La parabole du semeur

Posté par diaconos le 1 juin 2022

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De l’évangile selon Luc

 Comme une grande foule se rassemblait, et que de chaque ville on venait vers Jésus, il dit dans une parabole :  « Le semeur sortit pour semer la semence, et comme il semait, il en tomba au bord du chemin. Les passants la piétinèrent, et les oiseaux du ciel mangèrent tout. 06 Il en tomba aussi dans les pierres, elle poussa et elle sécha parce qu’elle n’avait pas d’humidité. 07 Il en tomba aussi au milieu des ronces, et les ronces, en poussant avec elle, l’étouffèrent. 08 Il en tomba enfin dans la bonne terre, elle poussa et elle donna du fruit au centuple. «  Disant cela, il éleva la voix : « Celui qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende ! 

 Ses disciples lui demandaient ce que signifiait cette parabole. Il leur déclara : « À vous il est donné de connaître les mystères du royaume de Dieu, mais les autres n’ont que les paraboles. Ainsi, comme il est écrit : ils regardent sans regarder, ils entendent sans comprendre. Voici ce que signifie la parabole. La semence, c’est la parole de Dieu. 12 Il y a ceux qui sont au bord du chemin : ceux-là ont entendu ; puis le diable survient et il enlève de leur cœur la Parole, pour les empêcher de croire et d’être sauvés.

Il y a ceux qui sont dans les pierres : lorsqu’ils entendent, ils accueillent la Parole avec joie ; mais ils n’ont pas de racines, ils croient pour un moment et, au moment de l’épreuve, ils abandonnent. Ce qui est tombé dans les ronces, ce sont les gens qui ont entendu, mais qui sont étouffés, chemin faisant, par les soucis, la richesse et les plaisirs de la vie, et ne parviennent pas à maturité. 15 Et ce qui est tombé dans la bonne terre, ce sont les gens qui ont entendu la Parole dans un cœur bon et généreux, qui la retiennent et portent du fruit par leur persévérance. 16 Personne, après avoir allumé u» (Lc 8, 4-15)

Parabole du semeur

Une grande foule suivait Jésus ;  de chaque ville, dans la contrée où il passait, de nouvelles foules venaient à lui. Matthieu et Marc décrivirent plus exactement que Luc le lieu  de ce grand rassemblement de peuple et de la prédication de Jésus.  »Il y a dans ces termes accumulés quelque chose de familier et de solennel à la fois qui excite l’attention.  (Meyer) Les grains de semence tombés le long du chemin furent foulés par les passants.  Le roc recouvert d’une légère couche de terre. C’est ce que les deux Matthieu et Marc appelèrent des « endroits rocailleux .

  Le manque d’humidité, expression particulière à Luc, que Matthieu et Marc remplacèrent par celle de manque de profondeur et par celle-ci : n’avoir pas de racine. Ces trois causes de stérilité, qui se complètent, se trouvaient réellement dans la nature du sol. « Et une autre tomba dans la bonne terre ; et ayant poussé, elle produisit du fruit au centuple. En disant ces choses, il s’écriait : « Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende ! «  Luc indiqua par ce mot au centuple le plus haut degré de productivité.

Tandis que Matthieu et Marc signalèrent aussi les degrés inférieurs : cent, soixante, trente. Selon les trois évangélistes, Jésus ajouta immédiatement à la parabole ce sérieux avertissement ; mais Luc seul remarqua qu’il le fit à haute voix : il s’écriait, il élevait la voix.  Dans les récits de Marc et de Luc, Jésus prononça des paroles qui ne répondirent pas à la question des disciples. Ceux-ci lui demandèrent l’explication de la parabole, explication qu’il leur donna plus tard.

Luc identifia la parole divine avec les effets produits par elle et ceux-ci avec les personnes en qui le phénomène s’accomplit. De là ces expressions inusitées : ceux qui sont ensemencés le long du chemin  ; ceux qui sont sur le roc ; ils n’ont pas de racine ; ils sont étouffés.  N’y eut-t-il pas dans cette manière irrégulière de s’exprimer : l’intention de faire remonter jusqu’à nous la responsabilité de l’action diverse qu’exerce la parole divine ?

