Je veux que, tout de suite, tu me donnes sur un plat la tête de Jean le Baptiste

Posté par diaconos le 29 août 2019

Jeudi 29 août 2019

                                                                                                                                                                                          Je veux que, tout de suite, tu me donnes sur un plat la tête de Jean le Baptiste

Je veux que, tout de suite, tu me donnes sur un plat la tête de Jean le Baptiste.png 220De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

          En ce temps-là, Hérode avait donné l’ordre d’arrêter Jean le Baptiste et de l’enchaîner  à la forteresse de Machéronte, à cause d’Hérodiade, la femme de son frère  Philippe, que lui-même avait prise pour épouse.   En effet, Jean lui disait : «Tu n’as pas le droit de prendre la femme de ton frère.» Hérodiade en voulait donc à Jean, et elle cherchait à le faire mourir.

Mais elle n’y arrivait pas parce que Hérode avait peur de Jean : il savait que c’était un homme juste et saint, et il le protégeait ; quand il l’avait entendu, il était très embarrassé ; cependant il l’écoutait avec plaisir. Or, une occasion favorable se présenta quand, le jour de son anniversaire, Hérode fit un dîner pour ses dignitaires, pour les chefs de l’armée et pour les notables de la Galilée.

La fille d’Hérodiade fit son entrée et dansa. Elle plut à Hérode et à ses convives. Le roi dit à la jeune fille :  «Demande-moi ce que tu veux, et je te le donnerai.» Et il lui fit ce serment : « Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai, même si c’est la moitié de mon royaume.» Elle sortit alors pour dire à sa mère : « Qu’est-ce que je vais demander ?»

Hérodiade répondit : «La tête de Jean, celui qui baptise.» Aussitôt la jeune fille s’empressa de retourner auprès du roi, et lui fit cette demande : «Je veux que, tout de suite, tu me donnes sur un plat la tête de Jean le Baptiste.»

Le roi fut vivement contrarié ; mais à cause du serment et des convives, il ne voulut pas lui opposer un refus. Aussitôt il envoya un garde avec l’ordre d’apporter la tête de Jean. Le garde s’en alla décapiter Jean dans la prison. Il apporta la tête sur un plat, la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère.

Ayant appris cela, les disciples de Jean vinrent prendre son )corps et le déposèrent dans un tombeau. (Mc 6, 17, 29)

Homélie

 Hérode Antipas II (24 av. J.C.- 39 ap. J.C.) L’Évangile de Marc (Mc 6, 18) retient un de ces arguments qui rendirent les gens très exaltés en l’entendant parler. Il disait à Hérode Antipas : «Il ne t’est pas permis d’avoir la femme de ton frère (Mc 6, 19)», marquant ainsi son opposition au mariage avec Hérodiade. Cette union choqua en raison de l’interdiction légale du mariage avec la femme de son frère (Lév. 18, 16; 20, 21), que Jean-Baptiste rappela sans ménagement. Selon les évangiles synoptiques, c’est à la suite de ces admonestations de Jean Baptiste qu’Antipas le fit jeter en prison.

 C’est à cause d’Hérodiade qu’il mit Jean en prison. Il exécuta Jean contre sa volonté à cause du serment et des convives. Jean-Baptiste, enchaîné dans une prison, impuissant, dont la prédication  guida tant de pécheurs à la conversion, ne tira d’Hérode qu’un sourire. Mais lui, était libre. Il resta fidèle à sa mission et rien ne put l’arrêter. Même lorsque Antipas l’emprisonna, même s’il n’y eut plus personne pour l’écouter, même s’il ne se fit que des ennemis et des mécontents, même s’il fut oublié… il ne cessa de prêcher la vérité.

Dans son martyre, Jean Baptiste s’identifia à Jésus qui cria sur la croix : «Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?» (Mc 15, 34). En pénétrant au sein de l’abandon et de la souffrance, il ne resta pas seul. Le Christ l’accompagna spirituellement. Amen

Michel Houyoux, diacre permanent

Note  l’historien Flavius Josèphe fut en  harmonie avec les évangiles.  Parmi les nombreux traits communs aux évangiles et à Josèphe, nous relevons :

  • le surnom de Jean: « Baptiste »
  • l’accent sur le baptême de Jean, élément unifiant au sein du peuple juif
  • le fait que Jean avait lui-même une excellente réputation sur le plan moral (« un homme de bien »)
  • l’influence considérable de Jean et sa popularité parmi les Juifs de son temps
  • l’autorité spirituelle de Jean
  • l’emprisonnement puis l’exécution de Jean par Hérode Antipas
  • la composante éthique du message de Jean et son insistance sur la piété

