Lundi de la sixième semaine du Temps Ordinaire — Année Paire

Posté par diaconos le 14 février 2022

Afficher l’image source

Le levain représente l’œuvre divine

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là, les pharisiens survinrent et se mirent à discuter avec Jésus ; pour le mettre à l’épreuve, ils cherchaient à obtenir de lui un signe venant du ciel. Jésus soupira au plus profond de lui-même et dit : « Pourquoi cette génération cherche-t-elle un signe ? Amen, je vous le déclare : aucun signe ne sera donné à cette génération. »    Puis il les quitta, remonta en barque, et il partit vers l’autre rive.  » Mc 8, 11-13)

    Le Levain est une parabole de Jésus Christ écrite dans deux Évangiles. Elle est une métaphore qu’il est possible d’interpréter de deux manières opposées. Certains affirmèrent que le levain représente l’œuvre divine et que le pain est le monde. Selon ce point de vue, l’église est le levain qui agit dans le monde. L’autre interprétation présente une explication tout à fait contraire : c’est plutôt l’influence du monde qui se propagerait à l’intérieur de l’église.

Dans l’histoire de l’église, ces deux interprétations ont eu leur part de popularité. La majorité des commentateurs bibliques de notre époque préfèrent la première option, l’église exerce une influence comparable à celle du levain dans la pâte. À propos du mauvais levain, Jésus prévint ses disciples : « Méfiez-vous du levain des pharisiens ! » (Mt 16, 6), montrant par là que les disciples reçurent en eux quelque-chose de mauvais au contact des pharisiens. Peut-être des angoisses, peut-être également des signes extérieurs qu’ils furent perfectibles dans leur rôle de prêtres ? En tout état de cause, Jésus chercha à montrer à ses disciples qu’ils eurent le contrôle sur ce qui se passa à l’intérieur de leur coeur. Ce fut à eux de demander à Jésus que la paix revienne en eux afin de chasser ce mauvais levain.

Le levain des pharisiens

Gardez-vous du levain des pharisiens, dit Jésus à ses disciples. Comme ils oublièrent de prendre des pains pour le voyage, ils pensèrent que cet avertissement fut en rapport à leur oubli. Jésus, en une suite de questions pressantes, leur reprocha leur peu d’intelligence et de foi et les obligea à se rappeler dans quelles circonstances il multiplia par deux fois les pains.

Divers traits de ce récit furent propres à Marc : d’abord ce soupir de Jésus sur l’incrédulité et la ruse de ces hommes qui ne lui demandèrent un miracle que pour le tenter ; puis cette question : pourquoi ? qui suppose les mauvaises intentions des adversaires, et la parfaite inutilité qu’il y aurait à leur accorder leur demande, dans les dispositions où ils furent ; enfin la répétition intentionnelle des mots : cette race, par laquelle le refus de Jésus s’étendit à tout homme qui vint à lui par des motifs semblables à ceux des pharisiens.

Par l’autre bord, la rive orientale du lac, où Jésus retourna, après y avoir été peu de temps auparavant. Marc parla des disciples sans les nommer. Ils oublièrent de prendre avec eux la petite provision de pain dont ils eurent besoin pour cette course au-delà du lac. Marc seul nota ce détail, qui ne put provenir que d’un témoin oculaire, qu’ils n’avaient qu’un seul pain avec eux. C’est à ces traits caractéristiques qu’on reconnut en Marc l’interprète de Pierre.

Diacre Michel Houyoux

Liens avec d’uatres sites chrétiens

◊ Paroisse Notre Dame de Lourdes ( Bobo-Dioulasso) : cliquez ici pour lire l’article →  Homélie du Lundi de la 6ème semaine du Temps Ordinaire

◊ Regnum Christi  : cliquez ici pour lire l’article → À la recherche d’un signe

 Le levain des Pharisiens

Image de prévisualisation YouTube

Publié dans articles en Italien, DESSINS ET BIBLE, évangiles, Religion, Tempo di Natale. | Pas de Commentaire »

