Samedi de la septième semaine du Temps Ordinaire de l’année C

Posté par diaconos le 26 février 2022

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 De l’Évangile de Jésus Christ selon Marc

En ce temps-là, des gens présentaient à Jésus des enfants pour qu’il pose la main sur eux ; mais les disciples les écartèrent vivement. Voyant cela, Jésus se fâcha et leur dit : « Laissez les enfants venir à moi, ne les empêchez pas, car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent.    Amen, je vous le dis : celui qui n’accueille pas le royaume de Dieu à la manière d’un enfant n’y entrera pas. » Il les embrassait et les bénissait en leur imposant les mains. (Mc 10, 13-16)

xx# Laissez venir à moi les petits enfants (titre original : Suffer the Little Children) est une nouvelle de Stephen King publiée pour la première fois en 1972 dans le mensuel Cavalier, puis reprise dans l’anthologie Territoires de l’inquiétude en 1991 et dans le recueil Rêves et Cauchemars en 1993. À partir du IVe siècle et jusqu’au VIIIe siècle, sept conciles sont appelés « œcuméniques » parce que tous les évêques y avaient été convoqués, même si peu d’évêques latins ou occidentaux participèrent aux cinq premiers d’entre eux.

Tous les conciles œcuméniques n’ont pas la même importance doctrinale. Selon Bernard Sesboüé, le concile d’Éphèse (que n’acceptent pas certaines Églises, dites des deux conciles, soit les deux premiers : le Concile de Nicée et le Concile de Constantinople) « est le premier concile à être à l’origine d’une division durable. Il existe aujourd’hui une Église assyrienne de l’Orient50 qui a renoncé en 1975 à s’appeler « nestorienne »
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On peut résumer, de façon schématique, l’évolution dans la formulation des courants dogmatiques dominants de la manière suivante :étant ce Sauveur qui déifie, le Christ est lui-même Dieu, consubstantiel à Dieu : c’est la définition du Concile de Nicée (325), qui s’oppose à la christologie d’Arius ; il est homme total, consubstantiel à chacun de nous, c’est la définition du Concile de Constantinople (381), qui s’oppose à la christologie d’Apollinaire ; homme et Dieu, il est pourtant être un, et non pas divisé, c’est la définition du Concile d’Éphèse (431), qui s’oppose à la christologie de Nestorius ; il reste « deux » tout de même, homme et Dieu, sans confusion ou absorption, c’est la définition du Concile de Chalcédoine (451), s’opposant à la christologie d’Eutychès.
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Les catholiques, les orthodoxes des Églises des sept conciles célèbrent Jésus-Christ comme étant à la fois vrai homme et vrai Dieu, deuxième personne de la Trinité. Pour les christianismes orientaux, la christologie est parfois un peu différente et la situation est assez complexe selon le nombre de conciles que ces Églises reconnaissent :les Églises orthodoxes d’origine byzantine ou Églises des sept conciles ; les Églises des deux conciles, qui insistent, à la suite de Nestorius, sur la différence entre humanité et divinité dans le Christ, jusqu’à évoquer deux personnes, l’une divine, l’autre humaine, coexistant en lui ; sauf, comme évoqué plus haut, l’Église apostolique assyrienne de l’Orient, qui « a renoncé en 1975 à s’appeler « nestorienne » Toutes ces Églises orientales et l’Église catholique reconnaissent les conciles de Nicée et de Constantinople, et le Credo, ou profession de foi trinitaire, qui en est issu. Les Églises appartenant au Conseil œcuménique des Églises reconnaissent également la Trinité.

De l’évangile selon Luc

46 Une discussion survint entre les disciples pour savoir qui, parmi eux, était le plus grand. 47 Mais Jésus, sachant quelle discussion occupait leur cœur, prit un enfant, le plaça à côté de lui 48 et leur dit : « Celui qui accueille en mon nom cet enfant, il m’accueille, moi. Et celui qui m’accueille accueille celui qui m’a envoyé. En effet, le plus petit d’entre vous tous, c’est celui-là qui est grand. »

49 Jean, l’un des Douze, dit à Jésus :  » Maître, nous avons vu quelqu’un expulser des démons en ton nom ; nous l’en avons empêché, car il ne marche pas à ta suite avec nous.  » 50 Jésus lui répondit :  » Ne l’en empêchez pas : qui n’est pas contre vous est pour vous. « » (Lc 9, 46-50)

Qui est le plus grand ?

