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Trente-troisième dimanche du Temps Ordinaire dans l’année A

Posté par diaconos le 15 novembre 2020

Tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup

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# Le maître confie de l’argent aux serviteurs afin de le faire fructifier. Ils les divise en les traitant de façon inégale et en les mettant en concurrence. Le premier et le deuxième serviteurs doublent la mise, rapportant autant d’argent qu’il leur avait été donné. Le troisième refuse de spéculer, enterre l’argent, le lui rend et dénonce la vénalité du maître. Ainsi le maître reçoit beaucoup de ceux qu’il a favorisés, mais rien de celui qu’il a méprisé ; par dépit, il punit le rebelle, faisant valoir toute l’étendue de son injustice. .Dans leur commentaire de la parabole des mines, l’exégète Daniel Marguerat et Emmanuelle Steffelk indiquent que le prince en attente de royauté représente Jésus, et que le moment où les serviteurs doivent rendre des comptes correspond au Jugement dernier . Dans son commentaire, Paul Jorion releva: « une simple lecture du texte de la parabole dans ses deux versions, chez Mathieu et chez Luc, révèle toute l’étendue du malentendu : le maître qui admoneste son serviteur de ne pas avoir investi est un tyran méprisable. »

De l’Évangile selon saint Matthieu 25, 14-30

Jésus parlait à ses disciples de sa venue; il disait cette parabole: «Un homme, qui partait en voyage, appela ses serviteurs et leur confia ses biens. A l’un il donna une somme de cinq talents, à un autre deux talents, au troisième un seul, à chacun selon ses capacités. Puis il partit.»Aussitôt, celui qui avait reçu cinq talents s’occupa de les faire valoir et en gagna cinq autres. De même, celui qui avait reçu deux talents en gagna deux autres. Mais celui qui n’en avait reçu qu’un creusa la terre et enfouit l’argent de son maître.
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»Longtemps après, leur maître revient et il leur demande des comptes. Celui qui avait reçu les cinq talents s’avança en apportant cinq autres talents et dit: ‘Seigneur, tu m’as confié cinq talents; voilà, j’en ai gagné cinq autres. —Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître’.» Celui qui avait reçu deux talents s’avança ensuite et dit: ‘Seigneur, tu m’as confié deux talents ; voilà, j’en ai gagné deux autres. —Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton maître’.
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»Celui qui avait reçu un seul talent s’avança ensuite et dit: ‘Seigneur, je savais que tu es un homme dur : tu moissonnes là où tu n’as pas semé, tu ramasses là où tu n’as pas répandu le grain. J’ai eu peur, et je suis allé enfouir ton talent dans la terre. Le voici. Tu as ce qui t’appartient’. Son maître lui répliqua : ‘Serviteur mauvais et paresseux, tu savais que je moissonne là où je n’ai pas semé, que je ramasse le grain là où je ne l’ai pas répandu. Alors, il fallait placer mon argent à la banque; et, à mon retour, je l’aurais retrouvé avec les intérêts. Enlevez-lui donc son talent et donnez-le à celui qui en a dix. Car celui qui a recevra encore, et il sera dans l’abondance. Mais celui qui n’a rien se fera enlever même ce qu’il a. Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dehors dans les ténèbres; là il y aura des pleurs et des grincements de dents!’». Car celui qui a recevra encore, et il sera dans l’abondance»
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Auteur  +PÈRE MARIE LANDRY C+MPS

Parabole sur le jugement

Je crois en toi, mon Dieu, je crois que tu es présent ici, avec moi. Je me mets en ta présence, toi qui as tout créé, qui m’as créé, qui remplis tout. Augmente ma foi en toi. J’espère en toi, mon Dieu. J’espère en ta parole, en tes promesses. J’espère en la vie éternelle, cette vie qui est le but de ma vie sur terre. Augmente mon espérance, donne-moi de vivre les yeux fixés sur toi. Je t’aime, ô mon Dieu, mais affermis mon amour si faible et inconstant. Mets en moi ton amour qui pénètre tout et consume tout. Seigneur, mets en moi un cœur généreux, qui ne craigne pas de tout donner !

