Première semaine du temps de l’Avent 2018

Posté par diaconos le 19 novembre 2018

Première semaine de l’Avent : une semaine pour découvrir le visage inconnu de notre Dieu ! " Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri ". À ces mots, Jésus fut dans l'admiration. (Mt 8, 5-11) Le centurion appelle Jésus à l’aide et sa confiance remplit d’admiration le Seigneur. Or pour lui, cela semblait tout naturel ! As-tu jamais pensé que Dieu peut admirer tes qualités, et même des choses qui, à tes yeux, sont plutôt ordinaires ?

Première semaine de l’Avent : une semaine pour découvrir le visage inconnu de notre Dieu !  » Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri « . À ces mots, Jésus fut dans l’admiration. (Mt 8, 5-11) Le centurion appela Jésus à l’aide et sa confiance remplit d’admiration le Seigneur. Or pour lui, cela semblait tout naturel ! As-tu jamais pensé que Dieu peut admirer tes qualités, et même des choses qui, à tes yeux, sont plutôt ordinaires ?

En ce temps-là, comme Jésus était entré à Capharnaüm, un centurion s’approcha de lui et le supplia : « Seigneur, mon serviteur est couché, à la maison, paralysé, et il souffre terriblement. » Jésus lui dit :  » Je vais aller moi-même le guérir. » Le centurion reprit : « Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri. Moi-même qui suis soumis à une autorité, j’ai des soldats sous mes ordres ; à l’un, je dis : ‘Va’, et il va ; à un autre : ‘Viens’, et il vient, et à mon esclave : ‘Fais ceci’, et il le fait. » À ces mots, Jésus fut dans l’admiration et dit à ceux qui le suivaient : « Amen, je vous le déclare, chez personne en Israël, je n’ai trouvé une telle foi. Aussi je vous le dis : Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident et prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob au festin du royaume des Cieux, mais les fils du Royaume seront jetés dans les ténèbres du dehors ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. » Et Jésus dit au centurion :  » Rentre chez toi, que tout se passe pour toi selon ta foi. » Et, à l’heure même, le serviteur fut guéri.

Comme Jésus entrait chez Pierre, dans sa maison, il vit sa belle-mère couchée avec de la fièvre. Il lui toucha la main, et la fièvre la quitta. Elle se leva, et elle le servait. Le soir venu, on présenta à Jésus beaucoup de possédés. D’une parole, il expulsa les esprits et, tous ceux qui étaient atteints d’un mal, il les guérit, pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète Isaïe : « Il a pris nos souffrances, il a porté nos maladies. » (Mt 8,5-17)

♦ Source de l’image → Institut saint Dominique

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Cet Évangile nous donne de vivre l’espoir de l’Avent avec grande espérance : Espoir de salut et de vie, de réconciliation et de paix. Seul peut espérer celui qui reconnaît sa pauvreté et se rend compte que le sens de sa vie ne se trouve pas en lui-même, mais en Dieu. Approchons-nous de Jésus avec confiance, et que la prière du centurion soit aussi la nôtre.

Nous admirons l’audace de cet homme, centurion de l’armée romaine, qui demanda à Jésus la guérison de son serviteur. C’est ainsi qu’à nouveau la conversion se profile devant nous dans l’intercession pour nos frères. Tout ce qui est force de vie, force de combat, nous allons le mettre en œuvre pour construire la communauté ou les pauvres auront la priorité.

« Seigneur, viens, je sais que tu feras quelque chose pour nous sauver, je veux vraiment le croire. » Que ce soit dans notre famille, dans le village et dans l’Église, nous avons besoin d’être guéri. Notre foi en Dieu se traduit par une confiance en Jésus qui nous demande de porter secours aux personne en situation précaire : « Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. »

Ce qui nous interpelle chez ce centurion, c’est la conscience de sa petitesse. Il cria sa peine, il avait besoin d’être aidé : il tendit la main vers Jésus. Il sentait qu’il n’avait pas le moindre droit sur Jésus, qu’il ne pouvait même pas exiger sa visite. Ce centurion était le responsable de de cent soldats.

Devant Jésus, il confessa sa petitesse : « Seigneur, je ne suis pas digne que tu viennes sous mon toit. » Le centurion de Capharnaüm n’oublia pas son serviteur souffrant au lit, parce qu’il l’aimait. Même s’il fut plus puissant que son serviteur placé sous son autorité, il lui fut reconnaissant par toutes ces années de service ; il l’estima profondément.