Première mission de Paul en Pamphilie et en Syrie

Posté par diaconos le 13 février 2022

Première mission de Paul en Pamphilie et en Syrie dans Actes des apôtres

À  Derbé où ils séjournèrent, Paul et  Barnabé, ils  annoncèrent la Bonne Nouvelle et y firent de nombreux disciples. Puis ils revinrent à Lystres,  à Iconium (Konya ) et à Antioche de Pisidie. Ils affermissaient le courage des disciples ; ils les exhortaient à persévérer dans la foi, en disant : « Il nous faut passer par bien des épreuves pour entrer dans le royaume de Dieu.. »  Ils désignèrent des Anciens pour chacune de leurs Églises et, après avoir prié et jeûné, ils confièrent au Seigneur ces hommes qui avaient mis leur foi en lui.

Ils traversèrent la Pisidie et se rendirent en Pamphylie. 25 Après avoir annoncé la Parole aux gens de Pergé, ils descendirent vers Attalia,  et prirent le bateau jusqu’à Antioche de Syrie, d’où ils étaient partis ; c’est là qu’ils avaient été remis à la grâce de Dieu pour l’oeuvre qu’ils venaient maintenant d’accomplir. A leur arrivée, ayant réuni les membres de l’Église, ils leur racontaient tout ce que Dieu avait fait avec eux, et comment il avait ouvert aux nations païennes la porte de la foi.

→  Suivez l’itinéraire de Paul et de Barnabé sur la carte ci-dessous.  Merci.

◊  ◊  ◊

Introduction  Paul et Barnabé, revenus de leur première mission à Derbé où ils firent de nombreux disciples,  racontent aux fidèles de Syrie comment Dieu a ouvert aux nations païennes la porte de la foi. Ce récit, rapporté par Luc, nous montre avec quelle ardeur missionnaire Paul annonça l’Évangile aux nations païennes.

Première partie  De Derbé, Paul et Barnabé, revenant sur leurs pas, reprirent en sens inverse, à travers l’Asie Mineure, tout le voyage qu’ils avaient fait. Ils n’hésitèrent pas à retourner dans ces villes de Lystre, d’Iconium et d’Antioche, où ils avaient souffert la persécution et où ils retrouvèrent les mêmes ennemis. ou de  grands devoirs les y appelèrent. ils y visitèrent les églises qu’ils eurent fondées. Nos deux apôtres avec un très grand sens pastoral, éprouvèrent le besoin d’encourager, de fortifier et d’affermir  dans leur foi naissante ces nouveaux chrétiens.

Ils leur enseignèrent qu’il fallait passer par bien des épreuves pour entrer dans le royaume de Dieu. Avant de quitter ces jeunes églises, Paul et Barnabé établirent au milieu d’elles, pour les diriger et les instruire, des anciens. et les recommandèrent au Seigneur.  Note Dans les faits, Paul et Barnabé laissèrent à chaque église le soin de choisir, dans sa communauté, des hommes qui possédaient sa confiance. (2 Co 8, 19)

Deuxième partie  Après ces visites, Paul et Barnabé traversèrent la Pisidie, vinrent en Pamphylie, où ils prêchèrent , durant leur séjour, l’Évangile à Pergé, puis s’embarquèrent à Attalia.  pour la Syrie. Arrivés à Antioche de Syrie, d’où ils étaient partis, ils convoquèrent les membres de l’Église et leur racontèrent ce que Dieu avait accompli par leur moyen, comment il ouvrit aux païens la porte de la foi : ils conduisirent leurs auditeurs dans tous les pays qu’ils parcoururent, dans toutes les villes où ils annoncèrent l’Évangile, et ils racontèrent leurs succès et leurs épreuves.

Ils prolongèrent leur séjour dans cette ville. Les résultats de leur voyage prouva d’une manière éclatante que Dieu avait ouvrit aux païens la porte de la foi. Pour autant que le récit de Luc fut complet, Paul et Barnabé racontèrent la fondation de sept églises comme étant le résultat de cette première mission : deux dans l’île de Chypre, puis à Antioche de Pisidie, à Iconium, à Lystre, à Derbé, à Pergé. C’étaient là de petits commencements, mais assez pour réjouir l’Église d’Antioche et lui faire tout espérer de l’avenir.

