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Mardi de la deuxième semaine de l’Avent de l’année C

Posté par diaconos le 7 décembre 2021

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Du livre du prophète Isaïe

Consolez, consolez mon peuple, dit votre Dieu parlez au cœur de Jérusalem. Proclamez que son service est accompli, que son crime est expié, qu’elle a reçu de la main du Seigneur le double pour toutes ses fautes.

Une voix proclame : « Dans le désert, préparez le chemin du Seigneur ; tracez droit, dans les terres arides, une route pour notre Dieu. Que tout ravin soit comblé, toute montagne et toute colline abaissées ! que les escarpements se changent en plaine et les sommets, en large vallée

Alors se révélera la gloire du Seigneur, et tout être de chair verra que la bouche du Seigneur a parlé. » Une voix dit : « Proclame ! » Et je dis : « Que vais-je proclamer ? »Toute chair est comme l’herbe, toute sa grâce, comme la fleur des champs : l’herbe se dessèche et la fleur se fane quand passe sur elle le souffle du Seigneur.

Oui, le peuple est comme l’herbe : l’herbe se dessèche et la fleur se fane, mais la parole de notre Dieu demeure pour toujours. Monte sur une haute montagne, toi qui portes la bonne nouvelle à Sion. Élève la voix avec force, toi qui portes la bonne nouvelle à Jérusalem. Élève la voix, ne crains pas. Dis aux villes de Juda : « Voici votre Dieu !» Voici le Seigneur Dieu ! Il vient avec puissance ; son bras lui soumet tout.

Voici le fruit de son travail avec lui, et devant lui, son ouvrage. Comme un berger, il fait paître son troupeau : son bras rassemble les agneaux, il les porte sur son cœur, il mène les brebis qui allaitent.

Voici le fruit de son travail avec lui, et devant lui, son ouvrage. Comme un berger, il fait paître son troupeau : son bras rassemble les agneaux, il les porte sur son cœur, il mène les brebis qui allaitent. Dieu dit mon peuple et non plus, comme précédemment, ce peuple ; car le temps du rejet cessa ; Dieu renoua par sa grâce le lien qu’avait rompu l’infidélité du peuple. (Is 40, 1-11)

Le temps de la délivrance

Le retour de Babylone ne fut pour le prophète Isaïe que le premier acte de la restauration complète d’Israël. Comme un homme qui contempla les objets de loin, il vit tout en raccourci. Le temps qui sépara le rétablissement extérieur de la gloire finale n’exista pas pour lui, ni pour les prophètes. Il vit la délivrance complète, finale, succéder immédiatement au retour de Babylone, qui en fut la condition et l’acheminement. La grâce qu’il promit ne fut rien moins que l’arrivée glorieuse de Jehova au milieu de son peuple ; mais cette grâce embrassa et supposa nécessairement le retour de l’exil.

Dieu dit mon peuple car le temps du rejet eut cessé ; Dieu renoua par sa grâce le lien qu’avait rompu l’infidélité du peuple (Ésaïe 54, 6-8). Parlez au cœur de… , expression qui fut appliquée à Joseph quand il rassura ses frères après la mort de Jacob (Gn 50, 21). Le terme rendu par service signifie service militaire, puis en général servitude, travail, souffrance. Il désigna la captivité de Babylone.

La loi ordonnait qu’en cas de dommage causé au prochain, la réparation fût le double de l’objet enlevé ou gâté ; car, outre le dommage et ses conséquences, il y avait à réparer la faute commise. La simple restitution ne pouvait passer pour une expiation. Le prophète entendit, en vision, une voix qui annonçait la proximité du salut. Cette voix inconnue vint du ciel ; ce fut l’emblème de la révélation par laquelle le plan de Dieu fut communiqué au prophète.

En Orient, un héraut fut envoyé devant le souverain qui voyageait, afin que la voie lui fut préparée. De même, une route doit être frayée, pour que l’Éternel puisse arriver en souverain chez son peuple. Le salut réclama une préparation : il fallut que les obstacles qui s’opposèrent à sa réalisation fussent enlevés.

