Assomption de la Vierge Marie — Solennité

Posté par diaconos le 9 août 2021

 Ils amenèrent l’arche de Dieu et l’installèrent au milieu de la tente que David avait dressée pour elle

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# L’Assomption de Marie, qui est appelée Dormition dans la tradition orientale, est la croyance religieuse orthodoxe et catholique selon laquelle la Vierge Marie, mère de Jésus, n’est pas morte comme tout un chacun mais est entrée directement dans la gloire de Dieu (ce qu’on traduirait communément par « montée au ciel »). L’expression « après avoir achevé le cours de sa vie terrestre » utilisée par le pape, laisse ouverte la question de savoir si la Vierge Marie est décédée avant son Assomption, ou si elle a été élevée avant la mort
. Sans fondement scripturaire mais très ancienne dans la Tradition des Églises d’Orient comme d’Occident (et fêtée liturgiquement dès le VIIIe siècle), la croyance fut définie comme dogme religieux (c’est-à-dire vérité de foi chrétienne) par la constitution apostolique Munificentissimus Deus de Pie XII en 1950. Elle est la première, et à ce jour la seule déclaration faisant usage de l’infaillibilité papale depuis la proclamation de l’infaillibilité par le concile Vatican I.
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Tout en partageant la même foi en l’Assomption, les Églises orientales n’ont jamais souhaité définir la Dormition en termes dogmatiques. Dans l’Église catholique, l’Assomption de la Sainte Vierge-Marie est célébrée liturgiquement de manière solennelle, le 15 août, et s’accompagne fréquemment de processions religieuses. Dans le calendrier anglican la fête de l’Assomption a disparu en 1549 mais le 15 août est resté la fête principale de la Vierge Marie (sans référence à son Assomption).
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La date du 15 août serait celle de la consécration à Jérusalem de la première église dédiée à Marie, « mère de Jésus fils de Dieu », au Ve siècle, après le concile d’Éphèse (431). Avant d’être un dogme, l’Assomption de Marie était une croyance reposant sur la tradition patristique et non sur des bases scripturaires reconnues des premiers temps de l’Église. En effet, aucun texte du Nouveau Testament n’évoque la fin de Marie, et ce sont des textes apocryphes et des légendes qui ont comblé ce vide1.
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En 373 [ap. J-C.], saint Ephrem2 évoque le concept selon lequel le corps de Marie serait resté, après son décès, intact — à savoir non atteint par « l’impureté » de la mort (la Torah étant « une Torah de vie », la mort et ceux qui la portent sont considérés comme impurs, pour tous). Au IVe siècle, Épiphane de Salamine envisage plusieurs hypothèses sur ce qui est advenu de Marie à la fin de sa vie. Il conclut qu’on ne peut pas se prononcer3, mais laisse ouverte la possibilité que certains milieux hétérodoxes à ses yeux en savaient davantage. Puisqu’une tradition écrite existe dès le Ve siècle, elle remonte vraisemblablement au IVe siècle4. En Occident, Grégoire de Tours est le premier à en faire mention, à la fin du VIe siècle5. Il s’appuie apparemment sur un corpus de textes apocryphes, appelés collectivement le Transitus Mariæ, généralement rattaché au Ve siècle.
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Du premier livre des Chroniques

En ces jours-là, David rassembla tout Israël à Jérusalem  pour faire monter l’arche du Seigneur jusqu’à l’emplacement préparé pour elle. Il réunit les fils d’Aaron et les Lévites. Les Lévites transportèrent l’arche de Dieu, au moyen de barres placées sur leurs épaules, comme l’avait ordonné Moïse, selon la parole du Seigneur. David dit aux chefs des Lévites de mettre en place leurs frères, les chantres, avec leurs instruments, harpes, cithares, cymbales, pour les faire retentir avec force en signe de joie.

