La vérification de votre foi produit l’endurance, pour que vous soyez parfaits et intègres

Posté par diaconos le 12 février 2018

Extrait de la lettre de saint Jacques , chapitre un

La sagesse de Dieu est un cadeau du saint-Esprit. Avec cette sagesse, nous pouvons avancer. Comprendre les choses comme Dieu les comprends. Demandons à Dieu le don de l'intelligence pour comprendre la Parole de Jésus, comprendre la profondeur de sa parole.

La sagesse de Dieu est un cadeau du saint-Esprit. Avec cette sagesse, nous pouvons avancer. Comprendre les choses comme Dieu les comprend. Demandons à Dieu le don de l’intelligence pour comprendre la Parole de Jésus, comprendre la profondeur de sa parole. Le Seigneur me donne des conseils. C’est un autre don de l’Esprit-Saint. Accueillons ce don dans notre cœur. Avec  ce don, le Saint-Esprit nous aide à vivre en communauté. Prions le Saint-Esprit qu’il nous donne le don du Conseil. Prions-le qu’il nous aide toujours. Vas voir la vierge, elle te donneras le don du conseil. Demandez ce don pour pouvoir aider vos enfants. Demandez toujours ce don. Un autre don du Saint-Esprit nous aide dans notre faiblesse : c’est le don de la force, qui nous libère de situations particulièrement difficiles et douloureuses. Ne jamais baisser les bras, le Saint-Esprit peut nous aider avec  le don de la force.

Jacques, serviteur de Dieu et du Seigneur Jésus Christ, aux douze tribus de la Diaspora, salut ! Considérez comme une joie extrême, mes frères, de buter sur toute sorte d’épreuves. Vous le savez, une telle vérification de votre foi produit l’endurance, et l’endurance doit s’accompagner d’une action parfaite, pour que vous soyez parfaits et intègres, sans que rien ne vous manque. Mais si l’un de vous manque de sagesse, qu’il la demande à Dieu, lui qui donne à tous sans réserve et sans faire de reproches : elle lui sera donnée.

Mais qu’il demande avec foi, sans la moindre hésitation, car celui qui hésite ressemble aux vagues de la mer que le vent agite et soulève. Qu’il ne s’imagine pas, cet homme-là, qu’il recevra du Seigneur quoi que ce soit, s’il est partagé, instable dans toute sa conduite. Que le frère d’humble condition tire sa fierté d’être élevé, et le riche, d’être humilié, car il passera comme l’herbe en fleur.    En effet, le soleil s’est levé, ainsi que le vent brûlant, il a desséché l’herbe, sa fleur est tombée, la beauté de son aspect a disparu ; de même, le riche se flétrira dans toutes ses entreprises.  (Jc 1, 1-11)

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 La lettre de Jacques réunit une sélection de morceaux choisis dans l’Ancien Testament. Elle est attribuée à Jacques, le fils de Zébédée ; il est cité dans les Évangiles synoptiques (en Mc 3, 17, Mt 10, 2 et Lc 6, 14) ainsi que dans les Actes des apôtres (Ac 1, 13). Il est le frère de l’apôtre Jean. Le plus ancien des évangiles, celui de Marc, présente les deux frères comme des pêcheurs du lac de  Tibériade qui laissèrent leur barque pour suivre Jésus, épisode repris par Matthieu et Luc.

De l’histoire de la réception de cette lettre et surtout de sa reconnaissance tardive dans l’Église à ses débuts, on peut déduire que son auteur ne doit probablement être identifié à Jacques, le fils de Zébédée. Différentes observations d’ordre littéraire et théologique confirme que son auteur n’est pas le Jacques cité dans l’introduction. Mais alors, qui rédigea cette lettre ? D’après le style de la lettre, son auteur fut une personne de langue grecque instruite à l’école hellénistique, se référant aux traditions juives. Il fut un chrétien d’origine païenne de la deuxième ou troisième génération  chrétienne.

