Mercredi de la quatrième semaine du temps pascal dans l’année C

Posté par diaconos le 11 mai 2022

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DE l’Évangile de Jésus Christ selon Jean

En ce temps-là, Jésus s’écria : « Celui qui croit en moi, ce n’est pas en moi qu’il croit, mais en Celui qui m’a envoyé ; et celui qui me voit voit Celui qui m’a envoyé. Moi qui suis la lumière, je suis venu dans le monde pour que celui qui croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres. Si quelqu’un entend mes paroles et n’y reste pas fidèle, moi, je ne le juge pas, car je ne suis pas venu juger le monde, mais le sauver. Celui qui me rejette et n’accueille pas mes paroles aura, pour le juger, la parole que j’ai prononcée : c’est elle qui le jugera au dernier jour. Car ce n’est pas de ma propre initiative que j’ai parlé : le Père lui-même, qui m’a envoyé, m’a donné son commandement sur ce que je dois dire et déclarer ; et je sais que son commandement est vie éternelle.  Donc, ce que je déclare, je le déclare comme le Père me l’a dit. » (Jn 15, 1-8)

Le cep et les sarments

Les interprètes se demandèrent quelle circonstance extérieure put avoir amené Jésus à se présenter à ses disciples sous l’image d’un cep de vigne. Les uns pensèrent que ce fut la vue de la coupe avec laquelle il venait d’instituer la cène, en prononçant cette parole : «  Je ne boirai plus de ce produit de la vigne. » (Mt 26, 29) d’autres qu’une treille ornait les parois extérieures de la chambre haute et que ses rejetons entraient par les fenêtres. Les exégètes qui admirent que ce discours fut prononcé en plein air, sur les pentes du Cédron (Jn 14, 31), se représentèrent Jésus passant le long d’une vigne.

Mais ce qui est digne de toute notre attention, c’est l’admirable parabole par laquelle il figura son union avec les siens, cette union dont il leur parla (Jean 14.18-23), cette union qui devait être aussi vivante, aussi intime, aussi organique que l’est celle des sarments. Le cep de vigne est une plante sans apparence (Is 53, 2) et sans beauté (Jésus ne prit pas pour image le cèdre du Liban, mais elle est vivace et produit des fruits exquis un vin généreux. Une telle plante donne lieu à une comparaison pleine de vérité de richesse et de beauté.

Mon Père est le vigneronle cultivateur, ajouta Jésus. C’est Dieu  qui planta ce cep au sein de notre humanité, en envoyant son Fils au monde et qui, par l’effusion de l’Esprit, provoquera sa croissance ; c’est Dieu qui amène les âmes à la communion avec Jésus (Jn 6, 37-64) ; c’est Dieu enfin qui, par le travail incessant de sa grâce, purifie et sanctifie les personnes qu’il a attirées à Jésus. Il y a, dans les ceps de vigne, des rejetons sauvages qui ne portent jamais de fruit ; le vigneron les retranche, afin qu’ils n’absorbent pas inutilement la sève. Un homme peut, de diverses manières, appartenir extérieurement à Jésus-Christ en se rattachant à son Église, en professant la foi chrétienne sans avoir part à la vie sanctifiante du Christ.

Tôt ou tard, il se verra retranché, exclu de cette communion apparente avec le Sauveur. Mais les vrais sarments portent du fruit. Ceux-ci, Dieu les nettoie, les purifie. Jésus voulut dire que ces sarments fertiles doivent être débarrassés de tout jet inutile et même d’une partie de leur feuillage qui empêcherait le fruit de mûrir. C’est Dieu encore qui poursuit, dans ses enfants, cette œuvre de purification et de sanctification continue, il l’accomplit par sa Parole, par son Esprit, par tous les moyens de sa grâce. Et si cela ne suffit pas, le céleste cultivateur emploie l’instrument tranchant et douloureux des épreuves, de la souffrance et des renoncements qu’il impose à ses enfants. Car ce qu’il veut à tout prix, c’est qu’ils portent plus de fruit. 