 » Or il survint entre eux une discussion : lequel d’entre eux était le plus grand. » ( Lc 9, 46) Marc raconta avec plus de détails l’origine de cette discussion, tandis que Matthieu rapporta d’une manière plus complète l’instruction de Jésus dont elle fut l’occasion. Jésus, d’après Marc, avait remarqué qu’une contestation s’était élevée entre les disciples en chemin, et, arrivés à la maison, il leur en avait demandé le sujet.

Dans Matthieu, Jésus présenta tout d’abord ce petit enfant comme type d’humilité, ce qui  fut la pensée de Jésus. Matthieu, Marc et Luc se rencontrèrent dans cette seconde pensée, que quiconque fut assez humble et moralement assez intelligent pour savoir estimer et recevoir avec amour un tel petit enfant, dans le nom de Jésus, le reçut lui-même et, en lui, Celui qui l’envoya.

« Mais Jésus lui dit : Ne l’empêchez pas ; car celui qui n’est pas contre vous est pour vous.  » (Lc 9, 50) Jésus se mit hors de cause et ne parla que de ses disciples. à qui il eut dit  : «  Celui qui n’est pas avec moi est contre moi  ». Jésus seul put s’appliquer la dernière dans un sens absolu, car, en sa présence, il n’y eut pas de neutralité possible. Ses disciples durent se contenter de la première et admettre que ceux qui ne furent pas contre eux furent pour eux.

Diacre Michel Houyoux

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♥ Les rencontres de Jésus : « Laissez venir à moi les enfants »

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Lundi de la sixième semaine du Temps Ordinaire — Année Paire

Posté par diaconos le 14 février 2022

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Le levain représente l’œuvre divine

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là, les pharisiens survinrent et se mirent à discuter avec Jésus ; pour le mettre à l’épreuve, ils cherchaient à obtenir de lui un signe venant du ciel. Jésus soupira au plus profond de lui-même et dit : « Pourquoi cette génération cherche-t-elle un signe ? Amen, je vous le déclare : aucun signe ne sera donné à cette génération. »    Puis il les quitta, remonta en barque, et il partit vers l’autre rive.  » Mc 8, 11-13)

    Le Levain est une parabole de Jésus Christ écrite dans deux Évangiles. Elle est une métaphore qu’il est possible d’interpréter de deux manières opposées. Certains affirmèrent que le levain représente l’œuvre divine et que le pain est le monde. Selon ce point de vue, l’église est le levain qui agit dans le monde. L’autre interprétation présente une explication tout à fait contraire : c’est plutôt l’influence du monde qui se propagerait à l’intérieur de l’église.

Dans l’histoire de l’église, ces deux interprétations ont eu leur part de popularité. La majorité des commentateurs bibliques de notre époque préfèrent la première option, l’église exerce une influence comparable à celle du levain dans la pâte. À propos du mauvais levain, Jésus prévint ses disciples : « Méfiez-vous du levain des pharisiens ! » (Mt 16, 6), montrant par là que les disciples reçurent en eux quelque-chose de mauvais au contact des pharisiens. Peut-être des angoisses, peut-être également des signes extérieurs qu’ils furent perfectibles dans leur rôle de prêtres ? En tout état de cause, Jésus chercha à montrer à ses disciples qu’ils eurent le contrôle sur ce qui se passa à l’intérieur de leur coeur. Ce fut à eux de demander à Jésus que la paix revienne en eux afin de chasser ce mauvais levain.

Le levain des pharisiens

Gardez-vous du levain des pharisiens, dit Jésus à ses disciples. Comme ils oublièrent de prendre des pains pour le voyage, ils pensèrent que cet avertissement fut en rapport à leur oubli. Jésus, en une suite de questions pressantes, leur reprocha leur peu d’intelligence et de foi et les obligea à se rappeler dans quelles circonstances il multiplia par deux fois les pains.

Divers traits de ce récit furent propres à Marc : d’abord ce soupir de Jésus sur l’incrédulité et la ruse de ces hommes qui ne lui demandèrent un miracle que pour le tenter ; puis cette question : pourquoi ? qui suppose les mauvaises intentions des adversaires, et la parfaite inutilité qu’il y aurait à leur accorder leur demande, dans les dispositions où ils furent ; enfin la répétition intentionnelle des mots : cette race, par laquelle le refus de Jésus s’étendit à tout homme qui vint à lui par des motifs semblables à ceux des pharisiens.

