Veillée pascale le Samedi Saint

Posté par diaconos le 28 mars 2018

Première lecture : « Dieu vit tout ce qu’il avait fait : cela était très bon » (Gn 1, 1 – 2, 2)

 Célébrons notre Pâque, célébrons notre Christ ! L'espérance est plus forte que le désespoir. La vie est plus forte que la mort. L'amour a le dernier mot. Tout ce que nous pensions ...Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre. La terre était informe et vide, les ténèbres étaient au-dessus de l’abîme et le souffle de Dieu planait au-dessus des eaux. Dieu dit : « Que la lumière soit. » Et la lumière fut. Dieu vit que la lumière était bonne, et Dieu sépara la lumière des ténèbres. Dieu appela la lumière « jour », il appela les ténèbres « nuit ». Il y eut un soir, il y eut un matin : premier jour.

Et Dieu dit : « Qu’il y ait un firmament au milieu des eaux, et qu’il sépare les eaux. » Dieu fit le firmament, il sépara les eaux qui sont au-dessous du firmament et les eaux qui sont au-dessus. Et ce fut ainsi. Dieu appela le firmament « ciel ». Il y eut un soir, il y eut un matin : deuxième jour.

Et Dieu dit : « Les eaux qui sont au-dessous du ciel, qu’elles se rassemblent en un seul lieu, et que paraisse la terre ferme. » Et ce fut ainsi. Dieu appela la terre ferme « terre », et il appela la masse des eaux « mer ». Et Dieu vit que cela était bon.

Dieu dit : « Que la terre produise l’herbe, la plante qui porte sa semence, et que, sur la terre, l’arbre à fruit donne, selon son espèce, le fruit qui porte sa semence. » Et ce fut ainsi. La terre produisit l’herbe, la plante qui porte sa semence, selon son espèce, et l’arbre qui donne, selon son espèce, le fruit qui porte sa semence. Et Dieu vit que cela était bon. Il y eut un soir, il y eut un matin :
troisième jour.

Et Dieu dit : « Qu’il y ait des luminaires au firmament du ciel, pour séparer le jour de la nuit ; qu’ils servent de signes pour marquer les fêtes, les jours et les années ; et qu’ils soient, au firmament du ciel, des luminaires pour éclairer la terre. » Et ce fut ainsi. Dieu fit les deux grands luminaires : le plus grand pour commander au jour, le plus petit pour commander à la nuit ; il fit aussi les étoiles. Dieu les plaça au firmament du ciel pour éclairer la terre, pour commander au jour et à la nuit, pour séparer la lumière des ténèbres. Et Dieu vit que cela était bon. Il y eut un soir, il y eut un matin : quatrième jour.

Et Dieu dit : « Que les eaux foisonnent d’une profusion d’êtres vivants, et que les oiseaux volent au-dessus de la terre, sous le firmament du ciel. » Dieu créa, selon leur espèce, les grands monstres marins, tous les êtres vivants qui vont et viennent et foisonnent dans les eaux, et aussi, selon leur espèce, tous les oiseaux qui volent. Et Dieu vit que cela était bon. Dieu les bénit par ces paroles :
« Soyez féconds et multipliez-vous, remplissez les mers, que les oiseaux se multiplient sur la terre. » Il y eut un soir, il y eut un matin : cinquième jour.

Et Dieu dit : « Que la terre produise des êtres vivants selon leur espèce, bestiaux, bestioles et bêtes sauvages selon leur espèce. » Et ce fut ainsi. Dieu fit les bêtes sauvages selon leur espèce, les bestiaux selon leur espèce, et toutes les bestioles de la terre selon leur espèce. Et Dieu vit que cela était bon. Dieu dit : « Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance. Qu’il soit le maître des poissons de la mer, des oiseaux du ciel, des bestiaux, de toutes les bêtes sauvages, et de toutes les bestioles qui vont et viennent sur la terre. » Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa, il les créa homme et femme. Dieu les bénit et leur dit : « Soyez féconds et multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-la. Soyez les maîtres des poissons de la mer, des oiseaux du ciel, et de tous les animaux qui vont et viennent sur la terre. »

Dieu dit encore : « Je vous donne toute plante qui porte sa semence sur toute la surface de la terre, et tout arbre dont le fruit porte sa semence : telle sera votre nourriture. À tous les animaux de la terre, à tous les oiseaux du ciel, à tout ce qui va et vient sur la terre et qui a souffle de vie, je donne comme nourriture toute herbe verte. » Et ce fut ainsi. Et Dieu vit tout ce qu’il avait fait ; et voici : cela était très bon. Il y eut un soir, il y eut un matin : sixième jour.

