devons-nous interpréter cette analogie délibérée ? Cette lettre est vraisemblablement adressée à un groupe de destinataires qui adopta le quatrième évangile comme un écrit de référence.  L’auteur de la lettre combattit un  groupe émanant de son milieu ayant adopté le même évangile mais en proposant une lecture différente.

Dans cette perspective d’interprétation, l’auteur voulut montrer que son œuvre défend la vérité de l’évangile et qu’elle en perpétue l’authentique conception théologique. Autrement dit, 1 Jn veut préciser le cadre herméneutique dans lequel l’évangile doit être lu : c’est l’application des règles permettant de déterminer tout à la fois le sens littéral de l’Écriture et son sens existentiel, c’est-à-dire sa valeur universelle dans l’histoire de l’humanité.

L’auteur de la lettre utilisa-t-il des sources écrites identifiables pour la rédaction de celle-ci ? Le point de départ de ce travail s’appuie sur de de fréquentes  ruptures de style, sur des changements de rythme et sur de nombreuses reformulations survenant au fil des chapitres.

Ces situations littéraires sont l’indice de fragments traditionnels, fruit du travail de l’école johannique. Vraisemblablement , l’auteur reprit et travailla des éléments qui faisaient partie du trésor traditionnel dont il se réclama. Le texte canonique de la lettre est cohérent tant au point de vue des arguments que du point de vue théologique. L’épilogue semble être un ajout secondaire (1 Jn 5,14-21) pour les raisons suivantes :

  1. 1 Jn 5,13 est une formule de conclusion
  2. la distinction entre deux classes de péchés (véniels et mortels) ne s’accorde pas avec la notion de péché telle qu’elle est développée dans le corps de cette lettre ; la notion de péché formulée en 1 Jn 5, 17 est en tension avec la conception dialectique du péché esquissée en  1 Jn 1, 5 et versets suivants.
  3. En 1 Jn  5, 14-21 apparaissent beaucoup de termes qui n’ont qu’une seule occurrence et de représentations étrangères au reste du document.
  4. La mise en garde contre l’idolâtrie concluant l’épilogue, présuppose une autre destination des destinataires que celle suggérée dans l’écrit.

Quel est le rapport entre le quatrième évangile et la première épître de Jean ? Il y a une parenté indéniable tant au point de vue terminologique que théologique. Cette affinité entre les deux écrits posa la question de l’auteur. Est-ce la même personne qui rédigea ces textes ? Ou avons-nous à faire à deux personnalités distinctes ?

Dans cette hypothèse , l’évangile précède-y-il la lettre de Jean ou devons-nous envisager l’ordre inverse ? L’antériorité de l’évangile semble s’imposer pour les raisons suivantes :

  1. Un changement de situation semble perceptible dans les deux écrits : l’affrontement ici se situe dans les communautés johanniques.
  2. L’évangile se suffit à lui-même.
  3. La lettre imite dans sa structure globale l’évangile.
  4. La parenté théologique de cette lettre avec l’évangile apparaît principalement dans les passages qui furent le résultat d’une relecture telles que les gloses sacramentelles et eschatologiques, le deuxième discours et l’épilogue.

Le passage 1 Jn 2 fait état de deux groupes en conflit dans le christianisme johannique. La rectitude de la confession de foi devint le critère de l’orthodoxie de la foi. Le litige fut de nature christologique. Ce qui fut débattu, c’est la signification exacte de l’incarnation et de la personne de Jésus. les opposants tendirent à distinguer le Christ, envoyé par Dieu, de l’homme Jésus. Selon ceux-ci, l’histoire de Jésus, et plus particulièrement sa mort sur la croix n’aurait aucune portée dans la doctrine du salut de l’homme par un rédempteur. Ce conflit christologique sembla être la question centrale. Nous trouvons aussi dans cette épitre d’autres affirmations polémiques portant sur l »éthique et le spiritisme.

