Lundi de la troisième semaine de l’Avent de l’année C

Posté par diaconos le 13 décembre 2021

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De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, Jésus était entré dans le Temple, et, pendant qu’il enseignait, les grands prêtres et les anciens du peuple s’approchèrent de lui et demandèrent : « Par quelle autorité fais-tu cela, et qui t’a donné cette autorité ? » Jésus leur répliqua : « À mon tour, je vais vous poser une question, une seule ; et si vous me répondez, je vous dirai, moi aussi, par quelle autorité je fais cela : le baptême de Jean, d’où venait-il ? du ciel ou des hommes ? »

Ils faisaient en eux-mêmes ce raisonnement : « Si nous disons : “Du ciel”, il va nous dire : “Pourquoi donc n’avez-vous pas cru à sa parole ? » Si nous disons : “Des hommes”, nous devons redouter la foule, car tous tinrent Jean pour un prophète. Ils répondirent donc à Jésus : « Nous ne savons pas !  » Il leur dit à son tour :  » Moi, je ne vous dis pas non plus par quelle  autorité je fais cela.

  »À mon tour, je vais vous poser une question, une seule ; et si vous me répondez, je vous dirai, moi aussi, par quelle autorité je fais cela : Le baptême de Jean, d’où venait-il ?du ciel ou des hommes ? «  Ils firent en eux-mêmes ce raisonnement : « Si nous disons : ‘Du ciel’, il va nous dire : “Pourquoi donc n’avez-vous pas cru à sa parole ?” Si nous disons : “Des hommes”, nous devons redouter la foule, car tous tinrent Jean pour un prophète. »

Lequel fit la volonté de son père ? Ils furent contraints de répondre que ce fut le premier. Jésus leur appliqua la parabole en leur disant : ‘Les péagers et les femmes de mauvaise vie vous devancent dans le royaume de Dieu, car ils ont cru à la prédication de Jean-Baptiste, mais vous, vous n’y avez pas cru et vous ne vous êtes pas repentis à leur exemple.

 s par quelle autorité je fais cela. » Après avoir repoussé l’attaque, Jésus prit l’offensive, en caractérisant la conduite de ses adversaires dans la parabole suivante : ‘Un homme a deux fils qu’il invite à aller travailler dans sa vigne ; l’un refuse d’abord, mais s’étant repenti, il y va ; l’autre dit avec empressement : ‘Oui, seigneur !’ Mais n’y alla pas. Ils répondirent à Jésus : « Nous ne savons pas ! » Il leur dit à son tour : « Moi, je ne vous dis pas non plus.

La parabole des vignerons

Dans cette seconde parabole, Jésus représenta la conduite des chefs du peuple dans le passé, le présent et l’avenir : « Un maître de maison planta une vigne, y ’donna tous ses soins puis la loua à des vignerons. La saison des fruits étant venue, il envoya ses serviteurs pour les recevoir ; mais les vignerons les maltraitèrent. Il en envoya d’autres qui furent maltraités encore. Enfin il leur envoya son propre fils, pensant qu’il serait respecté. Mais les vignerons, voyant en lui l’héritier, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent pour s’emparer de son héritage »

Mais les vignerons, voyant en lui l’héritier, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent pour s’emparer de son héritage. Que fit le maître ? À cette question, les auditeurs de Jésus répondirent : « Il fera périr ces misérables et louera la vigne à d’autres. » Ce fut ainsi, reprit Jésus, en appuyant sa déclaration d’une parole de l’Écriture : « Le royaume de Dieu vous sera ôté et qu’il sera donné à une nation qui en produira les fruits. »

Les sacrificateurs et les pharisiens comprirent que c’était d’eux-mêmes que Jésus parlait ; ils cherchèrent à se saisir de lui, mais ils craignirent le peuple.  La lutte dans le temple entre Jésus et ses adversaires commença. Le peuple en suivit les péripéties avec intérêt. Sa faveur mit momentanément Jésus à l’abri des entreprises de ses ennemis. Le but de ceux-ci, dans les questions qu’ils lui posèrent, fut de l’amener à des affirmations qui lui aliénèrent la sympathie de la foule et purent servir de motifs de condamnation.

Les principaux sacrificateurs et les anciens faisaient partie du sanhédrin, le conseil souverain, qui avait la plus haute autorité en matière civile et religieuse. Ils vinrent à Jésus comme députation officielle.  Leur double question fut précise : « Quelle est ton autorité ? Et de qui la tiens-tu ? » dirent*ils : « Nous ne t’avons pas donné d’autorité : es-tu un envoyé direct de Dieu ?