Aujourd’hui, Jésus nous raconte une autre parabole sur le jugement. Nous nous approchons de l’Avent et, par conséquent, de la fin de l’année liturgique.Dieu, en nous donnant la vie, nous a aussi donnés diverses capacités –plus ou moins grandes– de développement personnel, éthique et religieux. Peu importe que l’on ait reçu beaucoup ou peu, mais ce que nous avons reçu, nous devons  le faire fructifier. L’homme de la parabole, qui cache son talent par crainte du maître, n’a pas su se risquer. «Celui qui n’en avait reçu qu’un creusa la terre et enfouit l’argent de son maître» (Mt 25,18).

C’est peut-être là le cœur de la parabole: nous devons concevoir un Dieu qui nous pousse à sortir de nous-mêmes, qui nous encourage à vivre la liberté pour le Règne de Dieu. Le “talent” de cette parabole n’est rien d’autre qu’un poids de 30 kg d’argent. Mais il a eu un tel succès que le langage populaire l’emploie désormais pour désigner les qualités d’une personne. La parabole n’exclut pas que les talents reçus soit aussi nos propres limites. Ce que nous sommes et ce que nous avons, voilà le matériel avec lequel Dieu veut faire de nous une réalité nouvelle.

La phrase «celui qui a recevra encore, et il sera dans l’abondance. Mais celui qui n’a rien se fera enlever même ce qu’il a, n’est évidemment pas une maxime consumériste. Elle ne peut se comprendre qu’au niveau de l’amour et de la générosité. Et de fait, si nous correspondons aux dons de Dieu confiants dans son aide, nous ferons alors l’expérience que c’est Lui qui donne la croissance : «Ces histoires de tant de personnes simples, bonnes, que la foi a rendues bonnes, démontrent que la foi produit des effets très positifs (…). Inversement, nous pouvons aussi constater qu’avec l’évaporation de la foi, la société est devenue plus dure…» (Benoît XVI)

Prière

Ô Père, j’ai confiance en toi. Je sais que tu es pour moi un doux maître qui veut me conduire vers le bonheur. Voilà pourquoi tu me confies des talents : tu veux par eux me donner une vie passionnante, belle et profonde à la suite du Christ. Donne-moi la confiance, l’enthousiasme de ne jamais me replier sur moi, dans l’égoïsme et la mesquinerie. Ouvre mon cœur à ton amour, aux autres, au monde entier. Élimine de mon esprit toute peur, mets en moi ton Esprit qui m’embrase du désir de t’aimer et de faire ta volonté. Aujourd’hui je ne penserai pas à ma foi (prière, commandements, devoir d’état) comme à une exigence à remplir, mais comme une occasion d’être heureux et de rendre les autres heureux.

Contact   Mère Marie Landry Bivina

Compléments

◊ Diacre Michel Houyoux :cliquez ici pour lire l’article → XXXème dimanche du Temps Ordinaire — Année A

◊ Diacre Michel Houyoux :cliquez ici pour lire l’article → 33ème dimanche du temps ordinaire, année A

Tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup

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XXXème dimanche du Temps Ordinaire — Année A

Posté par diaconos le 9 novembre 2020

Tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup

 

XXXème dimanche du Temps Ordinaire — Année A dans La messe du dimanche FR-Evangile-Illustre-2018-09-01-web-2019-08-31

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples cette parabole : « C’est comme un homme qui partait en voyage : il appela ses serviteurs et leur confia ses biens.  À l’un il remit une somme de cinq talents, à un autre deux talents, au troisième un seul talent, à chacun selon ses capacités. Puis il partit. Aussitôt,  celui qui avait reçu les cinq talents s’en alla pour les faire valoir et en gagna cinq autres.
De même, celui qui avait reçu deux talents en gagna deux autres. Mais celui qui n’en avait reçu qu’un alla creuser la terre et cacha l’argent de son maître. Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint et il leur demanda des comptes.
Celui qui avait reçu cinq talents s’approcha, présenta cinq autres talents et dit : ‘Seigneur, tu m’as confié cinq talents ; voilà, j’en ai gagné cinq autres.’ Son maître lui déclara : ‘Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton seigneur.’   Celui qui avait reçu deux talents s’approcha aussi et dit : ‘Seigneur, tu m’as confié deux talents ; voilà, j’en ai gagné deux autres.’ Son maître lui déclara : Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton seigneur.’ Celui qui avait reçu un seul talent s’approcha aussi et dit : ‘Seigneur, je savais que tu es un homme dur : tu moissonnes là où tu n’as pas semé, tu ramasses là où tu n’as pas répandu le grain. J’ai eu peur, et je suis allé cacher ton talent dans la terre. Le voici. Tu as ce qui t’appartient.’
Son maître lui répliqua : ‘Serviteur mauvais et paresseux, tu savais que je moissonne là où je n’ai pas semé, que je ramasse le grain là où je ne l’ai pas répandu. Alors, il fallait placer mon argent à la banque ; et, à mon retour, je l’aurais retrouvé avec les intérêts. Enlevez-lui donc son talent et donnez-le à celui qui en a dix.
À celui qui a, on donnera encore, et il sera dans l’abondance ; mais celui qui n’a rien se verra enlever même ce qu’il a. Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dans les ténèbres extérieures ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents !’ »  (Mt 25, 14-30)