Poussé par son amour, il s’adressa à Jésus, et il fit une belle confession de foi, que la liturgie eucharistique reprend dans sa liturgie : « Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri. » À ces mots, Jésus fut dans l’admiration et dit à ceux qui le suivaient : « Amen, je vous le déclare, chez personne en Israël, je n’ai trouvé une telle foi. Aussi je vous le dis : Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident et prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob au festin du royaume des Cieux. » La confession de foi de ce centurion s’appuya sur son espérance ; elle jaillit de la confiance mise en Jésus, ainsi que de son sentiment d’indignité personnelle.

Nous ne pouvons approcher Jésus que dans une démarche humble, comme celle du centurion : Jésus viendra à notre secours. Avant de communier lors de la messe, nous disons : «  Seigneur, dis seulement une parole et je serai guéri ! » Nous sommes heureux de célébrer ensemble l’Eucharistie, d’entendre la Parole de Dieu, de recevoir le Corps et le Sang de Jésus pour nous laisser transformer en Lui !

Pendant cette première semaine du temps de l’Avent, demandons la grâce de grandir dans la foi en Dieu qui peut nous sauver.

Compléments

◊ Catéchèse : cliquez ici pour ouvrir  →   Première semaine du temps de l’Avent : veiller, c’est attendre quoi ?

◊ Veiller peut être un exercice réjouissant : cliquez ici pour  lire l’article → Il sera la splendeur des rescapés d’Israël » (Is 4, 2-6)

◊ Homélie : cliquez ici pour lire et télécharger → Redressez-vous et relevez la tête (Lc 21,28)

Liens externes

DE LA MATERNELLE À LA 6eme ANNÉE : cliquez ici pour lire → PREMIÈRE SEMAINE DE L’AVENT

Vivre le temps de l’Avent – Père Jean-Louis BARTHELME

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Vivons un Avent solidaire

Posté par diaconos le 17 novembre 2018

Vivons un Avent solidaire

un Avent solidaire » se proposent d’aider les chrétiens, les prêtres, mais aussi les enseignants, catéchistes et animateurs à vivre et faire vivre un Avent de « veilleurs actifs », en solidarité avec les associations qui luttent pour une société plus juste.

Un Avent solidaire pour aider les chrétiens, les prêtres, mais aussi les enseignants, les catéchistes et les animateurs paroissiaux à vivre et faire vivre un Avent de « veilleurs actifs », en solidarité avec les associations qui luttent pour une société plus juste.

Jésus. Jésus nous a dit : « Je suis venu pour que les hommes aient la vie, la vie en abondance. » (Jn 10, 10) À la question « Que devons-nous faire? », Jean le Baptiste fournit des réponses qui devraient paraître simples et évidentes… Aux foules : « Celui qui a deux vêtements, qu’il partage avec celui qui n’en a pas ; et celui qui a de quoi manger, qu’il fasse de même !  » Aux collecteurs d’impôts : « N’exigez rien de plus que ce qui vous est fixé.  » Aux soldats : « Ne faites violence à personne, n’accusez personne à tort ; et contentez-vous de votre solde. »

Des principes simples et évidents… comme devraient l’être les droits humains fondamentaux,de nos jours. Or, nous l’avons dit, ces droits sont souvent remis en question, contournés, bafoués. C’est pourquoi, plus que jamais, l’Avent est l’occasion de réaffirmer avec conviction que ces droits sont universels et indivisibles et que la garantie de ces droits est indispensable pour faire avancer la justice sociale et le vivre-ensemble. Car tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité. (article premier de la déclaration universelle des droits de l’homme.)

 Cette année, la collecte de l’Avent en faveur des 89 projets soutenus par Vivre Ensemble aura lieu le week-end des 15 et 16 décembre 2018. Merci d’annoncer et de participer à ce geste de solidarité en Église.

L’Avent est une période de préparation à l’accueil.L’accueil de Jésus, et à travers lui, l’accueil de nos frères et sœurs, en particulier les plus défavorisés. Vivre le temps de l’Avent, c’est savoir bousculer nos vies, nos habitudes,nos aises aussi pour la venue de Jésus Christ, c’est savoir préparer nos frères à l’accueillir avec nous.

Cette période de l’année liturgique s’ouvre, comme chaque année, le quatrième dimanche précédant Noël. 

Avant Noël s’ouvre le temps de l’Avent, qui commence cette année le 2 décembre 2018. L’avent (avec un « e ») est certes un temps qui précède Noël. Mais d’où vient ce temps et quel est son but ?