Mais qu’entendirent-ils par ces choses que Jésus faisait et qui les offusquèrent ? Était-ce son enseignement, dans lequel ils vinrent l’interrompre, ou toute son action à Jérusalem depuis son entrée royale dans cette ville, ou enfin et surtout la purification du temple ? Les interprètes se divisèrent sur ce point, mais il n’y eut pas de doute que ce dernier acte d’autorité ne fût le principal grief des membres du sanhédrin.

Ils espéraient que Jésus déclarerait qu’il avait le droit de faire la police dans le temple, parce qu’il s’y trouvait dans la maison de son Père (Lc 2.49), étant le Fils de Dieu. Ils savaient quelle répugnance le peuple avait toujours montrée à accepter de Jésus une affirmation catégorique de sa divinité. En la lui arrachant à ce moment, ils pensèrent ébranler, ruiner sa popularité.

Le baptême de Jean, d’où venait-il ? Du ciel ou des hommes ? Mais eux raisonnaient entre eux, disant : « Si nous disons : Du ciel, il nous dira : Pourquoi donc n’avez-vous pas cru en lui ? » Cette question de Jésus correspondait exactement à la leur. Elle n’était nullement un faux-fuyant ni une manière de les réduire au silence, mais un élément pénétrant de vérité jeté dans leur conscience.

Si le baptême de Jean, c’est-à-dire tout son ministère au sein d’Israël, était de Dieu, alors l’autorité de Jésus ne pouvait être douteuse. Car Jean lui avait rendu témoignage par le Saint-Esprit (Jn 1.19-34). De plus, le baptême de Jean était un baptême de repentance administré à ceux que sa prédication avait convaincus de péché. Si donc les chefs du peuple avaient cru à cette prédication, s’ils s’étaient repentis, ils auraient cru aussi à jésus annoncé par Jean. Les membres du sanhédrin se retirèrent à l’écart et raisonnèrent entre eux.

Ils se débattirent entre les deux termes du dilemme que Jésus leur posa. Ils ne trouvèrent d’autre issue que d’avouer leur ignorance et leur incompétence à se prononcer sur l’une des plus importantes manifestations religieuses de leur temps. La crainte de la foule les retint de se déclarer ouvertement contre Jean-Baptiste. La vénération dont le peuple entourait la mémoire du prophète était si profonde, qu’une telle attitude leur eût fait courir les plus grands risques ; ils furent forcés de se dire : « Tout le peuple nous lapidera » (Lc 20.6).

 Ils se réfugièrent dans cette défaite : «  Nous ne savons » ; aveu humiliant pour eux, les conducteurs spirituels de la nation ; car leur devoir sacré eût été d’examiner la mission de Jean et de la recommander au peuple ou de s’y opposer, selon qu’elle était de Dieu ou des hommes. Quelle confusion pour ces hommes et quel jugement de Dieu dans ce refus.

Diacre Michel Houyoux

 

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Quatrième dimanche de l’Avent de l’année C