Compléments

◊ Catéchèse : cliquez ici pour lire l’article →  Son nom est Jean

◊ Accueil sur mon blog  : cliquez ici pour lire l’article →  Saint Jean-Baptiste

Liens externes

 -Histoire des Gaules : cliquez ici pour lire l’article → Flavius Josèphe : œuvre complète  (table des matières)
◊  Église piège  : cliquez ici pour lire l’article →  Je veux la tête de Jean

Mort de Jean Baptiste

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Siamo tutti chiamati ad essere santi vivendo con amore.

Posté par diaconos le 24 avril 2019

 Siamo tutti chiamati ad essere santi vivendo con amore

Scoperta intatta nel 2018, la salma di Carlo Acutis, giovane cristiano italiano morto nel 2006, è stata trasportata al santuario del Conto alla rovescia di Assisi (Italia) dopo alcuni giorni di festa alla presenza di migliaia di persone.

Scoperta intatta nel 2018, la salma di Carlo Acutis, giovane cristiano italiano morto nel 2006, è stata trasportata al santuario del Conto alla rovescia di Assisi (Italia) dopo alcuni giorni di festa alla presenza di migliaia di persone.

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Scoperta intatta nel 2018, la salma di Carlo Acutis, giovane cristiano italiano morto nel 2006, è stata trasportata al santuario del Conto alla rovescia di Assisi (Italia) dopo alcuni giorni di festa alla presenza di migliaia di persone.

« Siamo tutti chiamati ad essere santi vivendo con amore e offrendo testimonianza personale nelle nostre occupazioni quotidiane, dove tutti sono », ha martellato Papa Francesco in Gaudete ed ex-sultante. Carlo Acutis, morto nel 2006 all’età di 15 anni di una devastante leucemia, ne è un esempio vivente. Molto legato ai sacramenti, e in particolare all’Eucaristia, questo adolescente dalla fede vibrante, gioioso e attento ai più fragili, era tuttavia appassionato di computer.

Questo geek appassionato di Cristo ha messo il suo talento nella programmazione, creando siti web e montando film al servizio della fede. « Essere sempre uniti a Gesù è lo scopo della mia vita », amava dire. È stato dichiarato venerabile da Papa Francesco il 5 luglio 2018. L’esortazione apostolica pubblicata dopo il Sinodo sulla gioventù tenutosi a Roma lo scorso ottobre, che lo ha citato in Christus vivit.

In esso, il papa argentino afferma che se il mondo digitale comporta pericoli, come il ripiegamento su se stessi o il « piacere vuoto », « va notato che ci sono giovani che, in questi campi, sono creativi e talvolta grandi, come il venerabile Carlos Acutis ».
Il 23 giugno 2018, il corpo dell’adolescente è stato riesumato e trovato intatto. Pochi giorni dopo, il Santo Padre riconosce le virtù eroiche di Carlo. Il 6 aprile il corpo è stato trasferito in una bara di legno e portato al santuario della Spogliazione d’Assise, dove San Francesco ha lasciato tutto per seguire Cristo in una vita di povertà.
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Un luogo che il giovane Carlo amava particolarmente. « François e Carlo sono ora indissolubilmente legati. Insieme hanno cantato di vita e di bene », ha detto il vescovo Domenico Sorrentino di Assisi, nella sua omelia, sottolineando la forza del loro messaggio in un’umanità in crisi.
Siamo tutti chiamati ad essere santi vivendo con amore.

Tanguy de La Seiglière, morto nel 2015 all’età di 13 anni, era un adolescente vivace che ha segnato con la sua profondità spirituale e semplicità chi lo conosceva. Anne e Leonard, i suoi genitori, si confidarono con Aleteia.
Clicca qui per saperne di pi

Fonte d’informazione → La redazione di Aleteia

Collegamenti esterni

◊ Arcidiocesi Gorizia → Che cosa dovrei fare per diventare santo?

Tutorial :  » Come diventare santi « 

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Le chien dans les textes bibliques

Posté par diaconos le 14 février 2019

Envoi sur ma page Facebook par Paul Calzada

Le chien dans les textes bibliques : Liste de versets Bibliques à colorier, d

Le chien dans les textes bibliques

« Prenez garde aux chiens, prenez garde aux mauvais ouvriers, prenez garde aux faux circoncis » (Ph 3, 2). Dans la Bible l’image du chien est utilisée pour décrire les hommes impurs, les méchants, les violents : « Dehors les chiens, les enchanteurs, les impudiques, les meurtriers, les idolâtres, et quiconque aime et pratique le mensonge » (Ap 22, 15).

