La christologie de l’Évangile de Jean

Posté par diaconos le 18 septembre 2018

L’évangile de Jean se situe au carrefour de différents mondes religieux, porteurs de langages et de représentations très spécifiques. Le premier milieu qui a nourri le langage johannique et son univers de représentation est le christianisme lui-même. L’essentiel du contenu narratif (récits de miracles et l’histoire de la Passion, les logia intégrés dans les dialogues et les discours contenant les paroles en « Je suis’, les titres christologiques ou l’hymne au logos ( 1, 1-18) constituent des traditions qui prirent corps dans le christianisme primitif avant d’être intégré dans l’Évangile.

L’évangile de Jean se situe au carrefour de différents mondes religieux, porteurs de langages et de représentations très spécifiques. Le premier milieu qui a nourri le langage johannique et son univers de représentation est le christianisme lui-même. L’essentiel du contenu narratif (récits de miracles et l’histoire de la Passion, les logia intégrés dans les dialogues et les discours contenant les paroles en « Je suis’, les titres christologiques ou l’hymne au logos ( 1, 1-18) constituent des traditions qui prirent corps dans le christianisme primitif avant d’être intégré dans l’Évangile.

L’Évangile de Jean a pour intention de restructurer la foi des croyants. Cette restructuration de la foi advient sur ce que son évangile sans aucune de ses parties , met en œuvre une herméneutique étagée ; les croyants sont saisis dans leur foi élémentaire et affaiblie pour être acheminés vers une conception plus achevée.  Son évangile est un témoignage rendu au Christ incarné, dans la force de l’esprit, lequel à la fois conserve le souvenir du Christ terrestre et en dit l’actualité aujourd’hui de la foi.

Source de l’image → L’évangile de Jean

Cet évangile est fondamentalement un  récit christologique : c’est la personne du Christ, son histoire et sa signification qui sont l’objet central de l’Évangile. Le Christ johannique est fondamentalement présenté comme le révélateur de Dieu dans le monde.

Cezrt évangile n’est pas le travail d’un témoin oculaire. Le disciple que Jésus aimât est considéré comme le fondateur de la tradition et de l’école johannique. Le rédacteur de cet évangile est certainement une personne de la deuxième ou troisième génération. Il écrivit au nom du disciple que Jésus aima, et s’efforça d’exposer sous la forme d’un évangile l’interprétation de la foi chrétienne. esquissée par Jean.

Le cadre herméneutique dans lequel le récit de la vie de Jésus terrestre doit être lu est donné dans le prologue (1,, 1-18). La thèse fondamentale est une christologie de l’incarnation. Dans la personne du Christ, Dieu se fait proximité aimante et présence au sein de la création de l’humanité. Jésus est la parole de Dieu faite chair et toute l’histoire de Jésus doit être lue à partir de cette première affirmation.

La christologie de l’envoyé constitue dans un autre langage le développement et l’explication de la christologie de l’incarnation. Jésus étant le Fils préexistant devenu chair, son destin historique peut être présenté comme une venue, comme un envoi.

La sémantique de l’envoi doit être comprise sur le fond du droit à l’envoi dans le Proche Orient ancien. Un envoyé étant un messager légitimé qui représentait son roi auprès d’une cour étrangère. En tant qu’envoyé du Père , le Christ le représenta dans le monde. Il ne prononça pas ses propres paroles, mais celles de son Père. Il ne fit pas ses propres œuvres mais celles de son Père (Jn 4 34…) Il ne voulut rien être ‘autre que la voix et la main de Dieu parmi les hommes. Dans la logique johannique, le Christ est véritablement Dieu  dans la mesure où il est envoyé à la fois pleinement un avec Lui et pourtant différent de Lui. Cette affirmation est d’une importance capitale car personne n’a jamais vu Dieu.

L’envoi de Jésus est à saisir comme l’amour de Dieu pour le monde (Ac 3, 16). Dans la mesure où il accueille le Christ, l’homme est placé au bénéfice de cet amour. Cet amour a un caractère unique et décisif, il constitue l’accomplissement de la promesse qui a trait à l’Ancien Testament ; en lui se réalise le jugement du monder. Jean en prétendant que le Jugement advient dans la venue du Fils de Dieu, il prit distance de la conception apocalyptique du Jugement.

L’eschatologie est expliquée par l’Histoire car le jugement s’accomplit dans la rencontre du Fils de Dieu  : c’est face au Christ dans la foi donnée ou refusée, que se réalise la séparation entre croyants et incroyants. On  parle alors d’eschatologie présentéiste. L’envoi du Fils dans le monde déboucha sur une vision dualiste du monde. Ce dualisme est historique ; il est provoqué par la venue de Jésus, le Fils de Dieu.