Ce fut par le désert que la route dut être frayée. Le prophète Isaïe fit allusion à ce grand désert de Syrie que les Juifs devaient traverser pour revenir de Babylonie en Palestine. Le retour de la captivité, dont la délivrance d’Égypte fut le type, fut constamment expliqué comme s’accomplissant à travers à travers le désert. Mais la pensée du prophète déborda infiniment ce cadre restreint d’un voyage matériel au travers du désert.

Il n’y eut dans le désert de Syrie ni montagnes, ni précipices et il s’agissait ici d’une manifestation de l’Éternel à toute chair ; or, le retour de la captivité fut ignoré de la plus grande partie de l’humanité. Ce fut par le désert que la route dut être frayée. Le prophète Isaïe fit allusion à ce grand désert de Syrie que les Juifs devaient traverser pour revenir de Babylonie en Palestine.

Le retour de la captivité, dont la délivrance d’Égypte fut le type, fut constamment expliqué comme s’accomplissant à travers à travers le désert. Mais la pensée du prophète déborda infiniment ce cadre restreint d’un voyage matériel au travers du désert. Il n’y eut dans le désert de Syrie ni montagnes, ni précipices et il s’agissait ici d’une manifestation de l’Éternel à toute chair ; or, le retour de la captivité fut ignoré de la plus grande partie de l’humanité.

La terre dut être mise en état de recevoir la visite de son Dieu. Les puissants de ce monde, comme les Chaldéens, qui opprimèrent le peuple de Dieu, durent être abattus et humiliés, les faibles, au contraire, comme Israël, relevés et restaurés, le droit rétabli par le jugement qui égalisa tout. L’idée de la puissance ou de la richesse est fréquemment associée dans l’Ancien Testament avec celle de la violence ou de l’orgueil, comme celle de la faiblesse et de la pauvreté, avec celle de l’humilité.

Quand le jugement remit toutes choses dans l’ordre, le salut de Jehova fut révélé à la terre entière. La gloire de l’Éternel, qui dut être manifestée à toute chair, ne parut pas seulement dans le retour d’Israël en Canaan ; elle comprit l’œuvre de Jehova qui se poursuivit, dès le rétablissement du peuple jusqu’à la consommation des temps ; l’extension de la connaissance du Dieu d’Israël chez toutes les nations d’Orient et d’Occident ; l’apparition du Messie, enfin, ce point culminant de la révélation divine, l’activité missionnaire qui la proclama et le retour glorieux du Christ qui la consommera.

Le prophète contempla tout cet avenir comme dans un tableau : tous les châtiments se concentrèrent pour lui dans un seul, celui de la captivité ; toutes les délivrances dans une seule, le retour de Babylone ; il vit celui-ci aboutir directement à la manifestation suprême de Dieu. Le souffle de l’Éternel est le symbole de sa colère et de son jugement, qui anéantit toute puissance terrestre pour réaliser ses plans.

Après avoir invité les prophètes à proclamer le châtiment des orgueilleux (versets 6 à 8), la voix les appelle à annoncer la délivrance à Jérusalem et aux villes de Juda.

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 ♥ Cheikh Jamel Tahiri : « Le temps de la délivrance »

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Mercredi de la trente-troisième semaine du Temps Ordinaire — Année B

Posté par diaconos le 17 novembre 2021

Le Créateur du monde vous rendra l’esprit et la vie

 Mercredi de la trente-troisième semaine du Temps Ordinaire — Année B dans Catéchèse

 Du deuxième Livre des Martyrs d’Israël

01 Sept frères avaient été arrêtés avec leur mère. À coups de fouet et de nerf de bœuf, le roi Antiocos voulut les contraindre à manger du porc, viande interdite.» (2 M 7, 1 .20-31) 20 Leur mère fut particulièrement admirable et digne d’une illustre mémoire : voyant mourir ses sept fils dans l’espace d’un seul jour, elle le supporta vaillamment par qui préside à l’origine de toute chose. Et c’est lui qui, dans sa miséricorde, vous rendra l’esprit et la vie, parce que, pour l’amour de ses lois, vous méprisez maintenant votre propre existence. »