C’est  chaque personne qui consent à être sauvé par elle, ou qui reste volontairement dans la stérilité et la mort. Matthieu écrivit que les disciples lui posèrent une autre question encore : « Pourquoi leur parles-tu en paraboles ? » Ce fut à cette première question que Jésus répondit d’abord : après quoi, revenant à la seconde, il leur indiqua le sens de la parabole. Matthieu et Marc indiquèrent, comme sens moral des épines, les inquiétudes et les richesses.

Luc y ajouta les plaisirs, qui sont certainement l’une des principales causes de l’inefficacité de la parole divine.  Deux traits sont particuliers à Luc : c’est d’abord ce cœur honnête et bon, dans lequel ces derniers auditeurs reçurent et retinrent la parole ; ce fut ensuite cette patience avec laquelle ils portèrent du fruit. Il ne faut pas soulever la question dogmatique de savoir si un homme peut, avant d’avoir entendu et reçu la parole divine, porter en lui un cœur honnête et bon.

Les hommes présentent, à des degrés très divers, des dispositions bonnes ou mauvaises à l’égard de la vérité. D’ailleurs, la bonne terre qui produit du fruit a déjà subi une préparation par le labourage, l’engrais, etc. avant les semailles. Ainsi il y a toute une œuvre prévenante de la grâce de Dieu qui éclaire une âme sur ses besoins, sa pauvreté, la rend humble, sincère, altérée de justice et de lumière et la prépare pour le moment où l’Évangile lui sera annoncé.

Diacre Michel Houyoux

Complément

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → De même que l’on enlève l’ivraie pour la jeter au feu, ainsi en sera-t-il à la fin du monde ?

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  Vidéo La parabole du semeur ou comment la foi peut grandir dans notre vie

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De même que l’on enlève l’ivraie pour la jeter au feu et ainsi en sera-t-il à la fin du monde

Posté par diaconos le 31 mai 2022

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De l’Évangile de Jésus Christ selon Matthieu

En ce temps-là, laissant les foules, Jésus vint à la maison. Ses disciples s’approchèrent et lui dirent : « Explique-nous clairement la parabole de l’ivraie dans le champ.  » Il leur répondit :  « Celui qui sème le bon grain, c’est le Fils de l’homme ; le champ, c’est le monde ; le bon grain, ce sont les fils du Royaume ; l’ivraie, ce sont les fils du Mauvais. L’ennemi qui l’a semée, c’est le diable ; la moisson, c’est la fin du monde ; les moissonneurs, ce sont les anges. De même que l’on enlève l’ivraie pour la jeter au feu, ainsi en sera-t-il à la fin du monde. Le Fils de l’homme enverra ses anges, et ils enlèveront de son Royaume toutes les causes de chute et ceux qui font le mal ; ils les jetteront dans la fournaise : là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père. Celui qui a des oreilles, qu’il entende !  » (Mt 13, 36-43)

Parabole de l’ivraie

Les disciples demandèrent à Jésus : « Explique nous clairement la parabole de l’ivraie dans le champ. » (Mt 13,36b) Cette question demeure aussi la nôtre. La question du Mal est la plus grande de toutes pour toute personne qui réfléchit. Pourquoi y a-t-il du Mal dans le monde ? Pourquoi certaines personnes  choisissent de faire le mal ? Répondent au bien par le mal ?

Le mal étant ici défini surtout par la jalousie et la division, les auteurs de scandales, par  les personnes qui font tomber les autres. Cet Évangile peut nous choquer : il y a un ennemi et il est actif ; il y a une fournaise et on y pleure. Cette ivraie peut effectivement faire que le bon grain pousse mal ou même ne pousse pas du tout. Jésus n’impose pas une réponse, il proposa  trois paraboles…

Le bien et le mal seront mélangés jusqu’à la fin du monde. Dans chaque personne, dans les institutions et même dans l’Église, on trouvera toujours à la fois le bien et le mal. Dans notre coeur et dans  chaque personne que je rencontre ou avec qui  je vis, il y a les deux : du bon et du moins bon.

