La solennité de la Toussaint

Posté par diaconos le 28 octobre 2019

Réjouissez-vous, réjouissez-vous, car votre récompense est grande au ciel !

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De l’Évangile de Jésus-Christ selon Matthieu

En ces jours-là, voyant la foule, Jésus escalada la montagne. Il s’assit et ses disciples vinrent à lui. Puis, en ouvrant la bouche, il leur a appris. Il dit : « Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des cieux est à eux ! Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés.

Heureux les mythes, car ils recevront la terre en héritage. Heureux ceux qui ont faim et soif de justice, car ils seront rassasiés. Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde. Heureux les coeurs purs, car ils verront Dieu. Heureux les bâtisseurs de paix, parce qu’ils seront appelés enfants de Dieu.

Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des cieux est à eux. Heureux êtes-vous si vous vous sentez insulté, si vous êtes persécuté et si quelqu’un dit faussement quelque chose de mal contre toi à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez heureux, car votre récompense est grande au ciel ! » (Mt 5, 1-12 a)

La fête de tous les saints

Le 1er novembre, l’Église célèbre la fête de tous les saints qui vivent près de Dieu et intercèdent pour nous.  Les saints sont des hommes, des femmes et même des enfants (1), qui nous ont précédés dans la vie, avec les mêmes difficultés, les mêmes épreuves, les mêmes joies. En union avec Christ, ils ont triomphé de la mort parce qu’ils ont triomphé du péché. Les saints sont des exemples qui ont vécu de ce qui est possible pour chacun de nous.

Tout au long de l’année, l’Église en offre pour notre dévotion et nous invite à servir le Christ avec ardeur et joie. Sur ce site, certaines vous sont proposées ; elles ont été des personnalités fortes dans l’histoire du peuple chrétien. Dans la colonne de droite de cette page, cliquez sur le titre « Fêtes religieuses » pour en suivre quelques-unes.

Le Pape Jean-Paul II sur la sainteté a dit : « Essayez d’être saints vous-mêmes d’abord, en cultivant un style évangélique d’humilité et de service, d’abandon à la Providence et d’écoute constante du chemin de l’Esprit ; ainsi, vous serez sel de la terre. Il y a un certain critère de sainteté : la fidélité à l’accomplissement de la volonté de Dieu et aux conséquences ultimes.

Le Seigneur a un plan pour chacun de nous, pour chacun de nous, il confie à chacun de nous une mission sur terre. Le saint ne vit que pour réaliser ce projet. « Fin de la citation.

Connaître le bien : il y a quelque chose de saint, de divin qui se cache dans les situations les plus ordinaires et c’est à chacun de nous de le découvrir.  La sainteté consiste à faire des choses ordinaires avec un grand amour. Je peux donc me sanctifier par toutes mes actions. Un sourire, un mot ou un regard, tant que tout est fait par amour.

(1) La sainteté n’est pas réservée à une élite ; vous et moi sommes appelés à être saints ! Dominique Savio (2 avril 1842 – 9 mars 1857) : dans ses quinze ans de vie, ce jeune homme élève de l’oratoire de Don Bosco à Valdocco, a réussi à devenir un saint. Il fut canonisé par le Pape Pie XII le 12 juin 1954.

Le Pape Pie XII  reconnut qu’un jeune homme pouvait être proclamé saint par l’Église, sans avoir connu ni le martyre ni la souffrance de la persécution, mais en ayant vécu la vie simple d’un jeune étudiant, poussé par le désir de réussir dans sa vie.

Cliquez ici pour lire l’article → Saint Dominique Savio, Disciple de Saint Jean Bosco (1842-1857)

Homélie

Quand Jésus vit la foule, il monta sur la montagne. Il s’assit et ses disciples s’approchèrent (Mt 5,1)  En montant sur la montagne, Jésus agissait comme les prophètes de l’Ancien Testament. Apprends-moi Jésus à découvrir tes messages dans toutes tes actions. Moïse avait gravi le mont Sinaï (Ex 19,3). C’est là que Dieu a fait alliance avec le peuple qui les avait libérés de l’esclavage (Ex 14,1-31). Dieu lui avait donné sa Loi pour l’éclairer et le guider. (Ex 20, 1-17).