La perception que nous avons du chien de nos jours n’a rien de commun avec celle que les hommes en avaient dans les temps bibliques. Aujourd’hui nous pouvons le voir, soit comme un compagnon fidèle, apte à sauver des vies dans certaines situations catastrophiques, soit comme un excellent gardien de troupeaux de brebis ou encore comme un guide pour aveugles…Mais dans la Bible, les chiens sont considérés comme des bêtes impures.

L’argent que l’on pouvait obtenir de la vente d’un chien ne devait pas être apporté dans le temple (Dt 23, 18). Les chiens, en ces temps anciens, étaient des bêtes à moitié sauvages, vivant plus ou moins en liberté. Ils étaient le symbole de l’impureté et de la voracité.

Pour ceux qui ont connu Christ, et qui s’en sont détournés, Pierre cite ce proverbe:  » Il leur est arrivé ce que dit un proverbe vrai…  Le chien est retourné à ce qu’il avait vomi, et la truie lavée s’est vautrée dans le bourbier. » (2 P 2, 22).

De nombreux textes nous parlent de chiens qui dévorent, y compris des hommes  (1 R 14, 11 ; 1 R 16 4 ; 1 R 21, 19 ; Ps 22, 21). Ces textes nous renvoient une image des chiens, quelque peu détestable. 

Cependant, s’ils personnifient le mal, la violence, le péché dans la vie des hommes livrés à eux-mêmes, nous savons aujourd’hui, qu’un chien sera plus ou moins le reflet de son maître. Un maître violent peut faire de son chien un monstre, un maître intelligent et patient peut faire de son chien un ami fidèle.

Ainsi l’homme livré à lui-même, sous l’influence du mal qui agit dans le monde, peut devenir un monstre, mais l’homme qui accepte de devenir un disciple de Christ sera une source de bénédiction pour ceux qui l’entourent. Le maître fait le chien !

Ce lien entre le chien et son maître, apparaît dans cette parole de l’Évangile : « Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants, et de le jeter aux petits chiens. Oui, Seigneur, dit-elle, mais les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. » (Mt 15, 26-27).

Source de l’image → Voir dans la liste et cliquez sur le titre choisi →  Liste de versets Bibliques parlant d’animaux à colorier

De quel pain nourrissons-nous notre âme ? À quelle table venons-nous chercher notre nourriture ? Nous pouvons choisir de nous nourrir de tout ce qu’il y a d’impur dans le monde : violence, haine, pornographie etc. Ou alors nous choisissons Jésus pour Maître, et notre nourriture vient de sa table. Celui qui vient à la table de Jésus, ne manquera de rien. Cette femme en se satisfaisant des miettes venant de Jésus, verra sa fille guérie !

Ma prière en ce jour :
Seigneur, je te choisis pour maître, et désire être nourri de tout ce qui vient de toi. Amen !

Paul Calzada

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Complément

Chiens, mauvais ouvriers et faux circoncis :ce sont les mêmes hommes que l’a­pôtre Paul dé­signe par ces trois noms.Le pre­mier les marque comme im­purs dans leur ca­rac­tère et leurs mo­tifs (en Orient, le chien est tou­jours le sym­bole de l’impureté ; le se­cond montre en eux des hommes qui se don­naient à eux-mêmes la mis­sion de tra­vailler dans l’Église  ; le troisième les dé­signe comme ap­par­te­nant au parti des ju­daï­sants, qui fai­saient de la circoncision une condi­tion in­dis­pen­sable au sa­lut.

L’a­pôtre Paul, par un jeu de mots qui ren­ferme une vive iro­nie, trans­forma cette circoncision en une simple incision ou mu­ti­la­tion (tel est le sens du mot tra­duit par fausse circoncision), et il fit sen­tir ainsi que c’est à cela, en ef­fet, que se ré­duit cette cé­ré­mo­nie re­li­gieuse, dès le mo­ment qu’on at­tacha tant d’im­por­tance à l’acte ex­té­rieur, ma­té­riel, en ou­bliant que la cir­con­ci­sion n’a de va­leur que comme signe de la pu­ri­fi­ca­tion du cœur et de la vie.

