Yves de Chatres

Posté par diaconos le 19 mai 2024

 

Opiniones de yves de chartres

 Yves de Chatres

Yves de Chartres (1040-1116) À Chartres, en 1166, saint Yves, évêque. Abbé des chanoines réguliers de Beauvais, il fut ordonné évêque par le bienheureux pape Urbain II. Il restaura l’ordre des chanoines et fit beaucoup par ses actions et ses écrits pour la concorde entre le sacerdoce et l’empire et pour l’utilité de l’Église. Il fut un évêque, farouche partisan de la réforme grégorienne, et un acteur majeur dans la querelle des Investitures, conflit qui opposa la papauté et le Saint Empire romain germanique

Il contribua notamment à une solution de compromis en élaborant une subtile distinction entre investiture spirituelle, qui échappa au pouvoir laïc et investiture temporelle (remise du temporel par un roi auquel l’évêque prête fidélité) de l’évêque, solution adoptée par la papauté en 1114Yves de Chartres fut un qui développa la célèbre « école de Chartres » qui donna à l’Église tant de saints et tant de théologiens. Il était lui-même un grand saint et un grand théologien qui n’hésita pas à s’opposer aux désordres du roi de France Philippe I, ce qui conduisit saint Yves en prison, mais plus tard conduisit le roi à se réconcilier avec l’Église.

 Il fut aussi un théoricien important des règles canoniques du mariage et de ses interdits. Certains historiens modernes pensèrent qu’il était également médecin. Issu d’une famille de petite noblesse, il est né à Auteuil dans la région de Beauvais et formé à l’école épiscopale de cette ville, à Paris puis à l’abbaye Notre Dame du Bec en Normandie. Yves de Chartres eut comme maître Lanfranc et comme condisciple Anselme de Cantorbéry.

Après avoir été chanoine à Nesle, Yves de Chartres devint en l’an 1078 prévôt de la communauté canoniale de Saint Quentin de Beauvais. Il eut une influence importante sur Jean Ier de Warneton qu’il y formait. La réforme qu’il mena de cette communauté de chanoines augustins l’érigea en modèle. Ce fut sur cette base que douze ans plus tard, en 1090, le pape Urbain II, dans le cadre de la réforme grégorienne, le proposa pour succéder à l’évêque Geoffroy de Chartres accusé de simonie, et le sacra lui-même, malgré l’appel de Geoffroy.

Ce futt à compter de cette époque que la vie d’Yves de Chartres nous est bien connue, grâce à un recueil conservé de 300 lettres, source fondamentale pour la période, cette correspondance est l’une des plus prolifiques de toute l’époque médiévale. L’élection d’Yves de Chartres au siège épiscopal dut beaucoup à des qualités qui l’inscrivaient dans une tradition intellectuelle ancienne comme celle, par exemple, de Fulbert de Chartres (1006-1028) : il possédait une culture considérable et était très souvent sollicité de ce fait.

En l’an 1095, il accueillit le pape en vallée de Loire qui opéra une tournée de prédication pour la première croisade. En 1097, il consacra la nouvelle église du prieuré Saint Étienne de Nevers. Il combattit la simonie des clercs, soutenu dans un premier temps par le roi Philippe Ier de France, qui l’avait investi de sa charge temporelle, avant que ce dernier ne répudia Berthe de Hollande en 10092 pour épouser, grâce à la complaisance de l’évêque de Senlis Bertrade de Montfort, enlevée à son mari le comte d’Anjou Foulques le Réchin.

Dès lors, Yves de Chartres devint l’un des grands adversaires du roi : il dénonça ce double adultère, ce qui amena le roi à le faire emprisonner, dans son château, par un de ses vassaux, Hugues Ier du Puiset, entre 10920 et 1093 Libéré au bout de quelques mois, Yves fut acquitté lors d’un procès qui eut lieu deux ans plus tard, mais persista à condamner le mariage du roi « comme la désignation de clients de Bertrade aux évêchés et bénéfices qui dépendaient du roi.