Jésus est le vrai cep, le véritable, celui qui, dans la sphère spirituelle et morale et dans ses rapports avec les âmes, réalise pleinement l’idée du cep dans la nature. Jésus, se tournant vers ses disciples, les rassura au sujet de ce mot sévère : il nettoie tout sarment qui porte du fruit. Jésus exprima ailleurs cette idée profonde et consolante (Jn 13, 10 ; Jn 17, 8 ; Jc 1, 18 ; 1 P 1, 23).

Des paroles précédentes qui dépeignent leur position de sarments unis au cep  découla pour les disciples un devoir absolu que Jésus formula ainsi : demeurez en moi, en renonçant constamment à tout mérite propre, à toute sagesse propre, à toute volonté et à toute force propres, ce qui est la condition d’une communion vivante avec Jésus. Si vous le faites, Jésus demeurera en vous, comme la source intarissable de votre vie spirituelle. Sinon, vous vous condamneriez à la stérilité du sarment séparé du cep. Cette conséquence résulte avec évidence de l’image même employée par Jésus. Jésus établit ainsi clairement la distinction entre la nature et la grâce.

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Les animaux dans la Bible

Posté par diaconos le 4 mai 2022

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Dans le livre de Job, nous lisons cette invitation assez curieuse :  » Interroge les bêtes, elles t’instruiront ;  les oiseaux du ciel, ils te l’apprendront ; … et les poissons de la mer te le raconteront »(Job 12, 7- 9) L’homme aurait-il quelque chose à apprendre de la part des bêtes ? Selon de nombreux scientifiques rejetant le créationnisme, l’homme est le plus évolué des êtres vivants ! Or, avec humour, Dieu nous invite à nous laisser instruire par les bêtes. Qui est le plus savant ? Le professeur ou l’élève ? Soyons humbles et acceptons, comme Dieu nous le recommande, d’aller à l’école de ces animaux mentionnés dans la Bible. La bionique est une science assez récente puisqu’elle a été institutionnalisée en 1960. Or, cette science a pour objet d’étudier la nature (plantes, animaux…) pour en retirer diverses applications technologiques. Par exemple, le velcro fut inventé par George de Mestral. En revenant d’une promenade à la campagne, il remarqua qu’il était difficile d’enlever les fleurs de grande bardane accrochées à son pantalon et à la fourrure de son chien.

Il les examina et découvrit la possibilité de faire adhérer deux matériaux de façon simple et réversible, le velcro était né. De même, bien avant l’invention du sonar par Paul Langevin et Constantin Chilowski, la chauve-souris et les cétacés se déplacent et capturent leurs proies grâce à ce principe de géo localisation. Cependant, si observer les animaux, étudier leurs comportements, est utile à la recherche scientifique, cela est aussi utile pour apprendre de profondes leçons spirituelles. C’est ce que nous indique ce texte du livre de Job.  Reprenant les paroles de Job, Jésus nous dit : « Regardez les oiseaux du ciel » (Mt 5, 26). Pourquoi nous demandèrent-il de le faire si ce n’est parce qu’ils ont des choses précieuses à nous apprendre. Nous ne pourrons pas entrer dans une étude approfondie de chacun de ces animaux mentionnés dans la Bible, mais nous allons essayer d’aller à l’essentiel. Bienvenue dans ce bestiaire biblique.

Des histoires touchantes de loyauté, on en trouve des milliers sur le Web.