Les chré­tiens sont les vrais circoncis, parce qu’ils le sont spi­ri­tuel­le­ment, dans le cœur (Ph 3, 3)  Dès lors leur culte est vi­vi­fié par l’Esprit de Dieu ; et ils se glorifient en Christ Jésus seul, parce qu’ils ont en lui la ré­demp­tion et la jus­ti­fi­ca­tion,  et non en la chair, comme les Juifs qui met­taient leur confiance dans la cir­con­ci­sion et en d’autres pri­vi­lèges ex­té­rieursLa pros­ti­tu­tion fai­sait chez les Ca­na­néens par­tie du culte d’As­tarté (Dt 23, 18). Astarté était une déesse connue dans tout le Proche-Orient, de l’âge du bronze à l’Antiquité, présentant un caractère belliqueux

.2 P 2, 22 : le pre­mier de ces dic­tons se trouve dans Proverbes 26.11  : « Comme le chien re­tourne à ce qu’il a vomi, ainsi le fou ré­itère sa fo­lie  ». Le se­cond n’est pas tiré de la Bible. Ils sont des­ti­nés à mar­quer l’ab­jec­tion de ceux qui re­tombent dans le pé­ché.Le mé­pris pour Dieu trou­vera son châ­ti­ment cor­res­pon­dant (1 S 2, 30). La pri­va­tion de sé­pul­ture étant en­vi­sa­gée comme un signe de la ma­lé­dic­tion di­vine (Dt 28, 26).

En Orient, les chiens er­rants cir­culaient dans les rues et se nour­rissaient des or­dures et même des ca­davres.« Oui, Seigneur, car aussi » est la tra­duc­tion lit­té­rale du texte et c’est celle qui ex­prime le mieux cette pen­sée di­ver­se­ment interprétée par les exé­gètes.Oui, j’ac­cepte ton ju­ge­ment et ta com­pa­rai­son ; car aussi les pe­tits chiens ne pré­tendent pas au pain des en­fants ; ils se contentent des miettes  qui tombent sous la table et je n’en de­mande pas da­van­tage. La table de tes miséricordes est si riche que ton se­cours ac­cordé à une pauvre païenne n’ô­tera rien aux en­fants .

◊  Le 14 février nous fêtons → Saint Cyrille (827-869) et saint Méthode (815 -885) – Mémoire

Liens externes

◊ Bible ouverte : cliquez ici pour lire l’article → Jeter le pain des enfants aux petits chiens

L’esclavage dans la Bible

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L’histoire de l’Apparition de la Sainte Vierge Marie à Pontmain (France)

Posté par diaconos le 21 janvier 2019

Source de cet article → SANCTUAIRE-DE-PONTMAIN

Auteur : Père Henri-Michel LEDAUPHIN

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Au soir du 17 janvier 1871, la Vierge Marie apparut dans le ciel avec une robe bleue sombre remplie d’étoiles, un crucifix dans ses mains. Des mots furent affichés par la suite au-dessous d’elle.

À Pontmain le 17 janvier 1871

Une journée qui commença comme les autres. Ce matin, l’église était remplie de fidèles, comme les autres jours. Il y a beaucoup de neige et il fait un froid glacial à fendre les pierres. Vers midi et demi, la terre trembla ce qui eut fortement impressionné tous les habitants, surtout en cette période troublée. C’était la guerre franco-prussienne. Depuis le 23 septembre, 38 jeunes de la paroisse étaient  partis à la guerre et l’on était sans nouvelles. Alors, on vit dans l’angoisse et dans la peur. Et puis il y eut cette épidémie de typhoïde qui commença à reprendre.

Malgré tout, on pria avec ferveur car il en était ainsi à Pontmain. Depuis l’arrivée de notre curé, l’abbé Michel Guérin, le 24 novembre 1836, dans chaque famille, on pria le chapelet tous les jours. Ce soir la, deux enfants, Eugène et Joseph Barbedette, aidaient leur père, dans la grange, à piler les ajoncs pour la nourriture de la jument. La nuit tomba. Il était environ cinq heure et demie.

Source de l’image → Notre Dame de Pontmain : apparition en 1871, fête le 17 janvier.

Jeannette Détais, une vieille femme, vint donner quelques nouvelles qu’elle glana un peu plus loin près des fuyards de l’armée de la Loire en déroute. Eugène profita de l’arrêt du travail pour sortir à la porte pour voir le temps qu’il faisait. Et voilà que tout à coup, en plein ciel, au dessus de la maison d’en face, il vit une Belle Dame qui tendit les bras comme dans un geste d’accueil et qui lui sourit. Elle était vêtue d’une robe bleue semée d’étoiles d’or (comme la voûte de l’église peinte ainsi en 1860).