24 Antiocos s’imagina qu’on le méprisait, et soupçonna que ce discours contenait des insultes. Il se mit à exhorter le plus jeune, le dernier survivant. Bien plus, il lui promettait avec serment de le rendre à la fois riche et très heureux s’il abandonnait les usages de ses pères : il en ferait son ami et lui confierait des fonctions publiques. 25 Comme le jeune homme n’écoutait pas, le roi appela la mère, et il l’exhortait à conseiller l’adolescent pour le sauver.

26 Au bout de ces longues exhortations, elle consentit à persuader son fils. 27 Elle se pencha vers lui, et lui parla dans la langue de ses pères, trompant ainsi le cruel tyran : « Mon fils, aie pitié de moi : je t’ai porté neuf mois dans mon sein, je t’ai allaité pendant trois ans, je t’ai nourri et élevé jusqu’à l’âge où tu es parvenu, j’ai pris soin de toi.

28 Je t’en conjure, mon enfant, regarde le ciel et la terre avec tout ce qu’ils contiennent : sache que Dieu a fait tout cela de rien, et que la race des hommes est née de la même manière.

29 Ne crains pas ce bourreau, montre-toi digne de tes frères et accepte la mort, afin que je te retrouve avec eux au jour de la miséricorde. » 30 Lorsqu’elle eut fini de parler, le jeune homme déclara : « Qu’attendez-vous ? Je n’obéis pas à l’ordre du roi, mais j’écoute l’ordre de la Loi donnée à nos pères par Moïse. 31 Et toi qui as inventé toutes sortes de mauvais traitements contre les Hébreux, tu n’échapperas pas à la main de Dieu. (2 M 7, 1.20-31)

L’espérance et les souffrances des fidèles persécutés

Le second livre des martyrs d’Israël développe une série de faits, de commentaires et de légendes, qui aident à comprendre l’espérance et les souffrances des fidèles persécutés. Ce livre est important à cause de sa profonde vision de la souffrance et de la mort et aussi à ;propos de la justice de Dieu. Avec Daniel et la Sagesse, ce livre est le premier livre de la Bible à affirmer sa foi en la résurrection des morts.

En racontant le martyr des sept frères, l’auteur leur fi proclamer leur foi en l’immortalité. c’est le message  important de ce livre. Au cours des siècles précédents les promesses de Dieu ne concernèrent que l’avenir terrestre du peuple. Les croyants ne n’espérèrent que la prospérité de leur race à travers les siècles.

La foi dans la résurrection individuelle n’est pas seulement  l’espoir de la survie de l’esprit ou de l’âme : le croyant pensa qu’il ressuscitera corps et âme pour rencontrer Dieu. Dans le livre d’Ézéchiel, au chapitre trente-sept, dans la vision des os desséchés, Dieu promit de ressusciter son peuple mort. Ce fut pour chacun l’espoir de ressusciter, corps et âme, pour partager le bonheur que Dieu eut promis et qu’il accordera au dernier jour. Si les martyrs ne ressuscitent pas , comment Dieu pourrait-il faire justice ?

 Diacre Michel Houyoux

Complément

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David Théry : « Comment s’exercer à vivre dans votre esprit ? »

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Samedi de la trente-deuxième semaine du Temps Ordinaire — Année B

Posté par diaconos le 13 novembre 2021

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Michel Houyoux

Michel Houyoux, professeur retraité du collège saint Stanislas à Mons (Belgique) et diacre permanent dans le doyenné de Florennes (Belgique)

L’expression de don spirituel est employée par l’apôtre Paul en Romains 1,11. Celui-ci dit, de façon plus elliptique, littéralement « les spirituels » en 1 Corinthiens 12,1 et 14,1. À la fois l’Ancien Testament et le Nouveau Testament, et tout particulièrement les Épîtres de Paul, comptent plusieurs listes de dons spirituels. Afin d’éviter les confusions, il a été proposé de nommer plus spécifiquement quatre de ces listes : les sept dons, les charismes, les ministères, et le fruit de l’Esprit.

