La prière en parabole nous invite à la persévérance.

Posté par diaconos le 14 mars 2017

Pour être l"ami de Jésus, n'aie pas peur de dire que tu crois en lui. N'aie pas peur de témoigner de sa bonté

Pour être l »ami de Jésus, n’aie pas peur de dire que tu crois en lui. N’aie pas peur de témoigner de sa bonté

1. Un jour, comme Jésus était en prière quelque part, un de ses disciples lorsqu’il eut cessé, lui demanda : « Seigneur, enseigne-nous à prier, comme Jean l’a aussi enseigné à ses disciples. 2. Or il leur dit : Quand vous priez, dites : Père ! Que ton nom soit sanctifié. Que ton règne vienne. 3. Donne-nous chaque jour notre pain quotidien, 4. et remets-nous nos péchés, car nous-mêmes aussi nous remettons à quiconque nous doit. Et ne nous induis point en tentation. 5. Et il leur dit : Si quelqu’un d’entre vous a un ami, et qu’il aille vers lui au milieu de la nuit, et lui dise : Ami, prête-moi trois pains ; 6. car un de mes amis est arrivé chez moi de voyage, et je n’ai rien à lui offrir ; 7. et que celui-ci répondant de l’intérieur dise : Ne m’importune pas ; ma porte est déjà fermée et mes petits enfants sont avec moi au lit ; je ne puis me lever pour t’en donner : 8. je vous le dis, si même il ne se lève pas pour lui en donner, parce qu’il est son ami, toutefois, à cause de son importunité, il se lèvera et lui en donnera autant qu’il en aura besoin. 9. Et moi, je vous dis : Demandez, et il vous sera donné ; cherchez, et vous trouverez ; heurtez, et il vous sera ouvert ; 10. car quiconque demande, reçoit ; et qui cherche, trouve ; et à celui qui heurte, il sera ouvert. 11. Or quel père d’entre vous, quand son fils lui demandera du pain, lui donnera une pierre ? Ou encore quand il lui demandera un poisson, lui donnera un serpent au lieu d’un poisson ? 12. Ou encore quand il lui demandera un œuf, lui donnera un scorpion ? 13. Si donc vous, qui êtes mauvais, savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père qui est du ciel donnera-t-il l’Esprit-Saint à ceux qui le lui demandent ! (Lc 11, 1-13)

Jésus répondit à cette demande en proposant à ses disciples, comme modèle de leurs prières, celle qu’il prononça devant eux. (versets 2 à 4) et pour les encourager à prier ainsi, Jésus les persuada qu’ils seront certains d’être exaucés. Il leur en donne trois preuves :

  • La persévérance dans la prière avec l’exemple de l’ami importun : cet ami vint à minuit prier son ami de lui prêter trois pains pour les servir à un hôte survenu inopinément. L’autre refusa d’abord, prétextant qu’il était au lit avec ses enfants, mais il finit par céder à cause de l’insistance de son ami. (v5- v8)

Des amis peuvent se demander un service surtout s’il y a urgence. Un ami sincère vous apportera l’assistance dans le besoin. Il est à souhaiter que nous ayons tous connus ce que c’est que d’être appelés au secours par quelqu’un ou d’être aidés par quelqu’un. C’est le signe que cette personne nous considère comme un véritable ami. Jésus veut être notre ami. Mais trop souvent nos cœurs ne sont pas orientés vers cette amitié que Jésus nous propose et des amours ou des intérêts qui ne le concerne pas nous envahissent. Dans notre prière, ouvrons notre cœur et notre vie à de plus grandes choses, à un idéal plus noble, à un amour plus vrai.

  • L’expérience commune : il n’y a qu’à demander, chercher, heurter, car ceux qui le font reçoivent, trouvent et on leur ouvre. (v9, v10.)

Dans cette parabole, Jésus nous montre que si l’amitié n’est pas assez forte pour répondre à la demande d’un ami, cette demande faite avec persévérance finira par le faire fléchir. Jésus veut que nous combattions les tentations de doute et de méfiance quand nos prières ne semblent pas exaucées. Ne doutons jamais de l’amitié de Dieu à notre égard !