L’Avent est un temps où l’on prépare son cœur à fêter Noël

Le temps de l’Avent compte quatre dimanches avant Noël. Historiquement, on sait que l’avent avait surtout pour but de tourner notre prière et nos cœurs vers ce que l’on appelle les fins dernières,  autrement dit le retour du Christ, que tous les chrétiens attendent. Aujourd’hui encore, notre Avent honore donc ces deux aspects : méditer sur le retour du Christ (en gros, les 2 premières semaines) et ensuite la préparation de nos cœurs à célébrer Noël, du 16 au 24 décembre, et qui est une préparation plus centrée sur la fête même de Noël avec la lecture des évangiles qui précèdent la naissance du Christ et les divers événements : l’annonce de la naissance de Jean le Baptiste ; l’annonce à la Vierge Marie, à saint Joseph, la nativité de saint Jean-Baptiste…

Origine de Jean-Baptiste

Quand fut accompli le temps où Élisabeth devait enfanter, elle mit au monde un fils. Ses voisins et sa famille apprirent que le Seigneur lui avait montré la grandeur de sa miséricorde, et ils se réjouirent avec elle. Le huitième jour, ils vinrent pour la circoncision de l’enfant. Ils voulurent l’appeler Zacharie, du nom de son père. Mais sa mère prit la parole et déclara : « Non, il s’appellera Jean. » On lui dit : « Personne dans ta famille ne porte ce nom-là !  » On demanda par signes au père  comment il voulait l’appeler. Il se fit donner une tablette sur laquelle il écrivit : « Jean est son nom. »  Tout le monde en fut étonné. À l’instant même, sa bouche s’ouvrit, sa langue se délia : il parla et il bénit Dieu. Dans toute la région montagneuse de Judée, on raconta tous ces événements. Tous ceux qui les apprirent les conservèrent dans leur cœur et dirent : « Que sera donc cet enfant ? » Cet enfant marqua-t-il notre histoire ? Nous savons par l’évangile de Luc qu’il eut un rôle dans ce temps nouveau.

Jean-Baptiste fut le précurseur du Seigneur

Jean-Baptiste, le précurseur de Jésus est un personnage clé de l’Avent puisque c’est lui qui appelle sans cesse le peuple à se convertir pour accueillir le Messie de Dieu. Le Messie de Dieu ne s’accueille que par un cœur ayant le désir de se convertir à sa parole. ; il est le prophète de l’attente par excellence : il prépare les chemins du Seigneur, il montre l’agneau de Dieu, le Christ, qui vient dans le monde.

Place de la Vierge Marie

La Vierge Marie tient aussi une place toute particulière puisque son rôle et sa place dans l’accueil de Dieu au cœur de sa vie sont particulièrement offerts à notre prière. Qui d’autre mieux que Marie, dans l’attente de la naissance de son fils, peut montrer à l’Église, et donc à nous-mêmes, comment disposer nos cœurs à le recevoir ? Elle est la figure de l’attente et de la confiance en Dieu par excellence.

Temps de conversion

Comme nos cœurs sont dans l’attente et appelés à se convertir pour mieux accueillir l’Enfant Jésus, quelques signes liturgiques signifient cela : en plus de la couleur violette que revêtent les prêtres par les ornements liturgiques, on ne chante plus le Gloria à la messe du dimanche. Le violet est aussi la couleur de la pénitence dans l’Église. Jean-Baptiste proclamait un baptême de conversion pour le pardon des péchés ! La conversion est toujours tournée vers une joie plus grande qu’est l’accueil de Dieu dans nos vies.

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Compléments

◊ Catéchèse → Naissance de Jean le précurseur du Messie et cantique de Zacharie (Lc 57-79)

◊  Catéchèse → Dieu se manifeste toujours là où nous ne l’attendons pas !

Liens externes

◊ Ainsi parle le Seigneur → Intelligence des écritures – Volume 4 – Année B

♥  Commentaire   → Le prophète Malachie

◊ Catéchèse → Pour découvrir l’Avent. S’émerveiller, accueillir Dieu et marcher vers les autres.

Mystère de la naissance de Jean-Baptiste dans les Écritures.

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Le temps de l’Avent 2018

Posté par diaconos le 15 novembre 2018

L'Avent (du latin adventus : avènement, arrivée du Messie) est la période qui couvre quelques semaines précédant Noël, quatre dans la tradition de l'Église latine. Depuis l'instauration de ce temps liturgique, par analogie au Quadragésime du Carême, par le pape Grégoire le Grand, l'Avent représente la période où l'on se prépare à la venue du Christ, c'est-à-dire à sa naissanceN 1.