Neuf dons du Saint-Esprit sont décrits par Paul de Tarse dans la première épître aux Corinthiens, chapitre 12. Au chapitre 13, Paul décrit la hiérarchie des dons, et fait un hymne à l’amour. Au chapitre 14, il établit une hiérarchie des charismes en vue de l’utilité commune. Au sujet du parler en langues, Paul revient sur la nécessité de l’interprétation : « C’est pourquoi celui qui parle en langue doit prier pour pouvoir interpréter.

xCar si je parle en langue, mon esprit est en prière, mais mon intelligence n’en retire aucun fruit. » (1Co 14, 13-14). Pour plus de détails sur le parler en langues et l’interprétation, voir la glossolalie. .Plusieurs mouvements ont contribué a ramener l’importance des dons spirituels. Ces mouvements ont été appelés « vague » . Il y a eu d’abord « la première vague », le pentecôtisme en 1906.

xPuis « la deuxième vague », le mouvement charismatique en 1960. Finalement, « la troisième vague », le mouvement néo-charismatique en 1980. Les charismatiques peuvent aussi bien être évangéliques que catholiques, anglicans ou d’autres dénominations chrétiennes. Tous insistent sur l’Esprit et son action dans les vies humaines et dans l’Église .

xLe christianisme évangélique, principalement dans les courants du pentecôtisme, mouvement charismatique évangélique et mouvement néo-charismatique, accorde une importance particulière aux dons de l’Esprit Saint (1 Corinthiens 12 : 4 à 7). Cette théologie donnant la priorité au parler en langues est cependant contestée à l’extérieur et au sein même du pentecôtisme.

Le parler en langues peut être vu comme un charisme possible parmi d’autres. Un croyant peut être né de nouveau, et baptisé du Saint-Esprit, régénéré et rempli de foi, sans que cette vie dans l’Esprit se manifeste obligatoirement par le charisme des langues. « Tous ont-ils des charismes de guérison ? Parlent-ils tous en langues ? Tous interprètent-ils ? Vous, soyez zélés pour les charismes les meilleurs. »

Du livre de la Sagesse

14 Un silence paisible enveloppait toute chose, et la nuit de la Pâque était au milieu de son cours rapide ; 15 alors, du haut du ciel, venant de ton trône royal, Seigneur, ta Parole toute-puissante fondit en plein milieu de ce pays de détresse, comme un guerrier impitoyable, portant l’épée tranchante de ton décret inflexible. 16 Elle s’arrêta, et sema partout la mort ; elle touchait au ciel et marchait aussi sur la terre. (Sg 18, 14-16 )

06 La création entière, dans sa propre nature, était remodelée au service de tes décrets, pour que tes enfants soient gardés sains et saufs. 07 On vit la nuée recouvrir le camp de son ombre, on vit la terre sèche émerger là où il n’y avait eu que de l’eau ; de la mer Rouge surgit un chemin sans obstacles et, des flots impétueux, une plaine verdoyante. 08 C’est là que le peuple entier, protégé par ta main, traversa en contemplant des prodiges merveilleux. 09 Ils étaient comme des chevaux dans un pré, ils bondissaient comme des agneaux et chantaient ta louange, Seigneur : tu les avais délivrés. (Sg 19,  6-9)

La sagesse est un don de Dieu

Dieu agit par sa Parole ; ce qu’il fit ici en faveur de son peuple fut enveloppé dans le silence paisible de la nuit et garda sa part de mystère. Mais la Bible nous révèle du début à la fin que la Parole de Dieu est créatrice et libératrice ; si elle est tranchante, c’est pour détruire le mal et faire advenir en nous la Vérité et la Vie. « Elle est vivante la Parole de Dieu, énergique et plus coupante qu’une épée à deux tranchants ; elle va jusqu’au point de partage de l’âme et de l’esprit […] elle juge des intentions et des pensées du cœur. »* 