Ils amenèrent donc l’arche de Dieu et l’installèrent au milieu de la tente que David avait dressée pour elle. Puis on présenta devant Dieu des holocaustes et des sacrifices de paix. Quand David eut achevé d’offrir les holocaustes et les sacrifices de paix, il bénit le peuple au nom du Seigneur. ((1 Ch 15, 3-4.15-16 ; 16, 1-2)

L’arche d’Alliance

Il se bâtit des maisons dans la cité de David ; et il prépara une place pour l’arche de Dieu et lui dressa une tente, sans doute un nouveau tabernacle ; l’ancien était resté à Gabaon. les fils des Lévites portèrent l’arche de Dieu sur leurs épaules, au moyen des barres qui reposaient sur eux et l’installèrent sous une tente. L’arche d’alliance était le coffre qui, selon la Bible, contenait les Tables de la Loi (Dix commandements)données à Moïse sur le mont Sinaï.

C’était un coffre oblong de bois recouvert d’or. Le couvercle surmonté de deux chérubins, qui en formait le couvercle, fut considéré comme le trône, la résidence terrestre de YHWH.  Lorsque le tabernacle fut terminé,  l’arche fut mise dans le saint des saints, la partie la plus centrale du Temple de Salomon.

Le mystère de l'Arche d'alliance

Selon un des récits bibliques, l’arche d’alliance état en bois d’acacia recouverte d’or pur à l’intérieur et à l’extérieur et sur elle il y avait tout autour une bordure d’or. Ses dimensions étaient de deux coudées et demie pour sa longueur, une coudée et demie pour sa largeur, une coudée et demie pour sa hauteur. Elle avait quatre pieds au-dessus desquels furent mis quatre anneaux d’or. Des barres en bois d’acacia recouvertes d’or furent passées dans les anneaux pour la porter.

Un couvercle (propitiatoire)  d’or pur fut placé dessus et ses dimensions étaient deux coudées et demie pour sa longueur et une coudée et demie pour sa largeur. Deux chérubins en or battu étaient aux deux extrémités du couvercle, avec leurs ailes déployées vers le haut, couvrant le coffre, et leurs faces tournées l’une vers l’autre. L’arche d’alliance, les anneaux, les barres, le propitiatoire et les deux chérubins furent fabriqués selon ce récit, par Béséléel. Il fut l’architecte en chef du tabernacle, désigné directement par Dieu à Moïse.

Son nom figure dans les listes généalogiques des Chroniques. Il y est mentionné comme fils d’Uri (Exode 31, 1) lui-même fils de Hur, de la tribu de Juda. Selon le Pentecôtisme, il est considéré comme l’un des premiers hommes à avoir rencontré une manifestation du Saint Esprit.

Si l’on se limite aux textes bibliques, d’après le canon des écritures juives, il semblerait que l’Arche, après avoir résidé de nombreuses années dans le temple de Salomon, ait purement et simplement disparu.

Pompée, général romain, témoigna qu’il n’y avait plus d’arche dans le second temple. Il trouva le saint des saints totalement vide. Toutes sortes d’hypothèses furent émises à ce sujet : certains pensèrent qu’elle aurait été dissimulée par les prêtres quelque part, dans un des tunnels souterrains du Mont du Temple, ou dans un autre endroit tenu secret jusqu’au moment propice de sa réapparition, lors de la construction du Troisième Temple.

Compléments

◊ Diacre Michel Houyoux  : cliquez ici pour  lire l’article  → Assomption de la Vierge Marie — Solennité

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◊  Liturgie et sacrements : cliquez ici ,pour,lire l’article → L’Assomption : Marie élevée dans la gloire de Dieu

◊ L’Arche d’Alliance : cliquez ici ,pour,lire l’article → Parcours de l’Arche d’Alliance

   Thomas Römer : « L’Arche d’Alliance, aux origines de la bible »

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Fête du Saint Sacrement dans l’année B

Posté par diaconos le 31 mai 2021

Ceci est mon corps, ceci est mon sang

Fête du Saint Sacrement dans l'année B dans Catéchèse adoration-eucharistique

# Saint-Sacrement est un nom donné à l’Eucharistie par l’Église catholique, et par extension à l’hostie consacrée. L’adoration du Saint-Sacrement est l’adoration de l’hostie consacrée, présentée dans un ostensoir ou un tabernacle (au reposoir le Jeudi saint). La Fête du Saint-Sacrement est une fête religieuse (catholique et anglicane) célébrée le jeudi qui suit la Fête de la Sainte Trinité. L’office du Saint-Sacrement est un office liturgique composé par Thomas d’Aquin.