Nous pouvons distinguer trois étapes dans l’envoi du Fils de Dieu :

  1. Première étape : préexistence et incarnation
  2. Deuxième étape : l’accomplissement de la mission. Jésus effectua sa mission en accomplissant des miracles ; ensuite, il réalisa sa fonction de révélateur par ses discours dont le contenu est strictement christologiques. En tant qu’envoyé du Pre, il répondit aux besoins les plus fondamentaux qui se manifestent dans toute existence humaine : il les comble.
  3. Troisième étape : le retour. Ce retour s’effectua à la croix, qui dans l’évangile de Jean est interprétée comme le lieu de l’élévation et de la glorification.

La conclusion de son évangile souligne que christologie et sotériologie vont de pair. Don du Fils et don de la vie sont un seulet même évènement constituant le con tenu de cet évangile qui appelle à la foi.

Complément

◊ Au carrefour de différents mondes religieux → L’arrière plan religieux de l’évangile de Jean

Liens externes

◊  L’intrigue du quatrième évangile, ou la christologie mise en récit

◊ Du site Croire.com →  La christologie au début du XXIe siècle – Croire – Questions de vie …

La première épître de saint Jean, par Père Goutierre

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L’arrière plan religieux de l’évangile de Jean

Posté par diaconos le 15 septembre 2018

L’Évangile selon Jean (en grec Τὸ κατὰ Ἰωάννην εὐαγγέλιον, To kata Iōánnēn euangélion) est le dernier des quatre Évangiles canoniques du Nouveau Testament. La tradition chrétienne l'a attribué à l'un des disciples de Jésus, l'apôtre Jean, fils de Zébédée. Cette hypothèse est aujourd'hui rejetée par la plupart des historiens, qui voient dans ce texte l'œuvre d'une « communauté johannique », à la fin du Ier siècle, dont la proximité avec les événements décrits fait débat. Ce texte se démarque des trois autres évangiles canoniques, dits « synoptiques », par sa composition, son style poétique, sa théologie, et probablement par ses sources2. Dans la doctrine trinitaire, l’Évangile selon Jean est le plus important en matière de christologie, car il énonce implicitement la divinité de Jésus dont il fait le « Logos » incarnén 1.

L’Évangile selon Jean (en grec Τὸ κατὰ Ἰωάννην εὐαγγέλιον, To kata Iōánnēn euangélion) est le dernier des quatre Évangiles canoniques du Nouveau Testament. La tradition chrétienne l’a attribué à l’un des disciples de Jésus, l’apôtre Jean, fils de Zébédée. Cette hypothèse est aujourd’hui rejetée par la plupart des historiens, qui voient dans ce texte l’œuvre d’une « communauté johannique », à la fin du Ier siècle, dont la proximité avec les événements décrits fait débat. Ce texte se démarque des trois autres évangiles canoniques, dits « synoptiques », par sa composition, son style poétique, sa théologie, et probablement par ses sources. Dans la doctrine trinitaire, l’Évangile selon Jean est le plus important en matière de christologie, car il énonce implicitement la divinité de Jésus dont il fait le logos  incarnén.

 L’évangile de Jean se situe au carrefour de différents mondes religieux, porteurs de langages et de représentations très spécifiques. Le premier milieu qui a nourri le langage johannique et son univers de représentation est le christianisme lui-même. L’essentiel du contenu narratif (récits de miracles et l’histoire de la Passion, les logia intégrés dans les dialogues et les discours contenant les paroles en « Je suis’, les titres christologiques ou l’hymne au logos ( 1, 1-18) constituent des traditions qui prirent corps dans le christianisme primitif avant d’être intégré dans l’Évangile.

L’évangile de Jean fait écho au conflit du christianisme johannique avec la synagogue pharisienne ( 9,22 ; 12,42 ; 16,2). La violence de l’affrontement laissa des traces dans l’évangile qui renvoie à un lien passé avec le judaïsme palestinien. Certains passages de son évangile révèlent une connaissance de la géographie palestinienne. Par exemple,  Sycar ; 4, 26 ; Béthesda : 5,2 ; Cédron ; 18, 6) Les fêtes et les pèlerinages qui en découlent structurent la  narration johannique ( 2,13 ; 6,4 ; 7 ,2.8.37 ; 10, 22 ; 18,28 ; 19, 31.42). Les prescriptions de la Torah, en particulier l’observance du Sabbat sont au nombre des convictions supposées connues de même que l’espérance messianique juive., exemple : 7,22.42.