Dieu  Le semeur et l’ennemi qui plante la mauvaise herberespecte toujours les personnes. Il sait que la tentation est souvent plus forte que leurs bonnes intentions et que les gens  ont besoin de temps pour trouver et choisir le bien.

  « Le Royaume des cieux est comparable à un homme qui a semé du bon grain dans son champ.  Or, pendant que les gens dormaient, son ennemi survint ; il sema de l’ivraie au milieu du blé et s’en alla. »  (Mt 13,24-25).

Dans ces versets, le champ représente  le monde et il y a deux semeurs : l’un sema en plein jour et l’autre sema pendant la nuit. Sur les pas du semeur (Jésus), son ennemi (le démon) se glissa de nuit pour répandre l’ivraie.  La mauvaise herbe (l’ivraie), c’est l’oubli de Dieu, de l’Amour, au fil des jours.

Le démon ne se montre pas, il agit par le désespoir, par le doute du soir. C’est comme ça qu’il procède.   Jésus nous suggère que le mal, en nous et dans les autres n’est pas notre vrai visage, qu’il se glisse, à notre insu, pendant des moments d’inconscience ou d’inattention.

C’est la manière ordinaire du démon de mêler le mensonge avec la vérité, afin que sous le masque de la vraisemblance, l’erreur passe pour la vérité même, et qu’elle trompe ceux et celles qui sont faciles à séduire.

C’est pour ce motif que  Jésus ne marqua pas dans cette semence de l’ennemi, d’autre mauvais grain que l’ivraie qui est fort semblable au froment. Jésus nous apprend comment le démon s’y prend pour surprendre les âmes. Oui, l’ivraie fait partie du champ de blé et du champ de nos cœurs. Il faut apprendre à vivre avec elle, en nous et autour de nous, et ne pas perdre cœur. Car la graine minuscule deviendra arbre (deuxième parabole), et la pincée de levure gonflera la pâte du monde (troisième parabole).

  « Quand la tige poussa et produisit l’épi, alors l’ivraie apparut aussi.  Les serviteurs du maître vinrent lui dire : ‘Seigneur, n’est-ce pas du bon grain que tu as semé dans ton champ ? D’où vient donc qu’il y a de l’ivraie ?’   Il leur dit : ‘C’est un ennemi qui a fait cela.’ Les serviteurs lui disent :’Alors, veux-tu que nous allions l’enlever ?’ »  

Il répondit :  »Non, de peur qu’en enlevant l’ivraie, vous n’arrachiez le blé en même temps. » (Mt 13, 26-29) Lles paroles de Jésus nous invitent  à la patience, et à l’espérance. Nous voulons  toujours récolter. Tout, tout de suite  ! Et avant de le faire, nous voulons enlever les mauvaises herbes.

Mais Jésus dit :  »Attendez. Ne coupez pas tout de suite les mauvaises herbes ; on ne sait pas : on peut très bien confondre le bon grain avec les mauvaises herbes. »  Laissez-les pousser ensemble jusqu’à la moisson » Jésus mit en garde ses auditeurs contre la précipitation des gens qui voudraient s’y attaquer. Il accepte dans son Église le mélange des bons et des mauvais.

Jésus alla jusqu’à provoquer le scandale en donnant ses préférences aux pécheurs. Il est, lui, pour la méthode des petits pas. Il est patient et prudent. Il aime le cœur de chaque personne où le bon grain et l’ivraie se livrent à une lutte sans merci. Au cœur du monde en proie à ses luttes et à ses déchirements, le Fils de Dieu a été enfoui, broyé comme le grain.