Quant à toi, Jésus, tu n’es pas venu pour abolir cette loi, mais pour l’accomplir, pour la rendre plus parfaite : « Ne pense pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes ; je ne suis pas venu pour abolir, mais pour accomplir. En vérité, je vous le dis, tant que le ciel et la terre ne passeront pas, pas un iota ou une ligne de lettre ne passera, tant que toutes choses ne seront pas passées. (Mt 5, 17-18)

La présence de Jésus sur la montagne indique ce projet. Alors que Moïse se penchait à terre et se prosternait pour recevoir les nouvelles tables de la Loi (Ex 34, 8), Jésus s’assit. Sur la montagne, symbole de la divinité, Jésus est chez lui parce qu’il est Dieu : « Il est Dieu, né de Dieu, né de la lumière, né de la lumière » (Ex 34, 8).

 Jésus s’assit. Sur la montagne, symbole de la divinité, Jésus est à la maison parce qu’il est Dieu : « Il est Dieu, né de Dieu, né de la lumière, vrai Dieu, vrai Dieu, vrai Dieu, né du vrai Dieu.  « (extrait du Credo)

Moïse monta seul dans le Sinaï pour rencontrer le Seigneur. Jésus invite la foule à le suivre : « Pour l’écouter, la foule suit Jésus.  » (Mt 4,25 ; Mc 1,36-37 ; Lc 4,42 ; Mt 8,1 ; Mt 13,2 ; Mt 14,13 ; Mc 6,33 ; Lc 9,11 ; Jn 6,2).

Les pécheurs ne doivent pas craindre Dieu parce qu’Il est venu en premier pour eux : « Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs.   « (Mt 9,13 ; Mc 2,17 ; Lc 5,32 ; Mt 18,11 ; Lc 19,10 ; Jn 3,17 ; Jn 12,47).

Bien que nous soyons tombés très bas, Jésus nous dit que Dieu est le Père du fils prodigue. L’évangile d’aujourd’hui est un évangile de joie : « Réjouissez-vous, soyez heureux.  « La raison de cette joie est le Royaume des Cieux. Si nous donnons la priorité absolue à Dieu dans notre vie, et si grâce à Lui et à l’Évangile, nous sommes prêts à renoncer à tout ce qui occupe notre vie, nous trouverons le vrai bonheur.

Si nous voulons suivre Jésus sur le chemin qu’il nous montre, nous devons être pleinement disponibles, nous devons nous désorganiser, trouver la pauvreté du cœur. Marie, mère de Jésus, est toujours présente pour nous ramener inlassablement dans le sillage de son fils. En union avec cette immense foule de saints dans le ciel, en union avec tous les chrétiens du monde. Chantons notre reconnaissance au Seigneur. Demandons-lui de nous aider à suivre leur exemple et leur fidélité.

Source : « Rencontre avec la Parole de Vie – Éditions Croix du Salut – ISBN-13 : 978-3-8416-9807 on page 182″.

La loi de la Nouvelle Alliance est la loi de l’amour : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres.  « (Jn 13, 34-35) C’est là que Dieu attend chaque mari dans sa relation avec sa femme et vice versa, chaque parent dans sa relation avec ses enfants et vice versa, frères et sœurs dans leurs relations mutuelles : « Ce qu’il montrera à tous les hommes que vous êtes mes disciples, nous dit Jésus, est l’amour que vous aurez les uns pour les autres. « (Jn 13, 34-35)

Tel est le message apporté, résumé dans cette parole que Jésus répète : « Béni soit-il ! Jésus veut que nous soyons heureux. Il nous offre le vrai bonheur. Heureux êtes-vous surtout ceux qui savent reconnaître le Seigneur dans toutes les personnes que vous rencontrez : vous avez trouvé la vraie Lumière et la vraie Sagesse.

En annonçant les Béatitudes, Jésus a proclamé un Royaume de bonheur pour tous ceux qui sont passionnés de justice et de paix et pour ceux qui travaillent pour le pardon et le partage. Nous rendons grâce à Dieu pour l’amour qui nous remplit et nous sommes des témoins infatigables de la joie qui nous promet.

