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Mercredi de la trente-et-unième Semaine du Temps Ordinaire — Année Impaire

Posté par diaconos le 3 novembre 2021

Dimanche 8 septembre 2019 23ième DIM TO (C)  « Celui qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple »

Michel Houyoux

# La Tour inachevée est une parabole écrite dans l’Évangile selon Luc. Elle aborde les thèmes de la réflexion, du renoncement et du pardon. Le docteur de l’Église Grégoire le Grand consacre son homélie 37 à ce passage de la Bible. Il a nommé son discours « Les conditions pour être disciple ».

« Si notre âme prend en considération la nature et l’abondance de ce qui lui est promis dans les cieux, elle fera bon marché de tout ce qu’elle possède en cette terre » dit Grégoire le Grand. « Mais on ne peut parvenir à ces grandes récompenses que par de grandes et laborieuses épreuves … Nous devons faire précéder toutes nos actions d’un effort de réflexion ..
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Lavez donc par vos larmes les taches de vos pêchés; effacez-les par les aumônes; expiez-les par le saint sacrifice ». Le saint conclut en disant qu’il faut mettre son espoir dans le Rédempteur et non pas dans les biens matériels . Le dominicain Jean Tauler précise quant à porter sa croix, quant à renoncer : « Il est donc juste que nous pratiquions le plein renoncement pour acquérir le pur bien qui est Dieu, et qu’ainsi nous suivions notre Chef ». Pour lui il faut savoir tout perdre pour Dieu, et en plus souffrir.
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Le trésor caché, ce sont les Évangiles pour Jean Chrysostome2. Le plus important pour un homme est d’avoir la foi. Mais pas en la laissant seule, mais en la nourrissant d’actes qui suivent les valeurs défendues par Jésus comme la charité, le pardon, et surtout rester à l’écoute, spécifie-t-il. Il parle de cela en citant une autre métaphore : la parabole du filet.
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La parabole sur Les Noces donnée par Jésus-Christ se conclut par la phrase devenue célèbre proverbe : « il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus ». Cette sentence résume à elle seule l’explication de la métaphore, et rappelle bien d’autres paraboles du Christ : il faut croire et suivre les vertus de l’Église afin de pouvoir être choisi et accéder au Ciel, et non aux ténèbres de la damnation. Jan Luyken : L’homme sans vêtement de noces, issu de la Bible Bowyer. Cette parabole figure également dans le livre des proverbes.

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De l’évangile selon Luc

25 De grandes foules faisaient route avec Jésus ; il se retourna et leur dit : 26 « Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple. 27 Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher à ma suite ne peut pas être mon disciple.

28 Quel est celui d’entre vous qui, voulant bâtir une tour, ne commence par s’asseoir pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi aller jusqu’au bout ? 29 Car, si jamais il pose les fondations et n’est pas capable d’achever, tous ceux qui le verront vont se moquer de lui : 30 “Voilà un homme qui a commencé à bâtir et n’a pas été capable d’achever !”

31 Et quel est le roi qui, partant en guerre contre un autre roi, ne commence par s’asseoir pour voir s’il peut, avec dix mille hommes, affronter l’autre qui marche contre lui avec vingt mille ? 32 S’il ne le peut pas, il envoie, pendant que l’autre est encore loin, une délégation pour demander les conditions de paix. 33 Ainsi donc, celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple.» (Lc 14, 25-33)

Conditions nécessaires pour suivre Jésus

De grandes foules firent cortège à Jésus. Jésus les prévint que pour être son disciple, il fallait être capable de haïr les siens et porter sa croix en le suivant .

Deux paraboles destinées à enseigner la prévoyance

  1. L’homme qui bâtit une tour Jésus invita ceux qui se décidèrent de bâtir une tour, devaient calculer la dépense, de peur de s’attirer les moqueries, s’il ne put venir à bout de son entreprise.
  2. Le trésor caché, ce sont les Évangiles pour Jean Chrysostome 2. Le plus important pour un homme est d’avoir la foi. Mais pas en la laissant seule, mais en la nourrissant d’actes qui suivent les valeurs défendues par Jésus comme la charité, le pardon, et surtout rester à l’écoute, spécifie-t-il. Il parle de cela en citant une autre métaphore : la parabole du filet Qu’ils soient prudents, comme un roi qui n’entreprit la guerre que s’il se sentit de force à vaincre.