Groupes religieux La congrégation du Très-Saint-Sacrement a été fondée en France en 1856 par Pierre-Julien Eymard. Les Servantes du Très-Saint-Sacrement (S.S.S.) forment une congrégation religieuse catholique fondée en France le 25 mai 1858 par le père Pierre-Julien Eymard. Les Adoratrices du Saint-Sacrement forment une congrégation religieuse catholique fondée en Italie en 1882 par Francesco Spinelli. L’ordre des Adoratrices perpétuelles du Saint-Sacrement a été fondé en Italie par Caterina Sordini (1770-1824), en religion Marie-Madeleine de l’Incarnation.

La congrégation des Sœurs du Saint-Sacrement est une congrégation religieuse catholique fondée par Louis Agut (1695-1778) à Mâcon. La congrégation des sœurs du Saint-Sacrement de Valence est une congrégation religieuse catholique féminine fondée au Calvaire de Boucieu le Roi en 1715 sous l’impulsion de Pierre Vigne. La Compagnie du Saint-Sacrement est une société secrète catholique fondée en 1630 par Henri de Lévis. Mère María Luisa Josefa du Saint-Sacrement (1866-1937), religieuse mexicaine, vénérable catholique, fondatrice de congrégations carmélitaines. Dominique du Saint-Sacrement, bienheureux espagnol.

Le quartier Saint-Sacrement est un quartier de la ville de Québec. Le Saint-Sacrement est également le nom donné à un vaste domaine historique de Toulon (Var, France) et qui fut durant longtemps réservé à plusieurs congrégations religieuses (faubourg de Saint-Jean du Var). Dans les arts : la Dispute du Saint-Sacrement de Raphaël, quatrième fresque de la salle de la Signature, est peinte entre 1509 et 1510.

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De l’évangile selon Marc

12 Le premier jour de la fête des pains sans levain, où l’on immolait l’agneau pascal, les disciples de Jésus lui disent : « Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs pour que tu manges la Pâque ? » 13 Il envoie deux de ses disciples en leur disant : « Allez à la ville ; un homme portant une cruche d’eau viendra à votre rencontre. Suivez-le, 14 et là où il entrera, dites au propriétaire : “Le Maître te fait dire : Où est la salle où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ?” 15 Il vous indiquera, à l’étage, une grande pièce aménagée et prête pour un repas. Faites-y pour nous les préparatifs. » 16 Les disciples partirent, allèrent à la ville ; ils trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit, et ils préparèrent la Pâque.

22 Pendant le repas, Jésus, ayant pris du pain et prononcé la bénédiction, le rompit, le leur donna, et dit : « Prenez, ceci est mon corps. » 23 Puis, ayant pris une coupe et ayant rendu grâce, il la leur donna, et ils en burent tous. 24 Et il leur dit : « Ceci est mon sang, le sang de l’Alliance, versé pour la multitude. 25 Amen, je vous le dis : je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu’au jour où je le boirai, nouveau, dans le royaume de Dieu. » 26 Après avoir chanté les psaumes, ils partirent pour le mont des Oliviers.»  (Mc 14, 12-16.22-26)

Le repas de la Pâque

Lorsque la Pâque eut lieu, les grands prêtres et les scribes cherchèrent un moyen de s’emparer de lui et de le faire mourir, mais ils ne voulurent pas que ce fût pendant la fête, crainte d’une sédition.  Jésus était à table chez Simon le lépreux à Béthanie, une femme vint avec un vase d’albâtre plein d’un parfum de grand prix : elle brisa le vase et répandit le parfum sur la tête de Jésus. Quelques-uns blâmèrent cette perte inutile : ce parfum, dirent-ils, aurait pu être vendu trois cents deniers au profit des pauvres. Jésus leur reprocha de faire de la peine à cette femme.