Un grand nombre d’exégètes soupçonna l’influence de Cérinthe (un maître gnostique contemporain de Jean, disciple du Christ) sur les opposants. Cérinthe avait élaboré une christologie présentant de fortes analogies avec celle dénoncées dans la première épître de Jean : le Christ céleste et spirituel ne s’était associé avec l’homme Jésus que pour une période limitée allant de son baptême au début de la passion.

Le but de cette lettre fut de préciser et de clarifier certains aspects de la tradition johannique, de trancher un conflit d’interprétation généré par la pluralité de lectures induites par l’évangile lui-même. Cette volonté de définir le sens normatif de la tradition johannique se manifesta en premier lieu par l’invocation de l’origine fondatrice, ensuite par l’emploi de formulations formant une antithèse. par la répétitions d’assertions commençant par l’expression  » à ceci nous savons que ». Enfin des assertions  commençant par la formule « Celui qui ». L’intention argumentative est claire : il s’agissait de gagner le lecteur à une correcte interprétation de la confession de foi en usage dans l’ Église.

Complément

◊  Restructuration de la foi des croyants→  La christologie de l’Évangile de Jean

Liens externes

◊ Du site ‘évangile.com’  cliquez ici → Introduction à la première épître de Jean Bible Annotée

◊ Le récit ; cliquez ici → Première épître de saint Jean

Nous vous annonçons la vie éternelle.

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Marc, mon fils, vous salue (1 P 5, 5b-14)

Posté par diaconos le 25 avril 2018

Extrait de la première lettre de Pierre, apôtre au chapitre cinq

Prenez l’humilité comme tenue de service : c'est en approfondissant votre expérience spirituelle que vous devenez humble. L'humilité vient avec la lucidité et la lucidité vient avec l'approfondissement de sa conscience.

Prenez l’humilité comme tenue de service : c’est en approfondissant votre expérience spirituelle que vous devenez humble. L’humilité vient avec la lucidité et la lucidité vient avec l’approfondissement de sa conscience.

Bien-aimés, vous tous, les uns envers les autres, prenez l’humilité comme tenue de service. En effet, Dieu s’oppose aux orgueilleux, aux humbles il accorde sa grâce. Abaissez-vous donc sous la main puissante de Dieu, pour qu’il vous élève en temps voulu. Déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, puisqu’il prend soin de vous.

Soyez sobres, veillez : votre adversaire, le diable, comme un lion rugissant, rôde, cherchant qui dévorer. Résistez-lui avec la force de la foi, car vous savez que tous vos frères, de par le monde, sont en butte aux mêmes souffrances. Après que vous aurez souffert un peu de temps, le Dieu de toute grâce, lui qui, dans le Christ Jésus, vous a appelés à sa gloire éternelle, vous rétablira lui-même, vous affermira, vous fortifiera, vous rendra inébranlables. À lui la souveraineté pour les siècles. Amen.

Par Silvain, que je considère comme un frère digne de confiance, je vous écris ces quelques mots pour vous exhorter, et pour attester que c’est vraiment dans la grâce de Dieu que vous tenez ferme. La communauté qui est à Babylone, choisie comme vous par Dieu, vous salue, ainsi que Marc, mon fils. Saluez-vous les uns les autres par un baiser fraternel. Paix à vous tous, qui êtes dans le Christ.

Source de l’image → L’humilité, vertu spirituelle – Eklablog

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Dans la persécution, Pierre vit l’action du démon et il fit de son mieux pour pour encourager les personnes qui avaient du mal à rester fidèles au Christ. Dans ce texte, l’emploi  du pseudonyme Babylone pour désigner la ville de Rome où Pierre avait une communauté chrétienne, n’est pas pensable avant l’an 70.

Pierre, dans cet extrait, insista sur l’humilité. Il savait combien cette vertu fut difficile à acquérir et à pratiquer, surtout dans la jeunesse. Nous ne connaissons cette confiance en Dieu qu’autant que nous nous humilions sous sa main puissante. Soyons sobres car le démon nous guette pour nous faire tomber.