Le chien est le meilleur ami de l’homme : on peut toujours compter sur eux. Vous pourriez tout perdre… votre chien sera toujours à vos côtés. Cela nous rappelle que la fidélité et la loyauté sont essentielles à la construction d’une réelle amitié. Nous voulons être cet ami. Et c’est ce que nous recherchons chez l’autre aussi. La confiance mutuelle est essentielle à une belle relation. Nos chiens nous le rappellent au quotidien. Si pour le paon, ce qui importe c’est de paraître, d’attirer le regard des autres sur soi. Il nous fait penser à ces croyants qui font des œuvres pour être vus (Mt 6, 12). Ils se placent sur le terrain de la vanité ! Est-il sain de chercher d’une manière ou d’une autre à se mettre en évidence, à « en mettre plein la vue » ? L’Écriture ne dit-elle pas : «  Qu’un autre te loue et non ta bouche, un étranger, et non tes lèvres » ( Pr 27, 2).

Certains se mettre en avant. Ils se pavanent comme des paons, mais voici ce que dit l’Écriture :  «  Car qui est-ce qui te distingue ? Qu’as-tu que tu n’aies reçu ? Et si tu l’as reçu, pourquoi te glorifies-tu, comme si tu ne l’avais pas reçu ?«  (1 Co 4, 7)  Le lézard saisit avec les mains, et se trouve dans le palais des rois » (Pr 30, 28) : nous connaissons tous cette expression française : « Y’a pas de lézard », qui signifie : « Il n’y a pas de problème ». On peut se poser la question : en quoi le lézard est-il un problème ? Il semblerait que le problème vient de ce qu’il se glisse partout, non seulement dans les palais des rois mais aussi dans les fosses d’orchestres ; or, là, il peut émettre des sifflements qui nuisent à la qualité musicale de l’ensemble. Ce qui évidemment pose un problème.

Ainsi on le trouve partout ! Aucun espace ne lui est interdit, il se glisse dans les moindres interstices des murs, et pénètre ainsi en tous lieux. Ceci nous enseigne que le croyant est invité à aller en tous lieux annoncer le message de l’évangile (Mc 16, 15) . Même emprisonné, comme le furent Pierre ou Paul, le croyant jouit d’une liberté qui ne peut lui être ravie. Entre les murs de leur prison le message de l’évangile a retenti. « Il a précipité dans la mer le cheval et son cavalier » (Ex 15 1). Mentionné dans de nombreux passages de la Bible, le cheval n’y figure que sous l’angle belliqueux, il ne sert qu’à faire la guerre ! Pas un seul texte ne nous parle de chevaux de trait ou de chevaux de loisir. Le cheval est seulement mentionné comme un instrument de guerre. Le cheval représentait alors, ce qu’un char représente aujourd’hui dans l’armée. Dans tous les textes, le cheval symbolise la puissance guerrière.

La première mention des chevaux se trouve dans Genèse 47, 17 lorsque Joseph acheta tous les chevaux d’Égypte pour le Pharaon, lui assurant ainsi une puissance militaire colossale. Le cheval, puissant et fougueux, représente la force naturelle, la confiance que l’on peut mettre en soi-même, en ses propres forces. De nombreux textes bibliques nous rappellent que notre confiance doit trouver son fondement, non en nos capacités humaines, aussi nobles soient-elles, mais en Dieu : «  Le cheval est impuissant pour assurer le salut, et toute sa vigueur ne donne pas la délivrance » (Ps 33, 17) Par contre le cheval blanc symbolise le pouvoir de victoire, sur le mal et sur le péché, reposant sur Christ, sur son sacrifice, sur sa Parole : « Il était vêtu d’un vêtement teint de sang. Son nom est la Parole de Dieu » ( Ap 19, 11.16).

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◊ Le 23 janvier, l’Église fait mémoire de : cliquez ici pour lire l’article → Saint ILDEFONSE (ou ALPHONSE) de TOLÈDE, évêque et confesseur

◊ La Croix : cliquez ici pour lire →  De l’agneau à la colombe, la Bible et les animaux

◊ Importance des animaux dans la Bible : cliquez ici pour lire → Le bestiaire de la Bible

♥  Les animaux dans la bible

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Lundi de la troisième semaine du Carême dans l’année C

Posté par diaconos le 21 mars 2022

Il m'a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres » 

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Dans la synagogue de Nazareth, Jésus déclara : « Amen, je vous le dis :  aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays. En vérité, je vous le dis : Au temps du prophète Élie, lorsque pendant trois ans et demi le ciel retint la pluie, et qu’une grande famine se produisit sur toute la terre, il y avait beaucoup de veuves en Israël ; pourtant Élie ne fut envoyé vers aucune d’entre elles, mais bien dans la ville de Sarepta, au pays de Sidon, chez une veuve étrangère.

Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël ; et aucun d’eux n’a été purifié, mais bien Naaman le Syrien.» À ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux. Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline où leur ville est construite, pour le précipiter en bas. Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin. (Lc 4, 24-30)

# La tentation du Christ (ou les tentations, au pluriel) est un épisode de la vie de Jésus de Nazareth, telle que décrite dans les trois Évangiles synoptiques, qui relate le séjour de Jésus au désert et sa tentation par le Diable. Les tentations dans le désert comptent parmi les plus importantes omissions dans l’évangile de Jean. Néanmoins, certains auteurs ont détecté des relations entre les trois tentations de Matthieu et des incitations dans le quatrième évangile. Par exemple: Tentation de transformer les pierres en pain → Jean 6:26,31 incitation à faire manne dans le désert. Tentation de sauter en bas du temple → Jean 2:18 incitation à effectuer un signe messianique dans le temple. La tentation de prendre les royaumes du monde → Jean 6.15 « Et Jésus, sachant qu’ils allaient venir l’enlever pour le faire roi, se retira de nouveau sur la montagne, lui seul. »
Les premiers lecteurs de Matthieu seraient familiers déjà avec une confrontation entre un autre Jésus et un autre diable, dans la version grecque de Zacharie. Zacharie : « Il me fit voir Josué le souverain sacrificateur, debout devant l’ange de l’Eternel, et Satan qui se tenait à sa droite pour l’accuser. » Cette vision a été comprise comme symbolique, probablement en relation avec le conflit dans Néhémie 13. Zacharie 3:8 « Écoute donc, Josué, souverain sacrificateur, toi et tes compagnons qui sont assis devant toi! car ce sont des hommes qui serviront de signes. »
Les rabbins avaient attendu que Jésus apparaîtrait sur le toit du temple. Les quarante jours de jeûne dans le désert, après un baptême dans l’eau, rappellent en parallèle le livre de l’Exode, dans lequel les Hébreux voyagent pendant quarante ans dans le désert après avoir traversé la mer Rouge. Le nombre de quarante jours est également la durée du Déluge pendant lequel l’arche de Noé flotte sur les eaux, dans le livre de la Genèse. Dès le IIe siècle, Irénée de Lyon analyse dans son traité Contre les hérésies la résistance du Christ à la tentation comme la victoire finale contre le Diable qui avait provoqué la chute d’Adam. Le Christ peut donc être considéré comme le nouvel Adam . De nombreux commentaires ont été faits par les théologiens des premiers siècles (Origène, Augustin d’Hippone…), dont beaucoup sont cités par
Thomas d’Aquin dans sa Somme théologique4, vers 1270 : il y propose des réponses aux questions de la raison de la tentation, du lieu et du moment, du genre et de l’ordre des tentations. Chez Jean Calvin, au XVIe siècle, ce passage des Évangiles est l’occasion de souligner que les tentations, même si elles ne sont pas suscitées directement par Dieu, sont voulues par lui5 (c’est d’ailleurs ce que disaient déjà Thomas d’Aquin et Irénée de Lyon). Dans le Catéchisme de l’Église catholique6 de 1992, l’accent est remis sur le parallèle entre la tentation du Christ, celles d’Adam et des Hébreux dans le désert. Par obéissance à Dieu son Père, Jésus, nouvel Adam, résiste à Satan. Cette victoire anticipe sa passion.