L’Avent (du latin adventus : avènement, arrivée du Messie) est la période qui couvre quelques semaines précédant Noël. Depuis l’instauration de ce temps liturgique, par analogie au Quadragésime du Carême, par le pape Grégoire le Grand, l’Avent représente la période où l’on se prépare à la venue du Christ,

Pour que Noël soit une fête non seulement familiale, mais aussi fraternelle, osons la rencontre, osons abattre les murs de l’indifférence, du repli sur soi, de la peur de l’étranger pour élargir le cercle de notre famille et vivre vraiment ensemble la joie de la Bonne Nouvelle d’un Dieu qui s’est fait homme.

Pendant ce temps, ne tombons pas dans l’indifférence qui humilie, dans l’habitude qui anesthésie l’âme et empêche de découvrir la nouveauté, dans le cynisme destructeur. Ouvrons nos yeux pour voir les misères du monde. Les blessures de tant de frères et de sœurs privés de dignité, et sentons-nous appelés à entendre leur cri qui appelle à l’aide. Que nos mains serrent leurs mains et les attirent vers nous afin qu’ils sentent la chaleur de notre présence, de l’amitié et de la fraternité. Que leur cri devienne le nôtre et qu’ensemble, nous puissions briser la barrière de l’indifférence qui règne en souveraine pour cacher l’hypocrisie et l’égoïsme.                        Pape François, Miséricordiae Vultus, avril 2015

source de l’image → L’Avent, un temps de préparation

Personne n’est trop petit, trop incompétent pour prétendre ne rien pouvoir changer. Que chacun tel qu’il est, où qu’il vive, se lève et agisse selon ses possibilités pour que le monde change et que l’amour de Dieu advienne partout sur la Terre. Soyons à l’écoute et au service de ces gens qui attendent un regard, un geste, une parole bienveillante afin que la joie de l’amour divin explose et essaime partout.

Pour vivre ensemble, rencontrons-nous ! Pour vivre ensemble, il nous faut comme Marie, quitter notre confort, notre univers connu, pour aller à la rencontre de l’autre, de ses différences, de ses qualités. Durant ce temps de Noël qui arrive, nous sommes invités à rencontrer vraiment les personnes que nous croisons souvent sans les voir.

Pendant ce temps merveilleux de l’Avent, Jésus nous relève et nous rappelle à le suivre, à remarcher à sa suite. Agissons, oui. Concrètement, que pouvons-nous faire ? Commençons par faire simplement, honnêtement ce que nous avons à faire, comme Jean le recommanda à ces foules : « Celui qui a deux vêtements, qu’il partage avec celui qui n’en a pas ; et celui qui a de quoi manger, qu’il fasse de même ! » (Lc 3,11)

Méfions nous  des trésors qui nous séduisent mais que nous devons ensuite abandonner. Mais il y a un trésor que nous pouvons emporter avec nous, que personne ne peut nous voler, c’est le trésor du cœur.

Les plus pauvres parmi les pauvres sont les enfants privés de leurs parents et d’une maison familiale. Le partage crée la richesse et l’accaparement des ressources de la vie sans partage engendre l’appauvrissement et l’exclusion, La richesse n’est pas dans la possession et la consommation des choses mais dans le cœur, dans les relations humaines, la solidarité, le respect de l’autre, la fraternité, l’inclusion. Pape François, le 25 juillet 2015 en rencontrant une famille des plus pauvres au cœur de Varginha, favela parmi les plus mal famées de Rio de Janeiro

Liens externes

♥ Vivre ensemble : cliquez ici pour entrer →  Campagne d’Avent 2018

Fichier PDF : pour entrer, cliquez ici →UN AVENT SOLIDAIRE EN PAROISSE

◊ Catéchèse : pour entrer, cliquez ici → Avent: Bonne Nouvelle qui nous entraîne vers une naissance.

Le temps de l’Avent

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Le bol de soupe

Posté par diaconos le 28 octobre 2018

C’est avec une effusion de tendresse que la vielle dame partagea sa soupe avec un africain

C’est avec une effusion de tendresse que la vielle dame partagea sa soupe avec un africain. Cela nous invite à montrer de la bonté dans tous nos gestes. Soyons à l’écoute des autres.