Celui qui ne renonce pas à tout ne peut être un disciple de Jésus. Les disciples eurent un beau rôle, celui du sel, mais s’ils ne le remplirent pas, leur condition fut d’autant plus misérable. Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende. Jésus, après avoir quitté la maison du pharisien reprit la route de Jérusalem.

Parmi ces grandes foules qui faisaient route avec lui se trouvaient des pèlerins qui allaient aussi à Jérusalem pour la fête de Pâques. Il y avait encore chez la plupart un entraînement enthousiaste et charnel ; Jésus, pour dissiper tout malentendu et pour les mettre en garde contre une profession précipitée, leur adressa un avertissement sérieux, sévère même.

 « Et quiconque ne porte pas sa propre croix, et ne me suit pas, ne peut être mon disciple. » (Lc 14, 27) . Le renoncement absolu que Jésus prescrivit ne suffit pas pour faire d’un homme son disciple ; il n’y a pas seulement des affections et des biens à sacrifier, il y a des souffrances à endurer dans cet esprit d’obéissance et d’amour dont Jésus lui-même était animé et dont il devait donner l’exemple jusqu’à son dernier soupir.

Ces souffrances eurent pour emblème l’instrument qui servit au supplice de Jésus. Comme Jésus, chaque disciple a sa propre croix, qu’il doit porter en le suivant. Or, la croix est toujours et pour tous un instrument d’ignominie, de souffrance et de mort.

« Et quiconque ne porte pas sa propre croix, et ne me suit pas, ne peut être mon disciple. » (Lc 14, 27) . Le renoncement absolu que Jésus prescrivit ne suffit pas pour faire d’un homme son disciple ; il n’y a pas seulement des affections et des biens à sacrifier, il y a des souffrances à endurer dans cet esprit d’obéissance et d’amour dont Jésus lui-même était animé et dont il devait donner l’exemple jusqu’à son dernier soupir.

Ces souffrances eurent pour emblème l’instrument qui servit au supplice de Jésus. Comme Jésus, chaque disciple a sa propre croix, qu’il doit porter en le suivant. Or, la croix est toujours et pour tous un instrument d’ignominie, de souffrance et de mort.

« Cet homme a commencé à bâtir, et n’a pu achever !  » (Lc 24, 30) Le but de cette parabole, comme de la suivante, est de motiver l’exhortation, impliquée dans la règle précédente, à s’examiner soi-même pour voir si l’on est capable de remplir ces sévères conditions.

Être disciple de Jésus, le suivre, l’imiter en toutes choses, jusqu’à la croix, jusqu’à la mort, est une tâche difficile, bien plus au-dessus de nos forces que bâtir une tour ou une forteresse n’est au-dessus de la fortune d’un pauvre ; ce n’est donc pas avec l’enthousiasme éphémère d’une première émotion religieuse qu’on doit s’engager dans cette difficile carrière.

Il faut s’asseoir, se recueillir, calculer la dépense, avant de faire hautement profession d’être disciple de Jésus. Sans cette précaution, on court le risque de provoquer les moqueries du monde et de devenir une cause d’opprobre pour l’Évangile.

La seconde parabole a le même sens que la première, avec cette nuance que la vie chrétienne n’est plus comparée à une tour dont la construction exige une grosse dépense, mais à une guerre périlleuse contre un ennemi dont les forces sont bien supérieures à celles que nous pouvons lui opposer par nous-mêmes. Mieux vaudrait rester en paix avec cet ennemi, que de s’exposer à de honteuses défaites.

« Plutôt rester un honnête homme religieusement obscur, que de devenir ce qu’il y a de plus triste au monde, un chrétien inconséquent. » (Godet) Telle fut la conclusion de tout ce discours. Il y a quelque chose de saisissant dans ce mot répété pour la troisième fois : ne peut être mon disciple.