Ainsi furent achevés le ciel et la terre, et tout leur déploiement. Le septième jour, Dieu avait achevé l’œuvre qu’il avait faite. Il se reposa, le septième jour, de toute l’œuvre qu’il avait faite.

Source de l’image → Paroisse de Saint Tropez

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Ce début de temps, de l’espace, de la matière, des êtres vivants ( plantes, animaux et l’espèce humaine)  n’explique rien  mais au contraire demande une explication. Toutes les religions du passé ont eu leur mythe décrivant la naissance de l’Univers, la Bible a eu les siens et le texte présenté ici est le plus important. Pour que nous en sachions plus  sur le Dieu créateur. Il faudra attendre la venue du Christ : l’Évangile de Jean et la lettre de Paul aux Éphésiens parlent de la création du monde. Dans sa lettre, Paul nous parle du Dieu  créateur ; sa conception s’enracine dans le mystère des trois personnes divines. Dieu a voulu communiquer ses richesses à des êtres créés. C’est là l’origine de toute notre histoire. En nous créant libres, Dieu sait que notre liberté est fragile. Il sait que nous auront du mal à lui rendre un réponse filiale.

Pour Jean, disciple du Christ, le vrai commencement du monde est hors du temps : « Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu et le verbe était Dieu »(Jn 1, 1). Dieu est entré, grâce è son Verbe, dans notre histoire. Ce Verbe, fils et Parole du Père, est venu un jour nous donner la parole définitive à travers son existence, en devenant homme parmi nous ; « Et le Verbe s’est fait c hair et il a habité parmi nous. » (Jn 1, 14)

En lisant l’Ancien Testament, nous découvrons comment le langage de Dieu se développa parmi les hommes et d’une manière très particulière dans l’histoire d’Israël. Cette parole vivante se trouve aussi en Jésus, d’une manière qui nous déconcerte. Dans ce premier chapitre Jean nous parle aussi de Jean-Baptiste, précursur de Jésus. Avec Jésus, nous devenons enfants de Dieu lorsque nous croyons en sa divinité.

Ce récit n’est pas la conception chrétienne de l’origine de l’Univers. Il constitue la partie fondamentale de La Bible réalisée au cinquième siècle avant Jésus , lorsque les Juifs revinrent de l’exil à Babylone et commencèrent à mettre en forme leurs livres sacrés. Ce récit veut nous faire saisir sous sa forme imagée que Dieu a créé le monde. Dieu crée, cela veut dire aussi qu’il y eut des règles qui régissent ce monde.

Qu’il y a un odre bien en place. Qu’il y a des lois que nous avons  découvertes progressivement. Par exemple ls loi de la gravitation, la loi de la pesanteur, les lois qui régissent les mouvements uniformes, accélérés… En bref, ces règles qui nous furent enseignées au cours de Physique. D’autres nous furent enseignées au cours de biologie ; comme celles se rapportant au génotype. En exemple, citons les lois de Mendel : trois lois concernant les principes de l’hérédité biologique, énoncées par le moine et botaniste Grégor Mendel (1822-1884).

Les Hébreux divisaient le monde en trois régions : le ciel, la terre et les eaux. Nous retrouvons cet ordre dans le récit de la création ci-dessus. Les crétures les complexesvinrent après les créatures inférieures, l’homme en dernier lieu. Dieu, qui ordonna l’Univers, donna sa Loi à son peuple. Toute la cr&ation de Dieu sera lumière, car l où Dieu se manifeste , tout s’illumine.  L’homme devra discerner le bien du mal dans ses pesnes, ses actes et ses paroles.

Cette première page de la Bible est à rapprocher de la première page de l’Évangile de Jean. La Genèse dit : « Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre », parlant de la création qui apparut hors de Dieu dans le temps (Gn 1, 1). Jean dira de même : « Au commencement était le Verbe et le verbe était auprès de Dieu, et le verbe était Dieu. », parlant de ce que Dieu vit dans son éternité. Ce commencement n’est jamais pour Dieu du passé.