N’ayez pas peur !

La parabole des talents, comme tant d’autres, traite du Royaume de Dieu et du retour du Christ. L’essentiel est de se préparer à la rencontre et d’être toujours prêt pour accueillir celui qui vient comme un voleur dans la nuit. Il y a « talents » et « talents »

Les talents sont ces dons naturels que chacun a ; ce sont ces aptitudes particulières que nous avons tous à faire remarquablement telle ou telle chose : celui-ci est un peintre de talent mais vois celui-là, c’est un jeune talent. ; mais au temps de Jésus, un talent était un lingot en argent ou en or qui valait six mille deniers, une somme énorme : l’équivalent du salaire de six mille journées de travail ; soit, le salaire de plus de seize d’années de labeur ! Ces talents confiés aux serviteurs, à chacun selon ses capacités, et sans consignes particulières, par le maître qui part en voyage, les laissent devant leur responsabilité. Les comptes seront à rendre au retour du maître.

Le Maître partit en voyage et nous ayant confié tous ses biens c’est Dieu, bien sûr. Et la récompense c’est d’avoir part à son Royaume : « Entre dans la joie de ton Maître.  » L’histoire des talents est d’abord et avant tous l’histoire d’une peur. Et des peurs, nous en avons toutes et tous. La première chose à faire, est d’abord de se l’avouer. Ayant pris conscience de celle-ci, il y a lieu d’agir nous dit le Christ. À force d’avoir peur, nous risquons de ne plus rien faire à l’image de l’homme qui n’avait qu’un seul talent : « J’ai eu peur, et je suis allé enfouir ton talent dans la terre. Le voici. Tu as ce qui t’appartient. » Cet homme a manqué d’audace et de confiance. Il n’a pas pris ses responsabilités.

Nous ne sommes pas sur terre pour subir la vie mais pour la vivre à fond et pour ce faire, il y a parfois des risques à prendre. Cet homme prétend savoir distinguer le bon et le mauvais et, pour lui, le maître est mauvais : « Maître, je savais que tu es un homme dur, tu moissonnes là où tu n’as pas semé, tu ramasses là où tu n’as pas répandu le grain. J’ai eu peur. » C’est bien là, en chacun de nous, que peut se tenir le commencement de l’échec et du malheur.

Croire que Dieu est vraiment Amour, tel est le défi qui nous est proposé. Le croire et par conséquent sortir de la peur qui nous stérilise. Essayons d’identifier les peurs qui nous font prendre Dieu pour un maître dur. L’un des enjeux majeurs de notre vie est le passage de la peur à la foi, même quand, comme Jésus mis en croix, nous sommes agressés par le pire. C’est bien pour cela que les rencontres de Jésus avec ses disciples commencent si souvent par : « N’ayez pas peur « 

Quiconque a peur, enterre sa vie parce qu’il a trop peur de la perdre. Or, une seule vie nous a été donnée, ne passons pas à côté de celle-ci. Elle vaut tellement la peine d’être vécue en plénitude. Ne rien faire, de façon à ce qu’on n’ait rien à nous reprocher… c’est justement cela qui nous serait reproché, et plutôt sévèrement : « Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dehors dans les ténèbres ; là il y aura des pleurs et des grincements de dents ! »

Nous avons tous des capacités, des talents. Qu’en faisons-nous ? Les utilisons-nous pour satisfaire notre égoïsme, pour nos intérêts personnels ? Ou bien pour honorer le Seigneur dans la préservation et le développement de notre environnement, pour servir le Seigneur dans les autres, ceux qui nous entourent, ceux qui sont plus mal pris que nous ?