Par l’autre bord, la rive orientale du lac, où Jésus retourna, après y avoir été peu de temps auparavant. Marc parla des disciples sans les nommer. Ils oublièrent de prendre avec eux la petite provision de pain dont ils eurent besoin pour cette course au-delà du lac. Marc seul nota ce détail, qui ne put provenir que d’un témoin oculaire, qu’ils n’avaient qu’un seul pain avec eux. C’est à ces traits caractéristiques qu’on reconnut en Marc l’interprète de Pierre.

Diacre Michel Houyoux

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◊ Paroisse Notre Dame de Lourdes ( Bobo-Dioulasso) : cliquez ici pour lire l’article →  Homélie du Lundi de la 6ème semaine du Temps Ordinaire

◊ Regnum Christi  : cliquez ici pour lire l’article → À la recherche d’un signe

 Le levain des Pharisiens

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Première mission de Paul en Pamphilie et en Syrie

Posté par diaconos le 13 février 2022

Première mission de Paul en Pamphilie et en Syrie dans Actes des apôtres

À  Derbé où ils séjournèrent, Paul et  Barnabé, ils  annoncèrent la Bonne Nouvelle et y firent de nombreux disciples. Puis ils revinrent à Lystres,  à Iconium (Konya ) et à Antioche de Pisidie. Ils affermissaient le courage des disciples ; ils les exhortaient à persévérer dans la foi, en disant : « Il nous faut passer par bien des épreuves pour entrer dans le royaume de Dieu.. »  Ils désignèrent des Anciens pour chacune de leurs Églises et, après avoir prié et jeûné, ils confièrent au Seigneur ces hommes qui avaient mis leur foi en lui.

Ils traversèrent la Pisidie et se rendirent en Pamphylie. 25 Après avoir annoncé la Parole aux gens de Pergé, ils descendirent vers Attalia,  et prirent le bateau jusqu’à Antioche de Syrie, d’où ils étaient partis ; c’est là qu’ils avaient été remis à la grâce de Dieu pour l’oeuvre qu’ils venaient maintenant d’accomplir. A leur arrivée, ayant réuni les membres de l’Église, ils leur racontaient tout ce que Dieu avait fait avec eux, et comment il avait ouvert aux nations païennes la porte de la foi.

→  Suivez l’itinéraire de Paul et de Barnabé sur la carte ci-dessous.  Merci.

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Introduction  Paul et Barnabé, revenus de leur première mission à Derbé où ils firent de nombreux disciples,  racontent aux fidèles de Syrie comment Dieu a ouvert aux nations païennes la porte de la foi. Ce récit, rapporté par Luc, nous montre avec quelle ardeur missionnaire Paul annonça l’Évangile aux nations païennes.

Première partie  De Derbé, Paul et Barnabé, revenant sur leurs pas, reprirent en sens inverse, à travers l’Asie Mineure, tout le voyage qu’ils avaient fait. Ils n’hésitèrent pas à retourner dans ces villes de Lystre, d’Iconium et d’Antioche, où ils avaient souffert la persécution et où ils retrouvèrent les mêmes ennemis. ou de  grands devoirs les y appelèrent. ils y visitèrent les églises qu’ils eurent fondées. Nos deux apôtres avec un très grand sens pastoral, éprouvèrent le besoin d’encourager, de fortifier et d’affermir  dans leur foi naissante ces nouveaux chrétiens.

Ils leur enseignèrent qu’il fallait passer par bien des épreuves pour entrer dans le royaume de Dieu. Avant de quitter ces jeunes églises, Paul et Barnabé établirent au milieu d’elles, pour les diriger et les instruire, des anciens. et les recommandèrent au Seigneur.  Note Dans les faits, Paul et Barnabé laissèrent à chaque église le soin de choisir, dans sa communauté, des hommes qui possédaient sa confiance. (2 Co 8, 19)

Deuxième partie  Après ces visites, Paul et Barnabé traversèrent la Pisidie, vinrent en Pamphylie, où ils prêchèrent , durant leur séjour, l’Évangile à Pergé, puis s’embarquèrent à Attalia.  pour la Syrie. Arrivés à Antioche de Syrie, d’où ils étaient partis, ils convoquèrent les membres de l’Église et leur racontèrent ce que Dieu avait accompli par leur moyen, comment il ouvrit aux païens la porte de la foi : ils conduisirent leurs auditeurs dans tous les pays qu’ils parcoururent, dans toutes les villes où ils annoncèrent l’Évangile, et ils racontèrent leurs succès et leurs épreuves.