Compléments

◊  La beauté de la création dévoile le créateur (Sg 13,1-9)

La Loi du Seigneur révélée à Moïse (Ex 20, 1-17)

◊ Veillée Pascale → Pâques, le Christ est vraiment ressuscité !

Liens externes

◊ Recueillement et  Vigile pascale →  Samedi saint et vigile pascale

Abbaye de Saint Benoît de Port-Valais →  SAMEDI SAINT : déroulement de la liturgie pour le Samedi Saint

 Catéchèse avec Kt42 → Les symboles de la veillée de Pâques

Le grand mystère du Samedi saint

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Vendredi Saint : C’est à cause de nos fautes qu’il a été broyé

Posté par diaconos le 27 mars 2018

Lecture du livre du prophète Isaïe au chapitre cinquante-deux

 La Croce, vertice luminoso dell’amore di Dio che ci custodisce. Chiamati ad essere anche noi custodi per amore.


La Croce, vertice luminoso dell’amore di Dio che ci custodisce. Chiamati ad essere anche noi custodi per amore. La croix est lz sommet lumineux de l’amour de Dieu qui nous garde.

Mon serviteur réussira, dit le Seigneur ; il montera, il s’élèvera, il sera exalté ! La multitude avait été consternée en le voyant, car il était si défiguré qu’il ne ressemblait plus à un homme ; il n’avait plus l’apparence d’un fils d’homme. Il étonnera de même une multitude de nations ; devant lui les rois resteront bouche bée, car ils verront ce que, jamais, on ne leur avait dit, ils découvriront ce dont ils n’avaient jamais entendu parler.

Qui aurait cru ce que nous avons entendu ? Le bras puissant du Seigneur, à qui s’est-il révélé ? Devant lui, le serviteur a poussé comme une plante chétive, une racine dans une terre aride ; il était sans apparence ni beauté qui attire nos regards, son aspect n’avait rien pour nous plaire. Méprisé, abandonné des hommes, homme de douleurs, familier de la souffrance, il était pareil à celui devant qui on se voile la face ; et nous l’avons méprisé, compté pour rien.

En fait, c’étaient nos souffrances qu’il portait, nos douleurs dont il était chargé. Et nous, nous pensions qu’il était frappé, Or, c’est à cause de nos révoltes qu’il a été transpercé, à cause de nos fautes qu’il a été broyé. Le châtiment qui nous donne la paix a pesé sur lui : par ses blessures, nous sommes guéris. Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait son propre chemin. Mais le Seigneur a fait retomber sur lui nos fautes à nous tous.

Maltraité, il s’humilie, il n’ouvre pas la bouche : comme un agneau conduit à l’abattoir, comme une brebis muette devant les tondeurs, il n’ouvre pas la bouche. Arrêté, puis jugé, il a été supprimé. Qui donc s’est inquiété de son sort ? Il a été retranché de la terre des vivants, frappé à mort pour les révoltes de son peuple. On a placé sa tombe avec les méchants, son tombeau avec les riches ; et pourtant il n’avait pas commis de violence, on ne trouvait pas de tromperie dans sa bouche. Broyé par la souffrance, il a plu au Seigneur. S’il remet sa vie en sacrifice de réparation, il verra une descendance, il prolongera ses jours : par lui, ce qui plaît au Seigneur réussira.

Par suite de ses tourments, il verra la lumière, la connaissance le comblera. Le juste, mon serviteur, justifiera les multitudes, il se chargera de leurs fautes. C’est pourquoi, parmi les grands, je lui donnerai sa part, avec les puissants il partagera le butin, car il s’est dépouillé lui-même jusqu’à la mort, et il a été compté avec les pécheurs, alors qu’il portait le péché des multitudes et qu’il intercédait pour les pécheurs. (Is 52, 13 – 53, 12)

Source de l’imageVenerdi Santo : PASSIONE DEL SIGNORE    sur le site → Testi – QUMRAN NET – Materiale pastorale online

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Ce fut une lourde épreuve pour la foi lorsque le peuple juif fut déporté, la ville sainte occupée et le Temple détruit. Car si Yahvé  n’était pas le Sauveur d’Israël, il n’était plus rien. Le premier paragraphe rapporte les paroles de Yahvé et c’est le peuple qui répondit par la bouche du prophète. Le Seigneur sauve par la souffrance des innocents et principalement par le sacrifice volontaire de celui qui accepte de prendre sur lui le péché du monde.