Il ne relâcha la pression sur Philippe Ier qu’une fois que ce dernier eut formellement renoncé à Bertrade en décembre 1104 pour faire lever l’excommunication papale, effective depuis dix ans. Concrètement, Bertrade resta auprès du roi, mais le pape Pascal II préféra fermer les yeux pour bénéficier de l’appui du roi de France dans la querelle des Investitures. Yves de Chartres excommunia Gervais Ier de Châteauneuf, seigneur du Thumerais et frappa d’interdit ses terres du fait de la violation répétée par Gervais de la paix de Dieu dont Yves était l’un des principaux promoteurs. L’excommunication de Servage fut levée grâce à l’intervention du roi Louis VI le Gros.

Le fils de Gervais, Hugues II de Châteauneuf eut également des démêlés avec Yves. Celui-ci s’opposa au mariage de Hugues II avec Marie, la fille naturelle du roi d’Angleterre, Henri Ier, qui cherchait à s’attacher les services de ce belliqueux seigneur qui lui faisait la guerre tout autant que son père. Yves y voyait un mariage incestueux, Hugues et Marie étant cousins au sixième degré. Par la suite, Hugues fut excommunié tout comme son père du fait de ses attaques incessantes en Normandie. Hugues en appela au légat Conon, évêque de Préneste pour lever cette excommunication. Il soutint les communautés nouvelles de Robert d’Arbrissel et celles de Bertrand de Thiron.

Une contribution théorique déterminante concernant la querelle des Investitures

Yves de Chartres était réputé comme spécialiste du droit canonique. Ce fut la querelle des Investitures qui lui valut sa renommée, dans la mesure où ses réflexions théoriques permirent de mettre fin au conflit qui opposait la papauté à l’Empire. Ainsi, à l’occasion du conflit qui opposa en 1097 Daimbert de Sens à Hugues de Die autour de l’investiture du premier par le souverain, comme il était consulté il fit, le premier, une distinction subtile entre les dimensions spirituelles et temporelles de l’investiture.

Il soutint que l’investiture au sens strict, celle concernant les seuls biens temporels attachés au siège épiscopal, n’était pas un sacrement et devait être distinguée du sacrement de l’ordination par lequel le prélat recevait ses responsabilités spirituelles Dans ce schéma, l’investiture, devenue strictement temporelle, pouvait être donnée par un laïc, notamment le roi. Urbain II choisit finalement en 1098 de confirmer Daimbert en le consacrant à Rome, mais refusa de soutenir le montage théorique élaboré par Yves de Chartres.

Yves de Chartres s’est vu attribuer de nombreux sermons, ainsi que plusieurs collections canoniques importantes pour la scolastique et le droit canon, dont l’une au moins, la Panormia est certainement de lui : Tripartita, 1093 ; Decretum, (Décret), 1094 ; Panormia, 1095 ; Fantasia, 1098. ; Yves de Chartres (trad. Dom Jean Leclercq) Il soutint que l’investiture au sens strict, celle concernant les seuls biens temporels attachés au siège épiscopal, n’était pas un sacrement et devait être distinguée du sacrement de l’ordination par lequel le prélat recevait ses responsabilités spirituelles

Dans ce schéma, l’investiture, devenue strictement temporelle, pouvait être donnée par un laïc, notamment le roi. Urbain II choisit finalement en 1098 de confirmer Daimbert en le consacrant à Rome, mais refusa de soutenir le montage théorique élaboré par Yves de Chartres.

Oeuvres   Les Belles Lettres 1949, ; Bruce Brasington, « The Prologue of Ivo of Chartres : a Fresh Consideration from the Manuscripts », dans Proceedings of the Eighth International Congress of Medieval Canon Law, San Diego, 1988, Cité du Vatican, 1992 ; Michel Grandjean, Laïcs dans l’Église : regards de Pierre Damien, Anselme de Cantorbéry ; François-Olivier Touati, Yves de Chartres (1040-1116) : Aux origines de la révolution hospitalière médiévale, Paris, Les Indes savantes, 2017, 89 p. (ISBN 978-2-84654-479-5).