L’influence du judaïsme palestinien sur Jean doit être pondérée d’une triple manière :

  1. Elle est constitutive de toute tradition sur Jésus
  2. Elle appartient au passé des  communautés johanniques
  3. Les problématiques centrales du judaïsme palestinien. Par exemple, la loi du Temple. Ces problématiques ne sont plus des questions centrales pour les théologiens

La découverte des manuscrits de Qumram permit de jeter  une nouvelle piste sur les liens entre Jean et le judaïsme palestinien : le langage dualiste qui est une des caractéristiques de la conceptualité johannique est fortement présent dans la littérature qumrânienne. Exemple l’opposition lumière/ténèbres. Ceci ne signifie pas qu’il y eut une influence déterminante de Qumrâm sur jean. Le dualisme johannique trouve son origine dans la christologie : c’est la foi au Christ, lumière du monde, qui opère la séparation entre les hommes.  Le langage dualiste, typique de l’évangile de Jean, le rapproche plus du judaïsme hétérodoxe plutôt que du judaïsme rabbinique pharisien, prépondérant après l’an 70.

Le commencement de son évangile conserve le souvenir d’un affrontement sérieux avec les cercles baptistes. Selon Jean, les premiers disciples sont sortis de ces cercles (1, 35 ss) Le milieu religieux juif dont émane Jésus est certainement le mouvement baptiste (cfr le baptême de Jésus par Jean-Baptiste). Jésus et ses premiers disciples proviennent de ce mouvement qui fait partie intégrante du judaïsme hétérodoxe. Les cercles baptiste furent un des lieux de l’apparition de la gnose.

Le judaïsme palestinien n’exclut pas une possible parenté de Jean avec le judaïsme hellénistique. Dans l’exégèse contemporaine, le débat central sur l’enracinement historico-religieux de son évangile, porte sur les rapports de Jean avec la gnose. Les documents gnostiques qui sont le plus étroitement liés à son évangile apparurent au deuxième siècle, donc après la rédaction de son évangile. L’école johannique développa sa réflexion en Syrie où naquit son évangile, région qui devint par la suite un des lieux nourriciers de la gnose.

Complément

◊ L’évangile de Jean est porteur de langages spécifique → Le langage johannique

Liens externes

◊ Qumrân → Les Manuscrits de la Mer Morte – Bible ouverte

◊ À propos de la gnose →   Nouveaux documents gnostiques coptes découverts en Haute-Égypte

Les questions que pose Qumrâm

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Le langage johannique

Posté par diaconos le 14 septembre 2018

La tradition chrétienne attribue à l'apôtre Jean l'Évangile de Jean (elle identifie l'apôtre au « Disciple que Jésus aimait »), ainsi que trois épîtres, et l'Apocalypse, dont l'auteur se présente comme ayant reçu une vision de Jésus-Christ dans l'île de Patmos : c'est le corpus johannique. Cette paternité est contestée, cependant, par un grand nombre d'historiens modernes. Certains de ces historiens assimilent l'auteur de l'évangile dit « selon Jean » à Jean le Presbytre, et non à l'apôtre Jean.  ni un envoyé plus grand que celui qui l’envoie.

La tradition chrétienne attribue à l’apôtre Jean l’Évangile de Jean, ainsi que trois épîtres, et l’Apocalypse, dont l’auteur se présente comme ayant reçu une vision de Jésus-Christ dans l’île de Patmos : c’est le corpus johannique. Cette paternité est contestée, cependant, par un grand nombre d’historiens modernes. Certains de ces historiens assimilent l’auteur de l’évangile dit selon Jean à Jean le Presbytre, et non à l’apôtre Jean. 

Le vocabulaire du langage johannique est distinct de celui des évangiles synoptiques. La statistique terminologique montre que les termes dans l’évangile de Jean apparaissent rarement chez lzq synoptiques. Exemples : aimer, la vérité, connaître, la vie, les juifs, le monde… Les notions chères aux synoptiques se rencontrent exceptionnellement dans l’évangile de Jean. Exemples le baptême, le Royaume, le démon, avoir pitié, purifier…

Le style de son évangile est simple et solennel se caractérisant par des particularités souvent relevées. Trois procédés littéraires sont fréquemment mis en œuvre dans son évangile. Leur fonction est de nourrir le commentaire implicite sous-tendant la narration.