L’Église cherche aujourd’hui des chemins nouveaux pour faire connaître Jésus Christ aux incroyants. Participons à ces efforts missionnaires et tenons nous au courant , par la presse ou par la télévision, de la vie des Églises d’autres pays. Prenons le temps de partager nos découvertes et de nous réjouir ensemble quand un quartier, un village, une école, un lieu de travail bouge sous l’action des chrétiens. Si tu tiens une information intéressante sur la vie de ton église, tu peux la partager avec nos lecteurs en apportant un commentaire à cet article. Merci déjà.

Liens avec d’autres sites chrétiens

◊ L’évangélisation dans l’Église primitive : cliquez ici →  Les compagnons de Paul ◊ Pour d’autres renseignements, cliquez sur les mots écrits en bleu dans le texte précédent. Diacre Michel Houyoux

♥ Missions de Paul de Tarse

Image de prévisualisation YouTube

Publié dans Actes des apôtres, Catéchèse, Page jeunesse, Religion, Temps ordinaire | Pas de Commentaire »

La mission des apôtres

Posté par diaconos le 13 février 2022

La mission des apôtres dans Catéchèse maxresdefault

Jésus envoya ses disciples en mission

Du livre des actes des apôtres au chapitre treize

Paul et ses compagnons s’embarquèrent à Paphos, et arrivèrent à Pergé en Pamphylie. Mais Jean-Marc les quitta et s’en retourna à Jérusalem. Quant à eux, ils poursuivirent leur voyage au-delà de Pergé, et arrivèrent à Antioche de Pisidie.  Le jour du sabbat, ils entrèrent à la synagogue et y prirent place. Après la lecture de la Loi et des Prophètes, les chefs de la synagogue envoyèrent quelqu’un pour leur dire :  »Frères, si vous avez un mot d’exhortation pour le peuple, prenez la parole. »

Paul se leva, fit un signe de la main et dit : « Hommes d’lsraël, et vous aussi qui adorez notre Dieu, écoutez : le Dieu d’Israël a choisi nos pères ; il a fait grandir son peuple pendant le séjour en Égypte et, par la vigueur de son bras, il l’en a fait sortir. Pendant une quarantaine d’années, il les a nourris au désert et, après avoir exterminé sept nations païennes au pays de Canaan, il leur en a distribué le territoire en héritage. Tout cela avait duré environ quatre cent cinquante ans. Après cela, il leur a donné des juges, jusqu’au prophète Samuel.

Puis ils demandèrent un roi, et Dieu leur a donné Saül, fils de Kish, un homme de la tribu de Benjamin, qui régna quarante ans. Après l’avoir rejeté, Dieu a suscité David pour le faire roi, et il lui a rendu ce témoignage : J’ai trouvé David, fils de Jessé, c’est un homme selon mon cœur ; il accomplira toutes mes volontés. Et, comme il l’avait promis, Dieu a fait sortir de sa descendance un sauveur pour Israël : c’est Jésus, dont Jean Baptiste a préparé la venue en proclamant avant lui un baptême de conversion pour tout le peuple d’Israël. 

Au moment d’achever sa route, Jean disait : « Celui auquel vous pensez, ce n’est pas moi. Mais le voici qui vient après moi, et je ne suis pas digne de lui défaire ses sandales. Fils de la race d’Abraham, et vous qui adorez notre Dieu, frères, c’est à nous tous que ce message de salut a été envoyé. En effet, les habitants de Jérusalem et leurs chefs n’avaient pas su reconnaître Jésus, ni comprendre les paroles des prophètes qu’on lit chaque sabbat ; et pourtant ils ont accompli ces mêmes paroles quand ils l’ont jugé. Sans avoir trouvé en lui aucun motif de condamnation à mort, ils ont réclamé à Pilate son exécution. Et, après avoir réalisé tout ce qui était écrit de lui, ils l’ont descendu de la croix et mis au tombeau.