La tentation de Jésus au désert

Jésus revint du Jourdain rempli du Saint-Esprit. Il fut conduit par l’Esprit çà et là dans le désert et tenté par le diable pendant quarante jours. N’ayant pas pris de nourriture pendant ce temps-là, il eut faim. Prenant occasion de cette faim, Satan lui insinua de changer une pierre en pain, puisque, comme Fils de Dieu, il a le pouvoir et le devoir de s’aider lui-même. Jésus répondit ar une parole de l’Écriture, mentionnant cette nourriture supérieure qui consiste dans la confiance en Dieu et l’obéissance à sa volonté.

Satan, l’élevant sur une montagne, lui offrit la puissance et la gloire des royaumes de ce monde. Elle lui fut livrée, il la donna à qui se prosternait devant lui. Jésus repoussa cette offre en rappelant à Satan le grand commandement qui ordonnait d’adorer Dieu seul.  Satan conduisit Jésus au haut du temple et l’invita à se précipiter dans le vide ; comme Fils de Dieu, il n’eut rien à craindre ; Dieu a promis de le garder en toute circonstance, l’Écriture, citée par lSatan, l’affirme. Jésus le repoussa par cette autre parole de l’Écriture : « Tu ne tenteras point Dieu.. La tentation achevée, Satan se retira de lui, jusqu’à une occasion favorable).

Les trois évangiles synoptiques mettent ces deux faits dans un rapport intime. Luc marqua la réalité du don fait à Jésus lors de son baptême en disant qu’il revint du Jourdain, rempli de l’Esprit-Saint. Et ’ilsubit la tentation.  Luc,  admit qu’il y était déjà, après être revenu du Jourdain et affirma qu’il  fut conduit  par l’Esprit dont il était rempli et qui était le principe dirigeant sa vie intérieure .

La version syriaque, rappelle que les livres des Hébreux étaient écrits sur de longues bandes de parchemin, roulées autour d’un cylindre.  Il y avait deux portions des saintes Écritures fixées pour chaque jour : l’une tirée de la loi, l’autre des prophètes Comme on remit à Jésus le livre du prophète Ésaïe, le passage qu’il lut était  indiqué pour ce jour. Cette prophétie messianique, lu publiquement par Jésus en qui elle était accomplie fut d’autant plus frappante.

« L’Esprit du Seigneur, l’Éternel, est sur moi, parce que l’Éternel m’a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux misérables ; il m’a envoyé pour bander ceux qui ont le cœur brisé, pour publier aux captifs la liberté et à ceux qui sont liés l’ouverture de la prison, pour publier l’année de la bienveillance de l’Éternel ». :  c’est l’œuvre de rédemption de Jésus. Que Ésaïe annonça., et Isaïe contempla la présence et l’œuvre du grand Réparateur promis à Israël. Jésus déclara de la manière la plus solennelle que l’Esprit du Seigneur, l’Éternel, repose sur lui, parce que l’Éternel l’eut oint de cet esprit.  Oint est la traduction de l’hébreu Messie et du grec Christ .

« Annoncer une bonne nouvelle aux pauvres. »: la bonne nouvelle qui leur est annoncée, c’est le relèvement, la consolation, les richesses de la grâce. » Guérir ceux qui ont le cœur brisé.: cette parole l’une des plus belles de la prophétie,. Presque tous les critiques modernes l’omirent. Mais comme elle est dans l’hébreu et dans la version grecque des Septante, elle ne peut avoir été omise ici que par une inadvertance des copistes. Annoncer ou publier la liberté aux captifs. Cette promesse s’appliquait en premier lieu aux Israélites captifs à Babylone, elle avait trait aussi à la liberté morale que donne le Sauveur (Jean 8.36) et qui est la source de toutes les libertés.

