Dieu l’a ressuscité d’entre les morts (Ac 13, 30)

Posté par diaconos le 29 mars 2015

Extrait des actes des apôtres  au chapitre treize

Si le Christ n'est pas ressuscité, notre foi est vaine

Si le Christ n’est pas ressuscité, notre foi est vaine

13 Paul et ceux qui l’accompagnaient s’embarquèrent à Paphos et arrivèrent à Pergé en Pamphylie. Mais Jean-Marc les abandonna pour s’en retourner à Jérusalem.

14 Quant à eux, ils poursuivirent leur voyage au-delà de Pergé et arrivèrent à Antioche de Pisidie. Le jour du sabbat, ils entrèrent à la synagogue et prirent place.
15 Après la lecture de la Loi et des Prophètes, les chefs de la synagogue leur envoyèrent dire : « Frères, si vous avez une parole d’exhortation pour le peuple, parlez. »
16 Paul se leva, fit un signe de la main et dit : « Israélites, et vous aussi qui craignez Dieu, écoutez :
17 Le Dieu de ce peuple, le Dieu d’Israël a choisi nos pères ; il a fait grandir son peuple pendant le séjour en Égypte et il l’en a fait sortir à bras étendu.
18 Pendant une quarantaine d’années, il les a supportés au désert
19 et, après avoir exterminé tour à tour sept nations au pays de Canaan, il a partagé pour eux ce pays en héritage.
20 Tout cela dura environ quatre cent cinquante ans. Ensuite, il leur a donné des juges, jusqu’au prophète Samuel.
21 Puis ils demandèrent un roi, et Dieu leur donna Saül, fils de Kish, homme de la tribu de Benjamin, pour quarante années.
22 Après l’avoir rejeté, Dieu a, pour eux, suscité David comme roi, et il lui a rendu ce témoignage : J’ai trouvé David, fils de Jessé ; c’est un homme selon mon cœur qui réalisera toutes mes volontés.
23 De la descendance de David, Dieu, selon la promesse, a fait sortir un sauveur pour Israël : c’est Jésus,
24 dont Jean le Baptiste a préparé l’avènement, en proclamant avant lui un baptême de conversion pour tout le peuple d’Israël.
25 Au moment d’achever sa course, Jean disait : “Ce que vous pensez que je suis, je ne le suis pas. Mais le voici qui vient après moi, et je ne suis pas digne de retirer les sandales de ses pieds.”
26 Vous, frères, les fils de la lignée d’Abraham et ceux parmi vous qui craignent Dieu, c’est à nous que la parole du salut a été envoyée.
27 En effet, les habitants de Jérusalem et leurs chefs ont méconnu Jésus, ainsi que les paroles des prophètes qu’on lit chaque sabbat ; or, en le jugeant, ils les ont accomplies.
28 Sans avoir trouvé en lui aucun motif de condamnation à mort, ils ont demandé à Pilate qu’il soit supprimé.
29 Et, après avoir accompli tout ce qui était écrit de lui, ils l’ont descendu du bois de la croix et mis au tombeau.
30 Mais Dieu l’a ressuscité d’entre les morts.
31 Il est apparu pendant bien des jours à ceux qui étaient montés avec lui de Galilée à Jérusalem, et qui sont maintenant ses témoins devant le peuple.
32 Et nous, nous vous annonçons cette Bonne Nouvelle : la promesse faite à nos pères,
33 Dieu l’a pleinement accomplie pour nous, leurs enfants, en ressuscitant Jésus, comme il est écrit au psaume deux : Tu es mon fils ; moi, aujourd’hui, je t’ai engendré.
34 De fait, Dieu l’a ressuscité des morts sans plus de retour à la condition périssable, comme il l’avait déclaré en disant : Je vous donnerai les réalités saintes promises à David, celles qui sont dignes de foi.
35 C’est pourquoi celui-ci dit dans un autre psaume : Tu donneras à ton fidèle de ne pas voir la corruption.
36 En effet, David, après avoir, pour sa génération, servi le dessein de Dieu, s’endormit dans la mort, fut déposé auprès de ses pères et il a vu la corruption.
37 Mais celui que Dieu a ressuscité n’a pas vu la corruption.
38 Sachez-le donc, frères, grâce à Jésus, le pardon des péchés vous est annoncé ; alors que, par la loi de Moïse, vous ne pouvez pas être délivrés de vos péchés ni devenir justes,
39 par Jésus, tout homme qui croit devient juste.
40 Prenez donc garde de ne pas être atteints par ce qui a été dit dans les Prophètes :
41 Vous, les arrogants, regardez, soyez dans la stupeur, disparaissez, car je fais une œuvre en votre temps, une œuvre à laquelle vous ne croiriez pas si on vous la racontait. »
42 À leur sortie de la synagogue, les gens les invitaient à leur parler encore de tout cela le prochain sabbat.
43 Une fois l’assemblée dispersée, beaucoup de Juifs et de convertis qui adorent le Dieu unique les suivirent. Paul et Barnabé, parlant avec eux, les encourageaient à rester attachés à la grâce de Dieu.
« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