Diacre Michel Houyoux

Compléments

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article  → Il est spacieux le chemin qui mène à la perdition

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article  → Celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article  →  Témoignage de frère Antonio-Ryo Sato

Liens avec d’autres sites chrétiens

◊ Père Gilbert Adam  : cliquez ici pour lire l’article  → Mercredi de la 31e semaine, année impaire

◊ Parabole de sagesse    : cliquez ici pour lire l’article  → Construction de la tour parabole - Luc 14.28-30 – Exégèse

Enseignement du Père René-Luc : « Des Paraboles pour mieux aimer Jésus et le faire aimer ! »

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Trente-et-unième dimanche du temps ordinaire, année B

Posté par diaconos le 2 novembre 2012

Trente-et-unième dimanche du temps ordinaire, année B dans La messe du dimanche le-plus-grand-commandement

Un scribe s’avança vers Jésus pour lui demander : « Quel est le premier de tous les commandements ? » Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force. Voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. » (Mc 12, 28b-34)

 Dans les textes liturgiques de ce 31ième dimanche du Temps ordinaire, il est beaucoup question de commandements. En parlant de commandements, l’Ancienne Loi présentait un Dieu qui apporte bonheur et fécondité, un Seigneur à aimer(Première lecture) : c’est bien d’amour qu’il s’agit, comme l’a démontré et accompli le Christ, « une fois pour toutes et à la perfection » (Deuxième lecture). Aimer, ce mot galvaudé de nos jours, est le cœur même de l’Évangile !  L’Écriture en parle en ce dimanche comme d’un commandement. Jésus nous aide à comprendre qu’il ne s’agit pas d’un ordre. L’enjeu est notre vie : l’engagement de toute notre vie à la suite de la sienne qui n’a été qu’amour. Aimons donc Dieu d’un amour filial et aussi aimons notre prochain d’un amour fraternel. Aimer à la manière du Christ, nous engage totalement : sans doute, faut-il changer notre regard, corriger nos jugements, nous ressourcer par la prière à l’amour de Jésus

Voici les lectures pour ce dimanche, quelques commentaires ainsi qu’en annexe, les mots croisés du diacre Rioux (canada) .

croix-diaconale année B dans LiturgieAvec me salutations amicales et fraternelles

Michel Houyoux, diacre permanent

Source de l’image →  31 TO  (Free Cliparts  de Hermano Léon Clipart)

LA PREMIÈRE LECTURE EST TIRÉE DU LIVRE DU DEUTÉRONOME AU CHAPITRE 6, 2 – 6

COMMENTAIRE  Ce texte  joue un rôle très important actuellement dans la religion et la prière d’Israël. Le livre du Deutéronome lui-même figure parmi les premiers livres de nos Bibles actuelles, mais en réalité, c’est un livre tardif.   

Note 1 : Moïse n’a rien mis par écrit de son vivant : on possède seulement les deux tables de la Loi en pierre.  

Note 2 : le verset 4   »Écoute Israël, le Seigneur notre Dieu est l’Unique » est devenue la prière quotidienne des Juifs. C’est le fameux « SHEMA ISRAEL* » qu’on récite matin et soir, dès l’âge de trois ou quatre ans.

Moïse disait au peuple d’Israël : 2 « Tu craindras le Seigneur ton Dieu. Tous les jours de ta vie, toi, ainsi que ton fils et le fils de ton fils, tu observeras tous ces commandements et ces ordres, que je te prescris aujourd’hui, et tu auras longue vie. 3 Israël, tu écouteras, tu veilleras à mettre en pratique ce qui t’apportera bonheur et fécondité, dans un pays où ruissellent le lait et le miel, comme te l’a promis le Seigneur, le Dieu de tes pères.
4 Ecoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’Unique. 5 Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme et de toute ta force. 6 Ces commandements que je te donne aujourd’hui.

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés »

PSAUME 118 (119)

COMMENTAIRE   Ce psaume fait  écho à la première lecture tirée du Deutéronome : c’est la même méditation qui continue ; l’idée qui est développée , dans ces deux textes, c’est que l’humanité ne trouve son bonheur que dans la confiance en Dieu et l’obéissance à ses commandements. Le malheur et la mort commencent pour l’homme dès qu’il s’écarte de la voie de la confiance tranquille.

Le bonheur, d’après ce psaume, c’est tout simple ; la bonne route, pour un croyant, c’est tout simplement de suivre la Loi de Dieu. Le croyant connaît la douceur de vivre dans la fidélité aux commandements divins, voilà ce que veut nous dire ce psaume (V 105). Ce psaume est le plus long du Psautier (176 versets ! ) et les quelques versets retenus pour la  messe de ce dimanche, présentent la Loi de Dieu comme un cadeau :   recevons la avec joie, comme un cadeau qu’il nous fait, nous  mettant en garde contre toutes les fausses routes ; elle est l’expression de sa sollicitude  pour chaque personne ; tout comme nous, parfois, nous mettons en garde un enfant, un ami contre ce qui nous paraît être dangereux pour lui. La raison humaine apparaît comme une faible lumière qui pâlit quand brille, comme un soleil, la parole de Dieu (verset 105)

97 De quel amour j’aime ta loi : tout le jour je la médite !
99 Je surpasse en sagesse tous mes maîtres, car je médite tes exigences.