Jacques (voir l’Introduction) prit le titre de serviteur de Dieu et du Seigneur Jésus-Christ. Sa vie entière et spécialement l’office dont il s’acquitta en écrivant à ses frères furent un service, dans lequel il n’accomplit pas sa volonté ni la volonté d’autres personnes, mais la seule volonté de Dieu et de son Fils Jésus.  C’était la salutation ordinaire chez les Grecs. (Actes 23.26) mais la sincérité du langage chrétien en faisait autre chose qu’une formule de politesse et lui donnait une signification. Il plaça  Jésus, qu’il appela Seigneur à côté de Dieu, le Père. Peux-tu, toi-même, mettre ton nom en en tête d’une formulation de ce genre ? Te considères-tu serviteur ou servante de Dieu et de Jésus ?

Les douze tribus de la diaspora,  dans l’introduction de la lettre,  furent constituées d’Israélites établis hors de la terre sainte parmi les païens : « Sur quoi les Juifs dirent entre eux: Où ira-t-il, que nous ne le trouvions pas? Ira-t-il parmi ceux qui sont dispersés chez les Grecs, et enseignera-t-il les Grecs?  (Jn 7, 35) Ces Israélites avaient pour la plupart reconnu en Jésus le Messie, puisque Jacques leur écrivit comme serviteur du Seigneur Jésus Christ et en les appelant ses frères. Mais ils ne furent complètement séparés de leurs compatriotes juifs. Des Juifs de la classe aisée vinrent assister aux assemblées des chrétiens, et les chrétiens relevèrent des tribunaux juifs.

Considérez comme une joie extrême, mes frères, de buter sur toute sorte d’épreuves : « Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés. Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux. Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. » (Mt 5, 4.10.11) François d’Assise reprit ce thème et proposa la joie parfaite aux personnes qui souffrent. ll y a souvent tout ensemble épreuve et tentation ; on se se trouve alors dans une situation dangereuse. Quel paradoxe que cette exhortation  de « regarder ces souffrances comme une pure joie ».

Sache que l’épreuve de ta foi produit la patience et la persévérance : « Car l’endurance vous est nécessaire pour accomplir la volonté de Dieu et obtenir ainsi la réalisation des promesses. » (He 10, 36) Mais si  tu manques  de sagesse, demande la à Dieu qui donne à tous simplement et sans reproches, et elle lui sera donnée. (Jc 1, 5) Sache que celui qui demande en hésitant ne peut être exaucé ! Un tel homme est inconstant, sans fermeté, non seulement dans la prière, mais dans toute sa conduite.

Sache que Jésus te veux heureux, Jésus te veux joyeux :  » Afin que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite » (Jn 15, 11) Qu’est-ce qui émane de ta vie ? Joie ou tristesse ? Sois persévérant, tiens bon et surtout tu ne baisseras pas les bras. Reste un homme debout ! En pensant à tes difficultés rencontrées dans ton travail ou tes épreuves, demande à Dieu, dans ta prière, d’être ta force et ta persévérance. Que cette persévérance t’accompagne d’une conduite parfaite. Jésus l’a souvent répété : « Soyez parfait, comme le Père du ciel est parfait ! »  Avec l’aide de Jésus, essaye de suivre cet idéal. Jésus est toujours disponible pour aider quiconque fera des efforts en ce sens

Compléments

◊ Catéchèse → Heureux les pauvres de coeur : le Royaume des cieux est à eux ! (Mt 5,1)

◊ Conseil →   Si vous voulez vraiment être heureux, voilà comment il faut faire…

◊ Accueil sur mon blog → Heureux… Malheureux… (Lc 6, 17.20-26)

Liens externes

◊ Entretiens chrétiens →  Heureux ceux qui pleurent, ils seront consolés
◊ Dieu donne avec générosité→ Demander la sagesse a dieu parce qu’il donne genereusement

N’aie pas peur! Laisse -toi transformer par le Christ!