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Embarqués à Paphos , Paul et ses compagnons se rendirent à Pergée en Pamphylie . Là, Jean les quitta  pour retourner à Jérusalem. (v 13) Paul et Barnabas remontèrent jusqu’à Antioche de Pisidie. Ils entrèrent , le jour du sabbat, dans la synagogue, dont les chefs les avaient invités  à parler. (v v 13-15.)

Paul se leva, réclama le silence et commença un discours (v 16)  : il rappela à l’assemblée comment Dieu élut Israël et le fit sortir d’Égypte, lui donna le pays de Canaan et lui donna des juges jusqu’à Samuel. (v 16 à v 20). Il  poursuivit son exposé en rappelant comment Dieu leur donna un roi en la personne de Saül pour quarante ans et ensuite David. (v 21-v 22) De la famille de David, Dieu accomplit la promesse en suscitant un Sauveur à Israël : c’est Jésus. (v 23) Sa venue fut précédée d’un appel à la repentance, que Jean-Baptiste adressa au peuple au cours de son ministère exercé humblement. (v 24)

Dans la deuxième partie de son discours, Paul déclara que le salut annoncé par les Écritures  est adressé à tous parce que les prophéties ont été accomplies par les magistrats de Jérusalem, qui  condamnèrent Jésus, le firent condamné à mort par Pilate et le mirent dans un tombeau. (v 26-v 29.)

Après sa résurrection, Jésus apparut pendant plusieurs jours à ses apôtres, qui furent ensuite ses témoins en Judée. (v 31) Paul et Barnabas, qui l’accompagnaient,  proclamèrent que Dieu a tenu la promesse faite aux pères. La résurrection de Jésus  a réellement eu lieu et est définitive : c’est ce qui ressort des passages d’Isaïe et du Psaume 16, qui sont cités par Paul (v 33-v 35)

Paul annonça  à ses auditeurs la rémission des péchés qui leur est acquise par le Christ ressuscité : en lui, tout croyant est assuré de cette entière justification que ne donne pas l’observation de la loi. (v 38-v 39.) Paul termina  son discours par un avertissement emprunté à Habacuc :  « Regardez parmi les nations et voyez ; soyez étonnés, stupéfaits, car je vais faire en vos jours une œuvre que vous ne croiriez point si on vous la racontait. » (Hk 1,5)

Les versets 28 à 31, une suite de faits historiques mentionnés dans les Actes des apôtres,  se retrouvent dans le Credo que nous récitons, souvent sans y prêter attention, lors des messes dominicales : « …a souffert sous Ponce Pilate, a été crucifié, est mort et a été enseveli, est descendu aux enfers ; le troisième jour est ressuscité des morts… »

Le christianisme est  un mouvement historique et géographique : ça c’est passé, il y a plus de deux mille ans à Jérusalem. De Jérusalem à Antioche  en Pisidie (v 14), des témoins de l’Église à ses débuts jusqu’à nous, le même Credo est reçu. Demandons à Dieu, dans notre prière, d’être des maillons de la transmission de la foi, là où nous vivons et plus particulièrement dans notre famille. (v 43)

Jésus est l’accomplissement de l’Ancien Testament, l’achèvement de projet divin que lisaient les juifs, chaque Sabbat, dans leurs  synagogues. Jésus, le ressuscité, c’est la bonne nouvelle. Osons le proclamer sans honte…

Christ est vraiment ressuscité, il est vivant, j’y crois vraiment !