101 Des chemins du mal, je détourne mes pas, afin d’observer ta parole.
102 De tes décisions, je ne veux pas m’écarter, car c’est toi qui m’enseignes.

103 Qu’elle est douce à mon palais ta promesse : le miel a moins de saveur dans ma bouche !
104 Tes préceptes m’ont donné l’intelligence : je hais tout chemin de mensonge.

105 Ta parole est la lumière de mes pas, la lampe de ma route.
106 Je l’ai juré, je tiendrai mon serment, j’observerai tes justes décisions

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés »

LA DEUXIÈME LECTURE EST TIRÉE DE LA LETTRE AUX HÉBREUX AU CHAPITRE 7, 23-28

COMMENTAIRE  De la Première Alliance, inachevée, imparfaite, Jésus fait passer les croyants à la Nouvelle Alliance, parfaite, achevée : le mot « accomplissement » ne figure pas dans ces quelques lignes, mais le thème est partout présent ; il suffit de remarquer les expressions « pour toujours », « une fois pour toutes », « d’une manière définitive ». L’auteur  de cette lettre  évoque,  dans cet extrait,les thèmes majeurs de la foi chrétienne : la Résurrection et l’Eucharistie : « Jésus, lui, demeure éternellement… il vit pour toujours » (v. 24-25), c’est la Résurrection ; quant à l’Eucharistie, elle est évoquée par la référence au sacrifice de Jésus « s’offrant lui-même une fois pour toutes » (v. 27) ; on entend résonner ici les paroles du Christ au soir de son repas pascal : « Cette coupe est la Nouvelle Alliance en mon sang répandu pour vous. » (Lc 22, 20). Dans la comparaison avec les grands prêtres du Temple de Jérusalem, Jésus apparaît infiniment supérieur tant par sa personne et ses qualités, que par son service, qu’il a accompli une fois pour toutes.

Dans l’ancienne Alliance, 23 un grand nombre de prêtres se sont succédés parce que la mort les empêchait de durer toujours. 24 Jésus, lui, puisqu’il demeure éternellement, possède le sacerdoce qui ne passe pas. 25 C’est pourquoi il est en mesure de sauver d’une manière définitive ceux qui s’avancent vers Dieu grâce à lui, car il vit pour toujours, afin d’intercéder en leur faveur. 26 C’était bien le grand prêtre qu’il nous fallait : saint, sans tache, sans aucune faute ; séparé maintenant des pécheurs, il est désormais plus haut que les cieux. 27 Il n’a pas besoin, comme les autres grands prêtres, d’offrir chaque jour des sacrifices, d’abord pour ses péchés personnels, puis pour ceux du peuple ; cela, il l’a fait une fois pour toutes en s’offrant lui-même. 28 Dans la loi de Moïse, ce sont des hommes remplis de faiblesse qui sont désignés comme grands prêtres. Mais plus tard, quand Dieu s’engage par serment, il désigne son Fils qu’il a pour toujours mené à sa perfection.
« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés »

Le chrétien, c’est celui qui croit à l’amour  » (1Jn 4, 16) L’amour est bienveillance car il veut le bonheur de la personne aimée et cherche à lui faire plaisir, il est également bienfaisance. L’amour est accueil du don des autres. Aimer Dieu c’est aussi apprendre à l’aimer pour lui-même et non pour les dons qu’il nous fait. C’est le servir et non se servir de lui. Ce qui est également important c’est de durer. Certains jours c’est facile, mais il y a aussi des épreuves, le deuil, la maladie, les revers de la vie.

Source  CLIQUEZ SUR LE TITRE CI – DESSOUS…
Rencontre avec la Parole de Vie Année B : Source d’Amour ,
à la page 203 Éditions Croix du Salut- ISBN-13: 978-3-8416-9807 

DE L’ÉVANGILE DE MARC AU CHAPITRE 12, 28b-34

COMMENTAIRE  Si l’on comptait bien tous les détails de la loi juive, on dénombrait 613 commandements (365 défenses et 248 commandements positifs) : des problèmes de choix de priorité se posaient inévitablement. D’où la question : « Quel est le premier de tous les commandements ? »  (v 28) Comme toujours, Jésus répond en se référant à I’Écriture elle-même : ici, il en cite deux, extrêmement connus (v 29-v 31). La prédication habituelle de Jésus n’est pas un enseignement du type « il faut, tu dois… » mais une révélation sur la profondeur de ce que nous vivons. Dans cette page d’Évangile, Jésus vient de donner au scribe la plus belle définition du Royaume : c’est là où l’amour est roi, l’amour de Dieu nourrissant l’amour des autres.