« Aux aveugles le recouvrement de la vue » : cette parole présente une promesse très belle qui se trouve déjà ailleurs dans les prophètes et que Jésus a fréquemment accomplie corporellement et spirituellement pour les aveugles de son temps. « Renvoyer libres les opprimés ou mettre en liberté ceux qui sont froissés, foulés, brisés ». Cette parole d’une si belle signification, ne se trouve ni dans l’hébreu ni dans les Septante . Enfin publier l’année de bienveillance de l’Éternel. Il s’agit de l’année du jubilé, qui revenait tous les cinquante ans, année de grâce et de joie universelle, où les travaux cessaient, les esclaves étaient rendus à la liberté, les dettes acquittées, les prisonniers amnistiés.

Jésus n’avait  pas lu seulement le passage de la prophétie rapporté par Luc, mais toute la section où il se trouvait. Et il y avait, déjà dans sa manière de lire, quelque chose qui avait fait pénétrer dans les cœurs la parole divine. De là le vif intérêt avec lequel tous attendaient son explication, de là ces regards de tous fixés sur lui. Cette scène fut si vivante que Luc la reçut d’un témoin oculaire.  D’une part, un témoignage favorable rendu par tous à Jésus, à la suite de ce qu’ils entendirent ; un étonnement, de cette grâce divine qu’il leur annonçait et qui respirait dans toutes ses paroles ; et, d’autre part, une question qui supposa le doute, la défiance et qui signifiait : Quoi ? Cette œuvre divine pour la délivrance de tout ce qui souffre dans notre humanité serait accomplie par ce jeune homme que nous avons vu grandir au milieu de nous, ce fils du charpentier Joseph dont nous connaissons tous la famille ! »

La réflexion, la critique, succédant à une première impression favorable mais superficielle, ont produit des dispositions différentes qui allèrent jusqu’à l’incrédulité, jusqu’à la fureur. Les interprètes, qui n’admirent pas un tel revirement dans les sentiments du peuple, supposèrent celui-ci divisé en deux partis, dont l’un aurait éprouvé les impressions d’abord décrites, tandis que l’autre aurait d’emblée exprimé ses doutes sur le fils de Joseph. « Nul prophète n’est bien reçu dans sa patrie, mais c’est avec vérité,  c’est un sérieux avertissement, que je vous le dis, si cette patrie aveuglée le rejette, d’autres recevront la guérison que vous dédaignez » ;  Jésus donna des preuves historiques.

La pluie fut accordée à la prière du prophète  Isaïe la troisième année de la sécheresse. En disant : trois ans et six mois, Jésus adopta la tradition juive qui tenait compte plutôt de la durée de la famine, que de celle de la sécheresse elle-même. La terre ne put produire qu’une demi-année au moins après avoir reçu la pluie du ciel.  Sarepta était une petite ville phénicienne située entre Tyr et Sidon. Le nom s’en est conservé dans celui de Surafend, village qui rappelle encore le souvenir de la ville ancienne.

 Naaman et la veuve de Sarepta étaient païens l’un et l’autre. Par ces deux exemples, si frappants pour des auditeurs juifs, Jésus voulut relever cette vérité : aucun homme, aucune ville, aucun peuple n’a des droits à la faveur de Dieu, qui est parfaitement libre dans la dispensation de ses grâces. Et, c’est précisément par des prétentions à un droit, fondé sur des privilèges extérieur), que nous nous rendons indigne des bénédictions divines. Nazareth est situé sur le penchant d’une montagne où se voit encore, près de l’église des maronites, une paroi de rochers de 40 à 50 pieds de hauteur.

Est-ce par un miracle de sa puissance sur leur volonté que Jésus parvint à passer au milieu d’eux et à s’en aller ? Plusieurs interprètes l’admirent. D’autres pensèrent qu’il lui suffit de la majesté de sa personne pour contenir la colère de ces furieux. Q, Jésus sut réduire à néant les desseins meurtriers de ses adversaires, aussi longtemps que  son heure n’était pas venue Plus tard il se livra à eux volontairement pour accomplir le grand sacrifice d’où dépendait la rédemption du monde.