« Si nous croyons que Jésus est mort et qu’il est ressuscité, croyons aussi que Dieu ramènera par Jésus et avec lui ceux qui sont morts. » (Th 4, 14) 

Compléments

◊ Archive à consulter → Annoncer le Christ mort et ressuscité

◊ Trouver la paix du cœur en se confiant à Dieu → Quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé (Rm 10,13)

 http://diaconos.i.d.f.unblog.fr/files/2008/11/cadeau.jpg   Idée cadeau   →   Amazon.fr : Diacre Michel Houyoux : Livres

Liens externes

◊ Du site « Idées-Caté » → Evangile de la Résurrection: Marc 16, 1-8

L’Église proclame que Jésus est ressuscité des morts

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La passion et la résurrection du Christ constituent le centre de notre foi

Posté par diaconos le 28 mars 2015

Dimanche des rameaux et de la passion

Avec le dimanche des Rameaux, commence la grande semaine, celle que l'on appelle "La Semaine Sainte".Elle bouleverse tous nos plans et est un raccourci de tous les drames de l'humanité. Cette semaine le Fils de Dieu se laisse enfermer dans la mort ; dimanche prochain, le jour de Pâques, nous fêterons sa sortie , transfiguré, du tombeau.

Avec le dimanche des Rameaux, commence la grande semaine, celle que l’on appelle « La Semaine Sainte ».Elle bouleverse tous nos plans et est un raccourci de tous les drames de l’humanité. Cette semaine le Fils de Dieu se laisse enfermer dans la mort ; dimanche prochain, le jour de Pâques, nous fêterons sa sortie , transfiguré, du tombeau.

Relève-toi… debout les morts ! C’est l’heure de la Vie ! Les coups durs, les découragements qui nous mettent à terre ne sauraient avoir le dernier mot.

Bouge !  Ça craque un peu aux articulations quand nous restons trop longtemps dans une même attitude, dans les mêmes habitudes. À   quelques jours de Pâques, sortons de notre tombeau, sortons de nous-mêmes, sortons de nos idées reçues, de nos fonctionnements, de nos sécurités.

Allons dehors, humer le vent du large qui nous appelle à plus, au risque, à la nouveauté, à l’inconnu, à la différence… Suivons le fil de la vie dans les évènements heureux et malheureux qui affectent notre quotidien. Suivons Jésus sur des chemins d’humanité, de croissance. Suivons-le sans crainte sur les voies que nous ne voulions pas emprunter : il est le chemin, la vérité et la vie : suivons-le donc avec confiance.

* Source de l’image → Actualité de la paroisse Saint Pierre de l’Océan (France)

Jésus entra à Jérusalem monté sur un ânon

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Mise en condition

Nous voici à la veille d’une nouvelle Semaine Sainte. Comme chaque année, nous méditerons les mêmes textes, nous revivrons les mêmes gestes auxquels la liturgie nous invite. Sans doute les événements de nos vies, heureux ou malheureux, donneront un autre poids et une autre saveur à ces jours particuliers. La semaine sainte est le cœur de toute l’année liturgique.

L’Église de Jérusalem, dès l’an 383, invita les pèlerins à vivre l’entrée triomphale de Jésus dans cette ville. Un peu partout dans le monde, des processions manifesteront, ce jour, que le Christ est entré librement dans sa gloire par le douloureux passage de la souffrance et de la mort. Pour ce dimanche, les ornements liturgiques sont rouges. Cette couleur est à la fois le signe de la Royauté de Jésus et de sa passion.