28 Un scribe s’avança vers Jésus pour lui demander : « Quel est le premier de tous les commandements ? »
29 Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur.
30 Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force.
31 Voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. »
32 Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as raison de dire que Dieu est l’Unique et qu’il n’y en a pas d’autre que lui.
33 L’aimer de tout son coeur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toutes les offrandes et tous les sacrifices. »
34 Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n’es pas loin du Royaume de Dieu. » Et personne n’osait plus l’interroger.
« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

Liens externes

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Pharisiens et pharisaïsme… (Mt 23, 1-12)

Posté par diaconos le 27 octobre 2011

parole et pain

 

 

31ème dimanche du temps ordinaire, année A

 

 

 Lectures bibliques  et commentaires →  Ml 1,14-2,10 ;    Psaume 130 ; 1 Th 2, 7-13  ;    Mt 23,1-12

Homélie du  Père Jean Compazieu,  prêtre de l’Aveyron (France)

Pharisiens et pharisaïsme…

Depuis cinq semaines, saint Matthieu nous décrit la polémique entre Jésus et les pharisiens : nous avons lu la parabole des deux fils (celui qui dit oui mais ne fait rien puis celui qui dit non mais qui répond à l’appel du Seigneur). Puis nous avons entendu la celle des vignerons homicides, celle des invités désinvoltes, la question sur l’impôt à César. Dimanche dernier, Jésus était interrogé sur le grand commandement. Aujourd’hui, nous entendons le Christ qui invective vigoureusement les pharisiens. Il dénonce ce qu’on pourrait appeler « les pièges de l’autorité. »

Tout d’abord, une précision s’impose : nous ne devons pas confondre pharisiens et pharisaïsme. Les pharisiens étaient des hommes profondément religieux. Ils étaient très attachés à la loi de Moïse ; cela les rendait très estimables. Plusieurs fois, Jésus a mangé à la table de ces dignitaires. Une nuit, il a eu une longue conversation avec Nicodème. L’évangile nous parle aussi de Joseph d’Arimathie. Plus tard, il y a eu Saul qui est devenu le grand Saint Paul. Pendant des années, il a combattu avec acharnement les chrétiens pour défendre la loi de Moïse. Puis il est devenu un grand témoin de la foi. Tout cela nous rappelle que la conversion est toujours possible, y compris pour les pharisiens.

Le pharisaïsme est un état d’esprit, une mentalité. C’est l’attachement à la loi pour la loi jusque dans les moindres détails. C’est aussi le mépris du petit peuple qui ne connaît pas la loi et ne la pratique pas. Le pharisaïsme des chefs religieux les mène à la vanité et à la satisfaction d’être du côté des bons. Mais sous un masque de justice, c’est l’hypocrisie qui se cache. C’est la lettre qui tue l’esprit. Ils n’oublient qu’une chose : Dieu voit ce qu’il y a dans le cœur de chacun.

Ce que Jésus dénonce, ce n’est pas leur message. Il ne leur a jamais reproché de dire la loi. Il leur fait simplement remarquer que leur vie n’est pas en accord avec leurs paroles. Ils enseignent la loi mais ne l’observent pas. Ils disent et ne font pas. Ils sont très exigeants pour les autres, ils leur imposent de lourds fardeaux ; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt. Ils aiment paraître pour être remarqués des hommes. Leur but, c’est d’attirer la considération et l’intérêt des autres. Au lieu de guider le peuple qui leur est confié, ils ne pensent qu’à eux-mêmes.

Nous avons là un avertissement très clair et une mise en garde très forte. Elle s’adresse à tous ceux qui ont pour mission d’annoncer l’Évangile, les évêques, les prêtres, les catéchistes, les parents, les éducateurs de la foi… « Ils disent et ne font pas… » Un jour ou l’autre, cette parole du Christ nous interpelle tous, qui que nous soyons. C’est la tentation du « paraître », la course au prestige et aux honneurs. Notre orgueil peut nous amener à mépriser les autres que nous jugeons pécheurs et ignorants. En agissant ainsi, nous sommes loin de Celui qui est venu chercher et sauver ceux qui étaient perdus.