Diacre Michel Houyoux

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◊ Dom Armand Veilleux : cliquez ici pour lire l’article →     LUNDI DE LA 3ÈME SEMAINE DE CARÊME (21 MARS 2022)

♥ Tentations de Jésus au désert

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Jeudi après les Cendres

Posté par diaconos le 3 mars 2022

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De l’Évangile de Jésus Christ selon Luc

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : «  Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, qu’il soit tué, et que, le troisième jour, il ressuscite. » Il leur disait à tous : « Celui qui veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix chaque jour et qu’il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi la sauvera.

Quel avantage un homme aura-t-il à gagner le monde entier, s’il se perd ou se ruine lui-même ?  » (Lc 9, 22-25)

Voici j’ouvre mon cœur, les volets de mon âme, pour accueillir, Seigneur, ta lumière et ta flamme. Et je hisse la voile pour me laisser guider par l’Esprit, ton étoile, ô Christ ressuscité ! En ce jour qui commence, qui n’a jamais été, me voici, en silence, Jésus mon bien-aimé. Avec Marie ta Mère, j’exulte et te bénis, et tourné vers le Père lui dis déjà : merci !Que le Seigneur nous accorde la grâce de comprendre la valeur de la dignité humaine appelée à la perfection et, donc, à rendre gloire au Créateur.

Aujourd’hui, voici présenté les personnalités des premiers disciples de Jésus avec beaucoup de réalisme. Pierre qui fait la profession de foi par excellence comme nous l’avons vu dans l’Évangile XXI et qui mérite un grand éloge de la part du Seigneur ainsi que la promesse d’autorité suprême au sein de l’Église (cf. Mt 16,16-19) reçoit cette fois-ci une sévère réprimande de la part de Jésus, car en effet, sur le parcours de la foi, il a encore beaucoup à apprendre: «Passe derrière moi, Satan, tu es un obstacle sur ma route; tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes» (Mt 16, 23).

Entendre la réprimande que Jésus fit à Pierre nous donne une bonne motivation pour faire un examen de conscience sur notre façon d’être chrétiens. Sommes-nous vraiment fidèles aux enseignements de Jésus ? Au point de penser réellement comme Dieu, ou façonnons-nous nos pensées et critères en fonction des gens du monde ? Tout au long de l’histoire, les fils de l’Église tombèrent dans la tentation de penser à la manière du monde, de s’appuyer sur les richesses matérielles, de chercher avec ardeur le pouvoir politique et le prestige social, et parfois les intérêts mondains les motivèrent plus que l’esprit de l’Évangile. Face à cela, la question revient : « Quel avantage en effet un homme aura-t-il à gagner le monde entier, s’il le paye de sa vie ? » (Mt 16, 26).

Après avoir mis les choses au point, Jésus nous apprend ce que penser comme Dieu veut dire : aimer, avec tout ce que cela comporte comme renoncement de soi pour le bien du prochain. « Le chemin pour suivre le Christ passe par la croix. C’est un chemin de tendresse car avec la présence d’un ami et capitaine aussi bon que Jésus, qui s’est mis à l’avant-garde de la souffrance nous pouvons tout endurer : Il nous aide et nous encourage, Il ne nous fait jamais défaut, Il est un vrai ami » (Ste Thérèse d’Avila).

Et, quand la croix est symbole d’amour sincère elle devient lumineuse et symbole de salut. Notre condition de créatures nous oblige à donner une réponse à notre Sauveur, Fils de notre Créateur. Notre témoignage est conséquence de notre foi en ses promesses. Quand les temps seront accomplis, Dieu veut ramener toutes choses sous un seul chef, le Christ. Il veut réunifier le monde créé que le péché a désagrégé. Il réalisera tout ce qu’il a promis et nous serons saints et immaculés en sa présence, écrivait saint Paul aux Éphésiens. Seigneur Dieu, garde-moi fidèle à te suivre, garde-moi fidèle à ce que me fera comprendre le Paraclet, celui que tu nous envoies pour nous enseigner toutes choses.

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