Si vous pouvez vivre les béatitudes, votre vie peut être le reflet de la sainteté de Dieu. Tel est le message apporté, résumé dans cette parole que Jésus répète : Béni soit-il ! Jésus veut que nous soyons heureux. Il nous offre le vrai bonheur. Heureux êtes-vous surtout ceux qui savent reconnaître le Seigneur dans toutes les personnes que vous rencontrez : vous avez trouvé la vraie Lumière et la vraie Sagesse. Amen

Diacre Michel Houyoux

Liens vers d’autres sites

◊ la croix.com : cliquez ici pour lire l’article → La solennité de la Toussaint

◊  Cliquez ici pour lire l’article → La SOLENNITÉ DE TOUS LES SAINTS 

Homélie pour la Toussaint par le f. Thibaut du Pontavice : la sainteté ordinaire

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Je veux que, tout de suite, tu me donnes sur un plat la tête de Jean le Baptiste

Posté par diaconos le 29 août 2019

Jeudi 29 août 2019

                                                                                                                                                                                          Je veux que, tout de suite, tu me donnes sur un plat la tête de Jean le Baptiste

Je veux que, tout de suite, tu me donnes sur un plat la tête de Jean le Baptiste.png 220De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

          En ce temps-là, Hérode avait donné l’ordre d’arrêter Jean le Baptiste et de l’enchaîner  à la forteresse de Machéronte, à cause d’Hérodiade, la femme de son frère  Philippe, que lui-même avait prise pour épouse.   En effet, Jean lui disait : «Tu n’as pas le droit de prendre la femme de ton frère.» Hérodiade en voulait donc à Jean, et elle cherchait à le faire mourir.

Mais elle n’y arrivait pas parce que Hérode avait peur de Jean : il savait que c’était un homme juste et saint, et il le protégeait ; quand il l’avait entendu, il était très embarrassé ; cependant il l’écoutait avec plaisir. Or, une occasion favorable se présenta quand, le jour de son anniversaire, Hérode fit un dîner pour ses dignitaires, pour les chefs de l’armée et pour les notables de la Galilée.

La fille d’Hérodiade fit son entrée et dansa. Elle plut à Hérode et à ses convives. Le roi dit à la jeune fille :  «Demande-moi ce que tu veux, et je te le donnerai.» Et il lui fit ce serment : « Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai, même si c’est la moitié de mon royaume.» Elle sortit alors pour dire à sa mère : « Qu’est-ce que je vais demander ?»

Hérodiade répondit : «La tête de Jean, celui qui baptise.» Aussitôt la jeune fille s’empressa de retourner auprès du roi, et lui fit cette demande : «Je veux que, tout de suite, tu me donnes sur un plat la tête de Jean le Baptiste.»

Le roi fut vivement contrarié ; mais à cause du serment et des convives, il ne voulut pas lui opposer un refus. Aussitôt il envoya un garde avec l’ordre d’apporter la tête de Jean. Le garde s’en alla décapiter Jean dans la prison. Il apporta la tête sur un plat, la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère.

Ayant appris cela, les disciples de Jean vinrent prendre son )corps et le déposèrent dans un tombeau. (Mc 6, 17, 29)

Homélie

 Hérode Antipas II (24 av. J.C.- 39 ap. J.C.) L’Évangile de Marc (Mc 6, 18) retient un de ces arguments qui rendirent les gens très exaltés en l’entendant parler. Il disait à Hérode Antipas : «Il ne t’est pas permis d’avoir la femme de ton frère (Mc 6, 19)», marquant ainsi son opposition au mariage avec Hérodiade. Cette union choqua en raison de l’interdiction légale du mariage avec la femme de son frère (Lév. 18, 16; 20, 21), que Jean-Baptiste rappela sans ménagement. Selon les évangiles synoptiques, c’est à la suite de ces admonestations de Jean Baptiste qu’Antipas le fit jeter en prison.