Alors, nous pouvons nous poser la question : Comment pouvons-nous nous garder du pharisaïsme et du goût du pouvoir. La réponse, nous la trouvons dans les textes bibliques de ce jour : le psaume nous invite à imiter l’enfant qui se blottit contre sa mère ; il sait qu’il doit tout à son père ; de ce fait, il ne cherche pas à faire le savant ; dans la seconde lecture, saint Paul nous invite à nous mettre au service des autres ; nous devons le faire avec douceur, sans être à charge et sans tirer profit des titres et fonctions. Enfin, dans la première lecture, le prophète Malachie nous rappelle que nous devons glorifier le Seigneur de l’univers. En un mot, nous devons nous disposer à l’humilité et au service. C’est cela qui nous éloigne du risque d’usurper le pouvoir de Dieu et de trahir nos frères.

Pour comprendre et vivre cet évangile, c’est vers le Christ que nous devons nous tourner. Nous avons en lui un merveilleux guide. Il s’est donné sur la croix pour le salut du monde. En lavant les pieds de ses disciples au soir du Jeudi Saint, il nous apprend à aimer et à nous mettre au service les uns des autres. En s’offrant à l’Eucharistie et en aimant les siens jusqu’à en mourir, il met en pratique son grand commandement : « Que le plus grand soit votre serviteur ! » C’est à une véritable conversion que nous sommes tous appelés. L’important c’est d’abandonner tout sentiment de supériorité et de nous attacher à la loi d’amour avec un cœur tendre et généreux. Ce qui nous grandit vraiment aux yeux de Dieu et de nos frères, c’est le service. Ce qui fait la valeur d’une vie, c’est l’amour que nous avons pour Dieu et pour le prochain.

En ce jour, nous te remercions, Seigneur, de nous inviter à remettre à l’endroit ce qui fonctionne à l’envers dans nos vies. Lorsque nos actes ne suivent pas nos paroles, comble-nous de ta miséricorde. Ouvre nos cœurs à la Parole de celui qui est venu servir, Jésus le Christ notre Seigneur. Amen.

Si vous souhaitez réagir ou recevoir les prochaines homélies, c’est sur le blog dimancheprochain.org

Jean Compazieu, prêtre de l’Aveyron

images2.jpgMerci au père Jean Compazieu pour son homélie

Pour visiter son site internet, cliquez ici → Puiser à la source

Contact → Adresse : Presbytère 12330 MARCILLAC VALLON  Téléphone : 05 65 71 73 31

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31ème dimanche du temps ordinaire, année A

Posté par diaconos le 26 octobre 2011

 

Bonjour chers amis et chères amies dans le Christ, en ce 31ème dimanche du temps ordinaire de l’Église, nous prierons spécialement pour les prêtres. Demandons à Dieu de les rendre fidèles à leur mission, pleins d’amour et de dévouement pour les communautés dont ils ont la charge et d’être simples dans leur vie et leur enseignement.

Voici les lectures choisies pour cette célébration ainsi que quelques commentaires et en annexe mon homélie que je vous offre ainsi que quelques informations complémentaires utiles aux catéchistes, aux parents et  aux enseignants.

Recevez chers amis et chères amies mes salutations amicales et fraternelles

lwf0004.gif Michel Houyoux, diacre permanent

La première lecture est tirée du livre de Malachie au chapitre un.

À l’élan religieux qui suivit le retour de l’exil et la reconstruction du temple de Jérusalem, succéda une période de  tiédeur où tout le monde se laissa aller. Malachie en fit porter la responsabilité aux prêtres.  Écoutons l’avertissement qu’il leur adressa …

Extrait du livre de Malachie (Ml 1, 14 -2,10)

Je suis le Grand Roi, dit le Seigneur de l’univers, et mon Nom inspire la crainte parmi les nations.
Maintenant, prêtres, à vous cet avertissement : si vous n’écoutez pas, si vous ne prenez pas à cœur de glorifier mon Nom – déclare le Seigneur de l’univers – j’enverrai sur vous la malédiction, je maudirai les bénédictions que vous prononcerez.