S i nous agissons de cette façon, nous faisons fructifier les talents que le Seigneur nous a donnés, nous remplissons notre cruche personnelle jusqu’au bord. Et, quand le Seigneur reviendra, nous pourrons lui dire en toute vérité : « Voilà, Seigneur, avec mes capacités et avec les dons de ta création, je te présente ce que j’en ai fait ; j’ai agi de mon mieux et j’ai fait tout mon possible : je te l’offre comme un beau cadeau. » Et le Seigneur nous dira : «  Viens, bon et fidèle serviteur ; entre dans mon royaume de lumière. « 

Diacre Michel Houyoux

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Prédication du Pasteur  Marc Pernot au temple de Champel : « La parabole des talents. Quel talent ? »

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Veillez donc ; car vous ne savez ni le jour ni l’heure.

Posté par diaconos le 19 novembre 2017

Relisez la Parabole. Les deux premiers serviteurs sont heureux, le troisième malheureux, je dirais même déprimé. Si ce n'est le niveau de "talents", qu'est-ce qui peut bien nous apporter le bonheur ? Je vais vous donner une piste : une chose différencie énormément la situation des 2 premiers de celle du dernier. Les premiers ont su utiliser leurs "talents", le dernier ne l'a pas fait. Or plus j'avance en âge, plus je me rends compte que ce n'est ni le niveau de richesse, ni le niveau de dons intellectuels qui rend heureux, mais le fait de réussir à exploiter ses dons.

Relisez la Parabole des talents. Les deux premiers serviteurs sont heureux, le troisième malheureux, je dirais même déprimé. Si ce n’est le niveau de « talents », qu’est-ce qui peut bien nous apporter le bonheur ? Je vais vous donner une piste : une chose différencie énormément la situation des 2 premiers de celle du dernier. Les premiers ont su utiliser leurs « talents », le dernier ne l’a pas fait. Or plus j’avance en âge, plus je me rends compte que ce n’est ni le niveau de richesse, ni le niveau de dons intellectuels qui rend heureux, mais le fait de réussir à exploiter ses dons.

La parabole des talents, considère le côté du service. Jusqu’au retour du Christ, mettons  à profit le temps qui nous est laissé, et employons-le dans une activité en accord avec notre responsabilité. Notre vie revêt ce double caractère : « Servir Dieu vivant et vrai et attendre des cieux son Fils » (1 Th 1, 9-10).  Les Thessaloniciens l’avaient bien compris et par leur moyen un puissant témoignage avait été rendu au loin.

Source de l’image → Parabole des talents – Enseignements bibliques de Myriam Voisin

Dans cette parabole, le maître s’adresse à ses propres serviteurs. Il veut les employer comme il l’entend, mettre à l’épreuve leur fidélité et leur dévouement. Ils lui appartiennent totalement, corps et âme : « L’amour du Christ nous saisit quand nous pensons qu’un seul est mort pour tous, et qu’ainsi tous ont passé par la mort. Car le Christ est mort pour tous, afin que les vivants n’aient plus leur vie centrée sur eux-mêmes, mais sur lui, qui est mort et ressuscité pour eux. (2 Co. 5, 14-15).
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Quelle immense grâce d’être un serviteur du Christ comme Paul et Timothée qui se nomment eux-mêmes les  serviteurs de Jésus-Christ :  « Paul et Timothée, serviteurs du Christ Jésus, à tous ceux qui sont sanctifiés dans le Christ Jésus et habitent à Philippes, ainsi qu’aux responsables et aux ministres de l’Église.  » (Ph. 1, 1)  Jacques lui aussi se présente comme serviteur  de Dieu et du Christ  :  » Jacques, serviteur de Dieu et du Seigneur Jésus Christ, aux douze tribus de la Diaspora, salut ! »  (Jc. 1, 1). Pierre et Jean se désignent eux aussi serviteurs de Dieu. (2P 1,1 et Ap 1,1)
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Le maître remet des talents selon la capacité de chacun et donne à chacun les moyens nécessaires pour les mettre en valeur.  Puis, leur ayant confié ses biens, il s’en va. Leur responsabilité est désormais directement engagée. La parabole des talents, comme tant d’autres, traite du Royaume de Dieu et du retour du Christ. L’essentiel est de se préparer à la rencontre et d’être toujours prêt pour accueillir celui qui vient comme un voleur dans la nuit. Le Maître parti en voyage et nous ayant confié tous ses biens c’est Dieu, bien sûr. Et la récompense c’est d’avoir part à son Royaume : «  Entre dans la joie de ton Maître. « 
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L’histoire des talents est d’abord et avant tous l’histoire d’une peur. Et des peurs, nous en avons toutes et tous. La première chose à faire, est d’abord de se l’avouer. Ayant pris conscience de celle-ci, il y a lieu d’agir nous dit le Christ. À force d’avoir peur, nous risquons de ne plus rien faire à l’image de l’homme qui n’avait qu’un seul talent : « J’ai eu peur, et je suis allé enfouir ton talent dans la terre. Le voici. Tu as ce qui t’appartient. » Cet homme a manqué d’audace et de confiance. Il n’a pas pris ses responsabilités.