 C’est à cause d’Hérodiade qu’il mit Jean en prison. Il exécuta Jean contre sa volonté à cause du serment et des convives. Jean-Baptiste, enchaîné dans une prison, impuissant, dont la prédication  guida tant de pécheurs à la conversion, ne tira d’Hérode qu’un sourire. Mais lui, était libre. Il resta fidèle à sa mission et rien ne put l’arrêter. Même lorsque Antipas l’emprisonna, même s’il n’y eut plus personne pour l’écouter, même s’il ne se fit que des ennemis et des mécontents, même s’il fut oublié… il ne cessa de prêcher la vérité.

Dans son martyre, Jean Baptiste s’identifia à Jésus qui cria sur la croix : «Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?» (Mc 15, 34). En pénétrant au sein de l’abandon et de la souffrance, il ne resta pas seul. Le Christ l’accompagna spirituellement. Amen

Michel Houyoux, diacre permanent

Note  l’historien Flavius Josèphe fut en  harmonie avec les évangiles.  Parmi les nombreux traits communs aux évangiles et à Josèphe, nous relevons :

  • le surnom de Jean: « Baptiste »
  • l’accent sur le baptême de Jean, élément unifiant au sein du peuple juif
  • le fait que Jean avait lui-même une excellente réputation sur le plan moral (« un homme de bien »)
  • l’influence considérable de Jean et sa popularité parmi les Juifs de son temps
  • l’autorité spirituelle de Jean
  • l’emprisonnement puis l’exécution de Jean par Hérode Antipas
  • la composante éthique du message de Jean et son insistance sur la piété

Compléments

◊ Catéchèse : cliquez ici pour lire l’article →  Son nom est Jean

◊ Accueil sur mon blog  : cliquez ici pour lire l’article →  Saint Jean-Baptiste

Liens externes

 -Histoire des Gaules : cliquez ici pour lire l’article → Flavius Josèphe : œuvre complète  (table des matières)
◊  Église piège  : cliquez ici pour lire l’article →  Je veux la tête de Jean

Mort de Jean Baptiste

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Siamo tutti chiamati ad essere santi vivendo con amore.

Posté par diaconos le 24 avril 2019

 Siamo tutti chiamati ad essere santi vivendo con amore

Scoperta intatta nel 2018, la salma di Carlo Acutis, giovane cristiano italiano morto nel 2006, è stata trasportata al santuario del Conto alla rovescia di Assisi (Italia) dopo alcuni giorni di festa alla presenza di migliaia di persone.

Scoperta intatta nel 2018, la salma di Carlo Acutis, giovane cristiano italiano morto nel 2006, è stata trasportata al santuario del Conto alla rovescia di Assisi (Italia) dopo alcuni giorni di festa alla presenza di migliaia di persone.

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Scoperta intatta nel 2018, la salma di Carlo Acutis, giovane cristiano italiano morto nel 2006, è stata trasportata al santuario del Conto alla rovescia di Assisi (Italia) dopo alcuni giorni di festa alla presenza di migliaia di persone.

« Siamo tutti chiamati ad essere santi vivendo con amore e offrendo testimonianza personale nelle nostre occupazioni quotidiane, dove tutti sono », ha martellato Papa Francesco in Gaudete ed ex-sultante. Carlo Acutis, morto nel 2006 all’età di 15 anni di una devastante leucemia, ne è un esempio vivente. Molto legato ai sacramenti, e in particolare all’Eucaristia, questo adolescente dalla fede vibrante, gioioso e attento ai più fragili, era tuttavia appassionato di computer.

Questo geek appassionato di Cristo ha messo il suo talento nella programmazione, creando siti web e montando film al servizio della fede. « Essere sempre uniti a Gesù è lo scopo della mia vita », amava dire. È stato dichiarato venerabile da Papa Francesco il 5 luglio 2018. L’esortazione apostolica pubblicata dopo il Sinodo sulla gioventù tenutosi a Roma lo scorso ottobre, che lo ha citato in Christus vivit.