En écrivant ces lignes, ke prophète Isaïe pensa aux Juifs exilés à Babylone : ils étaient méprisés. Cependant ils n’avaient pas mérité ce mépris à cause de leurs péchés. Ils subirent cette déportation à cause des péchés d’Israël. Mais Yahvé les sauva en faisant de ce peuple le germe d’un peuple saint : il vit une descendance extraordinaire. Cette merveille de Yahvé surpassa toutes les autres et, les rois, en les voyant, furent émerveillés.

Les autres paragraphes se réfèrent à l’humiliation du peuple Juif qui, à cette époque, comme aujourd’hui, fut l’instrument du salut. Si nous y regardons de plus près, ce texte traça avant le temps l’image de Dieu fait homme qui s’abaissa avant de mourir sur une croix. Quand nous lisons dans les évangiles de Mathieu, de Jean et de Luc, la Passion du Christ nous y voyons combien ces évangélistes furent frappés par la ressemblance entre le jugement et la mort de Jésus et ce qu’Isaïe annonça.

En parlant de Jésus, les apôtres se rapportèrent plusieurs fois à ce texte : « Le passage de l’Écriture qu’il lisait était celui-ci: Il a été mené comme une brebis à la boucherie; Et, comme un agneau muet devant celui qui le tond, Il n’a point ouvert la bouche. »b (Ac 8, 32) Qui pouvait croire ce que nous venons d’apprendre ? Comment les personnes qui entendirent Pierre, Paul et Jean acceptèrent leur proclamation d’un sauveur crucifié ?

Offrir notre vie en sacrifice de pardon : plusieurs passages dans la Bible nous invite à le faire quand nous souffrons injustement : « Prédestiné avant la fondation du monde, et manifesté à la fin des temps, à cause de vous, » (1 P 1.20) Mais seul le Christ remplit cette mission de rédemption du commencement ç la fin de sa vie : « Car, lorsque nous étions encore sans force, Christ, au temps marqué, est mort pour des impies. » (Rm 5, 6)

Le juste, mon serviteur, fera une multitude de justes (Is 53 11b) : Jésus fit allusion à ce verset au cours de son dernier repas. Le sang de l’Alliance fut répandu pour la multitude” (Mc 14,24) Dès le premier jour, l’Eucharistie est apparue comme un sacrifice. Jésus institua l’Eucharistie au cours du repas pascal des Juifs, repas associé au sacrifice de l’agneau pascal. Jésus prit la place de l’agneau pascal, mystère que Jean Baptiste comprit dès sa première rencontre avec Jésus : «Voici l’agneau de Dieu qui enlève le péché du monde.» (Jn 1,29)

L’agneau pascal fut le mémorial de la rédemption d’Israël. Yahvé a été le Rédempteur d’Israël : il le sauva de l’esclavage. Il fit  sortir son peuple d’Égypte. Le repas pascal était le rappel de cette libération. Mais dans l’Ancien Testament, le sang de l’Alliance provient donc d’un autre sacrifice que celui de l’agneau pascal. Jésus , pour nous faire comprendre ce qu’est l’Eucharistie, la rapproche de ces deux sacrifices !

Compléments

◊ Venerdi Santo → PASSIONE DEL SIGNORE

◊ Vendredi Saint → Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. (Jn 15,13)

◊ Celui qui a porté nos souffrances et nos péchés  est cause de notre salut.  → Vendredi Saint

Liens externes

◊ Catéchèse avec KT42 → Activités, caté : la Passion, la mort du Christ

◊ Diaporama → Un chemin de croix pour les enfants

Les sacrifices dans la Bible

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Jeudi saint : Le Seigneur m’a consacré par l’onction, il m’a envoyé annoncer la bonne nouvelle aux humbles.

Posté par diaconos le 26 mars 2018

Messe Chrismale

La messe chrismale a lieu durant la Semaine Sainte ; elle a lieu le plus souvent le Jeudi Saint au matin. Mais elle peut être transférée à un autre jour, pourvu qu’elle soit proche de Pâques. Durant la messe chrismale, l’évêque bénit les autres huiles saintes et consacre le Saint Chrême. Cette huile servira dès les baptêmes de Paques puis tout au long de l’année pour les sacrements du baptême, de la confirmation et de l’ordre.