La foi, telle est notre force contre toutes les tentations, parce qu’elle nous revêt de la puissance de Dieu même. Nous sommes disposés à croire que nos épreuves sont exceptionnelles, et notre imagination les augmente d’autant plus. Savoir qu’il ne nous arrive rien d’extraordinaire : « Bien-aimés, ne soyez pas surpris, comme d’une chose étrange qui vous arrive, de la fournaise qui est au milieu de vous pour vous éprouver. » ( 1P 4, 12)

L’encouragement tiré des souffrances de nos frères ne suffit pas. Pierre porta son attention vers le Christ qui est puissant pour délivrer, et il fit en son nom une promesse propre à relever les plus timides : « Le Dieu de toute grâce les a appelés, d’une vocation efficace, à sa gloire éternelle en Christ. »

 Silvain fut le secretaire et son collaborateur dans la composition de cette lettre : « En effet, le Fils de Dieu, Jésus-Christ, que nous avons prêché au milieu de vous, Silvain, Timothée et moi, n’a pas été « oui » et « non ». Au contraire, en lui il n’y a que le « oui ». » (2 Co 1, 19)  

Compléments

◊ Faire preuve d’humilité au service de tous →    Prenez l’humilité comme tenue de service

◊ Croire en Jésus → Convertissez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus Christ

◊ Dieu vient au secours des malheureux → Le Seigneur a délivré le malheureux de la main du méchant (Jr 20,13)

Liens externes

◊ Première lettre de Pierre, apôtre du Christ → « Dieu s’oppose aux orgueilleux, aux humbles il accorde sa grâce » 

Aujourd’hui, comme hier : « Terre de mission »

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Saint Clément premier, pape et martyr (88-97)

Posté par diaconos le 23 novembre 2017

Saints Cyrille et saint Méthode reçus par le pape saint clément, XIe siècle, Basilique En effet, en faisant de l'évêque de Rome le chef de l'Église universelle, la chrétienté occidentale a fini par s'identifier à l’universalisme romain.

Saints Cyrille et saint Méthode reçus par le pape saint clément, XIe siècle, Basilique En effet, en faisant de l’évêque de Rome le chef de l’Église universelle, la chrétienté occidentale a fini par s’identifier à l’universalisme romain.

Clément, juif helléniste,  vivait à Rome. Il  parlait le grec, lisait la Bible des septante dont le vocabulaire se retrouve dans ses lettres. Il connaissait aussi plusieurs écrits du Nouveau Testament (écrits pauliniens) dont il s’inspira dans ses homélies. Lin, que Paul rappelle dans sa lettre à Timothée,  fut le premier successeur de Pierre à Rome.

Le pape Clément premier, disciple de saint Paul qui en parle dans sa lettre aux Philippiens :  » Oui, je te le demande à toi aussi, mon vrai compagnon d’effort, viens-leur en aide, à elles qui ont lutté avec moi pour l’annonce de l’Évangile, ainsi que Clément et mes autres collaborateurs, dont les noms se trouvent au livre de vie.  » (Ph 4,3), est le quatrième successeur de saint Pierre à Rome (Adversus hoereses III, 3,3).

Il reçut l’épiscopat de Rome le troisième à partir des Apôtres Pierre et Paul. “Il avait vu, dit saint Irénée, les Apôtres eux-mêmes et avait été en relation avec eux: leur prédication résonnait encore à ses oreilles et leurs travaux étaient encore devant ses yeux”. Un grave dissentiment s’étant produit chez les chrétiens de Corinthe, il leur écrivit une lettre remarquable pour rétablir entre eux la concorde et la paix. (Audience du pape Benoît XVI du 7 mars 2007 consacrée à Clément de Rome)

On sait peu de choses de son pontificat en ce temps de l’Église naissante.  Il envoya une  lettre aux Corinthiens où l’on voit l’Église de Rome intervenir dans une autre Église pour qu’y vive la charité. Dans cette lettre, il soutient l’église de Corinthe et  l’exhorte sur les chemins de l’Évangile. L’Église de Corinthe était alors fortement divisée et scandalisait  les païens. Clément chercha à apaiser les conflits qui déchiraient cette communauté chrétienne : il trancha avec assurance la querelle de cette église au nom de l’institution apostolique des presbytes et de leur succession.