Premier procédé : le malentendu (exemple : Jn 3, 3-5). Ce procédé joue sur l’ambivalence qui caractérise certaines déclarations du Christ johannique. Il me semble reconnaître ce procédé dans le texte de la Samaritaine au chapitre quatre : la Samaritaine se méprit sur le sens d’une parole de Jésus en l’interprétant en fonction de la question posée par Jésus. Cette mécompréhension permit alors au Christ johannique de reformuler et de préciser le sens de la révélation qu’il apporta.

Deuxième procédé : le langage symbolique. Par exemple : les paroles en « Je suis », l’usage de notions telles que :  eau vive, pain, lumière, porte… Le symbole fournit le réservoir sémantique nécessaire à l’expression de la révélation.

Troisième procédé : l’ironie . Par exemple en Jn 11, 47-50 et le récit de la Passion. Ce procédé exploite la discordance entre deux idées qui existe entre le sens apparent dun évènement et son sens caché qui est son sens véritable.

Les couples de concepts antithétiques  constituent un élément théologiquement important du langage johannique, car ils permettent le développement conséquent de dualisme traversant son évangile. Exemples : lumière/ténèbres, vérité/mensonge, haut/bas, liberté/servitude, vie/mort…

Complément

◊ Christologie johannique →  Jean et les synoptiques

Liens externes

◊ Jean, témoin oculaire du Christ  → Jean et son évangile

◊ Bible info → Jean dans la bible

Père Antoine Duval explique  l’évangile de Jean

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Jean et les synoptiques

Posté par diaconos le 13 septembre 2018

L’Évangile selon Jean (en grec Τὸ κατὰ Ἰωάννην εὐαγγέλιον, To kata Iōánnēn euangélion) est le dernier des quatre Évangiles canoniques du Nouveau Testament. La tradition chrétienne l'a attribué à l'un des disciples de Jésus, l'apôtre Jean, fils de Zébédée. Cette hypothèse est aujourd'hui rejetée par la plupart des historiens, qui voient dans ce texte l'œuvre d'une « communauté johannique », à la fin du Ier siècle, dont la proximité avec les événements décrits fait débat. Ce texte se démarque des trois autres évangiles canoniques, dits « synoptiques », par sa composition, son style poétique, sa théologie, et probablement par ses sources2. Dans la doctrine trinitaire, l’Évangile selon Jean est le plus important en matière de christologie, car il énonce implicitement la divinité de Jésus dont il fait le « Logos » incarnén 1.

L’Évangile selon Jean est le dernier des quatre Évangiles canoniques du Nouveau Testament. La tradition chrétienne l’a attribué à l’un des disciples de Jésus, l’apôtre Jean, fils de Zébédée. Cette hypothèse est aujourd’hui rejetée par la plupart des historiens, qui voient dans ce texte l’œuvre d’une communauté johannique, à la fin du Ier siècle, dont la proximité avec les événements décrits fait débat. Ce texte se démarque des trois autres évangiles canoniques, dits « synoptiques », par sa composition, son style poétique, sa théologie, et probablement par ses sources2. Dans la doctrine trinitaire, l’Évangile selon Jean est le plus important en matière de christologie, car il énonce implicitement la divinité de Jésus dont il fait le logos incarnén.

Les points communs avec les synoptiques sont le même genre littéraire, et quelques unités narratives communes : au début, on y trouve cinq récits apparaissant également chez les synoptiques : la purification du Temple (Jn 2, 13-22), la guérison d’un fonctionnaire royal (Jn 4,46-54), le miracle des pains ( Jn 6, 1-13), la marche sur la mer (Jn 6,16-21) et l’onction de Béthanie (Jn 12,1-8).

Les logos communs dont les plus clairs en parallèle dans les synoptiques  sont 1,27 ; 33,51 ; 2;19 ; 3,35 ; 4,44 ; 12,25 et 15,20. L’histoire de la passion a la même structure littéraire narrative que celle rencontrée chez les synoptiques comportant des épisodes communs : 13,21-30 et 36-38.

Cependant nous rencontrons des différences essentielles. le plan de l’évangile de Jean se caractérise par une autre conception géographique et chronologique que celui rencontré dans Marc et de Luc et est à la base de ceux de Matthieu et de Luc.

