Saint Hilaire de Poitiers

Posté par diaconos le 12 janvier 2024

*Un Saint, un Miracle* : Saint Hilaire de Poitiers (vers 315-367 ...

Saint Hilaire de Poitiers

Hilaire de Poitiers (en latin Hilarius Pictaviensis), surnommé le Marteau des Ariens ou l’Athanase d’Occident fut le premier évêque de Poitiers. Il fut de même l’un des premiers écrivains latins chrétiens. Théologien du quatrième siècle, il fut un grand défenseur de l’orthodoxie nicéenne face à l’arianisme et au sabellianisme. Il fut élevé au rang de Docteur de l’Église par le pape Pie IX en l’an 1851. Saint pour les catholiques et les orthodoxes, il est commémoré le treize janvier selon le Martyrologe romain. Il fut marié et père d’une fille quand il devint évêque. Sa fille, Abra de Poitiers, fut reconnue sainte par l’Église catholique et l’Église orthodoxe et commémorée le premier décembre.

Issu de l’aristocratie gallo-romaine de la cité de Limonum (Poitiers), il reçut une bonne éducation avant de se former à la rhétorique latine. Les éléments autobiographiques qui parsèment ses œuvres laissent à penser qu’il naquit, qu’il se convertit au contact de la Bible. Il fut baptisé vers l’an 343. Soucieux de l’instruction de son peuple, il rédige un Commentaire sur l’Évangile de Matthieu, qui est la première œuvre exégétique latine qui nous soit parvenue. Ce texte, remarquable travail d’exégèse littérale, montre toutefois qu’Hilaire ne connut pas la tradition orientale : sa perception de l’engendrement du Verbe montra même qu’il ignorait les formulations du Concile de Nicée.

Il admit dans ses œuvres ultérieures qu’il ne découvrit celui-ci qu’en 354, soit près de trente ans après le concile. En 353, réuni à la demande du pape Libère et de l’empereur Constance II, le Concile d’Arles rétablit les ariens dans la communion, anathématisa Anasthase, Paulin de Trèves, et Sérapion de Thmuis Hilaire rompit la communion avec le pape Libère et lança l’anathème sur celui-ci ainsi que sur Saturnin d’Arles. Alors que l’arianisme s’étendit en Gaule, il s’opposa à ce courant de pensée théologique. Dans l’Empire romain du milieu du quatrième siècle, ce fut aussi s’opposer à l’empereur. Lors du concile de Béziers de 356, dominé par les ariens unis autour de Saturnin, l’évêque d’Arles, il fut déclaré hors de la communion et exilé en Phrygie. Pendant son séjour en Phrygie, il continua cependant à gouverner son diocèse, mais ce fut là qu’il découvrit la pensée des théologiens orientaux et qu’il écrivit son traité de doctrine trinitaire : De Trinitate, et une lettre adressée à différents évêques occidentaux De Synodis.

 Il y convertit aussi une jeune fille, Florence, qui le suivit en Gaule et poursuivit sa conversion en vivant en solitaire dans une cellule à Comblé. Déclarée sainte, elle est fêtée le premier décembre L’empereur Constantin II décida de réunir simultanément un concile occidental à Rimini et un concile oriental à Séleucie afin de réconcilier l’Église divisée entre ariens , semi-ariens, et nicéns L’empereur souhaita avant tout l’unité religieuse afin de parvenir à l’unité politique. Hilaire chercha à exposer la doctrine catholique à l’empereur dans ses deux Livres à l’empereur Constance. Il exposa ses thèses au Concile de Séleucie en l’an 359, où il obtint l’union des nicéens, dit aussi homoousiens (car affirmant l’identité de substance entre le Père et le Fils)  Ce fut un exemple frappant du césaropapisme propre à l’Impérium romain ou l’Auguste fut le plus souvent aussi souverain pontife. César était Pontifex maximus lorsqu’il conquit la Gaule en (an 52 a.v. J.C.