Posté par diaconos le 13 décembre 2021

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Michel Houyoux

        Michel Houyoux, professeur retraité (chimie, physique et biologie)   du Collège saint Stanislas à Mons Belgique) et diacre permanent dans la province de -Namur-Luxembourg.
# «L’Annonciation, avant d’être faite à Marie, l’Annonciation d’une grossesse miraculeuse fut faite à Sarah, épouse d’Abraham (Genèse 18, 9-15) ainsi qu’à la femme de Manoah, qui enfanta Samson. . De même la cousine de Marie, Élisabeth fut enceinte malgré son âge avancé (Luc 1, 5-25 & 57-80). Paul Verhoeven, membre du Jésus Seminar, souligna certaines incohérences dans le récit des Évangiles ; ces contradictions doivent selon lui conduire à mettre en doute l’idée d’une conception surnaturelle de Jésus.
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Si le miracle de la fécondation par l’Esprit-Saint avait été connu des parents et des frères de Jésus, écrivit Verhoeven, « on ne comprendrait pas pourquoi plus tard, lorsque Jésus se mit à pratiquer des exorcismes, sa famille s’opposa à lui, pense qu’il fut fou et tenta par la force de le traîner à Nazareth L’incrédulité des frères de Jésus, soulignée par l’Évangile de Jean [Jean, VII, 1-5], est incompréhensible s’ils furent au courant du miracle de sa conception..
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Dans le Coran, Le récit coranique reprit l’épisode de l’annonciation dans la sourate 19, versets 17-21. Selon Guillaume Dye, le Coran suivit ile Protévangile de Jacques, apocryphe chrétien du iie siècle Cet événement biblique est célébré par les catholiques et les orthodoxes (l’Annonciation est une des Douze Grandes Fêtes). Célébré le 25 mars (neuf mois avant Noël) par la tradition chrétienne, l’anniversaire de l’Annonciation correspond aux anniversaires des morts d’Adam et de Jésus.
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Si le 25 mars est un dimanche, la fête est décalée au lundi 26. Et si le 25 mars tombe pendant la semaine sainte ou la semaine de Pâques (autrement dit si Pâques a lieu avant le 2 avril), alors l’Annonciation est décalée au deuxième lundi après Pâques .L’annonciation est un des mystères centraux du culte chrétien. C’est en effet le moment où le divin s’incarne en homme : l’ange Gabriel annonce à Marie son nouveau statut de mère du Fils de Dieu, et lui explique qu’elle portera un enfant en son sein tout en restant vierge.
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C’est l’origine de la croyance en une conception virginale qu’il ne faut pas confondre avec le dogme de l’immaculée conception qui est propre au catholicisme (il est rejeté explicitement par la plupart des protestants et des orthodoxes, tout en étant souvent laissé à leur libre appréciation par leurs églises et communautés respectives). Autrement dit, comme l’ont expliqué les théologiens, une femme juive vivant sous la loi de Moïse accepte d’introduire dans le monde celui qui mourra pour les péchés des hommes, c’est-à-dire que la loi, tout en restant valide, cesse d’être le principe théologique essentiel, et laisse la place au salut.
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De toi sortit celui qui doit gouverner Israël

Bethléem, ville natale de Jésus

Ainsi parle le Seigneur : Toi, Bethléem Éphrata, le plus petit des clans de Juda, c’est de toi que sortira pour moi celui qui doit gouverner Israël. Ses origines remontent aux temps anciens, aux jours d’autrefois.    Mais Dieu livrera son peuple jusqu’au jour où enfantera, celle qui doit enfanter, et ceux de ses frères qui resteront rejoindront les fils d’Israël. Il se dressera et il sera leur berger par la puissance du Seigneur, par la majesté du nom du Seigneur, son Dieu. Ils habiteront en sécurité, car désormais il sera grand jusqu’aux lointains de la terre,    et lui-même, il sera la paix ! (Mi 5, 1-4a)

Bethléem Ephrata,,  la féconde, est l’ancien nom de cette ville, située à 8 kilomètres au sud de Jérusalem ; Bethléem, maison du pain, en est le nom plus récent. Ce dernier était déjà connu à l’époque des patriarches, mais le premier fut usité encore plus tard. L’un et l’autre font allusion à la grande fertilité de la contrée environnante, couverte de champs de blé, de vignes et de beaux vergers. Michée juxtaposa les deux noms, ce ne fut pas simplement pour distinguer cette ville d’une autre de même nom, Bethléem de Zabulon.

L’intention du prophète, en se servant du vieux nom, consacré par les souvenirs de l’histoire patriarcale, qu’il rappela fut de donner plus d’ampleur et de solennité au discours. Petite pour être entre les milliers… L’idée ne fut pas que Bethléem ne fut pas au nombre des milliers. Le terme milliers désigna les grandes divisions, les branches de chaque tribu qui comptaient chacune environ un millier de chefs de famille.

Les mots sortira pour moi signifient que l’apparition du Messie est destinée à accomplir les desseins de Dieu. Cette pensée garantit la réalisation des promesses qui le concernent Dieu y fut intéressé. Le terme sortir de… désignant la naissance du Messie comme ayant eut lieu à Bethléem, ainsi que les Juifs l’ont toujours reconnu jusqu’à l’époque de Jésus. Les rabbins ne contestèrent, ce sens que depuis J-C et dans le but d’enlever au christianisme la preuve qu’il tirait de la naissance de Jésus à Bethléem en faveur de sa dignité messianique.