Le pape Clément premier a connu Pierre et Paul, apôtres de Jésus, entre sa vingtième et sa trentième année et mérite ce qu’a dit saint Irénée de lui qu’il est disciple des apôtres « Apostolorum discipulus » (De principiis, II,3,6) Il reçut une éducation juive et il connaissait  bien tout l’Ancien testament (la Loi, les prophètes, les psaumes, le livre de la Sagesse…)

Dans la première partie de son épître aux Corinthiens, après quelques considérations morales, Clément aborde la conduite que l »on devrait avoir dans la nouvelle religion et qui contribue à la vie vertueuse. L’ordre doit régner dans le culte et l’exactitude dans l’emploi du temps.

  1. L’exclusion de la jalousie, dont les suites fatales sont mentionnées en bien des textes rapportés dans la Bible.
  2. La pénitence et sa nécessité (exemples de celles de Noé, de Jonas, de citations nombreuses dans la Bible)
  3. L’obéissance, la foi, la piété et l’hospitalité : obéir à la volonté de Dieu. Par exemple, celle d’Abraham.
  4. L’humilité : génératrice de paix, de douceur, d’obéissance et de sincérité

Ensuite, il traite de la promesse de la résurrection dont nous en tenons la première manifestation en Jésus Christ. L’enseignement de Jésus ne peut nous égarer. Dieu est fidèle à ses promesses.  Il continue son épître avec le développement des vertus nécessaires pour plaire à Dieu. En suivant cette voie, nous marcherons aux côtés du Christ, qui est notre salut.

Dans la seconde partie de sa lettre, le pape Clément donne un enseignement destiné à résoudre les divisions qui empoissonnent l’église de Corinthe

  1. Dieu est l’auteur de l’ordre dans les fonctions : grand-prêtres, prêtres, lévites et laïques ont un rôle propre dans l’Ancien Testament. c’est une faute de chasser de leur mission ceux qui font correctement leur service.
  2. Que les coupables acceptent la réprimande et demande pardon

Le chapitre cinq de son épître aux Corinthiens est un document capital sur les premiers temps de l’Église : Pierre et Paul en sont les colonnes. Ici, il donne des informations précieuses sur la première persécution dirigée par Néron contre les chrétiens.

Selon la tradition, non vérifiée, il aurait été exilé en Crimée à Cherson où il aurait subi le martyre par noyade. Ses reliques furent ramenées à Rome par les saints Cyrille et Méthode au IXe siècle.

Liens externes

◊ Épître de Clément aux Corinthiens  →  Les Pères de l’Église/Tome 1/Épître aux Corinthiens (saint Clément …

◊ Lettre auxCorinthiens → Les Pères de l’Église/Tome 1/Épître aux Corinthiens (saint Clément)

◊ Clément premier, évêque de Rome ( sa vie, sa lettre aux corinthiens) → Clément de Rome – JesusMarie.com

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Avoir foi en Jésus Christ et nous aimer les uns les autres.(1Jn 3,1-24)

Posté par diaconos le 27 avril 2012

Extrait de la première lettre de Jean au chapitre trois

Avoir foi en Jésus Christ et nous aimer les uns les autres.(1Jn 3,1-24) dans comportements Aimez-vous-les-uns-les-autres-comme-je-vous-ai-aim%C3%A9s.1-300x262

Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Aimer comme le Christ, c’est à dire se faire serviteur.

01 Voyez comme il est grand, l’amour dont le Père nous a comblés : il a voulu que nous soyons appelés enfants de Dieu- et nous le sommes.Voilà pourquoi le monde ne peut pas nous connaître : puisqu’il n’a pas découvert Dieu.