Dieu sait le contraste entre la petitesse de ce grain enfoui et l’ampleur de la moisson finale. Il a hâte de voir le Royaume parvenu à sa pleine maturité. Mais sa délicatesse à l’égard du monde fragilisé par le péché le rend radicalement patient : « Tandis que toi, Seigneur, qui disposes de la force, tu juges avec indulgence, tu nous gouvernes avec beaucoup de ménagement  » (Sg 12, 18)

Mais au temps de la moisson, Jésus dira aux moissonneurs :   »Enlevez d’abord l’ivraie, liez-la en botte pour la brûler ; quant au blé, rentrez-le dans mon grenier » (Mt 13, 30b) Nous voilà bien avertis : nous ne verrons qu’à la fin, à la moisson (au jour du jugement), les fruits réels de ce que nous aurons essayé de faire dans le champ du PèreOui il y a un juge et il y aura un jugement ; il y a une échéance et il y aura une récompense. De cela Jésus ne doute pas.

En résumé  Dans la parabole de l’ivraie, Jésus nous invite à un optimisme réaliste envers nous-mêmes et les autres. Avec patience, il nous transforme, avec lui l’ivraie peur devenir du bon grain.

Diacre Michel Houyoux

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◊ La Parole Vivante   : cliquez ici pour lire l’article →  Que veut nous dire Jésus, avec la parabole du blé et de l’ivraie dans le champ ?

 Parabole de l’ivraie ; laissez l’un et l’autre pousser en ensemble

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Mercredi de la septième semaine du temps pascal dans l’année C

Posté par diaconos le 31 mai 2022

Afin qu'ils soient un comme nous sommes un | À l'écoute des Évangiles

# La Règle d’or est une éthique de réciprocité dont le principe fondamental est énoncé dans presque toutes les grandes religions et cultures :  »Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse ». Cette forme de morale universelle se retrouve dans les préceptes philosophiques de l’Égypte antique et de l’Antiquité grecque que dans les religions orientales (hindouisme, bouddhisme, taoïsme, confucianisme…), proche-orientales ou occidentales (judaïsme, christianisme, islam) ou encore dans l’humanisme athée.

La formulation la plus répandue de la Règle d’or en Occident est « Tu aimeras ton prochain comme toi-même », commandement de la Torah ou Ancien Testament exprimé dans le Lévitique (Lv 19,18), développé à l’époque de Jésus de Nazareth par le rabbin Hillel, et que Jésus cite (Mt 22 37-40 ) comme étant l’essence des six commandements du Décalogue qui se rapportent aux relations humaines (Ex 20 12-17 [archive]). Cette règle constitue une source d’inspiration essentielle pour l’approfondissement du concept moderne des droits de l’homme. La Règle d’or fut reprise par Jésus en répondant par la parabole du Bon Samaritain . Elle fut complétée par le principe de non-agression :  » Si quelqu’un te frappe sur la joue droite, tends-lui la joue gauche.

Évangile de Jésus Christ selon Jean

En ce temps-là, les yeux levés au ciel, Jésus priait ainsi : « ‘ Père saint, garde mes disciples unis dans ton nom, le nom que tu m’as donné, pour qu’ils soient un, comme nous-mêmes. Quand j’étais avec eux, je les gardais unis dans ton nom, le nom que tu m’as donné. J’ai veillé sur eux, et aucun ne s’est perdu, sauf celui qui s’en va à sa perte de sorte que l’Écriture soit accomplie. Et maintenant que je viens à toi, je parle ainsi, dans le monde, pour qu’ils aient en eux ma joie, et qu’ils en soient comblés. Moi, je leur ai donné ta parole, et le monde les a pris en haine parce qu’ils n’appartiennent pas au monde, de même que moi je n’appartiens pas au monde.

 Je ne prie pas pour que tu les retires du monde, mais pour que tu les gardes du Mauvais. Ils n’appartiennent pas au monde, de même que moi, je n’appartiens pas au monde. Sanctifie-les dans la vérité : ta parole est vérité. De même que tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi, je les ai envoyés dans le monde. Et pour eux je me sanctifie moi-même, afin qu’ils soient, eux aussi, sanctifiés dans la vérité.  » (Jn 17, 11b-19)

Père, garde mes disciples et conduis-les à l’éternelle unité du Père et du Fils !

