Jésus est la pierre d’angle (Ac 4, 11)

Posté par diaconos le 13 juin 2016

Extrait du livre des Actes des Apôtres au chapitre quatre

La construction que vous êtes a pour fondations les apôtres et les prophètes et pour pierre d’angle le Christ Jésus lui-même (Éphésiens 2, 20).

La construction que vous êtes a pour fondations les apôtres et les prophètes et pour pierre d’angle le Christ Jésus lui-même (Éphésiens 2, 20).

En ces jours-là, après la guérison de l’infirme, comme Pierre et Jean parlaient encore au peuple, les prêtres survinrent, avec le commandant du Temple et les sadducéens ; ils étaient excédés de les voir enseigner le peuple et annoncer, en la personne de  Jésus, la résurrection d’entre les morts.

Ils les firent arrêter et placer sous bonne garde jusqu’au lendemain, puisque c’était déjà le soir. Or, beaucoup de ceux qui avaient entendu la Parole devinrent croyants ; à ne compter que les hommes, il y en avait environ cinq mille.

Le lendemain se réunirent à Jérusalem les chefs du peuple, les anciens et les scribes. Il y avait là Hanne le grand prêtre, Caïphe, Jean, Alexandre, et tous ceux qui appartenaient aux familles de grands prêtres. Ils firent amener Pierre et Jean au milieu d’eux et les questionnèrent : « Par quelle puissance, par le nom de qui, avez-vous fait cette guérison ? »

Alors Pierre, rempli de l’Esprit Saint, leur déclara : « Chefs du peuple et anciens, nous sommes interrogés aujourd’hui pour avoir fait du bien à un infirme, et l’on nous demande comment cet homme a été sauvé. Sachez-le donc, vous tous, ainsi que tout le peuple d’Israël : c’est par le nom de Jésus le Nazaréen, lui que vous avez crucifié mais que Dieu a ressuscité d’entre les morts,
c’est par lui que cet homme se trouve là, devant vous, bien portant.

Ce Jésus est la pierre méprisée de vous, les bâtisseurs, mais devenue la pierre d’angle. En nul autre que lui, il n’y a de salut, car, sous le ciel, aucun autre nom n’est donné aux hommes, qui puisse nous sauver. »

Or, voyant la hardiesse de Pierre et de Jean, et se rendant compte que c’étaient des hommes sans instruction et du commun peuple, ils étaient dans l’étonnement, et ils les reconnaissaient pour avoir été avec Jésus. Et voyant là debout avec eux l’homme qui avait été guéri, ils n’avaient rien à répliquer.

Mais leur ayant commandé de sortir du sanhédrin, ils consultaient entre eux, disant : Que ferons-nous à ces hommes ? Car, qu’un miracle notoire ait été accompli par eux, cela est manifeste pour tous les habitants de Jérusalem, et nous ne pouvons le nier. Mais afin que cela ne se répande pas davantage dans le peuple, défendons-leur avec menaces de parler encore à qui que ce soit en ce nom-là.

Et les ayant appelés, ils leur défendirent absolument de parler et d’enseigner au nom de Jésus. Mais Pierre et Jean répondant leur dirent : Jugez s’il est juste, devant Dieu, de vous obéir plutôt qu’à Dieu. Car pour nous, nous ne pouvons pas ne point parler des choses que nous avons vues et entendues. Ils les renvoyèrent donc après leur avoir fait de nouvelles menaces, ne trouvant aucun moyen de les punir, à cause du peuple, parce que tous glorifiaient Dieu de ce qui était arrivé. Car l’homme sur qui le miracle de cette guérison avait été fait, avait plus de quarante ans.

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

Source de l’image : à l’écoute des évangiles  → La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre angulaire

Le  succès des deux discours de Pierre  (Ac 2, 14-42 ; Ac 3, 11-26) et le nombre croissant des chrétiens attirèrent l’attention et provoquèrent l’opposition de leurs adversaires : les sacrificateurs, le commandant du Temple, les autorités religieuses  et les sadducéens, irrités de ce que les apôtres enseignaient la résurrection au peuple en lui prêchant Jésus. se saisirent d’eux et les mirent en prison jusqu’au jour suivant. Beaucoup de gens parvinrent à la foi ; le nombre des croyants s’éleva à près de cinq mille.