02 Bien-aimés,dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu,mais ce que nous serons ne paraît pas encore clairement. Nous le savons : lorsque le Fils de Dieu paraîtra, nous serons semblables à lui parce que nous le verrons tel qu’il est.
03 Et tout homme qui fonde sur lui une telle espérance se rend pur comme lui-même est pur.
04 Tout homme qui commet le péché lutte contre Dieu ; car le péché, c’est la lutte contre Dieu.
05 Or, vous savez que lui, Jésus,est apparu pour enlever les péchés, et qu’il n’y a pas de péché en lui.
06 Quand un homme demeure en lui, il ne pèche pas ; quand il pèche, c’est qu’il ne l’a pas vu et ne le connaît pas.
07 Mes petits enfants, ne vous laissez égarer par personne : celui qui vit selon la justice est juste comme lui, Jésus, est juste ;
08 celui qui commet le péché appartient au diable, car, depuis le commencement, le diable est pécheur. C’est pour détruire les oeuvres du diable que le Fils de Dieu est apparu.
09 L’homme qui est né de Dieu ne commet pas le péché, car ce qui a été semé par Dieu demeure en lui : il ne peut donc pas pécher, puisqu’il est né de Dieu.
10 Voici comment on distingue les enfants de Dieu et les enfants du diable : celui qui ne vit pas selon la justice n’appartient pas à Dieu, et pas davantage celui qui n’aime pas son frère.
11 Voici ce que vous avez entendu annoncer depuis le commencement : il faut nous aimer les uns les autres.
12 Ne soyons pas comme Caïn : il appartenait au Mauvais et il égorgea son frère. Et pourquoi l’a-t-il égorgé ? Parce que ses oeuvres étaient mauvaises : au contraire, celles de son frère étaient justes.
13 Ne soyez pas étonnés, frères, si le monde a de la haine contre vous.
14 Parce que nous aimons nos frères, nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie. Celui qui n’aime pas reste dans la mort.
15 Tout homme qui a de la haine contre son frère est un meurtrier, et vous savez qu’un meurtrier n’a jamais la vie éternelle demeurant en lui.
16 Voici à quoi nous avons reconnu l’amour : lui, Jésus, a donné sa vie pour nous. Nous aussi, nous devons donner notre vie pour nos frères.
17 Celui qui a de quoi vivre en ce monde, s’il voit son frère dans le besoin sans se laisser attendrir,comment l’amour de Dieu pourrait-il demeurer en lui ?
18 Mes enfants, nous devons aimer, non pas avec des paroles et des discours, mais par des actes et en vérité.
19 En agissant ainsi, nous reconnaîtrons que nous appartenons à la vérité, et devant Dieu nous aurons le coeur en paix ;
20 notre coeur aurait beau nous accuser, Dieu est plus grand que notre coeur, et il connaît toutes choses.
21 Mes bien-aimés, si notre coeur ne nous accuse pas, nous nous tenons avec assurance devant Dieu.
22 Tout ce que nous demandons à Dieu, il nous l’accorde,parce que nous sommes fidèles à ses commandements, et que nous faisons ce qui lui plaît.
23 Or, voici son commandement : avoir foi en son Fils Jésus Christ, et nous aimer les uns les autres comme il nous l’a commandé.
24 Et celui qui est fidèle à ses commandements demeure en Dieu,et Dieu en lui ; et nous reconnaissons qu’il demeure en nous, puisqu’il nous a donné son Esprit.
« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».
Le point central de ce texte, tiré de la deuxième partie du corps de la première lettre de Jean (1 Jn  2, 18-3, 24) est  l’amour :  « Voyez comme il est grand, l’amour dont le Père nous a comblés : il a voulu que nous soyons appelés enfants de Dieu et nous le sommes. » (1 Jn 3, 1) – « Mes enfants, nous devons aimer, non pas avec des paroles et des discours, mais par des actes et en vérité.«  (1 Jn 3, 18)
Pour concevoir quelque chose de l’amour dont le Père nous a comblés, en nous appelant « enfants de Dieu », il faut nous demander : Qui éprouve cet amour ? Dieu juste et miséricordieux.
Qui en est l’objet ?  Toutes les personnes de toutes races, peuples et nations : « La preuve que Dieu nous aime, c’est que le Christ est mort pour nous alors que nous étions encore pécheurs. (Rm 5, 8 )