Dans le silence et l’obscurité de nos vies peut jaillir la lumière. Une parole vivifiante peut se faire entendre et nous redonner confiance et courage. Alors nous y voyons un peu plus clair. La vie peut renaître de la souffrance, des épreuves et de la mort. En relevant le Christ du tombeau dans la nuit de la Pâque, Dieu a ouvert une brèche, il a tranché pour la Vie, les forces de mort n’ont plus le dernier mot. Écoutons-le d’un cœur paisible. Laissons-nous surprendre et façonner par le tranchant de sa Parole

Le texte de la première lecture tirée du livre de la Sagesse met de l’avant l’histoire du salut, le mouvement du monde, de l’humanité, de l’univers tout entier. « La création entière, dans sa propre nature, était remodelée au service de tes décrets pour que tes enfants soient gardés sains et saufs.» Lle peuple entier, que la main divine protégeait, contempla des prodiges merveilleux…ils rendirent grâce à Yahvé qui les délivrèrent.

Le livre de la sagesse confirme la limite de la sagesse de l’homme et nous ouvre  à la dimension infinie de la sagesse de Dieu. La sagesse est avant tout un don de Dieu. Un jour, le roi Salomon voulut offrir un grand sacrifice à Gabaon, il voulut sacrifier pour son Seigneur mille animaux. Ce fut en dormant à cet endroit qu’il rêva et Yahvé lui demanda d’exprimer un souhait et qu’il sera exaucé.

L’auteur  célébra les prodiges que Dieu fits pour son peuple afin de le délivrer de l’esclavage en Égypte. A la fin du livre, il revint sur le dernier acte de la sortie d’Égypte, le passage de la mer auquel il mêla d’autres motifs du long parcours à travers le désert pour gagner la terre promise, comme le don de la manne. Tout tourne autour du thème du renversement de la création, ce changement qui manifeste la puissance de Dieu qui vient sauver son peuple. Rien n’est impossible à Dieu. Devant lui, les éléments se transforment, car il est le Seigneur de l’univers.

Les paroles de la Sagesse demandent avec insistance de remettre notre vie à Dieu, car il nous aidera à trouver cette sagesse qui nous permettra de comprendre le chemin du bien et de jouir de sa présence parmi nous. Face aux profonds changements qui rendirent la société planétaire encore plus complexe et incertaine, la Sagesse met en lumière la présence de Dieu, source d’espérance.

Dieu ne permettra pas que ses enfants soient écrasés par les forces du mal qui semblent parfois l’emporter ; il ne permettra pas non plus que ceux qui vivent dans la justice et dans l’amour soient submergés. Le passage de la mer, fut l’accomplissement de la Pâque, le passage par les eaux du baptême qui ont engendré en nous une créature nouvelle.

Le jeune Salomon conscient de son jeune âge et que le peuple d’Israël fut le peuple de Dieu demanda la sagesse pour gouverner. Yahvé lui répliqua: «Puisque tu n’as pas demandé l’or de ce monde, la royauté la mort de tes ennemis au-delà de ce que tu demandes je te donnerai toutes les richesses de ce monde ». Dieu  est source de la sagesse. On ne naît pas sage mais on le devient, car la sagesse est un don de Dieu. La sagesse n’est pas une affaire d’âge, elle est une ouverture à la grâce de Dieu. Notre existence tombe en ruine s’il nous manque la sagesse. La sagesse de Dieu c’est le Christ lui-même.

Diacre Michel Houyoux

Complément

◊ Diacre Michel Hououx : cliquez ici pour lire l’article → Dieu ne ferait pas justice à ses élus, qui crient vers lui jour et nuit ?