 » Garde-les et conduis-les à l’éternelle unité du Père et du Fils ! » Tel fut  l’objet de la prière que Jésus prononça pour les disciples.  Avant de demander cette grâce, Jésus exprima le besoin qu’ils en eurent, parce qu’il  les quittera et les laissera sans lui dans ce monde ennemi de Dieu et de son règne, où ils rencontrèrent de nouveaux dangers. Jésus ne fut plus avec eux, dans le monde pour les garder, et il ne fut pas encore auprès de Dieu, pour pouvoir les protéger du sein de sa gloire céleste. Il y eut là un intervalle douloureux, durant lequel son Père se chargea de ce soin. (Godet)

  Père saint, dit Jésus avec le sentiment profond que la sainteté de Dieu, son éternelle vérité, son immuable amour est l’opposé absolu du mensonge et de là corruption qui règnent dans le monde, et dont Dieu préservera les siens en les rendant participants de cette sainteté par son Esprit. Garde-les en ton nom : ce nom est l’expression de toutes les perfections que Dieu déploiera en leur faveur pour les préserver du mal. Sa fidélité est engagée à les garder jusqu’à la fin. Eux que tu m’as donnés : avec quel amour Jésus les désigna ainsi, pour la seconde fois ! Le but suprême de cette  supplication fut que tous les disciples de Jésus, soient amenés à cette unité sainte de la vie divine et de l’amour, qui est celle du Père et du Fils. Le péché a divisé les hommes en les séparant de Dieu, leur centre et leur lien ; l’œuvre et la gloire de la rédemption opérée par Jésus-Christ c’est d’élever notre humanité jusqu’à l’unité que le Fils possède avec son Père.

Jésus nous y introduit en nous communiquant l’Esprit d’amour qui l’unit au Père, et c’est dans ce sens profond que la connaissance du Père et du Fils est la vie éternelle. Bengel fit, entre l’unité du Père et du Fils et celle à laquelle nous sommes destinés, cette distinction très juste : « Celle-là est une unité d’essence : celle-ci une unité par la grâce ; ainsi la seconde est semblable, mais non égale à la première ». Un regard en arrière réveilla en Jésus la conscience d’avoir fidèlement gardé les siens jusqu’à ce moment suprême où il les recommanda à Dieu. Cette parole qu’il prononça. Aucun d’eux n’a péri, lui rappela une douloureuse exception, celle de Judas, qu’il évita de nommer, mais qu’il désigna de manière à montrer que sa responsabilité à cet égard fut couverte par une autorité souveraine, celle de l’Écriture qui dut être accomplie.

Si la trahison de Judas fut l’objet d’une prévision divine, cela ne voulut pas dire que ce crime ne fût pas l’acte libre de sa volonté et qu’il n’en dut pas porter toute la responsabilité. Le mal une fois vivant dans son cœur, Dieu en dirigea les effets de manière que, selon son insondable sagesse, il en résulta le salut du monde. Rien ne prouva mieux la liberté et la responsabilité de Judas que les nombreux avertissements que Jésus lui adressa jusqu’au dernier moment, afin de le ramener de son égarement et de le sauver.

Si Judas les avait entendus, et se fût repenti, même après son crime, il en aurait obtenu le pardon. La parole divine que Jésus  donna à ses disciples les  sépara du monde et de la corruption qui y règne, le monde les eut pris en haine, de là le besoin pressant qu’ils eurent d’être gardés préservés du mal  ; de là aussi l’insistance de la prière de Jésus.  Pour la seconde fois ,  Jésus présenta à Dieu cette considération qu’ils ne fussent pas du monde, comme motif de la grâce qu’il demanda. Avec quel amour et quelle condescendance Jésus égala ses disciples à lui-même comme n’étant pas du monde ! Sa charité couvrit ce qui resta encore du monde en eux ; il le vit d’avance anéanti par la parole qu’il leur donna.