Notre Dame de Pontmain : cliquez ici pour visionner la vidéo →   https://youtu.be/0QbkCpvi7jo

Sur la tête, elle avait un voile noir surmonté d’une couronne d’or avec un liseré rouge au milieu. Aux pieds, elle portait des chaussons bleus avec une boucle d’or. Elle était au milieu d’un triangle formé de trois grosses étoiles. L’enfant sourit à la Belle Dame. Ce sourire fut le seul dialogue car, de toute l’apparition, la Belle Dame ne dit pas un seul mot.

Le jeune frère Joseph, venu à la porte, vit lui aussi la Belle Dame tandis que les grandes personnes ne virent rien sinon les trois étoiles. Victoire, leur mère, ne vit rien non plus, malgré qu’elle se retourna pour aller à la maison chercher ses lunettes. Elle se rendit à l’école demander à sœur Vitaline de venir devant la grange. Ne voyant que les étoiles, la sœur retourna à l’école et en revint avec une autre sœur, Marie-Édouard, et trois petites pensionnaires.

À leur arrivée, les deux plus jeunes, Françoise Richer et Jeanne-Marie Lebossé s’écrièrent :  » Oh ! La belle Dame ! Qu’elle est belle !’ et la décrivirent à leur tour. Sœur Marie-Edouard s’en alla prévenir Monsieur le curé tandis que sœur Vitaline commença à prier avec les gens qui accoururent de plus en plus nombreux.

Monsieur le curé, dit sœur Marie-Édouard depuis la porte du presbytère, venez vite chez les Barbedette, il y a un prodige : « les enfants voient la Sainte Vierge ! » Et Monsieur le curé, saisi par la surprise, répondit :  » Un prodige ! La Sainte Vierge ! La Sainte Vierge ! Mais, ma sœur, vous me faites peur !  » La vieille servante, Jeannette Pottier, intervint :  » Faut aller voir, Monsieur le curé ! » et elle alluma la lanterne pour sortir dans la nuit.

Lorsqu’il arriva au milieu de ses paroissiens, les enfants, que l’on avait séparés pour éviter qu’ils puissent communiquer entre eux, s’écrièrent :  » V’là d’qué qui s’fait !  » (voilà quelque chose qui se fait) et ils décrivirent un grand ovale bleu qui était venu entourer la Belle Dame.  À l’intérieur quatre bobèches étaient fixées portant quatre bougies éteintes. Ces bougies rappellèrent celles que l’abbé Guérin allumait sur l’autel de la Sainte Vierge depuis le 8 décembre 1854 à tous les offices de la paroisse. En même temps apparut une petite croix rouge sur la robe, à l’endroit du cœur.

Et puis voilà que l’attention se relâcha. On commença à parler, à discuter et la Belle Dame devint triste : ‘ V’là qu’elle tombe en humilité  » dit Eugène.  » Prions  » ajouta Monsieur le curé. Sœur Marie-Edouard commença le chapelet. Aussitôt, la Dame sourit à nouveau. Tout au long du chapelet, au rythme des Ave Maria, la Belle Dame grandit lentement. L’ovale grandit dans les mêmes proportions et les étoiles se multiplièrent sur sa robe et autour d’elle.

 » Ce fut comme une fourmilière, ça se tape sur sa robe, disent les enfants. Oh ! Qu’elle est belle !  » Après le chapelet, on chanta le Magnificat. Au début du chant, les enfants s’écrièrent :  » V’là cor’de qué qui s’fait  » (voilà encore quelque chose qui se fait). Une grande banderole vint se dérouler entre le bas de l’ovale et le toit de la maison. Des lettres commencèrent alors à s’écrire, en majuscule, couleur d’or. « C’est un M, un A, un I, un S ». Le mot MAIS qui resta tout seul jusqu’au moment où arriva Joseph Babin, un charretier, qui revint d’Ernée, à 20 km de là, et qui lança à la foule :  » Vous pouvez bien prier, les Prussiens sont à Laval ».