  • Leur prière s’adresse à un père qui est le Père céleste. Quel est le père qui donne à son enfant, au lieu d’aliment, une chose inutile, ou des bêtes nuisibles et dangereuses ? Si, malgré la corruption du cœur humain, la relation d’un enfant avec son père donne une telle assurance, quelle confiance celui qui prie ne peut-il pas avoir dans le Père céleste ? Il ne lui refusera certainement pas le Saint-Esprit. (v11-v13)

La bonté de Dieu va toujours plus loin que nos espérances. Nous mettons sa bonté à l’épreuve lorsqu’il nous est demandé d »attendre le Seigneur. Nous faisons tellement confiance à notre bonté et trop peu à celle du Christ et nous oublions combien il souffrit pour nous racheter. Pour toute personne qui croit aux jours difficiles, Jésus a promis :  » Combien plus le Père céleste donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent ! (Lc 11, 13) Les plus grands dons de Dieu sont encore à venir, et son plus grand don, c’est sa propre vie divine. Recherchons en priorité le Royaume de Dieu et persévérons dans la prière jusqu’à ce qu’il la porte à son accomplissement. Avec sagesse et amour, Dieu répond à toute prière.

Seigneur Jésus, apprends-moi à te prier sans jamais me fatiguer, à vivre dans la prière et à ,intercéder pour tous. Apprends-moi à te demander avec foi, sans hésiter en mon cœur, certain d’être exaucé.

Compléments

◊ Pour vos enfants →  Comment pries-tu ?

◊  En paroisse →  Prière à Dieu qui nous sauve

◊ Catéchèse →  Suis-moi ! (Lc 9, 59a)

Liens externes

◊ Persévérons dans la prière → Chemins de vie, chemins de Dieu

◊   Persévérance sans pudeur  → La parabole de l’ami importun

◊  Vidéo  → La prière persévérante

La veuve qui demandait justice

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Célébration communautaire en Carême 2016 – La prière fervente

Posté par diaconos le 17 février 2016

Année du jubilé de la Miséricorde : la prière fervente

Animation par l’Abbé Jean-Baptiste en l’église de Villers-le-Gambon (Belgique), assisté par  son  équipe liturgique pour tout un secteur pastoral. La même célébration se déroula à la même heure dans deux autres églises du doyenné de Walcourt et de Couvin. 

Lieu choisi pour cette célébration : une église de ce secteur  où toutes les paroisses seront invitées à participer

  • Chant d’ouverture : Christ aujourd’hui nous appelle  SM 176
  •  Méditation : introduction par le prêtre
  • Première lecture par ………………………………………………………………………

J’ai cherché Dieu dans les être humains de mon village, puis dans les livres, dans les idées et les symboles. Mais cela ne me donnait ni paix ni amour. Un jour j’ai découvert, dans les écrits des Pères de l’Église, qu’il est possible de rencontrer Dieu, réellement, par la prière. Alors, patiemment, je me suis mis au travail.

Ainsi j’ai progressivement compris que Dieu est proche, qu’Il m’aime, et qu’en me laissant remplir par Son amour, mon cœur s’ouvrait aux autres. J’ai compris que l’amour est la communion, avec Dieu, et avec l’autre, toi. Et que, sans cette communion, le monde n’est que tristesse, ruine, désolation, massacres. Si seulement le monde voulait vivre dans cet amour, il connaîtrait la vie éternelle.

Père Dimitru Staniolae – Église orthodoxe de Roumanie

 Voilà, c’est résolu, je veux faire silence pour prier. Mais le sil3ence, ce n’est pas facile à faire. pour y arriver, je peux regarder attentivement une seule chose, je peux aussi fermer les yeux. Si un bruit se fait entendre, je ne bouge pas, je ne tourne pas la tête. Ainsi je devient responsable de mon silence.

Le silence est fragile: mais c’est décidé, je veux faire durer mon silence pour moi et pour les autres. un beau silence en présence de Dieu est déjà une prière. J’accepte de ne rein sentir Seigneur, de ne rien voir, de ne rien entendre, vide de toute idée, de toute image. Dans la nuit. Me voici simkplement pour te rencontrer sans obstacle: Dans le silence de la foi, devant toi, Seigneur. Texte de Michel Quoist

  • Un temps de silence (musique d’orgue)

De l’évangile de Jésus Christ selon saint Marc  par le président de l’assemblée

 Jésus et ses disciples arrivent à Jéricho. Et tandis que Jésus sortait de Jéricho avec ses disciples et une foule nombreuse, le fils de Timée, Bartimée, un aveugle qui mendiait, était assis au bord du chemin. Quand il entendit que c’était Jésus de Nazareth, il se mit à crier : « Fils de David, Jésus, prends pitié de moi ! » Beaucoup de gens le rabrouaient pour le faire taire, mais il criait de plus belle : « Fils de David, prends pitié de moi ! » Jésus s’arrête et dit : « Appelez-le. » On appelle donc l’aveugle, et on lui dit : « Confiance, lève-toi ; il t’appelle. » L’aveugle jeta son manteau, bondit et courut vers Jésus. Prenant la parole, Jésus lui dit : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » L’aveugle lui dit : « Rabbouni, que je retrouve la vue ! » Et Jésus lui dit : « Va, ta foi t’a sauvé. » Aussitôt l’homme retrouva la vue, et il suivait Jésus sur le chemin. (Mc 10, 46-52)

 Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

À cette époque, il n’existait pas de structure, ni d’organisme venant en aide aux aveugles. La cécité était très courante dans cette région ; elle était sans doute due à une insuffisance de soins donnés aux nouveau-nés ou à une carence dans leur alimentation. Les aveugles étaient réduits à la mendicité et à l’immobilité. Saleté et misère étaient leur lot quotidien ; ils vivaient en marge de la société, tributaires de la charité des gens.
Dans la symbolique biblique, l’aveugle est l’image même de la pauvreté. Ici, l’aveugle Bartimée est tragiquement dépendant des autres. En nous intéressant à ce malheureux, nous découvrons qu’il est notre modèle. Oui, il est le modèle de toutes les personnes qui croient voir !

Source → Rencontre avec la Parole de Vie -  Année B : Source d’Amour , page 198 -Éditions Croix du Salut

Le Christ est en mesure de comprendre notre humanité puisqu’il a pris notre condition humaine : il est donc en mesure de comprendre nos souffrances, nos inquiétudes, nos difficultés, nos interrogations. Il est en mesure de comprendre parce qu’il est homme et de nous sauver parce qu’il est Dieu. Voilà pourquoi nous pouvons avoir  en lui une totale confiance et obtenir de lui notre salut.  Lui faire confiance, c’est ouvrir notre coeur à son amour et lui dire : « Fais que j’aime comme tu aimes… « Que veux-tu que je fasse pour toi » dit Jésus à l’aveugle…(Évangile)  Ne craignons pas de dire à Jésus : « Rabbouni, que je voie.  » La joie du Christ qui nous aime, c’est cette foi, cette confiance en lui : n’ayons pas peur de la lui dire souvent. Ce dimanche, les textes liturgiques nous redonnent confiance, nous replacent dans cette confiance en Dieu, en Jésus qui ne demande qu’à nous aimer et nous faire vivre. Ne craignons donc pas de lui demander son aide. Cette efficacité de la confiance, nous en faisons régulièrement l’expérience dans notre entourage : vivre une relation de confiance procure beaucoup de force, de joie et développe nos capacités de vivre, d’aimer et d’affronter les difficultés quand elles se présentent.

À qui serait-il bon de donner cette semaine un signe de confiance ? Prendre des nouvelles de quelqu’un, le susciter à nouveau, le remettre en route par un mot d’encouragement , une parole qui redonne confiance en soi, cela peut être précieux…

  • Deuxième lecture par ……………………………………………………………………………………………………………….

Une rencontre qui change tout

 C’est à quelques centaines de mètres de la ville que nous l’avons vu ! Bartimée ! Il est aveugle, le pauvre ! Timée, son père, a honte ! Il ne s’occupe pas de lui ! Il se demande ce qu’il a commis comme faute, lui ou sa famille pour être maudit de Dieu à ce point ! La mère se cache tant elle culpabilise ! Alors, Bartimée sort de la ville et mendie, assis au borde de la route… Il est toujours à la même place, à l’âb ri d’un buisson, assis entre quatre grosses pierres. quand il s’enroule dans son manteau beige, il se confond avec les pierres, il passe inaperçu ! De toute façon, personne ne lui prête attention, ni ne lui adresse la parole.  Mes enfants sont allés lui donner quelques dattes et il a souri. Son visage en était tout illuminé ! C’est qu’il est beau et costaud. Ah ! Sans ce handicap, il ferait la fierté de ses parents. J’allais rappeler les enfants, quand une foule bruyante déboucha tout à coup, venant de la ville.

Jésus arrive

Nous les laissons passer et on criait de partout : « Jésus de Nazareth arrive ! «  Mes enfants accourus près de moi étaient impatients de le voir, j’avoue que moi aussi, j’en avais le cœur en chamade ! Il passa devant nous avec ses disciples qu’il écoutait avec attention et une foule le suivait… C’est alors qu’un cri puissant retentit : « Jésus, fils de David, aie pitié de moi ! » Cette voix, c’était celle de Bartimée qui criait de toutes ses forces vers Jésus. Il criait, il criait tout son espoir en celui qui est Dieu avec l’homme ! Lui, dont son père le rejeta, crie vers celui qui est le fils de Dieu.