Ils prétendirent que ce passage annonçait simplement que le Messie devait sortir de la famille de David. Mais pourquoi le prophète Michée  insista-il dans ce cas si expressément sur la localité de Bethléem, puisque, depuis des siècles et pendant toute la période qui sépara David du Messie, la famille de David n’habita plus à Bethléem, mais à Jérusalem ? Pourquoi surtout appuiera-il comme il le fit sur sa petitesse, circonstance qui n’eut aucun intérêt, si le Messie n’en sortit pas  directement ?

Michée vit en esprit le grand prince de l’avenir sortant non de Sion, la citadelle royale de Jérusalem, mais de la pauvre bourgade où le premier David avait été appelé par l’Éternel à quitter son troupeau pour monter sur le trône. C’est un trait de ressemblance avec son grand ancêtre. Mais le fait qu’il naquit  à Bethléem et non à Jérusalem, supposa  que, lors de son apparition, la famille royale fut revenue à l’état de pauvreté et d’obscurité qui était autrefois le sien à Bethléem.

Ce terme peu usuel de dominateur rappela celui de domination. ; et le titre de dominateur d’Israël est opposé à celui de juge d’Israël. La gloire et la grandeur divines du premier contrastèrent avec les humiliations du second.

Le terme sortir de… désigne la naissance du Messie comme ayant eu lieu à Bethléem, ainsi que les Juifs l’ont toujours reconnu jusqu’à l’époque de J-C Les rabbins n’en contestèrent pas ce sens que depuis J-C et dans le but d’enlever au christianisme la preuve qu’il tira de la naissance de Jésus à Bethléem en faveur de sa dignité messianique. Ils prétendirent que ce passage annonçait simplement que le Messie devait sortir de la famille de David.

Pourquoi le prophète Michée insista-t-il dans ce cas sur la localité de Bethléem, puisque, depuis des siècles et pendant toute la période qui sépara David du Messie, la famille de David n’habita plus à Bethléem, mais à Jérusalem?  Celle qui doit enfanter, la mère du Messie, on pourrait appliquer ce terme à la communauté d’Israël : les douleurs de l’exil furent pour elle comme les souffrances de l’enfantement du Messie ; la naissance de l’enfant fut l’image de l’avènement du Libérateur, fruit de toutes ces douleurs.

Le type de Rachel enfantant Benjamin, que le prophète Michée s’en souvint en écrivant et que rappela le nom d’Ephrata ; car Rachel fut le symbole de la communauté israélite.  Les fils d’Israël désignèrent Juda, la tribu royale, demeurée attachée à la maison de David, en face du royaume infidèle des dix tribus. Elle était, au temps de Michée, le corps de la nation et elle forma le noyau du peuple restauré, auquel se rallièrent les autres tribus. Ainsi se réalisa en la personne de Jésus le modèle offert par David, son aïeul, quand, après avoir régné sur Juda, il vit toutes les tribus d’Israël se joindre à lui et le reconnaître pour roi, en lui disant :  »Nous sommes tes os et ta chair » (2 Sm 5, 1)

L’activité de Jésus pour le bien de son peuple, dans laquelle il déploya à la fois une puissance et une douceur divines. Elle est décrite comme celui d’un berger paissant son troupeau, type fréquent de la royauté : le berger étant debout, appuyé sur son bâton et veillant sur le troupeau ; celui-ci reposant à ses pieds, en pleine sécurité et à l’abri de toute attaque. (Mi 4, 4)Dans la force… dans la majesté du nom de l’Éternel.

Il fut revêtu de la force divine pour défendre son troupeau contre loups et voleurs ; plus que cela : il fut tellement uni à Dieu que la plénitude de la puissance et de la majesté divines eut resplendit en lui. La paix résuma tous les bienfaits du règne de Jésus pour son peuple maintenant réuni. Il fut lui-même cette paix ; il la porta en lui, il en fut la source :  »Ce fut lui qui est notre paix ». La paix est toujours le signe des descriptions prophétiques du règne de Dieu.

La protection qu’accorda Jésus à son peuple contre les ennemis étrangers. Michée prit comme type des ennemis des derniers temps, le peuple de son époque le plus redoutable à Israël, celui qui représentait alors la puissance de ce monde, hostile à Dieu et à son règne : l’Assyrie.  Sept pasteurs et huit princes : ces chiffres sont symboliques : sept est le nombre de la perfection, celui des œuvres que Dieu accomplit ; huit, qui va au-delà, indique une surabondance de forces dépassant le strict nécessaire pour la victoire.