Hilaire ne participa pas au Concile de Paris de janvier 361, mais celui-ci reçut son influence. Ce ce concile régional condamna l’arianisme et destitua les évêques ariens de Gaule. Hilaire, reprenant son ministère épiscopal, continua à écrire pour l’édification de son peuple, en particulier son Traité des mystères, catéchèse mystagogique et allégorique, ainsi que ses Commentaires sur les psaumes, œuvre d’exégèse. Il poursuivit sa lutte anti-arienne, s’opposant en particulier à Auxence de Milan, avec l’aide d’Eusèbe de Verceil. Il mourut en l’an 367. Saint Martin de Tours, le rejoignit vers 356, se mettant à son école. En l’an 360, Martin fonda l’abbaye de Liguré à proximité de Poitiers. Saint Hilaire fut à l’origine de la construction à Poitiers du baptistère Saint Jean, l’un des plus vieux bâtiments chrétiens actuellement subsistant en France.

Diacre Michel Houyoux

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Une famille de saints

Posté par diaconos le 28 décembre 2023

Basile et Grégoire - France Catholique

# Grégoire de Nazianze, né en 329 en Cappadoce et mort en 390, fut un théologien et un Docteur de l’Église. Il fit partie avec Basile de Césarée et Grégoire de Nysse des « Pères cappadociens ». Il fit ses études à Alexandrie puis à Athènes, où il rencontra Basile de Césarée, qui devint son ami. Revenu à Nazianze, où il fut ordonné prêtre par son père. Ordonné ensuite contre son gré évêque de Sasimes par Basile de Césarée, il ne put s’établir dans cette cité et resta chez son père, devenant ainsi le premier évêque auxiliaire de l’Église. À la mort de son père, il décida de se retirer pour mener une vie cénobitique. Partisan de la doctrine du concile de Nicée, il chercha à défendre la place de l’Esprit Saint dans la théologie orthodoxe. L’empereur Théodose Ier imposa Grégoire de Nazianze comme évêque de Constantinople. Il présida alors le concile de Constantinople mais démissionna alors que les débats furent loin d’être achevés. Il retourna à Nazianze, où il écrivit de nombreuses lettres et discours en faveur notamment de la thèse qui considéra l’Esprit Saint comme l’une des personnes de la Trinité. Père de l’Église, il fut introduit dans le bréviaire comme Docteur de l’Église par le pape Pie V en 1578. Il est vénéré tant par les catholiques que par les orthodoxes.

Saint Basile

Il naquit en 329, sa sœur Macrine et ses frères Pierre, évêque de Sébaste, et Grégoire de Nysse furent eux aussi canonisés. Le jeune Basile reçut de son père des rudiments de la doctrine chrétienne et poursuivit ses études à Constantinople, puis à Athènes. Il entreprit en même temps des études de rhétorique, en commençant une brillante carrière qu’il décida très vite d’abandonner pour suivre sa vraie vocation : une vie de silence, de solitude et de prière. Il fit de longs voyages, d’abord au Pont, puis en Égypte, en Palestine et en Syrie, attiré par la vie des moines et des ermites. De retour dans le Pont, il y retrouva un compagnon d’études rencontré à Athènes, Grégoire de Nazianze, et avec lequel il fonda une petite communauté monastique, fondée sur les règles que Basile avait élaborées au cours des expériences acquises durant ses voyages

Contre l’arianisme

En ce moment se consolida à Césarée une nouvelle doctrine, fondée sur la prédication d’Arius, déjà condamné comme hérétique par le Concile de Nicée en 325. L’arianisme grâce à l’appui de l’empereur d’Orient, Valens, commença à se répandre rapidement en Syrie et en Palestine. Basile laissa la paix et la sécurité de son ermitage, et rejoignit Césarée ; là il fut ordonné prêtre, puis évêque, et entreprit une lutte sans merci contre la nouvelle hérésie, au point de mériter le titre de Grand. Sa lutte ne se situa pas seulement sur la plan doctrinal, mais aussi sur celui de la charité ; aux ariens qui soutinrent de ne causer de tord à personne en défendant ce qui leur appartint en propre, il rétorqua : «Qu’est ce qui t’appartient vraiment ? De qui as-tu reçu ce que tu dis être tien ? Si chacun se contentait du nécessaire, et donnait le superflu au prochain, il n’y aurait plus de pauvres» En outre il fonda, justement aux portes de la ville, une citadelle  de la charité appelée Basiliade, qui compta des orphelinats, hôpitaux et des hospices. En même temps l’empereur Théodose appuya l’œuvre de Basile, qui vit l’hérésie vaincue avant sa mort en 389, advenue à peu près à l’âge de 60 ans.