Cette histoire vécue se passa en Suisse dans un restaurant self-service. Une dame âgée prit un bol de soupe. Au moment de s’installer à l’une des nombreuses tables, elle s’avisa qu »elle a oublié de prendre une cuillère. Déposant son plateau, elle s’en va en chercher une. Lorsqu’elle revint, surprise ! Un noir s’est installé devant le bol, et il trempe sa cuillère dans la soupe.  « Plutôt gonflé ce noir ! » pensa la dame. « Mais il a l’air si gentil, ne le brusquons pas. »

« Vous permettez ? Le noir ne répondit que par un large sourire. Madame commença à manger. Mais le noir retira un peu le bol qu’il plaça au milieu de la table, et y retrempa sa cuillère ! Il le fit avec une douceur telle, dans le geste et le regard, que la dame laissa faire, désarmée.

Une silencieuse complicité se fut même établie. La soupe finie, le noir se leva, fit signe à la dame de ne pas bouger. Il revint bientôt avec une grande portion de frites qu’il posa au milieu de la table, et il invita sa nouvelle compagne à se servir. Comme la soupe, les frites furent partagées. Le noir se leva encore, toujours avec le sourire. Avec un grand merci, il s’en alla.

La dame songea à partir. Elle chercha son sac à main, qu’elle avait laissé accroché au dossier de la chaise. Plus de sac ! Mais lors, ce noir… Elle s’apprêta à demander que l’on poursuive ce pickpocket en fuite. À cet instant, elle vit un peu plus loin, près d’une fenêtre toute semblable, son sac à main. Et sur la table, un bol de soupe  qui avait cessé de fumer, sur un plateau où manquait une cuillère ! Ce n’était le noir qui avait bu sa soupe, mais elle en se trompant de table avait consommé celle du noir… Et en quittant le restaurant, il lui avait dit merci.

« Un simple geste d’humain, quand se desserrent ainsi nos poings,
Quand s’écartent nos phalanges, sans méfiance, une arme d’échange,
Des champs de bataille en jardin. »

Auteur : Jean-Jacques Goldman – Nos mains

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Il y a un trésor que nous pouvons emporter avec nous, que personne ne peut nous voler, c’est le trésor du cœur, a dit le pape François dans la chapelle de la résidence Saine-Marthe Vatican) au cours de sa messe quotidienne. Parlant des richesses matérielles, il ne résista  pas à une de ses saillies provocatrices qu’il affectionne et qui font mouche : « Pour ma part, je n’ai jamais vu un camion de déménagement derrière un cortège funèbre ! » Plaidant en faveur du dépouillement et de la pauvreté dans l’Église.

Le partage crée la richesse et l’accaparement des ressources de la vie sans partage engendre l’appauvrissement et l’exclusion, La richesse n’est pas dans la possession et la consommation des choses mais dans le cœur, dans les relations humaines, la solidarité, le respect de l’autre, la fraternité, l’inclusion.  (Pape François, le 25 juillet 2013 en rencontrant une famille des plus pauvres au cœur de Varginha, favela parmi les plus mal famées de Rio de Janeiro)

Retrouvons le sens évangélique de la charité : aimer , être à l’écoute de l’autre, rendre service, partager, être attentif aux plus pauvres

Mettons de la bonté dans tous nos gestes. Soyons à l’écoute des malheureux pour les rendre plus heureux. Qui dans ton entourage, attend de toi un geste de charité  ? Le Christ attend que nous ayons un visage souriant et non pas une tronche lugubre et déprimée ! Nous sommes tous appelés à la conversion, tous invités : c’est un rendez-vous d’amour. La première démarche, c’est de nous mettre à l’écoute attentive de la  Bonne Nouvelle : c’est la rencontre avec Jésus que nous croyons connaître  et qui ne cesse de nous étonner, de nous secouer, voire de nous choquer à chaque nouveau contact. C’est dans cet esprit que nous pouvons  entreprendre et vivre ce temps de l’Avent qui commencera bientôt et qui nous préparera à la fête de Noël.

L’Avent est un temps fort qui nous provoque à réorienter notre vie, à sortir de la routine, à redécouvrir combien Dieu nous aime tous et à venir en aide, par notre pratique de l’aumône et du partage, aux personnes qui sont moins favorisées.

Compléments

◊ Un geste de partage : cliquez ici →  Donne à celui qui a faim

  Aime ton prochain et porte lui assistance : cliquez ici → Ce n’est pas un fardeau, c’est mon frère !

Liens externes

◊ Nouvelle année liturgique . cliquez ici → Temps de l’Avent (du premier dimanche de l’Avent à la …

◊ Abbaye saint Benoît ; cliquez ici → DE LA CHARITÉ CHRÉTIENNE

Début de l’année liturgique

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