Son évangile contient un nombre appréciable de récits n’ayant pas d’équivalent chez les synoptiques ; les récits des miracles sont présentés comme des signes. Les récits propres  Jean : Cana (2,1-11,2) ; Nicodème (3, 1-21) ; la Samaritaine (4, 1-42) ; le paralytique à la piscine de Béthesda (5) ; Jésus et ses frères ( 7, 1-10) ; l’aveugle de naissance (9) ; la résurrection de Lazare (11) ; Jésus et les grecs (12,20-23) ; le lavement des pieds (13,4-11) ; le cycle pascal (20) avec la course au tombeau, l’apparition à Marie de Magdala et l’épisode de Thomas.

Dans l’évangile de Jean, Jésus tient de longs discours se caractérisant par une grande unité dans leur contenu. Le thème récurrent est le suivant : Jésus est l’envoyé du Père, celui qui croit en lui a la vie éternelle. Tous les thèmes abordés se concentrent sur la révélation de la gloire du Christ.

Le prologue de son évangile se distingue du corps de l’écrit qu’il introduit sans en faire partie. l’épilogue (20,30-31 est un ajout. Le corps de son évangile (1, 19-20, 31) comprend deux parties (1, 19-12, 50) dépeignant la révélation du Christ dans le monde et 13, 1-20,31 évoquant la révélation du Christ devanrt les siens.

Dans la première partie, l’intrigue est thématique : il s’agit pour Jean de montrer à travers une succession d’épisodes comment la révélation christologique s’offre au monde et appelle à la foi . Il montre aussi quelle variété de réponses elle suscite. le plan de la deuxième partie est assez facile à faire : Le dernier repas (cadre du lavement des pieds (13, 1-20), fde l’annonce de la trahison de Judas (13, 21-30) ; des deux discours d’adieu (13 31-14, 31) ; (15 et 16) ainsi que celui de la prière sacerdotale (17). Cette séquence s’interroge sur l’avenir possible de la révélation.

Pour ce qui est de l’Église ancienne, il fallut attendre la fin du deuxième siècle pour découvrir les premières citations indiscutables de Jean par Théophile d’Antioche qui fut, au deuxième siècle, le septième évêquede l’Église d’Antioche. et Irénée de Lyon,   deuxième évêque de cette ville entre 177 et 202, dont nous avons des traces les plus anciennes des écrits.

Sous sa forme canonique, l’évangile de Jean n’est pas un texte d’un seul tenant ; il est le résultat d’un processus long et complexe. Il semble ne pas avoir été composé en une seule fois, mais avoir fait l’objet de plusieurs rédactions. L’école johannique semble avoir complété une version originale de l’Évangile de Jean en l’élargissant par l’ajout de petits ensembles typiquement johanniques.

L’évangile dans son ensemble est l’œuvre d’un seul auteur. La même langue domine de part et d’autre ce récit et c’est le même auteur qui a retravaillé  plusieurs reprises le texte initial. Ce modèle tombe sous le coup d’une double critique : l’unité de style ne renvoie pas nécessairement à une individualité, mais peut fort bien être le signe distinctif d’une école par exemple. De plus, il est difficile d’admettre qu’un auteur retouchant son œuvre aboutisse à créer des tentions tant au niveau littéraire qu’au niveau théologique.

Pour composer son évangile, Jean a disposé d(un récit de la passion, d’un ensemble de récits de miracles et de logia qu’il a notamment retravaillé dans ses grands discours. Ensuite son œuvre a été reprise, élargie et approfondie par l’école johannique.

Au sujet de la relation de Jean avec les synoptiques, deux thèses s’affrontent :

1° La thèse de dépendance littéraire : Jean a connu un ou plusieurs des évangiles synoptiques  et les a utilisés comme source.

2°  La thèse de l’indépendance littéraire de Jean par rapport aux synoptiques . Elle postule que Jean ne connut, ni n’utilisa pas les synoptiques sous leur  forme littéraire, mais qu’il s’est nourri d’un fond de traditions communes aussi bien au milieu pré-johannique que pré-synoptique.

La recherche récente admet que Jean élabora son évangile à partir de matériaux traditionnels qui circulèrent dans son milieu en s’appuyant sur sa propre conception théologique. Connus ou inconnus les évangiles synoptiques ne pesèrent ni sur le choix des transitions mises en récit, ni sur la conception théologique globale.

Complément

◊ Christologie de la filiation divine →  De la préexistence à la filiation divine

Liens externes

◊ Aucun des quatre évangiles ne rapporte telles quelles les paroles de Jésus →  L’évangile de Jean : une  traduction des synoptiques ? 

◊ Gros plan sur l’évangile de Jean → L’évangile de Jean : un évangile énigmatique

La foi prise au mot

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