Lecture du livre du prophète Isaïe au chapitre soixante et un

La dernière leçon de Jésus à tous ses disciples est une leçon de service. En lavant les pieds à ceux-ci, Jésus ne s'abaisse pas ; il les élève. Il confère à tous la qualité de "seigneur". Par sa mort, il redonnera à tous les êtres humains leur pleine dignité d'enfants de Dieu, et l'égalité de tous et de toutes devant leur Père des cieux. En nous invitant à faire ce qu'il a fait lui-même, Jésus ne nous invite pas simplement à être disposés à donner notre vie pour lui mais à donner la vie à tous nos frères et soeurs en travaillant pour que la dignité de tous soit reconnue. Dans notre bonne volonté d’être ce soir avec le Christ, restons modestes dans nos promesses et engagements : disons-lui notre désir de le suivre et d’aimer à son exemple. homélie prononcée dans les églises de Morialmé et Oret le 5 avril 2007 170 En

La dernière leçon de Jésus à tous ses disciples est une leçon de service. En lavant les pieds à ceux-ci, Jésus ne s’abaisse pas ; il les élève. Il confère à tous la qualité de « seigneur ». Par sa mort, il redonnera à tous les êtres humains leur pleine dignité d’enfants de Dieu, et l’égalité de tous et de toutes devant leur Père des cieux. En nous invitant à faire ce qu’il a fait lui-même, Jésus ne nous invite pas simplement à être disposés à donner notre vie pour lui mais à donner la vie à tous nos frères et sœurs en travaillant pour que la dignité de tous soit reconnue. Restons modestes dans nos promesses et engagements : disons-lui notre désir de le suivre et d’aimer à son exemple. Dieu est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé annoncer la bonne nouvelle aux humbles, guérir ceux qui ont le cœur brisé, proclamer aux captifs leur délivrance, aux prisonniers leur libération, proclamer une année de bienfaits accordée par le Seigneur, et un jour de vengeance pour notre Dieu, consoler tous ceux qui sont en deuil, ceux qui sont en deuil dans Sion, mettre le diadème sur leur tête au lieu de la cendre, l’huile de joie au lieu du deuil, un habit de fête au lieu d’un esprit abattu.

Vous serez appelés « Prêtres du Seigneur » ; on vous dira « Servants de notre Dieu ». Loyalement, je vous donnerai la récompense, je conclurai avec vous une alliance éternelle. Vos descendants seront connus parmi les nations, et votre postérité, au milieu des peuples. Qui les verra pourra reconnaître la descendance bénie du Seigneur. (Is 61, 1-3a.6a.8b-9)

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 C’est celui que le Seigneur consacra par l’onction qui fut le Sauveur  qui réalisa le magnifique avenir promis à Sion. L’onction est la marque de la communication des dons du Saint-Esprit. Ce fut par cette cérémonie que les prêtres, les rois et quelquefois les prophètes étaient introduits dans leur charge : « Voici mon serviteur, que je soutiendrai, Mon élu, en qui mon âme prend plaisir. J’ai mis mon esprit sur lui ; Il annoncera la justice aux nations. » (Is 42, 1)

Ce don se réalisa pour Jésus au moment de son baptême. Jean rendit ce témoignage : « J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et s’arrêter sur lui. » (Jn 1, 32) Le nom de Messie vient en hébreu du verbe oindre. Jésus lui-même déclara  être le personnage annoncé dans cet extrait du livre d’Isaïe, quand il dit, après avoir lu le commencement de ce discours dans la synagogue de Nazareth : « Cette parole est accomplie aujourd’hui, et vous l’entendez (Luc 4.16-21).