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Le lépreux habitera à l’écart, son habitation sera hors du camp

Posté par diaconos le 10 février 2018

Extrait du livre des Lévites au chapitre treize

Dans les cas de lèpre, le lépreux devait vivre en dehors de la communauté. On considérait le lépreux comme impur, et il ne pouvait plus prendre part à la vie publique ni participer aux cultes

Dans les cas de lèpre, le lépreux devait vivre en dehors de la communauté. On considérait le lépreux comme impur, et il ne pouvait plus prendre part à la vie publique ni participer aux cultes

Le Seigneur parla à Moïse et à son frère Aaron, et leur dit : « Quand un homme aura sur la peau une tumeur, une inflammation ou une pustule, qui soit une tache de lèpre, on l’amènera au prêtre Aaron ou à l’un des prêtres ses fils. Le lépreux atteint d’une tache portera des vêtements déchirés et les cheveux en désordre, il se couvrira le haut du visage jusqu’aux lèvres, et il criera : “Impur ! Impur !” Tant qu’il gardera cette tache, il sera vraiment impur. C’est pourquoi il habitera à l’écart, son habitation sera hors du camp. » (Lv 13, 1-2.45-46)

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Dans les cas de lèpre, le lépreux devait v ivre en dehors de la communauté. On considérait le lépreux comme impur, et il ne pouvait plus prendre part à la vie publique  ni participer aux cultes. À cette époque la lèpre fut considérée comme un châtiment de Dieu. Les prêtres durent , entre autres obligations, diagnostiquer les cas de lèpre et ordonner l’isolement des lépreux. Ils durent aussi constater les éventuelles guérissions et permettre au x lépreux de retourner dans leur communauté. Jésus le rappela quand il guérit des lépreux : « Aussitôt la lèpre le quitta, et il fut purifié. Jésus le renvoya sur-le-champ, avec de sévères recommandations, et lui dit: Garde-toi de rien dire à personne; mais va te montrer au sacrificateur, et offre pour ta purification ce que Moïse a prescrit, afin que cela leur serve de témoignage » ‘(Mc 1, 42-44)

Voici quelle fut la loi sur le lépreux, pour le jour de sa purification. On l’amènera devant le sacrificateur. Le sacrificateur sortira du camp, et il examinera le lépreux. Si le lépreux est guéri de la lèpre, le sacrificateur ordonnera que l’on prenne, pour celui qui doit être purifié, deux oiseaux vivants et purs, du bois de cèdre, du cramoisi et de l’hysope. Le sacrificateur ordonnera qu’on égorge l’un des oiseaux sur un vase de terre, sur de l’eau vive. Il prendra l’oiseau vivant, le bois de cèdre, le cramoisi et l’hysope ; et il les trempera, avec l’oiseau vivant, dans le sang de l’oiseau égorgé sur l’eau vive.  Il en fera sept fois l’aspersion sur celui qui doit être purifié de la lèpre. Puis il le déclarera pur, et il lâchera dans les champs l’oiseau vivant. (Lv 14, 1-4)

Si une loi aussi dé­taillée fut promulguée au sujet de la lèpre, tan­dis qu’il n’y en eut aucune pour d’autres ma­la­dies graves et mor­telles, qui ne furent jamais consi­dé­rées comme une source de souillure, ce fut parce que la lèpre était en­vi­sa­gée comme une pu­ni­tion in­fligée par la jus­tice di­vine. Voilà pour­quoi c’é­tait le grand prêtre qui de­vait consta­ter le mal, or­don­ner la sé­ques­tra­tion pro­vi­soire ou la re­lé­ga­tion dé­fi­ni­tive, et aussi dé­cla­rer la gué­ri­son. Cette opi­nion exista chez tous les peuples où la lèpre fut en­dé­mique, dans l’an­ti­quité comme dans le moyen-âge. Il ne fut pas ques­tion d’un trai­te­ment à suivre. La gué­ri­son, comme la ma­la­die elle-même fut considérée comme ne venant  que de Dieu.

Une tu­meur ou tache sans cause ap­pa­rente ou par conta­gion sur les par­ties de la peau dé­nuées de che­veux ou de barbe, un dartre avec écoulement, une partie plus claire sur la peau furent les trois symptômes critiques. Deux signes furent dé­ci­sifs pour que l’on admit la personne atteinte de la lèpre : les poils de la peau blan­chis­sant et le mal creu­sant dans la peau. Au­jourd’­hui en­core les Arabes re­gardent le mal comme cu­rable si les poils n’ont pas  blan­chis.