Mais Dieu l’a ressuscité d’entre les morts. Il est apparu pendant plusieurs jours à ceux qui étaient montés avec lui de Galilée à Jérusalem, et qui sont maintenant ses témoins devant le peuple. Et nous, nous vous annonçons cette Bonne Nouvelle : la promesse que Dieu avait faite à nos pères, il l’a entièrement accomplie pour nous, leurs enfants, en ressuscitant Jésus ; c’est ce qui est écrit au psaume deuxième :Tu es mon fils, aujourd’hui je t’ai engendré.

Oui, Dieu l’a ressuscité des morts sans retour possible à la corruption, comme il l’avait annoncé en disant : Je vous donnerai la véritable sainteté annoncée à David. Et c’est celui-ci qui dit dans un autre psaume : Tu donneras à ton ami de ne pas connaître la corruption. En effet David, après avoir, en son temps, servi le plan de Dieu, est mort, il a été enterré avec ses ancêtres, et il a connu la corruption. Mais celui que Dieu a ressuscité n’a pas connu la corruption.

 Sachez-le donc, frères, c’est grâce à Jésus que le pardon des péchés vous est annoncé et, alors que, par la loi de Moïse, vous ne pouvez pas être délivrés de vos péchés et devenir justes, par Jésus, tout homme qui croit devient juste. Prenez donc garde pour ne pas être atteints par cette parole du Seigneur au livre des prophètes : Regardez, vous les arrogants, étonnez-vous, disparaissez ! Moi, je vais accomplir une action en votre temps, une action telle que vous n’y croiriez pas si on vous la racontait. « 

A leur sortie, les gens les invitaient à leur parler encore de tout cela le sabbat suivant.  Quand l’assemblée se sépara, beaucoup de Juifs et de convertis au judaïsme les suivirent. Paul et Barnabé, parlant avec eux, les encourageaient à rester fidèles à la grâce de Dieu. Le sabbat suivant, presque toute la ville se rassembla pour entendre la parole du Seigneur. Quand les Juifs virent tant de monde, ils furent remplis de fureur ; ils repoussaient les affirmations de Paul avec des injures.

Paul et Barnabé leur déclarèrent avec assurance :  »C’est à vous d’abord qu’il fallait adresser la parole de Dieu. Puisque vous la rejetez et que vous-mêmes ne vous jugez pas dignes de la vie éternelle, eh bien ! nous nous tournons vers les païens. C’est le commandement que le Seigneur nous a donné : J’ai fait de toi la lumière des nations pour que, grâce à toi, le salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre.

En entendant cela, les païens étaient dans la joie et rendaient gloire à la parole du Seigneur ; tous ceux que Dieu avait préparés pour la vie éternelle devinrent croyants. 49 Ainsi la parole du Seigneur se répandait dans toute la région. Mais les Juifs entraînèrent les dames influentes converties au judaïsme, ainsi que les notables de la ville ; ils provoquèrent des poursuites contre Paul et Barnabé, et les expulsèrent de leur territoire. Ceux-ci secouèrent contre eux la poussière de leurs pieds et se rendirent à Iconium, tandis que les disciples étaient pleins de joie dans l’Esprit Saint.

Mission des apôtres

 Ce récit rapporte l’une des missions décisives des apôtres. La démarche était la suivante : les apôtres prirent part à la célébration du sabbat dans les synagogues où, ils annoncèrent l’accomplissement des Écritures¨proclamées dans l’assemblée. Lorsqu’ils se heurtèrent au refus de croire, ils se tournèrent vers les païens, pour leur annoncer à eux la Bonne Nouvelle de l’Évangile. Embarqués à Paphos, Paul et ses compagnons se rendirent en Pamphylie à Pergé. Quand ils arrivèrent dans la région inhospitalière de Pergé, Jean les quitta pour retourner à Jérusalem.

Paul s’imposa comme chef et Barnabé passa au second plan. Paul et Barnabé entrèrent dans les montagnes de la Turquie actuelle et arrivèrent au cœur de la région de Pisidie à Antioche. Ils entrèrent, le jour du sabbat (un samedi) , dans la synagogue. Par déférence envers Paul, de passage en cette ville et qui fit comprendre qu’il eut quelque chose à dire, les chefs les invitèrent à parler.