Sans droits

Il crie de toute ses forces, de toute son espérance, de toute sa foi ! Aussitôt, de la foule, il lui est demandé de se taire ! Tais-toi l’aveugle ! Tu n’as pas droit à la parole, pas plus que d’être avec nous, les parfaits ! Tais-toi, le marginal ! tu mendies le pain et la parole, tu n’as pas a être à la synagogue, toi, le rejeté de Dieu ! Tu n’as rien à dire ! Tu n’as ni droit, ni place ! IL crie encore et encore…

L’écoute

Jésus s’est arrêté. Je l’aperçois de dos, il semble écouter d’où vient le cri. Il l’a entendu. Dieu a vu la misère de son peuple… Il entend le cri du malheureux. Il int6erpelle des personnes qui se sont arrêtées… « Appelez-le », a-t-il dit !

Je trouvais cela superbe. C’est bien de lui ! Il envoie ceux qui disaient à Bartimée de se taire lui demander de venir. Il les remet en relation. Il vont se parler. Les voilà appeler à le regarder, à faire attention à lui, à lui adresser une parole d’invitation, à bouger de sa place, à sortir du paysage pour prendre place parmi les gens debout, à venir vers celui qui l’appelle personnellement. Quel paradoxe. C’est curieux ! Ils y vont sur sa parole, ils vont vers l’aveugle et lui disent : « Confiance ! Redresse-toi, il t’appelle ! Alors eux aussi l font confiance à Jésus.

L’aveugle jette son manteau

Finie la vie passive, finie la malédiction, la culpabilité qui lui sont une deuxième peau ! Fini de vivre en coupable, en banni, en marginal ! Dieu l’appelle à vivre debout. Il bondit, libéré. Il bondit vers la vie… Il répond à Jésus. Oui Seigneur me voici comme je suis. Que veux-tu que je fasse pour toi ?

Chacun retient son souffle. Comment est-ce possible ? Jésus lui demande son avis. Alors à celui qui n’avait pas droit à la parole, il demande son désir.  Il n’impose sa solution évidente. Jésus se met à son écoute et à son service…

De ma place je ne vois pas le visage de Jésus, mais celui de Bartimée qui lui fait face… Un visage tendu vers Jésus, calme et souriant, comme celui d’un enfant confiant et heureux. Un grand silence est tombé sur la foule immobile, il y a comme une douceur parfumée dans ce moment où le soleil décline à l’horizon… et dans ce silence, la voix claire de Bartimée résonne : « Rabbouni, fais que je voie ! »

Jésus n’a pas bougé, pas fait un geste… Il le regardait seulement et il a dit : « Va ! Ta foi t’a sauvé ! » Aussitôt il voyait. Jésus repris la marche vers Jérusalem et Bartimée suivit sur le chemin…

  • Ici, nous avons placé le chant « Si le Père nous appelle » (T 154-1)

Prier avec les doigts de la main

Lecture par ……………………………………………………………………………………………………………

Pour bien prier avec ce texte, nous pouvons placer les mains jointes contre la poitrine pour que les pouces soient au plus près du cœur. Les autres doigts sont donc aussi au niveau du cœur, et ils y restent durant tout le temps de la prière ; ce sont nos pensées qui doivent se tourner vers les personnes pour qui nous prierons.

  • Tous ensemble nous disons…

Je regarde les cinq doigts de ma main.

Quand je prie, le pouce est le plus proche de mon cœur. Il me rappelle de prier pour mes proches… Je te prie Seigneur pour mes parents. L’index, je le lève quand je veux parler. La Bible me dit de prier pour ceux qui parlent en ce monde : Les présidents, le pape, les prêtres…
Aujourd’hui, je fais silence pour le prêtre de ma paroisse… Parfois, le majeur est utilisé pour maudire. Jésus dit de prier pour nos ennemis plutôt que de les maudire. Je prie pour ceux que je n’aime pas assez….
Le quatrième doigt, l’annulaire, est le plus faible des cinq doigts et tout professeur de piano peut le confirmer.  Il m’encourage à prier pour les plus faibles de mon entourage, pour les malades, les handicapés et toutes les personnes qui sont dans la nuit. : Je prie pour un(e) ami(e) malade. L’auriculaire, le plus petit, il me rappelle que je suis petit. Je ne dois pas oublier de prier pour moi, pour que toujours je marche sur le chemin de Jésus.

Source → Prier avec les doigts de ma main – Idées-Caté

  • Prière communautaire

→ Je crois en Dieu, Notre Père… Je vous salue Marie… Gloire au Père…

Père éternel, je t’offre le corps et le sang, l’âme et la divinité de ton fils bien-aimé, notre Seigneur, Jésus le Christ, en réparation de nos péchés et de ceux du monde entier.