Deux choses irritèrent  leurs adversaires : c’est d’abord que les disciples enseignaient le peuple et  ensuite qu’ils annonçaient la résurrection du Christ. Ceci contraria surtout les sadducéens, qui nièrent la vie après la mort et qu’ils  entendirent Pierre parler de la résurrection de Jésus. (Ac 3-15)

Ils estimèrent  que c’était là prêcher la doctrine de la résurrection en général : « Si c’est dans cette vie seulement que nous avons espéré en Christ, nous sommes les plus misérables de tous les hommes. Mais maintenant Christ est ressuscité des morts, comme prémices de ceux qui se sont endormis. Car, puisque la mort est venue par un homme, la résurrection des morts est aussi venue par un homme. (1 Co, 15, 19-21)

Pierre et Jean arrivèrent au temple, vers la neuvième heure  pour participer à la prière ( Prière et de l’oblation du soir). Sur le parvis de la neuvième porte d’entrée (Porte la Belle) , ils virent un homme impotent de naissance, qu’on plaçait tous les jours pour demander l’aumône à ceux qui venaient. (Ac 3,1)   Puisque cet homme devait être porté, il était paralysé, et cela dès sa naissance  ; il était indigent et réduit à demander l’aumône. Pierre et Jean  ne furent pas indifférents à ce malheureux.

Mais Pierre dit : De l’argent et de l’or, je n’en ai point ; mais ce que j’ai, je te le donne : au nom de Jésus-Christ le Nazaréen, marche ! (Ac 3, 6)  Pierre  leva le malade en le prenant par la main, le sentiment  qu’il eut d’être guéri, et qui se manifesta dans le fait qu’il se mit debout en sautant, sa vive reconnaissance qui s’exprima par des louanges, et l’étonnement du peuple, témoin du miracle, tout donna à cette guérison quelque chose de dramatique portant le caractère de la vérité historique.

Après la guérison de l’impotent  et le discours prolongé de Pierre, la nuit approcha ; on ne pouvait  plus convoquer le sanhédrin et faire comparaître Pierre et Jean. C’est pourquoi ils furent mis en prison jusqu’au lendemain. Le sanhédrin s’assembla, ayant à sa tête le souverain sacrificateur Anne et d’autres représentants des hautes classes sacerdotales. Pierre et Jean furent introduits ; on leur demanda par quel pouvoir ils firent ce miracle. ( Ac, 8-7)

Pierre répondit en relevant d’abord le fait que Jean et lui sont poursuivis pour avoir guéri un malade ; la guérison fut obtenue par le nom de ce Jésus que les Juifs crucifièrent et que Dieu  ressuscita. Jésus est la pierre rejetée par les constructeurs et il est devenu la  pierre de l’angle. Le salut ne se trouve en aucun autre. C’est par son nom qu’il nous faut être sauvés. (Ac 8-12)

Les membres du sanhédrin furent surpris de l’assurance avec laquelle s’exprimèrent Pierre et Jean,  qu’ils reconnurent être des compagnons de Jésus. La présence du malade guéri les embarrassa. Ils firentt sortir les apôtres et délibérèrent. Ils décidèrent de leur interdire de parler désormais au nom de Jésus. (Ac 4, 13-17)

Après avoir rappelé les apôtres, ils leur défendirent absolument de parler et d’enseigner au nom de Jésus.; mais Pierre et Jean les prirent  à témoin que leur devoir était d’obéir à Dieu premièrement. Les autorités les relâchèrent, avec de nouvelles menaces, n’osant les punir par crainte du peuple, qui rendit gloire à Dieu de cette guérison d’un homme paralysé depuis  quarante ans. (Ac, 18-22)

« C’est par le Christ que nous avons, les uns et les autres, accès auprès du Père, dans un même Esprit. Ainsi vous n’êtes plus des étrangers, ni des gens du dehors, mais vous êtes concitoyens des saints et domestiques de Dieu ; ayant été édifiés sur le fondement des apôtres et prophètes, Jésus-Christ lui-même étant la pierre angulaire, en qui tout l’édifice, bien coordonné, s’élève pour être un temple saint dans le Seigneur ; en qui vous aussi, vous êtes édifiés ensemble pour être une habitation de Dieu en Esprit. » (Ep. 2, 18-22) Pour Dieu, il n’y a pas de races inférieures. Nous sommes tous égaux devant Lui. Le Temple de Dieu est fait de personnes : nous sommes tous enfants de Dieu, croyants ou non, Ceci nous confère une dignité  transcendante. En découle le devoir de changer dans nos rapports avec les gens dans notre manière de penser et d’agir.