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◊ La Communauté Catholique Shalom : cliquez ici pour lire l’article →  Dons de l’Esprit Saint : Don de sagesse

L’équipe emci : « La sagesse te permet d’attendre le temps de Dieu »

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Saint Luc, évangéliste

Posté par diaconos le 18 octobre 2021

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# Les septante disciples étaient les disciples de Jésus mentionnés dans l’Évangile selon Luc (X: 1-24). Selon ce texte, le seul du canon où ils apparaissent, Jésus les choisit et les dépêcha par groupes de deux vers différentes régions pour annoncer l’Évangile. La tradition chrétienne occidentale les désigne le plus souvent sous le nom de « disciples » tandis que les chrétiens orientaux les appellent volontiers « apôtres ». Si l’on se réfère au lexique grec, un « apôtre » est celui que l’on envoie en mission tandis qu’un « disciple » est un élève : les deux traditions s’opposent donc sur la portée du mot « apôtre ».
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Il existe plusieurs listes antiques, comportant plus ou moins d’informations et présentant certaines différences. Dans certaines versions de la Bible, le nombre de disciples est de 72. Il en est de même dans plusieurs textes du christianisme oriental. On peut penser que chacun des 12 apôtres était responsable de la formation des disciples. Ainsi, on se serait trouvé en présence de 12 groupes de 6 disciples, chaque groupe ayant à sa tête un apôtre formateur. Ces douze groupes de formation évangélique auraient donc été formés chacun de sept membres pour un total de 84, soit 72 disciples plus 12 apôtres.
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L’effectif est de 70 dans les manuscrits de la tradition d’Alexandrie (comme le Codex Sinaiticus) et la tradition de Césarée mais de 72 dans quelques codex de tradition alexandrine et occidentale. Le concept renvoie peut-être aux 70 nations de la Genèse ou aux autres listes de 70 noms que l’on trouve dans la Bible, ou même aux 72 traducteurs de la Bible des Septante nommés dans la Lettre d’Aristée. Pour son édition de la Vulgate, Jérôme a retenu le nombre de 72. L’Évangile selon Luc est le seul des Évangiles synoptiques à relater deux épisodes dans lesquels Jésus dépêche ses disciples en mission.
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La première occasion (Luc IX:1-6) suit de près la mission évoquée dans l’Évangile selon Marc VI:6b-13, qui cependant ne parle que des douze apôtres, et non de 70 fidèles, bien que les détails donnés soient identiques. Ce parallèle (voir aussi Matthieu IX:35, et X:1,7-11) suggère une origine commune à rechercher dans la Source Q. Ce qui fut annoncé aux Septante-deux en Luc X:4 est d’ailleurs repris au passage dans l’annonce aux apôtres en Luc XXII, 35 : « Jésus leur dit, « Lorsque je vous ai envoyés sans bourse ni chaussures, avez-vous manqué de quelque chose ? »
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Ils dirent: « De rien.» La tradition orthodoxe énumérant les Septante dont les noms sont inscrits dans les cieux est associée à un évêque de la fin du IIIe siècle, Dorothée de Tyr, qui n’est connu que par cette nomenclature, et à qui l’on attribua un récit du ministère des Septante, qu’on ne connut que par une copie du VIIIe siècle. Les noms des disciples sont donnés par différentes listes : le Chronicon Paschale, et celle du Pseudo-Dorothée (imprimés dans la Patrologia Graeca du père Migne, vol. XCII, p. 521-524 ; p. 543-545 ; p. 1061-1065).

 De l’évangile selon Luc

01 Après cela, parmi les disciples le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya deux par deux, en avant de lui, en toute ville et localité où lui-même allait se rendre. 02 Il leur dit : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. 03 Allez ! Voici que je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups. 04 Ne portez ni bourse, ni sac, ni sandales, et ne saluez personne en chemin.