Ils prolongèrent leur séjour dans cette ville. Les résultats de leur voyage prouva d’une manière éclatante que Dieu avait ouvrit aux païens la porte de la foi. Pour autant que le récit de Luc fut complet, Paul et Barnabé racontèrent la fondation de sept églises comme étant le résultat de cette première mission : deux dans l’île de Chypre, puis à Antioche de Pisidie, à Iconium, à Lystre, à Derbé, à Pergé. C’étaient là de petits commencements, mais assez pour réjouir l’Église d’Antioche et lui faire tout espérer de l’avenir.

L’Église cherche aujourd’hui des chemins nouveaux pour faire connaître Jésus Christ aux incroyants. Participons à ces efforts missionnaires et tenons nous au courant , par la presse ou par la télévision, de la vie des Églises d’autres pays. Prenons le temps de partager nos découvertes et de nous réjouir ensemble quand un quartier, un village, une école, un lieu de travail bouge sous l’action des chrétiens. Si tu tiens une information intéressante sur la vie de ton église, tu peux la partager avec nos lecteurs en apportant un commentaire à cet article. Merci déjà.

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◊ L’évangélisation dans l’Église primitive : cliquez ici →  Les compagnons de Paul ◊ Pour d’autres renseignements, cliquez sur les mots écrits en bleu dans le texte précédent. Diacre Michel Houyoux

♥ Missions de Paul de Tarse

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La mission des apôtres

Posté par diaconos le 13 février 2022

La mission des apôtres dans Catéchèse maxresdefault

Jésus envoya ses disciples en mission

Du livre des actes des apôtres au chapitre treize

Paul et ses compagnons s’embarquèrent à Paphos, et arrivèrent à Pergé en Pamphylie. Mais Jean-Marc les quitta et s’en retourna à Jérusalem. Quant à eux, ils poursuivirent leur voyage au-delà de Pergé, et arrivèrent à Antioche de Pisidie.  Le jour du sabbat, ils entrèrent à la synagogue et y prirent place. Après la lecture de la Loi et des Prophètes, les chefs de la synagogue envoyèrent quelqu’un pour leur dire :  »Frères, si vous avez un mot d’exhortation pour le peuple, prenez la parole. »

Paul se leva, fit un signe de la main et dit : « Hommes d’lsraël, et vous aussi qui adorez notre Dieu, écoutez : le Dieu d’Israël a choisi nos pères ; il a fait grandir son peuple pendant le séjour en Égypte et, par la vigueur de son bras, il l’en a fait sortir. Pendant une quarantaine d’années, il les a nourris au désert et, après avoir exterminé sept nations païennes au pays de Canaan, il leur en a distribué le territoire en héritage. Tout cela avait duré environ quatre cent cinquante ans. Après cela, il leur a donné des juges, jusqu’au prophète Samuel.

Puis ils demandèrent un roi, et Dieu leur a donné Saül, fils de Kish, un homme de la tribu de Benjamin, qui régna quarante ans. Après l’avoir rejeté, Dieu a suscité David pour le faire roi, et il lui a rendu ce témoignage : J’ai trouvé David, fils de Jessé, c’est un homme selon mon cœur ; il accomplira toutes mes volontés. Et, comme il l’avait promis, Dieu a fait sortir de sa descendance un sauveur pour Israël : c’est Jésus, dont Jean Baptiste a préparé la venue en proclamant avant lui un baptême de conversion pour tout le peuple d’Israël. 

Au moment d’achever sa route, Jean disait : « Celui auquel vous pensez, ce n’est pas moi. Mais le voici qui vient après moi, et je ne suis pas digne de lui défaire ses sandales. Fils de la race d’Abraham, et vous qui adorez notre Dieu, frères, c’est à nous tous que ce message de salut a été envoyé. En effet, les habitants de Jérusalem et leurs chefs n’avaient pas su reconnaître Jésus, ni comprendre les paroles des prophètes qu’on lit chaque sabbat ; et pourtant ils ont accompli ces mêmes paroles quand ils l’ont jugé. Sans avoir trouvé en lui aucun motif de condamnation à mort, ils ont réclamé à Pilate son exécution. Et, après avoir réalisé tout ce qui était écrit de lui, ils l’ont descendu de la croix et mis au tombeau.

Mais Dieu l’a ressuscité d’entre les morts. Il est apparu pendant plusieurs jours à ceux qui étaient montés avec lui de Galilée à Jérusalem, et qui sont maintenant ses témoins devant le peuple. Et nous, nous vous annonçons cette Bonne Nouvelle : la promesse que Dieu avait faite à nos pères, il l’a entièrement accomplie pour nous, leurs enfants, en ressuscitant Jésus ; c’est ce qui est écrit au psaume deuxième :Tu es mon fils, aujourd’hui je t’ai engendré.