Si nous venons à l’église ce dimanche pour acclamer le Christ avec nos rameaux (notre buis..) et réentendre le récit de sa Passion, nous serons engagés à vivre toute cette semaine intimement liés au Christ. Chaque jour de la semaine sainte, nous avons à faire mémoire de l’amour du Christ qui nous sauve et pour vivre vraiment avec le Christ, cette  Semaine sainte », nous sommes invités à participer aux grandes célébrations liturgiques du Triduum Pascal (Jeudi Saint, Vendredi Saint et Veillée Pascale.

Références dans la Bible : Is 50, 4-7 ; Psaume 22 ; Ph 2, 6-11 ; Mc 14, 1-15.47

Non pas ce que je veux, mais ce que Tu veux

Jésus a passé sa vie à écouter et à aider les démunis qui se présentaient à lui. Mais c’est à présent l’heure implacable, celle d’une destinée librement acceptée. Ce qui frappe dans la narration de Marc, c’est d’abord la solitude de plus en plus épaisse dans laquelle s’enfonce Jésus. Dans son agonie, ses trois amis, invités à veiller, se réfugient dans le sommeil. Lors de l’arrestation, les onze prennent la fuite sous les oliviers. Pierre le renie. Solitude atroce de la croix enfin.

 » Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? « 

 À cette solitude s’ajoute le silence de Jésus : pas un mot à Judas, silence devant Caïphe, mutisme face à Pilate. Cette solitude et ce silence montent pourtant que Jésus ne fait qu’un avec son Père dans l’amour :   » Non pas ce que je veux, mais ce que tu veux. » dit-il à Gethsémani.

Deux signes inattendus en témoignent : le premier est le rideau d’entrée du Temple se déchirant de haut en bas (Mc 15, 38), signe de la fin prochaine du culte dans ce sanctuaire et du libre accès auprès de Dieu. Le second est la profession de foi du centurion de garde.  » Voyant qu’il avait ainsi expiré, il dit : Vraiment cet homme était le Fils de Dieu. » (Mc 15, 39) Si scandaleuse que soit la croix, elle n’en révèle pas moins le Fils de Dieu.

 Les souffrances morales et physiques, puis la mort que Jésus a dû assumer nous révèlent à la fois jusqu’où le mal peut aller en nous et jusqu’où Dieu va dans l’amour. Le mal et l’amour se conjuguent au présent : les tentations subies par les proches de Jésus, leur aveuglement ou leur paresse, leurs infidélités ou leurs lâchetés sont aussi les nôtres et celles de nos communautés chrétiennes. C’est trop souvent l’indifférence ou une série d’excuses incontournables qui répondent aux appels de Jésus à la prière.

En sa Passion, Jésus ne cessa de prier. Ses deux prières, celle de Gethsémani et celle du Golgotha, Jésus les fit en araméen, sa langue maternelle, sa langue de petit enfant quand Marie lui apprenait à prier. Aide-moi,  Seigneur, à oser prier quand je souffre, pour dire comme toi :  » Éloigne de moi cette souffrance. Pas ce que je veux, mais ce que Tu veux. »

 L’appât du gain, l’utilisation d’une main d’œuvre mal payée, le gaspillage des richesses … peuvent nous conduire à de vraies trahisons de l’Évangile, sans que nous ressentions le moindre remords. Pierre lui-même s’est publiquement désolidarisé de Jésus jusqu’à le renier trois fois, en jurant ne pas le connaître.

 Les disciples l’abandonnèrent et s’enfuirent tous. Serions-nous peut-être, et en toutes circonstances, plus fidèles que ces infidèles ? Plus audacieux et plus résolus que ces fuyards ? Manifestement, le Christ ne cesse d’être crucifié !

 La passion et la résurrection du Christ constituent le centre de notre foi et notre soutien dans les inévitables épreuves de la vie quotidienne. Aurons-nous  le courage de marcher aux côtés de Jésus ? Bonne Semaine Sainte !