→  Récitons une dizaine de chapelet

Prions : par ta douloureuse passion, sois miséricordieux pour nous et pour le monde entier.

→  Récitons une dizaine de chapelet

Prions : Dieu saint, Dieu fort, Dieu éternel, prends pitié de nous et du monde entier (3 fois)

Ce Dieu que mon cœur cherche (Conte de sagesse)

Lecture par …………………………………………………………………………………………………………………………..

Apprends-moi à prier

Un homme vivait en ermite dans la montagne,  consacrant sa vie à la prière et au silence. Il reçut un matin la visite d’un jeune homme. « Cheikh » (ce qui veut dire en arabe celui qui sait, vieux ou sage), « Cheikh, apprends-moi à prier « . L’ermite, qui était alors en méditation, ne leva même pas les yeux. Et le jeune homme repartit tristement. Il revint le lendemain.
« Cheikh, apprends-moi à prier « . Mais sa demande n’obtint pas plus de réponse que la veille. Cependant, il tenait à sa question et revint le troisième jour. L’ermite préparait alors son maigre repas : peut-être aurait-il plus de chance. « Cheikh, apprends-moi à prier  » . Mais sa demande n’eut pas plus d’écho.
« Ma question est-elle donc sans intérêt que jamais tu ne l’entendes?  » Alors l’ermite leva les yeux. Son regard était plein de bonté… mais comme les autres jours il garda le silence. Encouragé par ce regard, il revint le jour suivant, espérant enfin une réponse. « Cheikh, apprends-moi à prier « . Et devant le silence persistant de l’ermite, la colère l’envahit. Alors l’ermite enfin lui adressa la parole : « Je n’ai pas répondu car je voulais savoir si ton désir était grand… Car ton désir est déjà une prière. Dieu n’attend rien d’autre, sinon que tu le cherches « 
D’après un Conte soufi (branche mystique de l’Islam) – Paraboles d’Orient et d’Occident

  • TOUS ENSEMBLE, prions le Seigneur qui nous aime

Il m’arrive souvent, Seigneur, de penser que je suis trop occupé pour prier: mes journées sont tellement remplies ! Pourtant Seigneur, tu ne dois pas exiger que je sois si occupé que cela !…

Parfois Seigneur,  je trouve que les épreuves rencontrées sont très lourdes à porter. Je me dis pourquoi moi ? Mais n’oublie pas: Seigneur, je t’aime. Est-ce possible que le temps me manque pour penser à toi ?

Seigneur, n’es-tu pas mon soutien, ma force et mon courage ? Je veux m’habituer, Seigneur, à te parler comme à un ami, à te confier mes joies et mes peines. Voilà pourquoi, du fond de mon cœur, je veux te dire: Seigneur, je t’aime.

Quand je serai fatigué, aide-moi à dire quand même : Seigneur, je t’aime. Quand j’éprouverai de la difficulté à pardonner, je n’aurai qu’à penser de te répéter : Seigneur, je t’aime.

Quand il fera sombre en moi, quand je ne saurai pas où tu es, alors je t’appellerai en te disant : Seigneur, je t’aime. Mon devoir d’état sera plus doux et mon travail deviendra une prière qui te dira pour moi : Seigneur, je t’aime.

Quelle épreuve pourra m’ébranler, quelle souffrance pourra me troubler, si je puis toujours, te redire : Seigneur, je t’aime ?… Pour les joies que tu me donnes, pour les grâces dont tu me combles, mon merci le voici : Seigneur, je t’aime.

Et simplement pour te plaire, sans autre raison que cela, accepte que souvent je te dise : Seigneur, je t’aime.

Et quand, au soir de ma vie, tu m’inviteras chez toi, je voudrais bien, avant de partir, te dire une dernière fois ici-bas : Seigneur, je t’aime. Et quand tu m’accueilleras pour me juger, sois indulgent, car tu le sais, je t’ai dit, tant et tant de fois : SEIGNEUR, JE T’AIME.

Auteur inconnu – Source de cette prière → Choix de prières au Père

  • Ensemble prions la Vierge Marie

Ô Vierge Marie, toi qui es la maman de Jésus, merci de prier pour moi au ciel, car tu désires mon bonheur et tu désires que je me rapproche de Dieu. Pour te donner de la joie et pour mieux aimer Dieu, je te donne et consacre ma vie, mon cœur, mes actes, mes projets et tout ce que je possède.

Alors que Jésus puisse naître en moi. Protège-moi tous les jours. Prends-moi comme une maman protège son enfant. Emplis-moi de courage, de force et d’intelligence. Apprends-moi à aimer Dieu, mon prochain et les personnes qui me veulent du mal. Apprends-moi à découvrir et à aimer le projet de vie que Jésus désire pour moi.