Le discours de Paul reprit des éléments de l’histoire d’Israël (C’était la manière habituelle de prêcher chez les Juifs). Pour ces émigrés, ce fut réconfortant d’entendre à nouveau cette histoire qui leur donna leur identité au milieu des autres peuples. Paul présenta cette histoire, mettant en relief une série de faits qui donna un sens à cette histoire et l’amena au Christ. Luc raconta les évènements d’Antioche parce que la prédication de Paul amena des réactions hostiles chez les juifs et les païens.

Paul, se levant et faisant signe de la main pour réclamer le silence ; dans ses premières paroles , il salua les prosélytes au même titre que les Juifs. Ensuite dans sa prédication, il n’insista pas sur l’observance de la Loi que seuls les juifs suivaient avec fidélité. Il leur rappela comment Dieu a élu Israël, le fit sortir d’Égypte, le mit en possession de Canaan et lui donna des juges jusqu’à Samuel.

Les Israélites demandant un roi, Dieu leur donna Saül, puis David, un homme selon son cœur. De la famille de David, Dieu, accomplissant la promesse, suscita un Sauveur à Israël. Sa venue fut précédée d’un appel à la repentance, que Jean-Baptiste adressa au peuple au cours de son ministère exercé avec une profonde humilité. Pour la seconde fois, Paul se tourna avec amour vers ses frères israélites et prosélytes et leur déclara que le message salutaire fut adressé à tous, et cela, parce que les prophéties furent accomplies par les magistrats de Jérusalem, qui condamnèrent Jésus, l’exécutèrent et l’ensevelirent.

Paul leur affirma que Dieu ressuscita d’entre les morts Jésus, qui apparut pendant plusieurs jours à ses apôtres, lesquels furent ses témoins en Judée. Paul et Barnabé aussi proclamèrent que Dieu tint la promesse faite aux pères. que cette résurrection eut. lieu. La résurrection de Jésus marque un tournant dans notre histoire qui est en marche vers un terme où la seule issue sera le jugement de Dieu et le Règne de Dieu.

C’est d’abord ce don de la grâce de Dieu qui rend la paix à toute âme repentante, le pardon des péchés.  »Sachez-le donc, frères, c’est grâce à Jésus que le pardon des péchés vous est annoncé »: ces mots désignent Jésus comme celui qui procure le pardon lui-même par sa mort rédemptrice. Ensuite, comme Paul parla à des Juifs, dont les plus intégristes s’efforcèrent de trouver la justice dans l’observation de la loi de Moïse, il leur déclara qu’ils ne purent être justifiés par la Loi de M0ïse, mais qu’ils le furent pleinement par Jésus Christ et cela sans autre condition que de croire en lui.

Ainsi, la justification par la foi, ce couronnement de l’Évangile est ici formulée pour la première fois. Elle le fut plus nettement encore dans les épîtres de Paul. ( en particulier Romains 3.21-26)  Paul termina son discours par un sérieux avertissement, dont il emprunta les termes au prophète Habacuc. Paul et Barnabé sortirent de la synagogue, les chefs de la synagogue, les déclarèrent que ces paroles leur fussent dites le sabbat suivant.

Une crise se produisit alors, les juifs furent remplis de jalousie à la vue de cette foule dans laquelle il y eut beaucoup de païens. À leurs oppositions passionnées à la parole de Paul, ils ajoutèrent des blasphèmes, contre Jésus et ils ne pensèrent plus qu’à le mettre dehors. Paul rétorqua :  »Puisque vous la rejetez et que vous-mêmes ne vous jugez pas dignes de la vie éternelle, eh bien ! nous nous tournons vers les païens.  » Alors une communauté chrétienne commença à exister en dehors de celle des juifs..

 Les païens comprirent par la dernière parole de Paul, qu’ils pouvaient être sauvés par la foi seule, malgré l’opposition des Juifs et cela les rendirent joyeux : désormais Dieu entra dans leur vie et fit d’eux les porteurs d’un courant de vie divine appelé à transformer le monde : « Mais maintenant je dis cela dans le monde avant d’aller vers toi, pour que ma joie soit toute entière en eux » (Jn 17,13).