Il ne regarda qu’aux dons de sa grâce et oublia ce qui, en eux, y fut encore opposé. Beaucoup d’exégètes, pour expliquer ce mot : sanctifier, remontèrent à la signification qu’il a dans l’Ancien Testament : mettre à part de tout usage profane, consacrer entièrement à Dieu et à son service  ; et ils appliquèrent ce mot à leur vocation. Toutes leurs forces, tous leurs talents, toute leur vie doivent être marqués du sceau de la consécration à cette grande œuvre, le salut des hommes, ce qui implique le renoncement à toute satisfaction propre, quelque légitime qu’elle puisse être, l’absence de toute vue intéressée, de toute recherche de soi-même. C’est l’idée sublime de la sainteté chrétienne, mais envisagée ici, où il s’agit des apôtres, comme devant être réalisée sous la forme spéciale du ministère chrétien. (Godet)

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Mercredi de la septième semaine du temps pascal dans l’année C

Posté par diaconos le 31 mai 2022

Afin qu'ils soient un comme nous sommes un | À l'écoute des Évangiles

# La Règle d’or est une éthique de réciprocité dont le principe fondamental est énoncé dans presque toutes les grandes religions et cultures :  »Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse ». Cette forme de morale universelle se retrouve dans les préceptes philosophiques de l’Égypte antique et de l’Antiquité grecque que dans les religions orientales (hindouisme, bouddhisme, taoïsme, confucianisme…), proche-orientales ou occidentales (judaïsme, christianisme, islam) ou encore dans l’humanisme athée.

La formulation la plus répandue de la Règle d’or en Occident est « Tu aimeras ton prochain comme toi-même », commandement de la Torah ou Ancien Testament exprimé dans le Lévitique (Lv 19,18), développé à l’époque de Jésus de Nazareth par le rabbin Hillel, et que Jésus cite (Mt 22 37-40 ) comme étant l’essence des six commandements du Décalogue qui se rapportent aux relations humaines (Ex 20 12-17 [archive]). Cette règle constitue une source d’inspiration essentielle pour l’approfondissement du concept moderne des droits de l’homme. La Règle d’or fut reprise par Jésus en répondant par la parabole du Bon Samaritain . Elle fut complétée par le principe de non-agression : « Si quelqu’un te frappe sur la joue droite, tends-lui la joue gauche »

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Évangile de Jésus Christ selon Jean

En ce temps-là, les yeux levés au ciel, Jésus priait ainsi : « ‘ Père saint, garde mes disciples unis dans ton nom, le nom que tu m’as donné, pour qu’ils soient un, comme nous-mêmes. Quand j’étais avec eux, je les gardais unis dans ton nom, le nom que tu m’as donné. J’ai veillé sur eux, et aucun ne s’est perdu, sauf celui qui s’en va à sa perte de sorte que l’Écriture soit accomplie. Et maintenant que je viens à toi, je parle ainsi, dans le monde, pour qu’ils aient en eux ma joie, et qu’ils en soient comblés. Moi, je leur ai donné ta parole, et le monde les a pris en haine parce qu’ils n’appartiennent pas au monde, de même que moi je n’appartiens pas au monde.

 Je ne prie pas pour que tu les retires du monde, mais pour que tu les gardes du Mauvais. Ils n’appartiennent pas au monde, de même que moi, je n’appartiens pas au monde. Sanctifie-les dans la vérité : ta parole est vérité. De même que tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi, je les ai envoyés dans le monde. Et pour eux je me sanctifie moi-même, afin qu’ils soient, eux aussi, sanctifiés dans la vérité.  » (Jn 17, 11b-19)

Père, garde mes disciples et conduis-les à l’éternelle unité du Père et du Fils !

« Garde-les et conduis-les à l’éternelle unité du Père et du Fils ! » Tel fut  l’objet de la prière que Jésus prononça pour les disciples.  Avant de demander cette grâce, Jésus exprima le besoin qu’ils en eurent, parce qu’il  les quittera et les laissera sans lui dans ce monde ennemi de Dieu et de son règne, où ils rencontrèrent de nouveaux dangers. Jésus ne fut plus avec eux, dans le monde pour les garder, et il ne fut pas encore auprès de Dieu, pour pouvoir les protéger du sein de sa gloire céleste.