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Michel Houyoux, diacre permanent

Compléments

◊  Gesù Superstar →  Commemorazione dell’Ingresso di Gesù in Gerusalemme (Mc 11, 1-10)

◊ Méditation → Le dimanche des Rameaux et de la Passion

Liens externes

♥  Du Père Jean Compazieu → La semaine sainte est le sommet de l’année liturgique

♥  Du site « Idées-Caté » → Le temps de Pâques: semaine sainte

Du mouvement eucharistique des jeunes → L’entrée de Jésus à Jérusalem

L’entrée royale de Jésus à Jérusalem

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Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. (Jn 15,13)

Posté par diaconos le 27 mars 2013

Vendredi Saint

Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu'on aime. (Jn 15,13) dans fêtes religieuses gesu-di-fronte-a-pilato

on emmena Jésus de chez Caïphe au palais de Pilate. C'était le matin. Les Juifs n'entrèrent pas eux-mêmes dans le palais, car ils voulaient éviter une souillure qui les aurait empêchés de manger l'agneau pascal. Pilate vint au dehors pour leur parler : « Quelle accusation portez-vous contre cet homme ? » Ils lui répondirent :« S'il ne s'agissait pas d'un malfaiteur, nous ne te l'aurions pas livré. » Pilate leur dit : « Reprenez-le, et vous le jugerez vous-mêmes suivant votre loi. » Les Juifs lui dirent : « Nous n'avons pas le droit de mettre quelqu'un à mort. » Ainsi s'accomplissait la parole que Jésus avait dite pour signifier de quel genre de mort il allait mourir. Alors Pilate rentra dans son palais, appela Jésus et lui dit : « Es-tu le roi des Juifs ? »

Source de l’image : spirito santo – QUMRAN NET

Le Vendredi Saint l’Église célèbre la Passion et la mort de Jésus Christ sur la croix. L’Église nous demande surtout de croire que, par sa mort, le Christ nous apporte la certitude de notre résurrection.

Dans toutes les églises du monde, ce jour, il n’y aura pas de messe  ; il y aura cependant une célébration liturgique dont la lecture principale sera le récit de la passion du Christ selon saint Jean.

Après la lecture de la passion et une brève homélie, commence la grande prière universelle de l’Église. Parmi les intentions et les prières proposées, on peut choisir celles qui conviennent le mieux.

La prière universelle achevée, il ya aura la vénération de la croix, en choisissant la manière le mieux adaptée à l’assemblée.

À la fin de la cérémonie, nous serons invités à recevoir, dans la communion, le corps du Christ offert pour l’humanité.

Prions

Seigneur, donne-nous un cœur pour connaître ton coeur. Un cœur de chair pour comprendre ton amour et ta peine. Donne-nous un coeur pour t’aimer. Amen

Archive

◊  Office de la croix →  Vendredi Saint

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Liens externes

Video

◊ Office de la croix au Liban

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Jeudi Saint : fête de l’institution de l’Eucharistie

Posté par diaconos le 26 mars 2013

Jeudi Saint : fête de l'institution de l'Eucharistie dans fêtes religieuses le-lavement-des-pieds1

La dernière leçon de Jésus à tous ses disciples est une leçon de service. En lavant les pieds à ceux-ci, Jésus ne s’abaisse pas ; il les élève. Il confère à tous la qualité de « seigneur ». Par sa mort, il redonnera à tous les êtres humains leur pleine dignité d’enfants de Dieu, et l’égalité de tous et de toutes devant leur Père des cieux. En nous invitant à faire ce qu’il a fait lui-même, Jésus ne nous invite pas simplement à être disposés à donner notre vie pour lui mais à donner la vie à tous nos frères et soeurs en travaillant pour que la dignité de tous soit reconnue. Dans notre bonne volonté d’être ce soir avec le Christ, restons modestes dans nos promesses et engagements : disons-lui notre désir de le suivre et d’aimer à son exemple. 