Qui nous a assuré cette grâce ? C’est le Christ Jésus, qui nous a aimés jusqu’à la mort de la croix, et qui nous régénère par l’Esprit, de sorte que nous sommes nés de Dieu :  » Puisque vous savez que Dieu est juste,reconnaissez aussi que tout homme qui vit selon la justice de Dieu est vraiment né de lui. » (1 Jn 2, 29)

Le fait que Dieu nous considère comme ses enfants exprime une réalité intime et profonde. C’est cette réalité qu’affirment les mots : « … et nous le sommes  » (verset 1 a)

Nous le sommes  par la foi en Jésus et par la régénération de notre coeur : « L’Esprit que vous avez reçu ne fait pas de vous des esclaves, des gens qui ont encore peur ; c’est un Esprit qui fait de vous des fils ; poussés par cet Esprit, nous crions vers le Père en l’appelant Abba ! C’est donc l’Esprit Saint lui-même qui affirme à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. » (Rm 8, 15-16)

Heureux d’être considérés par Dieu comme étant ses enfants nous devons faire des efforts pour ne pas rester asservi au Mal. Nous devons nous purifier.  (v 3)

Il y a une totale incompatibilité entre être en communion avec Dieu et vivre dans le péché. En transgressant volontairement le commandement : « Aimez-vous les uns et les autres comme je vous ai aimés » ,  en foulant aux pieds cette volonté de Dieu, espérer être en communion avec Lui, c’est au contraire se mettre en pleine révolte contre Lui. (v 4)
Être enfant de Dieu n’est pas une question de mots car nous avons vraiment commencé à vivre dans la vérité et dans l’amour et il nous devient impossible de commettre le vrai péché qui est de refuser d’aimer ou de pardonner ou de continuer la lutte (verset 9), alors que nous prions Dieu en disant :   » Ne nous soumets pas en la tentation, mais délivre-nous du Mal… » (extrait du Notre Père)

Observer le commandement de l’amour est ce qui distingue les enfants de Dieu. Nous avons souvent tendance à répartir les gens en deux camps : les bons et les mauvais (verset 10) , ceux qui aiment et ceux qui n’aiment pas !
« Ne soyons pas comme Caïn … » (versets  12 à 15). 
Tous les meurtres et tous les massacres proviennent de la haine. Quand une révolte éclate, cela est dû au fait que beaucoup de personnes en veulent à d’autres et que d’autres encore plus nombreuses refusent de se SACRIFIER pour résoudre les difficultés et les tensions et cela peut nous faire comprendre la genèse de la plupart des conflits armés.
Nous aimer les uns et les autres comme le Christ nous aime, nous fait entrer dans le monde de Dieu où il n’y a plus de distance, plus de différence, plus de crainte ni de méfiance !
Mes enfants, nous devons aimer…
non pas avec des paroles et des discours,
mais par des actes et en vérité.
1 Jn 3, 18

Seigneur, aide-moi à supporter les personnes que je suis tenté de ne pas aimer. Voici à quoi nous avons reconnu l’amour : lui, Jésus, a donné sa vie pour nous. Jésus nous aime d’un amour universel.

Il pardonna même ceux qui le mirent à mort : « Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font. » (Lc 23, 33-34)

Comme Jésus, donnons notre vie pour nos frères, nous devons aimer par des actes et en vérité. Pour saint Jean, l’amour s’exprime par des actes et non par des intentions ou des discours. (verset 18)

croix-diaconale2 amour de Dieu dans Enseignement

Michel Houyoux Diacre permanent

Est-ce que vous aimez vraiment, dans votre métier, dans votre famille ? Soyez attentif aux actes que vous faites. Ne vous contentez pas de belles paroles ! Agissez !

Si vous remplissez vos journées de gestes concrets au service des autres, alors l’amour de Dieu demeurera en vous.  Ayez foi en Jésus, et aimez-vous  les uns les autres comme il nous l’a commandé.

♥  Avec mes salutations amicales et fraternelles

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