Diacre Michel Houyoux

Vidéo  Saint Yves, patron de la Bretagne : cliquez ici https://youtu.be/GdPdajFYreI?t=4

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Sainte Judith de Kulmsee

Posté par diaconos le 5 mai 2024

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Judith est une moniale considérée comme sainte de les catholique. En allemand elle est appelée Jutta. Sa fête est le cinq mai . Elle vint au monde à Saxenhausen (Saxe Antihalt) vers l’an 1200 dans une noble famille saxonne. C’est là qu’elle vécut avec son époux. Lorsqu’elle fut devenue veuve, elle prit l’habit monastique et elle vint vivre à Kunlsse, aujourd’hui la ville polonaise de Chesmea en Poméranie. Elle y fonda un monastère et l’hôpital Saint-Georges. Elle est honorée comme la patronne de la Prusse. Il ne faut pas la confondre avec son aînée, sainte Judith de Disibodenberg, fêtée le vingt-deux décembre qui vivait en Rhénanie.

Née en Thuringe, dans la no­ble famille des Sanserhausen, Judith, ou Jutta, ne voulut pas se marier malgré la pression de ses parents. Et un beau matin, elle y consentit, alors que plus personne n’y croyait. Une inspiration spirituelle avait, seule, guidé cette décision,  Elle épousa le noble Johannes Konopacki. Judith se révéla être une épouse exemplaire et une mère attentive. Ses enfants entrèrent tous dans un monastère et son mari mourut au cours d’un pèlerinage en Terre sainte. Elle consacra alors sa vie au soin des malades et des lépreux en particulier. Judith se rendit en Prusse où son frère «était grand maître de l’Ordre des Chevaliers teutoniques.

La Prusse était encore une région païenne de culture slave. Sa vie d’ermite attira les regards et sa charité provoqua non seulement l’affection des populations locales, mais entraîna de nombreuses conversions. Elle mourut à Kulmsee dans un grand dépouillement, en 1260. Elle est la sainte patronne de la Prusse. «Si vous êtes incapables de scruter les profondeurs du cœur de l’homme, comment donc pouvez-vous scruter la pensée de Dieu et comprendre ses desseins ?» (Bible. Livre de Judith)

 En 614, les Perses s’emparèrent de la relique de la Sainte Croix à Jérusalem. L’empereur Khosro II avait envoyé le général Schahr-Barâz prendre Apamée, Antioche, Damas et enfin Jérusalem. 35 000 habitants furent vendus comme esclaves, le patriarche de Jérusalem fut emmené en captivité, les églises et le Saint-Sépulcre furent détruits. Il fut impitoyable pour les chrétiens. Le 12 décembre 627, l’empereur byzantin Héraclius Ier bat les Perses à Ninive et rapportera la Sainte Croix à Jérusalem le 21 mars 630. Huit ans plus tard, la ville tomba aux mains des musulmans. Jérusalem n’en finissait pas avec ses ennuis.

Diacre Michel Houyoux

Vidéo Webtélé ECSQ : cliquez ici → https://youtu.be/IvFPAkq7U8g

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Sainte Judith de Kulmsee

Posté par diaconos le 5 mai 2024

Sainte Judith

Judith est une moniale considérée comme sainte de les catholique. En allemand elle est appelée Jutta. Sa fête est le cinq mai . Elle vint au monde à Saxenhausen (Saxe Antihalt) vers l’an 1200 dans une noble famille saxonne. C’est là qu’elle vécut avec son époux. Lorsqu’elle fut devenue veuve, elle prit l’habit monastique et elle vint vivre à Kunlsse, aujourd’hui la ville polonaise de Chesmea en Poméranie. Elle y fonda un monastère et l’hôpital Saint-Georges. Elle est honorée comme la patronne de la Prusse. Il ne faut pas la confondre avec son aînée, sainte Judith de Disibodenberg, fêtée le vingt-deux décembre qui vivait en Rhénanie.

Née en Thuringe, dans la no­ble famille des Sanserhausen, Judith, ou Jutta, ne voulut pas se marier malgré la pression de ses parents. Et un beau matin, elle y consentit, alors que plus personne n’y croyait. Une inspiration spirituelle avait, seule, guidé cette décision,  Elle épousa le noble Johannes Konopacki. Judith se révéla être une épouse exemplaire et une mère attentive. Ses enfants entrèrent tous dans un monastère et son mari mourut au cours d’un pèlerinage en Terre sainte. Elle consacra alors sa vie au soin des malades et des lépreux en particulier. Judith se rendit en Prusse où son frère «était grand maître de l’Ordre des Chevaliers teutoniques.