 

En instituant le repas eucharistique, juste avant sa mort, Jésus voulait donner à ses apôtres l’assurance d’une autre forme de présence : l’Eucharistie est le sacrement de l’amour, c’est l’amour jusqu’au bout. Au cours de ce repas, dans un geste inoubliable, Jésus lave les pieds de ses apôtres : il a pris lui-même un tablier de serviteur pour nous apprendre à servir nos frères et nos soeurs. Ce que Jésus a fait, nous devons le faire nous aussi, à son exemple. En ce jeudi saint, soyons solidaires de toutes les personnes qui souffrent  et prenons la décision, par exemple, de poser un geste concret envers une personne que nous visiterons à l’occasion des fêtes pascales.

C’est pendant ce repas pascal que Jésus a institué l’Eucharistie. Les Évangiles synoptiques  racontent que le premier jour des Azymes ou l’on immolait la Pâque, Jésus a envoyé ses disciples préparer le repas pascal.

Il existe deux récits un peu différents de ce repas pascal. L’ un est donné par Marc et Mathieu. Il raconte que  le soir venu tandis qu’ils étaient à table,  Jésus pris du pain, le bénit, le rompit et le leur donna en disant « Prenez, ceci est mon corps », puis, prenant une coupe, il rendit grâce et la leur donna en disant « Ceci est mon sang, le sang de l’alliance qui va être répandu pour une multitude »

L’autre est rapporté par Luc et en parti par Paul. Il raconte que Jésus prit une première coupe, il rendit grâce et dit « Prenez ceci et partagez entre vous ». Puis prenant du pain, il rendit grâce, le rompit et le leur donna en disant « Ceci est mon corps, donné pour vous; faites cela en mémoire de moi ». Il fit de même pour la coupe après le repas, disant « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang  versé pour vous »

C’est le récit de Luc qui correspond le mieux au déroulement de la Pâque juive avec plusieurs coupes et la coupe de bénédiction après le repas.

Les évangiles synoptiques et l’évangile de saint Jean disent que Jésus est mort la veille du sabbat, qu’on appelait le jour de la préparation, c’est à dire le vendredi. À la lecture des récits du dernier repas de Jésus, il y aurait une contradiction entre saint Jean et les synoptiques sur le jour de la Cène : il y avait en effet au temps de Jésus deux calendriers des fêtes qui ne situaient pas la fête de la Pâque le même jour : le calendrier populaire qui est suivi par les synoptiques et le calendrier des prêtres du temple qui est suivi par saint Jean.

Selon saint Jean, Jésus prit le repas et lava les pieds de ses disciples avant la fête de la Pâque (13/1) fête qui tombait cette année là le jour du sabbat (19/31). La crucifixion de Jésus a eu lieu le 14  Nissan à l’heure ou l’on immolait les agneaux pour la Pâque. Jésus n’a pas mangé l’agneau pascal, il est l’agneau pascal.

Selon les évangiles synoptiques, Jésus célébra la Cène le premier jour de la Pâque, le jour des Azymes, ou l’on immolait l’agneau pascal (Mc 14/12, Luc 22/7). La crucifixion  eut lieu le 15 Nissan.

Note  Nissan est le 1er mois de l’année juive et le septième mois de l’année ecclésiastique (huitième dans les années embolismiques) . Ce nom est babylonien, dérivant de l’Akkadien nisanu et ou du Sumérien nissag « Premiers fruits. La Bible désigne ce mois du nom d’Aviv, signifiant printemps. C’est un mois printanier de trente jours. C’est aussi le nom turc et arabe du mois d’avril. Dans certaines traditions chrétiennes, dites quartodécimanistes, Jésus serait décédé à 3h00 (la neuvième heure canonique) de l’après-midi du 13 Nissan, en préparation du jour de Pessa’h, et son dernier souper aurait été un Seder avant la Pâque. Selon d’autres, il serait mort le 14 Nissan, et il s’agissait du Seder de la Pâque lui-même, le jour commençant au soir chez les Israélites (voir premiers versets de la Genèse)..