Liens externes

◊ Qui est Jésus ? → Jésus est-il Dieu ?

◊ Jésus est-il ressuscité ? →  la résurrection de Jésus Christ est-elle un fait historique ?

◊ Qui suis-je ? →   “Jésus est-il pertinent à notre époque?”

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Le Christ reviendra

Posté par diaconos le 14 novembre 2014

 De l’évangile de Matthieu au chapitre vingt-cinq

Enfouir ses talents, c’est avoir l’obsession de la sécurité et croire qu’en agissant ainsi l’on évitera tout risque. Être chrétien, c’est être disciple du Christ, c’est faire fructifier les talents que nous avons reçus. La Parole de Dieu ne nous a pas été donnée pour que nous la gardions comme une sorte de trésor stérile. Nous sommes responsables de sa diffusion. À la fin de notre vie, Dieu nous en demandera compte. Comprends-tu le sens de cette histoire racontée par Jésus ? L’homme qui confia ses biens avant de s’absenter, c’est Jésus. Les serviteurs sont ses disciples d’alors et d’aujourd’hui  quelles que soient leur position ou leurs fonctions dans l’Église. Les talents représentent tous les dons reçus de Dieu. Ces talents sont répartis à chacun selon sa capacité, (Mt 25,15) conformément à la  sagesse divine qui sonde les cœurs, mesure les forces morales et intellectuelles et connaît le degré de réceptivité de chaque âme.

Enfouir ses talents, c’est avoir l’obsession de la sécurité et croire qu’en agissant ainsi l’on évitera tout risque. Être chrétien, c’est être disciple du Christ, c’est faire fructifier les talents que nous avons reçus. La Parole de Dieu ne nous a pas été donnée pour que nous la gardions comme une sorte de trésor stérile. Nous sommes responsables de sa diffusion. À la fin de notre vie, Dieu nous en demandera compte.
Comprends-tu le sens de cette histoire racontée par Jésus ?
L’homme qui confia ses biens avant de s’absenter, c’est Jésus. Les serviteurs sont ses disciples d’alors et d’aujourd’hui quelles que soient leur position ou leurs fonctions dans l’Église. Les talents représentent tous les dons reçus de Dieu. Ces talents sont répartis à chacun selon sa capacité, (Mt 25,15) conformément à la sagesse divine qui sonde les cœurs, mesure les forces morales et intellectuelles et connaît le degré de réceptivité de chaque âme.

14 « C’est comme un homme qui partait en voyage : il appela ses serviteurs et leur confia ses biens.

15 À l’un il remit une somme de cinq talents, à un autre deux talents, au troisième un seul talent, à chacun selon ses capacités. Puis il partit. Aussitôt,
16 celui qui avait reçu les cinq talents s’en alla pour les faire valoir et en gagna cinq autres.
17 De même, celui qui avait reçu deux talents en gagna deux autres.
18 Mais celui qui n’en avait reçu qu’un alla creuser la terre et cacha l’argent de son maître.
19 Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint et il leur demanda des comptes.
20 Celui qui avait reçu cinq talents s’approcha, présenta cinq autres talents et dit : “Seigneur, tu m’as confié cinq talents ; voilà, j’en ai gagné cinq autres.”
21 Son maître lui déclara : “Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton seigneur.”
22 Celui qui avait reçu deux talents s’approcha aussi et dit : “Seigneur, tu m’as confié deux talents ; voilà, j’en ai gagné deux autres.”
23 Son maître lui déclara : “Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton seigneur.”
24 Celui qui avait reçu un seul talent s’approcha aussi et dit : “Seigneur, je savais que tu es un homme dur : tu moissonnes là où tu n’as pas semé, tu ramasses là où tu n’as pas répandu le grain.
25 J’ai eu peur, et je suis allé cacher ton talent dans la terre. Le voici. Tu as ce qui t’appartient.”
26 Son maître lui répliqua : “Serviteur mauvais et paresseux, tu savais que je moissonne là où je n’ai pas semé, que je ramasse le grain là où je ne l’ai pas répandu.
27 Alors, il fallait placer mon argent à la banque ; et, à mon retour, je l’aurais retrouvé avec les intérêts.
28 Enlevez-lui donc son talent et donnez-le à celui qui en a dix.
29 À celui qui a, on donnera encore, et il sera dans l’abondance ; mais celui qui n’a rien se verra enlever même ce qu’il a.
30 Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dans les ténèbres extérieures ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents !”
« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