La bonne nouvelle signifie la même chose que le mot grec évangile ; c’est le terme qui désigne dans le Nouveau Testament la prédication de Jésus. Ce message s’adresse tout spécialement aux débonnaires, ordinairement foulés et malheureux en ce monde  : « 5Heureux les débonnaires, car ils hériteront la terre !. » (Mt 5, 5) L’annonce d’une année de bienfait fit allusion à l’institution du jubilé, dans laquelle le prophète Isaïe vit un type de la délivrance messianique

L’année de jubilé, instituée par la loi, revenait tous les cinquante ans (à l’expiration de sept périodes sabbatiques). Les esclaves israélites devaient cette année-là être mis en liberté ; ceux qui avaient dû vendre leurs biens rentraient en possession de leur patrimoine : « Et vous sanctifierez la cinquantième année, vous publierez la liberté dans le pays pour tous ses habitants: ce sera pour vous le jubilé; chacun de vous retournera dans sa propriété, et chacun de vous retournera dans sa famille. La cinquantième année sera pour vous le jubilé: vous ne sèmerez point, vous ne moissonnerez point ce que les champs produiront d’eux-mêmes, et vous ne vendangerez point la vigne non taillée.  » (Lv 25, 10-11)

La vengeance, le châtiment des ennemis de Dieu et de son peuple, fut inséparable du salut des fidèles. La grâce de Dieu envers les siens se manifesta par le jugement du monde qui les opprima : « Dites à ceux qui ont le cœur troublé : Prenez courage, ne craignez point ; Voici votre Dieu, la vengeance viendra, La rétribution de Dieu ; Il viendra lui-même, et vous sauvera. » (Is 35, 4) Le  châtiment fut rapide. 

À cette époque on mettait de la cendre sur sa tête en signe de deuil, et il était d’usage de se couronner dans les fêtes. Avant un banquet, on oignait la tête des invités avec l’huile de joie : « Tu dresses devant moi une table, en la présence de mes ennemis ; tu as oint ma tête d’huile, ma coupe est comble. » (Ps 45, 8)

♥   Compléments

 ♥ Giovedi Santo →  Cena del Signore

◊ L’Eucharistie est le sacrement de l’amour → Jeudi Saint : fête de l’institution de l’Eucharistie

◊ Fête de l’institution de l’Eucharistie →  Jeudi Saint : le grand commandement de la charité

◊ Il Vangelo secondo Giovanni → La lavanda dei piedi (Gv 13, 1-15)

◊ Homélie → L’heure est venue, l’heure de Jésus ! (Jn 13, 1-15)

Lien externe

Marie-Noëlle Thabut nous met en marche vers Pâques,

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Mercredi saint : Je n’ai pas caché ma face devant les outrages

Posté par diaconos le 25 mars 2018

Juda Iscariote livra Jésus pour trente sicles d'ârgent

Juda Iscariote livra Jésus pour trente sicles d’argent

Extrait du livre du prophète Isaïe au chapitre cinquante

Le Seigneur mon Dieu m’a donné le langage des disciples, pour que je puisse, d’une parole, soutenir celui qui est épuisé. Chaque matin, il éveille, il éveille mon oreille pour qu’en disciple, j’écoute. Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille, et moi, je ne me suis pas révolté, je ne me suis pas dérobé. J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m’arrachaient la  barbe. Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats. Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ; c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages, c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure  comme pierre : je sais que je ne serai pas confondu. Il est proche, Celui qui me justifie. Quelqu’un veut-il plaider contre moi ? Comparaissons ensemble ! Quelqu’un veut-il m’attaquer en justice ? Qu’il s’avance vers moi ! Voilà le Seigneur mon Dieu, il prend ma défense ; qui donc me condamnera ? (Is 50, 4-9a)

Source de l’image → JÉSUS-CHRIST : le Sauveur Promis (Ubdavid.org)

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Le serviteur de Yahvé prit la parole. Le Seigneur la prépara pour que son serviteur puisse l’accomplir sans faiblir devant la persécution. À ce discours le prophète Isaïe ajouta quelques paroles d’encouragement pour les personnes  qui obéirent à la voix du serviteur, et de menace pour celles qui s’opposèrent à lui. Ce serviteur remplit la mission qui lui fut assignée :  « Car ainsi parle l’Éternel: C’est gratuitement que vous avez été vendus, Et ce n’est pas à prix d’argent que vous serez rachetés. (Is 52, 3)

Pour l’en rendre capable, Yahvé le prit à son école, et chaque matin lui donna la leçon qu’il enseigna à son tour à d’autres. Yahvé parla à son serviteur comme à Moïse : « Écoutez bien mes paroles ! Lorsqu’il y aura parmi vous un prophète, c’est dans une vision que moi, l’Éternel, je me révélerai à lui, c’est dans un songe que je lui parlerai. Il n’en est pas ainsi de mon serviteur Moïse. Il est fidèle dans toute ma maison. Je lui parle bouche à bouche, je me révèle à lui sans énigmes, et il voit une représentation de l’Éternel. Pourquoi donc n’avez-vous pas craint de parler contre mon serviteur, contre Moïse?