Nous ne sommes pas sur terre pour subir la vie mais pour la vivre à fond et pour ce faire, il y a parfois des risques à prendre. Cet homme prétend savoir distinguer le bon et le mauvais et, pour lui, le maître est mauvais : «  Maître, je savais que tu es un homme dur, tu moissonnes là où tu n’as pas semé, tu ramasses là où tu n’as pas répandu le grain. J’ai eu peur. «   C’est bien là, en chacun de nous, que peut se tenir le commencement de l’échec et du malheur.

Croire que Dieu est vraiment Amour, tel est le défi qui nous est proposé. Le croire et par conséquent sortir de la peur qui nous stérilise. Essayons d’identifier les peurs qui nous font prendre Dieu pour un maître dur. Les talents sont ces dons naturels que chacun a ; ce sont ces aptitudes particulières que nous avons tous à faire remarquablement telle ou telle chose : celui-ci est un peintre de talent mais vois celui-là, c’est un jeune talent. ; mais au temps de Jésus, un talent était un lingot en argent ou en or qui valait six mille deniers, une somme énorme : l’équivalent du salaire de six mille journées de travail ; soit, le salaire de plus de seize d’années de labeur ! Ces talents confiés aux serviteurs, à chacun selon ses capacités, et sans consignes particulières, par le maître qui part en voyage, les laissent devant leur responsabilité. Les comptes seront à rendre au retour du maître.

Les talents confiés sont peu de chose à côté des immenses richesses qu’Il remettra alors à ses serviteurs fidèles. L’approbation et la récompense furent exactement les mêmes pour celui qui ayant reçu cinq talents en rapporta dix que pour celui qui s’était vu confier deux talents et en retira le double. Le Seigneur ne mesure pas la récompense d’après le nombre de dons qu’Il confie mais selon la fidélité de l’ouvrier à Son égard.

 L’un des enjeux majeurs de notre vie est le passage de la peur à la foi, même quand, comme Jésus mis en croix, nous sommes agressés par le pire. C’est bien pour cela que les rencontres de Jésus avec ses disciples commencent si souvent par :  » N’ayez pas peur  » Quiconque a peur, enterre sa vie parce qu’il a trop peur de la perdre. Or, une seule vie nous a été donnée, ne passons pas à côté de celle-ci. Elle vaut tellement la peine d’être vécue en plénitude. Ne rien faire, de façon à ce qu’on n’ait rien à nous reprocher… c’est justement cela qui nous serait reproché, et plutôt sévèrement :  » Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dehors dans les ténèbres ; là il y aura des pleurs et des grincements de dents ! « 

Le langage du mauvais serviteur qui calomnie son maître est emprunté au domaine de l’agriculture :  » Seigneur, je savais que tu es un homme dur : tu moissonnes là où tu n’as pas semé, tu ramasses là où tu n’as pas répandu le grain.     J’ai eu peur, et je suis allé cacher ton talent dans la terre. Le voici. Tu as ce qui t’appartient. » Mais il trahit lui-même l’état de son cœur.