Dans cet extrait de l’évangile selon Matthieu, c’est du retour du Seigneur qu’il s’agit. L’apôtre Paul, dans sa première lettre à Timothée,  nous le rappelle aussi : « Vous savez très bien que le Seigneur viendra comme un voleur dans la nuit » (1 Th. 5)

L’attendons-nous vraiment ? Y sommes-nous prêt ? Au milieu de nos soucis et de nos travaux, l’apôtre Paul nous demande de nous tenir prêt pour le jour où le Seigneur viendra. C’est également le sens de la parabole des talents que Jésus raconta à ses disciples sans ménagement. Il s’agit bien d’une mise en garde sévère !

Références dans la Bible : Pr 31, 10-31 ; Psaume 127 ; 1 Th 5, 1-6 ;  Mt 25,14-30

N’ayez pas peur !

La parabole des talents, comme tant d’autres, traite du Royaume de Dieu et du retour du Christ. L’essentiel est de nous préparer à la rencontre et d’être toujours prêt pour accueillir celui qui vient comme un voleur dans la nuit.

Les talents sont ces dons naturels que chacun a, ce sont ces aptitudes particulières que nous avons tous à faire remarquablement telle ou telle chose : celui-ci est  un peintre de talent mais vois celui-là, c’est un jeune talent. Au temps de Jésus, un talent était un lingot en argent ou en or qui valait six mille deniers, une somme énorme : l’équivalent du salaire de six mille journées de travail ; soit le salaire de plus de seize années de labeur !

Ces talents  confiés aux serviteurs, à chacun selon ses capacités, et sans consignes particulières, par le maître qui part en voyage, les laissèrent devant leurs responsabilités. Les comptes devront être rendus au retour du maître. Le Maître, parti en voyage, et nous ayant confié tous ses biens, c’est Dieu. La récompense c’est d’avoir part à son Royaume : « Entre dans la joie de ton Maître. » L’histoire des talents est d’abord et avant tout l’histoire d’une peur. Et des peurs, nous en avons toutes et tous. La première chose à faire, est d’abord de se l’avouer. Ayant pris conscience de celle-ci, il y a lieu d’agir nous dit le Christ. À force d’avoir peur, nous risquons de ne plus rien faire à l’image de l’homme qui n’avait qu’un seul talent : « J’ai eu peur, et je suis allé enfouir ton talent dans la terre. Le voici. Tu as ce qui t’appartient. » (Mt 25,25) Cet homme a manqué d’audace et de confiance. Il n’a pas pris ses responsabilités.

Nous ne sommes pas sur terre pour subir la vie mais pour la vivre à fond et pour ce faire, il y a parfois des risques à prendre. Cet homme  prétend savoir distinguer le bon et le mauvais et, pour lui, le maître est mauvais : « Maître, je savais que tu es un homme dur, tu moissonnes là  où tu n’as pas semé, tu  ramasses là où tu n’as pas répandu le grain. J’ai eu peur. » (Mt 25, 24) C’est bien là, en chacun de nous, que peut se tenir le commencement de l’échec et du malheur.

Croire que Dieu est vraiment Amour, tel est le défi qui nous est proposé. Le croire et par conséquent sortir de la peur qui nous stérilise. Essayons d’identifier les peurs qui nous font prendre Dieu pour un maître dur. L’un des enjeux majeurs de notre vie est le passage de la peur à la foi, même quand, comme Jésus mis en croix, nous sommes agressés par le pire. C’est bien pour cela que les rencontres de Jésus avec ses disciples commencent si souvent par : « N’ayez pas peur ! » Quiconque a peur, enterre sa vie parce qu’il a trop peur de la perdre. Or, une seule vie nous a été donnée, ne passons pas à côté de celle-ci. Elle vaut tellement la peine d’être vécue en plénitude. Ne rien faire, de façon à ce qu’on n’ait rien à nous reprocher.