Saint Grégoire de Nazianze : l’ami d’une vie

Il eut une sœur, Gorgonia, et un frère, Césario, saints. Il fut fils d’un prêtre, et à Athènes, où il étudia, il fit la connaissance de Basile, auquel il fut lié d’une amitié très profonde et avec lequel il partagea l’ermitage en Cappadoce. Mais, il dut abandonner cette paix pour assister les parents déjà âgés. Le père, le voulut à ses côtés dans le presbyterium à Nazianze, mais Grégoire, qui se laissa convaincre malgré lui, se repentit du choix qu’il fit et chercha de nouveau refuge auprès de Basile. Cependant Basile le convainquit de retourner chez son père et lui servir de conseiller dans les moments difficiles du gouvernement de l’Église de Nazianze. Plus tard Grégoire fut envoyé par l’empereur Théodose à Constantinople, avec la charge de combattre la diffusion de l’hérésie arienne. Accueilli à son arrivée par un jet de pierres, Grégoire s’arrêta hors des murs de Constantinople dans une petite église qu’il dédia à la Résurrection.

Grâce à son éloquence et à la solidité de sa doctrine, mais surtout grâce à sa vie exemplaire, Grégoire ramena la cité à l’orthodoxie. Malgré cela, contrarié par une faction qui fut contre lui, il ne devint pas évêque de Constantinople ;il quitta la ville à laquelle il voua d’innombrables efforts de sa vie, à son départ il prononça un long et émouvant discours d’adieu. De retour à Nazianze, il se consacra surtout à l’écriture et laissa un abondant recueil de poèmes de caractère spirituel. «Tout est fatigue pour les mortels, tout est moquerie, ombre, apparence. Et que tout soit instable, o Verbe qui nous créés, on le doit à ta sagesse, car nous apprenons à tourner notre amour vers ce qui est stable et ferme.» (Grégoire de Nazianze)

Diacre Michel Houyoux

Complément

Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde

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Les Saints Innocents, martyrs

Posté par diaconos le 26 décembre 2023

 

Les saints innocents 11

Les saints Innocents

# Le massacre des Innocents est un épisode relaté dans l’Évangile selon Matthieu en même temps que la fuite en Égypte : le meurtre de tous les enfants de moins de deux ans dans la région de Bethléem. Ce massacre a été commis sur l’ordre d’Hérode, craignant l’avènement d’un roi des Juifs annoncé par ses propres devins, dans la période de la naissance de Jésus. L’ensemble des Églises les honore comme martyrs au cours du Jour des Saints Innocents ; cet événement est fêté le 28 décembre en Occident et en Orient catholique, et le 29 décembre en Orient orthodoxe. L’historicité de ce récit fut remise en cause.

D’après certains auteurs, il serait calqué sur un passage de l’Ancien Testament où Pharaon ordonna la mort de tous les nouveau-nés israélites mâles, avant que Moïse ne survienne pour le salut du peuple. Cet épisode a une base historique, bien qu’il ne se rapporte pas explicitement à la naissance du Christ. Daniel J. Harrington déclare que l’historicité de l’événement est « une question ouverte qui probablement ne [pourra] jamais être définitivement close ». Paul L. Maier estime, quant à lui, que les biographes récents d’Hérode rejettent la réalité de ce massacre.

Après le départ des mages, voici que l’ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit : «Lève-toi ; prends l’enfant et sa mère, et fuis en Égypte. Reste là-bas jusqu’à ce que je t’avertisse, car Hérode va rechercher l’enfant pour le faire périr.» Joseph se leva ; dans la nuit, il prit l’enfant et sa mère, et se retira en Égypte, où il resta jusqu’à la mort d’Hérode, pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète : D’Égypte, j’ai appelé mon fils. Alors Hérode, voyant que les mages s’étaient moqués de lui, entra dans une violente fureur. Il envoya tuer tous les enfants jusqu’à l’âge de deux ans à Bethléem et dans toute la région, d’après la date qu’il s’était fait préciser par les mages. Alors fut accomplie la parole prononcée par le prophète Jérémie : «Un cri s’élève dans Rama, pleurs et longue plainte : c’est Rachel qui pleure ses enfants et ne veut pas être consolée, car ils ne sont plus.» (Mt 2, 13-18)