Il déclara qu’elle fit une bonne action envers lui. Ils purent toujours faire du bien aux pauvres, tandis que lui, ils ne l’eurent pas toujours. Pressentant la mort de Jésus qu’elle aimait, elle  fit ce qui était en son pouvoir ; impuissante à le sauver, elle lui a rendit les derniers devoirs en lui sacrifiant ce qu’elle eut de plus précieux. Partout où l’Évangile sera prêché, ce qu’elle a fit est raconté.

Judas l’un des douze, alla trouver les grands sacrificateurs pour leur livrer Jésus. Ils le reçurent avec joie et lui promirent de l’argent. Judas chercha une occasion de livrer Jésus.

Diacre Michel Houyoux

Compléments

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Dimanche des rameaux et de la passion

◊ ◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article →  Ma maison sera appelée maison de prière pour toutes les nations

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◊ Mouvement des francophones Curcillos du Canada  : cliquez ici pour lire l’article →   Fête du Saint Sacrement – B

◊ Regnum Christi  : cliquez ici pour lire l’article → Visitation de la Vierge Marie

♥  Le Saint Sacrement et la fête-Dieu

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Bienheureuse Vierge Marie, Mère de l’Église

Posté par diaconos le 24 mai 2021

Voici ton fils. Voici ta mère

Mon Seigneur † et Mon Dieu † - Page 75

# Mère de l’Église (en latin : Mater Ecclesiae) est un des titres sous lesquels les fidèles catholiques vénèrent la Vierge Marie, Mère de Dieu. Depuis 2018, c’est aussi le nom de la fête mariale célébrée le lundi après la Pentecôte. Son titre complet est fête de la bienheureuse Vierge Marie, Mère de l’Église. L’Église a traditionnellement dépeint la bienheureuse Vierge Marie avec les Apôtres et les disciples réunis à la première Pentecôte et unis dans la prière avec les premiers membres de l’Église.
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L’utilisation du titre Mater Ecclesiae à la Vierge Marie remonte à Ambroise de Milan au IVe siècle, mais cela n’était pas très connu avant sa redécouverte en 1944 par Hugo Rahner. Sa mariologie basée uniquement sur Ambroise et les premiers Pères de l’Église a grandement influencé le concile Vatican II et le pape Paul VI qui, citant Ambroise, ont déclaré “ Marie Mère de l’Église ”.
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Le pape Paul VI a utilisé cette expression dans la promulgation de l’encyclique Lumen Gentium : « C’est donc à la gloire de la bienheureuse Vierge et à notre réconfort que Nous proclamons Marie très sainte, Mère de l’Église, c’est-à-dire de tout le peuple de Dieu, aussi bien des fidèles que des pasteurs, qui l’appellent Mère très aimante, et Nous voulons que, dorénavant, avec un tel titre très doux la Vierge soit encore plus honorée et invoquée par tout le peuple chrétien. »
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Au discours du clôture du même concile, à 7 décembre 1965, le même pape a répété le titre de “ Mère de l’Église ” .En 2018, le pape François a institué la Mémoire obligatoire de la Vierge Marie, Mère de l’Église le lundi après la Pentecôte, par le décret Laetitia plena. Le décret fut signé au 11 février, au 160e anniversaire des apparitions de la Sainte Vierge à Lourdes
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De l’évangile de Jésus Christ selon Jean

 25 Or, près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie Madeleine.  26 Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. » 27 Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui. 28 Après cela, sachant que tout, désormais, était achevé pour que l’Écriture s’accomplisse jusqu’au bout, Jésus dit : « J’ai soif. »

29 Il y avait là un récipient plein d’une boisson vinaigrée. On fixa donc une éponge remplie de ce vinaigre à une branche d’hysope, et on l’approcha de sa bouche. 30 Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit : « Tout est accompli. » Puis, inclinant la tête, il remit l’esprit. 31 Comme c’était le jour de la Préparation (c’est-à-dire le vendredi), il ne fallait pas laisser les corps en croix durant le sabbat, d’autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque. Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu’on enlève les corps après leur avoir brisé les jambes.