C’est justement cela qui nous serait reproché, et plutôt sévèrement.   » Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dehors dans les ténèbres ; là il y aura des pleurs et des grincements de dents !  » (Mt 25, 30)

Nous avons tous des capacités, des talents. Qu’en faisons-nous ? Les utilisons-nous pour satisfaire notre égoïsme, pour nos intérêts personnels ? Ou bien pour honorer le Seigneur dans la préservation et le développement de notre environnement, pour servir le Seigneur dans les autres, les personnes qui nous entourent, celles qui vivent dans la précarité ?

Si nous agissions de cette façon, nous fructifierions les talents que le Seigneur nous a donnés, nous remplirions notre cruche personnelle jusqu’au bord. Et, quand le Seigneur reviendra, nous pourrions lui dire en toute vérité : voilà, Seigneur, avec mes capacités et avec les dons de ta création, je te présente ce que j’en ai fait, j’ai agi de mon mieux et j’ai fait tout mon possible. Je te l’offre comme un beau cadeau. Et le Seigneur nous dira : « Viens, bon et fidèle serviteur ; entre dans mon royaume de lumière. »

Luc raconte dans son évangile qu’un jour Jésus montant vers Jérusalem essaya de réconforter son petit groupe de disciples en l’appelant de ce terme affectueux « petit troupeau  ». N’aie pas peur ! Ne crains pas, petit troupeau. (Lc 12,31-48) Aujourd’hui, Jésus me redit cette même parole, en mes moments d’épreuves… Aujourd’hui, Jésus redit cela à L’Église en ses crises… Le troupeau, guidé par son berger, est une image traditionnelle dans la Bible pour exprimer que Dieu aime et protège son peuple.

Pour quelle raison devons-nous bannir la peur selon Jésus ? 

Parce que votre Père a trouvé bon de vous donner le Royaume, nous dit Jésus. Votre vie a un sens pour Dieu, même si pour une raison ou pour une autre, elle a une apparence d’échec, même si vous êtes lâchés par vos amis, incompris de tous.

Toute la vie de Jésus proclame que Dieu donne son Royaume aux pauvres, aux paumés, aux trébuchants et aux personnes qui l’ont abandonné, quelle qu’en soit la raison, elles peuvent   avec l’aide de Jésus, revenir sur la bonne voie. Le Royaume est un don du Père qui a trouvé bon de vous combler. En nous détachant des valeurs et des succès illusoires, notre cœur peut trouver son trésor et bannir toute crainte, être heureux. Jésus nous suggère de concevoir notre vie comme un rendez-vous d’amour.

Préparons notre cœur pour quelqu’un qui vient. Oui, Dieu vient vers chacun de nous, il s’approche, il vient à notre rencontre, il est là devant notre porte. Le recevrons-nous chaleureusement ? Son amour est sur nous. Notre espoir est-il en lui ? Dieu vient lui-même, à nous, en Jésus Christ. Ses paroles ne cessent de chercher le chemin de nos cœurs. Il veille sur nous. Il nous libère de nos peurs.

Michel houyoux, diacre

Avec mes salutations amicales et fraternelles

Michel Houyoux, diacre permanent

Compléments

◊   En paroisse → 33ème dimanche du temps ordinaire, année A

◊ Catéchèse → Là, il y aura des pleurs et des grincements de dents ! (Mt 25,30b)

Liens externes

◊ Homélie du Père Jean Compazieu → Des serviteurs qui ne doivent pas dormir

♥  Épinglé pour vous      → La Bible pour les enfants

La parabole des talents

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Le plus grand commandement

Posté par diaconos le 23 octobre 2014

Le plus grand commandement

L'amour de Dieu et l'amour des autres sont indissociables. La révélation chrétienne affirme que l'authentique relation à Dieu PÈRE, en nous libérant de toute aliénation, nous rend totalement capables de nous ouvrir à ceux que nous découvrons comme "FRÈRES". C'est pourquoi les deux premiers commandements de la Loi de Moïse  qui restent la base de la Loi chrétienne sont indissociables