L’Évangile fut annoncé non seulement dans la ville d’Antioche, mais dans toute la contrée, les Juifs provoquèrent une persécution en excitant le fanatisme de femmes influentes  converties au judaïsme, puis, de proche en proche, le mouvement entraîna les principaux de la ville, les magistrats, qui étaient païens. Ils bannirent Paul et Barnabé de leur territoire.

Au lieu de poursuivre leur route vers le nord, Paul et Barnabé se dirigèrent vers le sud est, entrèrent dans la province de Lycaonie et s’arrêtèrent à Iconium, capitale de cette province. Toutes les personnes qui furent converties pendant le séjour de Paul et Barnabé à Antioche, loin d’être découragées par leur départ, furent remplies de joie, la joie de leur salut éternel, suscitée et entretenue en eux par l’Esprit saint qui en fut la source

♥ La mission des apôtres

.Image de prévisualisation YouTube

Cartes détaillées des voyages de l’apôtre Paul : cliquez ici →  Cartes des voyages de Saint Paul

vous pouvez suivre les réponses à cet article par le fil Flux des commentaires. Vous pouvez laisser un commentaire.

Publié dans Catéchèse, Disciples de Jésus, Page jeunesse, Religion, Temps ordinaire | Pas de Commentaire »

Va, ta foi t’a sauvé.

Posté par diaconos le 8 février 2022

Va, ta foi t’a sauvé.  dans Catéchèse

De l’Évangile selon  Marc

 Jésus et ses disciples arrivent à Jéricho. Et tandis que Jésus sortait de Jéricho avec ses disciples et une foule nombreuse, un mendiant aveugle, Bartimée, le fils de Timée, était assis au bord de la route.  Apprenant que c’était Jésus de Nazareth, il se mit à crier : «Jésus, fils de David, aie pitié de moi !»

Dessin 1 :  l’aveugle Bartimée se mit à crier : « Jésus, fils de David, aie pitié de moi ! « 
 tandis que Jésus sortait de Jéricho avec ses disciples et une foule nombreuse, un mendiant aveugle, Bartimée, le fils de Timée, était assis au bord de la route.  47 Apprenant que c'était Jésus de Nazareth, il se mit à crier : «Jésus, fils de David, aie pitié de moi !»

Beaucoup de gens l’interpellaient vivement pour le faire taire, mais il criait de plus belle : « Fils de David, aie pitié de moi ! » Jésus s’arrête et dit : « Appelez-le » On appela l’aveugle, et on lui dit : « Confiance, lève-toi ; il t’appelle. » L’aveugle jeta son manteau, bondit et courut vers Jésus.

 Jésus lui dit : « Que veux-tu que je fasse pour toi ?Rabbouni, que je voie. » Et Jésus lui dit : « Va, ta foi t’a sauvé »  Aussitôt l’homme se mit à voir, et il suivit Jésus sur la route.

——————————————————————————————

Catéchèse

Cette guérison miraculeuse est relatée dans les évangiles de Matthieu  (Mt 20, 29-34),  de Marc (10, 46-53) et de Luc.  Matthieu fut le seul témoin de la scène et à la différence de Marc et de Luc, il parle de deux aveugles. Ils devaient être deux, mais le deuxième ayant joué un rôle effacé par rapport à son compagnon, n’a pas retenu l’attention de Marc et de Luc.

Dans ce récit, Marc raconta comment la rencontre avec Jésus fut source de guérison et de transformation.

À cette époque, et bien des années plus tard, il n’existait pas de structure, ni d’organisme venant en aide aux aveugles.  La cécité était très courante dans l’Orient ancien, et due sans doute à une insuffisance de soins donnés aux nouveau- nés ou une carence dans leur alimentation. Les aveugles étaient réduits à la mendicité et à l’immobilité. Saleté et misère étaient leur lot quotidien ; ils vivaient en marge de la société, tributaires de la charité des gens.