Ò Marie, Reine de la Paix et du Ciel merci pour tout  ce que tu fais pour moi. Je vous salue Marie, pleine de grâces…

  • Chant à Marie : La première en chemin, Marie… (V 565)
  • Tous ensemble

Vivre en sa présence, il n’est pas nécessaire d’être toujours à l’église pour être avec Dieu ; nous pouvons faire de notre cœur un oratoire dans lequel nous nous retirons de temps en temps pour nous entretenir avec Lui.

Doucement, humblement, tout le monde est capable de ces entretiens familiers avec Dieu. les uns plus, les autres moins : il sait ce que nous pouvons.

Commençons: Peut-être n’attend-il de nous qu’une généreuse résolution… Accoutumez-vous donc peu à peu à l’adorer de la sorte, à lui demander sa grâce, à lui offrir votre cœur., de temps en temps pendant la journée, parmi vos ouvrages à tout instant si vous pouvez. Ne vous contraignez pas par d4es règles ou des dévotions particulières. Faites-le, en foi, avec amour et humilité

  • Chant final : Veillez et priez (G 267)
  • Envoi par l’officiant et bénédiction

Note : Cet exercice de Carême eut lieu en l’église de Villers-le-Gambon (Belgique) du doyenné de Florennes ainsi que dans deux autres églises des doyennés de Walcourt et Couvin ce lundi 16 février à 20h00. Cette célébration a été annoncée dans toutes les paroisses de ces secteurs paroissiaux lors des messes dominicales précédentes et une foule importante suivit ces offices. Vous pouvez vous référer à ces textes pour préparer à votre tour une célébration de Carême dans vos paroisses.

Vous avez à votre disposition sur mon blog d’autres célébrations communautaires pour le temps de Carême à votre disposition

Célébrations communautaires en Carême

◊   Prière communautaire en Carême :  Le Seigneur est ma lumière et mon salut

◊  Convertissez-vous et croyez à la Bonne nouvelle. (Mc 1, 15)

◊  Veillée de Carême sur le thème « Église et Parole »

◊  Veillée de Carême : La Parole dans l’Écriture

Relève-toi et bouge !

Prière à Dieu qui nous sauve

 

Avec mes salutations amicales et fraternelles Michel Houyoux, diacre poermanent
Avec mes salutations amicales et fraternelles
Michel Houyoux, diacre permanent    
  
             À suivre la semaine prochaine → Nouvelle célébration communautaire

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Prière et confession de Daniel (Dn 9, 1-19)

Posté par diaconos le 2 mars 2015

Du livre du prophète Daniel au chapitre neuf

Je fis au Seigneur mon Dieu cette prière et cette confession : « Ah ! toi Seigneur, le Dieu grand et redoutable, qui garde alliance et fidélité à ceux qui l’aiment et qui observent ses commandements, nous avons péché, nous avons commis l’iniquité, nous avons fait le mal, nous avons été rebelles, nous nous sommes détournés de tes commandements et de tes ordonnances.
Nous n’avons pas écouté tes serviteurs les prophètes, qui ont parlé en ton nom à nos rois, à nos princes, à nos pères, à tout le peuple du pays. À toi, Seigneur, la justice ; à nous la honte au visage, comme on le voit aujourd’hui pour les gens de Juda, pour les habitants de Jérusalem et de tout Israël, pour ceux qui sont près et pour ceux qui sont loin, dans tous les pays où tu les as chassés, à cause des infidélités qu’ils ont commises envers toi.
Seigneur, à nous la honte au visage, à nos rois, à nos princes, à nos pères, parce que nous avons péché contre toi. Au Seigneur notre Dieu, la miséricorde et le pardon, car nous nous sommes révoltés contre lui, nous n’avons pas écouté la voix du Seigneur, notre Dieu, car nous n’avons pas suivi les lois qu’il nous proposait par ses serviteurs les prophètes. » (Dn 9, 4-10)

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

♦.

Lors de la première année du règne de Darius, fils d’Artaxerxès, Daniel qui éait un homme pieux étudiant les écritures, s’intéressait particulièrement à la prophétie de Jérémie concernant les septante années de l’exil des Juifs à Babylone. Sa prière s’appuie ici toute entière sur la miséricorde de Dieu. C’est ce qui nous permet de ne pas perdre coeur quand nous pensons à nos péchés.