Ce qui suit s’ap­pliqua à tous les cas de lèpre dé­cla­rés : porter des vêtements déchirés, marque d’un homme frappé de Dieu ; les cheveux en désordre et se couvrir la barbe jusqu’à la lèvre supérieure. Il était interdit d’entrer en contact avec un lépreux et surtout de ne jamais le toucher, car il souille­rait qui­conque vien­drait à le tou­cher. La tra­di­tion pré­tendit même, que toute mai­son où il en­trerait,  serait souillée avec tout ce s’y trou­vait. À notre époque, au Moyen Orient les lé­preux sont confi­nés en de­hors des villes et des vil­lages et ha­bitent des de­meures spé­ciales, sou­vent de mi­sé­rables buttes où on leur ap­porte leur nour­ri­ture. À Jé­ru­sa­lem il y a près de la porte de Sion un lieu as­si­gné aux lé­preux. Chez les Perses aussi le lé­preux fut mis au ban de la so­ciété. Au­cune ma­la­die n’ins­pira aux peuples de l’A­sie une telle hor­reur.

Compléments

◊ Du livre du Lévitique→ Loi concernant la lèpre (Lv 13)

◊ Catéchèse → Je veux ! Sois purifié ! (Mc 1, 40-45)

◊ Homélie pour le sixième dimanche du temps ordinaire B → Je veux ! Sois purifié ! (Mc 1, 40-45)

◊  Au service des lépreux, il y laissa sa vie → Canonisation du Saint Père Damien (11 octobre 2009)

◊ Message important → Qui cherche, trouve

Lien externe

Jésus guérit un lépreux : sa contagion par le bien – 1

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Jéroboam fit fabriquer deux veaux en or

Posté par diaconos le 9 février 2018

Extrait du premier livre des Rois aux chapitres douze et treize

Jeroboam had placed idols of golden bulls at Bethel and Dan for the people to worship, something that God had forbidden. He also allowed people who were not from the tribe of Levi to serve as priests and lead the false worship taking place.

Jeroboam fit placer deux statues de veaux de fonte d’airain recouverte d’or à Béthel et à Dane pour que le peuple vint y offrir des sacrifices. Sekin Jéroboam, ces idoles représenteraient Yahvé.  Ce qui était interdit par Yahvé.  Il permit aussi aux personnes qui ne furent pas de la tribu de Lévi de se servir de prêtres pour les besoins des cultes qui y seraient célébrés.

 En ces jours-là, devenu roi des dix tribus d’Israël, Jéroboam se dit : « Maintenant, le royaume risque fort de se rallier de nouveau à la maison de David. Si le peuple continue de monter à Jérusalem pour offrir des sacrifices dans la maison du Seigneur, le cœur de ce peuple reviendra vers son souverain, Roboam, roi de Juda, et l’on me tuera. » Après avoir tenu conseil, Jéroboam fit fabriquer deux veaux en or, et il déclara au peuple : « Voilà trop longtemps que vous montez à Jérusalem ! Israël, voici tes dieux, qui t’ont fait monter du pays d’Égypte. »

Il plaça l’un des deux veaux à Béthel, l’autre à Dane, et ce fut un grand péché. Le peuple conduisit en procession celui qui allait à Dane. Jéroboam y établit un temple à la manière des lieux sacrés.  Il institua des prêtres pris n’importe où, et qui n’étaient pas des descendants de Lévi. Jéroboam célébra la fête le quinzième jour du huitième mois, fête pareille à celle que l’on célébrait en Juda, et il monta à l’autel.