Plusieurs siècles plus tard Jésus dit aux juifs : « Quand vous aurez élevé le Fils de l’homme, alors vous connaîtrez ce que je suis, et que je ne fais rien de moi-même, mais que je parle selon ce que le Père m’a enseigné. » (Jn 8, 28)  

J’ai livré mon dos à ceux qui me frappaient et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe ; je n’ai point dérobé mon visage aux outrages et aux crachats. » (Is 50, 6) Cette situation se réalisa plusieurs fois dans la vie des prophètes. Ce fut le cas pour le prophète Job :  » Ils ont horreur de moi, ils se détournent, Ils me crachent au visage. » (Jb 30, 10). Le prophète Jérémie en fit durement l’expérience.

Il fut torturé par Pashkhur, un des premiers sacrificateurs qui prophétisa le mensonge qui, à la différence de Jérémie, jouissait de toute la faveur du peuple. Mais c’est en Jésus qu’il  euy son réel accomplissement : « Et ils crachaient contre lui, prenaient le roseau, et frappaient sur sa tête. » (Mt 27, 30)  Jésus, lui-même  reconnut; dans cet extrait du livre d’Isaïe,  la prédiction de ses propres souffrances : « Voici, nous montons à Jérusalem, et tout ce qui a été écrit par les prophètes au sujet du Fils de l’homme s’accomplira. Car il sera livré aux païens; on se moquera de lui, on l’outragera, on crachera sur lui. » (Lc 18, 31-32)

C’est un extrait de l’évangile selon Matthieu qui sera lu lors de la messe de ce mercredi  saint. (Mt 26, 14-25) Judas avait laissé s’enraciner dans son cœur une passion qui, alimentée par un manque de droiture, le conduisit par degrés à l’hypocrisie, à l’injustice, au vol. Ce furent les paroles de Jésus prononcées au sujet de Marie qui irritèrent Judas et déterminèrent sa trahison : « Pourquoi n’a-t-on pas vendu ce parfum trois cents deniers, pour les donner aux pauvres? Il disait cela, non qu’il se mît en peine des pauvres, mais parce qu’il était voleur, et que, tenant la bourse, il prenait ce qu’on y mettait. » (Jn 12, 5-6)

Au cours de son dernier repas, à Jérusalem, Jésus annonça à ses disciples qu’il sera trahit. Judas Iscariote alla auprès des principaux sacrificateurs, au service du Temple de Jérusalem, pour proposer de leur livrer Jésus contre de l’argent : « Que voulez-vous me donner, et je vous le livrerai ? (Mt 26, 15)  Ils lui pesèrent trente pièces d’argent : «  Si vous le trouvez bon, donnez-moi mon salaire ; sinon, ne le donnez pas. Et ils pesèrent pour mon salaire trente sicles d’argent. » (Za 11, 12)

Ces trente pièces d’argent qui étaient des sicles, équivalant à environ 15, 24€. C’était le plus bas prix d’un esclave. Judas dut se contenter de ce prix  : « Alors s’accomplit ce qui avait été annoncé par Jérémie, le prophète : Ils ont pris les trente pièces d’argent, la valeur de celui qui a été estimé, qu’on a estimé de la part des enfants d’Israël; et ils les ont données pour le champ du potier, comme le Seigneur me l’avait ordonné. » (Mt 27, 9-10) Cet argent fut pris dans le trésor du temple, qui servait à acheter les victimes.

Compléments

◊ Un Seigneur serviteur → La passion et la résurrection du Christ constituent le centre de notre foi

◊ L’eucharistie est le sacrement de l »amour → Jeudi Saint : fête de l’institution de l’Eucharistie

♥  Il Vangelo di Nostro Signore Gesù Cristo, secondo Giovanni →La lavanda dei piedi (Gv 13, 1-15)

◊ Jeudi-Saint → l’heure est venue, l’heure de Jésus ! (Jn 13, 1-15)

Lien externe

La trahison de Judas Iscariote

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