32 Les soldats allèrent donc briser les jambes du premier, puis de l’autre homme crucifié avec Jésus. 33 Quand ils arrivèrent à Jésus, voyant qu’il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes, 34 mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté ; et aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau.  (Jn 19, 25-34)

Jean, le disciple qui Jésus aima

Jean nomma d’abord la mère de Jésus, pour laquelle se réalisa la prophétie de Siméon : « une épée te transpercera l’âme » (Luc 2, 35), et à laquelle Jésus donna un dernier et émouvant témoignage de sa tendresse filiale. La mère de Jésus avait auprès d’elle sa sœur, femme de Clopas, appelé aussi Alphée, en hébreu Chalpaï et qui était mère de l’un des apôtres, Jacques dit le Mineur. Quant à Marie Madelaine, Jean qui, par modestie, ne nomma jamais ni lui-même, ni son frère Jacques, ne mentionna pas Salomé, sa mère qui pourtant se tint aussi près de la croix.

Jean fut le disciple que Jésus aimait. Il ne présuma pas de lui-même en se désignant ainsi, pas plus que Paul ne fit preuve d’orgueilleuse satisfaction dans 1 Corinthiens 15.10. Les deux apôtres parlèrent avec un sentiment de  gratitude envers Jésus à qui ils durent tout ce qu’ils furent.  Jésus, en donnant à Marie le disciple qu’il aimait, avec cette parole suprême : « voilà ton fils », voulut combler  le vide immense et douloureux que son départ fit dans le cœur de sa mère.

Bien que les frères de Jésus, après avoir longtemps refusé de croire en lui, devinrent ses disciples.  Jésus eût d’excellentes raisons de ne confier sa mère qu’à son disciple bien-aimé. Jean comprit bien la parole de Jésus comme un testament par lequel il lui légua sa mère et témoigna à l’un sa pleine confiance et à l’autre sa tendre sollicitude.  Ewald fit sur ce récit de l’Évangile de Jean, qui avait pour son auteur une si grande importance personnelle, cette remarque : « C’était pour lui, dans un âge avancé, une douce récompense de pouvoir repasser cette scène dans son souvenir ; pour ses lecteurs le récit qu’il en a laissé est, sans qu’il l’ait voulu, le signe que lui seul peut avoir écrit ces choses.

Jean marqua le moment douloureux et suprême de l’agonie de Jésus par ces paroles : « Jésus sachant que tout allait être consommé », c’est-à-dire toute son œuvre achevée par sa mort qui s’approchait. À ce moment, le plus affreux tourment du supplicié fut la soif brûlante de la fièvre, occasionnée par les plaies. Jésus exprima cette souffrance qu’il éprouva et manifesta le  besoin de quelque soulagement. Il attribua à Jésus même l’intention d’aider à l’accomplissement de la prophétie en faisant connaître la soif qui le tourmentait.

Ce furent les soldats qui avaient crucifié Jésus qui accomplirent cet acte d’humanité : le vinaigre était un vin acide, breuvage des soldats et des pauvres. Il parut, puisque ce vin se trouvait là, ainsi qu’une éponge et une tige d’hysope, qu’on apporta pour le soulagement des crucifiés.  L’hysope est une fort petite plante, sa tige atteint cependant une longueur de un pied à un et demi pied, elle pouvait suffire pour porter l’éponge jusqu’à la bouche du supplicié, car celui-ci ne fut pas beaucoup élevé au-dessus du sol.

Le sabbat était le premier jour de la fête de Pâque. Les Juifs ne devaient pas laisser un criminel passer la nuit sur le gibet. Les Romains de leur côté, avaient l’usage, très anciennement déjà, d’abréger le supplice des crucifiés en leur brisant les jambes ou en les tuant à coups de bâton. Ce fut l’exécution de cette mesure que demandèrent à Pilate ces mêmes chefs du peuple qui, avec l’odieuse hypocrisie dont ils donnèrent tant de preuves dans cette histoire, observèrent les prescriptions de leur loi, tout en commettant le plus grand des crimes.