 La cérémonie du lavement des pieds

La cérémonie chrétienne du lavement des pieds existait dans beaucoup de communautés monastiques. On la trouve chez les moines irlandais au IVème siècle, puis il est passé en Angleterre. Le Jeudi saint, le roi Édouard d’Angleterre en 1320 lavait les pieds à cinquante hommes pauvres. Les rois de France lavaient eux aussi les pieds à douze pauvres.

Cette cérémonie est appelée, dans le cérémonial des évêques,  « mandatum » mot latin qui signifie commandement, parce que Jésus a dit en lavant les pieds de ces disciples « Je vous donne un commandement nouveau »

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La première lecture est tirée du livre de l’Exode au chapitre 12,1-8.11-14

Commentaire : le sacrifice de l’agneau pascal s’apparente aux rites de prémices et de protection. C’était une tradition des populations nomades.

Note : Aaron est un nom surtout utilisé dans la communauté juive. Il fait référence au frère de Moshé (Moïse), le grand prêtre dont parle la Bible. Chez les juifs, la tradition du repas pascal est célébrée comme souvenir vivant de la sortie d’Égypte et profession de foi en la présence libératrice de Dieu.

01  Dans le pays d’Égypte, le Seigneur dit à Moïse et à son frère Aaron :

02  « Ce mois-ci sera pour vous le premier des mois, il marquera pour vous le commencement de l’année.

03  Parlez ainsi à toute la communauté d’Israël : le dix de ce mois, que l’on prenne un agneau par famille, un agneau par maison.

04  Si la maisonnée est trop peu nombreuse pour un agneau, elle le prendra avec son voisin le plus proche, selon le nombre des personnes. Vous choisirez l’agneau d’après ce que chacun peut manger.

05  Ce sera un agneau sans défaut, un mâle, âgé d’un an. Vous prendrez un agneau ou un chevreau.

06  Vous le garderez jusqu’au quatorzième jour du mois. Dans toute l’assemblée de la communauté d’Israël, on l’immolera au coucher du soleil.

07  On prendra du sang, que l’on mettra sur les deux montants et sur le linteau des maisons où on le mangera.

08  On mangera sa chair cette nuit-là, on la mangera rôtie au feu, avec des pains sans levain et des herbes amères.

11  Vous mangerez ainsi : la ceinture aux reins, les sandales aux pieds, le bâton à la main. Vous mangerez en toute hâte : c’est la Pâque du Seigneur.

12  Cette nuit-là, je traverserai le pays d’Égypte, je frapperai tout premier-né au pays d’Égypte, depuis les hommes jusqu’au bétail. Contre tous les dieux de l’Égypte j’exercerai mes jugements : je suis le Seigneur.

13  Le sang sera pour vous un signe, sur les maisons où vous serez. Je verrai le sang, et je passerai : vous ne serez pas atteints par le fléau dont je frapperai le pays d’Égypte.

14  Ce jour-là sera pour vous un mémorial. Vous en ferez pour le Seigneur une fête de pèlerinage. C’est une loi perpétuelle : d’âge en âge vous la fêterez. »

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

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Psaume 115, 12-13, 15-18

Commentaire :  nous aspirons à être libérés de la mort. Le psalmiste a pressenti cette libération : ses paroles pourraient être les nôtres, à nous qui buvons la coupe eucharistique, source de vie.

12  Comment rendrai-je au Seigneur tout le bien qu’il m’a fait ?

13  J’élèverai la coupe du salut, j’invoquerai le nom du Seigneur.

15  Il en coûte au Seigneur de voir mourir les siens !

16  Ne suis-je pas, Seigneur, ton serviteur, ton serviteur, le fils de ta servante, moi, dont tu brisas les chaînes ?

17  Je t’offrirai le sacrifice d’action de grâce, j’invoquerai le nom du Seigneur.

18  Je tiendrai mes promesses au Seigneur, oui, devant tout son peuple,

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

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La deuxième lecture est tirée de la première lettre de  l’Apôtre Paul aux Corinthiens au chapitre 11,  23-26

Commentaire :  à la dernière Cène, Jésus a transformé le repas de l’agneau pascal. Désormais, l’agneau c’est lui ! Mais son nouveau repas est non sanglant, il nous offre d’autres aliments, qui nous font prendre corps en lui.