L’amour de Dieu et l’amour des autres sont indissociables. La révélation chrétienne affirme que l’authentique relation à Dieu PÈRE, en nous libérant de toute aliénation, nous rend totalement capables de nous ouvrir aux personnes que nous découvrons comme « FRÈRES ». C’est pourquoi les deux premiers commandements de la Loi de Moïse qui restent la base de la Loi chrétienne sont indissociables

En famille ou  au hasard d’une conversation dans votre milieu professionnel, on vous a peut-être posé cette question : « À quoi crois-tu ? »    Nous n’aimons généralement pas du tout être mis en cause de cette façon, surtout quand la question est malveillante ou lorsque notre  interlocuteur ne semble pas de bonne foi.

Source de l’image → Aimer même celui qui ne mérite pas – - Jardinier de Dieu

Jésus, la loi comportait 613 préceptes : 365 interdictions et 248 commandements ! Pour les chefs religieux, la grande priorité c’était le respect de ces préceptes. Ils ne voyaient que ce qui était permis ou défendu et ils n’avaient que mépris pour les personnes qui ne respectaient pas cette Loi.    La discussion sur le plus grand commandement opposait particulièrement les Pharisiens, qui défendaient l’égale importance de ces  préceptes aux Saducéens qui souhaitaient les hiérarchiser pour présenter le cœur de la religion juive aux personnes de l’extérieur.

Jésus n’échappa pas à ce genre de piège : les maîtres juifs l’épièrent pour le prendre en défaut, tous unis contre lui !

Les pharisiens, voyant que leurs adversaires saducéens avaient  été réduits au silence, prirent la relève et déléguèrent auprès de Jésus l’un de leurs spécialistes connaissant parfaitement la Loi.   « Maître, dans la Loi, quel est le plus grand commandement ? »

Dans sa réponse Jésus cita le commandement de l’amour de Dieu: « Tu aimera le Seigneur ton Dieu de toute ton âme, de tout ton cœur et de tout ton esprit » (Mt 22, 37)   Ce commandement le juif le récitait matin et soir dans la prière du Shema Israël (Écoute Israël). Mais Jésus y  associa l’amour du prochain. Selon Jésus , ces deux commandements  sont inséparables.

À nous de préciser dans le concret de nos activités cette association que fait le Christ. Bien que nous sommes tentés de mettre Dieu en premier, nous oublions souvent qu’il s’est rendu proche des petits, des mal-aimés, des exclus, …  Pour aimer Dieu nous devons  dans le même temps aimer notre prochain.

Le plus important pour Jésus, c’est son amour absolu pour le Père et son désir de sauver tous les hommes.  Le Christ nous renvoie à l’essentiel : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu… »   C’est le premier commandement. Si nous  a vraiment compris cela, nous ne pouvons plus nous limiter au permis et au défendu ; nous devons donner le meilleur de nous-mêmes.

Notre amour pour Dieu doit être une priorité absolue qui vient éclairer toute notre vie.   « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu »  exprime non seulement tout ce qu’il y a dans la Loi et les Prophètes, ce sans quoi tout le reste est dénué de sens, mais par cette réponse, Jésus livre le secret de sa vie et l’amour dont il est question,  n’est pas simplement du sentiment ; cet amour se il se traduit par un engagement, un don de soi et de sa vie.

Dieu nous aime d’un amour bien concret, et c’est d’une façon bien concrète que nous sommes appelés à aimer à notre tour.

La première lecture, tirée du livre de l’Exode, nous livre quelques  exemples : « Tu ne maltraiteras pas l’émigré qui réside chez toi, tu n’accableras pas la veuve et l’orphelin… » Le deuxième commandement est semblable au premier : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même… » Pouvons-nous dire que nous aimons Dieu de tout notre cœur, de toute notre âme et de toutes nos forces  si nous restons fâchés avec quelqu’un. L’amour du prochain s’étend jusqu’à l’amour des ennemis.