Oui, Dieu l’a ressuscité des morts sans retour possible à la corruption, comme il l’avait annoncé en disant : Je vous donnerai la véritable sainteté annoncée à David. Et c’est celui-ci qui dit dans un autre psaume : Tu donneras à ton ami de ne pas connaître la corruption. En effet David, après avoir, en son temps, servi le plan de Dieu, est mort, il a été enterré avec ses ancêtres, et il a connu la corruption. Mais celui que Dieu a ressuscité n’a pas connu la corruption.

 Sachez-le donc, frères, c’est grâce à Jésus que le pardon des péchés vous est annoncé et, alors que, par la loi de Moïse, vous ne pouvez pas être délivrés de vos péchés et devenir justes, par Jésus, tout homme qui croit devient juste. Prenez donc garde pour ne pas être atteints par cette parole du Seigneur au livre des prophètes : Regardez, vous les arrogants, étonnez-vous, disparaissez ! Moi, je vais accomplir une action en votre temps, une action telle que vous n’y croiriez pas si on vous la racontait. « 

A leur sortie, les gens les invitaient à leur parler encore de tout cela le sabbat suivant.  Quand l’assemblée se sépara, beaucoup de Juifs et de convertis au judaïsme les suivirent. Paul et Barnabé, parlant avec eux, les encourageaient à rester fidèles à la grâce de Dieu. Le sabbat suivant, presque toute la ville se rassembla pour entendre la parole du Seigneur. Quand les Juifs virent tant de monde, ils furent remplis de fureur ; ils repoussaient les affirmations de Paul avec des injures.

Paul et Barnabé leur déclarèrent avec assurance :  »C’est à vous d’abord qu’il fallait adresser la parole de Dieu. Puisque vous la rejetez et que vous-mêmes ne vous jugez pas dignes de la vie éternelle, eh bien ! nous nous tournons vers les païens. C’est le commandement que le Seigneur nous a donné : J’ai fait de toi la lumière des nations pour que, grâce à toi, le salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre.

En entendant cela, les païens étaient dans la joie et rendaient gloire à la parole du Seigneur ; tous ceux que Dieu avait préparés pour la vie éternelle devinrent croyants. 49 Ainsi la parole du Seigneur se répandait dans toute la région. Mais les Juifs entraînèrent les dames influentes converties au judaïsme, ainsi que les notables de la ville ; ils provoquèrent des poursuites contre Paul et Barnabé, et les expulsèrent de leur territoire. Ceux-ci secouèrent contre eux la poussière de leurs pieds et se rendirent à Iconium, tandis que les disciples étaient pleins de joie dans l’Esprit Saint.

Mission des apôtres

 Ce récit rapporte l’une des missions décisives des apôtres. La démarche était la suivante : les apôtres prirent part à la célébration du sabbat dans les synagogues où, ils annoncèrent l’accomplissement des Écritures¨proclamées dans l’assemblée. Lorsqu’ils se heurtèrent au refus de croire, ils se tournèrent vers les païens, pour leur annoncer à eux la Bonne Nouvelle de l’Évangile. Embarqués à Paphos, Paul et ses compagnons se rendirent en Pamphylie à Pergé. Quand ils arrivèrent dans la région inhospitalière de Pergé, Jean les quitta pour retourner à Jérusalem.

Paul s’imposa comme chef et Barnabé passa au second plan. Paul et Barnabé entrèrent dans les montagnes de la Turquie actuelle et arrivèrent au cœur de la région de Pisidie à Antioche. Ils entrèrent, le jour du sabbat (un samedi) , dans la synagogue. Par déférence envers Paul, de passage en cette ville et qui fit comprendre qu’il eut quelque chose à dire, les chefs les invitèrent à parler.

Le discours de Paul reprit des éléments de l’histoire d’Israël (C’était la manière habituelle de prêcher chez les Juifs). Pour ces émigrés, ce fut réconfortant d’entendre à nouveau cette histoire qui leur donna leur identité au milieu des autres peuples. Paul présenta cette histoire, mettant en relief une série de faits qui donna un sens à cette histoire et l’amena au Christ. Luc raconta les évènements d’Antioche parce que la prédication de Paul amena des réactions hostiles chez les juifs et les païens.