In esso, il papa argentino afferma che se il mondo digitale comporta pericoli, come il ripiegamento su se stessi o il « piacere vuoto », « va notato che ci sono giovani che, in questi campi, sono creativi e talvolta grandi, come il venerabile Carlos Acutis ».
Il 23 giugno 2018, il corpo dell’adolescente è stato riesumato e trovato intatto. Pochi giorni dopo, il Santo Padre riconosce le virtù eroiche di Carlo. Il 6 aprile il corpo è stato trasferito in una bara di legno e portato al santuario della Spogliazione d’Assise, dove San Francesco ha lasciato tutto per seguire Cristo in una vita di povertà.
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Un luogo che il giovane Carlo amava particolarmente. « François e Carlo sono ora indissolubilmente legati. Insieme hanno cantato di vita e di bene », ha detto il vescovo Domenico Sorrentino di Assisi, nella sua omelia, sottolineando la forza del loro messaggio in un’umanità in crisi.
Siamo tutti chiamati ad essere santi vivendo con amore.

Tanguy de La Seiglière, morto nel 2015 all’età di 13 anni, era un adolescente vivace che ha segnato con la sua profondità spirituale e semplicità chi lo conosceva. Anne e Leonard, i suoi genitori, si confidarono con Aleteia.
Clicca qui per saperne di pi

Fonte d’informazione → La redazione di Aleteia

Collegamenti esterni

◊ Arcidiocesi Gorizia → Che cosa dovrei fare per diventare santo?

Tutorial :  » Come diventare santi « 

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Le chien dans les textes bibliques

Posté par diaconos le 14 février 2019

Envoi sur ma page Facebook par Paul Calzada

Le chien dans les textes bibliques : Liste de versets Bibliques à colorier, d

Le chien dans les textes bibliques

« Prenez garde aux chiens, prenez garde aux mauvais ouvriers, prenez garde aux faux circoncis » (Ph 3, 2). Dans la Bible l’image du chien est utilisée pour décrire les hommes impurs, les méchants, les violents : « Dehors les chiens, les enchanteurs, les impudiques, les meurtriers, les idolâtres, et quiconque aime et pratique le mensonge » (Ap 22, 15).

La perception que nous avons du chien de nos jours n’a rien de commun avec celle que les hommes en avaient dans les temps bibliques. Aujourd’hui nous pouvons le voir, soit comme un compagnon fidèle, apte à sauver des vies dans certaines situations catastrophiques, soit comme un excellent gardien de troupeaux de brebis ou encore comme un guide pour aveugles…Mais dans la Bible, les chiens sont considérés comme des bêtes impures.

L’argent que l’on pouvait obtenir de la vente d’un chien ne devait pas être apporté dans le temple (Dt 23, 18). Les chiens, en ces temps anciens, étaient des bêtes à moitié sauvages, vivant plus ou moins en liberté. Ils étaient le symbole de l’impureté et de la voracité.

Pour ceux qui ont connu Christ, et qui s’en sont détournés, Pierre cite ce proverbe:  » Il leur est arrivé ce que dit un proverbe vrai…  Le chien est retourné à ce qu’il avait vomi, et la truie lavée s’est vautrée dans le bourbier. » (2 P 2, 22).

De nombreux textes nous parlent de chiens qui dévorent, y compris des hommes  (1 R 14, 11 ; 1 R 16 4 ; 1 R 21, 19 ; Ps 22, 21). Ces textes nous renvoient une image des chiens, quelque peu détestable. 

Cependant, s’ils personnifient le mal, la violence, le péché dans la vie des hommes livrés à eux-mêmes, nous savons aujourd’hui, qu’un chien sera plus ou moins le reflet de son maître. Un maître violent peut faire de son chien un monstre, un maître intelligent et patient peut faire de son chien un ami fidèle.

Ainsi l’homme livré à lui-même, sous l’influence du mal qui agit dans le monde, peut devenir un monstre, mais l’homme qui accepte de devenir un disciple de Christ sera une source de bénédiction pour ceux qui l’entourent. Le maître fait le chien !

Ce lien entre le chien et son maître, apparaît dans cette parole de l’Évangile : « Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants, et de le jeter aux petits chiens. Oui, Seigneur, dit-elle, mais les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. » (Mt 15, 26-27).

Source de l’image → Voir dans la liste et cliquez sur le titre choisi →  Liste de versets Bibliques parlant d’animaux à colorier

De quel pain nourrissons-nous notre âme ? À quelle table venons-nous chercher notre nourriture ? Nous pouvons choisir de nous nourrir de tout ce qu’il y a d’impur dans le monde : violence, haine, pornographie etc. Ou alors nous choisissons Jésus pour Maître, et notre nourriture vient de sa table. Celui qui vient à la table de Jésus, ne manquera de rien. Cette femme en se satisfaisant des miettes venant de Jésus, verra sa fille guérie !