Il est habité par une crainte de mauvais aloi ; il n’y a pas chez lui de confiance en ce maître qui l’a pourtant acheté : « Mais il y eut aussi des prophètes de mensonge dans le peuple, comme il y aura parmi vous des maîtres de mensonge, qui introduiront des hérésies menant à la perdition et renieront le Maître souverain qui les a rachetés. Ils préparent pour bientôt leur perdition. (2 P. 2, 1)

Il n’a pas eu d’amour ni même de sollicitude pour ses intérêts. Il se place vis-à-vis de son maître sur un terrain de propre justice : « Voici, tu as ce qui t’appartient »  Il lui reproche même, semble-t-il, de lui avoir trop peu confié par rapport à d’autres serviteurs. Méchanceté et paresse : tels sont les deux vices dévoilés par la conduite de ce serviteur. Le maître les voit dans le cœur de ce serviteur infidèle. Toutefois il ne réfute pas l’accusation que celui-ci porte contre lui. Il l’accepte, avec tristesse, mais il en tire aussitôt une conclusion qui condamne  sa conduite. La décision qui s’ensuit est justifiée : « Jetez-le dans les ténèbres de dehors : là, seront les pleurs et les grincements de dents »

Nous avons tous des capacités, des talents. Qu’en faisons-nous ? Les utilisons-nous pour satisfaire notre égoïsme, pour nos intérêts personnels ? Ou bien pour honorer le Seigneur dans la préservation et le développement de notre environnement, pour servir le Seigneur dans les autres, ceux qui nous entourent, ceux qui sont plus mal pris que nous ?

Si nous agissons de cette façon, nous faisons fructifier les talents que le Seigneur nous a donnés, nous remplissons notre cruche personnelle jusqu’au bord. Et, quand le Seigneur reviendra, nous pourrons lui dire en toute vérité : « Voilà, Seigneur, avec mes capacités et avec les dons de ta création, je te présente ce que j’en ai fait ; j’ai agi de mon mieux et j’ai fait tout mon possible : je te l’offre comme un beau cadeau. » Et le Seigneur nous dira : « Viens, bon et fidèle serviteur ; entre dans mon royaume de lumière. »

croix diaconaleMichel Houyoux, diacre permanent

Compléments

◊ Catéchèse → Là, il y aura des pleurs et des grincements de dents ! (Mt 25,30b)

◊     En paroisse → 33ème dimanche du temps ordinaire, année A

Liens externes

◊     Les dons reçus de Dieu qu’en avons -nous  faits ?   → La parabole des talents

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Entre la richesse et le salut, il y a incompatibilité (Mc 10 , 17-30)

Posté par diaconos le 5 octobre 2015

28ième dimanche du temps ordinaire B            Sg 7, 7-11 ; Ps 89, 12-17b ; He 4, 12-13 ; Mc 10, 17-30

Source de l’image → QUMRAN NET – Materiale pastorale online

Viens, suis-moi !

Anno B (Cerrato)  L’Évangile de ce jour met sous nos yeux l’histoire d’un homme qui voulait ajouter au nombre de ses possessions matérielles une autre possession, celle de la vie éternelle. Il est sans doute bien brave, cet homme, mais il reste centré sur lui. Il désire ardemment rencontrer le maître : arrivant tout essoufflé et se jetant aux pieds de Jésus, il lui dit. « Bon maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? » Visiblement, il en veut. Il est extrêmement poli ! Jésus le calme : « Pourquoi m’appelles-tu bon ? Personne n’est bon, sinon Dieu seul. » Jésus lui dit ensuite : « Tu connais les commandements et surtout ceux qui demandent de ne pas léser son prochain » Le jeune homme répliqua :  sur ce point, vous n’aurez rien à me reprocher. Mes parents sont de fidèles paroissiens et m’ont élever dans l’observation stricte de la Loi.  Jésus, bouleversé par l’élan de son désir, aima soudain ce jeune homme et lui proposa aussitôt : « Ne bricole plus. Une seule chose te manque : lâche tout de qui t’empêche de décoller vraiment, ton compte en banque et tes propriétés ; donne tout  aux pauvres et, puisque tu veux investir pour le ciel, viens, suis-moi ! »