Il est donc urgent de poser des gestes de paix et d’accueillir ceux des autres. Demain, il sera peut-être trop tard.   Notre amour, pour les autres, doit d’abord se manifester dans nos paroles et nos écrits. Les dégâts que peuvent causer la médisance et la calomnie sont terribles : les mots peuvent blesser bien plus que les bâtons et les pierres. Il vaut mieux encourager plutôt que rabaisser la perdsonne qui a mal agi ou qui a des limites.

Aimer à la manière du Christ, c’est partager, c’est accueillir, c’est se donner. Nous comprenons cela en regardant vers sa Croix : Il s’est donné jusqu’au bout, jusqu’au don de sa vie.   L’Esprit Saint est là pour nous inspirer comment vivre cet amour fraternel : cela peut passer par des gestes très simples, un sourire amical, une écoute humble, l’acceptation du point de vue de l’autre, un effort pour être aimable envers la personne qui est désagréable. Et bien sûr, n’oublions pas que la prière crée un extraordinaire réseau de solidarité. Prier pour les autres, c’est aussi une manière de les aimer.

Au jour du Jugement dernier, le Christ dira à chacun : “Ce que vous avez fait au plus petit des miens, c’est à moi que vous l’avez fait”. Telle est la charte du Royaume : “aimer Dieu et aimer notre prochain ne font qu’un”.

Avec mes salutations amicales et fraternelles

croix diaconaleMichel Houyoux, diacre permanent

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◊ Homélie → Le plus grand commandement

Le plus grand commandement

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Le Cantique de Zacharie (Lc 1, 57-80)

Posté par diaconos le 17 octobre 2014

Le cantique de Zacharie

Zacharie (de Zakhor, « souviens-toi » en hébreu, Zechariah en hébreu «Dieu s'est souvenu1», Zakariya en Arabe, Ζαχαρίας en grec) est le père de Jean le Baptiste dans les traditions chrétiennes et musulmanes. C'est notamment un personnage de l'évangile selon Luc, de la Nativité de Marie appelée protévangile de Jacques et du Coran. Il est le père de Jean le Baptiste et l'époux d'Élisabeth, parente ou cousine de la Vierge Marie.

Dans la famille de Zacharie,  au huitième jour après la naissance d’un fils, on demanda par signes à son père   comment il voulait l’appeler. Zacharie se fit apporter une tablette en argile sur laquelle il écrivit « * Jean ». Zacharie (de Zakhor, « souviens-toi » en hébreu, Zechariah en hébreu «Dieu s’est souvenu1», Zakariya en Arabe, Ζαχαρίας en grec) est le père de Jean le Baptiste dans les traditions chrétiennes et musulmanes. C’est notamment un personnage de l’évangile selon Luc, de la Nativité de Marie appelée protévangile de Jacques et du Coran. Il est le père de Jean le Baptiste et l’époux d’Élisabeth, parente ou cousine de la Vierge Marie.