Il médita la parole de Dieu en lisant la Bible. Il fit ce que Dieu avait dit à Josué : « Que ce livre de la loi ne s’éloigne point de ta bouche, et médite-le jour et nuit pour t’appliquer à faire tout ce qui y est écrit, et alors tu prospéreras dans tes voies et tu réussiras. » (Jos 1, 8)  Il découvrit  en étudiant le livre de Jérémie  que la la fin de l’Exil serait proche. Il pria avec ferveur pour que cette prophétie se réalisa au plus vite.

 il s’adressa au Seigneur avec humilité :  « Ah ! toi Seigneur, le Dieu grand et redoutable, qui garde alliance et fidélité à ceux qui l’aiment et qui observent ses commandements, nous avons péché, nous avons commis l’iniquité, nous avons fait le mal, nous avons été rebelles, nous nous sommes détournés de tes commandements et de tes ordonnances. » C’est la première pensée qui devrait introduire notre prière : la grandeur, la perfection et la sainteté de Dieu.

Nous avons péché, nous nous sommes détournés de tes commandements. Nous avons fait le mal, le contraire de la perfection, le contraire de Dieu, l’égoïsme au lieu de l’amour, la saleté au lieu de la beauté ! En pensant, en ces jours de Carême, à nos péchés habituels esayons de comprendre comment ils sont un mal,  un manque. Essayons de voir comment, si je faisais le contraire, ce serait mieux.

Nous n’avons pas écouté tes serviteurs les prophètes et tous ceux qui ont parlé en ton nom… Cette prière pénitentielle de Daniel est très juste car elle s’adresse à Dieu dans une perspective communautaire  : « à nous la honte au visage parce que nous avons péché contre toi. »

Aide-moi, Seigneur, à m’adresser à Toi au nom de tous mes frères. Nous avons péché… Je suis donc solidaire des péchés des autres. Quand, en ces jours de Carême, je prononce des prières de pénitence, c’est pour les autres aussi que je prie car nous avons tous péché. Ainsi donc quand je prie seul à seul avec Toi, je prie aussi pour les autres. Je te prie, Seigneur, pour tous les pêcheurs, dont je suis : Saine Marie, mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.

Au Seigneur notre Dieu, la miséricorde et le pardon. pour tes nombreux pardons tombés sur mes faiblesses, sois béni. La grandeur de Dieu, sa sainteté, son infini s’appliquent aussi à sa miséricorde.

Un jour Jésus disait à ses disciples : « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés. Donnez, et l’on vous donnera : c’est une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans le pan de votre vêtement ; car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira de mesure aussi pour vous. » (Lc 6, 36-38)    « Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

Ces lignes de l’évangile selon Luc sont une gifle pour notre amour intéressé. De fait, savons-nous aimer.donner, pardonner sans espoir de retour ?Ne faisons-nous pas comme tout le monde : « Il ne faut pas être poire… »  Alors que Jésus, le fils de Dieu a aimé, a pardonné, s’est livré et est mort pour les ingrats que nous sommes, osons faire partie de ses vrais disciples  en nous aimant les uns et les autres comme il nous a aimés.

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Origine et évolution du bréviaire

Posté par diaconos le 29 janvier 2014

Le bréviaire est un livre liturgique catholique contenant l'ensemble des textes nécessaires pour prier la liturgie des Heures, appelée aussi l'office divin. De Breviarium (du latin brevis, court), ce livre, à l'usage des clercs, religieux et religieuses catholiques, est actuellement divisé en 4 parties correspondant aux saisons de l'année. Son nom vient du fait qu'il est une synthèse des livres qui servent au chœur pour l'office divin. Il est composé de psaumes, antiennes, répons, hymnes, versets, oraisons, etc., ainsi que de rubriques qui règlent les rites à suivre et marquent la différence des fêtes.

Le bréviaire est un livre liturgique catholique contenant l’ensemble des textes nécessaires pour prier la liturgie des Heures. Ce livre, à l’usage des clercs, religieux et religieuses catholiques, est actuellement divisé en 4 parties correspondant aux saisons de l’année. Il est composé de psaumes, antiennes, répons, hymnes, versets, oraisons, etc., ainsi que de rubriques qui règlent les rites à suivre et marquent la différence des fêtes.

Historique

Le cycle quotidien qui rythme la vie humaine constitue pour le chrétien le cadre naturel de ses rencontres avec Dieu. Il est donc normal pour lui de sanctifier les principaux moments de la journée. Les Psaumes constituent la substance de la liturgie des Heures : ils sont indissolublement Parole de Dieu et parole humaine. La Prière des Heures c’est « la prière du Christ que celui-ci, avec son Corps (l’Église), présente au Père (S.L.84).