Fuite en Égypte

Des mages arrivèrent à Jérusalem et cherchèrent l’endroit où naquit le roi des Juifs, dont ils virent  l’étoile en Orient. Hérode, troublé, convoqua les sacrificateurs et les scribes et s’informa du lieu de la naissance du Messie. Ils répondirent que, selon les prophéties, il dut naître à Bethléem. Hérode demanda alors aux mages depuis quand l’étoile parut, et les envoya à Bethléem, en les chargeant de le renseigner au sujet du petit enfant. Conduits par l’étoile, dont la vue les remplit de joie, les mages arrivèrent à Bethléem, trouvèrent le petit enfant et sa mère, et, se prosternant, lui offrirent des présents. Joseph averti par un ange, s’enfuit en Égypte avec Marie et l’enfant Jésus, et y séjourna jusqu’à la mort d’Hérode. Son retour accomplit une parole de l’Écriture. Hérode se voyant trompé, fit tuer les petits enfants de Bethléem

«Quand Israël était un jeune enfant, je l’aimai, et j’appelai mon fils hors d’Égypte» (Os 11, 1) : cette touchante parole de l’Éternel fut remise en mémoire chez Matthieu par ce récit, et il l’appliqua au vrai fils de Dieu. Il n’ignora pas que cette parole concernait Israël, que Dieu, par amour, appela son Fils , : ne fusse-là qu’une application symbolique, et non l’accomplissement d’une prophétie directe : «Tout cela arriva afin que s’accomplît ce que le Seigneur avait annoncé par le prophète» (Mt 1, 22) Comment Hérode se serait-il fié à la parole de ces étrangers et aurait-il attendu leur retour pour exécuter ses projets ? Ignorant ce qu’il y eut de réel ou d’imaginaire dans la naissance d’un enfant dont on lui parla, ne dut-il pas s’en informer, puis découvrir cet enfant, s’il exista ?

Or quel moyen plus sûr pour cela, que de faire des mages ses espions involontaires ? Pouvait-il envoyer à l’aventure, avec eux ou avant eux, ses représentants ? Ne dut-il pas cacher à eux et à son entourage ses desseins ? Ne fusse pas pour cela qu’il les interrogea secrètement, avec une profonde dissimulation ? Enfin, le crime fut aveugle, et même Hérode put se tromper dans ses calculs. Hérode, pour ne pas manquer son but, étendit à deux ans le laps de temps qui d’après le récit des mages put s’écouler depuis l’apparition de l’étoile. On révoqua en doute ce meurtre des enfants de Bethléem, parce que l’historien Josèphe n’en parla pas. Dans le petit bourg de Bethléem et ses environs (quelques maisons isolées), il put, selon le calcul de Winer, se trouver dix ou douze enfants mâles au-dessous de deux ans.

Le meurtre de ces enfants, quelque horrible qu’il fut, se perdit dans le nombre des crimes d’Hérode qui, après avoir sacrifié à sa haine soupçonneuse sa femme et deux de ses fils, en fit périr un troisième, Antipater, peu avant de mourir ; qui fit conduire au supplice des conjurés avec toute leur famille, qui atteignit de sa dernière maladie, possédé de fureur contre le peuple de Jérusalem parce qu’il alla se réjouir de sa mort, ordonna de rassembler dans le cirque de Jéricho tous les principaux de la ville et de les y faire périr dès qu’il aurait expiré, ainsi, disait-il : «Qu’il y ait au moins des larmes répandues après ma mort.— Josèphe, Antiquités Juives, XVII, 6, 5»

Le terme de deux ans fixé par Hérode supposa que les mages lui avaient dit que l’étoile leur était apparue depuis plus d’un an déjà. Si cette apparition avait coïncidé avec la naissance de Jésus, un intervalle de plus d’une année se serait écoulé entre cette naissance et la visite des mages, mais cela n’est pas probable car Jésus naquit depuis peu quand arrivèrent les mages, Luc nous dit que le domicile habituel de Joseph et Marie fut Nazareth et qu’ils ne furent à Bethléem qu’en passant. Hérode mourut avant la Pâque de 750 et Jésus naquit né dans l’année qui précéda sa mort. Le massacre de Bethléem exécuté quelques semaines après la naissance de Jésus, fut l’un des tout derniers actes du règne d’Hérode. Il faut donc admettre que l’étoile apparut aux mages un an ou deux avant l’événement qu’elle dut leur signaler, de manière à leur permettre d’arriver de leur lointain pays en Judée vers le temps de son accomplissement. Le texte de l’Ancien Testament Jérémie 31.15 au lieu de gémissements, dit amertume et ajoute lamentations avant pleurs. Les meilleurs manuscrits du Nouveau Testament omettent le mot lamentations.