Il fit de même à Béthel en offrant des sacrifices à l’idole qu’il avait installé ; il établit en ce lieu les prêtres qu’il avait institués. Jéroboam persévéra dans sa mauvaise conduite ; il continua d’instituer n’importe qui comme prêtres des lieux sacrés : il donnait l’investiture à tous ceux qui le désiraient, pour en faire des prêtres des lieux sacrés. Tout cela fit tomber dans le péché la maison de Jéroboam, entraîna sa ruine et provoqua sa disparition de la surface de la terre. (1 R 12, 26-32 ; 13, 33-34)

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Peu de temps après la mort de Salomon, ce que le prophète Ahias avait annoncé se réalisa : lorsque les gens se séparèrent, ils perdirent le bénéfice des promesses faites par Dieu à David. Mais qu’il ne retira pas à ses descendants.  Le royaume du nord eut son temps de prospérité et eut de grands prophètes. Le schisme politique devint un schisme religieux. Les maladresses politiques de Salomon et de Roboam exaspérèrent les tribus du nord. Aux premières difficultés, l’unité tribale cessa.

Ayant pourvu à la sû­reté ex­té­rieure de son royaume, Jéroboam songea à conso­li­der son règne. La cou­tume des pè­le­ri­nages à Jé­ru­sa­lem, à l’oc­ca­sion des grandes fêtes re­li­gieuses, put fa­ci­le­ment rap­pro­cher son peuple de ce­lui de Juda :  » À leur suite, ceux de toutes les tribus d’Israël qui avaient décidé de rechercher le SEIGNEUR, le Dieu d’Israël, vinrent à Jérusalem pour sacrifier au SEIGNEUR, le Dieu de leurs pères. » (2 Cr 11, 16)

Ayant pris conseil, Jéroboam fit fabriquer deux veaux de fonte d’airain recouverte d’or plaqué, sym­boles de la puis­sance créa­trice de Dieu : « Ils ont abandonné tous les commandements de l’Éternel, leur Dieu. Ils se sont fait deux veaux en métal fondu, ils ont fabriqué des poteaux d’Astarté, ils se sont prosternés devant tous les corps célestes et ils ont servi Baal. »(2 R 17, 16)  Jéroboam dis­si­mula  les vé­ri­tables mo­tifs de son ac­tion sous une ap­pa­rente sol­li­ci­tude pour le bien de son peuple.

Voici tes dieux, qui te firent monter du pays d’Égypte, en par­lant ainsi, Jé­ro­boam vou­lut enlever à ses nou­velles ins­ti­tu­tions re­li­gieuses le ca­rac­tère d’une in­no­va­tion. Les veaux d’or représentèrent Yahvé, selon Jéroboam. Mais le peuple glissa rapidement vers l’idolâtrie, par contagion avec les cultes rendus à Baal, qui existaient dans toutes les régions voisines et qui s’exprimaient aussi par des statues d’animaux.

Jé­ro­boam main­tint l’u­nité de Dieu et res­pec­ta le pre­mier com­man­de­ment de la Loi, mais il trans­gres­sa le se­cond, en in­tro­dui­sant l’a­do­ra­tion de Yahvé sous des formes inacceptables : « Tu m’élèveras un autel de terre, sur lequel tu offriras tes holocaustes et tes sacrifices d’actions de grâces, tes brebis et tes bœufs. Partout où je rappellerai mon nom, je viendrai à toi, et je te bénirai. (Ex 20, 24) 

Pour éloigner ce dan­ger, Jé­ro­boam au­rait dû s’en rap­por­ter à Dieu et à sa pro­messe :  » Toi, Jéroboam, je te choisis, et tu pourras être roi sur Israël, comme tu le désires. Écoute tout ce que je te commanderai, suis le chemin que je te montrerai. Fais ce qui est bien à mes yeux. Obéis aux lois et aux commandements que je te donne, comme mon serviteur David l’a fait. Si tu agis ainsi, je serai avec toi. J’établirai solidement le pouvoir royal dans ta famille, comme je l’ai fait pour David. Je te donnerai les dix tribus d’Israël » (1 R 11, 37-38)

Jéroboam plaça l’un des deux veaux à Béthel, l’autre à Dane, et ce fut là une faute très grave qui irrita Yahvé. Ce péché fut une pierre d’a­chop­pe­ment qui per­sista pen­dant des siècles ; aussi Jé­ro­boam de­vint-il le type du roi apos­tat, comme Da­vid fut le modèle du roi fi­dèle : « Cause des péchés que Jéroboam avait commis et qu’il avait fait commettre à Israël, irritant ainsi l’Eternel, le Dieu d’Israël. » (1 R 15,30)