Les soldats qui procédèrent à l’exécution s’approchèrent des crucifiés. Jean constata avec bonheur que Jésus ne fut pas mutilé, que cette dernière barbarie, ce dernier outrage lui furent épargnés ; et qu’ainsi une prescription de l’Écriture fut accomplie.

Diacre Michel Houyoux

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◊  Enjeux de la fraternité : cliquez ici pour lire l’article →  Oser rêver de fraternité

◊ Charles Delhez, s.j. – Curé de Blocry   : cliquez ici pour lire l’article → Évangéliser, aujourd’hui encore ?

  Voici ton fils. Voici ta mère

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Annonciation du Seigneur

Posté par diaconos le 25 mars 2021

Voici que la vierge concevra

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Du livre du prophète Isaïe

En ces jours-là, le Seigneur parla ainsi au roi Acaz : « Demande pour toi un signe de la part du Seigneur ton Dieu, au fond du séjour des morts ou sur les  sommets, là-haut. » Acaz répondit : « Non, je n’en demanderai pas, je ne mettrai pas le Seigneur à l’épreuve. » Isaïe dit alors : « Écoutez, maison de David !
Il ne vous suffit donc pas de fatiguer les hommes : il faut encore que vous fatiguiez mon Dieu !
C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe : Voici que la vierge est enceinte, elle enfantera un fils, qu’elle appellera Emmanuel, car Dieu est avec nous. »  (Is 7, 10-14 ; 8, 10)

Un signe pour l’accomplissement de la promesse

 Dieu offrit de produire devant Achaz un fait sensible et surnaturel qui fut pour lui et pour son peuple le gage certain de l’accomplissement de la promesse. Il y a des cas où Dieu punit ceux qui lui demandent un signe ; les fidèles doivent savoir s’en passer. Dieu épuisa en faveur d’Achaz toutes les ressources de sa bonté et de son support (il consentit même à s’appeler encore son Dieu). Le choix du signe lui fut laissé, afin qu’il n’eut aucun prétexte pour ne pas le trouver suffisant : « D’autres, pour le mettre à l’épreuve, cherchaient à obtenir de lui un signe venant du ciel. » (Lc 11, 16)

Achaz couvrit sa mauvaise volonté et son incrédulité du manteau de l’hypocrisie. Il feignit de croire en Jéhovah, mais de craindre de l’offenser en lui demandant témérairement de montrer ce qu’il put faire. Acaz connaissait la loi : «  Vous ne mettrez pas le Seigneur votre Dieu à l’épreuve, comme vous l’avez fait à Massa. » (Dt 6, 16)

En réalité, superstitieux comme tant d’incrédules, il eut peur d’entrer en contact trop intime avec le divin ; d’ailleurs, en acceptant le secours de Dieu il s’engagea à renoncer à celui de l’homme. Or, son parti fut déjà pris de recourir à l’assistance du roi d’Assyrie. Achaz fut le représentant de toute la maison de David, qu’il rendit solidaire de son iniquité.

Le refus d’Achaz fut une offense à Dieu, car ce fut lui, non le prophète, qui offrit le signe. La patience de Dieu fut plus difficile à lasser que celle de l’homme ; mais elle cessa au moment où l’endurcissement de l’homme commença, et elle céda alors le pas à la justice. Ésaïe fut le seul représentant de Dieu, en présence de la royauté déchue et du sacrificateur mercenaire.

 Diacre Michel Houyoux

Compléments

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi

◊ Père Marie Landry Bivina : cliquez ici pour lire l’article →  Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils

 ◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article →  Mon âme exalte le Seigneur

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◊ Église catholique de France  : cliquez ici pour lire l’article →Annonciation du Seigneur

   Message Lumière de la Famille Myriam

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