Dans la symbolique biblique, l’aveugle est l’image même de la pauvreté. Et l’aveugle Bartimée est tragiquement dépendant des autres. En nous intéressant à ce malheureux, nous découvrons qu’il va devenir notre modèle. Oui, il est le modèle de ceux et de celles qui croient voir ! Et Marc de préciser que les gens qui accompagnèrent Jésus eurent, à l’égard de ce malheureux, une attitude de rejet caractérisant bien la société de cette époque: ils voulurent le faire taire. (Mc 10, 48a)

Malgré l’hostilité de la foule à son égard, Bartimée n’abandonna pas : il cria de plus belle. (Mc 10, 48b) Jésus entendit les cris de détresse de cet homme ; des cris qui furent l’expression de sa souffrance, mais surtout d’une incroyable confiance. Bartimée fit  un acte de foi  remarquable. Jésus  ne put pas faire la sourde oreille et continuer son chemin. Ce n’est pas son genre. Voilà un malheureux qui eut besoin de lui. Il s’arrêta et demanda qu’on le lui amena. (Mc 10, 49a)

Voyant cela, la foule encouragea l’aveugle (Mc 10, 49b). L’aveugle se défit de sa tunique qui le gêna et lui ferait perdre du temps. Il fut pressé de rencontrer Jésus.  Il ne fallait pas qu’il rata l’occasion, car elle fut unique (Mc 10, 50). Le voilà devant le Christ, silencieux, qui lui demanda ce qu’il lui voulut (Mc 10, 51a). Bartimée n’eut qu’un désir : c’est de pouvoir voir. Comme si Jésus ne le savait pas… Encore voulut-il que Bartimée le lui eut dit.  Bartimée répondit aussitôt : « Rabbouni, que je voie ! «   (Mc 10, 51b)

« Demandez, et l’on vous donnera. Cherchez, et vous trouverez. Frappez, et l’on vous ouvrira ! » - Jésus lui donna une leçon de foi. Bartimée est le modèle du disciple fidèle. C’est à Dieu qu’il a demandé de voir et Dieu lui a donné de voir. À l’inverse du jeune homme riche (Mc 10, 17-22), qui était venu chercher la lumière et qui a fait demi-tour lorsqu’il l’a entrevue, Bartimée supplia Jésus de lui accorder la vue, et quand il vit, il se mit en route à la suite de Jésus. (Mc 10, 52)

En résumé : Jésus ne déçoit pas la foi des personnes qui croient en lui. Il sait les reconnaître et les secourir. Mettons la même fougue que Bartimée pour approcher le Christ, dans sa Parole et ses sacrements, pour voir et croire.

Dessin 2 : Jésus lui dit : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? — Rabbouni, que je voie. »

Ls guérison de Bartimée

◊ Source de l’image :  doyenné de ploermel- Morbihan   (diocèse de Vannes – France)

Nous sommes nous aussi bien souvent des aveugles du cœur et de l’esprit. Nous sommes immergés dans nos  doutes et perplexes sur le sens de la vie.Nous sommes des aveugles quand nous ne voyons pas les traces de Dieu dans le monde.Nous sommes des aveugles quand nous nous faisons une idée fausse de Dieu : un Dieu qui détruit, un Dieu qui condamne, un Dieu qui punit, alors qu’il donne, qu’il construit, qu’il pardonne, qu’il libère.Nous sommes des aveugles quand nous ne voyons pas la souffrance qui est à notre porte, quand nous ne voyons pas la détresse d’un tel dans notre rue et que nous pensons que c’est de sa faute qu’il en est arrivé à ce stade.Nous sommes des aveugles quand nous utilisons notre intelligence pour justifier nos erreurs et nos fautes les plus évidentes.

 Le Diacre Michel Houyoux

 Vous pouvez suivre les réponses à cet article par le fil Flux des commentaires. Vous pouvez laisser un commentaire. Les trackbacks sont fermés. Éditer cet article.

♥ Prends courage, il t’appelle

Image de prévisualisation YouTube

Publié dans Catéchèse, Disciples de Jésus, Histoire, Page jeunesse, Temps ordinaire | Pas de Commentaire »

123456...25
 

Salem alikoum |
Eazy Islam |
Josue |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | AEP Gresivaudan 4ieme 2007-08
| Une Paroisse virtuelle en F...
| VIENS ECOUTE ET VOIS