57 Quand fut accompli le temps où Élisabeth devait enfanter, elle mit au monde un fils.

58 Ses voisins et sa famille apprirent que le Seigneur lui avait montré la grandeur de sa miséricorde, et ils se réjouissaient avec elle.
59 Le huitième jour, ils vinrent pour la circoncision de l’enfant. Ils voulaient l’appeler Zacharie, du nom de son père.
60 Mais sa mère prit la parole et déclara : « Non, il s’appellera Jean. »
61 On lui dit : « Personne dans ta famille ne porte ce nom-là ! »
62 On demandait par signes au père comment il voulait l’appeler.
63 Il se fit donner une tablette sur laquelle il écrivit : « Jean est son nom. » Et tout le monde en fut étonné.
64 À l’instant même, sa bouche s’ouvrit, sa langue se délia : il parlait et il bénissait Dieu.
65 La crainte saisit alors tous les gens du voisinage et, dans toute la région montagneuse de Judée, on racontait tous ces événements.
66 Tous ceux qui les apprenaient les conservaient dans leur cœur et disaient : « Que sera donc cet enfant ? » En effet, la main du Seigneur était avec lui.
67 Zacharie, son père, fut rempli d’Esprit Saint et prononça ces paroles prophétiques :
68 « Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël, qui visite et rachète son peuple.
69 Il a fait surgir la force qui nous sauve dans la maison de David, son serviteur,
70 comme il l’avait dit par la bouche des saints, par ses prophètes, depuis les temps anciens :
71 salut qui nous arrache à l’ennemi, à la main de tous nos oppresseurs,
72 amour qu’il montre envers nos pères, mémoire de son alliance sainte,
73 serment juré à notre père Abraham de nous rendre sans crainte,
74 afin que, délivrés de la main des ennemis,
75 nous le servions dans la justice et la sainteté, en sa présence, tout au long de nos jours.
76 Toi aussi, petit enfant, tu seras appelé prophète du Très-Haut ; tu marcheras devant, à la face du Seigneur, et tu prépareras ses chemins
77 pour donner à son peuple de connaître le salut par la rémission de ses péchés,
78 grâce à la tendresse, à l’amour de notre Dieu, quand nous visite l’astre d’en haut,
79 pour illuminer ceux qui habitent les ténèbres et l’ombre de la mort, pour conduire nos pas au chemin de la paix. »
80 L’enfant grandissait et son esprit se fortifiait. Il alla vivre au désert jusqu’au jour où il se fit connaître à Israël.
« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».
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Luc, dans son évangile, rapporte la naissance du fils d’Élisabeth en une seule phrase (Lc 1, 57), double accomplissement des promesses de Dieu.  Au moment de la circoncision de l’enfant, le huitième jour après sa naissance, les amis de la famille voulurent donner à l’enfant le nom de son père,  mais la mère s’y opposa, déclarant qu’il s’appellera Jean. Cette objection vient de ce que, chez les Juifs, on tenait beaucoup à conserver de père en fils les noms de la famille et de la tribu. Zacharie, son père,  consulté par signes (il était muet) accepta le prénom de Jean.  Pour exprimer son choix, il se fit apporter une tablette sur laquelle il écrivit :  » Son nom est Jean. » Ce nom lui fut suggéré par  l’ange Gabriel ; ce nom est donc d’inspiration divine. En l’acceptant comme parole de Dieu, Zacharie accéda à la foi et s’inscrivit dans la longue série d’engendrements à partir de couples stériles mentionnés dans l’Ancien Testament.

Les tablettes des anciens étaient ordinairement des plaques en bois enduites de cire sur lesquelles on écrivait avec un style ou sorte de poinçon.

À l’instant sa bouche s’ouvrit et sa langue se délia.  Zacharie en rendant grâces à  Dieu, le  remercia  d’avoir visité et racheté son peuple et donné dans l’enfant de Marie un puissant Sauveur, accomplissant ainsi les promesses de son alliance. (v67 à v 75.)

L’impression produite par cet événement fut commentée dans tout le pays. On se demandait : Que sera donc ce petit enfant ? (v 59 à   v 66).

Zacharie parlait, voilà le fait extraordinaire noté par l’évangéliste. Et aussitôt Zacharie, homme pieux, exprima ses sentiments par un chant de louange et d’action de grâce. C’est ce qui est indiqué au verset (v 68) par ces mots : Béni soit le Seigneur. E t ce fut sans doute en ce moment que Zacharie prononça son cantique.

Pour comprendre le cantique de Zacharie, il faut donner à  deux  mots du verset 67 leur pleine signification biblique : rempli de l’Esprit-Saint et : il prophétisa. L’Esprit Saint lui communiqua en ce moment le don de prophétie, par où il faut entendre à la fois le don de pénétrer dans l’avenir du règne de Dieu et la faculté d’en exprimer les mystères dans des discours pleins d’élévation et de lucidité.

Ce qui affermit la foi de Zacharie, ce sont  les grands événements qui ne sont que l’accomplissement des promesses de Dieu, toujours fidèle à sa parole. Sa pensée embrasse tous les prophètes dans cette expression : « par la bouche des saints prophètes depuis les temps anciens.  » (v 70) Son cantique se termine en magnifiant Dieu.  (v 69 à  v 71)

L’Église reprend le Cantique de Zacharie (Lc 1, 68-79) chaque matin à l’office de Laudes ( voir à liturgie des Heures.), au moment où le soleil se lève à l’Orient ; elle se dispose ainsi à  connaître le temps de sa visite et à profiter de la puissance de salut que Dieu ne cesse de mettre à sa disposition tout au long de ses jours.

Liens externes

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