Ma prière en ce jour :
Seigneur, je te choisis pour maître, et désire être nourri de tout ce qui vient de toi. Amen !

Paul Calzada

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Complément

Chiens, mauvais ouvriers et faux circoncis :ce sont les mêmes hommes que l’a­pôtre Paul dé­signe par ces trois noms.Le pre­mier les marque comme im­purs dans leur ca­rac­tère et leurs mo­tifs (en Orient, le chien est tou­jours le sym­bole de l’impureté ; le se­cond montre en eux des hommes qui se don­naient à eux-mêmes la mis­sion de tra­vailler dans l’Église  ; le troisième les dé­signe comme ap­par­te­nant au parti des ju­daï­sants, qui fai­saient de la circoncision une condi­tion in­dis­pen­sable au sa­lut.

L’a­pôtre Paul, par un jeu de mots qui ren­ferme une vive iro­nie, trans­forma cette circoncision en une simple incision ou mu­ti­la­tion (tel est le sens du mot tra­duit par fausse circoncision), et il fit sen­tir ainsi que c’est à cela, en ef­fet, que se ré­duit cette cé­ré­mo­nie re­li­gieuse, dès le mo­ment qu’on at­tacha tant d’im­por­tance à l’acte ex­té­rieur, ma­té­riel, en ou­bliant que la cir­con­ci­sion n’a de va­leur que comme signe de la pu­ri­fi­ca­tion du cœur et de la vie.

Les chré­tiens sont les vrais circoncis, parce qu’ils le sont spi­ri­tuel­le­ment, dans le cœur (Ph 3, 3)  Dès lors leur culte est vi­vi­fié par l’Esprit de Dieu ; et ils se glorifient en Christ Jésus seul, parce qu’ils ont en lui la ré­demp­tion et la jus­ti­fi­ca­tion,  et non en la chair, comme les Juifs qui met­taient leur confiance dans la cir­con­ci­sion et en d’autres pri­vi­lèges ex­té­rieursLa pros­ti­tu­tion fai­sait chez les Ca­na­néens par­tie du culte d’As­tarté (Dt 23, 18). Astarté était une déesse connue dans tout le Proche-Orient, de l’âge du bronze à l’Antiquité, présentant un caractère belliqueux

.2 P 2, 22 : le pre­mier de ces dic­tons se trouve dans Proverbes 26.11  : « Comme le chien re­tourne à ce qu’il a vomi, ainsi le fou ré­itère sa fo­lie  ». Le se­cond n’est pas tiré de la Bible. Ils sont des­ti­nés à mar­quer l’ab­jec­tion de ceux qui re­tombent dans le pé­ché.Le mé­pris pour Dieu trou­vera son châ­ti­ment cor­res­pon­dant (1 S 2, 30). La pri­va­tion de sé­pul­ture étant en­vi­sa­gée comme un signe de la ma­lé­dic­tion di­vine (Dt 28, 26).

En Orient, les chiens er­rants cir­culaient dans les rues et se nour­rissaient des or­dures et même des ca­davres.« Oui, Seigneur, car aussi » est la tra­duc­tion lit­té­rale du texte et c’est celle qui ex­prime le mieux cette pen­sée di­ver­se­ment interprétée par les exé­gètes.Oui, j’ac­cepte ton ju­ge­ment et ta com­pa­rai­son ; car aussi les pe­tits chiens ne pré­tendent pas au pain des en­fants ; ils se contentent des miettes  qui tombent sous la table et je n’en de­mande pas da­van­tage. La table de tes miséricordes est si riche que ton se­cours ac­cordé à une pauvre païenne n’ô­tera rien aux en­fants .

◊  Le 14 février nous fêtons → Saint Cyrille (827-869) et saint Méthode (815 -885) – Mémoire

Liens externes

◊ Bible ouverte : cliquez ici pour lire l’article → Jeter le pain des enfants aux petits chiens

L’esclavage dans la Bible

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