En ces lieux, Jéroboam y établit un temple à la manière des lieux sacrés et on y plaça  les veaux d’or, comme le Temple abri­tait l’Arche. Il y installa des prêtres qui ne furent pas descendants de Lévi. Cette in­no­va­tion en­le­va aux sa­cri­fi­ca­teurs, des­cen­dants de Lévi, les fonc­tions du culte que leur furent confé­rées par Moïse. Et Jéroboam institua une fête qui égala celle des Ta­ber­nacles, au  mois d’Éthanim, qui est le septième mois, pendant la fête.

Il la main­tint au quin­zième jour du mois, mais il la trans­porta du sep­tième au hui­tième mois. Tout en conser­vant les ap­pa­rences ex­té­rieures de la lé­ga­lité, il la vio­la, dans le but de rendre la séparation des deux peuples aussi com­plète que pos­sible.  Pour atteindre cet objectif, Jéroboam pro­fita du fait que les ré­coltes se ter­mi­naient un peu plus tard dans les tri­bus du nord que dans celle de Juda.

À Dane, Il offrit des sacrifices sur l’autel ,  tels que ceux qui étaient pres­crits pour la fête des Ta­ber­nacles : « Le quinzième jour du septième mois, vous tiendrez une assemblée sainte, et vous ne ferez aucun travail, aucun labeur. Vous célébrerez la fête du Seigneur pendant sept jours. Le premier jour, vous apporterez au Seigneur pour l’holocauste, comme nourriture offerte en agréable odeur, treize taureaux, deux béliers, quatorze agneaux de l’année ; ils seront sans défaut. » (Nb 29, 12-12)  Il ins­talla aussi  à Bé­thel des sa­cri­fi­ca­teurs qui offrirent des sacrifices à leur veau d’or. 

La destinée tragique des tribus nordiques confirme que l’on ne se met pas impunément en dehors de Dieu. La ruine et l’extermination de la maison de Jéroboam découla clairement du refus de Yahvé. Par la suite, les coups d’état se succédèrent pour les successions des rois, pendant deux siècles, jusqu »à la disparition complète du royaume sous Teglath-Phalasar III. Ce roi s’empara de la majeure partie d’Israël :  » Du temps de Pékach, roi d’Israël, Teglath-Piléser, roi d’Assyrie, vint et prit Ijjon, Abel-Beth-Maaca, Janoach, Kédesch, Hatsor, Galaad et la Galilée, tout le pays de Nephthali, et il emmena captifs les habitants en Assyrie. » (2 R 15, 29)

Complément

◊   Israël rejeta la maison de David

Liens externes

◊ Histoire → Règne de Pékach sur Israël (2 Rois 15.27-31)

 Une catéchèse à partager → Le veau d’or (Ex 32, 1-14)

Documentaire : Babylone, Cité du pays d’Akkad (en Iraq).

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Israël rejeta la maison de David

Posté par diaconos le 8 février 2018

Extrait du premier livre des Rois au chapitre onze

 Lorsque le prophète rencontra Jéroboam, il fit une chose surprenante. Il ôta la tunique qu’il avait sur lui et la déchira en douze morceaux. Puis il dit à Jéroboam: ‘Prends dix morceaux.Le prophète Ahijah annonça à Jéroboam que Jéhovah s’apprêtait à arracher le royaume de la main de Salomon et à lui donner dix tribus. Il ne resterait que deux tribus à Roboam, fils de Salomon et son successeur sur le trône.

Lorsque le prophète Ahias de Silo rencontra Jéroboam, il fit une chose surprenante. Il ôta la tunique qu’il avait sur lui et la déchira en douze morceaux. Puis il dit à Jéroboam: ‘Prends dix morceaux.Le prophète Ahijah annonça à Jéroboam que Yahvé s’apprêtait à arracher le royaume de la main de Salomon et à lui donner dix tribus. Il ne resterait que deux tribus à Roboam, fils de Salomon et son successeur sur le trône.