Vous vous êtes écartés de la route, vous avez fait de la Loi une occasion de chute pour la multitude, vous avez perverti mon Alliance avec vous, déclare le Seigneur de l’univers.

À mon tour je vous ai déconsidérés, abaissés devant tout le peuple, puisque vous n’avez pas suivi mes chemins, mais agi avec partialité en accommodant la Loi.

Et nous, le peuple de Dieu, n’avons-nous pas tous un seul Père ? N’est-ce pas un seul Dieu qui nous a créés ? Pourquoi nous trahir les uns les autres, profanant ainsi l’Alliance de nos pères ?

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

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Psaume 130

Ce psaume très court (trois versets seulement) exprime une confiance tout enfantine en Dieu. Ce fut aussi le choix de Jésus. Dans la deuxième strophe, la relation amoureuse qui unit la maman tenant son enfant dans ses bras illustre magnifiquement le rapport entre Dieu et toutes les personnes qui lui sont fidèles.

 

Texte

R/ Garde mon âme dans la paix près de toi, Seigneur.

Seigneur, je n’ai pas le coeur fier ni le regard ambitieux ; je ne poursuis ni grands desseins, ni merveilles qui me dépassent.

Non, mais je tiens mon âme égale et silencieuse ; mon âme est en moi comme un enfant, comme un petit enfant contre sa mère.

Attends le Seigneur, Israël, maintenant et à jamais.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

* * *

Annoncer la parole de Dieu ne consiste pas uniquement  à répéter les paroles de l’Évangile, mais à permettre à des hommes et à des femmes de les recevoir comme paroles de Dieu. Cela suppose un certain nombre de qualités chez les personnes qui veulent témoigner de Jésus.

Extrait de la première lettre de Paul, apôtre du Seigneur, aux Thessaloniciens.

(1 Th. 2,7-13)

Frères, avec vous nous avons été pleins de douceur, comme une mère qui entoure de soins ses nourrissons.

Ayant pour vous une telle affection, nous voudrions vous donner non seulement l’Évangile de Dieu, mais tout ce que nous sommes, car vous nous êtes devenus très chers.

Vous vous rappelez, frères, nos peines et nos fatigues : c’est en travaillant nuit et jour, pour n’être à la charge d’aucun d’entre vous, que nous vous avons annoncé l’Évangile de Dieu.

Et voici pourquoi nous ne cessons de rendre grâce à Dieu. Quand vous avez reçu de notre bouche la parole de Dieu, vous l’avez accueillie pour ce qu’elle est réellement : non pas une parole d’hommes, mais la parole de Dieu qui est à l’oeuvre en vous, les croyants.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

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De l’Évangile de Jésus Christ, selon Matthieu au chapitre vingt-trois.

Dans l’extrait suivant (Mt 23, 1-12) nous voyons Jésus donnant une leçon de vérité aux foules qui s’étaient rassemblées près de lui : « Malheur à vous scribes et pharisiens … Vous chargez d’un pesant fardeau  les épaules des gens et vous ne voulez pas le remuer du doigt. »

Aidons nos prêtres à être dans leur ministère à la fois solidaires des hommes et signes de Jésus Christ.

Texte (Mt 23, 1-12)

Jésus déclara à la foule et à ses disciples :« Les scribes et les pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse.
Pratiquez donc et observez tout ce qu’ils peuvent vous dire. Mais n’agissez pas d’après leurs actes, car ils disent et ne font pas.

Ils lient de pesants fardeaux et en chargent les épaules des gens ; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt.

Ils agissent toujours pour être remarqués des hommes : ils portent sur eux des phylactères très larges et des franges très longues ; ils aiment les places d’honneur dans les repas, les premiers rangs dans les synagogues, les salutations sur les places publiques, ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi.

Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi, car vous n’avez qu’un seul enseignant, et vous êtes tous frères.

Ne donnez à personne sur terre le nom de père, car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux.

Ne vous faites pas non plus appeler maîtres, car vous n’avez qu’un seul maître, le Christ. Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. Qui s’élèvera sera abaissé, qui s’abaissera sera élevé. »

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

* * *

Annexe

◊ Homélie → Rendons grâce à Dieu qui aime passionnément ses enfants.

◊ 

Liens externes

Liturgie avec  des enfants →  31ème dimanche ordinaire, année A

◊ Mots croisés bibliques →  Jésus donne une leçon de vérité

◊ Du blog de Coolus :    Qui s’élèvera sera abaissé !

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