05 Mais dans toute maison où vous entrerez, dites d’abord : “Paix à cette maison.” 06 S’il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous. 07 Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l’on vous sert ; car l’ouvrier mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison. 08 Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qui vous est présenté. 09 Guérissez les malades qui s’y trouvent et dites-leur : “Le règne de Dieu s’est approché de vous.”  » (Lc 10, 1-9)

L’envoi des soixante-dix

« Or, après cela, le Seigneur désigna encore soixante et dix autres disciples, et il les envoya deux à deux devant lui, dans toute ville et tout lieu où lui-même devait aller. » (Lc 10, 1)   Ce fut ce moment important que Jésus eut ’ choisi pour envoyer devant lui ces nombreux disciples. Leur mission avait pour but de réveiller l’attention et de préparer les voies à sa prédication dans les lieux où lui-même devait aller. Jésus les envoya deux à deux : ils pouvaient se compléter l’un l’autre et se fortifier contre les dangers moraux et les découragements ; le témoignage aussi qu’ils étaient appelés à rendre en acquérait plus d’autorité.

Les uns y virent, selon le symbolisme biblique des chiffres, le nombre des douze apôtres, multiplié par six. On aurait ainsi soixante-douze, ce qui expliquerait pourquoi ce dernier terme se trouve réellement dans plusieurs manuscrits  D’autres  y retrouvèrent l’idée énoncée dans le Talmud que l’humanité entière renfermait soixante-dix peuples et mettre cette mission dans une relation quelconque avec l’évangélisation du monde. Ceci montra combien les disciples de Jésus étaient nombreux dès cette époque, puisqu’il put en choisir soixante-dix des plus capables pour leur confier cette importante mission.

II ne les appelait pas, du reste, comme il l’avait fait pour les douze, à quitter d’une manière permanente leur vocation terrestre. Après avoir rempli cette mission et peut-être accompagné Jésus jusqu’à Jérusalem pour y célébrer la fête, ils devaient retourner à leurs travaux ordinaires. Comme cet envoi des soixante-dix disciples fut passé sous silence par Matthieu et Marc, la critique négative ne manqua d’y voir une invention de Luc, ou  une tradition sans fondement historique.

D’après Matthieu, ce fut au moment d’envoyer les douze dans leur première mission que Jésus fit entendre cette exhortation. Jésus  prononça plus d’une fois cette courte et grave sentence.  Les instructions que Jésus donna aux soixante-dix disciples furent pour la plupart répétées également : quelques-unes se retrouvent, d’après Luc lui-même, adressées aux douze. Par ce préambule Jésus fit sentir à ceux qu’il envoya l’importance du moment actuel et l’opportunité de la mission qu’il leur confia.

Les chaussures étaient des chaussures de rechange. Comment Jésus put-il défendre à ses disciples de remplir un simple devoir de politesse ou même de bienveillance ?  Les salutations furent cérémonieuses et compliquées en Orient ; or Jésus voulut que ses disciples fussent pénétrés de l’importance suprême de leur mission et s’y consacrèrent exclusivement, sans perdre leur temps pour de vaines formes. Si les disciples, après avoir reçu l’hospitalité dans une maison, passaient dans une autre, leurs hôtes pourraient interpréter cette conduite comme un signe de mécontentement, un manque de reconnaissance et d’affection ; ils exciteraient ainsi des jalousies. Or, ils devaient apporter la paix

Dans leur attitude à l’égard d’une ville entière, les disciples furent guidés par les mêmes principes que dans leur conduite envers chaque maison particulière. Ainsi, pour les malades, la guérison ; pour tous, la grande proclamation du royaume de Dieu, qui s’est approché de vous : telle fut la double et bienfaisante mission des disciples. L’action symbolique, si sévère de secouer la poussière de leurs pieds ne suffit pas ; ils durent proclamer qu’ils le firent, en disant aux habitants : « C’est à vous, contre vous-mêmes. » Mais la responsabilité de toutes les grâces de Dieu resta sur la tête de ces rebelles ; car il fallut qu’ils le surent, le royaume de Dieu s’est approché.

Diacre Michel Houyoux

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◊ La Croix : cliquez ici pour lire l’article →  Saint Luc : notre dossier sur cet évangéliste

◊ Catholique.org : cliquez ici pour lire l’article →    Saint Luc, évangéliste - Homélie

Abbé Laguérle : « L’Evangile à bras-le-corps »

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