Cette forme (sept… huit…) est une imitation de la forme semblable qu’employa Amos pour exprimer le nombre surabondant des péchés qui provoquent le jugement de Dieu : À cause de trois crimes de… et à cause de quatre… (Am 1, 3) Les pasteurs sont des princes de race royale, comme le pasteur suprême, le Messie ; les princes furent des chefs choisis au sein du peuple pour marcher avec eux à sa tête contre l’ennemi.

Le peuple de Dieu ne se borne pas à repousser les attaques de l’ennemi ; il le poursuit jusque dans son pays et en fait la conquête : Assur lui est asservi. Ils paîtront (gouverneront). La terre de Nimrod : parallèle de la terre d’Assur. L’Assyrie est ici nommée le pays de Nimrod, parce que celui-ci fut le fondateur de la première monarchie universelle (Babel), dont la puissance assyrienne fut l’une des branches (Genèse 10.9-11). Le nom de Nimrod représente mieux qu’aucun autre la puissance terrestre dans son opposition au règne de Dieu. Les portes désignent non les frontières d’Assur, mais les villes et forteresses qui sont le cœur même du pays.

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Frère Thibaut de Pontavice :  » la Visitation »

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Troisième dimanche de l’Avent de l’année C

Posté par diaconos le 12 décembre 2021

Qui était Jean le Baptiste ?

De l’Évangile selon saint Luc

En ce temps-là, les foules qui venaient se faire baptiser par Jean lui demandaient : « Que devons-nous faire ? » Jean leur répondait : « Celui qui a deux vêtements, qu’il partage avec celui qui n’en a pas ; et celui qui a de quoi manger, qu’il fasse de même ! » Des publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts) vinrent aussi pour être baptisés ; ils lui dirent : « Maître, que devons-nous faire ? » Il leur répondit : « N’exigez rien de plus que ce qui vous est fixé. »

Des soldats lui demandèrent à leur tour : « Et nous, que devons-nous faire ? » Il leur répondit : « Ne faites violence à personne, n’accusez personne à tort ; et contentez-vous de votre solde. »

Or le peuple était en attente, et tous se demandaient en eux-mêmes si Jean n’était pas le Christ. Jean s’adressa alors à tous : « Moi, je vous baptise avec de l’eau ; mais il vient, celui qui est plus fort que moi. Je ne suis pas digne de dénouer la courroie de ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu. Il tient à la main la pelle à vanner

pour nettoyer son aire à battre le blé, et il amassera le grain dans son grenier ; quant à la paille, il la brûlera au feu qui ne s’éteint pas. » Par beaucoup d’autres exhortations encore, il annonçait au peuple la Bonne Nouvelle. (Lc 3, 10-18)

Auteur + PERE MARIE LANDRY C+MPS

« Soyez dans la joie du Seigneur, soyez toujours dans la joie, le Seigneur est proche. » . Seigneur, je te présente ma vie avec ses joies et ses peines en ce temps de prière. Viens l’habiter de la joie qui est tienne. Tu le vois, Seigneur, ton peuple se prépare à célébrer la naissance de ton Fils ; dirige notre joie vers la joie d’un si grand mystère : pour que nous fêtions notre salut avec un cœur vraiment nouveau. « Il vient, celui qui est plus puissant que moi ».

Aujourd’hui la Parole de Dieu nous présente, en plein Avent, le Saint Précurseur de Jésus-Christ: saint Jean-Baptiste. Comme le dit le début de la Lettre aux Hébreux, Dieu le Père a prévu de préparer à maintes reprises et sous maintes formes la venue, c’est-à-dire l’Avent, en notre chair de son Fils, né de la Vierge Marie. Les patriarches, les prophètes et les rois préparèrent son avènement.

Voyons ses deux généalogies, dans les Évangiles de Matthieu et de Luc. Il est le descendant d’Abraham et de David. Moïse, Isaïe et Jérémie ont annoncé sa venue et décrit son mystère. Mais, comme le dit la liturgie (Préface de sa fête), saint Jean-Baptiste put le désigner du doigt, et il lui revint -mystérieusement !- de réaliser le Baptême du Seigneur. Il fut le dernier témoin de sa venue. Et il le fut par sa vie, par sa mort et par sa parole.

Comme celle de Jésus, sa naissance a été annoncée et préparée, selon l’Évangile de Luc. Son martyre, victime de la faiblesse d’un roi et de la haine d’une femme perverse, prépare aussi celui de Jésus. Aussi a-t-il reçu l’extraordinaire éloge de Jésus que nous lisons dans les Évangiles de Matthieu et de Luc : « Parmi les enfants des femmes, il n’en pas surgi de plus grand que Jean le baptiste ».