23i  Frères, moi, Paul, je vous ai transmis ce que j’ai reçu de la tradition qui vient du Seigneur : la nuit même où il était livré, le Seigneur Jésus prit du pain,

24  puis, ayant rendu grâce, il le rompit, et dit : « Ceci est mon corps, qui est pour vous. Faites cela en mémoire de moi. »

25  Après le repas, il fit de même avec la coupe, en disant : « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang. Chaque fois que vous en boirez, faites cela en mémoire de moi. »

26  Ainsi donc, chaque fois que vous mangez ce pain et que vous buvez à cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne.

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

De l’Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean au chapitre 13,  1-15

Jeudi saint : l’heure est venue, l’heure de Jésus : heure de vérité, heure décisive.  » Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout.  » Cette phrase de l’Évangéliste Jean introduit le récit de la Cène, mais aussi tout le récit de la passion de Jésus jusqu’à sa dernière parole sur la croix (Jn 19,30). Ce soir encore, au cours de ce repas dont l’atmosphère ne nous est pas décrite dans le détail mais que nous imaginons d’une particulière densité, Jésus pose le geste étonnant de l’esclave et en faisant ce geste, il a une intention cachée que Pierre ne peut comprendre encore :  » Toi, Seigneur, me laver les pieds. Non ! Jamais !  » (Jn 13, 8a)
Pourtant il faut bien passer par là :  » Si je ne te lave pas, tu n’as pas de part avec moi.  » (Jn 13, 8b) Pour l’heure, il nous revient de recevoir ce signe en lequel le Seigneur se donne à voir pour ce qu’il est : un Seigneur serviteur.
Ce lavement des pieds n’est encore qu’un signe de l’amour du Christ pour les siens, dont la preuve suprême leur sera donnée par sa mort sur la croix.

Copyright 2012 by the author and Südwestdeutscher Verlag für Hochschulschriften. All rights rerseved – Saarbrücken 2012

Source → Rencontre-avec-Parole-Vie-Esprit et vie

Commentaire : jadis pour accueillir les hôtes à table, on leur lavait d’abord les pieds. À la dernière Cène, Jésus accomplit ce geste comme un double signe, annonçant notre baptême et manifestant à quel point il s’est fait serviteur.

01  Avant la fête de la Pâque, sachant que l’heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout.

02  Au cours du repas, alors que le démon a déjà inspiré à Judas Iscariote, fils de Simon, l’intention de le livrer,

03  Jésus, sachant que le Père a tout remis entre ses mains, qu’il est venu de Dieu et qu’il retourne à Dieu,

04  se lève de table, quitte son vêtement, et prend un linge qu’il se noue à la ceinture ;

05  puis il verse de l’eau dans un bassin, il se met à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge qu’il avait à la ceinture.

06  Il arrive ainsi devant Simon-Pierre. Et Pierre lui dit : « Toi, Seigneur, tu veux me laver les pieds ! »

07  Jésus lui déclara : « Ce que je veux faire, tu ne le sais pas maintenant ; plus tard tu comprendras. »

08  Pierre lui dit : « Tu ne me laveras pas les pieds ; non, jamais ! » Jésus lui répondit : « Si je ne te lave pas, tu n’auras point de part avec moi. »

09  Simon-Pierre lui dit : « Alors, Seigneur, pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête ! »

10  Jésus lui dit : « Quand on vient de prendre un bain, on n’a pas besoin de se laver : on est pur tout entier. Vous-mêmes, vous êtes purs, … mais non pas tous. »

11  Il savait bien qui allait le livrer ; et c’est pourquoi il disait : « Vous n’êtes pas tous purs. »

12  Après leur avoir lavé les pieds, il reprit son vêtement et se remit à table. Il leur dit alors : « Comprenez-vous ce que je viens de faire ?

13  Vous m’appelez ‘Maître’ et ‘Seigneur’, et vous avez raison, car vraiment je le suis.

14  Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres.

15  C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous.

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

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