Encore ici la formule : Alors fut accompli n’indique point une prophétie directe, mais l’application de la pensée de Jérémie au tragique événement de Bethléem. Le prophète, pour donner une émouvante expression aux douleurs de son peuple emmené en captivité à Babylone, rappela que la voix de ses gémissements retentit vers le septentrion jusqu’à Rama, ville de la tribu de Benjamin sur les montagnes d’Éphraïm. Par un symbolisme plein de poésie et de vérité, il personnifie toutes les mères israélites dans la mère de la tribu, toutes leurs douleurs dans ses douleurs, mais ce fut pour les consoler en ajoutant «Ainsi a dit l’Éternel : Retiens ta voix de pleurer et tes yeux de verser des larmes, car ton travail aura son salaire et on reviendra du pays de l’ennemi» (J 31, 13).

Telle fut la belle pensée que Matthieu rappela en faisant à son tour de Rachel le type des mères bethléhémites qui pleurèrent leurs enfants égorgés par le tyran. Ces enfants furent réellement ceux de Rachel, mère de toute la tribu de Benjamin et morte à Bethléem où elle fut enterrée. Gn 35, 16-19 Aucune prophétie ne s’accomplit, hélas ! Plus rigoureusement que la voix de nos douleurs qui retentit de siècle en siècle.

Diacre Michel Houyoux

Complément

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Épiphanie du Seigneur -Solennit  é

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◊ Christine Ponsard : cliquez ici pour lire l’article → Qui sont les saints Innocents d’aujourd’hui ?

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Vidéo Régis Burnet : Le Roi Hérode → https://youtu.be/Ez8OBD5h0vs

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Sainte Lucie de Syracuse

Posté par diaconos le 12 décembre 2023

Les Saint du jour 13 et 14 Décembre - Le blog de mim-nanou75.over-blog.com

Sainte Lucie, dont le nom est illustré dans l’histoire de l’Église sicilienne, était issue d’une noble et très riche famille de Syracuse. Elle souffrit le martyre au début du quatrième siècle, lors des persécutions de Dioclétien.

Sainte Lucie figure parmi les vierges martyres représentées sur les mosaïques de la basilique Saint Appolinaire-le-neuf à Ravennes. Son nom figure dans le canon de la messe, dans la litanie des saints, et dans la litanie des agonisants, de plus une commémoration lui était dédiée le seize septembre.

Le poète Dante, qui lui vouait une intense dévotion, la mentionna à plusieurs reprises dans sa Divine Comédie et la figure assise dans le Paradis juste à côté de saint Jean, l’évangéliste.

Son nom est un dérivé du latin lux (lumière). Elle est également appelée Luce. Jacques de Voragine situa sa fête, dansLa légende dorée, juste avant celle de saint Thomas, soit près lors du solstice d’hiver.

D’où le dicton disant qu’à la Sainte-Luce, les jours croissent du saut d’une puce. D’où aussi les nombreuses fêtes de la lumière auxquelles elle est associée en Europe du Nord, notamment en Scandinavie et particulièrement en Suède.

Le treize décembre dans le julien correspond à notre époque au 26 décembre, date à laquelle la durée du jour commence à augmenter effectivement. Elle représente pour certains la sainte Lumière qui protège la vue comme les yeux.

Les sources officielles reconnues par l’Église concernant sa vie sont le Bréviaire et le Martyrologe romain. Le récit de son existence est pour l’essentiel compilé à partir des sources anciennes dans La Légende dorée, de Jacques de Voragine.

D’autres sources sont les Bollandistes, les écrits de Dom Ruinart, Baillet, Tillemont, Fleury, d’Alban Butler, et l’ouvrage des abbés François-Philippe Mésenguy (1677-1763) et Claude-Pierre Goujet (1697-1767), Les Vies des saints d’après le Missel et le Martyrologe romain.