« Viens, suis-moi » fut son premier appel : « Venez à ma suite…laissant aussitôt leurs filets, ils le suivirent » (Mc 1,17-18). Ce fut sa première instruction aux disciples  en les envoyant en mission : « Il leur ordonna de ne rien prendre pour la route, pas de pain, pas de sac pas de monnaie dans la ceinture » ( Mc 6, 8) C’était la première conséquence à tirer de l’annonce de sa passion : « Si quelqu’un veut me suivre, qu’il renonce à lui-même » (Mc 8, 34)

« Viens, suis-moi », Jésus n’a jamais parlé autrement ! Il demande un choix radical. Nous deviendrons  vraiment disciples de Jésus si nous adhérons à sa mission, si nous recherchons comme lui à réaliser le bon vouloir de son Père. Cette attitude de vrai disciple grandit et s’affermit dans une prière intérieure et profonde. C’est là où la véritable intelligence nous est donnée : « J’ai prié et l’intelligence m’a été donnée. J’ai supplié et l’esprit de la Sagesse est venu en moi. » (Première lecture.)

Nous avons à découvrir que certains détachements sont libérateurs et à comprendre qu’il y a plus de joie à donner qu’à recevoir. Pourtant, comme le jeune homme riche, nous avons des filins qui nous maintiennent solidement au sol. Ballons captifs, nous sommes retenus par ces fils nombreux qui nous empêchent vraiment de décoller. Repérons-les pour prendre enfin notre envol : la peur de Dieu, la paresse, l’égoïsme, l’argent…

Entre la richesse et le salut, il y a incompatibilité : il faut choisir entre les deux trésors, celui de la terre et celui du ciel. Que l’argent soit nécessaire, Jésus n’en disconvient pas. Que l’argent nous serve. Jésus est d’accord ! Que l’argent nous domine, que nous en devenions esclaves, Jésus ne peut le supporter

Nous voulons tous  avoir en héritage la vie éternelle. En cela, nous ressemblons beaucoup à l’homme riche de l’évangile. C’est alors être sage que de chercher le chemin qui va nous conduire à cette richesse à nulle autre pareille. Le Christ nous indique ce chemin : observer les commandements (l’aimer, aimer son prochain et s’aimer d’un bon amour) et faire une place privilégiée aux plus mal pris que nous en leur réservant une partie, même infime, de nos biens. Alors, non seulement nous devenons de vrais sages, mais surtout nous posséderons la seule vraie richesse : le Seigneur lui-même et la vie éternelle qu’il nous réserve.

En conclusion, cet évangile est une bonne nouvelle que nous sommes tous invités à accueillir. Retenons en particulier cette parole : « Tout est possible pour Dieu. »  (Mc 10, 27b) Il est le Dieu libérateur qui ne pense qu’à retrouver la brebis égarée pour la sortir des pièges de la richesse. Il a tous les moyens pour nous sauver. Lui seul peut et veut nous libérer.

Voilà donc quelqu’un qui nous ressemble. Ne sommes-nous pas aussi désireux de la vie éternelle…, mais peu désireux à y mettre le prix ?Jésus qui aimait cet homme, ne fit pas un geste pour le récupérer. Non,  et le laissa partir. Il respecta sa liberté. Cet homme a raté une occasion. Ce récit d’une vocation manquée nous rappelle que, nous aussi, nous refusons des appels de Dieu.

Avec mes salutations amicales et fraternelles Michel Houyoux, diacre poermanent

Avec mes salutations amicales et fraternelles
Michel Houyoux, diacre permanent

Comprenons bien la tristesse de cet homme de l’évangile : il avait beaucoup d’argent et de biens et avec tout cela, il n’était pas heureux. Les richesses sont un obstacle nous empêchant de découvrir l’essentiel. Viens me libérer Seigneur Jésus et mes mains s’ouvriront devant toi pour accueillir ce qui manque à mon amour.

♦ ♦ ♦

Complément

◊ Catéchèse → 28ième dimanche du temps ordinaire, année B

Liens externes

◊ Homélie de monsieur l’abbé Jean-Bernard Hayet →  La messe, ce n’est pas rien.

  Du site   Idées-Caté   → (23 à 33ème dimanche du temps ordinaire, année B ) Feuilles dominicales

Viens, suis-moi !

Commentaires de Monseigneur Pierre Marie Carré

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