Le mot PRIEZ vint s’écrire alors après MAIS. Le message continua de s’écrire lettres après lettres.  À la fin des litanies que l’on chanta après le Magnificat, les enfants purent lire une première ligne se terminant par un gros point …

MAIS PRIEZ MES ENFANTS DIEU VOUS EXAUCERA EN PEU DE TEMPS

Au début de l’Inviolata qui suivit, des lettres commencèrent une seconde ligne : MON, au moment où l’on chanta « O Mater alma Christi carissima »’, le mot FILS vint s’écrire à la suite. « MON FILS » lurent  les enfants. Alors ce fut un cri de joie général : « C’est Elle ! C’est bien Elle ! C’est la Sainte Vierge !  » Jusque là, on pensa que ce pouvait être Elle. Mais maintenant, on en fut sûr. C’est bien écrit : MON FILS. Pendant que l’on termina l’Inviolata et que l’on chanta le Salve Regina, le message continua et se termina

MON FILS SE LAISSE TOUCHER

Il n’y eut a pas de point final mais cette deuxième ligne était soulignée par un gros trait d’or comme les lettres. « Chantons notre cantique à Marie » dit alors Monsieur le curé et les paroles s’élevèrent joyeuses vers le ciel, alors que, dimanche dernier, on l’avait chanté la gorge serrée : « Mère de l’Espérance dont le nom est si doux Protégez notre France. Priez, priez pour nous. »

Au début, la Vierge leva  les mains à hauteur de ses épaules et agita les doigts au rythme du cantique. Puis un rouleau couleur du temps passa et effaça la banderole et le message. Suit un autre cantique  » Mon doux Jésus » avec le refrain « Parce Domine, parce populo tuo,  les enfants, joyeux jusque là, devinrent subitement tout tristes. C’est que la Vierge elle aussi  était devenue toute triste. Elle ne pleura pas mais un frémissement au coin des lèvres marqua l’intensité de sa douleur.  » Jamais on n’a vu une pareille tristesse sur un visage humain » dirent les enfants.

C’est alors qu’une croix d’un rouge vif apparut devant la Vierge. Sur la croix, Jésus, d’un rouge plus foncé. Au sommet de la croix, sur une traverse blanche était écrit : JESUS CHRIST. La Vierge prit la croix à deux mains et la présenta aux enfants pendant qu’une petite étoile vint allumer les quatre bougies de l’ovale avant d’aller se placer au dessus de la tête de la Vierge. La foule pria en silence et beaucoup pleurèrent.

Puis sœur Marie-Edouard chanta l’Ave Maris Stella. Le crucifix rouge disparut et la Vierge reprit l’attitude du début. Le sourire,  un sourire plus grave, revint sur ses lèvres et une petite croix blanche apparut sur chacune de ses épaules. Il « tait huit heure et demie.

« Mes chers amis, dit Monsieur le curé, nous allons faire tous ensemble la prière du soir ». Tout le monde se mit à genoux, là où il se trouva, qui dans la neige, qui dans la grange pour ceux qui voulurent s’abriter du froid glacial. Jeannette Pottier, la vieille servante, commença la prière :  » Mettons-nous en présence de Dieu et adorons-le.  » Au moment de l’examen de conscience, les enfants signalèrent la présence d’un voile blanc qui vint d’apparaître aux pieds de la Vierge et qui monta lentement en la cachant à leurs yeux. Le voile arriva à hauteur de la couronne, s’arrêta un instant et, brusquement, tout disparut : le voile, la couronne, l’ovale, les bougies et les trois étoiles.

 » Voyez-vous encore ?  » demanda Monsieur le curé.  » Non, Monsieur le curé, tout a disparu, c’est tout fini ! « . Il était près de neuf heures. Chacun rentra chez lui, le cœur en paix. Toute crainte, toute peur s’en fut allée. Les Prussiens qui devaient prendre Laval ce soir-là n’y entrèrent pas. Le lendemain, ils se replièrent. L’armistice fut signé le 25 janvier. Les trente-huit jeunes de Pontmain revinrent tous sains et saufs.

Le 2 février 1872, après l’enquête et le procès canonique, Monseigneur Wicart, évêque de Laval publia un mandement dans lequel il déclara : « Nous jugeons que l’Immaculée Vierge Marie, Mère de Dieu, a véritablement apparu le 17 janvier 1871 à Eugène Barbedette, Joseph Barbedette, Françoise Richer et Jeanne-Marie Lebossé dans le hameau de Pontmain. « 

Compléments

◊ On devient chrétien par décision personnelle →  Des martyrs de chaque époque pour avoir annoncé l’Évangile

Liens externes

◊ Biographie : cliquez ici pour lire → Père Henri LEDAUPHIN (1922-2016) | Diocèse de Laval

◊ Les lumières de Dieu : cliquez ici pour lire → La lumière de Dieu: Les apparitions de la Vierge Marie, reconnues par l’Église

Pontmain

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