Salomon avait fait de Jéroboam un inspecteur des corvées. Un jour que Jéroboam était sorti de Jérusalem, il fut arrêté en chemin par le prophète Ahias de Silo ; celui-ci portait un manteau neuf, et tous deux étaient seuls dans la campagne. Ahias prit le manteau neuf qu’il portait et le déchira en douze morceaux. Puis il dit à Jéroboam : « Prends pour toi dix morceaux, car ainsi parle le Seigneur, Dieu d’Israël : Voici que je vais déchirer le royaume en l’arrachant à Salomon, et je te donnerai dix tribus.

Il lui restera une tribu, à cause de mon serviteur David, et de Jérusalem, la ville que je me suis choisie parmi toutes les tribus d’Israël. » Les dix tribus d’Israël rejetèrent la maison de David, et cette situation dure encore aujourd’hui où ceci est écrit. (1 R 11, 29-32 ; 12, 19)

Source de l’image → Histoire de la division du royaume d’Israël

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Vers la fin du règne de Salomon, plusieurs de ses adversaires et le prophète Jéroboam se révoltèrent contre lui. Jé­ro­boam avait préparé des pro­jets de ré­volte et il se di­ri­gea vers sa tribu pour en organiser l’exé­cu­tion. Il fut abordé en chemin par le prophète Ahias, secrétaire de Salomon. À cette époque, Israël comptait douze tribus. les tribus du nord étaient dominées par celles d’EphraÏm. Leur union avec les deux tribus du sud était précaire. Absalom spécula sur cette fragilité  et encouragea les désirs d’indépendance des tribus nordiques.

Le pouvoir absolu du roi Salomon pesa lourdement sur les tribus nordiques  et prépara leur séparation. Le prophète Ahias avait annoncé que Yahvé divisera le royaume pour punir Salomon. Le schisme provint alors directement des erreurs commises par Salomon et de ses graves manquements envers le Seigneur. Cette situation vécue par le peuple a encore aujourd’hui une valeur symbolique exemplaire.

Le schisme, la séparation de ceux qui étaient unis pour vivre unis. J’évoque quelques situations que nous connaissons actuellement : la tentative d’indépendance de la Catalogne, les velléités d’indépendance des régions Kurdes  en Syrie et en Irak, sans oublier que en Corse et en Écosse, des mouvements indépendantistes montent en puissance… Mais, n’allons pas si loin ! Dans notre vie, nous rencontrons parfois des situations semblables : dans notre lieu de travail, dans notre foyer, dans notre paroisse, des divisions, des refus de dialogue et plus généralement des divisions.

Les causes du schisme dans le royaume de Salomon furent nombreuses. En épousant des femmes étrangères aux mœurs païennes, Salomon introduisit dans son  royaumes des cultes idolâtriques qui firent réagir les prophètes, ses fastes grandioses et ses constructions impressionnantes pesèrent lourdement sur l’économie de son état et plus directement sur les pauvres. Cette situation désastreuse prépara la révolte.

Les réformes administratives du roi favorisèrent la tribu de Judaau détriment des provinces du nord qui réclamèrent l’autonomie. Posons-nous la question: « Quelle est ma part de responsabilité dans les manques d’union que je vis, ou que je subis  ?  » Quelle est ma part de comportement dans les manques de communication entre personnes ?  Jésus pria son Père pour qu’ils  soient un afin que le monde croie : « Entendez-vous d’abord entre-vous, vivez ce que vous dites, vivez en frères. »

Compléments

◊ Descendance de David →  Je te susciterai dans ta descendance un successeur, et je rendrai stable sa royauté

◊ Archive → La royauté de David subsistera toujours devant le Seigneur (2 S, 7)

Liens externes

◊ Psaume 132 → ]Il est doux pour des frères de vivre ensemble et d’être unis

◊ Catéchèse → Appelés à devenir Frères.

◊ Le prophète Jéroboam→ JEROBOAM

Pour voir la vidéo en plein écran, cliquez ici → LA BIBLE, FILM – YouTube

De la création du monde à  Abraham

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