La Prusse était encore une région païenne de culture slave. Sa vie d’ermite attira les regards et sa charité provoqua non seulement l’affection des populations locales, mais entraîna de nombreuses conversions. Elle mourut à Kulmsee dans un grand dépouillement, en 1260. Elle est la sainte patronne de la Prusse. «Si vous êtes incapables de scruter les profondeurs du cœur de l’homme, comment donc pouvez-vous scruter la pensée de Dieu et comprendre ses desseins ?» (Bible. Livre de Judith)

 En 614, les Perses s’emparèrent de la relique de la Sainte Croix à Jérusalem. L’empereur Khosro II avait envoyé le général Schahr-Barâz prendre Apamée, Antioche, Damas et enfin Jérusalem. 35 000 habitants furent vendus comme esclaves, le patriarche de Jérusalem fut emmené en captivité, les églises et le Saint-Sépulcre furent détruits. Il fut impitoyable pour les chrétiens. Le 12 décembre 627, l’empereur byzantin Héraclius Ier bat les Perses à Ninive et rapportera la Sainte Croix à Jérusalem le 21 mars 630. Huit ans plus tard, la ville tomba aux mains des musulmans. Jérusalem n’en finissait pas avec ses ennuis.

Diacre Michel Houyoux

Vidéo Webtélé ECSQ : cliquez ici → https://youtu.be/IvFPAkq7U8g

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Saint Sylvain de Toulouse

Posté par diaconos le 4 mai 2024

Église Saint-Sylvain de Saint-Sylvain | Musée du Patrimoine de France

Sylvain de Toulouse, courtisan du roi Thierry III, quitta sa vie à la cour pour accomplir plusieurs pèlerinages, à Jérusalem et à Rome, devenu évêque il évangélisa la région de Thérouanne actuellement dans le Pas-de-Calais. Saint Sylvain, né à Toulouse, jeta sur le VIIe siècle un vif éclat par la grandeur de sa sainteté. Après quelques temps de mariage, il se sentit inspiré de mener une vie plus parfaite, se souvenant de la parole de l’Évangile : Celui qui quittera sa maison, ses frères, ses sœurs, son père, sa mère, son épouse pour Mon nom, recevra le centuple ici-bas et ensuite la vie éternelle.

Avant de se fixer au pays de Flandre, au nord de la France, il se rendit célèbre par ses pèlerinages aux tombeaux des Saints. Il visita même les pays sanctifiés par la vie du Sauveur, fit ses dévotions à la montagne du Calvaire et sur les bords du Jourdain, heureux de retremper ainsi sa foi et sa charité. De retour en France, on le voit, avec le titre d’évêque, évangéliser les peuples, n’ayant point de siège fixe, et parcourant la région en missionnaire.

Sa vie tout apostolique, ses austérités, ses prédications éloquentes, son zèle à remplir toutes les fonctions du saint ministère, en lui conciliant l’estime et la vénération de tous, produisaient autour de lui d’immenses résultats de sanctification. Nulle oeuvre de charité ne lui fut étrangère, et, avec les biens périssables, il sut acquérir ceux bien préférables de la vie éternelle. Ses pénitences, nous dit la chronique de sa vie, furent effrayantes.

Pendant quarante ans, il ne prit d’autre pain que le Pain eucharistique, se contentant de quelques légumes et de quelques fruits; il ne reposait jamais que sur le bois ou la terre nue, et entourait son corps, pendant plusieurs jours de suite, avec des cercles de fer qui pénétraient dans sa chair. Il fut, en un mot, l’émule des martyrs par la mortification de ses membres, et l’égal des héros du désert par son abstinence. Il ne lui manqua que de verser son sang pour la foi, comme ce fut toujours son plus ardent désir.

Au moment de sa mort, il avertit ceux qui l’entouraient d’avoir toujours dans leur pensée le jour de leur mort, de fuir le péché et d’avancer saintement dans les sentiers de la vie. Les Anges vinrent à sa rencontre pour l’introduire dans la gloire.

Diacre Michel Houyoux

Vidéo Conférence du Frère Sylvain Detoc : cliquez ici https://youtu.be/3BAj5F8r0Io

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