Au début de l’ère chrétienne, le Juif pieux priait vraisemblablement trois fois par jour. Le matin au réveil et le soir au coucher du soleil, il priait Dieu selon le « Schema Israël » : « Écoute Israël… » composé de Dt 6,4-9.11.13-21 et Nb 15,41. La prière de l’après-midi réunissait les fidèles au temple ; on y récitait la « Tefilla » comportant une suite de 18 bénédictions.

Dès ses origines, l’Église a conservé les habitudes des juifs pieux. Pierre et Jean se rendent au temple pour la prière de la neuvième heure : « Pierre et Jean montaient au Temple pour la prière de l’après-midi, à la neuvième heure. »  (Ac 3,1). Pierre se retire sur la terrasse de sa maison pour prier à la 6e heure : « À Jaffa, Pierre monta sur la terrasse de la maison où il était logé, vers midi, pour prier. » Ac 10,9).

La Didachè (l’enseignement des Apôtres) prescrivait de prier en privé trois fois par jour le Notre Père.

Au début du troisième siècle, la Tradition apostolique d’Hippolyte de Rome recommandait de prier dès le lever et avant le coucher ; il recommandait aussi de marquer par la prière la troisième (tierce), la sixième (sexte) et la neuvième heure ainsi que le milieu de la nuit.

Aux quatrième et cinquième siècles naquit l’office cathédral (sous la présidence de l’évêque) et l’office monastique. Au Moyen Age, le monachisme amplifia l’office : le psautier complet fut  récité chaque semaine et l’Écriture entière chaque année.

Au neuvième siècle, les clercs groupés en une certaine vie commune assurèrent la célébration complète de l’office à la façon des moines, mais à tour de rôle ; l’Église locale fut, à cette époque, ainsi en prière à toutes les heures.

Au cours du treizième siècle, la vie itinérante des franciscains et des dominicains amenèrent la récitation de l’office en privé. D’où la naissance du « Bréviaire » qui rassembla tout l’office en un seul livre pour la récitation individuelle. Il s’ensuivit une perte du sens intégral de l’office fait pour être chanté ou récité en communauté. Dès leur origine, les Jésuites furent dispensés de la célébration chorale de l’Office. Seules les cathédrales avec leur chapitre, les collégiales et les monastères continuèrent à célébrer les Heures de façon publique.

Depuis le Bréviaire de Pie V (1568), diverses réformes partielles se  succédérent jusqu’aux travaux plus fondamentaux menés sous Pie XII (1945-1956).

L’actuelle Liturgie des Heures est issues des réformes liturgiques préconisées par Vatican II. Elle vise à faire participer tout le peuple chrétien à la même grande prière liturgique, à supprimer la division entre des dévotions particulières et la prière officielle de l’Église.

Structure de la Liturgie des Heures

Nous retrouvons cette structure dans tous les offices de la chrétienté et à chaque Heure.

  1. L’hymne qui n’a qu’un rôle restreint : introduire la célébration.
  2. La psalmodie
  3.  pour le dimanche les psaumes ont étés choisis pour célébrer et exprimer le mystère pascal ; pour le vendredi, ceux qui sont aptes à prophétiser la Passion ; la lecture de la Parole de Dieu, le matin et le soir est suivie de répons bref ; ils servent à assimiler la Parole reçue ou à manifester la réponse de l’assemblée.
  4. Les cantiques scripturaires dont le nouveau bréviaire a porté le nombre à une quarantaine de treize qu’ils étaient auparavant sont repris à l’Ancien Testament le matin et au Nouveau Testament les soir et sont insérés dans la psalmodie. Conformément à l’usage romain, les cantiques évangéliques (Benedictus, Magnificat, Nunc dimittis) chantés après la lecture de l’Écriture, remplissent la fonction d’hymnes d’action de grâce pour le salut.
  5. Les prières du matin et du soir comportent une intercession sous forme d’invocation. Alors que la grande prière de la messe part de l’Église et du monde pour aboutir à la communauté présente, les prières de l’office partent plutôt du monde concret. Le matin elles concernent le jour que l’on commence et les tâches à accomplir, le soir elles sont plus typiquement des supplications d’intercession et se terminent par le souvenir des défunts.
  6. Le Pater clôture les prières du matin et du soir. (Offices de Laudes et vêpres)
  7. L’oraison conclusive des divers offices est adaptée soit à la fête du jour, soit au temps liturgique, soit à l’heure du jour.

Cette structure traduit la nature  de la prière du bréviaire qui comporte le double mouvement du dialogue : écoute de Dieu et réponse de la foi et de la confiance.

Liens externes

◊ Prier le bréviaire → Liturgie des Heures – Office des Lectures

◊ Prie avec nous → Liturgie des heures – Frère François ermite

◊  La Liturgie des heures →présentation générale

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