L’Église enseigne donc que Lucie vivait à Syracuse avec sa mère Eutychie. Elle vénérait depuis son enfance le Christ et la vierge martyre sicilienne sainte Agathe. Sa mère souffrait d’une inflammation des entrailles et de pertes de sang, sans guérison depuis quatre ans.

Lucie décida un jour de conduire celle-ci devant le tombeau d’Agathe, à Catane, et de lui demander la guérison. Sainte Agathe apparut la nuit suivante à Lucie et lui déclara

«Vierge Lucie, ma sœur, pourquoi viens-tu me demander ce que tu pourras bientôt accorder toi-même à ta mère ? Comme j’ai été établie gardienne de la ville de Catane, tu seras établie gardienne de la ville de Syracuse.».

Le lendemain, Eutychie recouvra la santé. À la suite de cette guérison, Lucie demanda à sa mère la permission de distribuer aux pauvres tout ce qui lui revenait de l’héritage de son père, ce qu’Eutychie accorda.

Toutes deux se mirent alors à donner chaque jour aux pauvres tout ce qu’elles possédaient. De plus, Lucie annonça à sa mère qu’elle avait depuis l’enfance fait secrètement le vœu d’une virginité perpétuelle.

Mais avant d’avoir appris le vœu de chasteté de sa fille, Eutychie avait promis Lucie à un jeune homme. Il entra dans une violente colère quand il apprit que sa fiancée voulait rester vierge et qu’elle vendait toute la fortune qu’il avait convoitée, pour la distribuer aux malheureux.

Il alla donc dénoncer sa fiancée au consul Pascasius, comme ennemie des divinités de l’Empire. La persécution de Dioclétien faisait alors rage et le juge accueillit avec joie cette dénonciation.

Lucie fut alors sommée de renoncer à sa foi chrétienne. Devant le refus de la jeune vierge, le consul lui déclara : «Tu changeras de langage, lorsque tu seras torturée.»
Mon langage ne changera pas, répondit Lucie, le Seigneur lui-même a fait cette recommandation aux serviteurs de Dieu: «Quand vous serez devant les rois et les juges, ne vous mettez pas en peine de ce que vous devrez dire; ce n’est pas vous qui parlerez, mais le Saint-Espritqui est en vous. »

«Le Saint-Esprit est don en toi ?» Oui, répondit Lucie, ceux qui vivent dans la piété et la chasteté sont les temples du Saint-Esprit.

Eh bien, s’exclama alors Pascasius, je vais te faire conduire dans un lieu de débauche, afin que ta virginité soit perdue, le Saint-Esprit ne trouve plus d’asile dans son propre temple et t’abandonne…

«Si vous me faites violer, ma chasteté n’en sera que doublement récompensée dans le ciel.»

Irrité de ce courage, Pascasius donne l’ordre de traîner Lucie dans un lupanar afin de la faire violer par des débauchés. Mais le Saint-Esprit intervint, et rendit le corps de Lucie parfaitement immobile et intransportable.

Même avec un attelage de mille hommes et mille paires de bœufs, on ne put la déplacer. Pris de fureur, Pascasius fit alors verser sur elle de la poix, de la résine et de l’huile bouillantes, puis la fit entourer d’un bûcher auquel on mit le feu.

Mais les flammes ne lui firent rien et elle continua à chanter dans le feu les louanges du Christ. Alors on lui enfonça une épée dans la gorge, mais elle ne mourut pas tout de suite. Un

prêtre vint lui porter la communion, après quoi seulement elle mourut. Elle est fréquemment invoquée pour guérir les maladies oculaires, et représentée par les peintres portant ses yeux sur un plateau ou dans une coupe. D’autres ont cependant recours à elle contre les maux de gorge.

Les reliques de sainte Lucie, après avoir été transportées à Constantinople par les Byzantins, sont depuis la chute de la ville, à Venise, dans l’église San Geremia. Quelques fragments furent rapportés à Syracuse.

Sainte Lucie de Syracuse est invoquée contre les maladies des yeux et les hémorragies. Elle est la patronne des maladies ophtalmiques, des opticiens, des ophtalmologues et des électriciens.

Elle est l’une des trois grandes saintes de Sicile, elle à Syracuse, Agathe à Catane et   Palerme.

Diacre Michel Houyoux

Vidéo Armand Dumouch Sainte Lucie → https://youtu.be/ySXkUOPQkn4

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