Paul, se levant et faisant signe de la main pour réclamer le silence ; dans ses premières paroles , il salua les prosélytes au même titre que les Juifs. Ensuite dans sa prédication, il n’insista pas sur l’observance de la Loi que seuls les juifs suivaient avec fidélité. Il leur rappela comment Dieu a élu Israël, le fit sortir d’Égypte, le mit en possession de Canaan et lui donna des juges jusqu’à Samuel.

Les Israélites demandant un roi, Dieu leur donna Saül, puis David, un homme selon son cœur. De la famille de David, Dieu, accomplissant la promesse, suscita un Sauveur à Israël. Sa venue fut précédée d’un appel à la repentance, que Jean-Baptiste adressa au peuple au cours de son ministère exercé avec une profonde humilité. Pour la seconde fois, Paul se tourna avec amour vers ses frères israélites et prosélytes et leur déclara que le message salutaire fut adressé à tous, et cela, parce que les prophéties furent accomplies par les magistrats de Jérusalem, qui condamnèrent Jésus, l’exécutèrent et l’ensevelirent.

Paul leur affirma que Dieu ressuscita d’entre les morts Jésus, qui apparut pendant plusieurs jours à ses apôtres, lesquels furent ses témoins en Judée. Paul et Barnabé aussi proclamèrent que Dieu tint la promesse faite aux pères. que cette résurrection eut. lieu. La résurrection de Jésus marque un tournant dans notre histoire qui est en marche vers un terme où la seule issue sera le jugement de Dieu et le Règne de Dieu.

C’est d’abord ce don de la grâce de Dieu qui rend la paix à toute âme repentante, le pardon des péchés.  »Sachez-le donc, frères, c’est grâce à Jésus que le pardon des péchés vous est annoncé »: ces mots désignent Jésus comme celui qui procure le pardon lui-même par sa mort rédemptrice. Ensuite, comme Paul parla à des Juifs, dont les plus intégristes s’efforcèrent de trouver la justice dans l’observation de la loi de Moïse, il leur déclara qu’ils ne purent être justifiés par la Loi de M0ïse, mais qu’ils le furent pleinement par Jésus Christ et cela sans autre condition que de croire en lui.

Ainsi, la justification par la foi, ce couronnement de l’Évangile est ici formulée pour la première fois. Elle le fut plus nettement encore dans les épîtres de Paul. ( en particulier Romains 3.21-26)  Paul termina son discours par un sérieux avertissement, dont il emprunta les termes au prophète Habacuc. Paul et Barnabé sortirent de la synagogue, les chefs de la synagogue, les déclarèrent que ces paroles leur fussent dites le sabbat suivant.

Une crise se produisit alors, les juifs furent remplis de jalousie à la vue de cette foule dans laquelle il y eut beaucoup de païens. À leurs oppositions passionnées à la parole de Paul, ils ajoutèrent des blasphèmes, contre Jésus et ils ne pensèrent plus qu’à le mettre dehors. Paul rétorqua :  »Puisque vous la rejetez et que vous-mêmes ne vous jugez pas dignes de la vie éternelle, eh bien ! nous nous tournons vers les païens.  » Alors une communauté chrétienne commença à exister en dehors de celle des juifs..

 Les païens comprirent par la dernière parole de Paul, qu’ils pouvaient être sauvés par la foi seule, malgré l’opposition des Juifs et cela les rendirent joyeux : désormais Dieu entra dans leur vie et fit d’eux les porteurs d’un courant de vie divine appelé à transformer le monde : « Mais maintenant je dis cela dans le monde avant d’aller vers toi, pour que ma joie soit toute entière en eux » (Jn 17,13).

L’Évangile fut annoncé non seulement dans la ville d’Antioche, mais dans toute la contrée, les Juifs provoquèrent une persécution en excitant le fanatisme de femmes influentes  converties au judaïsme, puis, de proche en proche, le mouvement entraîna les principaux de la ville, les magistrats, qui étaient païens. Ils bannirent Paul et Barnabé de leur territoire.

Au lieu de poursuivre leur route vers le nord, Paul et Barnabé se dirigèrent vers le sud est, entrèrent dans la province de Lycaonie et s’arrêtèrent à Iconium, capitale de cette province. Toutes les personnes qui furent converties pendant le séjour de Paul et Barnabé à Antioche, loin d’être découragées par leur départ, furent remplies de joie, la joie de leur salut éternel, suscitée et entretenue en eux par l’Esprit saint qui en fut la source

♥ La mission des apôtres

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Cartes détaillées des voyages de l’apôtre Paul : cliquez ici →  Cartes des voyages de Saint Paul

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