Mais face à tout cela, qu’il ne pouvait ignorer, il reste un modèle d’humilité : « Je ne suis pas digne de défaire la courroie de ses sandales» (Lc 3,16), nous dit-il aujourd’hui. Selon saint Jean : « Il faut que lui grandisse et que moi je décroisse ». Écoutons aujourd’hui sa parole, qui nous exhorte au partage de nos biens et au respect de la justice et de la dignité de tous. Préparons-nous ainsi à recevoir Celui qui vient maintenant nous sauver et qui reviendra juger les vivants et les morts.

Me voici, Seigneur, devant toi. Noël approche, et j’ai peut-être du mal à m’y préparer intérieurement tant il y a de choses à faire pour l’organisation de ces fêtes. Je prends un moment aujourd’hui pour me recentrer en toi et essayer d’entrer un peu plus dans le sens profond de ce mystère d’amour. Que ton Esprit Saint me guide et me conduise sur le chemin qui mène vers toi.

Cette semaine, je pourrais vivre en témoin de la joie que procure l’espérance chrétienne, fournissant un effort particulier pour éviter tout commentaire ou attitude négatifs.

Contact     Père Marie Landry Bivina

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Paroisses Nendaz et Veysonnaz : « Joseph agit »

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Samedi de la deuxième Semaine de l’Avent — Année C

Posté par diaconos le 11 décembre 2021

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Le prophète Elie

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

Descendant de la montagne, les disciples interrogèrent Jésus : « Pourquoi donc les scribes disent-ils que le prophète Élie doit venir d’abord ? » Jésus leur répondit Jésus leur répondit :  » Élie va venir pour remettre toute chose à sa place. Mais, je vous le déclare : Élie est déjà venu ; au lieu de le reconnaître, ils lui ont fait tout ce qu’ils ont voulu. Et de même, le Fils de l’homme va souffrir par eux. » Alors les disciples comprirent qu’il leur parlait de Jean le Baptiste. (Mt 17, 10-13)

L’apparition d’Elie

« Les disciples l’interrogèrent, disant : Pourquoi donc les scribes disent-ils qu’il faut qu’Élie vienne premièrement ? » (Mt 17, 10) Qu’est-ce qui occasionna cette question des disciples ? La prophétie de Malachie qui annonçait une seconde mission d’Élie avant l’apparition du Messie était, à cette époque, l’objet de l’attention universelle ; les scribes fondaient sur elle leurs descriptions de l’avènement du Messie, ainsi que le rappelèrent ici les disciples.

Jésus lui-même l’avait citée au peuple en montrant l’accomplissement dans la personne de Jean-Baptiste : (Matthieu 11.14) ce que les disciples ne parurent pas avoir compris. Sur la montagne de la transfiguration, cet Élie leurs apparut et il disparut, au lieu de rester pour remplir sa mission, mais Jésus leur défendit de dire qu’ils le virent. Comment concilier cette apparition fugitive et surtout la défense de Jésus avec la prophétie ? Tels furent l’origine et le sens de la question.

Les disciples reconnurent en Jésus le Messie ; ils constatèrent avec étonnement que l’apparition d’Élie eut lieu après la venue de Jésus. L’une et l’autre objection provoquèrent la question des disciples. Ce rétablissement, qui pour les scribes était la restauration de leur théocratie et qui en réalité devait être une création spirituelle, fut l’œuvre de Jésus et non de Jean-Baptiste.

Toutefois Jésus pouvait bien avoir en vue les effets de la prédication de Jean-Baptiste, la repentance, le changement des dispositions du peuple, dans le sens où l’ange avait dit de Jean : « Il ramènera les cœurs des pères vers les enfants et les rebelles à la sagesse des justes » (Lc 1, 17) Le sort de Jean-Baptiste présagea le sort qui fut réservé à Jésus. Puisqu’ils ne reconnurent pas Jean et que celui-ci ne put remplir sa mission auprès d’eux, Jésus l’homme souffrit de leur part. Ce fut l’épreuve à laquelle les disciples se préparèrent d désormais, après avoir joui du repos et de la gloire sur la montagne.

Diacre Michel Houyoux

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♥ Diocèse Albi :  » Elie est déjà venu, ils ne l’ont pas reconnu »

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