Il y eut là un intervalle douloureux, durant lequel son Père se chargea de ce soin. (Godet)  Père saint, dit Jésus avec le sentiment profond que la sainteté de Dieu, son éternelle vérité, son immuable amour est l’opposé absolu du mensonge et de là corruption qui règnent dans le monde, et dont Dieu préservera les siens en les rendant participants de cette sainteté par son Esprit. Garde-les en ton nom : ce nom est l’expression de toutes les perfections que Dieu déploiera en leur faveur pour les préserver du mal. Sa fidélité est engagée à les garder jusqu’à la fin.

Eux que tu m’as donnés : avec quel amour Jésus les désigna ainsi, pour la seconde fois ! Le but suprême de cette  supplication fut que tous les disciples de Jésus, soient amenés à cette unité sainte de la vie divine et de l’amour, qui est celle du Père et du Fils. Le péché a divisé les hommes en les séparant de Dieu, leur centre et leur lien ; l’œuvre et la gloire de la rédemption opérée par Jésus-Christ c’est d’élever notre humanité jusqu’à l’unité que le Fils possède avec son Père.

Jésus nous y introduit en nous communiquant l’Esprit d’amour qui l’unit au Père, et c’est dans ce sens profond que la connaissance du Père et du Fils est la vie éternelle. Bengel fit, entre l’unité du Père et du Fils et celle à laquelle nous sommes destinés, cette distinction très juste : « Celle-là est une unité d’essence : celle-ci une unité par la grâce ; ainsi la seconde est semblable, mais non égale à la première ».

Un regard en arrière réveilla en Jésus la conscience d’avoir fidèlement gardé les siens jusqu’à ce moment suprême où il les recommanda à Dieu. Cette parole qu’il prononça : « Aucun d’eux n’a péri, lui rappelle une douloureuse exception, celle de Judas, qu’il évita de nommer, mais qu’il désigna de manière à montrer que sa responsabilité à cet égard fut couverte par une autorité souveraine, celle de l’Écriture qui dut être accomplie.

Si la trahison de Judas fut l’objet d’une prévision divine, cela ne voulut pas dire que ce crime ne fût pas l’acte libre de sa volonté et qu’il n’en dut pas porter toute la responsabilité. Le mal une fois vivant dans son cœur, Dieu en dirigea les effets de manière que, selon son insondable sagesse, il en résulta le salut du monde. Rien ne prouva mieux la liberté et la responsabilité de Judas que les nombreux avertissements que Jésus lui adressa jusqu’au dernier moment, afin de le ramener de son égarement et de le sauver.

Si Judas les avait entendus, et se fût repenti, même après son crime, il en aurait obtenu le pardon. La parole divine que Jésus  donna à ses disciples les  sépara du monde et de la corruption qui y règne, le monde les eut pris en haine, de là le besoin pressant qu’ils eurent d’être gardés préservés du mal  ; de là aussi l’insistance de la prière de Jésus.  Pour la seconde fois ,  Jésus présenta à Dieu cette considération qu’ils ne fussent pas du monde, comme motif de la grâce qu’il demanda.

Avec quel amour et quelle condescendance Jésus égala ses disciples à lui-même comme n’étant pas du monde ! Sa charité couvrit ce qui resta encore du monde en eux ; il le vit d’avance anéanti par la parole qu’il leur donna.  Il ne regarda qu’aux dons de sa grâce et oublia ce qui, en eux, y fut encore opposé.Beaucoup d’exégètes, pour expliquer ce mot : sanctifier, remontèrent à la signification qu’il a dans l’Ancien Testament : mettre à part de tout usage profane, consacrer entièrement à Dieu et à son service  ; et ils appliquèrent ce mot à leur vocation.

Diacre Michel Houyoux

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◊ La Croix : cliquez ici pour lire l’article →  Mercredi de la 7e semaine du temps pascal (Jn 17, 11b-19)

◊ Père Gilbert Adam  : cliquez ici pour lire l’article → Mercredi de la 7e semaine, année paire

  « Qu’ils soient un comme nous-mêmes » – Lectio Divina

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